- Speaker #0
Bienvenue dans Focus Sportpreneur, là où l'entrepreneuriat rencontre l'énergie du sport. Je suis Vanina, passionnée de basket et experte en gestion et événementiel. Ici, on parle de résilience, de discipline et de leadership, mais surtout de parcours inspirants et de stratégies concrètes pour structurer et développer ton activité. Parce qu'en business comme sur le terrain, c'est la vision et l'entraînement qui font la différence. Prête, prêt à entrer dans le game ? Dans cette série d'épisodes, je reçois Catherine Duong, ostéopathe depuis 2011. Ancienne sportive de haut niveau en handball, elle a ouvert ses premiers cabinets très jeune, avant de créer un lieu pluridisciplinaire dédié à l'accompagnement et au bien-être autour de la périnatalité, la MAB. A travers son parcours, on parle de sport, d'entrepreneuriat, de transformation professionnelle et de choix de vie. Pour ce troisième épisode, on parle du quotidien entrepreneurial de Catherine. Gérer un collectif,
- Speaker #1
jongler entre plusieurs rôles, communiquer et continuer à avancer dans la durée.
- Speaker #0
Bienvenue sur la troisième et dernière partie avec Catherine. Catherine, on a pu parler de tes débuts avec tes deux cabinets quand même à 22 ans, je le rappelle. La MAB, la maison de l'accompagnement et du bien-être.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On en a parlé un peu tout à l'heure, mais en fait, tu es sportive, en baleuse. travailles avec des clubs de handball où tu suis des équipes, une ou des équipes, une en tout cas, professionnelles, il me semble. Mais la MAB, c'est autour de la périnatalité, de la femme, de la grossesse. Pourquoi, en fait, tu aurais pu rester dans le sport ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. En fait, je pense que, vu que j'ai toujours baigné dans le milieu du hand, j'avais envie de sortir de ce monde. Pas être que dedans, tu vois. Déjà, c'est assez particulier, le sportif, je pense. Forcément, c'est exigeant. Et c'est souvent du one-shot, tu vois. Oui et non, du one-shot. Je ne sais pas comment l'exprimer. Mais c'est vrai qu'ils sont fidèles, les sportifs, sur ça. Il n'y a pas de souci. Parce que les joueurs que j'ai suivis il y a dix ans, qui ont changé de club, ils reviennent toujours me voir. Donc, sur ça, il n'y a pas de sujet. Je trouve quand même que moi, j'avais besoin de ce côté un peu systémique, tu vois, la famille, pouvoir suivre un peu l'évolution de toute la famille, tu vois. Donc évidemment, ces sportifs-là, quand ils ont des bébés et leurs femmes qui sont enceintes, ils me les ramènent aussi, donc il n'y a pas de souci, mais c'est quand même différent. Donc j'aime bien en fait soigner, en tant qu'ostéos, soigner le sportif professionnel. Le sportif lambda qui a un peu moins l'exigence du sportif professionnel, j'aime un peu moins par exemple. Parce qu'il ne va pas avoir l'exigence que j'aimerais qu'il ait pour avoir les résultats que je veux, en gros. Un peu ça. Et du coup, issue d'une famille nombreuse, j'ai toujours voulu travailler avec les bébés. Donc naturellement, dès que je sortais de mes études, j'ai fait des formations sur de la pédiatrie. Et voilà, c'était mon truc. Les enfants, travailler avec les enfants, etc. Donc, en fait, naturellement, je me suis formée et les patients sont venus à moi. Et donc, j'ai commencé à avoir beaucoup plus de patients bébés, femmes enceintes, femmes tout court. Et donc, du coup, c'est comme ça que je me suis spécialisée petit à petit et que je fais quasiment que ça au cabinet.
- Speaker #0
Parce qu'à un moment dans ton parcours, tu as travaillé, je crois, à l'hôpital, justement avec des enfants.
- Speaker #1
C'est ça, je travaille en maternité.
- Speaker #0
En maternité, voilà.
- Speaker #1
Une fois par mois. dans une maternité, dans un service gynéco-obstétrique et en salle de naissance du coup. Et donc ça, je pense que ça fait 3 ou 4 ans déjà. Avant ça, j'avais travaillé un petit peu en mater aussi. Et donc du coup, tu vois, de toute façon, je suis hyper active. Donc je ne peux pas faire qu'un seul truc. Je ne peux pas faire qu'un seul truc. Donc oui, je suis au cabinet où je ne fais quasiment que de la femme et de la pédiatrie. Je suis au club de hand deux fois par mois, deux soirs par mois. J'ai mis quelqu'un d'autre avec moi depuis un petit moment déjà. Je travaille à l'hôpital une après-midi par mois. Et j'étais prof avant, donc là je ne suis plus prof à l'école d'ostéopathie. Mais je fais de la formation post-graduée. Donc j'ai ma formation, maintenant j'ai monté ma formation depuis un peu plus d'un an. Et donc ça, je pense que cette année, j'ai dû donner 8 formations de 3 jours sur l'année, à peu près. Donc, tu vois, je fais plein de choses. Et du coup, au cabinet, je ne reçois que de la femme et du bébé et mes sportifs de haut niveau qui viennent me voir quand ils ont besoin.
