- Speaker #0
Hello et bienvenue dans le tout premier épisode de Estelle Niana x Elsa Coutelier. Le x, il est écrit avec le petit signe multiplication. Donc ça pourrait être Estelle Niana multiplication Elsa Coutelier, Estelle Niana x Elsa Coutelier, bref, vous avez capté. Estelle Niana, créatrice de fréquence E, meuf média, qui parle, pense, influence et installe sa vision du monde et t'aide aussi à toi la déployer. Et Elsa Couteyer, moi-même, accompagnante, créatrice du podcast, donc accompagnante. Et de plus en plus, Média, moi aussi. On a toutes les deux beaucoup de choses à dire sur nos vies, nos activités, nos prises de parole, ce qu'on essaie de fabriquer, ce qu'on essaie de déplacer et le monde dans lequel on fait tout ça. Et ça faisait un moment qu'après nos conversations en off avec Estelle, on se disait, putain, on aurait dû enregistrer ça. C'était trop cool comme conversation. Alors maintenant, on enregistre. Voilà. On finit par faire ce qu'on dit. Et on a décidé d'en faire une émission que vous retrouverez à la fois dans Fréquences E et dans Accompagnantes. Donc ça, ça s'appelle un crossover. On l'a appelé aussi tout simplement Estelle Niana x Elsa Coutelier. Et le x, le x, est donc important. Parce que l'idée, c'est pas seulement d'additionner deux voix, deux médias ou deux visions. C'est de voir ce qui se passe quand on les multiplie. Quand nos expressions, nos réflexions, nos messages, nos médias se rencontrent et produisent quelque chose. qu'on n'aurait peut-être pas produit chacune de notre côté. Et pour ce premier épisode, on a donc commencé exactement là où on était, en essayant déjà d'échanger sur ce qu'on avait envie de faire de cette émission. Et puis vous allez voir que très vite, on est parti sur plein d'autres sujets, dont le SEO, Jésus, les lauriers, le repos, le fait de prendre au sérieux ses affaires, l'importance d'être bien entouré quand on entreprend. Donc en gros, vous allez littéralement assister, écouter... à la naissance de cette multiplication Estelle-Niana-Elsa Coutelier et à comment Estelle et moi on échange en off d'habitude. Et surtout, venez nous dire ce que vous en pensez, si vous aimez ce format, si vous avez envie qu'on continue ou s'il y a même un sujet sur lequel vous aimeriez nous entendre réfléchir ensemble, envoyez-nous un message sur Instagram, soit sur at Estelle-Niana ou sur at Elsa Coutelier. Et petit instant autopromo avant de commencer. parce qu'on prend nos affaires justement au sérieux. Si vous avez envie de travailler avec Estelle autour de votre expression, de votre voix et de votre propre posture de média, elle propose l'espace collectif Être et avoir un média, ainsi que Vision Média son niveau 2 pour aller encore plus loin dans l'installation et le déploiement de votre vision. Et de mon côté, si vous êtes pro de l'accompagnement ou entrepreneur et que vous avez envie d'un espace pour penser votre pratique, votre activité, votre posture et toutes les affaires qui vont avec sans rester seule dans votre coin, je vais prochainement ouvrir un nouveau groupe des sens collectifs. Venez nous en parler si ça vous intéresse. Vous retrouverez évidemment toutes les infos et tous les liens dans la description de cet épisode. Cette fois, c'est parti. Bienvenue dans Estal Niana x Esa Kouteye. Aujourd'hui, l'idée, ça serait peut-être de reposer finalement le pourquoi du comment on a envie d'enregistrer ça. à la lumière aussi de tout ce qui se passe aussi quand on échange de toute manière toutes les deux. Et aussi à la lumière du fait qu'il y a quand même beaucoup de résonance entre nos envies, nos visions, et là où on en est et là où on veut aller. Et ça se croisait aussi beaucoup avec ce que tu dis souvent sur l'idée de prendre au sérieux ses affaires. Sauf que je crois que les gens ne savent pas trop comment faire, globalement. Ça, c'est vachement revenu, d'ailleurs, dans la dernière session, la big session des sens collectifs avec le groupe 1. Cette idée que... Alors, c'est pas dit comme... Les personnes ne viennent pas me voir en me disant « j'ai envie de prendre plus au sérieux mes affaires » . Voilà, ça fait pas partie du vocabulaire. C'est un peu mon problème avec le SEO en ce moment, tu vois. Moi, j'ai des expressions et il n'y a personne qui cherche ces expressions. Donc, il faut que je fasse ce travail de traduction. Mais du coup, comment les gens... réfléchissent, pensent et écrivent. Parce que moi, je viens d'une viande et je suis en train de travailler un deuil symbolique. C'est ça que moi, j'aimerais bien que les gens tapent sur Google. Et personne ne va écrire « cherche thérapeute pour faire un travail de deuil symbolique » .
- Speaker #1
C'est clair, c'est clair. C'est marrant, tu parles du SEO. Hier, je parlais à quelqu'un, une illustratrice, qui était en train de faire ce travail de SEO avec une personne que je lui ai recommandée qui est plutôt... très à l'aise avec l'écriture, une écriture littéraire et tout ça, mais qui s'est spécialisée aussi sur le SEO, histoire de rejoindre. Et elle me disait, mais moi, en fait, ça fait longtemps que je rêve qu'on me trouve sur Google et que c'est le rêve. Moi, je dis, on partage le même rêve, mais en fait, c'est seulement maintenant, au bout de je ne sais pas combien d'années, peut-être dix ans, qu'elle a fait ce travail. de SEO. Et en même temps, il fallait qu'elle rejoigne toutes ses passions entre la pâtisserie, l'illustration, etc. Et elle me dit, en fait, cette année, ça y est, on m'a trouvée. Et on m'a trouvée. Je trouve ça génial, en fait. C'est beau.
