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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour et bienvenue dans ce podcast spécial. Aujourd'hui, nous célébrons un anniversaire particulier. Il s'agit des 25 ans de Madininair, l'Observatoire de la qualité de l'air en Martinique. Cette structure veille sur l'air que nous respirons, nous informe et nous sensibilise aux enjeux environnementaux. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir le directeur de Madininair. Bonjour Stéphane Gandard et merci d'être avec nous aujourd'hui.
Eh bien bonjour Peggy, c'est un vrai plaisir de participer à ce podcast sur la qualité de l'air.
Qu'est-ce qui a déclenché la création de Madininair finalement, M. Gandar ?
C'est vrai qu'il faut se rappeler qu'en 1996, il y a une loi sur l'air qui est sortie et qui demande à chaque territoire, chaque région maintenant, de mesurer la qualité de l'air. Comme en Martinique-Madininair, il y a aujourd'hui dans chaque région de France un homologue qui est sous un système associatif et qui mesure la qualité de l'air sur son territoire.
Est-ce qu'il y avait déjà une prise de conscience en Martinique sur cette question de la qualité de l'air ?
Oui, tout à fait. C'est quelque chose qui a pris assez rapidement, comme on dit. Vraiment, lorsque cette obligation finalement est venue sur le terrain, il y avait déjà un certain nombre d'élus et de prises de conscience qui avaient vraiment envie de créer cet observatoire. Et finalement, ça n'a pas posé de problème particulier et ça a entraîné pas mal d'adhésion et notamment les membres fondateurs au départ ont tout de suite pris le parti de créer cet observatoire. On parle à l'époque évidemment des instances de l'État, c'est sûr, mais... surtout du Conseil Général, du Conseil Régional, la Ville de Fort-de-France, du Lamantin, de Cholcher, sont tous des membres fondateurs qui font toujours partie bien sûr de l'Observatoire aujourd'hui et qui ont bien impulsé la dynamique.
25 ans, c'est à peu près un quart de siècle. Commençons par le commencement. Comment est né, quel était le contexte quand vous êtes arrivé en Martinique ?
Oui, écoutez, c'est un peu particulier pour moi. Donc, je suis arrivé il y a 25 ans et j'avais 25 ans. Donc, vous voyez, un quart de siècle effectivement, maintenant un demi-siècle. Pour moi, mais du coup, quand je suis arrivé ici, c'est vrai qu'on est parti finalement de rien. J'étais tout seul dans ces locaux, où nous sommes toujours d'ailleurs, même si nous sommes largement agrandis. Et puis, il fallait faire les premières mesures. Donc, faire des premières mesures pour savoir qu'est-ce que la population respirait, quels étaient les polluants qui posaient le plus de soucis. Et donc, ça s'est suivi en fait toute une période de surveillance un petit peu et de recherche un petit peu de ce qu'on pouvait mesurer, les meilleurs endroits pour mesurer. où pourrait-on organiser cette surveillance et où mettre les premières cabines de mesure. Et donc, j'ai dû mettre aussi bien ma blouse que mettre effectivement mon costume de « allons dans les écoles pour montrer un petit peu ce qu'on fait » , etc. Et du coup, c'était assez intéressant parce que ça apportait pas mal d'adhésion de tout un chacun. Et voilà, on a commencé par mettre les deux premières stations à l'époque au musée d'histoire de Fort-de-France et au lycée Schollcher à l'époque. Et le démarrage des mesures a démarré en 2000.
Quelles ont été finalement les premières difficultés ? Est-ce que vous en avez eu ou est-ce que ça a été très facile pour vous de commencer ?