- Speaker #0
Donc, tu as gardé quand même ta passion à côté. Tu fais tout en parallèle. Tu peux parler de ta formation ? Qu'est-ce que c'est déjà ?
- Speaker #1
En fait, je suis prof depuis, je crois, 2016. C'est ça, 2016. J'étais prof à l'école d'ostéopathie où je donnais cours en clinique et aux deuxièmes années. Donc, ça a été hyper formateur pour moi. J'ai évolué dans ma pédagogie, etc. Et après, j'ai commencé à faire des formations postgraduées. La première formation postgraduée que j'ai donnée, c'est pour les ostéopathes déjà diplômés.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'était sur la fertilité, prise en charge des troubles de la fertilité, accompagnement des femmes en désir d'enfants. Donc ça a commencé par ça, je pense que c'était il y a 6 ans, je pense, à peu près, si je ne dis pas de bêtises. Et ensuite, je me suis dit, ok, j'aimerais bien monter ma formation avec vraiment toutes les thématiques que je veux aborder. Donc du coup, je me suis rapprochée d'une orthophoniste. et d'une consultante en lactation. Et on a fait une formation sur trois jours sur la prise en charge des nourrissons avec des difficultés de sucion et troubles de l'oralité, pour être assez simple. En gros, difficultés de manger, pour manger chez les petits. Et donc, j'ai monté ma formation sur trois jours. Donc là, ça fait un peu plus d'un an déjà que je la donne. Et ça marche super bien, forcément. Enfin, forcément. Non, pas forcément, mais ça marche très, très bien. Et donc... Vous vous êtes demandée ?
- Speaker #0
En fait, finalement, il y en a qui ont besoin. Oui,
- Speaker #1
c'est demandé, même s'il en existe déjà des formations sur cette thématique. Mais je pense que moi, je voulais vraiment faire une formation complète dans le côté pluridisciplinaire. Donc le fait que j'ai réussi à faire venir un orthophoniste et une consultante en réactation, tu vois, tu as ce côté vraiment pluridisciplinaire que je pense qui est indispensable aujourd'hui, quand tu es ostéopathe, de travailler avec d'autres thérapeutes sûrs. Et le fait d'avoir apporté cette vision-là, je pense que ça a énormément plu. Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, les formations, elles se remplissent en demi.
- Speaker #0
Ça fait la différence par rapport à d'autres. Parce que tu as commencé... C'est toi qui as voulu former ou on t'a demandé si tu pouvais devenir formatrice ?
- Speaker #1
Non, en fait, quand je suis sortie de mes études, j'étais directement prof dès la première année. Mais j'étais prof superviseur, en fait. On appelait ça superviseur. dans le club de sport où je travaillais. Je faisais venir des étudiants au club de Ponto. Du coup, j'étais à l'époque, j'y suis toujours d'ailleurs. Et ensuite, j'ai arrêté au bout de quatre ans. Et c'est une autre école, pas celle où j'ai eu ma formation, qui m'a contactée par connaissance, en fait, qui m'a contactée pour voir si j'étais intéressée de devenir prof dans leur école. Donc, ça m'est un peu tombée dessus comme ça, tu vois. Parce que j'avais décidé d'arrêter dans l'école où j'ai eu mon diplôme. Et deux mois après, j'ai eu cette proposition, tu vois. Donc, c'était assez fou. Les planètes étaient complètement alignées. Et du coup, je me suis dit, pourquoi pas ? Et de garder un pied, tu vois, dans l'enseignement, ça me disait bien. Et là, du coup, c'est là où j'ai commencé à vraiment être prof.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça fait de former des ostéos ? Est-ce que ça t'a... Comment dire ? Parce que je trouve que pour expliquer ce qu'on fait... Déjà, je trouve que ça nous améliore dans ce qu'on fait. C'est-à-dire en tant qu'ostéo, ça améliore ta façon de pratiquer pour tes propres patients et de faire ton métier.
- Speaker #1
Je pense que d'apprendre à être pédagogue, c'est un vrai truc. Ce n'est pas tous les bons ostéos qui peuvent être bons profs. Et ce n'est pas tous les bons profs qui sont bons ostéos aussi. Je pense qu'il y a un vrai exercice qui n'est pas simple d'être pédagogue, de savoir expliquer avec des mots simples. de réussir à comprendre aussi les questions des étudiants et de savoir aussi dire, écoute, je ne sais pas. Ça aussi, je pense qu'il ne faut pas avoir de l'ego, je pense, quand tu es prof. En tout cas, si tu veux être un bon enseignant et un bon formateur, parce qu'aujourd'hui, je me considère comme formatrice et pas prof, parce que du coup, je forme des ostéopathes déjà diplômés. C'est un vrai exercice qui n'est pas simple, mais je pense quand même que j'avais déjà un peu la fibre pédagogue. je pense à quand j'étais jeune, je me disais, Quand j'étais au collège, je n'étais pas la première de la classe, mais c'était moi qui aidais les autres à faire les devoirs. Je me rappelle, il y avait un copain de classe avec qui je faisais du hand, d'ailleurs, parce qu'il y avait une classe sportive dans mon collège, et donc c'était un copain avec qui je faisais du hand au club, qui avait des difficultés scolaires. Et du coup, le mercredi, sa maman m'avait demandé si je pouvais lui donner des cours.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu vois, c'est marrant. Mais en fait, ça a commencé comme ça, je pense, tu vois. Et je pense que j'ai toujours eu un peu cette fibre de vouloir aider les autres. Et donc, ce n'est pas pour rien que j'ai fini ostéopathe aussi, tu vois. Mais à l'époque, avant de vouloir faire ostéopathe, je voulais être prof. Tu vois, j'avais quand même cette fibre.