- Speaker #0
C'est génial. Mais ça, tu vois, déjà, ça pop sur plein de trucs. C'est trouver son public. Parce qu'il y a beaucoup ce travail de niche, de qui est ta cible et tout. Mais on travaille beaucoup moins de comment, du coup, ta cible va te trouver. Alors, les personnes qui sont des spécialistes de SEO qui nous écouteraient, je suis sûre qu'elles s'arrachent la cheveux en disant « Mais ça fait dix ans que je le dis et que personne ne m'écoute ! Moi, je sais ! Je suis la réponse à cette question ! » Mais la plupart du temps, on fait ce travail vraiment, comme tu dis, au bout d'une dizaine d'années. Moi, d'ailleurs, je peux parler au jeu là-dessus. Ça va faire dix ans que je suis dans l'entrepreneuriat. J'ai toujours fait un peu de SEO, surtout à l'époque où j'avais encore un blog. Tu vois, j'avais même installé l'extension Yoast SEO, tu vois, sur WordPress, etc. Mais... vraiment le travail profond sur quels mots-clés je me positionne, quels changes sémantiques j'utilise, et je vais faire mon H1 et mes H2 et puis mes H3 et tout, je n'ai jamais fait ça. Parce que c'est quand même une manière justement de se médiatiser qui n'est pas si naturelle que ça. Déjà que l'expression de soi, le fait de... parler en son nom, tu sais, comme on se disait aussi, de s'autoriser à avoir un média en disant, mais pour qui tu te prends pour avoir ton propre média ? Déjà, c'est un effort en soi, alors que déjà, quand tu fais, mais qu'après, en plus, il faut que la forme respecte une certaine manière d'être lisible, trouvable, tout ça, c'est vraiment ces deux niveaux différents, et c'est pas si accessible que ça. Donc, tu vois, moi, je suis en train de faire ça, mais du coup, ça me fait vachement penser à toute cette histoire de média, mais du coup, pour revenir à ce que je disais sur les sciences collectives, cette notion de se prendre au sérieux, mais aussi jusqu'au bout. Et donc là, même dans nos conversations à nous deux, tu sais qu'on fait souvent en off, je trouve que c'est aussi pour montrer à quel point aussi, en off, je prends au sérieux tes affaires et tu prends au sérieux aussi mes affaires. Et qu'il y a aussi cette réciprocité qui est hyper, hyper importante. Je ne sais pas si tu as commencé à te parler quand je faisais tout ça.
- Speaker #1
Déjà, je ne pensais pas qu'on allait parler de SI.
- Speaker #0
Il est 9h,
- Speaker #1
c'est le dernier sujet sur mes listes, mes grandes listes, mais en fait à chaque fois que j'entends parler de quelqu'un de SEO, je sens que le rêve s'active en moi. Donc en fait je sens bien qu'un jour il va falloir que je m'y colle et tu vois le truc c'est important aussi le SEO, c'est que nous ne sommes pas des entrepreneurs, on s'est déjà reconvertis dans nos vies. Mais en plus, en tant qu'entrepreneur, on a changé de positionnement et même d'activité, même dans l'accompagnement, de format d'activité de qui on accompagne. Et donc, t'imagines combien de fois il aurait fallu travailler sur le SEO. C'est tellement un travail de fond et de longue haleine. On n'est pas des meufs freelance avec, on fait du consulting, de communication. Enfin, je ne sais pas quoi, un truc très basique et classique, sans juger le truc, mais très linéaire. C'est-à-dire, je suis boulangère, je suis thérapeute. Et je fais ça et j'accompagne juste ça, entre guillemets. On a tellement changé que, franchement, ce travail de SEO, si on avait dû le faire à chaque fois pour nos sites, et encore, déjà, on a des sites Internet, et heureusement, j'ai envie de dire à tout le monde qui va nous écouter, ayez un site Internet, je pense que c'est le minimum en ces temps difficiles de communication sur les réseaux. Bref, je ne pensais pas qu'on allait commencer par ça, mais en fait, je trouve que c'est intéressant parce que, oui, il y a un peu un truc de... Pour moi, ça parle d'être sérieuse dans ses affaires, en fait. C'est-à-dire qu'en gros, on n'est pas des meufs, même si on freestyle, on fait des choses, etc., mais il y a quelque chose dans le fond qui fait que ça mérite de travailler sur des choses solides et dans le virtuel, dans le monde numérique, le SEO, et même il y a d'autres mots maintenant par rapport au SEO, je ne les connais même pas, mais qui font que ton travail, que tu prends au sérieux ton travail, en fait. Et donc... C'est un investissement, ce travail-là, mais en même temps, une fois qu'il est fait, il y a des choses qui se passent et c'est aussi un soutien immense quand on est solo entrepreneur. Donc tout ça, le SEO, ça rejoint cette notion de prendre au sérieux ses affaires et à quel point, justement, moi-même, je me dis, mon site Internet, c'est pareil, je l'ai fait dans un moment de transition et je ne savais pas vers quoi vraiment j'allais. Je pensais vraiment que j'allais continuer ce que je faisais. Et en fait, là, il y a tout à refaire. Donc, en fait, tu vois, je me dis, c'est un chantier immense. Sur mon site Internet, il y a les étincelles en long et en large. Et en fait, je me dis, aujourd'hui, ce n'est plus le sujet. Et donc, voilà, heureusement que j'ai pris le nom de domaine à mon nom, que j'ai changé de site, j'en ai fait un deuxième site et que peut-être ce sera plus facile. Mais en fait, je n'en sais rien du tout. Je me dis, il faut que je me plonge quand tu m'en parles. Là, je me dis, il sera temps un jour de se plonger dans le sujet et de le faire avec quelqu'un, évidemment pas seul.