Pour convaincre les institutions, ça n'a pas été très compliqué. Tout le monde était assez convaincu qu'il fallait forcément à un moment donné surveiller et savoir qu'est-ce qui se passe sur le territoire en termes de qualité de l'air. Pour le public, c'était un petit peu plus compliqué, non pas que ce soit une difficulté, mais on avait un prérequis, un préconçu d'emblée qui était de dire mais pourquoi surveiller la qualité de l'air en Martinique ? Ça ne sert à rien, les alizés balayent le territoire, il n'y a absolument aucun problème de pollution atmosphérique. Donc ça, c'est vrai que ça a pris un peu plus de temps pour convaincre, pour réussir à montrer un peu que les résultats, à proximité directe de la circulation ou à proximité directe d'un certain nombre de soucis particuliers, ça pouvait aussi être une situation de qualité de l'air dégradée. Donc voilà, là c'est vraiment toute une partie sensibilisation, information au fur et à mesure du temps, qui a fait qu'aujourd'hui je pense que tout un chacun est tout à fait conscient qu'à un... qu'un territoire comme le nôtre, qui est certes pas très très grand en taille, mais qui possède finalement tous les mêmes ingrédients que n'importe quel autre territoire, de la circulation automobile, des activités humaines qui peuvent provoquer forcément de la pollution atmosphérique, des activités industrielles également, forcément tout le monde a fini par être un peu convaincu de l'utilité de tout ça. Évidemment, aujourd'hui, on traite de beaucoup plus d'autres sujets. Les pollens, les pesticides, les sargasses, bien évidemment. Donc là, aujourd'hui, plus personne, évidemment, ne peut nier l'importance, on va dire, de surveiller un certain nombre de paramètres de pollution atmosphérique.
Est-ce qu'il y a des anecdotes, des situations qui vous reviennent à l'esprit dans des étapes particulières du montage de cette association ?
Je crois qu'il y a quelques étapes très, très importantes qu'il faut retenir. C'est sûr qu'il y a eu un certain nombre de choses avec les directives européennes, par exemple, mention. qui élargit très largement le spectre des polluants qu'il fallait surveiller et qu'il fallait regarder de près. Je pense à quelques étapes humaines aussi qui sont importantes, notamment la grosse année charnière, c'est le recrutement de ma principale collaboratrice aujourd'hui, l'adjointe à la direction Carole Boulanger, que je ne remercierai jamais assez pour le travail qu'elle fait. même si évidemment tout le monde est important dans ma dîner, mais quand elle est arrivée au poste de chargée d'études, donc aujourd'hui effectivement elle est responsable de ses études et elle fait un travail fou pour finalement faire beaucoup, beaucoup de choses avec beaucoup, beaucoup de partenaires. Et ça, ça a été un gros, gros coup de boost parce que j'étais tout seul sur la partie études et directions à la fois. Et là aujourd'hui, on fait un duo qui est absolument excellent. Enfin en tout cas, c'est ce que moi je retiens. Et puis cette étape humaine où effectivement, tous les premiers arrivés, je pense à la responsable de communication, à la responsable administrative, aux responsables techniques, tous ces gens-là m'ont accompagné au fur et à mesure et sont toujours là. Donc on fait finalement une vraie équipe de base qui est toujours là, un gros support solide qui a pu accueillir beaucoup de nouvelles compétences au fur et à mesure du temps. La deuxième étape, c'est aussi, je pense, encore en termes humains, c'est d'avoir réussi à faire revenir pas mal de martiniquais sur le territoire avec des compétences qui n'étaient pas... existantes sur le terrain à l'époque en l'an 2000, mais qui aujourd'hui, en fait, il y en a beaucoup qui se sont fait former à l'extérieur, en métropole notamment, et qui sont revenus pour apporter leur expertise, que ce soit en métrologie, que ce soit en informatique, que ce soit en modélisation. Et finalement, ça donne une vraie cohésion d'équipe qui aujourd'hui fait que l'expertise est tout le temps en croissance.
Comment vous expliquez que Madin Nair soit devenu un acteur incontournable et finalement reconnu sur la surveillance de l'air ?
Je pense qu'on a réussi à montrer un peu notre expertise, tout simplement. La croissance des choses, le fait qu'on ait toujours eu des nouveaux dossiers sur lesquels travailler, des nouvelles préoccupations sociales, environnementales, qu'on s'est rapprochés aussi du grand public. Les collectivités aussi ont toujours des grands projets, nous ont associés à chaque fois à un certain nombre de choses qui sont arrivées. Donc je pense que tout ça a fait que la mayonnaise a pris tout simplement et que, à un moment donné, en fait... Dès lors qu'il y a une problématique un peu, un temps soit peu, en lien avec la qualité de l'air, Madeline Herr est devenue très très vite l'acteur, on va dire, qu'on l'appelle.
Merci Stéphane Gondard pour cet entretien riche. En précision, merci à vous.