- Speaker #0
Tu n'avais pas d'appréhension à superviser les jeunes déjà dès le départ, parce que tu l'avais déjà fait avant. Et pour toi, maintenant, c'est naturel de monter une formation, en fait. Non, mais c'est top. Et là, ta formation, du coup, ça fait combien de temps ? Tu m'as dit ? que tu as commencé ? Vraiment,
- Speaker #1
celle-ci, ça fait un an, un peu plus d'un an.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Cette formation sur cette thématique.
- Speaker #0
D'accord, d'accord. Oui, multicasquette, complètement. Si on revient sur la MAB, donc tu m'as dit qu'il y a une douzaine de thérapeutes.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Pour moi, ça me fait penser à une équipe, en fait.
- Speaker #1
Oui, complètement, c'est ça.
- Speaker #0
Comment tu gères ce collectif ? Parce que tu l'as dit tout à l'heure, c'est que, pour moi, tu fais du management.
- Speaker #1
Oui, c'est un peu du management.
- Speaker #0
Et comment tu gères, en fait, du coup, ce collectif, enfin, je vais appeler ce collectif, mais du coup, la maison, avec cette dizaine de professionnels qui ne sont pas de ta discipline ?
- Speaker #1
Pour rendre un peu l'équipe dynamique, en fait, je pense que je fais des propositions, je dirais, subtiles, où je dis, bon, ben voilà, les filles, si on a envie que la Mab, elle se développe et que finalement aussi, parce que je leur dis aussi, ben, aussi que votre propre profession, elle se développe, parce que c'est ça le but, c'est que... que la maison, elle se développe, mais que vous aussi, vous ayez du boulot. Parce qu'en vrai, moi, en tant qu'ostéo, j'ai pas de problème pour avoir des patients. Les sages-femmes, c'est pareil. En plein du temps, ils se remplissent tout seuls. Mais les autres professions, c'est des professions un peu plus difficiles à remplir pour avoir des consultations, etc. Donc moi, je leur ai dit, si t'as envie que ça se développe, il faut que tu t'investisses dans la maison. Donc comment, moi, je leur ai dit, comment on peut faire pour le développer ? Donc, j'ai proposé aux filles de faire une team Instagram. Donc, on n'est qu'à tous cinq à gérer la page Instagram de la Mab. Donc, il y en a une qui est à l'aise avec le fait de créer des visuels. Donc, son taf à elle, entre guillemets, c'est de faire les visuels. L'autre, ça va être de faire des stories tous les jours, des stories pour rappeler les cours collectifs, etc. Et on a une autre, elle va reposter, elle va répondre aux messages. donc en fait on a Toutes un peu une mission. Donc, c'est un peu comme ça que je les motive en leur disant, il faut qu'il y ait une team Instagram, il faut qu'il y ait une team site Internet. Et puis après, il y a une autre team. Qu'est-ce qu'on peut faire pour communiquer ? Qu'est-ce qu'on peut faire aussi pour améliorer un peu la maison ? Donc, je les motive un peu comme ça. Et les filles, j'avoue qu'elles jouent grave le jeu et qu'elles sont toutes hyper investies à leur niveau et à leur capacité. Ce n'est pas une obligation. Je leur dis, ce serait bien de faire ça. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je leur demande aussi leurs idées. On se fait des réunions de temps en temps, des repas. On essaie de se faire un repas tous les 3-4 mois. On se réunit, on discute un peu de comment on peut faire évoluer les choses. Et ça, je pense que ça rend le cabinet dynamique. Et ça permet aussi aux filles qui viennent de s'installer, qui n'ont pas énormément de patients quand elles commencent, parce que c'est normal,
- Speaker #0
tu vois,
- Speaker #1
de s'investir. Et ça aide aussi les autres thérapeutes à lui envoyer du monde, tu vois.
- Speaker #0
Comment le sport t'a aidé justement à gérer cette équipe, entre guillemets ? En tout cas, ton sport.
