- Speaker #0
Quand je vois la France, on est de moins en moins une puissance économique, j'ai envie de montrer qu'il va falloir arrêter de compter sur les autres. Dans l'ouverture de ma salle, c'est pareil, parce que ça n'a pas été un long flanc tranquille, le lancement. Est-ce que je n'ai pas été fou d'investir presque une partie de mes économies ? Pour ce projet, on a tout refait, donc on a enlevé tout un faux plafond, on a enlevé le sol, etc. Donc là, t'as plein de surprises. En tout, presque 30% de budget travaux en plus. Le pire moment pour moi, ça a été en fait...
- Speaker #1
Bienvenue sur Focus Sportpreneur. Dans l'épisode précédent, on a découvert le parcours de Victor Basse. Ses débuts dans le commerce, son passage vers le sport. puis sa carrière de boxeur professionnel. Dans ce deuxième épisode, on va se concentrer sur la création de l'Arena Boxing Club, à Neuilly-Plaisance dans le 93. On parle du déclic entrepreneurial, du choix d'ouvrir une salle premium, des démarches, des travaux, des imprévus, mais aussi de la manière dont son mental de sportif l'a aidé à tenir dans les moments de pression. Tu as disputé 58 combats dans ta carrière, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ce que tu m'as dit, c'est que ce que tu aimais aussi, c'est l'adrénaline. C'est la... Je ne sais pas si tu mets adrénaline et pression au même niveau, mais est-ce que cette pression, cette adrénaline, tu l'as sentie quand tu as lancé ta salle ? Parce qu'on n'a pas parlé encore, j'avance encore un peu, mais est-ce que tu l'as sentie ça ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Parce que dans la préparation d'un combat, dans l'adrénaline-pression, c'est un peu pareil. L'adrénaline permet de surmonter cette pression. et de te surpasser. Et dans l'ouverture de ma salle, c'est pareil, parce que ça n'a pas été un long flanc tranquille, le lancement. Il y a eu plein d'imprévus qui te mettent la pression, qui te font stresser, qui te refont poser des questions. Est-ce que j'ai bien fait de faire ça ? Est-ce que je n'ai pas été fou d'investir presque une partie de mes économies pour ce projet ? Surtout que tu n'as encore rien dans les mains. Tu n'as même pas encore ouvert que tu as déjà des difficultés. Donc, tu as une pression, mais en même temps, tu as l'adrénaline qui te permet de te surpasser derrière.
- Speaker #1
Avec l'expérience des 58 combats, cette pression, parce que c'est des émotions finalement, comment tu gères ça ? Parce que, OK, tu as la pression, mais en fait, tu vas quand même au combat. Ok, tu as eu la pression quand tu as ouvert la salle, mais tu l'as quand même ouverte.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Comment tu gères ça, toi, mentalement ? Est-ce que c'est justement avec le préparateur mental qui t'avait aidé à travailler dessus qui fait que, ok, il y a la pression, mais ce n'est pas grave, j'y vais ?
- Speaker #0
C'est ça. En fait, ça m'a apporté de la résilience. Et aussi, le fait qu'il faut vraiment travailler, il ne faut jamais abandonner. Et tout est possible à surmonter. Ça prendra le temps qu'il faut. Et aussi, il y a cette partie-là. Quand je dis ça prend le temps qu'il faut, parfois, quand on a un problème, on a l'impression que si on ne l'a pas résolu le lendemain, c'est foutu. Alors que non. Si notre problème, il met trois semaines, un mois à être résolu, ça mettra un mois. Et ça ne veut pas dire qu'il faut abandonner. Ça veut dire qu'il faut réussir à se détacher un petit peu émotionnellement. Se dire aussi qu'il y a quand même pire dans la vie. Donc, le plus important, ça reste la santé. Voilà, donc tant qu'on a la santé, on n'est pas KO, on n'est pas allongé, on n'est pas KO sur le ring. Tant qu'on, même si on a des difficultés, voilà, je mets ça au même niveau que quand tu prends des coups, t'as des solutions. Oh, étape fort, j'arrête. Ou étape fort, je vais trouver la solution. Mais j'abandonne pas. Et vraiment, ça m'a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup aidé. Et cet aspect combatif, en fait.
- Speaker #1
Tu l'avais déjà en toi ou tu as dû le travailler, cet aspect combatif ?
- Speaker #0
Je pense qu'il s'est fait au fur et à mesure. Il se développe petit à petit. Après, je pense que j'ai toujours eu un peu ce côté un peu rêveur. Voilà, on va au bout à chaque fois des choses. À partir du moment où on se lance dans un projet, soit on ne fait rien, mais si on décide quelque chose, il faut aller au bout, parce que même pour l'estime de soi, on se dit... On peut être fier derrière du travail accompli. Donc si on commence quelque chose, pour moi, il faut aller au bout. Même si ça rate, c'est pas grave. Moi, on n'a pas de sentiment d'inachevé. C'est ça aussi que je voulais vraiment pas avoir dans la boxe. J'avais refait toute ma vie, mon orientation, mes changements de travail pour réaliser un rêve et j'arrête au bout de deux défaites. C'est pas possible.