Merci, c'était un plaisir et ça fait toujours plaisir de regarder un peu dans le rétroviseur.
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Bonjour et bienvenue dans ce podcast spécial. Aujourd'hui, nous célébrons un anniversaire particulier. Il s'agit des 25 ans de Madininair, l'Observatoire de la qualité de l'air en Martinique. Cette structure veille sur l'air que nous respirons, nous informe et nous sensibilise aux enjeux environnementaux. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir le directeur de Madininair. Bonjour Stéphane Gandard et merci d'être avec nous aujourd'hui.
Eh bien bonjour Peggy, c'est un vrai plaisir de participer à ce podcast sur la qualité de l'air.
Qu'est-ce qui a déclenché la création de Madininair finalement, M. Gandar ?
C'est vrai qu'il faut se rappeler qu'en 1996, il y a une loi sur l'air qui est sortie et qui demande à chaque territoire, chaque région maintenant, de mesurer la qualité de l'air. Comme en Martinique-Madininair, il y a aujourd'hui dans chaque région de France un homologue qui est sous un système associatif et qui mesure la qualité de l'air sur son territoire.
Est-ce qu'il y avait déjà une prise de conscience en Martinique sur cette question de la qualité de l'air ?
Oui, tout à fait. C'est quelque chose qui a pris assez rapidement, comme on dit. Vraiment, lorsque cette obligation finalement est venue sur le terrain, il y avait déjà un certain nombre d'élus et de prises de conscience qui avaient vraiment envie de créer cet observatoire. Et finalement, ça n'a pas posé de problème particulier et ça a entraîné pas mal d'adhésion et notamment les membres fondateurs au départ ont tout de suite pris le parti de créer cet observatoire. On parle à l'époque évidemment des instances de l'État, c'est sûr, mais... surtout du Conseil Général, du Conseil Régional, la Ville de Fort-de-France, du Lamantin, de Cholcher, sont tous des membres fondateurs qui font toujours partie bien sûr de l'Observatoire aujourd'hui et qui ont bien impulsé la dynamique.
25 ans, c'est à peu près un quart de siècle. Commençons par le commencement. Comment est né, quel était le contexte quand vous êtes arrivé en Martinique ?
Oui, écoutez, c'est un peu particulier pour moi. Donc, je suis arrivé il y a 25 ans et j'avais 25 ans. Donc, vous voyez, un quart de siècle effectivement, maintenant un demi-siècle. Pour moi, mais du coup, quand je suis arrivé ici, c'est vrai qu'on est parti finalement de rien. J'étais tout seul dans ces locaux, où nous sommes toujours d'ailleurs, même si nous sommes largement agrandis. Et puis, il fallait faire les premières mesures. Donc, faire des premières mesures pour savoir qu'est-ce que la population respirait, quels étaient les polluants qui posaient le plus de soucis. Et donc, ça s'est suivi en fait toute une période de surveillance un petit peu et de recherche un petit peu de ce qu'on pouvait mesurer, les meilleurs endroits pour mesurer. où pourrait-on organiser cette surveillance et où mettre les premières cabines de mesure. Et donc, j'ai dû mettre aussi bien ma blouse que mettre effectivement mon costume de « allons dans les écoles pour montrer un petit peu ce qu'on fait » , etc. Et du coup, c'était assez intéressant parce que ça apportait pas mal d'adhésion de tout un chacun. Et voilà, on a commencé par mettre les deux premières stations à l'époque au musée d'histoire de Fort-de-France et au lycée Schollcher à l'époque. Et le démarrage des mesures a démarré en 2000.
Quelles ont été finalement les premières difficultés ? Est-ce que vous en avez eu ou est-ce que ça a été très facile pour vous de commencer ?