- Speaker #1
Je pense à la communication. Sur un terrain, tu dois communiquer. Quand tu es dans une difficulté, des fois, tu fais des réunions de crise aussi. C'est un peu ça, tu vois. Ça ressemble un peu à ça. Mais oui, et puis aussi, tu vois, l'âme un peu de leader dans une équipe aussi. je pense à ma je dis pas que je suis leader dans mon équipe mais tu vois d'avoir côtoyé des leaders tu vois je pense je pense à des joueuses avec qui j'ai joué qui ont été hyper inspirantes pour moi et qui m'ont défendue quand les entraîneurs me mettaient la misère tu vois parce que j'étais le petit bébé etc ces femmes là elles ont été hyper inspirantes pour moi et aujourd'hui je pense que j'ai appris d'elles pour aujourd'hui un peu euh... manager, si je peux dire, l'équipe de la MAP, tu vois.
- Speaker #0
Le sport collectif et l'avantage.
- Speaker #1
Il n'y a pas mieux, on peut me dire ce qu'on veut, les autres sports, non, pas pareil.
- Speaker #0
Désolée, moi je suis basketteuse, donc j'en vois complètement.
- Speaker #1
C'est pareil, tu vois, c'est exactement la même chose, tu vois. Et puis moi, j'ai grandi avec des basketteurs en plus, donc... Le basket, c'est mon truc aussi, tu vois. Sport collectif à fond.
- Speaker #0
Comment tu... Parce que, du coup, là, t'as plusieurs casquettes. Donc, la MAB, tu travailles encore, du coup, à l'hôpital. Je dis bien, je me corrige, s'il faut. Tu fais des formations. Comment tu gères tout ça ? Et puis, pardon, tes mamans surtout aussi. Tes mamans, excuse-moi, c'est plus important. Comment tu gères toutes tes casquettes ?
- Speaker #1
Je m'organise avec mon emploi du temps. En vrai, je fais beaucoup de choses, mais ce n'est pas des choses qui me prennent du temps. Quand je travaille au club, tu vois, c'est deux soirs par mois. Donc, ça ne me prend pas énormément de temps. Je le fais la semaine où je n'ai pas ma fille parce que je suis séparée du papa. Donc, je le fais, j'y vais la semaine où je ne l'ai pas. Donc, du coup, ce n'est pas grave si je rentre tard. L'hôpital, c'est un après-midi par mois, de 14h à 19h. Pareil, c'est le jeudi après-midi quand je n'ai pas ma fille. Donc, c'est du temps où je suis un peu moins au cabinet, mais c'est OK. Et la gestion vraiment du cabinet avec la compta, etc. J'essaie de me prendre une demi-journée par mois pour m'occuper de tout ce qui est papier, administratif, etc. En fait, c'est de l'organisation, tu vois. C'est de te prendre des demi-journées pour faire ça. C'est prendre du temps libre aussi. Et en vrai, j'ai vraiment réduit mon temps de présence au cabinet, même si j'y suis encore beaucoup. J'y suis au moins trois jours et demi par semaine. Et j'ai réduit mon temps de présence au cabinet pour gérer tout ça. Et aussi avoir du temps pour moi, parce qu'accessoirement, j'ai un copain qui habite à Nantes. Et du coup, il faut réussir à gérer vie professionnelle et vie personnelle. Et pareil, quand j'ai ma fille, je ne travaille pas le mercredi. En fait, c'est de la gestion pour moi. C'est de l'organisation. Ça s'apprend, mais ce n'est pas simple. C'est de l'organisation.
- Speaker #0
Tout le monde n'est pas forcément organisé. Je vois que même pour qu'on cale notre rendez-vous, s'il y a trois semaines, tu me dis que ce matin, parce que tu savais déjà ce que tu avais à faire, ton planning est déjà calé. Mais je dirais que c'est aussi la discipline. Parce que tu peux avoir un agenda qui est plein, mais c'est comment tu... tu t'engages avec toi-même pour respecter en fait cet agenda, sans décaler peut-être, ou dire non, finalement, je ne peux pas parce que je suis en retard sur l'autre.
- Speaker #1
Oui, en vrai, ce n'est pas simple. Déjà, je n'ai pas toujours été aussi bien organisée, ça c'est sûr. Maintenant, tu vois, mon agenda pour la prise de rendez-vous, par exemple pour mes patients, j'ai à peu près trois à quatre mois d'attente. Donc, je suis obligée d'être organisée. Donc, en fait... Tout mon emploi du temps, tu regardes mon agenda électronique, tout est écrit, mes matchs, les dates de matchs, les matchs de mon copain, parce que mon copain est joueur de vente professionnelle. Donc il y a tous ses matchs, les dates à peu près. Le seul truc qui est chiant avec lui, c'est que lui, ses dates de matchs, ses jours de matchs, on ne les connaît qu'un mois avant. En fonction des diffusions de matchs, il peut jouer le mercredi, le jeudi, et le vendredi, samedi, dimanche. C'est compliqué. Donc ça, c'est un peu chaud à gérer cette organisation-là. Mais du coup, je sais que... Je sais la semaine où j'ai ma fille ou j'ai pas ma fille. Donc déjà, je sais que le mercredi, quand j'ai ma fille, je travaille pas. Donc tu vois, tout est déjà bloqué sur presque un an, tu vois. Je sais exactement ce que je vais faire jusqu'à juin. Juin, date de mes vacances, tu vois.
- Speaker #0
Énorme.