- Speaker #0
Et en même temps, tu vas le faire avec quelqu'un, mais en même temps, apprendre à le faire aussi. Parce que moi, je suis dans cette période de ma vie où je suis team flemme en ce moment. Je n'ai pas toujours été comme ça. Tu parlais d'époque, finalement, de nos carrières d'entrepreneurs. Pendant longtemps, j'étais team, je fais tout moi-même, j'adore apprendre, j'y vais, je mets les mains dans le cambouis, il n'y a pas de problème. Et donc là, je serais limite, tu vois, plus tentée par dire, de payer quelqu'un, tu me fais tout. Tu me fais tout, tac, tac, tac, y'a pas de souci, ça me coûte un bras, je sais pas comment je vais sortir cet argent, mais vas-y, fais-le, quoi. Et en même temps, ça rejoint quand même cette notion de souveraineté, je pense, cette idée, tu vois, d'avoir son propre site, sa propre maison numérique, d'avoir son propre espace, mais aussi de gérer ses propres articles ou pages, en tout cas en SEO, et d'apprendre en fait à le faire, parce que comme tu disais, ça bouge tellement vite, ça bouge tellement tout le temps, ce qu'on a envie de dire, ce qu'on a envie justement de canaliser et de diffuser. que si tu apprends pas à le faire, tu seras toujours dépendante de quelqu'un d'autre. Et c'est relou, parce que là, moi j'ai vu, quand on a fait le travail de devoir choisir les mots-clés, se poser et tout, c'est des décisions. En fait, t'es fatiguée de prendre des décisions sur qu'est-ce que je choisis comme mot-clé, mais du coup, ça, t'as envie de dire genre, alors oui, celui-là, à 70%, c'est toujours d'actualité, mais les 30% quand même, ils sentent pas bon. Ils vont... sûrement se transformer entre choses et il y a des subtilités, des machins que j'aimerais dire, mais que du coup, ça rentre pas exactement dans la bonne stratégie du SEO. Et donc, c'est pénible, mais il y a un peu ce truc de trouver l'équilibre entre jouer le jeu, tu vois, parce que jouer ce jeu-là, ça te permet quand même de jouer ton jeu à toi puisque sinon, en fait, personne ne te trouve. Les bonnes personnes en fait, ne peuvent pas te trouver. Mais en même temps, c'est quand même aussi assez perturbant parce que tu... Il y a ce truc de négociation de qu'est-ce que je dis, comment je le dis pour que ça reste à peu près véridique. C'est pas facile. Mais c'est vrai que ça touche vachement cette notion d'être média, d'être médiatisé, d'avoir des canaux de diffusion. Je trouve qu'on parle rarement du SEO comme ça. En tout cas, moi, jusqu'à maintenant, j'ai jamais trop vu ça, des personnes du SEO qui parlaient de ça. Souvent, c'est plutôt... Fais en sorte que ton site te plaise à toi et plaise à ta cible et aussi à Google. Je trouve que de le remettre quand même plutôt sur le terrain justement du média et du médiatique, c'est peut-être plus intéressant. Je ne sais pas si ça te parle, toi qui es quand même la spécialiste d'être à avoir un média.
- Speaker #1
Oui, en fait, tu vois, ça me parle de canal. Donc en fait, en gros, c'est à toi. En fait, vu que la planète Internet est remplie d'informations et de sites, C'est comment toi-même, tu vas te débrouiller pour créer ton canal presque comme si tu allais tirer ton fil France Télécom, à l'époque où ça existait encore France Télécom. Mais cette idée d'aller tirer le fil et de créer le fil, mais vraiment en mode sur mesure, en plus avec tes mots-clés. Et donc, par exemple, tu vois, par rapport à Meuf Média, depuis tout à l'heure que tu parles, je suis en train de me demander, mais ce serait quoi les mots-clés de Meuf Média pour que les gens me trouvent ? mais aussi quand tu as une activité ou des activités qui ne rentrent pas toujours dans les cases. En fait, il y a ce... justement pour prendre ce mot deuil aussi, il y a ce deuil de ce mot-là, il va falloir par exemple accompagnante, qui n'est pas un super mot pour le SEO, il va falloir faire le deuil de ne pas forcément le mettre et l'utiliser. Donc il y a cette notion d'acceptation, il y a vraiment quelque chose qui brasse quand tu choisis tes mots-clés, et d'accepter de faire un travail presque froid parfois. Ce côté, quand tu parlais des H1, H2, etc., changer ces choses-là, même modifier peut-être tes anciens articles parce qu'ils étaient introuvables, parce que tu étais trop en train de parler avec tes mots à toi et ton jargon. Moi, ça me parle de ça aussi. Je trouve qu'il y a un côté difficile et en même temps, il y a un côté plaisant parce que tu vas regarder, entre guillemets, la concurrence et donc tu vas regarder aussi comment toi, tu t'insères dans un écosystème avec d'autres personnes. Et ça, je trouve que c'est quand même agréable de plonger dans ça. les activités des autres, parce que tu ne le fais pas toujours. Tu regardes en surface, mais tu ne le fais pas toujours. Du coup, ça te permet toi-même, je trouve, de plonger dans ton propre travail. Je ne sais plus c'est quoi ta question, Elsa. Je suis partie sur le truc. Ah oui, le canal, le feed. Parce que je trouve que c'est important de se dire... En fait, aujourd'hui, j'avais une espèce de métaphore, mais de se dire, sur les chaînes de télé, on change de chaîne et on trouve les chaînes. Mais nous, il faut qu'on fabrique... ce canal-là exactement pour justement, pour reprendre tes mots, pour qu'on nous trouve et faire le lien, en fait. Et c'est ce travail-là de faire le lien qui fait que... On est trouvable, mais c'est aussi, on va nous choisir. C'est-à-dire que ce n'est pas l'histoire de choisir des mots-clés qui n'ont rien à voir non plus avec nous. C'est que quand les gens cliquent dessus, ils se disent, ah oui, en fait, il y a encore plus que ce que je croyais derrière les mots-clés que j'ai tapés, je cherche un acupuncteur. Voilà, en fait, il y a un acupuncteur qui travaille de telle ou telle manière. Et il y a une histoire de faire confiance aussi, finalement, aux personnes qui vont nous trouver.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois ? Ils vont nous choisir parce qu'on n'est pas juste l'acupuncteur du coin. On ne choisit jamais un acupuncteur ou une acupunctrice parce qu'elle est à 10 minutes de chez nous. En tout cas, moi, ce n'est pas du tout mon délire.