Pour convaincre les institutions, ça n'a pas été très compliqué. Tout le monde était assez convaincu qu'il fallait forcément à un moment donné surveiller et savoir qu'est-ce qui se passe sur le territoire en termes de qualité de l'air. Pour le public, c'était un petit peu plus compliqué, non pas que ce soit une difficulté, mais on avait un prérequis, un préconçu d'emblée qui était de dire mais pourquoi surveiller la qualité de l'air en Martinique ? Ça ne sert à rien, les alizés balayent le territoire, il n'y a absolument aucun problème de pollution atmosphérique. Donc ça, c'est vrai que ça a pris un peu plus de temps pour convaincre, pour réussir à montrer un peu que les résultats, à proximité directe de la circulation ou à proximité directe d'un certain nombre de soucis particuliers, ça pouvait aussi être une situation de qualité de l'air dégradée. Donc voilà, là c'est vraiment toute une partie sensibilisation, information au fur et à mesure du temps, qui a fait qu'aujourd'hui je pense que tout un chacun est tout à fait conscient qu'à un... qu'un territoire comme le nôtre, qui est certes pas très très grand en taille, mais qui possède finalement tous les mêmes ingrédients que n'importe quel autre territoire, de la circulation automobile, des activités humaines qui peuvent provoquer forcément de la pollution atmosphérique, des activités industrielles également, forcément tout le monde a fini par être un peu convaincu de l'utilité de tout ça. Évidemment, aujourd'hui, on traite de beaucoup plus d'autres sujets. Les pollens, les pesticides, les sargasses, bien évidemment. Donc là, aujourd'hui, plus personne, évidemment, ne peut nier l'importance, on va dire, de surveiller un certain nombre de paramètres de pollution atmosphérique.
Est-ce qu'il y a des anecdotes, des situations qui vous reviennent à l'esprit dans des étapes particulières du montage de cette association ?
Je crois qu'il y a quelques étapes très, très importantes qu'il faut retenir. C'est sûr qu'il y a eu un certain nombre de choses avec les directives européennes, par exemple, mention. qui élargit très largement le spectre des polluants qu'il fallait surveiller et qu'il fallait regarder de près. Je pense à quelques étapes humaines aussi qui sont importantes, notamment la grosse année charnière, c'est le recrutement de ma principale collaboratrice aujourd'hui, l'adjointe à la direction Carole Boulanger, que je ne remercierai jamais assez pour le travail qu'elle fait. même si évidemment tout le monde est important dans ma dîner, mais quand elle est arrivée au poste de chargée d'études, donc aujourd'hui effectivement elle est responsable de ses études et elle fait un travail fou pour finalement faire beaucoup, beaucoup de choses avec beaucoup, beaucoup de partenaires. Et ça, ça a été un gros, gros coup de boost parce que j'étais tout seul sur la partie études et directions à la fois. Et là aujourd'hui, on fait un duo qui est absolument excellent. Enfin en tout cas, c'est ce que moi je retiens. Et puis cette étape humaine où effectivement, tous les premiers arrivés, je pense à la responsable de communication, à la responsable administrative, aux responsables techniques, tous ces gens-là m'ont accompagné au fur et à mesure et sont toujours là. Donc on fait finalement une vraie équipe de base qui est toujours là, un gros support solide qui a pu accueillir beaucoup de nouvelles compétences au fur et à mesure du temps. La deuxième étape, c'est aussi, je pense, encore en termes humains, c'est d'avoir réussi à faire revenir pas mal de martiniquais sur le territoire avec des compétences qui n'étaient pas... existantes sur le terrain à l'époque en l'an 2000, mais qui aujourd'hui, en fait, il y en a beaucoup qui se sont fait former à l'extérieur, en métropole notamment, et qui sont revenus pour apporter leur expertise, que ce soit en métrologie, que ce soit en informatique, que ce soit en modélisation. Et finalement, ça donne une vraie cohésion d'équipe qui aujourd'hui fait que l'expertise est tout le temps en croissance.
Comment vous expliquez que Madin Nair soit devenu un acteur incontournable et finalement reconnu sur la surveillance de l'air ?
Je pense qu'on a réussi à montrer un peu notre expertise, tout simplement. La croissance des choses, le fait qu'on ait toujours eu des nouveaux dossiers sur lesquels travailler, des nouvelles préoccupations sociales, environnementales, qu'on s'est rapprochés aussi du grand public. Les collectivités aussi ont toujours des grands projets, nous ont associés à chaque fois à un certain nombre de choses qui sont arrivées. Donc je pense que tout ça a fait que la mayonnaise a pris tout simplement et que, à un moment donné, en fait... Dès lors qu'il y a une problématique un peu, un temps soit peu, en lien avec la qualité de l'air, Madeline Herr est devenue très très vite l'acteur, on va dire, qu'on l'appelle.