- Speaker #1
De septembre à juin, tout est déjà calé. Je sais comment à peu près je vais m'organiser. Après, des fois, il y a des couacs. Je vais décaler mes rendez-vous de mes patients. Mais tu vois, je le sais au moins six semaines avant. Donc tu vois, je peux m'organiser. Donc en fait, même les jours où je vais passer bosser à l'hôpital, j'ai déjà les dates sur un an. Donc en fait, je suis obligée de me caler sur au moins six mois, tu vois. Sinon, je ne m'en sors pas, j'ai la tête sous l'eau, tu vois.
- Speaker #0
Est-ce que tu es du genre justement à prendre de la marge au cas où, garder peut-être ? Complètement, oui. Ah oui,
- Speaker #1
oui, complètement. Je garde, je ne le dis pas trop fort si mes patients écoutent ce podcast, mais effectivement sur Doctolib, tu vois, je n'ai pas de rendez-vous avant, là je crois que c'est dans quatre mois. Mais voilà, j'ai des petits trous par-ci par-là que je garde au cas où j'ai un problème, au cas où j'ai une urgence, tu vois, où je dois annuler une demi-journée parce que j'ai un problème personnel. Je sais que j'ai une petite marge pour recaler, tu vois.
- Speaker #0
Non, mais c'est nécessaire parce que tu es aussi dans l'anticipation. Donc, il faut que tu aies cette marge-là au cas où pour pouvoir gérer et pas que ça impacte tes patientes ou tes patients. Ou ta vie privée aussi. Ou ta vie privée, oui. Ou mes temps avec ma fille, tu vois. Oui, surtout, oui. Mais est-ce qu'à un moment donné, tu t'es sentie seule dans tout ton parcours ? Parce qu'il y a beaucoup de choses, tes multicasquettes, ta l'organisation, etc.
- Speaker #1
Non, je ne me suis pas trop sentie seule parce que je pense que je suis quand même bien entourée. On m'appelle Cathy et les bons contacts parce que j'ai des contacts partout. Quand les gens ont des galères, ils m'appellent. Non, en fait, j'ai une facilité dans les relations humaines qui fait que je pense que tu peux me demander n'importe quel... corps de métier, je pense que j'ai ça dans mes contacts. C'est l'avantage. Et non, je ne me suis pas trop sentie seule parce que déjà, tu vois, je n'ai aucun problème à demander de l'aide. Tu vois, si j'ai besoin d'une question en comptabilité, j'ai plein de copains comptables. Si j'ai besoin d'un conseil administratif, tu vois... Je pense que j'ai les contacts aussi. Pour les travaux, c'est pareil. Faire des travaux dans le milieu du BTP, j'ai des contacts aussi. Donc en fait, je n'ai aucun problème à appeler quand j'ai besoin ou quand j'ai une question, à demander aux gens. Ce qui fait que non, je ne me suis pas trop sentie seule. Après, oui, pour monter mon projet, je l'ai quand même fait toute seule le plus gros. Mais j'ai quand même demandé conseil autour de moi.
- Speaker #0
Oui, tu as monté toute seule, mais tu ne t'es pas sentie seule. Tu n'es pas isolée ?
- Speaker #1
Je dirais que non.
- Speaker #0
Tu t'es construit un réseau au fur et à mesure. Et moi, de ce que je vois là aujourd'hui, tu as une facilité en plus de communication. Et en parlant de communication, tu es très présente sur les réseaux sociaux. Pourquoi tu t'es lancée sur les réseaux sociaux ? En dehors de la Mab, c'est pour se faire connaître, Merci. Est-ce qu'il y avait autre chose derrière pour toi ?
- Speaker #1
Alors en fait, moi je me suis lancée sur les réseaux sociaux pendant le confinement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je m'ennuyais. Je m'ennuyais. Je m'ennuyais, je me disais, purée, qu'est-ce que je peux faire pour aider mes patientes qui sont enceintes ou qui viennent d'avoir un enfant et qui ne peuvent pas consulter d'ostéo, qui ne peuvent consulter personne. Donc qu'est-ce que je peux faire ? Je me suis dit, allez, let's go, je vais. En fait, l'idée n'est même pas venue de là, elle est venue de mon préparateur physique, le préparateur physique avec qui je bosse à Ponto, Mario, à qui je fais un petit coucou, que j'adore, qui est un très bon ami, qui, on a fait des vidéos en fait pour les joueurs, de mobilité, de renforcement, etc. Et c'est moi qui me suis collée à faire les vidéos. Et du coup, je me suis prêtée au jeu de me filmer, à faire des tutos un peu, tu vois. Et je me suis dit, ah ouais, mais en fait, il faudrait que je fasse ça aussi pour mes patientes. C'est comme ça que je me suis lancée. J'ai commencé à faire des vidéos sur comment soulager une douleur quand tu es enceinte, comment soulager les coliques de ton bébé. Des tutos vraiment hyper simples. Je me suis lancée et ça a cartonné. J'ai eu 10 000 abonnés en même pas six mois. Ça a vraiment cartonné. C'est comme ça que je me suis un peu lancée sur les réseaux et que j'ai continué après le confinement. Par contre, c'est un taf. c'est un taf à part entière c'est une organisation aussi donc je suis pas hyper active, je