- Speaker #1
Mais tu te disais ça à toi-même ou on te le disait ? Je me le disais à moi-même. En fait, finalement, c'est vraiment toi et toi. On revient, là, c'est pas sur le ring, mais c'est toi et toi. Tu te donnes des objectifs. Il faut que tu ailles jusqu'au bout pour être aligné avec toi-même.
- Speaker #0
C'est ça. Mais je n'y arrive pas tout seul. Et je n'ai pas honte de me faire aider, demander de l'aide. Donc là, ma seule solution, c'était un préparateur mental dans ce cas-là pour la performance sportive. Surtout qu'en France, c'était un petit peu... C'est un peu... Ce n'était pas forcément tabou à l'époque,
- Speaker #1
mais limite.
- Speaker #0
Dans la boxe, sport de bonhomme, peut-être encore plus. Non, tu n'as pas besoin de préparateur mental. Soit tu es un bonhomme, tu es là sur le ring, tu es fort, soit tu n'es pas fait pour ça.
- Speaker #1
Là, tu as parlé des deux premiers combats. C'est comme quand tu as un accident, on va prendre du vélo. Tu fais du vélo, tu commences à faire du vélo, tu tombes, tu te blesses en fait. Mais si tu ne remontes pas en vélo rapidement, tu arrêtes. Et donc, pour moi, après, c'est un travail mental à faire, entre guillemets, et comprendre ses émotions et comment faire avec ces émotions-là, en fait.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc, bravo.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Et est-ce que tu peux, du coup, me parler de cette ceinture bien spécifiquement, s'il te plaît ?
- Speaker #0
Donc, ça, c'est la ceinture... ISK, c'est une fédération de kickboxing. C'est une fédération internationale. Et c'est un titre intercontinental. Dans l'or, tu as championnat d'Europe, championnat intercontinental et championnat du monde. C'est le titre le plus important que j'ai gagné. J'ai aussi d'autres ceintures. J'ai deux titres de champion de France en pro. Et après, j'ai d'autres ceintures que tu gagnes dans des galas. Quand tu gagnes dans une organisation, tu as la ceinture de l'organisation. Celle-là, c'est la dernière que j'ai gagnée. C'est celle dont je suis le plus fier.
- Speaker #1
Et c'est en 2024, tu m'as dit. Donc, ce n'est pas si vieux que ça. Bravo, ce n'est pas à tes 20 ans. C'est ça.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et que tu as été...
- Speaker #0
C'est à 34 ans. Après, pour moi, dans la boxe, l'avantage aussi de la boxe, c'est que même si j'ai commencé tard, c'est un sport où tu es vraiment mature. je pense à la trentaine. Trentaine, physiquement, tu es encore au top. Et surtout, tu as une expérience. Et puis, tu te connais. Moi, j'avais besoin de me... J'ai mis du temps à me connaître, à savoir quel boxeur je suis, de quoi j'ai besoin pour performer. Tu as toute cette maturité-là qui t'aide.
- Speaker #1
Mais tu m'as dit quelque chose où... Tu m'as dit que tu as commencé tard, parce que c'était vers 18 ans que tu as commencé ? À 20 ans, j'ai commencé. À 20 ans ?
- Speaker #0
Oui, premier entraînement. Premier combat à 21, 22 ans.
- Speaker #1
Ok, quand tu dis commencer tard, c'est quoi l'âge idéal pour commencer ?
- Speaker #0
Moi, j'ai plein de gens contre qui j'ai boxé. C'est leur sport depuis tout petit. Ils ont commencé à 8 ans, 10 ans, comme on commence le foot, et après ils continuent. Après, tu en as pas mal aussi qui ont commencé vers 13, 14 ans. à l'adolescence pour se canaliser, etc. Et voilà, je fais partie de ceux qui ont commencé tard ce sport et qui sont arrivés aussi à ce niveau-là.
- Speaker #1
Tu as dit également que tu coaches. Tu es devenu coach de boxe. Tu peux préciser un peu plus parce que peut-être que je ne donne pas les bons termes.
- Speaker #0
Boxe anglaise ? Les deux. J'ai fait aussi beaucoup de boxe anglaise. Comme je te disais, j'avais fait champion de France universitaire. Je coach en boxe anglaise et en pieds-points. Pieds-points, ça va être kickboxing, boxe-taille aussi. J'ai fait des combats en boxe-taille. Mais là où j'ai le plus performé, c'était vraiment en kickboxing.
- Speaker #1
Kickboxing. C'est ça. Et dans ton parcours, à quel moment tu as commencé à coacher des personnes ? Parce que tu as passé le diplôme, mais c'est vrai qu'on n'a pas abordé ce point-là.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
et Donc, à quel moment tu as coaché ces personnes et est-ce que le fait de coacher t'a aidé, toi, dans ta carrière ?