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Merci, c'était un plaisir et ça fait toujours plaisir de regarder un peu dans le rétroviseur.
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Eh bien bonjour Peggy, c'est un vrai plaisir de participer à ce podcast sur la qualité de l'air.
Qu'est-ce qui a déclenché la création de Madininair finalement, M. Gandar ?
C'est vrai qu'il faut se rappeler qu'en 1996, il y a une loi sur l'air qui est sortie et qui demande à chaque territoire, chaque région maintenant, de mesurer la qualité de l'air. Comme en Martinique-Madininair, il y a aujourd'hui dans chaque région de France un homologue qui est sous un système associatif et qui mesure la qualité de l'air sur son territoire.
Est-ce qu'il y avait déjà une prise de conscience en Martinique sur cette question de la qualité de l'air ?
Oui, tout à fait. C'est quelque chose qui a pris assez rapidement, comme on dit. Vraiment, lorsque cette obligation finalement est venue sur le terrain, il y avait déjà un certain nombre d'élus et de prises de conscience qui avaient vraiment envie de créer cet observatoire. Et finalement, ça n'a pas posé de problème particulier et ça a entraîné pas mal d'adhésion et notamment les membres fondateurs au départ ont tout de suite pris le parti de créer cet observatoire. On parle à l'époque évidemment des instances de l'État, c'est sûr, mais... surtout du Conseil Général, du Conseil Régional, la Ville de Fort-de-France, du Lamantin, de Cholcher, sont tous des membres fondateurs qui font toujours partie bien sûr de l'Observatoire aujourd'hui et qui ont bien impulsé la dynamique.
25 ans, c'est à peu près un quart de siècle. Commençons par le commencement. Comment est né, quel était le contexte quand vous êtes arrivé en Martinique ?
Oui, écoutez, c'est un peu particulier pour moi. Donc, je suis arrivé il y a 25 ans et j'avais 25 ans. Donc, vous voyez, un quart de siècle effectivement, maintenant un demi-siècle. Pour moi, mais du coup, quand je suis arrivé ici, c'est vrai qu'on est parti finalement de rien. J'étais tout seul dans ces locaux, où nous sommes toujours d'ailleurs, même si nous sommes largement agrandis. Et puis, il fallait faire les premières mesures. Donc, faire des premières mesures pour savoir qu'est-ce que la population respirait, quels étaient les polluants qui posaient le plus de soucis. Et donc, ça s'est suivi en fait toute une période de surveillance un petit peu et de recherche un petit peu de ce qu'on pouvait mesurer, les meilleurs endroits pour mesurer. où pourrait-on organiser cette surveillance et où mettre les premières cabines de mesure. Et donc, j'ai dû mettre aussi bien ma blouse que mettre effectivement mon costume de « allons dans les écoles pour montrer un petit peu ce qu'on fait » , etc. Et du coup, c'était assez intéressant parce que ça apportait pas mal d'adhésion de tout un chacun. Et voilà, on a commencé par mettre les deux premières stations à l'époque au musée d'histoire de Fort-de-France et au lycée Schollcher à l'époque. Et le démarrage des mesures a démarré en 2000.
Quelles ont été finalement les premières difficultés ? Est-ce que vous en avez eu ou est-ce que ça a été très facile pour vous de commencer ?
Pour convaincre les institutions, ça n'a pas été très compliqué. Tout le monde était assez convaincu qu'il fallait forcément à un moment donné surveiller et savoir qu'est-ce qui se passe sur le territoire en termes de qualité de l'air. Pour le public, c'était un petit peu plus compliqué, non pas que ce soit une difficulté, mais on avait un prérequis, un préconçu d'emblée qui était de dire mais pourquoi surveiller la qualité de l'air en Martinique ? Ça ne sert à rien, les alizés balayent le territoire, il n'y a absolument aucun problème de pollution atmosphérique. Donc ça, c'est vrai que ça a pris un peu plus de temps pour convaincre, pour réussir à montrer un peu que les résultats, à proximité directe de la circulation ou à proximité directe d'un certain nombre de soucis particuliers, ça pouvait aussi être une situation de qualité de l'air dégradée. Donc voilà, là c'est vraiment toute une partie sensibilisation, information au fur et à mesure du temps, qui a fait qu'aujourd'hui je pense que tout un chacun est tout à fait conscient qu'à un... qu'un territoire comme le nôtre, qui est certes pas très très grand en taille, mais qui possède finalement tous les mêmes ingrédients que n'importe quel autre territoire, de la circulation automobile, des activités humaines qui peuvent provoquer forcément de la pollution atmosphérique, des activités industrielles également, forcément tout le monde a fini par être un peu convaincu de l'utilité de tout ça. Évidemment, aujourd'hui, on traite de beaucoup plus d'autres sujets. Les pollens, les pesticides, les sargasses, bien évidemment. Donc là, aujourd'hui, plus personne, évidemment, ne peut nier l'importance, on va dire, de surveiller un certain nombre de paramètres de pollution atmosphérique.