suis quand même un peu active mais je suis pas hyper active mais ouais c'est cool c'est je trouve que ça en fait là aujourd'hui c'est plus du tout les mêmes raisons pour lesquelles j'ai ouvert ma page Instagram, là aujourd'hui si je suis encore sur Instagram c'est juste parce que j'ai il y a des gens dans ma profession qui représentent sur les réseaux sociaux ma profession qui ne me conviennent pas, tu vois. Et du coup, moi, j'ai envie de montrer l'image que moi, j'ai de ma profession. Et c'est pour ça que je continue à être sur les réseaux. Sinon, j'aurais lâché les réseaux parce que c'est énergivore. Ça demande du taf. Et en plus, je me suis un peu passionnée un peu de la vidéo, du matériel. Donc, tu vois, j'ai investi dans un très bon appareil photo, dans des micros, dans des lumières. Et du coup, c'est une nouvelle passion que j'ai découvert. Et tu vois, j'essaie de faire des vidéos de qualité. Et... Donc j'aime bien, ça me passionne, ça me fait vraiment plaisir. Mais je ne me mets pas de la pression. Je ne me dis pas qu'il faut que je fasse un post par semaine. Parce que maintenant, avec l'algorithme d'Instagram, si tu ne postes pas régulièrement, tu n'as pas de visibilité. Non, je ne me mets pas la pression, je le fais. Je sais que les gens qui me suivent aiment bien ce que je fais parce que je fais du contenu quand même qualitatif. Donc voilà, c'est hyper énergivore, c'est un vrai taf. Je pense que ceux qui sont créateurs de contenu, bravo, parce que c'est un vrai... vrai, vrai, vrai travail qui est en plus hyper stressant parce que t'as la pression des vues, tu vois. Pour avoir des collaborations avec les marques, il faut faire des vues, il faut être régulier. C'est dur, franchement, c'est dur.
- Speaker #0
T'as eu, dans tes premières vidéos, que pour toi t'as eu de la prévention ou c'était naturel ?
- Speaker #1
Non, d'ailleurs, quand je les vois, je me dis, oh là là, c'est gênant. Je suis coincée et tout, je suis toute raide. Non, ça a été formateur aussi, forcément. pour parler dans la caméra. Maintenant, je suis à l'aise parce que j'ai l'habitude. Mais forcément, ça a été formateur. Je regarde mes premières vidéos et mes vidéos d'aujourd'hui, ça n'a rien à voir. C'est hyper drôle.
- Speaker #0
Tu gères toute seule encore aujourd'hui ? Tu as toujours géré toute seule ou tu as essayé de déléguer à un moment ? Non,
- Speaker #1
je fais tout toute seule.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui, je fais tout toute seule. Je te dis, maintenant, je me filme. Je me suis toujours filmée toute seule à l'iPhone. Et là, depuis un an, mon copain m'a offert un appareil photo. Donc, tu vois, j'essaie de faire mes vidéos. Donc j'ai un pote à moi qui est vidéaste, qui m'a donné un cours il n'y a pas longtemps parce que j'ai investi dans des lights, des lumières. Donc il m'a donné un cours, il m'a réexpliqué un peu comment régler la caméra. Donc là, je commence un petit peu à être plutôt bonne sur ça. Donc voilà, j'aime bien. Après, tu vois, c'est un truc perso. Je ne gagne pas d'argent à faire mes vidéos Instagram. Donc non, j'aime bien. C'est un petit passe-temps. En plus de tout ce que je fais. C'est des pas à tête close.
- Speaker #0
J'ai l'impression en fait que quand tu fais quelque chose, tu vas à fond. Tu vas à fond, surtout en plus quand tu es passionné. Là, j'ai l'impression que ça te passionne aussi parce que d'une certaine façon, ça n'a rien à voir avec ce que tu as fait. C'est de la communication, création de contenu. Qu'est-ce que tu poses ? Chercher la thématique qui va, le sujet qui va peut-être parler.
- Speaker #1
Après, les sujets que j'aborde sur ma page Instagram, c'est des sujets qui me passionnent. C'est sur l'ostéopathie. Je parle beaucoup d'ostéopathie pédiatrique, mais je ne parle pas que de ça. Mais tu vois, c'est des sujets quand même qui me passionnent, qui me tiennent à cœur. Tu vois, je fais de l'information, beaucoup d'informations pour les ostéos déjà diplômés ou les futurs d'ostéo. Et tu vois, je ne parle pas de sujet lambda. Donc voilà, je fais vraiment du contenu informatif et qui, pour moi, ça m'aide quand même au quotidien. Parce qu'en fait, in fine, ça me fait quand même de la pub pour mes formations déjà. Même si de base, ce n'était pas forcément le but. L'idée quand je fais ça, c'est que je me dis que je veux que les ostéos qui prennent en charge des bébés sachent que ça, ça existe, qu'ils doivent se former dans cette thématique, que les parents qui sont démunis parce qu'ils ont des difficultés avec leur bébé, qu'ils savent qu'il y a des solutions qui existent. C'est plus dans ce but-là. Forcément, ça reste quand même dans la thématique de ma profession. Ma profession, pour moi, c'est un métier passion. Ça reste quand même en lien avec mon métier.