- Speaker #0
Mais ça, ce n'est pas ton délire. Mais la plupart des gens quand même signent. Et moi, je suis comme toi. Je pense que c'est aussi vachement lié à notre histoire en tant que pro de l'accompagnement. Aujourd'hui, plus jamais, je peux choisir une personne parce qu'elle est juste à 10 minutes de chez moi. Si elle est juste à 10 minutes de chez moi, c'est un peu la stride sur le gâteau. Mais ce n'est pas du tout le critère principal. C'est à quel point je sens son cadre, sa posture, à quel point elle est... C'est marrant, j'allais dire médiatisée. C'est médiatisé, c'est-à-dire que j'ai pu un peu la sentir. Après une semaine, tu vas la goûter. Mais ça, c'est nous. C'est nos traits. C'est nos traits.
- Speaker #1
C'est nos traits.
- Speaker #0
C'est nos marques de fabrique aujourd'hui. Parce que je pense que c'est vachement coloré de qui on est en tant que pro de l'accompagnement. Mais le nombre de personnes, même là, j'ai vu hier un coup couple qui était en train de regarder les plaques tu sais dans la rue en disant ah ouais peut-être que je vais regarder tu vois lui tu vois genre kiné quoi genre ah ouais du coup parce qu'il disait que c'était à côté quoi mais c'est vrai que c'est comment tu passes surtout en fait avec ce truc de SEO on le sait il y a le SEO local et le SEO tu vois finalement national entre guillemets et ça se travaille même pas de la même manière mais je te rejoins mais je trouve ça beau quand même quand tu dis que Faut faire confiance aux personnes qui nous trouvent, mine de rien. C'est assez joli, car à un moment donné, forcément, ça parle de lâcher prise. À un moment donné, t'as mis là, t'as posé le truc, faut que tu lâches prise. C'est vachement intéressant.
- Speaker #1
Oui, et puis ça parle aussi du travail, justement, cette notion de... Tu vois, pour moi, en fait, ça rejoint beaucoup... le fait qu'on a besoin de soutien en tant qu'entrepreneur solo. On a besoin de soutien. Et donc, se dire que notre site Internet travaille pour nous est un soutien, qu'on a fait ce qu'il faut pour que ça nous amène, comme on dit, du trafic, du flux, des visites. En fait, moi, c'est ça que je vois. Je me dis que c'est un vrai travail qui prend du temps. Mais derrière, c'est ce soutien qu'on aura tout le temps, en fait, qui va durer dans le temps. En plus, même, je crois que plus le temps passe et plus ça travaille. Donc, je trouve que c'est ce travail du temps long. C'est revenir justement au travail du temps long, au fait de croire au temps long, d'ailleurs, et au fait qu'il se passe des choses sur le temps long et sortir de la course, sortir de, justement, l'algorithme qui nous saoule. Tout ce côté hyper... paie rapide, consommation rapide et qui, en plus, nous stresse. Donc, c'est aussi, voilà, c'est ça, moi, que je trouve intéressant. Et je reviens toujours au côté solo parce que c'est peut-être pas la même chose quand tu as une équipe de 10 personnes avec qui tu travailles parce qu'il va y avoir quelqu'un dans l'équipe qui est chargé d'aller faire de la prospection téléphonique ou du réseau tous les jours. Mais nous, ce n'est pas le cas, en fait. Donc, si on ne peut pas compter sur notre maison numérique, et qu'on doit compter juste sur notre compte Instagram, ça va être vraiment limité, en fait. C'est même dangereux. Donc, voilà, je dis tout ça et je n'ai pas encore fait ce travail, mais je l'ai fait il y a longtemps. Mais les mots-clés ne sont plus actuels. Donc, il va falloir replonger dans ce travail-là. Et je sais que pour moi, c'est quelque chose de fastidieux. Mais comme tu dis, le faire à quelqu'un et en même temps apprendre, évidemment, on est obligé, enfin, je pense, on est obligé. d'apprendre un minimum, même si ces choses-là peuvent changer. Il y a des nouveaux outils, etc. L'IA dans Google, ça amène des choses. Je ne sais même pas, moi, en fait. Tu vois, je n'ai pas encore désamorcé. Je ne sais pas comment on dit. Désamorcé. Parce que dès que je tape un truc sur mon téléphone sur Google, ce que je fais très rarement, je ne vais jamais rarement sur Google, mais en fait, il y a l'IA qui apparaît en premier. Et qui ne m'intéresse pas, en plus. Et je n'ai pas encore désactivé ça. Et ça, je ne sais pas comment ça joue.
- Speaker #0
dans les histoires de nos recherches si je tape pédicure ou je sais pas quelle je sais pas c'est intéressant parce que ça justement d'ailleurs même dans les sens collectifs j'ai eu ce feedback là d'une personne qui était d'une membre d'Essence Collective qui disait qu'elle était justement en train de travailler son SEO à la lumière de qui elle était en train de devenir, d'ailleurs en partie grâce au groupe Essence Collective, le fait qu'elle arrivait beaucoup plus à se positionner, à choisir qui elle voulait parler, qu'est-ce qu'elle voulait accompagner, qu'est-ce qu'elle ne voulait plus accompagner, qu'elle ne voulait plus accompagner, etc. Donc forcément, mise à jour de son site Internet, mais elle est plutôt sérieuse dans ses affaires, dès maintenant. Elle retravaille du coup son SEO et elle me disait qu'il n'y avait pas longtemps en séance, quand elle a demandé du coup la question traditionnelle de comment vous m'avez trouvée, à la personne qu'elle rencontrait pour la première fois, elle lui a dit c'est ChatGPT qui m'a parlé de vous. Et ça, ça m'a fait parce que je savais que ça allait arriver. Parce que déjà, aux Etats-Unis, tu vois le truc que tu dis quand ils ont 10 ans d'avance et quoi que ce soit, ça a déjà lieu, tu vois qu'il y a déjà des ateliers en anglais, tu vois, sur à... Comment faire en sorte pour que ChatGPT vous recommande, parle de vous, etc. En lien avec le SEO. Et sûrement d'autres choses, mais ça je ne sais pas, je n'ai pas fait l'atelier. Mais en gros, je me disais, bon, il va peut-être falloir s'y mettre, c'est vrai, cette histoire, et toi, à un moment donné, parce que c'est la réalité, qu'on soit pour ou contre l'intelligence artificielle, il y a un principe là de concret. C'est en train d'arriver. et les gens utilisent ça, et les gens d'ailleurs même utilisent ChatGPT comme thérapeute souvent, il y a aussi des trucs qui sortent par rapport à ça bref, l'idée, je me disais bon, ça va dans 10 ans ça va arriver ça, les gens qui vont nous dire comment je vous ai trouvé c'est ChatGPT qui vous a recommandé, non non, c'est maintenant 2026, ça y est ça y est,
- Speaker #1
ça y est,
- Speaker #0
non c'était pas dans 10 ans c'est maintenant, donc il y a vraiment quelqu'un qui est venu Parce que spécifiquement, ChatGPT a fait remonter son nom et son site Internet dans leurs conversations.