- Speaker #0
Ouais, parce que tu fais des rencontres, en fait. Donc, tu discutes et surtout, tu vois si t'aimes ça ou pas. Ce que j'ai surtout fait, donc, quand j'ai terminé mon BPJ EPS, c'est là où il fallait que je rattrape mon retard en STAPS. Donc, j'ai dit, je vais faire que du coaching, avec des connaissances, avec... On donne mon numéro à quelqu'un. Donc là, je fais quelques coachings. Je dois en faire maximum 10 par semaine. Mais c'est parfait. Ça permet d'avoir suffisamment d'argent et aussi suffisamment de temps pour passer mon concours de prof d'EPS et continuer à m'entraîner. Donc, c'est le bon équilibre. Et là, ça t'aide parce que tu rencontres des personnes et c'est un échange humain. Eux, ils te parlent d'eux. te parlent un petit peu de leurs problématiques. Toi, tu peux les aider. Moi, je peux m'appuyer sur mon parcours pour, même si je suis encore jeune, parfois je coache des gens, ils ont 40, 45 ans, alors que moi, j'en ai que 25. Mais je peux m'appuyer un petit peu sur mon parcours pour aussi donner mon point de vue, donner quelques conseils. La séance de coach, parfois, c'est... Alors, tu as des personnes qui ne viennent vraiment que pour le sport.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
T'en as, tu fais moitié coach, moitié peu psy. De toute façon,
- Speaker #1
t'as l'aspect mental, tu en as parlé. Donc, en fait, ça fait partie du jeu parce que certains, peut-être qu'ils n'osent pas, parce qu'ils ont l'appréhension ou la non-légitimité. Donc, oui, ça peut se comprendre. Et à un moment donné, t'as travaillé avec des jeunes. Est-ce que tu peux m'en parler, s'il te plaît ?
- Speaker #0
Donc, il y a environ six ou sept ans, j'ai arrêté de faire des coachings pour les particuliers j'ai voulu vraiment passer encore un cap dans ce que je pouvais apporter grâce à la boxe et c'est là où je me suis intéressé à des publics un peu plus spécifiques j'ai un ami qui est directeur d'une association qui s'occupe de personnes atteintes d'autisme donc c'est une très grosse association et zoom Ils ont des enfants, des jeunes, des adultes. Et ça s'appelle le silence des justes. Donc, ils font un très, très beau travail. Et du coup, quand il a vu que je développais un projet de boxe pour tous, il m'a contacté, il m'a dit ça m'intéresse pour mes jeunes. Et donc là, c'est comme ça que j'ai démarré ce projet-là. Je recevais des groupes de 3-4 autistes qui venaient avec leurs éducateurs. Et le but, c'est de les faire bouger, de leur faire vraiment des petites bases en boxe. Et en fait, c'est de l'inclusion. C'est montrer que tout le monde peut pratiquer une activité physique et de la boxe, chacun à son échelle.
- Speaker #1
Tu as parlé de ton projet Boxe pour tous, tu peux m'en parler ?
- Speaker #0
Oui, donc ça, c'est une association que j'ai ouverte, qui existe encore, qui s'appelle Every Boxing. comme Everybody mais Everyboxing. D'accord. Et en fait, ça c'est mon premier vrai projet entrepreneurial, on va dire. Même si c'est une association.
- Speaker #1
Tu es entrepreneur social aussi, pour moi c'est...
- Speaker #0
C'est ça. Donc, on a commencé avec les personnes autistes. Ensuite, j'ai eu une opportunité avec les jeunes de la mission locale de Noisy-le-Grand. Donc là, le but, c'est des jeunes qui sont dans un programme qui s'appelle le CEJ, contrat d'engagement jeunesse. Donc, c'est des jeunes qui ont moins de 26 ans, qui n'ont pas travaillé, qui n'ont pas de formation. En fait, c'est des jeunes qui sont en décrochage. Ils n'ont pas le droit au RSA et ils n'ont rien, en fait. Donc, le but du programme, c'est de les réinsérer dans la vie active. Donc, ils ont des ateliers rédaction de CV, recherche d'emploi, jeu de rôle pour des entretiens. Et nous, on a mis en place, une fois par semaine, ils font une séance de boxe. Pourquoi la boxe ? Pour se remobiliser, pour reprendre confiance en soi, pour se redonner une discipline aussi, et pour faire le lien aussi entre effort et récompense. Ils font deux mois de boxe, ils partent d'un niveau zéro. Au bout de deux mois, ils ont appris des bases. Mais pour ça, ils ont dû se dépasser, faire des efforts, réessayer, rater, réussir. Et c'est le discours que je leur fais aussi quand je les reçois. C'est-à-dire qu'on ne va pas leur dire oui à leur premier entretien d'embauche. Donc, il va falloir persévérer. Donc on arrive à faire un lien comme ça entre boxe et insertion sociale.