- Speaker #0
Tu l'as dit, c'est un métier passion. Est-ce que c'est un moteur, justement, pour toi, pour avancer tous les jours ?
- Speaker #1
Complètement. Franchement, entre gérer le téléphone, parce que t'es secrétaire aussi, t'es secrétaire, t'es comptable, tu fais les papiers, donc tu fais tout. Et si ton métier ne te passionne pas, déjà, ça ne peut pas fonctionner, parce que les passions ne reviennent pas. Et tu ne peux pas tenir, tu vois, parce que c'est... C'est un métier qui te demande beaucoup d'investissement. Si tu n'es pas passionné, tu ne t'investis pas.
- Speaker #0
C'est l'endurance. C'est ça. On revient encore sur le sport.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
On revient encore sur le sport. Qu'est-ce que tu dirais à toi à l'ouverture de ton premier cabinet ? Là, maintenant, avec toute cette expérience, qu'est-ce que tu te dirais ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je me dirais ? Franchement, je pense que je ne me dirais rien. Est-ce que... Je pense que les erreurs, parce que j'en fais encore aujourd'hui des erreurs, toutes les erreurs que j'ai eues, ça a été des leçons. Ça a été hyper formateur et j'en ai fait plein des erreurs, j'en fais encore aujourd'hui. Et en fait, moi je me suis toujours dit, quand tu te trompes, quand tu as un échec, ça va t'apprendre, tu as forcément quelque chose à tirer de cet échec. Donc en fait, je pense que je ne me dirais rien, je me dirais, je serais tout pareil. Si je voulais recommencer, je ferais tout pareil.
- Speaker #0
Ok, de toute façon, t'as appris toi tes erreurs et t'as pas besoin d'aucun conseil que tu donnerais.
- Speaker #1
Non, je suis comme ça. Non.
- Speaker #0
Ok. Comment tu imagines la suite pour toi et notamment la MAB ?
- Speaker #1
J'aimerais bien avoir un projet d'agrandissement.
- Speaker #0
Une plus grande maison ?
- Speaker #1
Il y a quelques personnes qui le savent. En fait, je voulais agrandir de base et la mairie m'a dit non. Et du coup, je réfléchis peut-être à un truc plus grand ou une deuxième MAB, pas loin, je ne sais pas. Là, en tout cas, c'est en train de mûrir. J'aimerais bien parce que j'ai d'autres thérapeutes que j'aimerais faire venir. Je pense qu'ils seraient complémentaires avec celles qui sont déjà là. Donc, j'aimerais bien.
- Speaker #0
Ce n'est pas un goal, ce n'est pas le but, je vais absolument faire ça. J'ai réfléchi.
- Speaker #1
Plutôt, comment toucher encore plus de personnes, comment aider et accompagner plus de personnes ? Tu le fais déjà à travers ta communication, parce que pour moi, sur les réseaux, ils ne sont pas forcément déjà de ta ville, et tu les aides aussi. Je pense que finalement, c'est une continuité de ce que tu fais.
- Speaker #0
Exactement. Et puis, tu vois ce côté où, quand je te disais, Je veux que... toutes les professions qui s'alignent, etc. Par exemple, moi, je trouve que dans mon cabinet, ça manque d'une orthophoniste, ça manque d'une psychomote, ça manque d'une pédiatre ou d'un médecin, d'un échographiste. Ça, c'est des professions où j'ai envie qu'on puisse avoir ces contacts-là à côté et de se dire, OK, là, j'ai vraiment besoin d'un rendez-vous en urgence. Les échographies, des fois, ça peut être long, les délais. Je veux que... je puisse demander à mon collègue, écoute, fais-moi une faveur, tu peux me prendre cette patiente en plus, tu vois. C'est ça, en fait, que j'ai besoin. Et du coup, ces professions-là, c'est ce type de professionnel, je trouve, qui manque dans mon projet pour que ce soit vraiment complètement complet. C'est pour ça que je me dis que j'aimerais bien faire un agrandissement pour avoir ça, tu vois, à côté et entre un équipe, tu vois.
- Speaker #1
Je te le souhaite.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Je veux pas tes futures patientes et patientes. Et on verra. On va clôturer. cet épisode, ce dernier épisode. Et je veux quand même finir avec des questions. Tu me réponds un mot, une phrase au tac au tac, sans trop réfléchir. Ce que j'appelle les questions éclaires. Un mot pour décrire ton parcours.
- Speaker #0
Un mot sans réfléchir comme ça, c'est dur.
- Speaker #1
Sans trop réfléchir en tout cas.
- Speaker #0
J'irais passion. Passion, je dirais, ouais. Que je l'ai fait, je l'ai fait avec passion, je pense.
- Speaker #1
D'accord. Quel est l'outil indispensable dans ton quotidien d'entrepreneur ?
- Speaker #0
L'outil indispensable ? Matériel ou ?
- Speaker #1
Toi qui vois.
