- Speaker #0
Bienvenue dans Finostories, le podcast qui explore les trajectoires inspirantes de celles et ceux qui font bouger les lignes de la finance. Dans chaque épisode, je vous propose de découvrir un parcours... Un choix de carrière, des convictions fortes portées par des figures emblématiques du secteur financier. Je reviendrai avec elles sur les moments clés de leur histoire, je vous promets des échanges sans langue de bois, des éclairages inédits et surtout une vision lucide de la finance d'aujourd'hui et évidemment de demain. Pourquoi ce format ? A l'heure où chacun se revendique expert, j'ai voulu prendre le temps d'écouter, de comprendre et de revenir sur le parcours de celles et ceux qui incarnent des idées fortes.
- Speaker #1
Un podcast Wave Online
- Speaker #0
Aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Clément Lemaire, directeur général d'Irbis et associé du groupe, acteur spécialisé dans les produits structurés. Bonjour Clément.
- Speaker #1
Bonjour Philippe.
- Speaker #0
Bienvenue, je suis ravi de t'accueillir sur Finostory. Donc peut-être recontextualisé, Irbis vient de fêter ses 10 ans. 10 ans dans un marché qui a beaucoup évolué, les taux, la volatilité, les attentes des CGP, beaucoup de pédagogie autour des produits structurés. On va en parler et toi Clément, tu fais partie. de l'aventure depuis le premier jour et ça aussi ce parcours justement va moins m'intéresser en tout cas et avec toi on va donc parler justement donc des produits structurés, d'entrepreneuriat et puis de toi aussi, ton parcours, du golf, on peut pas parler de toi sans parler de golf, on peut pas parler de tes associés sans en parler également. Puis justement à travers ton parcours, Yerbis, c'est aussi l'ADN, l'histoire d'Yerbis, qu'on va essayer de comprendre comment une maison spécialisée comme la vôtre se construit, comment elle trouve sa place. et justement la valeur qu'elle apporte aux partenaires avec lesquels vous travaillez aujourd'hui.
- Speaker #1
Super, je suis prêt.
- Speaker #0
Tout va bien ?
- Speaker #1
Eh bien écoute, tout va très bien, la rentrée se passe très bien et toi comment ça va ?
- Speaker #0
Eh bien moi ça va bien Clément, mais alors je pense que les gens sont intéressés par toi et toi c'est quand même une grosse année 2026 parce que je l'ai dit, 10 ans d'Irbis et mariage pour toi aussi concerne, donc très très grosse année, année historique pour toi.
- Speaker #1
Alors j'ai pas eu beaucoup de week-end entre janvier et juillet, très clairement. Ça a été une année assez incroyable, qui n'est pas finie d'ailleurs, parce qu'il y a quand même encore 4 mois à faire. Mais oui, une année exceptionnelle. Alors les 10 ans d'Airbis, ça a été un événement exceptionnel. Tu étais présent.
- Speaker #0
Ouais, superbe événement.
- Speaker #1
J'espère que t'as passé une bonne soirée d'ailleurs.
- Speaker #0
C'était un superbe événement.
- Speaker #1
C'est toujours marquant de regarder le rétroviseur et de se dire, on a 10 ans et en fait... tu as l'impression que ça a duré 5 ans. Et en fait, incroyable. À la vitesse de la lumière. Exactement. Et exactement comme un mariage. C'est-à-dire qu'un mariage, tu prépares pendant 6 mois. Tu fais des réunions, tu fais des visios, tu calcules tout. Et en fait, tu te couches, il est 5h du mat', 5h30 même. C'est impossible. C'est pas possible, c'est déjà fini. En fait, je me suis dit, c'est un peu... C'est le ressenti que j'ai eu sur les 10 ans d'hier.
- Speaker #0
Une petite dépression le lendemain de mariage, on a une petite dépression, non ?
- Speaker #1
Non, j'avais encore envie de boire. T'as prolongé, vous avez prolongé la fête après. Un peu, un peu. Mais tu vois, c'est un peu... En fait, on se rend compte que les moments qui sont importants, que ce soit perso ou pro, souvent ça passe très vite.
- Speaker #0
Quand t'es passionné, quand t'es à fond...
- Speaker #1
Et c'est un peu le cas pour Irbis, en fait, parce qu'en 10 ans, 10 ans après, j'ai toujours la même passion, et donc on s'est passé comme... Comme un éclair. Justement,
- Speaker #0
on va y revenir sur ces dix ans. Justement, peut-être avant de parler d'Irbis, peut-être de toi quand même. C'est quoi ton parcours académique ? Et c'était quoi, toi, quand tu étais au lycée, ta vision du job que tu voulais faire ? Est-ce que tu voyais déjà être dans ce marché-là ou c'était complètement autre chose ?
- Speaker #1
Ah non, en fait, déjà je suis provincial. Ça arrive à des gens très bien. Ça arrive à des gens très bien, mais...
- Speaker #0
De vers où ?
- Speaker #1
De Bordeaux, moi je suis bordelais. Donc effectivement, quand tu es en province, tu n'as pas du tout une culture financière. Enfin, tu as moins une culture financière, tu as moins une culture du business.
- Speaker #0
Plus immobilière peut-être. Oui, à la rigueur.
- Speaker #1
Ou du vin. J'ai fait mon premier stage dans le vin, je t'en parlerai. Mais non, moi j'avais une passion qui était le golf. Et quand j'étais au lycée, tu prends l'année du bac, moi mon rêve c'était d'être golfeur professionnel. Donc en fait, je me disais... Je vais passer mon bac, je vais avoir mon bac, je vais peut-être faire un ou deux ans d'études et après je vais faire le grand saut. Et en fait ça s'est pas fait. Mais mon rêve quand j'étais jeune c'était d'être golfeur professionnel. D'accord. Et c'est d'ailleurs toujours ma passion, mais c'était mon rêve de gosse quoi. C'était ça,
- Speaker #0
d'accord. Et bah on va y revenir, sur le golf. Ton, qu'est-ce qui se passe ? Toi du coup tu fais école de commerce c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais école de commerce, je pars aussi un peu aux Etats-Unis pour finir mes études. grâce au golf parce que j'avais l'opportunité de faire des échanges grâce à ça grâce à mon niveau universitaire parce que j'avais fait quelques... de performance. Et en fait, je m'intéressais un petit peu à la bourse, à l'épargne de manière générale, mais pas plus que ça, tu vois. Et je me suis vraiment intéressé dans ma recherche de ça, je me suis dit, en fait, à la fois, il y a l'intellectuel, à la fois, il y a de l'investissement, il y a du rationnel, il y a des fondamentaux. Tu regardes des boîtes, tu regardes des secteurs, etc. Et ça m'a vachement intéressé. Donc, je suis parti d'un niveau très novice au départ. Et j'ai beaucoup bossé aussi via mes cours, mais aussi personnellement. pour me créer ma propre culture financière et m'intéresser à ça. Donc, après avoir fait un premier stage dans le vin, je me suis intéressé à l'asset management. Donc, j'ai effectué un premier stage dans une société de gestion.
- Speaker #0
Ok. Mais asset management, du coup... Traditionnel. Voilà, ok.
- Speaker #1
Traditionnel. À Bordeaux, d'ailleurs, à l'Inner Capital. Je les salue. Ah ben, oui. Arnaud Raymond.
- Speaker #0
Ben oui, on le salue. Voilà.
- Speaker #1
Et je les remercie encore. Et en fait, ça m'a passionné. Je me suis dit, mais en fait... Il y a une question de gestion de risque, il y a une question de fondamentale. Tu as toutes les classes d'actifs que tu peux adresser, les obligations, les taux, les actions, les matières premières, etc. Et je me suis dit, si tu es bon dans ton analyse de ce qui se passe, et ça c'est très dur, et moi j'admire les gérants d'actifs parce que c'est le métier, je pense, le plus difficile, parce que tu dois constamment être connecté à ce qui se passe et anticiper beaucoup. Mais je trouvais que c'était un métier passionnant. Là,
- Speaker #0
tu étais quoi ? Tu étais assistant d'Arnaud ou de la gestion ?
- Speaker #1
Non, j'étais plutôt en équipe commerciale au départ. Mais si tu veux, j'assistais au réunion de gestion, etc. Et je me disais, c'est quand même sympa d'exprimer la vision d'équipe de gérant à des gens qui vont acheter ton produit et d'essayer de convaincre les gens qui vont acheter ton produit.
- Speaker #0
C'est comme ça que tu mets justement le pied dans ce secteur.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et donc stage. Embauche direct. Embauche direct. Donc c'est ton premier job.
- Speaker #1
exactement je reste deux ans et en fait je me plais mais j'ai envie de me faire beaucoup plus mal en fait tu vois je sais pas si c'est pas c'est peut-être mon caractère un peu sportif mais je me dis ok je vais faire ça à Bordeaux c'est génial j'adore la boîte j'adore les gens mais
- Speaker #0
j'aimerais bien faire un truc plus engageant pour moi après on a 20 ans on a envie de découvrir autre chose et il y a eu un autre job avant justement de la rencontre avec que... Antoine, on va y revenir. C'est après Antoine. Oui, je sais que c'est après. Mais je veux dire, du coup, toi, tu étais, quand Antoine te propose le projet Airbiz, tu étais toujours à Liénard ou tu avais... Non,
- Speaker #1
j'étais à Paris. Tu étais à Paris. J'avais fait, en fait, j'ai quitté à Liénard pour aller à Paris.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Dans une boîte qui s'appelle Exclusive Partners, qui existe toujours d'ailleurs, qui est surtout spécialisée sur les institutionnels et qui lançait une activité de distribution de produits d'épargne pour les CGP, notamment sur les produits structurés. Et en fait, au départ, c'est... Cette boîte-là, elle vendait différentes classes d'actifs, des SCPI, des clubs d'îles et des produits structurés. Et moi, je ne vendais que des produits structurés. En fait, ça m'a tout de suite intéressé. Je partais de zéro en termes de connaissances. Et en fait, j'ai plutôt bien performé là-dedans. Je trouvais que je n'étais pas mauvais. Et puis, au bout de deux ans, je commençais à bien tourner. Et c'est là où j'ai croisé Antoine et où il m'a parlé du projet.