- Speaker #1
Pour moi, le sport, de manière générale, c'est une belle école. L'école de la vie permet de voir, tu en as beaucoup parlé en fait, le dépassement de soi, la persévérance, la résilience, notamment la discipline aussi, l'autodiscipline. C'est super important. Et dans cet aspect-là, moi, j'entends en fait une envie de transmettre. Pourquoi c'est important pour toi ?
- Speaker #0
C'est important parce que déjà, il y a le contexte. Le contexte social, économique, depuis plusieurs années que c'est quand même beaucoup dégradé. Moi, quand je vois la France, on est de moins en moins une puissance économique. Et en fait, il y a un moment où il va falloir se battre pour réussir dans la vie. Il y a de moins en moins d'aides sociales, donc il va falloir, par soi-même, Réussir à ouvrir les barrières, à casser le plafond de verre. Moi, je suis né à Montreuil, j'ai grandi à Noisilles-le-Grand. Donc, je suis un bon lieuzard. Et j'ai envie de montrer que va falloir arrêter de compter sur les autres. Il va falloir se débrouiller tout seul parce qu'on sera de moins en moins aidé. Et c'est à nous de prendre notre destin. Et c'est un petit peu ça que j'ai envie de transmettre. Et voilà, moi, la boxe, ça m'a permis de dépasser tout ça. Et après, de montrer que chacun peut avoir son propre parcours. Il faut trouver, il faut identifier le sien, il faut identifier ce qui va nous permettre d'aller de l'avant.
- Speaker #1
On revient sur le toi et toi. C'est d'abord, pour aller dans le monde comme il existe, il faut déjà... se combattre avec soi-même, oser faire des choses et aller chercher comme toi avec tes objectifs. Et ça me permet de faire une transition avec la partie entrepreneuriale. Quel était le déclic pour ouvrir une salle ?
- Speaker #0
Oui, parce que là, j'étais bien. J'étais prof d'EPS, donc fonctionnaire à mi-temps. j'avais mes combats j'avais l'association qui se développait bien j'aurais pu rester comme ça ça suffisait largement et pourquoi ?
- Speaker #1
c'est parce que t'as voulu mettre le curseur encore plus haut ?
- Speaker #0
parce que je savais que les combats j'allais bientôt arrêter parce que ça c'est mon dernier gros titre c'était en 2024 donc là j'ai 2024 j'ai 34 ans
- Speaker #1
On est en 2026 au cas où. C'est ça.
- Speaker #0
Si vous regardez dans 8 ans, dans le futur. Donc, je me dis, il va falloir que je pense à l'après. Et c'est un petit peu dans ce dont on parlait au tout début, quand j'ai 18, 19, 20 ans, et que dans ma raison de vivre, de me lever tous les matins, et ce que je te disais, quand tu prépares un combat, tu sais pourquoi tu te lèves. Chaque jour, tu as un objectif. Dans un mois, dans un mois et demi, Et là, je commence à paniquer. Je me dis, mais quand je vais arrêter les combats, ça va être quoi mon... Qu'est-ce qui va me stimuler ?
- Speaker #1
Ah, tu parles de stimulation. Ce n'est même pas un aspect financier, finalement. C'est un aspect financier, in fine, mais en fait, c'est le fait d'être stimulé. C'est ça.
- Speaker #0
C'est qu'est-ce que... Je vais faire quoi dans ma vie ? Il me faut un nouveau... Je me dis, il va me falloir un nouveau challenge, en fait. Il va me falloir un nouveau défi. Donc c'est là que l'idée d'ouvrir la salle naît. Et puis il y a aussi le fait que les contrats que je développe avec mon association auprès des publics, en fait je suis limité aux infrastructures. Je n'ai pas d'infrastructures. Donc en fait il y a la mairie qui me met à disposition un créneau, j'ai une autre mairie qui me met à disposition une salle à telle heure. Mais il y a un moment, si quelqu'un me demande... des cours de boxe pour un public spécifique, matériellement, je ne peux pas leur apporter. Donc, ça me permet de mûrir le projet aussi. Mais je pense que c'est surtout sur qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? Qu'est-ce que je vais faire de mon prochain défi ?
- Speaker #1
C'est quand même assez marquant, en fait, dans ton parcours, le fait d'avoir un nouveau challenge, un nouveau défi, de te le donner toi-même.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, ce n'est pas forcément quelqu'un d'autre, en fait. Mais tu as toujours eu ça ? Depuis Tecti ? Là,
- Speaker #0
ça commence à faire... Je me dis ça depuis que j'ai 18 ans. Ça fait la moitié de ma vie. Après, dans ma vraiment plus jeune, je ne me rappelle pas vraiment. Mais j'aimais bien faire de la compétition. J'aimais vivre, j'aimais sortir. Je n'étais pas trop sur les consoles, même quand j'étais ado. moi j'ai mes prendre le vélo, aller sonner chez les potes et là on sort, on rentre On rentre plus tard, il n'y a pas d'heure, juste on profite en fait. On vit la vie. Je pense que j'ai toujours aimé ce côté-là. On vit à fond. Il faut vivre à fond parce que on ne sait jamais de quoi demain est fait. Donc autant faire tout ce dont on a envie de faire.
