Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans Fred parle timbres NFT. Dans les deux premiers podcasts, je vous ai proposé de découvrir ce qu'est un timbre NFT, puis de comprendre comment il fonctionne concrètement. Aujourd'hui, j'aimerais répondre à une question qui, à mes yeux, est peut-être la plus importante de toutes, avant même de débuter la collection de timbres NFT. C'est qu'est-ce que la version numérique apporte vraiment au timbre ? Parce qu'au fond, si un timbre NFT n'était qu'une simple copie numérique du thème papier, l'intérêt resterait quand même assez limité. Et on pourrait se demander, mais quelle est la plus-value de collectionner ce type de timbre ? Alors très bien, j'ai mon timbre, j'ai la même image en numérique, mais est-ce que cela change vraiment quelque chose ? Il est intéressant de voir que certains projets montrent que le numérique peut faire bien plus que simplement reproduire. Et un opérateur postal illustre particulièrement bien cela, c'est la poste autrichienne Austrian Post. L'Autriche fait partie des postes qui ont vraiment structuré cet univers, qui sont vraiment le fer de lance du timbre NFT. Et avec ces crypto-stamps, elle a montré très tôt qu'on pouvait faire du timbre un objet à la fois physique, numérique, collectionnable et pensé pour évoluer dans un écosystème plus large. Et ce qui est très intéressant, c'est qu'on le voit encore mieux avec la série Heroes of Mythology. Cette série n'est pas seulement autrichienne, elle repose sur une vraie collaboration entre plusieurs postes européennes. On y retrouve Austrian Post, pour l'Autriche, bPost pour la Belgique, CTT pour le Portugal, PostNL pour les Pays-Bas et Post Luxembourg pour le Luxembourg. Autrement dit, on n'est plus sur une petite émission isolée dans un coin, on est vraiment sur une collection pensée à l'échelle européenne. Et il est intéressant de voir que cette collaboration entre les postes européennes se transpose de la philatélie classique vers le timbre NFT, puisqu'on sait très bien que la philatélie classique régalise régulièrement des émissions conjointes entre pays. Plusieurs pays se mettent d'accord pour sortir au même moment des timbre, parfois autour d'un même thème. Il vaut même jusqu'à partager le même visuel. Donc c'est vraiment une démarche de coopération. On a l'exemple en Europe le plus connu avec les timbres Europa qui sont coordonnés par PostEurope. Et chaque année, des dizaines de pays participent avec un thème commun. Ça peut être la nature, la culture, l'histoire. Donc le timbre NFT est également, et on le voit ici, dans cette démarche-là de collaboration entre postes. Et cette collaboration va apporter beaucoup de choses. Déjà, c'est une première valeur ajoutée au numérique. Parce que le timbre n'est plus seulement rattaché à un pays, il peut entrer dans un univers commun, dans une série cohérente, dans une logique de collection plus vaste. Et avec cette collection Heroes of Mythology, chaque poste met en avant une figure mythologique. Ça sera Hera pour le côté autrichien, Athéna pour le côté belge, Poséidon pour le côté portugais, Hermès pour le côté néerlandais et Artemis pour le côté luxembourgeois. Et là, tout de suite, on sent qu'il y a quelque chose de plus riche qu'une simple émission locale. On a une collection à suivre, on a un univers à compléter, on a une cohérence graphique, symbolique, narrative. Et ça, pour un collectionneur, c'est déjà fort. Mais le numérique ajoute encore autre chose. On va prendre le cas du Luxembourg. Post Luxembourg explique très clairement que son crypto-stamp se compose de deux parties. Un timbre physique et ce qu'il appelle un digital twin, c'est-à-dire un jumeau numérique. Et ce jumeau numérique n'est pas juste la même image. C'est une autre manière de posséder, de révéler, de conserver, de suivre sa collection dans l'univers blockchain. C'est d'ailleurs là une nuance très importante. Parce que ce n'est donc plus une simple photo d'un timbre papier, on parle d'un objet numérique associé, pensé pour vivre dans un environnement différent. Et là encore, Austrian Post a beaucoup contribué à populariser cette logique de timbre physique plus son jumeau numérique à l'échelle européenne. Mais il y a encore plus intéressant, le numérique peut aussi introduire des mécaniques de combinaison, de transformation ou de déblocage. Et là, l'exemple le plus parlant à mon sens vient des Pays-Bas. PostNL explique qu'avec son système de SafeDragon, on peut combiner certains NFT pour faire apparaître un BabyDragon inédit. Et ce n'est pas limité à une logique purement nationale, puisque la