- Speaker #0
Très bien. On va y revenir. Parce que justement, avant de... Donc tu as déjà un pied dans le secteur. Avant peut-être de reparler d'Antoine et justement du projet d'Irbis, tu l'as évoqué, le golf. Donc le golf, tu tombes parce que toi, c'est... Enfin, voilà, comme je t'ai dit en introduction, on ne peut pas parler de toi sans parler du golf. Le golf, tu le découvres à quel âge ?
- Speaker #1
En fait, j'accompagnais mes parents à 3 ans, 5 ans, 7 ans. Mais tu vois, juste avec un club et une balle, quoi. Mon père jouait beaucoup, mes parents jouaient beaucoup et je les accompagnais.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et je faisais un peu de tennis, un peu de foot, tu vois.
- Speaker #0
Et là, ça crante ?
- Speaker #1
Ça crante à 10 ans à peu près. Je commence à prendre des cours. Et le prof dit à mes parents, j'aimerais bien le changer de niveau parce que je pense qu'il est un peu doué. Donc, je suis passé dans un groupe alors que j'étais plus jeune avec des plus âgés. Et en fait, ça a été une révélation pour moi. J'adorais cette pratique déjà et ce sport. C'était, je pense, aussi très agréable pour mes parents parce que le golf, c'est quand même le seul sport où tu peux laisser ton gosse une journée entière. Il peut s'entraîner toute la journée. Et moi, je m'entraînais de 9h du mat à 19h. Donc en fait, je passais mes journées à m'entraîner. Et puis ça a continué. J'ai commencé à performer. J'ai commencé à gagner des choses. Et à 16 ans, j'étais champion de France. Champion de France ? Champion de France U16, donc moins de 16 ans. Et donc équipe de France, etc. Tu vois, en 5-6 ans, ça s'est parti très vite.
- Speaker #0
16 ans, tu joues quoi de handicap ?
- Speaker #1
Je suis moins 3. À 16 ans. Mais comme aujourd'hui, c'est le cas de plein de jeunes. Mais à l'époque, tu en avais moins. Aujourd'hui, tu en as plus. Et puis j'étais dans une génération où tu as des mecs qui sont devenus des superstars, qui ont joué des Raider Cup. Donc en fait, on ne s'en rend pas compte au départ, mais j'ai côtoyé des mecs incroyables. Et en fait, je me disais, quand tu fais du haut niveau, que tu gagnes des choses, tu te dis, mais en fait, je sais gagner, je sais me faire mal, je sais m'entraîner. Peut-être que je peux en faire mon métier. Et donc, je décide, tu vois, à 17-18 ans, d'essayer d'aller un peu plus loin.
- Speaker #0
Pour être pro ?
- Speaker #1
Pour être pro. J'arrive au top de mon top à 19 ans après le bac, à être, tu vois, dans les 15-20 français. D'accord. Ce qui est pas mal amateur. Toute catégorie, là, pour le coup ? Ouais, toute catégorie. Mais en fait, tu te rends compte... Là,
- Speaker #0
tu joues combien ?
- Speaker #1
Je suis moins 4 ou moins 5 à l'époque. Moins 4, à peu près. Mais en fait, tu te rends compte que t'es très loin du niveau qu'il faut pour aller tout en haut. Et en fait, moi, je côtoyais à l'époque des mecs... qui sont devenus des superstars.
- Speaker #0
Les Dubuisson et compagnie.
- Speaker #1
Dubuisson notamment, Alexander Lévy ou d'autres. Et en fait, tu te dis, les mecs, ils m'éclatent 9 fois sur 10 et ils ne sont pas encore tout en haut. Donc en fait, tu as un retour à la raison où tu te dis, mais ce n'est peut-être pas pour moi. J'ai été pas mauvais, j'ai un peu bricolé correctement, mais ce n'est pas fait pour moi. En fait, c'est juste de la logique. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Et je connais beaucoup de mecs de ma génération qui ont essayé, qui n'ont pas forcément réussi.
- Speaker #0
Mais là, c'est tout l'art de prendre la décision au bon moment. Parce qu'en effet, il y a un virage où du coup, ça peut être aussi la galère.
- Speaker #1
Et puis, tu as les parents qui disent, tu es sûr que tu ne veux pas faire un master ? Et en fait, tu te rends compte que les deux lignes se rejoignent et qu'en fait, oui, tu es bon, tu es un bon joueur, mais tu n'es pas un champion. Tu es un bon joueur, mais tu n'es pas un champion. Même si je regagne un championnat de France à 21 ans. En plus, le championnat de France, moins de 21 ans.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est le truc qui t'incite à y reconsidérer.
- Speaker #1
J'essaie encore de tenir deux titres de champion de France. Entre temps, j'ai un titre de champion de France universitaire aussi. Donc, si tu veux, je gagne pas mal de choses. Mais en fait, je suis encore hyper loin du niveau qu'il faut. Et puis, il faut avoir envie de faire ça tous les jours. Et moi, côté de ça, je n'ai pas que ça. Tu vois, j'aime le surf. J'aime boire des coups avec mes potes. J'aime sortir en boîte. Et en fait, quand tu es sportif de haut niveau, tu ne peux pas...
- Speaker #0
avoir cette vie là que j'aime bien avoir qui est une vie où tu bouges un peu où tu fais plein de trucs où tu sors etc t'es obligé de t'entraîner tous les jours qu'il vente qu'il pleuve et c'est pas une vie pour moi et ça je l'identifie il faut avoir la maturité pour prendre le recul et se rendre compte de ça parce que tu peux mais en fait j'avais plusieurs de mes potes qui étaient pas assez pro et
- Speaker #1
en fait je voyais leur quotidien moi je me mettais des mines en boîte et eux ils se couchaient tôt après le dîner ils allaient pas en boîte ils allaient se coucher puis se lever à 8h ou à 7h pour s'entraîner donc si tu veux c'est une vie que j'aurais pu faire
- Speaker #0
Mais si tu étais sûr, si tu avais le potentiel selon toi d'aller toucher le meilleur ?
- Speaker #1
Même, je pense que je n'aurais pas eu le... Alors peut-être la rigueur si, mais je n'aurais pas fait longtemps. Parce qu'en fait, c'est tellement exigeant sur ce que tu bouffes. Tu es 30 ou 40 semaines par an en déplacement. C'est vraiment dur. La plupart, ils n'ont pas forcément des vies de famille construites. Ou alors, tu es obligé d'emmener ta famille avec toi. Donc, c'est assez particulier.
- Speaker #0
Qu'est-ce que cette discipline du golf, qui est quand même un sacré sport, qui est le sport ? où il faut quand même gérer la frustration en permanence, qu'est-ce que ça t'apporte le plus, toi, aujourd'hui, et notamment sur le plan professionnel ? S'il y avait un truc où tu te dis, j'ai développé des skills qui me servent dans ma vie pro.
- Speaker #1
Alors, je dirais l'humilité. Je ne sais pas quelle image j'ai vis-à-vis de mes collègues, de mes clients, etc. Mais en fait, avec ce sport, tu sais que même si tu fais une performance exceptionnelle, le lendemain, tu peux être... tu peux être nul à chier en fait. Désolé d'être cru, mais c'est vrai. C'est le sport qui t'oblige à avoir un niveau d'humidité extrême. Et ça, je pense que je l'ai gardé. C'est-à-dire que tu peux avoir de beaux succès professionnels, tu n'es jamais arrivé. Tu n'es jamais arrivé. Il faut toujours se remettre en question. Et ça, comme c'est un sport individuel, tu te l'appliques à toi. Et moi, j'essaie de l'appliquer aussi aujourd'hui aux gens avec qui je travaille. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que tu es un commercial superstar. tu vas rester commercial superstar pendant 10 ans mon gars et en fait c'est ça peut-être que j'ai le plus gardé si t'as fait pas t'as la discipline, la routine la routine te remet en question changer des choses parfois dans ton quotidien parce que souvent tu rentres dans le confort et en fait c'est exactement pareil au golf souvent t'as une habitude tu joues d'une telle manière mais pour aller plus haut en performance t'es obligé de changer des choses parfois c'est très dur, c'est exactement ça et du coup t'as une courbe en J avant d'y arriver exactement et en fait je pense que si je devais retenir une chose c'est ça et après la résilience aussi je pense c'est à dire que tu peux Prends des portes de saloon au golf, tu passes 4h ou 4h30 sur un terrain, t'es concentré 4h30. Tu fais 17 trous nickel et tu perds le tournoi au 18, ça m'est arrivé plein de fois. Et en fait, c'est pas possible. Et tu reviens la semaine d'après, et tu reviens le mois d'après, etc. C'est cette résilience aussi, c'est de dire même si t'y arrives pas du premier coup, tu peux y arriver après. Et ça, je pense que c'est les deux choses.