Est-ce qu'il y a des anecdotes, des situations qui vous reviennent à l'esprit dans des étapes particulières du montage de cette association ?
Je crois qu'il y a quelques étapes très, très importantes qu'il faut retenir. C'est sûr qu'il y a eu un certain nombre de choses avec les directives européennes, par exemple, mention. qui élargit très largement le spectre des polluants qu'il fallait surveiller et qu'il fallait regarder de près. Je pense à quelques étapes humaines aussi qui sont importantes, notamment la grosse année charnière, c'est le recrutement de ma principale collaboratrice aujourd'hui, l'adjointe à la direction Carole Boulanger, que je ne remercierai jamais assez pour le travail qu'elle fait. même si évidemment tout le monde est important dans ma dîner, mais quand elle est arrivée au poste de chargée d'études, donc aujourd'hui effectivement elle est responsable de ses études et elle fait un travail fou pour finalement faire beaucoup, beaucoup de choses avec beaucoup, beaucoup de partenaires. Et ça, ça a été un gros, gros coup de boost parce que j'étais tout seul sur la partie études et directions à la fois. Et là aujourd'hui, on fait un duo qui est absolument excellent. Enfin en tout cas, c'est ce que moi je retiens. Et puis cette étape humaine où effectivement, tous les premiers arrivés, je pense à la responsable de communication, à la responsable administrative, aux responsables techniques, tous ces gens-là m'ont accompagné au fur et à mesure et sont toujours là. Donc on fait finalement une vraie équipe de base qui est toujours là, un gros support solide qui a pu accueillir beaucoup de nouvelles compétences au fur et à mesure du temps. La deuxième étape, c'est aussi, je pense, encore en termes humains, c'est d'avoir réussi à faire revenir pas mal de martiniquais sur le territoire avec des compétences qui n'étaient pas... existantes sur le terrain à l'époque en l'an 2000, mais qui aujourd'hui, en fait, il y en a beaucoup qui se sont fait former à l'extérieur, en métropole notamment, et qui sont revenus pour apporter leur expertise, que ce soit en métrologie, que ce soit en informatique, que ce soit en modélisation. Et finalement, ça donne une vraie cohésion d'équipe qui aujourd'hui fait que l'expertise est tout le temps en croissance.
Comment vous expliquez que Madin Nair soit devenu un acteur incontournable et finalement reconnu sur la surveillance de l'air ?
Je pense qu'on a réussi à montrer un peu notre expertise, tout simplement. La croissance des choses, le fait qu'on ait toujours eu des nouveaux dossiers sur lesquels travailler, des nouvelles préoccupations sociales, environnementales, qu'on s'est rapprochés aussi du grand public. Les collectivités aussi ont toujours des grands projets, nous ont associés à chaque fois à un certain nombre de choses qui sont arrivées. Donc je pense que tout ça a fait que la mayonnaise a pris tout simplement et que, à un moment donné, en fait... Dès lors qu'il y a une problématique un peu, un temps soit peu, en lien avec la qualité de l'air, Madeline Herr est devenue très très vite l'acteur, on va dire, qu'on l'appelle.
Merci Stéphane Gondard pour cet entretien riche. En précision, merci à vous.