- Speaker #1
Tu as créé en 2025, ça fait dix mois qu'elle est ouverte si je ne me trompe pas, un club loisir mixte premium d'environ 300 mètres cubes d'espace sportif. Discipline kickboxing, boxe anglaise, cross-training. Public aussi bien adultes, enfants et adolescents. Et tu proposes différents formats qui sont plutôt accessibles. Entraînement sur sac notamment, travail individuel, préparation physique. Est-ce que tu peux... Donc tu m'as dit que ton déclic c'était, un, tu voulais déjà pouvoir accueillir les gens parce que tu étais limitée déjà en termes de local on va dire. pour accueillir les gens et entraîner. Si quelqu'un te demandait autre chose ou d'autres accompagnements, tu ne pouvais pas les accueillir. Et puis en plus, il fallait préparer la suite. Puisque tu n'es plus boxeur professionnel depuis quand ?
- Speaker #0
Depuis un an. J'ai fait mon dernier combat le 22 février 2025.
- Speaker #1
Et tu m'as dit en plus, je saute un peu les étapes, et tu m'as dit en plus en février 2025. Tu étais déjà en train de préparer l'ouverture de la salle. L'ouverture, en fait, elle a été quand exactement ?
- Speaker #0
L'ouverture, elle a été le 28 avril et elle a été retardée. On en parlera. Ça a été retardé. Normalement, ça aurait dû être mi-mars. Mais pour des problèmes indépendants à laquelle il a failli trouver des solutions, ça a été retardé.
- Speaker #1
Mais là, tu me parles de 2025. Mais je suppose que le fait de chercher la salle, etc. Le tout, là, ton... Le démarrage vraiment du projet, c'était à quelle date ?
- Speaker #0
Le début de la recherche de local, ça a été en juin 2024. J'ai commencé à chercher des locaux en juin 2024. J'en ai visité quatre avant de trouver le local à Neuilly-Plaisance. Là, quand je suis arrivé en... 30 secondes, une minute, quand j'ai ouvert la porte, je savais que ce serait là.
- Speaker #1
Ok, ok. Mais du coup, tu as ton envie justement d'ouvrir cette salle. Est-ce que ton envie date depuis longtemps ?
- Speaker #0
Ça faisait déjà, on va dire, un an avant où je me disais, bon, là, j'ai atteint un petit peu mon plafond en termes de boxe, que ce soit en niveau. en ce que je peux gravir encore comme étape. Je ne suis pas tout jeune. Enfin, je ne suis plus tout jeune. J'avais 33. Je me dis qu'il faut commencer à penser à la suite. J'ai une fille qui avait 5 ans à l'époque. Ça prend du temps. Et puis aussi, mine de rien, je suis à ce moment-là, je dois être à plus de 5 ans de combat. Tu commences aussi un petit peu à avoir les régimes, les coups. Tu commences à devenir fatiguant. J'ai un petit peu de moins en moins de niaque, donc il faut penser à la suite.
- Speaker #1
Tu as anticipé quand même.
- Speaker #0
C'est ça, j'anticipe.
- Speaker #1
Tu as anticipé. Mais du coup, est-ce qu'il y a quelque chose, il y a un déclic qui fait que tu as anticipé ?