- Speaker #0
Et est-ce que, justement, l'envers du décor, c'est de créer une sorte d'exigence extrême qui fait que parfois, tu peux l'appliquer, avoir ce regard-là vis-à-vis de tes équipes et ça peut être pas forcément perçu ?
- Speaker #1
Ça peut être un défaut. Je pense que parfois,
- Speaker #0
je suis un peu... Quand tu as côtoyé le sport de haut niveau, quoi.
- Speaker #1
Oui, je peux avoir comme défaut de me dire, mais pourquoi est-ce qu'ils ne pensent pas comme moi ? Pourquoi est-ce qu'ils ne réagissent pas comme moi ? Dans le niveau d'exigence ? Oui, par exemple. Je pense que c'est un des défauts. Mais après... Après, ça fait partie de ma nature aussi. Je pense qu'il vaut mieux être un peu dans l'excès de ce côté-là que dans l'effet inverse. Et je pense que j'ai l'humilité de dire que mon vécu a pu servir à certains que je côtoie aujourd'hui. Oui, il ne faut pas être trop dans la rigueur au quotidien non plus. Parfois, il faut un peu lâcher les chevaux.
- Speaker #0
Et tu sais le faire. Et alors, on revient sur Antoine, justement. Donc Antoine Delon.
- Speaker #1
Super golfeur.
- Speaker #0
Justement, tu le rencontres sur un terrain de golf ou à Patrimonia, j'ai envie de dire ?
- Speaker #1
Alors, au tout départ, je le rencontre au Goff de Chantilly, il est membre du Goff de Chantilly, et moi je jouais les internationaux de France. Et donc,
- Speaker #0
tu es déjà dans le secteur ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et rappelons qu'Antoine, à l'époque, il était quoi du coup ?
- Speaker #1
Managing Director chez Morgan Stanley.
- Speaker #0
Chez Morgan Stanley, il n'était plus à l'Equity, il était chez Morgan Stanley.
- Speaker #1
Donc il avait un poste énorme chez Morgan Stanley.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en fait, il se trouve qu'il supervisait le tournoi, il accompagnait les joueurs, enfin il Il encadrait un peu ce tournoi-là qui était un des plus gros tournois français qui a eu la chantilly.
- Speaker #0
On resitue quand même Antoine au niveau golfique. On le connaît, ex-patron d'Aliquity, tu l'as dit, de JP Morgan. Morgan Stanley. Morgan Stanley, pardon. Mais côté golf... Très bon golfeur. Amateur, il a un titre...
- Speaker #1
Alors il a...
- Speaker #0
Capitaine de l'équipe de France.
- Speaker #1
Aujourd'hui, il est capitaine de l'équipe de France. Il l'encadre, il ne joue pas, mais il l'encadre. les meilleurs Français. Donc très bon golfeur. Les meilleurs français.
- Speaker #0
Et lui-même très bon golfeur.
- Speaker #1
Lui-même très bon golfeur et surtout, meneur d'hommes, meneur d'équipe hors pair. D'accord.
- Speaker #0
Et donc je t'ai coupé, vous vous rencontrez. On se rencontre là-bas,
- Speaker #1
Chantilly, et puis on sympathise rapidement. Puis je sais qui il est. Moi, il ne me connaît pas, forcément. Mais moi, je sais qui il est, donc on discute un peu. Puis on sympathise, voilà. Et puis moi, chez Exclusive Partners, dans la boîte dans laquelle je suis, je travaille avec Morgan Stanley. on est client de Morgan Stanley et il se trouve que j'ai rencontré du coup Yves après puis je sais pas on est resté un peu en contact moi je pense qu'ils avaient en secret mais en lien avec le golf ? golf et puis même un peu boulot Yves un peu boulot Antoine pas trop parce qu'il parlait plutôt à des grands patrons de compagnie d'assurance etc il le fait toujours d'ailleurs très bien et effectivement on reste un peu en contact et puis à un moment donné d'ailleurs je sais même plus comment c'était aimer. Ils me parlent de leur projet. Et puis, tu vois, au début, moi, j'ai 26 ans, tu vois. 26 ans, tu viens d'arriver à Paris depuis deux ans. Je commence un peu à gagner ma vie. Oh putain, leur projet, je vais aller bosser avec.
- Speaker #0
Non, mais ça, c'est quand même un truc. C'est qu'ils te parlent du projet. Donc là, ils viennent de racheter LinkCA.
- Speaker #1
Ils me disent, on va racheter LinkCA. Et à côté de LinkCA, on va créer une activité pour continuer. à proposer des produits à nos clients historiques.
- Speaker #0
Alors, au portefeuille, qu'ils connaissent bien. Exactement.
- Speaker #1
Et en fait...
- Speaker #0
Mais ils te proposent du coup le projet Airbis, on va y revenir, mais ils te le proposent à toi. Oui. Sachant qu'ils ont quand même formé une armada de sales, que ce soit à la Société Générale, J.P. Morgan ou quoi, et ils te proposent à toi. Oui. Pourquoi, selon toi ?
- Speaker #1
Alors, ils ont vu d'autres... Je pense qu'ils en ont vu d'autres, ils en ont parlé à d'autres, à mon avis, il n'y a pas dû y avoir que moi. Moi, je pense que j'étais jeune, donc ça veut dire sans certitude. Donc je pense qu'ils aiment bien, et Antoine, je sais qu'il aime bien, appliquer ses méthodes, appliquer son modèle à des gens. Et il le réussit très bien, parce que jusqu'à la preuve du contraire, tout ce qu'il a entrepris a réussi. Donc ses méthodes marchent très bien. Donc je pense qu'en étant plus jeune, peut-être que j'avais une capacité plus forte à... à le prendre comme modèle ou à travailler à sa méthode. Et surtout, je pense que j'avais l'énergie. Je pense qu'il recherchait des gens avec beaucoup d'énergie. Je ne pense pas qu'il aurait voulu prendre un mec de 50 ans pour lancer ce truc-là. Non,
- Speaker #0
mais on aurait pu se dire, voilà la trentaine de ceux de ses anciens sales dans l'une des équipes et tout.
- Speaker #1
Il aurait pu. Je ne sais même pas pourquoi. Je pense que c'est un peu un ensemble de tout. Il s'est dit, bah Je vais pouvoir jouer au golf avec lui. Ouais, c'est ça. Il va tellement travailler que je vais le dépasser en handicap. Non, je rigole, j'en sais rien. Je pense que c'est un ensemble de choses. Je suis quelqu'un d'assez énergique.
- Speaker #0
Peut-être qu'il a vu aussi l'abnégation.
- Speaker #1
Il faudra lui poser la question. Il faut lui poser la question. Tu lui poses la question.
- Speaker #0
Je lui ai posé la question. J'ai un peu préparé cet entretien avec lui,
- Speaker #1
figure-toi.
- Speaker #0
Raconte-nous le tout début d'Irbis. Moi, j'étais aux 10 ans. Le discours d'Antoine. Et il raconte le premier bureau où c'était un salon de coiffure.
- Speaker #1
En fait, quand il rachète l'INCSEA, Irbis, c'est qu'un nom, une raison sociale, un cabis, il n'y a rien. Et en fait, l'INCSEA a des bureaux à Paris qui sont dans un pied d'immeuble à Venue Suffren. Je me rappelle très bien, il y a Océane, que tu connais bien, qui était à l'époque chez l'INCSEA. Et en fait... Moi, durant ma période de garde-lui, c'était un préavis. Le soir, quand je rentrais du bureau, j'allais les voir à 19h, 19h30, là-bas. J'allais voir Yves, notamment, parce que Yves avait démissionné de Morgan Stanley au moment du rachat. Antoine était toujours chez Morgan Stanley, donc c'était surtout Yves. Donc je passe pas mal de temps avec Yves. Yves, c'est une boîte à idées toute la journée. Il te sort 25 idées à la minute. Et je me dis, mais en fait, putain, je vais... Déjà, ils ont eu du mal à me convaincre, parce que j'avais peur. Je me suis dit, t'imagines...
- Speaker #0
Il m'a dit que t'as pas sauté dessus direct.
- Speaker #1
T'imagines, t'as 26 ans, on te dit, tu vas créer une boîte avec le mec qui a démocratisé cette classe d'actifs sur le marché français et son bras droit qui a toujours été là avec lui. Tu vois, je me sentais quand même pas forcément légitime. T'as raison de dire qu'il aurait peut-être pu prendre des gens plus expérimentés. Et en fait, j'ai commencé, on a commencé à avoir... plein d'idées avec Yves et puis lorsqu'on a lancé Herbis, forcément il fallait trouver des bureaux. Donc on a quitté ces bureaux qui étaient tout petits, vraiment. Tu pouvais loger à 6-7 personnes max, tu vois. C'était tout petit, c'était un pied d'immeuble. On l'appelle le salon de coiffure, mais c'est vrai, c'est idéal pour un salon de coiffure. C'est des portes vitrées, tu as de la lumière, tu as des gens qui passent devant. Ce n'est pas trop ambiance boîte d'épargne, tu vois, c'est un peu particulier. Et puis on arrive dans des nouveaux bureaux et là, c'est brancher les câbles. Donc là, en fait, avec Yves, on passe un week-end à brancher les câbles. Moi, je viens le week-end avec lui, puis on branche des câbles dans les nouveaux bureaux. C'est vraiment...