Merci, c'était un plaisir et ça fait toujours plaisir de regarder un peu dans le rétroviseur.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour et bienvenue dans ce podcast spécial. Aujourd'hui, nous célébrons un anniversaire particulier. Il s'agit des 25 ans de Madininair, l'Observatoire de la qualité de l'air en Martinique. Cette structure veille sur l'air que nous respirons, nous informe et nous sensibilise aux enjeux environnementaux. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir le directeur de Madininair. Bonjour Stéphane Gandard et merci d'être avec nous aujourd'hui.
Eh bien bonjour Peggy, c'est un vrai plaisir de participer à ce podcast sur la qualité de l'air.
Qu'est-ce qui a déclenché la création de Madininair finalement, M. Gandar ?
C'est vrai qu'il faut se rappeler qu'en 1996, il y a une loi sur l'air qui est sortie et qui demande à chaque territoire, chaque région maintenant, de mesurer la qualité de l'air. Comme en Martinique-Madininair, il y a aujourd'hui dans chaque région de France un homologue qui est sous un système associatif et qui mesure la qualité de l'air sur son territoire.
Est-ce qu'il y avait déjà une prise de conscience en Martinique sur cette question de la qualité de l'air ?
Oui, tout à fait. C'est quelque chose qui a pris assez rapidement, comme on dit. Vraiment, lorsque cette obligation finalement est venue sur le terrain, il y avait déjà un certain nombre d'élus et de prises de conscience qui avaient vraiment envie de créer cet observatoire. Et finalement, ça n'a pas posé de problème particulier et ça a entraîné pas mal d'adhésion et notamment les membres fondateurs au départ ont tout de suite pris le parti de créer cet observatoire. On parle à l'époque évidemment des instances de l'État, c'est sûr, mais... surtout du Conseil Général, du Conseil Régional, la Ville de Fort-de-France, du Lamantin, de Cholcher, sont tous des membres fondateurs qui font toujours partie bien sûr de l'Observatoire aujourd'hui et qui ont bien impulsé la dynamique.
25 ans, c'est à peu près un quart de siècle. Commençons par le commencement. Comment est né, quel était le contexte quand vous êtes arrivé en Martinique ?
Oui, écoutez, c'est un peu particulier pour moi. Donc, je suis arrivé il y a 25 ans et j'avais 25 ans. Donc, vous voyez, un quart de siècle effectivement, maintenant un demi-siècle. Pour moi, mais du coup, quand je suis arrivé ici, c'est vrai qu'on est parti finalement de rien. J'étais tout seul dans ces locaux, où nous sommes toujours d'ailleurs, même si nous sommes largement agrandis. Et puis, il fallait faire les premières mesures. Donc, faire des premières mesures pour savoir qu'est-ce que la population respirait, quels étaient les polluants qui posaient le plus de soucis. Et donc, ça s'est suivi en fait toute une période de surveillance un petit peu et de recherche un petit peu de ce qu'on pouvait mesurer, les meilleurs endroits pour mesurer. où pourrait-on organiser cette surveillance et où mettre les premières cabines de mesure. Et donc, j'ai dû mettre aussi bien ma blouse que mettre effectivement mon costume de « allons dans les écoles pour montrer un petit peu ce qu'on fait » , etc. Et du coup, c'était assez intéressant parce que ça apportait pas mal d'adhésion de tout un chacun. Et voilà, on a commencé par mettre les deux premières stations à l'époque au musée d'histoire de Fort-de-France et au lycée Schollcher à l'époque. Et le démarrage des mesures a démarré en 2000.
Quelles ont été finalement les premières difficultés ? Est-ce que vous en avez eu ou est-ce que ça a été très facile pour vous de commencer ?