- Speaker #1
Ça veut dire que les gens font des recherches Google sur ChatGPT.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ils ont transféré la fonction.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
tu vois, je n'ai pas fait ça encore. Je continue à faire des recherches sur Google et d'ailleurs, je n'en fais pas beaucoup. Mais là, je trouve ça complètement... Tu vois, se tenir au courant de tout ce que tu viens de dire, je trouve qu'il y a aussi ça, cette rapidité, elle est là. elle est dans tous ces outils là et clairement moi je me sens très dépassée je me sens très dépassée et je me dis j'ai même pas fait ce qu'il fallait avant que l'IA débarque comme ça dans nos jobs et là en fait je me dis mais j'ai vraiment 15 coups c'est pas d'avance mais 15 coups en arrière donc tu vois de me dire avec qui je vais pouvoir m'informer de ça au moins pour savoir quoi faire, comment faire et est-ce que j'ai envie d'y aller et par quel chemin Je me dis qu'il y a quand même des choses comme ça où je n'ai pas envie de ne pas être au courant quelque part. Mais après, c'est à moi de choisir, bien sûr, mais j'ai quand même envie d'être au courant. Et je me dis ça, quand on est solo, je ne sais pas pourquoi je reviens toujours à ce truc d'être solo, mais parce que je vois que c'est pesant d'être solo. C'est hyper pesant. Et je me dis, pour se tenir au courant comme ça, mais c'est combien de temps passé aussi ? C'est ça,
- Speaker #0
c'est ce truc de... C'est solo, en fait, dans son business. mais en fait c'est solo dans son coeur de métier mais c'est vraiment solo partout et c'est intéressant quand tu disais finalement ce côté de pas sentir trop seule et avoir finalement comment être accompagnée aussi par rapport à tout ça comment tu peux avoir une équipe et même ce truc de repos moi ce que j'ai dit à Stéphilala la personne qui m'accompagne du coup pour le SEO moi ce qui se passe aussi c'est que je suis arrivée ça va faire 10 ans d'entreprise entrepreneuriat, il y a de la fatigue. On ne peut pas ignorer que la fatigue est là. Je suis beaucoup plus fatiguée, déjà par la vie, parce que maman de trois enfants dans un couple hétéronormé, donc déjà, ça en dit beaucoup, surtout dans cette société-là. Mais c'est aussi rien que la fatigue de la résilience et de tous les cycles que tu vis, de chrysalis, de sortie du cocon et qu'il retourne le cocon. C'est fou ! Et surtout, maintenant, j'ai la sagesse de savoir que ça ne s'arrêtera jamais.
- Speaker #1
Avec tes 3 8, Elsa, ça ne s'arrêtera pas.
- Speaker #0
Voilà, en plus. De base, même si vous n'avez pas 3 8 comme moi, de toute manière, ça ne s'arrêtera jamais parce que vous êtes des personnes humaines et que vos cycles de vie et d'intérêt, ça bougera tout le temps. Mais du coup, moi, en plus, avec mes 3 8. Aujourd'hui, je regarde le passé en me disant... Il y a déjà tout ça qui a été vécu, transformé, traversé, créé, qui est mort et puis qui est... Je vais dire comme Jésus qui est ressuscité. Parce qu'il y a un peu ces comebacks aussi de... Ah mais ça je l'avais fait en 2019, j'avais oublié mais c'était pas si mal, pourquoi je l'ai arrêté et tout. Voilà, il y a des comebacks quoi. Et puis là je me dis, je suis à la croisée où je vois les dix prochaines années, je me dis... J'aurais pu faire tout ça encore.
- Speaker #1
Ah ouais, t'as une liste de ce que t'as à faire.
- Speaker #0
J'ai une liste de tout doux et de me dire la vision, je l'ai la vision. Mais il va falloir la préciser maintenant.
- Speaker #1
Il va falloir te trouver une équipe pour décliner cette vision.