- Speaker #0
Tout soi-même.
- Speaker #1
Ouais. Et à l'époque, t'as pas les moyens de prendre une boîte qui va te faire le déménagement. Enfin, si, ils nous livrent les bureaux, mais il faut un peu monter. On se fait un peu aider quand même.
- Speaker #0
Un peu Ikea, quoi. Ouais,
- Speaker #1
c'est un peu ça, tu vois. Et c'est marrant. C'est marrant.
- Speaker #0
Et donc ça, c'est le démarrage. C'était il y a dix ans. Et comment se passe le... le débit de période. Donc, ils ont signé les partenariats. Donc, ils ont une bonne relation avec les banques. Donc, j'imagine que les tuyaux se mettent en place rapidement.
- Speaker #1
Ça, c'est facile.
- Speaker #0
Côté clients, la confiance bascule aussi. Tu tues ou personnes. Toi, tu récupères les relations.
- Speaker #1
Toi, tu es tout seul. Je suis tout seul.
- Speaker #0
Parce qu'eux, il y a LinkCA.
- Speaker #1
LinkCA, mais LinkCA, à Paris, il y a 4-5 personnes. Oui,
- Speaker #0
mais ils sont dédiés à ça. Toi, tu es tout seul sur Airbis. Alors,
- Speaker #1
Yves passe du temps avec moi. et Antoine aussi quand même, au début, ils sont un peu sur les deux. Et moi, physiquement, je suis entre les deux. C'est un bureau où tu as trois bureaux. Tu as deux bureaux face à face et un bureau sur le côté. Moi, je suis sur le bureau sur le côté. Donc, toute la journée, je prends des claques dans la gueule. « Dis pas ça ! Arrête ! »
- Speaker #0
Parce qu'il t'entend de téléphone.
- Speaker #1
Oui. Donc, c'est la meilleure école. C'est l'école de formation qu'il a fait à la Soggen et qu'il a fait chez Mangassal Ney. Je la prends pleine gueule pendant deux ans, mais vraiment à fond. Et donc, le départ, c'est plutôt effectivement les émetteurs. Mais c'est aussi les clients. Donc eux, ils avaient certaines relations clients avec qui ils voulaient travailler, adresser. Alors, ce n'est pas facile aussi. De récupérer leurs clients. De récupérer. Tu ne peux pas tous les récupérer. Tu as toujours un peu de casse. Mais ils arrivent à récupérer certains. Donc, ça se passe très bien.
- Speaker #0
Mais qui sont OK. L'autre côté, un machin. Moi, c'est Yves. Moi, c'est Antoine.
- Speaker #1
Tu n'es plus Morgan Stanley ou Société Générale. Oui, aussi. Tu es une baraque à frites. C'est l'herbisolution au départ. C'est une personne, deux associés. Mais tu n'as quasiment rien, tu vois. Donc, ce n'est pas facile. Et puis, la classe d'actifs, en 2016, lorsqu'on lance vraiment l'activité, elle est moins ou peu...
- Speaker #0
Un peu sur un banc de sable. Les taux sont quand même... Oui, tu as raison.
- Speaker #1
Elle est sur un banc de sable. Moi, les premiers rendez-vous que je fais... Alors, j'avais certains clients avec qui je travaillais un peu, qui nous suivent aussi dans cette aventure. Bien qu'au début, j'ai aussi fait un peu des coups de main sur l'XCA, sur certaines choses. Les clients, aujourd'hui, à l'époque, ils se disent... Non, mais t'es bien gentil avec tes produits structurés. Mais moi, j'ai mes SCI qui sont réglés. Mes CPI, c'est des horloges.
- Speaker #0
Mes CPI, c'était la mode.
- Speaker #1
J'ai pas besoin de toi, en fait. Et j'ai mes sociétés de gestion qui, d'ailleurs, à l'époque, avaient des performances exceptionnelles, comme certaines l'ont toujours aujourd'hui, qui prenaient une grosse partie du flux action. Et donc, en fait, tu te retrouves dans un environnement où t'as des fonds euros qui sont assez bons, des produits immobiliers qui sont bons, très bons même. Ouais, ouais, c'est délivré. Énorme. Et les marchés actions qui sont porteurs. Donc c'est dur au début quand même. Mais on a des partenariats. Moi, j'arrive à en ouvrir aussi. Je trouve des gens. Tu vois, on pousse des portes. On arrive à rentrer dans le truc, tu vois. Et donc la première année, on fait quand même pas mal de collectes. Puis on arrive à faire des business. 2016, 2017.
- Speaker #0
2016,
- Speaker #1
2016. 2017, ça progresse encore. Nos partenaires historiques qui ont notamment été amenés par Yves, certains, et par Antoine, continuent de nous faire confiance. Et donc ça nous aide beaucoup dans notre développement d'avoir des partenaires. qui te font confiance alors que tu es une petite boîte je pourrais les citer si tu veux je pense à Financière d'Orion par exemple qui a été un des premiers acteurs à nous faire confiance qui a fait partie aussi de l'aventure on commence à progresser puis je prends un stagiaire Deuxième stagiaire. Et puis, en fait...
- Speaker #0
On le rappelle, on ne l'a pas dit au début, vous êtes combien aujourd'hui chez Airbis ?
- Speaker #1
On est 32. Si on prend les fonctions connexes, on est quasiment 40. Mais disons que je prends un stagiaire, voilà, et puis au bout d'un moment, moi au début, je faisais tout. Je lançais Airbismap, notre outil, que j'avais bricolé au départ moi-même.
- Speaker #0
On fait une digression deux secondes là, parce qu'en fait, c'est ça que j'ai découvert aussi en préparant l'entretien. C'est qu'en fait, la jeunesse d'Irbismap, là où on te voit, tu vois, plutôt en effet, sales, etc. Je suis un geek aussi. C'est toi qui lui ressors Irbismap en version Excel.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
il ne t'avait rien demandé. En fait,
- Speaker #1
Yves me disait qu'est-ce qu'on pourrait faire pour un peu, pour que les mecs nous suivent un peu plus facilement. Je lui disais, mais tu vois, aujourd'hui, les mecs, ils font des produits avec Soggen, avec BNP et Natixis. Tu n'as quasiment pas de banque américaine à l'époque. Un peu Morgan Stanley, mais... Morgan Stanley, il travaillait surtout avec les grosses compagnies d'assurance. Il ne faisait pas trop de CGP. Je lui ai dit, on va leur faire un outil où ils vont pouvoir piloter tous leurs produits. Bonne idée. Puis Yves, il m'aide à le construire. Et moi, j'étais un peu geeko. Je touchais pas mal de ma bille en Excel. Il n'y avait pas de load. Il n'y avait rien. Il fallait faire les formules. Il fallait aller sur les forums. Les formules,
- Speaker #0
laisse tomber.
- Speaker #1
Et donc, je fais des macros, des trucs. Et il fallait aller sur les forums pour trouver les formules de trucs que tu ne sais pas faire. J'ai vraiment bricolé des soirées entières jusqu'à une heure, deux heures du mat à faire le truc. Et on sort ça. Et en fait, on arrive à... tout de suite a embarqué pas mal de gens parce qu'ils se disent les mecs ils proposent un truc nouveau qui n'existe pas. Et donc ça, ça a été vraiment je pense aussi le petit plus dans notre lancement d'activité, c'était de dire comment tu justifies de passer par un acteur indépendant qui n'est pas une banque, on va le justifier par une qualité de service meilleure que les autres. Et cette qualité de service c'est de dire on va centraliser l'ensemble de vos reportings et l'ensemble de vos produits structurés. C'est quand même pas rien au départ.
- Speaker #0
C'est clair que c'est pas rien et je vais te le dire parce que comme je sais que Peut-être qu'Antoine peut être avare en compliments. Sache que c'est le truc qui l'a vraiment scotché dans le fait que tu livres ce truc-là. Il ne s'y attendait pas du tout. Et j'ai la sensation, moi, vu d'extérieur et avec l'occupe, et pour avoir suivi le développement, c'est aussi ta brique que tu amènes à ce projet. Ce qui fait que, du coup, ce n'est pas deux mecs et plus un junior. Là, vous faites un trépied à tous les trois.
- Speaker #1
Mais donc, si je reprends le fil, stagiaire, plateformier à Bismap, moi, je n'ai plus de vie. Clairement, moi je bosse...
- Speaker #0
Le truc que tu ne voulais pas pour le golf, en fait, tu te le prends.
- Speaker #1
Je me déplace trois jours par semaine parce qu'il faut faire de la conquête, il faut voir les gens, il faut faire des réunions, il y a des séminaires, des réunions assureurs, etc. Il faut envoyer les reportings parce que ce n'est pas encore automatisé, on ne l'a pas encore en ligne au départ, en bricolant sur Excel, un truc qui est exceptionnel, qui sort des PDF magnifiques, mais vraiment au départ c'est bricolé. Et ensuite, il faut faire les conventions, signer les conventions, faire la facturation, faire... payer les commissions aux distributeurs avec notre directeur financier. Donc, il faut que je passe du temps à faire ça. Et en fait, là, à un moment donné, je regarde sur mon bureau et j'ai six mois de retard sur des conventions et des trucs. Et là, je dis à Antoine, en fait, il faut que je prenne quelqu'un aux opérations, un directeur aux opérations. Moi, je suis directeur de développement au départ. Il faut que je prenne un directeur aux opérations. Et je fais venir Julien Damont, avec qui je bossais dans mon ancienne boîte, qui avait envie de changement et qui a accepté.