- Speaker #0
Alors là, je commence à améliorer le projet. à À partir de janvier, février 2024, je commence vraiment à le rendre un petit peu concret. Il y a de temps en temps, quand j'ai un peu de temps libre, je prends une feuille, je note des idées, j'essaie de chercher un nom. Parfois, je m'amuse, je fais un planning. Je fais un planning de cours en me disant, si j'avais une salle, je ferais ce planning-là, etc. Et le déclic... Comme quoi, la vie, c'est aussi parfois du destin, des rencontres. J'ai un pote que je vois une fois de temps en temps, mais c'est pour des anniversaires et tout. Un jour, il me contacte, il me dit, « Ouais, je viens de commencer la boxe, je vais faire un interclub, mais j'ai envie de gagner, je suis chaud que tu me coaches. Je sais que tu ne fais plus ça, tu n'as plus le temps pour les coachings individuels, mais je suis chaud si tu me coaches un petit peu, s'il te plaît. » Je lui dis, « Vas-y, viens, il n'y a pas de souci. » Donc, on se fait une séance, deux séances. Et à la deuxième, parce que lui, il est aussi un entrepreneur, mais il fait des sites internet. Il est web designer. Et là aussi, il crée une société, etc. Je lui dis, moi aussi, j'ai envie d'ouvrir ma salle et tout. Et là, quand je lui dis ça, il me dit, oh là là, mais je suis trop chaud pour t'aider. Moi, si tu veux, je te fais le site internet. Et en fait, puisqu'au début, on discute, je parle vraiment de mon projet. Et quand il voit que je ne parle pas d'un truc... Comme ça, quand il voit que c'est déjà concret, là, il me propose son aide. Donc que ce soit matériel sur la création du site Internet. Il est web designer aussi, création de logos et financière. Il me dit qu'il a envie d'investir avec moi. Et donc là, j'ai plus d'excuses. Là, si je n'y vais pas, alors qu'il m'apporte son aide et un peu vraiment la connaissance. que moi il me manque sur un plateau si je ne l'ai pas c'est que je parlais toi tu aurais pu très bien te dire oui effectivement ah ouais ce serait top pas tout de suite mais tu l'as pas fait c'est ça je commence vraiment à le penser on verra quand j'ai fini les combats et tout parce que là à ce moment là je boxe encore quand on parle de ça moi je prépare mon titre intercontinental pour la ceinture Mais comme tu as vu dans mes expériences passées, ça ne me dérange pas de cumuler un moment deux choses en même temps. Comme ça, avant de passer sur un autre projet, je continue à vivre ce que je suis en train de vivre. Et quand je passe à la suite, il ne me faut pas un an, deux ans. Quand je passe à la suite, c'est tout de suite. C'est quelques mois après, on peut enchaîner sur la suite de l'aventure.
- Speaker #1
Tu es pressé, justement, de passer à ton autre objectif, entre guillemets ?
- Speaker #0
Là, je suis de plus en plus... pas, je suis de plus en plus excité. Et quand, en juin, je commence à chercher des locaux, et que je trouve le local mi-juillet, là, moi, j'ai encore deux combats prévus à la rentrée d'après. Mais je suis plus dedans, je crois. Je suis à fond dans... La société, elle n'est même pas encore créée. On l'a créée en septembre 2024. Et du coup, le temps d'obtenir les crédits, faire toutes les démarches administratives, etc. On signe le bail au 6 janvier 2025. Et donc là, l'objectif, c'est de faire tous les travaux. Parce que quand je fais un truc, je ne fais pas à moitié. Donc là, ça, je la refais complètement. Il y a un gros investissement dans les travaux qui sont faits, dans tout le matériel. Je veux du matériel de qualité. voir. Quand tu viens dans ma salle, tu prends une claque en entrant.
- Speaker #1
Donc le premium, en fait. Pourquoi justement ?
- Speaker #0
Moi, à la base, je voulais faire un premium. Déjà, je veux faire de l'accompagnement presque individualisé, mais en petits groupes. Donc quand tu rentres, le lieu déjà doit être adapté. Et puis, il y a aussi le prix. Ma prestation, je veux la vendre à un certain prix. qu'elle soit justifiée par la qualité de l'infrastructure, par la qualité des coachs qui interviennent, parce qu'il n'y a pas que moi qui coache dans la salle. Il y a neuf coachs en tout aujourd'hui. Dans la flexibilité du planning, en fait, tout doit être justifié.
- Speaker #1
Tout doit être justifié. Après, il y a ton expérience. C'est vrai que tu peux être effectivement champion, mais pas forcément avoir ce... donner une qualité de prestation qui va avec. Et toi, c'était important parce que toi, tu voulais à un moment avoir ça. T'as rencontré, t'as été dans des salles premium aussi. Tu dis, moi, je veux la même chose.
- Speaker #0
J'ai coaché pendant plusieurs années dans des salles sur Paris. Donc, pareil, où je donnais des cours collectifs. C'est un petit peu le même modèle. Tu réserves ton cours. Ça m'a permis aussi d'observer, de voir ce que Voir ce que je peux prendre, ce qui est bien. Voir ce qu'à l'inverse, je n'aime pas. Comme j'étais coach, je pouvais entendre les clients, ce qu'ils pouvaient reprocher, etc. J'essaie de garder le meilleur de mes expériences et après de faire mon identité à moi. Parce que j'aurais pu aussi prendre une franchise clé en main. Je voulais faire mon projet à moi, en fait.
- Speaker #1
Pourquoi justement tu n'as pas fait ce choix de franchise ? Parce que tu voulais ce côté premium. Enfin, je ne dis pas que les autres, les franchissants ne sont pas premium, ce n'est pas ça. Ou parce que tu voulais...