- Speaker #0
Mais du coup, ça n'arrivera pas. Pourquoi ça n'arrivera pas ? Je ne sais pas. Non mais ouais, je sais pas. Mais en tout cas, en attendant que l'équipe arrive vraiment, parce qu'on en parle depuis longtemps en équipe, mais en attendant que l'équipe arrive vraiment, il y a un peu ce truc de, putain, mais quand est-ce que je me repose ? Tu en reviens quand même à la notion de repos. Et moi, c'était même ce que je disais à Stéphie, c'était, moi, j'avoue que parfois, c'est un peu chiant quand t'es entrepreneur, surtout accompagnante, tu vois, dans cette posture-là, parce que t'as beaucoup de travail quand même sur toi et tout, t'es pas juste en train de délivrer une prestation. On peut pas dire ça, tu vois. Quand est-ce que je me repose un peu sur mes lauriers ? On dit tout le temps, ouais, faut pas se reposer sur ses lauriers, bah putain, j'aimerais bien parfois quand même pouvoir me reposer sur mes lauriers, quoi. Me dire, allez, j'ai mon petit coussin molletonné de laurier, là, j'ai bien construit, il est joli, il est bien, je mets mes petites fesses dessus, je me repose deux secondes, ok, parce que ça n'arrive jamais. Et sauf que t'en as besoin, on peut pas faire genre qu'on a pas besoin de deux secondes de sentir que ça stabilise et qu'on peut se reposer sur ses lauriers. Et donc, c'est pour ça que je me dis, est-ce que le SEO peut me donner un semblant de coussin ? J'ai envie de me reposer sur mes loyers en me disant, il y a soit un truc qui bosse à ma place, soit un truc qui est dans mon équipe, soit un truc qui est toujours là, alors que moi, je suis appelée à autre chose, un peu comme ce que tu disais. C'est quand est-ce que tu es un peu soufflée de ça et qu'il y a quelque chose qui perdure. C'est ça aussi, quand tu disais finalement le temps long. Quelque chose qui perdure, parce qu'on est vachement... Parce que nos cycles d'évolution, ils vont très vite. Et du coup, t'es toujours entre ce truc... T'es toujours un peu vraiment à l'intersection de comment je fais pour honorer ces cycles d'évolution. Parce que de toute façon, ils avancent en moi, donc à un moment donné, il faut que j'y aille. Et en même temps, de putain, j'ai pas construit tout ça pour rien. Comment je peux faire honneur à ce qui a déjà été vécu ? Comment je peux aussi le mettre en valeur ? Parce que c'est de la vraie expérience, c'est de la vraie force. Mais si je le mets pas, si je le rends pas visible, personne le sait. On a juste l'impression que je réinvente l'eau chaude à chaque fois. Et même moi, l'impression que je peux m'arnaquer et avoir l'impression que je réinvente l'eau chaude aussi. Donc ouais, il y a vraiment ce truc de traces aussi, d'archives, de temps long. Je sais pas comment ça te parle, mais c'est marrant aussi de voir le SEO comme finalement cette notion de perdurer dans le temps et aussi d'archives, de traces, mine de rien.
- Speaker #1
Ouais. Déjà, je reviens sur le fait qu'on a quand même placé Jésus et SIO dans cette conversation. Et Laurier.
- Speaker #0
Et Laurier.
- Speaker #1
Et je me dis, bon, c'était les mots-clés à placer dans la...
- Speaker #0
C'est ça, sacré mot-clé, SIO. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai, ça. On met des mots-clés aussi dans les épisodes. Ben voilà, c'est toussé comme ça. Et je ne sais pas pourquoi, je suis en train de réfléchir à le lien avec Jésus, mais je trouve que...
- Speaker #0
que c'est intéressant. D'ailleurs, Jésus, il n'a pas fait son SEO tout seul. C'est pour ça qu'il avait une équipe.
- Speaker #1
Il avait une grande équipe. Il regrettait, lui.
- Speaker #0
Je ne crois pas, si j'ai vraiment loupé mes cours de catéchisme quand j'étais petite, mais je ne crois pas qu'il ait écrit de trucs lui-même, qu'il ait lui-même les archives. Il n'y a pas... Tu vois, c'est les autres qui ont écrit pour lui, qui ont retracé, qui ont gardé des traces. Et ça, c'est hyper intéressant quand même de se rappeler qu'aujourd'hui, il subsiste en fait tout ça. Aussi parce qu'il y a eu de la délégation, il y a eu l'équipe derrière.
- Speaker #1
Une sacrée équipe, recrutement, et ça perdure aujourd'hui. En termes de médias, c'est le boss.
- Speaker #0
Ça compte parce que tu fais le masterclass médias à Jésus.
- Speaker #1
Il y aurait tellement de liens avec le 3 à raconter là-dessus. Je mettrais du Macron aussi dedans. Ah là là, mais vas-y,
- Speaker #0
mais vas-y. Moi, je m'inscris pas.
- Speaker #1
C'est vraiment... On part dans... Je ne sais pas dans quoi on part, mais on mélange tout. Mais c'est possible. Tout ça me peut reposer sur mes lauriers. Je trouve que c'est intéressant. Justement, en fait, je fais le parallèle avec la vie de salarié. C'est-à-dire que...
- Speaker #0
si on était encore salarié, je pense qu'on pourrait un peu plus se reposer sur nos lauriers, justement. Et si on était resté peut-être au même endroit pendant un certain nombre d'années, on vivrait certainement ça. Et là, c'est vrai que moi, ce que je voyais, c'est le fait qu'en fait, on vit effectivement beaucoup plus de cycles de transformation, très clairement. Moi, je dis ça parce que je me compare ma vie d'aujourd'hui avec ma vie de salarié d'avant. J'ai quand même eu le temps d'expérimenter la vie de salarié et de voir que Merci. clairement, il n'y avait pas autant de transformations que ce que je vis là en tant qu'entrepreneur depuis 10 ans. Et c'est ce côté entre nous, en tant que personnes, et avec toute cette évolution qu'on peut avoir en permanence, pas toujours d'espace pour en parler d'ailleurs, pas toujours de personnes à qui en parler. Et donc, il y a beaucoup de choses qui se passent. Et effectivement, on n'a pas le temps de tout archiver. Les archives sont dans notre corps finalement. Et de les exprimer, de les médiatiser, parce qu'ils peuvent servir à d'autres. Mais il y a aussi le... effectivement ce phénomène de à côté avec