- Speaker #0
Ça, c'est quelle année, du coup ?
- Speaker #1
2017.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et qui a accepté. Donc, lui, là, quand il est arrivé, il a récupéré.
- Speaker #0
Un tas de ruines. Le CRM, il a créé le CRM, il a tout fait. On n'avait rien. Moi, je n'avais pas de base CRM, j'avais qu'un fichier Excel. Il a créé toute l'architecture qui existe aujourd'hui. C'est lui qui l'a créée. L'architecture est toujours là. Il l'associe aussi. C'est un des piliers d'Irbis. Mais donc, on était deux CDI au départ. Et ensuite, on a commencé à se développer. Et donc, à partir de 2018, c'est là qu'on a commencé à beaucoup plus collecter. Parce qu'on a commencé, avec l'outil, à être de plus en plus connus. On a aussi recruté des gens à partir de 2018, 2019, 2020 pour faire grossir Airbis. Et on a commencé à avoir des partenariats historiques qui devenaient de plus en plus gros. Donc on avait plus de moyens pour développer l'activité. On avait lancé Airbismap en digital aussi en 2018. Donc voilà, ça a été un démarrage assez fort. Mais vraiment, si je prends le recul, ça je m'en rappelle, c'est que pendant les trois premières années, j'ai vraiment bossé mais comme un malade, mais comme un ouf.
- Speaker #1
Ce qui est le principe de la création de boîte, c'est que tu as une zone grise qui est entre le zéro et en effet trois ans. Et là, il n'y a pas de sujet. Tu dois être à fond sur les calepiers.
- Speaker #0
Tu dois être à fond. Et en fait, je ne comptais même pas les heures. Je rentrais tellement tard chez moi.
- Speaker #1
Je n'ai pas l'impression que ça a beaucoup changé, Clément. Tu t'accordes plus de pauses pendant les vacances.
- Speaker #0
je bosse toujours beaucoup mais c'est vrai que je... En fait, je me disais, par rapport à eux, j'ai un niveau qui est très en dessous au départ.
- Speaker #1
Est-ce que tu avais le syndrome de l'imposteur ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
parce que je savais que j'étais capable d'y arriver. Mais je savais qu'il fallait que je travaille énormément pour y arriver.
- Speaker #1
Pour être au niveau qu'ils attendent. Attendu.
- Speaker #0
Alors, ils m'ont beaucoup aidé. Ils m'ont fait progresser sur... Je ne peux même pas te citer tous les sujets. sur lesquels Yves et Antoine m'ont fait progresser. C'est dans ma vie, c'est comment tu t'habilles, c'est comment tu parles, c'est comment tu fais les choses, les mails que t'écris, etc. Ils m'ont appris l'excellence, leur excellence, si tu veux. Mais à côté de ça, il fallait que j'ai un travail personnel poussé très fort pour aussi leur apporter quelque chose. Eux m'apportaient beaucoup.
- Speaker #1
Il n'y a pas de problème qu'ils t'apprennent tout ça, puisqu'ils y mettaient les formes pour te l'apprendre.
- Speaker #0
Avec un bazooka.
- Speaker #1
Parce que du coup, c'est là où t'es balèze. C'est qu'en fait, toi tu vois que c'est pour le mieux mais quand même il y a des moments où il le reconnait lui-même Antoine il se dit quand même,
- Speaker #0
il s'est pris on ne l'a pas lâché je pense que tous les gens qui ont bossé avec Antoine c'est quelqu'un de juste mais d'extrêmement exigeant il te demande une fois de faire quelque chose, tu ne le fais pas ça ne se passe pas bien et en fait ce niveau d'exigence au début tu te le prends un peu de pleine face Mais ensuite, tu te dis, mais c'est que pour mon bien, en fait. Quand il me dit ça, parfois, il ne met pas forcément les formes. Il est un peu dur, mais c'est pour mon bien. Donc, effectivement, ils m'ont fait progresser avec de la vigueur, si je devais donner un mot.
- Speaker #1
Parce que du coup, c'est de l'exigence qui est liée à la prestation qu'il veut délivrer. Mais à aucun moment, c'est un espèce de biais psychologique, genre pour prendre l'ascendant. Tu vois le truc toxique que tu peux avoir dans certains orgas. Et c'est ça qui est important, en fait. Non, non, non, c'est pas ça. C'est pas de l'exigence mal placée. C'est qu'en fait, il y a une culture du service, de la qualité.
- Speaker #0
C'est le client et c'est l'excellence avec les clients. Et ça, c'est ce que j'essaie de dire à mes équipes aujourd'hui. À partir du moment où tu es excellent vis-à-vis de tes clients, ça se passe bien. Et si tu es honnête et si tu fais bien ton travail, dans le délai que te demandent les clients, il n'y a aucun problème. Par contre, effectivement, si je prends du recul, je pense que...
- Speaker #1
Mais par contre, on peut être OK. Enfin, on peut potentiellement faire des erreurs, mais on ne peut pas être OK. en se disant une erreur c'est ok tu vois le truc c'est que c'est ça l'ADN que moi je vois de l'extérieur c'est que on va pas dire que c'est le zéro défaut mais quand il y a un truc on peut pas se dire ouais c'est ok c'est pas grave tu peux faire des bêtises une fois mais tu la fais pas deux fois avec
- Speaker #0
Antoine et Yves c'est ça en fait et ça pour le coup je pense que je progresse il est toujours dur avec moi il a raison parce que parfois il faut que je me fasse plus mal sur des sujets mais Mais effectivement, avec du recul, je me dis que quelqu'un de pas très solide dans la tête, qui a peut-être pas eu mon vécu avant, aurait peut-être pas tenu.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut effectivement, vous êtes des êtres particuliers. C'est ce qu'il fait, mais c'est peut-être ça aussi qu'il a repéré dans ce que tu disais. Le pourquoi, c'est que ton parcours golfique et qu'il connaît, fait que tu as cette capacité de résistance et de résistance au mal, et le mal psychologique, parce que le golf, c'est ça.
- Speaker #0
Mais après, surtout, c'est le... J'ai la tête dure. Ils me disent souvent, j'ai la tête dure. Et en fait, souvent, c'était... Même à l'équipe, parfois. Tu vois, on a eu des discussions animées, toujours très constructives, mais des discussions animées. J'arrivais souvent à passer autre chose quand ça se passait mal ou qu'il y avait un truc. J'oublie, je me concentre sur la suite. Et ça, ça vient de mon sport. Le coup d'après. Ah bah oui,
- Speaker #1
bien sûr. Ça, ça vient de mon sport.
- Speaker #0
C'est dans mon cerveau, ça.
- Speaker #1
Aujourd'hui, sur Irbis, justement, ça s'est 10 ans développé. La classe d'actifs a repris quand même, justement, je disais bande sable parce que les niveaux de taux, ce n'était pas forcément le moment où c'était plus sexy. 2023, du coup, 2022. 2023 aux motos, ça remet de l'attractivité à la classe d'actifs. Là, il y a du vent dans les voiles. Ça se développe à fond. Et pour toute la classe d'actifs, beaucoup d'acteurs aujourd'hui qui interviennent sur la classe d'actifs. Vous, aujourd'hui, tu te positionnes comment, toi, parmi l'ensemble des players de la place ? Et qu'est-ce qui fait, selon vous, la différence ? dans votre approche, dans ce que vous apportez ?
- Speaker #0
Nous, on est un des leaders, on le sait, en termes de volume et en termes d'effectifs. C'est combien ? En 2025, on a fait 2,7 milliards. On a déjà dépassé 3 milliards en 2026. On va, je pense, faire 3,5 milliards cette année. Donc, c'est important en termes de volume de collecte. Moi, je pense que le vrai boom, c'est même avant. Je pense que c'est le Covid. C'est un exemple tout con. Mais pendant le Covid, on a été hyper actifs. Et le Covid, je pense à... Les gens se sont dit, en fait, la classe d'actifs, elle a parfaitement traversé le Covid, contrairement à d'autres.
- Speaker #1
Plus que la hausse des taux, en fait.
- Speaker #0
La hausse des taux a augmenté le volume de manière énorme. Mais l'attrait pour la classe d'actifs, c'est le Covid. C'est-à-dire que les produits ont fait moins 40 et ils ont payé deux années de coupons. Les mecs ont fait OK, j'ai compris. Tu peux prendre une crise, mais ce n'est pas pour autant que c'est mort. Et en fait, quand les produits sont bien construits, sur des bons indices, des bonnes thématiques, ou des bons titres, parce que tu peux faire aussi des projets sur des titres intéressants, on en a fait pendant le Covid, ça a été pertinent. Et ensuite, là, Oseto, effectivement, a apporté des volumes plus importants. Mais oui, on se positionne plutôt, je dirais, comme un acteur, après, c'est les classements, je ne regarde pas trop ces trucs-là, mais oui, historique, on va dire, historique. Et on se différencie, je pense, par l'expérience des associés, des fondateurs, les relations que l'on peut avoir avec les compagnies d'assurance. parce que tu vois, Antoine et Yves connaissent vraiment bien toutes les compagnies d'assurance. Moi aussi, je commence maintenant à bien les connaître. Les émetteurs, il y a beaucoup de gens qui sont aujourd'hui en poste dans les émetteurs ou qui ont travaillé avec Antoine et Yves ou qui ont été embauchés par Antoine et Yves. C'est quand même pas mal. Donc, ça crée une forme de légitimité, c'est-à-dire des bons accès émetteurs, donc des bons prix, des bons accès assureurs, c'est-à-dire on a une tuyauterie qui fonctionne pour nos clients. Et ensuite, les gens qui font partie de l'équipe, on a essayé de recruter des gens qui nous ressemblent dans le terme d'attitude. qui n'ont pas le melon, qui ne se prennent pas pour des stars, qui ne pensent pas avoir inventé le métier, mais qui sont juste là pour bien faire leur travail et donner de la performance aux clients. Donc, oui, je pense acteur sérieux, historique.