- Speaker #0
D'accord. L'outil indispensable en tant qu'entrepreneur ? Mon téléphone.
- Speaker #1
Mais après, vu que tu étais des secrétaires, il y avait ton agenda. Agenda électronique,
- Speaker #0
voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Hélas, effectivement, c'est le téléphone. Mais pour les bonnes raisons, la meilleure décision que tu aies prise ou apprise récemment ? Plutôt que tu aies prise.
- Speaker #0
La meilleure décision que j'ai prise récemment, de un peu moins travailler.
- Speaker #1
L'équilibre vie pro-vie perso. Oui,
- Speaker #0
l'équilibre vie pro-vie perso. Je pense qu'il n'y a rien de plus important. Déjà pour être épanouie dans ton travail. Être épanouie, avoir une bonne relation avec ma fille forcément. Une bonne relation avec mon conjoint. Je pense que ça c'est un truc... Quand tu te lances dans une profession où tu travailles beaucoup, moi j'ai toujours beaucoup travaillé, c'est un peu les valeurs que j'ai eues avec mes parents. Je pense des fois tu t'oublies un peu en tant que femme, tu t'oublies aussi dans ta vie de famille, dans ta vie de mère. Je pense que l'équilibre pro-perso, c'est ce qu'il y a de plus difficile à faire, mais c'est ce qu'il y a de plus important dans la vie. La santé, elle passe par être épanouie dans ta vie perso. Donc je pense que j'irais ça, d'avoir deux mois de travail. Même si je travaille encore beaucoup, mais moins qu'avant.
- Speaker #1
Le plus gros défi que tu as surmonté cette année ?
- Speaker #0
Le plus gros défi ? J'irais d'avoir créé ma formation et de la faire dans mon cabinet aussi, parce que ma formation, je la propose dans l'école d'ostéopathie où je travaille et dans mes locaux, dans mon cabinet. Je pense que c'était ça mon plus gros défi. L'organisation et la gestion de ma formation.
- Speaker #1
C'est la nouveauté, en fait, de voir ce que tu peux gérer. C'est ça. OK, OK. Une personne qui t'inspire ?
- Speaker #0
Une personne qui m'inspire ? Wow ! C'est facile, je vais dire ma mère, mais non, je vais dire autre chose. Je trouve que c'est un peu banal. Mais si,
- Speaker #1
c'est le cas.
- Speaker #0
Ouais, je dirais ma mère, en vrai. Mes parents, mes deux parents, je dirais mes deux parents.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Parce que... Tu vois, issus de l'immigration, ils ont changé de pays, ils avaient quatre enfants, ils ne parlaient pas la langue, ils n'ont pas eu la chance de faire des études. Et tu vois, ils m'ont quand même soutenue dans mes projets, même si au début, ils n'étaient pas trop chauds que je fasse ostéo parce que ça coûte de l'argent, tu vois. Oui, je dirais quand même mes parents. Je pense que c'est les personnes les plus inspirantes dans ma vie, dans le réel en tout cas, que je connaisse. Je pense que c'est mes parents, oui.
- Speaker #1
Merci les parents.
- Speaker #0
Oui, clairement, oui.
- Speaker #1
Et les frères et sœurs, je ne sais pas s'il y a des sœurs. Oui,
- Speaker #0
on est une fratrie de six.
- Speaker #1
Effectivement, le collectif, encore.
- Speaker #0
On trouve le collectif.
- Speaker #1
Merci Catherine.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
De rien, avec plaisir. Est-ce que tu as un dernier mot à dire pour clôturer ?
- Speaker #0
Non, je pense qu'on a bien détaillé les sujets de la thématique de ton podcast, donc je pense qu'on est bon. Mais non, honnêtement, je pense qu'en tant que femme, on peut avoir des barrières ou des craintes à cause de la société d'aujourd'hui. Mais je pense que les femmes, on est bien plus entreprenantes et plus intelligentes que les hommes. Désolée, les hommes. Mais on peut parfois être freinés par le fait qu'on a une vie de famille, qu'on va être maman, qu'on a un projet de bébé, etc. Donc on peut avoir peur. Mais pour moi, il n'y a aucun sujet et aucun problème à pouvoir allier sa vie de famille, sa vie de mère. et d'être entreprenante. Il n'y a aucun problème sur ça. Donc, je pense que nous, les femmes, on a une capacité d'organisation, une capacité humaine que beaucoup d'hommes n'ont pas. Et donc, vraiment, il ne faut pas avoir peur de se lancer. Je pense que c'est vraiment ça que j'ai envie de dire aux femmes. Merci pour ce mot. J'adhère à 100%.
- Speaker #1
Merci. À bientôt sur Focus Parpreneur.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
À travers son parcours, Catherine montre qu'entreprendre, c'est surtout évoluer. Évoluer dans son métier, dans ses rôles et dans ce qu'on choisit de transmettre. Merci d'avoir suivi cette série Focus Sportpreneur. Si cet épisode vous a parlé, n'hésitez pas à le partager et à suivre le podcast pour découvrir d'autres parcours à la croisée du sport et de l'entrepreneuriat.