le principe de réalité, avec le côté matière, où tout ça prend énormément de temps. Et donc on avance comme ça en parallèle de quelque chose dans la matière, et c'est là qu'effectivement il faudrait une équipe, parce qu'en même temps qu'on vit nos processus, c'est très compliqué d'aller dans la matière pour pouvoir ancrer les choses, et en ayant quelqu'un en face qui nous dit « si, il faut choisir en fait, ça il faut choisir, ça il faut choisir » , alors que toi tu es encore en train de processer et tu ne sais pas la fin de ce processus en fait. Je trouve que c'est ce deal-là entre ces deux réalités, finalement, entre toi en tant que personne, mais avec ton âme et tout l'inconscient et tout ce que tu vis, etc. On a l'impression comme ça, quand tu marches dans la rue, qu'il ne se passe rien, mais en fait, il se passe des tonnes de choses. Et qu'à côté, il va falloir que tu te plonges dans la matière qui te rigidifie quelque part. C'est clair, la matière, ça fait ça. Donc, ce n'est pas toujours en fonction de qui on est et de nos appétences techniques ou pas. justement du principe de réalité. Il y a plein d'entrepreneurs qui finalement détestent, même s'ils sont entrepreneurs, mais détestent plonger dans la matière, préfèrent rester dans les idées, dans l'abstraction, dans des idées aussi qui peuvent être spirituelles, etc., dans l'énergie, tout ce qu'on veut, mais qui ne vont pas aller dans la matière. Au contraire, il y en a d'autres qui sont hyper collés dans la matière et ça, c'est les entrepreneurs que tu vas retrouver qui font la même chose quand ils vont se présenter dans des réseaux qui vont dire « ça fait 10 ans, 15 ans, 20 ans que je fais ça » et qui n'ont jamais bougé. donc tu retrouves ce côté où eux en fait ils ont évolué parce qu'ils ont vieilli évidemment ils ont vécu des expériences mais en fait ces personnes en termes d'évolution personnelle et de ils ont retenu leur cycle la matière le fait d'avoir fixé les choses d'être hyper dans la matière en fait fait que eux ils ont retenu ils se sont retenus ils se sont retenus d'évoluer ils se sont retenus de grandir quelque part et du coup tu retrouves des entrepreneurs je vais pas faire une espèce de cliché mais il y a quand même beaucoup de personnes qui sont restées comme ça enfermées dans leur entreprise du coup leur entreprise a commencé à les enfermer ils se sont restés dedans tant mieux ils ont eu des clients parce qu'ils font quelque chose qui est très demandé qui est assez classique etc et en fait le truc c'est qu'ils sont frustrés donc tu vois c'est ces deux parallèles comment on fait pour trouver justement un juste milieu qui fait que la matière et le spirituel avancent ensemble en fait toi et ton entreprise on avance ensemble et que l'entreprise en fait t'enferme pas que tu puisses la bouger Merci. tu puisses la déstructurer pour en faire autre chose. Et ça, en fait, ce n'est pas non plus quelque chose de commun dans les gens qui vont t'accompagner. Il n'y a pas non plus beaucoup de gens qui t'accompagnent d'ailleurs là-dessus. Mais comment tu élèves ta posture, comment tu élèves ta posture d'entrepreneur, d'accompagnant, de tout ce que tu veux, mais aussi comment tu fais pour faire en sorte que ta structure, elle évolue et pas forcément elle grandisse d'ailleurs, mais elle grandisse ou elle se réagence. Et ça, je trouve que c'est quelque chose, tu vois, Merci. il faut prendre tout en même temps on peut pas faire l'un ou l'autre et des fois toi tu grandis mais ta structure physique elle a pas grandi donc tu t'y retrouves pas et après tu comprends pas pourquoi t'arrives pas à vendre ou t'arrives pas à communiquer tes messages mais si ta structure elle tient pas la route et elle supporte pas ta nouvelle énergie ça va pas passer alors moi je vois plus les entrepreneurs solos, les meufs qui justement évoluent et leur structure ne suit pas ou elles s'y mettent pas Et de l'autre côté, je vois peut-être moins, mais les gens quand même qui sont dans les réseaux classiques, où je ne vais plus aujourd'hui, avec des personnes qui font les mêmes choses depuis 20 ans. Franchement, ça existe encore. Et ces personnes-là ne vont pas aller se faire accompagner pour travailler sur leur propre évolution, sur leur évolution en termes de leadership, d'ambition, de vision. C'est des sujets sur lesquels ces personnes vont très, très peu, en fait. Parce que ça risque de leur amener des changements. Et ça, c'est un risque, en fait. De risquer le changement et de risquer d'avoir envie de bouger leur business, en fait, oui, ça demande de l'énergie, des efforts, etc. Voilà, moi, ça me fait penser à ce sujet-là, tu vois, où je me dis, justement, en quoi le fait d'être entouré, d'avoir une équipe, et effectivement, de quelle manière avoir une équipe, je ne sais pas, mais ce truc où, en fait, on est avec d'autres personnes, qui fait que, justement, tout ça peut se vivre différemment, peut se vivre mieux, tu vois, et moins dans la lutte, en fait, plus dans la création, plus dans on y va, en fait, et on trouve l'élan pour y aller. Aujourd'hui, j'en suis à ça. Je me dis, s'il y avait des gens avec moi, je ne serais pas en train de réfléchir à toutes ces questions. Ce serait déjà fait. Le SEO, si je devais... Je ne sais pas que j'aurais trouvé une personne, mais j'aurais dit, vas-y, on y va. Toi, tu sais faire, vas-y, travaille dessus. Toutes les choses sur lesquelles je dois mettre du temps, parce qu'il y a 24 heures dans une journée et que je ne travaille pas 24 heures par jour. Donc, il y a ce côté aussi de... Quand tu as une équipe, tu peux travailler en simultané. Bon, j'apprends rien à personne, mais quand tu es solo, tu dois mettre les choses les unes après les autres. Et le temps d'y rentrer, c'est énorme, en fait, ce que ça demande aussi. Donc, bon, voilà. Pour rejoindre la fatigue et le repos, c'est sans fin, en fait.