- Speaker #1
Leader, leader. Et en effet, avec ce niveau d'exigence. Et comme tu disais, cette orientation client, le respect du client qui est quand même au centre de la préoccupation depuis le départ. C'est peut-être enfoncer les portes ouvertes de dire ça, mais en fait, de l'avoir de façon cheville au corps, ce n'est pas forcément le propre de tout le monde.
- Speaker #0
Non, mais nous, notre outil pour nos clients, il est gratuit. On ne fera jamais rien. Payer un outil de service à nos clients, c'est tout con. Il y en a qui le font, ce n'est pas ma théorie. Ils travaillent avec nous, ils nous font confiance. On leur doit du service, on leur doit de l'information, on leur doit de la formation. On leur doit demain des outils pour pricer des produits qui soient au top de la technologie. on leur doit en fait tout pour faciliter leur travail. Il ne faut pas oublier que les gens qui achètent des produits structurés qui les proposent à leurs clients sont des distributeurs. Eux, ils ont une responsabilité vis-à-vis de leurs clients, c'est de trouver des bons produits et que ça marche pour leurs clients. Donc, il faut qu'on leur donne tous les éléments pour que ça se passe comme ça. C'est ça, en fait, notre ADN. Et Antoine a toujours été comme ça et Yves aussi. C'est centré sur le client, le produit adapté à la demande du client et on ne maîtrise pas les marchés. Mais en tout cas, on fait en sorte que le produit qui soit proposé est le bon. C'est ça, c'est le plus important.
- Speaker #1
Sur la classe d'actifs, sur les produits structurés aujourd'hui, ça s'est vachement développé. Chacun l'aborde de façon différente. C'est quasiment... Après, le fonds en euros, c'est aujourd'hui... Enfin, on dit classe d'actifs. D'ailleurs, est-ce qu'on dit classe d'actifs ou véhicules ? Parce que tu peux être multi-classe d'actifs en étant dans un produit structuré. Tu peux aller chercher plusieurs sous-classes d'actifs. Non, moi, je dis classe d'actifs. Toi, tu dis classe d'actifs. Oui,
- Speaker #0
parce qu'aujourd'hui, tu vois, moi, je le présente très facilement, le produit structuré. Aujourd'hui, tu as... le fonds en euros qui est le seul actif garanti à tout moment. Tu as les marchés actions, les marchés obligataires, le marché immobilier, le private equity et les produits structurés et d'autres en diversification. C'est une brique au sein d'une allocation d'actifs et donc c'est une vraie classe d'actifs à part entière puisqu'elle va avoir un comportement en termes de performance différent des actions. qui va être un mix entre les obligations et les actions, mais qui va être différent des marchés actions. Donc oui, c'est une vraie classe d'actifs.
- Speaker #1
C'est une vraie classe d'actifs qui est aujourd'hui celle qui est quasiment, après le fonds en euros, qui est la plus souscrite et conseillée aujourd'hui, en tout cas par le monde des conseillers en gestion de patrimoine, ce qui a pu peut-être amener parfois à certains abus. Quelle place, comment toi tu vois justement, qu'est-ce que tu dis aux professionnels dans ce contexte-là, où il y a un engouement ? Vous avez l'expérience sur la classe d'actifs, les histoires peuvent être très belles, parfois il faut faire attention selon comment c'est construit. Il y a un principe de pédagogie aujourd'hui à avoir, et c'est quoi votre message aujourd'hui ?
- Speaker #0
Le message c'est qu'aujourd'hui c'est une classe d'actifs qui est exceptionnelle pour donner de la personnalisation à l'épargne. Moi c'est un peu une tendance que je perçois de l'extérieur, c'est que j'ai l'impression qu'aujourd'hui les épargnants veulent de plus en plus de personnalisation. Et en fait, aujourd'hui, pourquoi est-ce que ça plaît ? Un, parce que ça performe, les produits structurés. Deux, parce que tu peux le personnaliser de manière incroyable. Toi, demain, ou à plusieurs, si tu veux, avec trois copains, tu peux te créer un club deal de produits structurés.
- Speaker #1
Ou 30 copains dans mon cas. Voilà. Non, parce qu'aujourd'hui,
- Speaker #0
tu as des banques qui donnent accès parfois à 50 000 euros. Donc tu vois, à 5 copains ou à 20 copains, comme tu dis, avec des petits tickets, tu peux faire tes produits structurés personnalisés sur une thématique. Et en fait... Je pense que déjà, l'essence même de cette classe d'actifs, c'est ça. C'est le niveau de personnalisation que tu vas donner. Et donc, chaque distributeur, chaque conseiller en gestion de patrimoine va avoir... Alors, ils ne connaissent pas tous les marchés par cœur, ils n'ont pas toutes les anticipations comme peuvent l'avoir les gérants, mais ils ont quand même une vision de ce qu'ils peuvent proposer, de ce qu'ils veulent proposer à leurs clients. Déjà, ils peuvent personnaliser ces offres-là. C'est très important parce qu'aujourd'hui, dans l'univers de l'asset management ou de l'immobilier, etc., tu vas trouver des thématiques, mais tu ne peux pas faire vraiment ce que tu veux. Et en fait, là, aujourd'hui, tu peux vraiment personnaliser. Le niveau de rendement que tu vas avoir ? Est-ce que tu veux un produit très défensif ou au contraire un produit très dynamique ? Donc en fait déjà, à partir du moment où tu peux personnaliser, c'est ton client qu'il faut écouter. Effectivement, il y a certains clients qui font vraiment confiance au distributeur et les excès qu'on a vus, c'est quand on en met trop. La base de tout, c'est que tu vas pouvoir proposer un produit structuré adapté aux besoins de tes clients. Si ton client te dit, moi par exemple, tu me demandes quelle part je veux en produit structuré, je vais te dire un minimum 50%, mais parce que je suis très averti. parce que je connais bien les produits. Mais demain, tu dis...
- Speaker #1
Mais ton 50%, tu pourrais le mettre sur plusieurs produits.
- Speaker #0
Ah oui, toujours. J'en parlerai juste après. Ensuite, la pondération, ça va dépendre du profil de risque du client. C'est un produit complexe. Qui dit complexe, dit que tu peux avoir des risques. Tu prends un produit sur une seule action, on en a connu, on en parle en ce moment, tu peux te prendre un gadin monumental. Tu prends un secteur qui n'a pas le vent en poupe, tu peux te prendre un gadin. Malgré tout, c'est... Face à ce sous-jacent-là, face à la thématique que tu vas choisir, quel est le niveau de protection que tu mets en face ? Donc déjà, c'est le profil de risque du client. Si ton client a un profil de risque prudent, on va plutôt lui proposer des produits structurés qui ont une approche prudente. Donc ça veut dire qu'ils vont plutôt miser sur la protection, sur le caractère résistance si ça se passe mal. Et en fait, en termes de pondération, c'est là où tu poses une question qui est intéressante. Moi, je dis qu'il n'y a pas de pondération minimale ou maximale. C'est juste qu'il faut diversifier les produits. Aujourd'hui, tu as des marchés qui sont hauts. Moi, si tu as 10 000 euros à mettre sur des produits structurés, le meilleur conseil que je peux te donner, c'est d'en prendre 10 aujourd'hui. C'est de dire, tu vas prendre des produits indiciels, tu vas peut-être prendre un ou deux single stock parce que tu aimes bien les valeurs, tu aimes bien le secteur. Tu vas prendre des indices sectoriels, tu vas prendre un peu de capital garanti, tu vas mixer tout ça et tu vas pouvoir te faire une allocation d'actifs diversifiée en produits structurés. Donc en termes de pondération, le conseil que je peux donner aux professionnels, c'est avant tout, eux, leur vision par rapport à ce que demandent leurs clients. Est-ce que c'est le structuré ? Est-ce que c'est une autre classe d'actifs ? Si c'est le structuré, quelle est la meilleure réponse en termes de profil rendement risque ? Est-ce que c'est un produit capté à garantie ? Est-ce que c'est un produit non garanti ? Est-ce que c'est un produit sur indice, sur titre ?
- Speaker #1
Quel moteur de plan ?
- Speaker #0
Exactement, je prends des exemples qu'on a pu avoir depuis le début d'Irbis. J'ai eu des demandes incroyables. d'un client final qui avait 4 McDo gérés par un conseiller en gestion de patrimoine il dit non mais moi je veux pas vos indices ça m'intéresse pas vous me faites un produit sur Action McDonald's s'il vous plaît ok très bien, produit il a été remboursé, il a pris un coupon de 6 je crois après il a fait un peu d'autres produits mais c'est tout con mais quand t'arrives à ce niveau de personnalisation et que tu réponds à la demande de ton client c'est bien exactement ça c'est bien mais c'était un produit qui peut être risqué, t'es sur une seule action.