Pour convaincre les institutions, ça n'a pas été très compliqué. Tout le monde était assez convaincu qu'il fallait forcément à un moment donné surveiller et savoir qu'est-ce qui se passe sur le territoire en termes de qualité de l'air. Pour le public, c'était un petit peu plus compliqué, non pas que ce soit une difficulté, mais on avait un prérequis, un préconçu d'emblée qui était de dire mais pourquoi surveiller la qualité de l'air en Martinique ? Ça ne sert à rien, les alizés balayent le territoire, il n'y a absolument aucun problème de pollution atmosphérique. Donc ça, c'est vrai que ça a pris un peu plus de temps pour convaincre, pour réussir à montrer un peu que les résultats, à proximité directe de la circulation ou à proximité directe d'un certain nombre de soucis particuliers, ça pouvait aussi être une situation de qualité de l'air dégradée. Donc voilà, là c'est vraiment toute une partie sensibilisation, information au fur et à mesure du temps, qui a fait qu'aujourd'hui je pense que tout un chacun est tout à fait conscient qu'à un... qu'un territoire comme le nôtre, qui est certes pas très très grand en taille, mais qui possède finalement tous les mêmes ingrédients que n'importe quel autre territoire, de la circulation automobile, des activités humaines qui peuvent provoquer forcément de la pollution atmosphérique, des activités industrielles également, forcément tout le monde a fini par être un peu convaincu de l'utilité de tout ça. Évidemment, aujourd'hui, on traite de beaucoup plus d'autres sujets. Les pollens, les pesticides, les sargasses, bien évidemment. Donc là, aujourd'hui, plus personne, évidemment, ne peut nier l'importance, on va dire, de surveiller un certain nombre de paramètres de pollution atmosphérique.
Est-ce qu'il y a des anecdotes, des situations qui vous reviennent à l'esprit dans des étapes particulières du montage de cette association ?
Je crois qu'il y a quelques étapes très, très importantes qu'il faut retenir. C'est sûr qu'il y a eu un certain nombre de choses avec les directives européennes, par exemple, mention. qui élargit très largement le spectre des polluants qu'il fallait surveiller et qu'il fallait regarder de près. Je pense à quelques étapes humaines aussi qui sont importantes, notamment la grosse année charnière, c'est le recrutement de ma principale collaboratrice aujourd'hui, l'adjointe à la direction Carole Boulanger, que je ne remercierai jamais assez pour le travail qu'elle fait. même si évidemment tout le monde est important dans ma dîner, mais quand elle est arrivée au poste de chargée d'études, donc aujourd'hui effectivement elle est responsable de ses études et elle fait un travail fou pour finalement faire beaucoup, beaucoup de choses avec beaucoup, beaucoup de partenaires. Et ça, ça a été un gros, gros coup de boost parce que j'étais tout seul sur la partie études et directions à la fois. Et là aujourd'hui, on fait un duo qui est absolument excellent. Enfin en tout cas, c'est ce que moi je retiens. Et puis cette étape humaine où effectivement, tous les premiers arrivés, je pense à la responsable de communication, à la responsable administrative, aux responsables techniques, tous ces gens-là m'ont accompagné au fur et à mesure et sont toujours là. Donc on fait finalement une vraie équipe de base qui est toujours là, un gros support solide qui a pu accueillir beaucoup de nouvelles compétences au fur et à mesure du temps. La deuxième étape, c'est aussi, je pense, encore en termes humains, c'est d'avoir réussi à faire revenir pas mal de martiniquais sur le territoire avec des compétences qui n'étaient pas... existantes sur le terrain à l'époque en l'an 2000, mais qui aujourd'hui, en fait, il y en a beaucoup qui se sont fait former à l'extérieur, en métropole notamment, et qui sont revenus pour apporter leur expertise, que ce soit en métrologie, que ce soit en informatique, que ce soit en modélisation. Et finalement, ça donne une vraie cohésion d'équipe qui aujourd'hui fait que l'expertise est tout le temps en croissance.
Comment vous expliquez que Madin Nair soit devenu un acteur incontournable et finalement reconnu sur la surveillance de l'air ?
Je pense qu'on a réussi à montrer un peu notre expertise, tout simplement. La croissance des choses, le fait qu'on ait toujours eu des nouveaux dossiers sur lesquels travailler, des nouvelles préoccupations sociales, environnementales, qu'on s'est rapprochés aussi du grand public. Les collectivités aussi ont toujours des grands projets, nous ont associés à chaque fois à un certain nombre de choses qui sont arrivées. Donc je pense que tout ça a fait que la mayonnaise a pris tout simplement et que, à un moment donné, en fait... Dès lors qu'il y a une problématique un peu, un temps soit peu, en lien avec la qualité de l'air, Madeline Herr est devenue très très vite l'acteur, on va dire, qu'on l'appelle.
Merci Stéphane Gondard pour cet entretien riche. En précision, merci à vous.
Merci, c'était un plaisir et ça fait toujours plaisir de regarder un peu dans le rétroviseur.
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