- Speaker #0
ta vision c'est ça,
- Speaker #1
je voulais ma vision je voulais ma marque je voulais ma création mon indépendance dans les choix parce que quand par exemple tu prends une franchise t'es obligé de suivre une certaine ligne directrice t'es obligé de passer par certains fournisseurs etc, je voulais être comme dans ma vie je voulais être libre et indépendant de mes choix et pareil me dire que pas penser à court terme, mais de me dire, si je crée quelque chose qui marche, pourquoi ce ne serait pas moi, après, qui vendrait mon concept derrière ? Donc, autant faire un truc à fond, partir de zéro, mais pareil, dans l'estime de soi, un peu comme dans le sport, dans la boxe, c'est faire mon projet, de me dire, j'ai tout fait de A à Z,
- Speaker #0
en fait. C'est satisfaisant, en fait, par la suite.
- Speaker #1
Mais il y a son lot de difficultés. par contre.
- Speaker #0
Oui, évidemment. Et pour... Je reviens en arrière parce que t'étais quand même prof de PS pendant cette partie. Comment ça s'est passé justement parce que t'avais un... Tu disais en plus, tu disais tu pouvais rester tel que t'étais dans la situation que t'étais. Est-ce que c'était pas un choix risqué en fait d'ouvrir ta salle ?
- Speaker #1
L'avantage qu'on a quand... Donc là, je suis prof de PS, donc c'est fonctionnaire. J'étais à mi-temps. pour avoir le temps de faire la boxe, mes autres projets. Mais on a la chance de pouvoir faire une mise à dispo. Donc, mise à dispo, on perd son poste, mais on reste fonctionnaire si on veut revenir une année scolaire. Par contre, on n'est plus payé. Après, il y a aussi, pour ceux, par exemple, qui viennent du privé, ils ont d'autres types d'aides. Aussi, ils prendraient un risque, mais ils peuvent partir, faire une rupture conventionnelle. partir avec des mois de salaire, ensuite toucher le chômage. Donc, alors peut-être que moi, j'ai la sécurité, je garde mon poste.
- Speaker #0
Parce que tu reviens, tu peux revenir.
- Speaker #1
Par contre, j'ai zéro.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je n'ai pas le droit au chômage, je ne pars pas avec des indemnités. Donc, il y a aussi ce... J'ai mon lot de risques aussi.
- Speaker #0
Oui, parce que tu passes effectivement de quelque chose de rassurant et de confortable, entre guillemets, ta zone de confort. Enfin, je ne pense pas que ce soit ta zone de confort, mais ta zone de confort à quelque chose qui est... Où est-ce que je vais ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Dans quoi je m'embarque ? Est-ce que ça va marcher ou pas ?
- Speaker #1
En fait, je passe d'un travail qui me convient parce qu'il me permet de vivre de ma passion, de la boxe, de kiffer, de faire des combats, à, je me dis, quand je vais arrêter les combats, ce travail-là, il ne va plus me convenir parce que je vais m'ennuyer, en fait. Il n'y aura rien qui me rendra vivant.
- Speaker #0
Pour l'instant, ça a l'air d'être pas mal, la petite... mise à disposition, t'en as bien profité. Si on parle de ouvrir la salle, comme c'est pas juste coacher ou animer ou organiser des coachings collectifs, mais c'est aussi, tu as commencé à en parler, mais la difficulté de lancer une salle, quelles sont celles que tu as rencontrées, toi ?
- Speaker #1
Déjà, il y a la partie administrative. Euh... Tu as un établissement recevant du public, donc il y a des normes à respecter, que ce soit dans les travaux que tu fais, il faut l'accessibilité, il faut les issues de secours, ça veut dire que quand tu dessines tes plans, tu es obligé de payer un architecte pour qu'il puisse faire ton dossier que tu déposes à la mairie pour... qui puisse te valider les travaux. La mairie, elle, le dépose à la préfecture.
- Speaker #0
C'est long. C'est long. Je suppose.
- Speaker #1
Ça prend du temps. Tu as des contraintes, etc. Mais en même temps, c'est bien parce que ça permet de cadrer le projet. Ce qui peut être un frein parce que tu as de la lourdeur administrative, en même temps, ça te laisse le temps de concrétiser, de te rappeler, de te dire... telle et telle norme. Donc ça te permet encore plus d'affiner ton projet et de le rendre de plus en plus précis, pointillé et ça permet d'être perfectionniste dans l'élaboration du projet. Donc je trouve que c'est un mal pour un bien.
- Speaker #0
Tu essaies de trouver du positif à ces problématiques administratives. Exactement.
- Speaker #1
Il faut toujours voir le bon côté des choses.
- Speaker #0
Je ne fais pas la même chose. Et tu as eu des moments de doute ?