- Speaker #1
Ça vous est arrivé de refuser de faire un produit ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui, souvent.
- Speaker #0
Ça nous est arrivé, ou Yves m'a dit tu fais pas ça, ou Antoine m'a dit tu fais pas ça. Ça m'est déjà arrivé, oui, effectivement. Certaines typologies de produits qui ne sont pas adaptées, ou avec un distributeur qui forcément ne se rend pas compte que ce produit-là il peut péter fort. Donc on va plutôt essayer, plutôt que de refuser, on va dire...
- Speaker #1
De proposer autre chose.
- Speaker #0
C'est plutôt ça comme on... C'est la manière habile de dire non.
- Speaker #1
On vient de Bordeaux quand même, on ne va pas dire non, on fait différemment.
- Speaker #0
Exactement. Non, non, mais c'est un peu ça. Oui, effectivement. Tu vois, ou des demandes un peu bizarres, ou des frais astronomiques. Forcément, tu dis, il faut ajuster un peu le curseur différemment. Et là,
- Speaker #1
on voit, il y a eu un rapport AMF à CPR, justement sur la classe d'actifs. Alors ça a été relayé dans la presse comme quoi c'était par rapport à la classe d'actifs. En fait, c'est surtout sur des notions de compréhension, de transparence. Comment toi, tu réagis justement à ça aujourd'hui ? Ou du coup, compte tenu du succès, compte tenu peut-être des abus qu'il y a pu y avoir, eh bien justement, on a des autorités de tutelle qui regardent de près et qui demandent peut-être un peu plus de transparence.
- Speaker #0
Alors effectivement, le rapport... Déjà, c'est un rapport qui a mis le doigt sur des choses importantes. Et nous, les gros acteurs du marché, nous, Airbis, on fait partie de France Produits Structurés, qui est l'association des plus gros distributeurs en produits structurés. On savait que c'était des sujets importants. Le rapport AMF-ACPR, il n'est pas si négatif que ça. Sauf que le problème...
- Speaker #1
Les articles qu'on relayait sont à charge, mais ceux qui se sont amusés à lire l'article, le rapport...
- Speaker #0
Mais le titre de l'article, moi, je sais très bien. T'es obligé de faire les gros titres. Je pense que certaines autres classes d'actifs aiment bien critiquer ce qui marche. Au même titre que quand l'immobilier collectait des milliards et des milliards, tu avais plein de classes d'actifs qui s'amusaient à pointer du doigt l'immobilier. C'est toujours pareil. Je pense que certains journalistes ont publié des bonnes analyses sur cette étude AMF-ACPR. Les points qui sont soulevés, c'est des points hyper importants, c'est la transparence, les frais. Aujourd'hui, la classe d'actifs a été une des premières à transpariser les frais. N'importe quel client aujourd'hui peut savoir combien il y a de frais dans un produit, dans le kid. Et ça, c'est vrai. Donc déjà, ce sont des produits transparents. On sait combien il y a de frais dans le produit. Deuxièmement, la complexité. Est-ce que le produit peut être suffisamment bien assimilé par l'investisseur ? Ça, c'est les marchés cibles, notamment à qui ça va être destiné. on se rend compte qu'aujourd'hui, effectivement, certains assureurs l'ont fait, l'ont mis en place. Ils ont mis en place des règles de marché cible. Un produit très complexe, il faut que la connaissance client soit importante. Mais ça, tu vois, ça existe déjà. Donc en fait, ils mettent le doigt sur quelque chose qui est déjà mis en place par plein d'acteurs aujourd'hui sur le marché. Pas par tout le monde, mais par plein d'acteurs. Et c'est logique.
- Speaker #1
Et vous, vous êtes hyper OK avec ça ? Mais oui, bien sûr. Parce que ça va dans le sens de l'histoire.
- Speaker #0
Mais bien sûr, si demain, je ne sais pas... Tu veux piloter une voiture, tu veux t'acheter une voiture, tu veux une boîte auto. Je ne vais pas te foutre un truc avec des palettes, tu vois, c'est tout con. Mais c'est un exemple tout bête. Tu vas vouloir ce que tu veux, tu veux quelque chose de simple qui soit adapté à ta perception, à ta manière de faire, à ta manière de comprendre les choses. C'est exactement pareil pour l'investissement. Un produit où tu vas avoir un nombre de mécanismes beaucoup trop important, effectivement, il doit être proposé à un client qui est plus averti. Un produit plus sophistiqué doit être proposé à un client... qui a un niveau d'analyse ou un niveau de compréhension de ces mécanismes qui doit être plus important. C'est normal.
- Speaker #1
Et c'est ça le truc, je pense, qui est hyper important aussi à souligner. C'est qu'on s'est beaucoup attardé sur le rapport d'aléquation profil-risque par rapport au produit, mais sur la bonne compréhension du produit par le client est essentiel. La jurisprudence aujourd'hui va dans ce sens-là. C'est-à-dire que vous avez des personnes où le profil correspondait, mais en fait n'avaient pas forcément bien compris les mécanismes du produit. Et c'est là le danger. donc euh la question de la compréhension est centrale.
- Speaker #0
Exactement. Tu as le risque. Est-ce que ce produit n'est pas trop risqué par rapport au profil de risque de mon client ? Mais ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas suffisant. Est-ce qu'on s'est assuré qu'il a bien compris ? Je te donne un exemple tout bête. Aujourd'hui, les assureurs, lorsque tu fais un produit en assurance vie, tu as 10 questions. Si tu réponds à ces 10 questions, le groupe le fait chez l'INCSEA lorsque tu veux acheter un produit sauveturé, tu ne peux pas l'acheter tant que tu n'as pas répondu aux questions. Et donc, c'est ça qu'il faut mettre en place. Les questions qui sont liées au fonctionnement du produit. Exactement. Et nous, quel est notre rôle là-dedans ? Un distributeur, ça va être quoi ? Quand il va vouloir travailler Kerbis ? Moi, quand je vais l'onboarder, je vais devoir évaluer le niveau de connaissance de la classe d'actifs. Est-ce qu'il est expert ? Est-ce qu'il est correct ? Ou est-ce qu'il est novice ? Donc, quelqu'un qui est novice, ça veut dire que forcément, les familles de produits que je vais lui proposer, je vais peut-être lui proposer quelque chose de moins sophistiqué pour ses clients. parce qu'il n'a pas forcément aujourd'hui le niveau de connaissance. Et lui derrière, puisqu'il va proposer un produit plus simple, il va s'assurer plus facilement que c'est un produit qui va être compris par ses clients. C'est ça aussi. Le risque, c'est de proposer à des distributeurs qui n'ont pas forcément, on va dire, une expertise ultra aboutie. On est tous, moi par exemple, je ne suis pas bon en immobilier ou en private equity. On n'a pas tous ce niveau d'expertise dans une classe d'actifs. Tu es spécialiste de ta classe d'actifs et tu n'es pas conseiller en gestion de patrimoine. Eh oui. Les conseillers de gestion de patrimoine, ce n'est pas des traders. Leur métier, c'est de conseiller le patrimoine des clients, d'organiser la vie des gens aussi, leur patrimoine, leur retraite et leur transmission. Et donc, à partir du moment où, eux, on s'assure qu'ils peuvent commercialiser ce produit convenablement, j'ai fait mon travail. Et ensuite, eux, derrière, ils vont devoir expliquer convenablement et s'assurer que le client a compris la complexité de ce produit. Parce qu'au final, tu peux avoir des produits très simples. Aujourd'hui, tu vends une note au fixe. Note Tophic, c'est quoi ? Capital garanti à l'échéance, coupon garanti. C'est facile à expliquer. C'est le produit le plus simple, c'est rien, il n'y a aucun problème. Mais quand tu commences à faire des produits très sophistiqués avec des mécanismes où tu vas associer deux classes d'actifs, le risque de crédit, le marché action, les taux d'intérêt, etc. Là, il faut juste mettre ces produits-là en face de distributeurs qui ont eux aussi des clients derrière, qui sont en capacité de comprendre. C'est toute une chaîne. Ce rapport AMF-ACPR, il met le doigt sur des choses qui sont logiques. Sur lesquelles vous travaillez, vous êtes parfaitement en face. Tout à fait, c'est d'ailleurs pour ça qu'on change de statut, c'est d'ailleurs pour ça qu'on recrute une directrice de la conformité pour Airbis Solutions, qui vient notamment des autorités, parce qu'on a besoin aussi d'armer notre dispositif réglementaire pour la suite. Pourquoi aussi ? Parce qu'il faut la pérenniser cette classe d'actifs. Et donc pour la pérenniser, il faut qu'on soit de bons élèves aussi.
- Speaker #1
Justement, parlons-en de la suite. Broker, on dit broker en produits structurés. À l'heure d'un monde où on veut des intermédiaires, à l'heure de l'IA, comment vous vous abordez justement ce nouveau monde qui est devant nous ?
- Speaker #0
Alors ce qu'on anticipe, effectivement, tu vas te retrouver avec... Tu as une concentration du marché de la distribution d'épargne qui est très importante, mais tu as quand même des indicateurs qui te montrent qu'en 2025, tu n'as jamais eu autant de création de CIF.
- Speaker #1
complètement. C'est tout bon, mais... Le chiffre de la scène CGP va dans ce sens-là. Exactement. Pas beaucoup de barrières à l'entrée dans ce marché de CGP. Non. Donc en fait, il y a plein d'arrivants. Plein d'arrivants. Mais par contre, chez les gros, ça se concentre.