documentation de PostNL précise qu'on peut utiliser cette mécanique avec des crypto-stems néerlandais, autrichiens, luxembourgeois et belges. On voit ici ce que le numérique apporte. On n'est plus seulement dans une collection figée. On entre dans une collection qui peut évoluer et qui va évoluer forcément suivant les timbre NFT que l'on pourra se procurer auprès de ces différents opérateurs européens. Ça va enrichir la collection. Ça va permettre, quand on va récupérer, arriver à récupérer en tout cas, puisque là aussi, il y a une certaine rareté qui s'installe, quand on va récupérer ces timbres NFT dans différentes... poste, ça va permettre de pouvoir déclencher et acquérir des versions numériques NFT de ces timbre qui ne seraient pas possibles si on avait uniquement un seul de ces exemplaires. Le fait donc de posséder plusieurs éléments ne sert pas seulement à avoir un plus, cela permet aussi de faire apparaître autre chose, un timbre donc comme je le disais précédemment qui n'existe pas en version physique. Et ça c'est un changement très important parce qu'on passe d'une logique d'accumulation à une logique presque plus active, plus ludique, plus participative. Autrement dit, le numérique ne se contente pas de copier le timbre, il peut créer des relations entre les timbres, il peut introduire des passerelles et il peut faire évoluer l'expérience de collection. On a vu le nord de l'Europe, on va aller un peu plus au sud à la chaleur si vous aimez ça ! On va se réchauffer avec le Portugal en descendant au bord de la Méditerranée. La collection est mise avec d'autres postes européennes sur les héros de la mythologie. Cet été met en avant cette idée que la crypto-stamps posséidon mêle tradition et innovation dans une émission commune avec les autres postes européennes partenaires. Là encore, la logique n'est pas seulement celle du support papier, mais celle d'une expérience qui continue dans le numérique. La Belgique avec Athéna insiste elle aussi sur la présence d'un digital twin et sur cette rencontre entre patrimoine postal et univers numérique. Biposte explique d'ailleurs très clairement qu'un crypto-stamps est un timbre papier. avec son jumeau numérique. Donc, si on prend un peu de recul, qu'est-ce qu'on voit ? On voit que la immersion numérique peut apporter plusieurs choses très concrètes. D'abord, elle élargit la collection animation transnationale. Elle peut créer un jumeau numérique révélable et conservable. Elle peut aussi introduire une logique de combinaison ou de transformation. Et surtout, elle peut faire entrer le collectionneur dans une expérience qui ne s'arrête plus au papier. Et là encore, une fois de plus, et je me répète souvent, mais c'est vrai que ce sujet devient passionnant quand on découvre ses spécificités, parce que le papier garde évidemment toute sa valeur. La matière, le support, le visuel, la présence physique, la dimension historique. Si vous avez déjà eu des timbres NFT en main, vous remarquerez la qualité d'impression, la qualité papier, les contrastes de l'image, les couleurs qui sont mises en avant. Mais le numérique peut apporter et ajouter une autre couche. Une couche d'expérience, une couche d'interaction, une couche aussi d'évolution. Il peut donner au collectionneur le sentiment que sa collection vit aussi ailleurs que dans un album ou dans une pochette. Finalement, la question n'est peut-être pas seulement de savoir si un timbre peut exister en NFT. L'autre question qui pourrait se poser, ça serait plutôt est-ce que le numérique permet de faire plus avec le timbre ? Et quand on regarde ce que proposent l'Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, le Portugal, le Luxembourg, on voit bien que les réponses sont déjà là. Le numérique relie les postes entre elles, elle crée une famille de collections, elle rend le timbre évolutif et elle peut donner aux collectionneurs quelque chose de plus qu'une simple reproduction. Mais le numérique transforme aussi un autre pilier de la collection, c'est la rareté. Tirage, variante, niveau de rareté, c'est ce que je vous proposerai d'explorer dans le prochain épisode et vous verrez que là aussi, il y a de nombreux points intéressants à découvrir sur ces versions de timbres NFT. Je vous remercie pour votre écoute. Vous pouvez retrouver mes capsules en vidéo sur la chaîne YouTube Fred parle timbres NFT. Pour ce podcast, je vous invite, si ce n'est déjà fait, à vous abonner à celui-ci. Vous le retrouvez sur toutes les grandes plateformes de podcast Spotify, Apple Podcast, Likez ce podcast si vous l'avez apprécié. 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