- Speaker #1
Ouais, donc après, les travaux démarrent. On a tout refait. Donc, on a enlevé tout un faux plafond, on a enlevé le sol, etc. Et là, tu découvres... Parce que quand tu visites le local, tu le visites en l'état. Tu ne veux pas tout enlever, tout défoncer pour voir quelle surprise tu vas avoir. Donc là, tu as plein de surprises. En tout, presque 30% de budget travaux en plus. Donc, quand ça représente à peu près la moitié de la trésorerie que tu avais prévue de réserve, là, tu commences à paniquer. Et ensuite, le gros moment... pire moment pour moi, ça a été en fait, tout le ring, donc le ring, les sacs de frappe, la structure pour les sacs de frappe, en gros, ce qui fait la salle aussi, ça, ça venait par bateau. Sauf que il y avait une grève dans les ports en France à ce moment-là. Donc, moi, je regardais tous les jours avec le numéro du bateau avec mon côté nerf. Je voyais tous les jours mon bateau qui, du coup, comme il ne pouvait pas venir au port, eh bien, en fait, il allait dans d'autres villes, dans d'autres ports en attendant. Le bateau, il continue à travailler. Sauf que c'est un bateau. Quand au lieu d'aller à Marseille, il se dit, je vais en Grèce.
- Speaker #0
Eh bien,
- Speaker #1
voilà, tu te prends plus qu'un jour de délai minimum avant ta livraison. Et du coup, au final, on a été... Et surtout que tu as l'incertitude, en fait. Tu n'as aucune date précise. Et ça, je pense que c'est le pire. J'aurais préféré que dès le début, on me dise c'est dans deux mois, par exemple, plutôt que d'attendre un mois et demi tous les jours à me dire quand est-ce que je vais être livré. Parce que tant que je ne suis pas livré, je ne peux pas ouvrir. Tout était prêt, en fait.
- Speaker #0
Les coachs aussi ?
- Speaker #1
Oui, les coachs aussi. Le planning était fait. Potentiellement,
- Speaker #0
les salaires... Enfin, je ne sais pas si tu les as... Ils sont en auto-entrepreneur,
- Speaker #1
donc ce n'est pas grave. Mais j'avais négocié des franchises de loyer. Donc là, en fait, tous les mois où je ne peux pas ouvrir, je perds mes mois de franchise de loyer. Et puis surtout, tout est prêt, en fait. Moi, j'avais déjà lancé la com. J'avais ouvert le compte Instagram. Il y avait le site Internet. Je commençais à recevoir des messages de gens qui me disaient « Alors, c'est quand l'ouverture ? » etc. Donc là, c'était le moment le plus difficile, je pense, à gérer émotionnellement.
- Speaker #0
Et là, la pression, là, du coup, tu... De toute façon, t'es obligé, tu subis, tu gères, mais tu gères quand même. T'es pas dans la panique non plus. C'est dans l'urgence, mais...
- Speaker #1
C'est ça. En fait, au début, t'es un peu... T'es pas bien. Et en fait, plus ça va, plus tu fais preuve de résilience. Et en fait, il y a un moment, ça dépend plus de moi. Ça veut dire que... Ça ne sert à rien que je me stresse, que j'y pense, parce que de toute façon, je ne peux plus rien faire, moi. J'ai fait tout ce que j'avais à faire. J'ai fait un peu des communiqués. J'ai négocié au fournisseur une remise pour lui dire, après, même lui, ce n'est pas de sa faute, le transport. Mais voilà, il y a un moment, je ne peux plus rien faire. J'ai juste à attendre, prendre mon mal en patience. Et voilà, ça ne dépend plus de moi.
- Speaker #0
C'est accepter que ce n'est plus dans ton contrôle pour l'instant. C'est ça. Et avoir cette patience-là.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
Et c'est frustrant quand tout est prêt.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. On va s'arrêter là pour le deuxième épisode. Et merci pour ce partage.
- Speaker #1
Avec grand plaisir.
- Speaker #0
Au prochain épisode. Dans cet épisode, on a vu l'envers du décor de la création de l'Arena Boxing Club. La recherche du local, les démarches administratives, les travaux, les retards, les imprévus et la pression avant l'ouverture. On comprend aussi à quel point l'expérience sportive de Victor l'a aidé à gérer ses moments. Accepter ce qu'ils ne maîtrisent pas, rester patient, s'adapter et continuer à avancer. Dans le prochain épisode, on parlera davantage de l'entrepreneuriat au quotidien. Management, organisation, gestion d'équipe, ancrage local et vision pour la suite. Bienvenue sur Focus Sportpreneur, on est à nouveau avec Victor. On est sur le deuxième épisode, on a terminé le premier épisode avec le déclic entrepreneurial. Tu nous as parlé dans le premier épisode de ton parcours, de tes débuts en boxe, de ta carrière professionnelle dans le commerce où tu as basculé et tu ne voulais plus porter de chemise, être dans un bureau et plutôt être en contact direct avec le sport et les gens.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Dans ta passion. Et tu nous as parlé aussi de ta carrière sportive. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, la fameuse... Moi, on ne me voit pas parce que du coup, je ne suis pas sur le même. Mais la ceinture de ton titre intercontinental en 2024. Encore bravo pour ça.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Et là, on va se focaliser surtout sur l'Arena Boxing Club. J'ai quelques chiffres. Tu me corrigeras si je dis des bêtises.