- Speaker #0
Exactement. Et donc, effectivement, nous, comment on voit ça ? On voit, nous concernant, sur notre quotidien, je pense qu'on va avoir un niveau d'expertise de la part de tous les distributeurs qui progresse sur les produits structurés. C'est évident. Et même, je pense, c'est toujours pareil, on dit que les Français ne sont pas bons en culture financière. C'est un peu vrai quand même. Malgré tout, aujourd'hui, je trouve que l'assurance-vie, ce n'est plus que du fonds en euros. Tu as d'autres choses quand même aujourd'hui. Et puis, les clients veulent avoir accès parfois à des plateformes digitales, à des CGP un peu innovants, à des CGP qui offrent une qualité de service, une ingénierie patrimoniale remarquable. Donc en fait, aujourd'hui, il y a quand même une tendance vers une croissance de ce marché-là. Donc nous, on pense que ça va grossir ce marché-là. Et on pense que le niveau d'expertise des distributeurs, et on va y participer aussi, va augmenter. Donc c'est plus d'outils, plus d'automatisation, plus d'autonomie. C'est-à-dire qu'on veut leur donner de l'autonomie aussi. Un exemple tout bête, le Pricer multiemetteur qui est en train d'être livré sur Airbismap, c'est quelque chose qu'on avait déjà, mais là on va le mettre à un niveau beaucoup plus abouti.
- Speaker #1
C'est de faire ses propres simulations.
- Speaker #0
T'es un expert, t'es un familier office, tu connais les structurés par cœur, t'as un ancien banque d'investissement, tu crées ton familier office ou ton camélisation de patrimoine. Je ne vais pas lui raconter la salade. Le mec, il connaît aussi bien les produits que moi. Il a envie d'autonomie. Et comme le niveau d'expertise augmente, il faut donner plus d'autonomie. Aujourd'hui, tu as plein de cas actifs qui le font.
- Speaker #1
Vous apportez en fait l'outil, les tuyaux, la plateforme.
- Speaker #0
Exactement. Et en fait, moi, je pense qu'on va arriver à un niveau d'ultra personnalisation de ces produits-là, à terme, avec des tickets.
- Speaker #1
Mais ça passe par la techno du coup. Je pense,
- Speaker #0
oui, parce que demain, aujourd'hui, tu vas avoir... Un client particulier pourra comparer les produits avec l'Aude ou avec ChatGPT. J'ai mon banquier qui me propose ce produit-là et j'ai mon CGP qui me propose ce produit-là. Quel produit faire ? Tu peux faire ça aujourd'hui, effectivement. Oui, bien sûr. Donc, en fait, il faut de la transparence et il faut de l'autonomie. Il faut que le CGP puisse vraiment créer son offre à sa main. Et ça, c'est vraiment quelque chose auquel je crois. Et après, est-ce que la classe active va être ? Toujours sur ces montants de collecte, j'ai envie de te dire... Je suis plutôt positif parce qu'en fait, elle marche, cette classe d'actifs, quand elle est bien fabriquée. Donc nous, on essaye de bien faire notre travail. On ne peut pas être devin et on n'a pas fait que des bons produits. On parle du Castellantis qui a fait aussi les gros titres. Le Castellantis, ce n'est pas les CGP et Airbis qui ont fait leur travail. C'est un accident industriel boursier monumental. Donc ça veut juste dire que quelle leçon tu prends de ça ? Peut-être que le single stock... Il doit représenter une partie un peu plus réduite de certains distributeurs.
- Speaker #1
Et sur des profils qui ont des... Très experts.
- Speaker #0
Très experts.
- Speaker #1
Et ouais, c'est plutôt marginal.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok, super clair Clément. Et attends, pour finir quand même, peut-être quelques petites questions en rafale. Vas-y. Pour mieux te connaître et puis que tu nous partages quand même quelques anecdotes pour ces dix ans. Toi, ton meilleur souvenir, là, à date, chez Airbis, c'est quoi ? Des réponses courtes. Pas langue de bois.
- Speaker #0
Le premier produit structuré qu'on a lancé.
- Speaker #1
T'es en ligne parce que je t'avais déjà posé la question.
- Speaker #0
C'est vrai. Tu te souviens de ce moment-là. C'est une super réussite. C'était rapide en plus. C'était une semaine après.
- Speaker #1
Pour ma part, je me souviens parfaitement du premier partenaire sur l'immédiat et du premier partenaire sur Wave, c'est toi. Et ça, je l'ai dit à Antoine à vos 10 ans, c'est clair qu'on s'en souvient toute sa vie. ton pire souvenir pro ? ton pire souvenir le confinement ça c'est hyper intéressant, t'as pas aimé le confinement toi ?
- Speaker #0
moi ce que j'aime c'est m'aimer avec les collègues et d'être en contact t'imagines, moi je suis quelqu'un qui aime être en plein air avec jouer au golf, bouger etc tu m'enfermes chez moi, je deviens cinglé complètement fou, je bossais toute la journée, nuit et jour je devenais cinglé puis au bout d'un moment, ça a été la libération dès qu'on a arrêté d'être confiné
- Speaker #1
Et en face de ça, sache que, j'ai posé la question à Antoine, ce qui l'a le plus impressionné chez toi, c'est justement cette période-là, c'est ta capacité à avoir mobilisé les équipes et à délivrer ce que vous avez délivré.
- Speaker #0
C'est marrant. On envoyait toutes les semaines une présentation de marché pour expliquer ce qui se passait, les implications et on faisait de la pédagogie. On organisait des webinaires, on avait pris des licences d'outils de webinaire. On n'a pas chômé, mais avec du recul, c'est horrible. C'est horrible. mais c'est un titre perso ce côté enfermé je peux pas jouer au golf je peux pas aller boire des coups avec mes potes je peux pas aller au resto je peux j'ai même pas le droit de sortir longtemps tu vois c'est horrible quoi tu te prives de tout quoi et moi j'étais privé par contre la seule chose dont j'étais pas privé c'était mon métier qui est ma passion aussi je suis passionné par mon métier donc c'est pour ça aussi que je pense pas trop mal fait dans cette période là bon c'est cool deux dernières questions ta plus grande fierté
- Speaker #1
de ces dix ans.
- Speaker #0
L'équipe d'aujourd'hui, quoi.
- Speaker #1
D'avoir constitué cette équipe de presque 40 personnes.
- Speaker #0
Tu te dis, en fait... Parce que là,
- Speaker #1
l'équipe, c'est toi qui... Je pense que du coup, Antoine et Yves ont œuvré, mais c'est toi qui t'es occupé de...
- Speaker #0
Alors, ils m'aident beaucoup. Ils m'aident beaucoup, mais avec du recul. Et je pense que eux, c'est pareil aussi. Quand ils voient ce qu'est devenu le groupe aujourd'hui, ils doivent être très fiers. Et moi, quand je regarde les gens aujourd'hui... Des jeunes que j'ai pris en stage qui sont aujourd'hui successfulls, qui sont hyper heureux, c'est ça dont je suis content. Tu te dis que tu as peut-être aidé au bout des vocations de certains ou à des gens d'être heureux. Moi, c'est ça ma plus grande fierté, c'est de dire qu'on a créé une équipe sympa, avec peu de turnover, quasiment pas même, et que les gens sont heureux de venir au bureau. Moi, je pense que c'est plus ça ma fierté.
- Speaker #1
Ça se sent quand on revient, et ça s'est senti clairement en 10 ans avec les partenaires présents.
- Speaker #0
Plus que les chiffres, en fait. Les chiffres, c'est une fierté d'être en croissance, mais ce n'est pas ça la principale fierté. La principale fierté, c'est de dire que tu crées une équipe qui est stable et des gens qui ont envie de revenir. Et année après année, ils disent toujours les mêmes conneries. Année après année, ils sont contents. Et en fait, tu crées un truc qui est génial et c'est plus ça dont je suis fier. C'est que les gens soient toujours heureux de venir bosser avec nous. C'est ça qui est le plus important.
- Speaker #1
C'était super Clément, merci beaucoup. Merci de t'être prêté à ce témoignage. Tu me disais en démarrage de l'échange, je te dis bon c'est un format qui est plutôt long, qui devrait durer une heure. Tu me disais bah non mais jamais, ça va jamais durer une heure. Ça fait exactement une heure qu'on est ensemble. Parfait. Mon cher Clément.
- Speaker #0
Eh bah j'ai pas vu passer.
- Speaker #1
Je vous dis que les personnes qui nous suivent auront apprécié. En tout cas merci à toutes et à tous justement d'avoir suivi cet épisode. Et je vous invite également à vous abonner à la chaîne Finostory qui reprend le parcours de celles et ceux qui font le marché de la finance. On revient. sur leur histoire, sur leur partage et sur leur expérience qui permet de mieux les comprendre, mieux comprendre les valeurs, l'ADN de leur structure et de la façon avec laquelle ils font leur métier. Merci encore une fois Clément et à très bientôt sur Wave Online.
- Speaker #0
A bientôt.
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté Finostories. N'hésitez pas à nous suivre et à vous abonner au podcast via toutes les grandes plateformes d'écoute pour être sûr de ne manquer aucun épisode. Si vous êtes conseillé en investissement financier, Retrouvez également nos tables rondes et nos webinaires animés par des experts sur WaveOnline. À bientôt !