- Speaker #1
C'est sans fin. C'est intéressant, oui, parce que quand tu parles de finalement, tu as le temps de repréciser que le temps de s'y mettre... Moi, ce n'est pas du tout l'idée de culpabiliser qui que ce soit, de dire tu ne prends pas assez au sérieux tes affaires ou quoi que ce soit. Non, non, c'est bien. Je pense que tu me rejoindras sur le fait qu'on est loin tous d'être teubés. On sait clairement ce qu'il faudrait faire, ce qu'il faudrait être ou quoi que ce soit. Et on est très au cœur à peu près avec la to-do list. Donc déjà, c'est bien que tu aies rappelé ce côté très linéaire du fait qu'à un moment donné, si on ne l'a toujours pas fait, c'est qu'il y a des wagons avant. et qu'à un moment donné, il y a des trucs que tu ne peux pas squeezer et que tu as une vie, tu es une personne humaine, et je te souhaite de respecter cette humanité-là. Mais ce que tu as aussi nommé, c'est que l'enjeu, ce n'est pas forcément la to-do list et de savoir ce qu'il faut faire. C'est surtout aussi le temps de s'y mettre. Et cette notion de temps de s'y mettre, on pourrait dire, oui, tout de suite, ça pourrait popper sur l'organisation du temps, l'agencement du temps. Non, Moi, en tout cas, je ne l'entends pas du tout sur ce côté-là. Je l'entends sur le côté... autorisation, niveau d'autorisation à augmenter, niveau de confort à augmenter pour pouvoir se sentir à l'aise ou dans le moment de m'y mettre. C'est ça pour moi aussi, le temps de y rentrer. Bien évidemment, c'est l'aspect technique, comme on a dit, le fait peut-être de la charge mentale, d'avoir un espace temps disponible, etc. Mais c'est aussi, moi je le vois beaucoup dans les accompagnements pour les pros ou même les accompagnements collectifs, il y a vraiment ce truc de Est-ce que c'est pour moi ou pas ? Est-ce que j'ai le droit d'y aller ou pas ? À quel point je peux aussi m'y mettre ? Et je vais prendre un autre exemple qui n'a rien à voir avec le SEO, tout ce qu'on dit, mais qui va peut-être quand même vachement résonner avec moi, mon actualité, sur l'idée de changement de statut. Le changement de statut que j'ai eu, moi, ça faisait neuf ans que j'étais en coopérative d'activité d'emploi, ça faisait neuf ans que je savais qu'il fallait que je fasse autre chose que la coopérative d'activité d'emploi. Mais le temps de m'y mettre, à me dire, je vais créer ma micro, tu vois ? c'était non seulement très concrètement de rentrer dans le sujet, de capter, etc. mais c'est tout aussi l'aspect émotionnel, l'aspect autorisation, l'aspect, je ne sais pas, sécurité, à quel point je me sens sécure aussi pour rentrer dans ce sujet-là ou pas. Enfin voilà, je rebondis spécifiquement sur la phrase que tu as, sur cette phrase de tu vois, le temps vraiment de s'y mettre, de s'y plonger, c'est pas du tout que la notion et... de temps, d'agencement du temps, etc. Ce n'est pas du tout la notion de to-do list. Pour moi, je vois tout de suite l'aspect émotionnel et positionnement, même par rapport à la thématique. Je ne sais pas si ça résonne pour toi quand je dis ça.
- Speaker #0
Si, parce que tu vois, pareil, je suis rentrée dans la micro-entreprise. J'ai créé mon statut officiel en mars 2018 et j'ai commencé à entreprendre en 2017. J'ai mes premiers clients, mes premières clientes et clients. Un client artisan et une cliente... qui était en train de devenir artisane. Et en fait, je n'ai jamais voulu prendre ce statut de micro-entreprise. Moi, je connaissais les autres statuts. Je passais beaucoup de temps, j'étais bénévole à l'ADI, qui est une association nationale pour les micro-crédits, pour les personnes qui ont peu de moyens pour monter leur entreprise. et j'habitais à côté d'une CCI quand j'habitais à Evry dans l'Essonne et donc franchement j'habitais à 5 minutes à pied donc j'étais dans tous les rendez-vous à tous les ateliers avec les comptables et tout et je vivais avec une personne qui avait monté son entreprise et qui connaissait aussi bien les statuts qui avait déjà étudié tous les statuts et donc en fait j'avais une connaissance des statuts et surtout de la philosophie du statut et de comment ça porte ou pas en termes d'énergie ton entreprise Merci. Je savais, moi, que la micro, au-delà des histoires de... que tu découvres après par rapport à l'URSSAF, les impôts, etc., que tu es taxé deux fois, etc. Bon, je ne vais pas rentrer là-dedans. Mais en termes d'énergie, déjà, je savais que ça… Mais je l'ai fait parce qu'il fallait que je facture tout de suite. Donc, je n'allais pas… Et j'avais très, très peur. Et c'est là que j'en reviens à l'éducation financière, que moi, je n'ai pas eu l'éducation entrepreneuriale, que je n'ai pas eu toutes sortes d'éducations que je n'ai pas eues. J'en ai eu d'autres, mais je n'ai pas eu celle-là. Ce qui fait que j'avais extrêmement peur, moi, de m'engager sur un statut avec un… comptable, etc. Et qui fait que, parce qu'à cette époque-là, je n'avais pas la maturité ou les personnes qui font que j'allais changer de mindset, parce qu'il s'agissait vraiment de changer de mindset, justement en termes d'autorisation, mais vraiment intérieurement, d'être éduquée, de grandir et de dire « Estelle, tu ne vas pas mourir, parce que c'est ça, tu ne vas pas mourir, et tu ne vas pas finir en prison, et tu ne vas pas faire des choses illégales ou je ne sais pas quoi, parce que tu vas te tromper sur un chiffre, etc. » C'est toutes ces peurs-là que j'avais. Et donc, du coup... Il y avait ce truc, bon, ok, j'ai besoin de facturer, là, il va falloir... Je l'ouvre la micro parce que je savais qu'en 24 heures, c'était fait. C'est ça, je suis rentrée dedans et je m'étais dit je vais changer en cours de route. Mais une fois que tu es dans le train, justement, pour reprendre cette métaphore des locomotives, tu avances, tu factures et à part cette année en 2026 où effectivement, il y a des mois où je n'ai pas facturé du tout, ça ne m'est jamais arrivé en 10 ans de ne pas facturer. Donc, je ne savais pas comment arrêter pour reprendre, etc. Et je ne me suis pas mise dedans parce que... Ça prend énormément de temps et d'énergie, justement, de recommencer à se renseigner, etc. Et je n'habite plus du tout à côté d'une CCI, qui est hyper excentrée de la ville, ce que je trouve extrêmement bizarre. Mais bon, bref, ça me fait penser à ça. Et aujourd'hui, l'autorisation, c'était quand en 2024, je dis à Cindy, est-ce que tu veux qu'on s'associe ? C'était déjà de dire, alors voilà, moi, je vis avec quelqu'un qui était associé, donc je connais très bien le fonctionnement de comment, qu'est-ce que c'est qu'être associé, qu'est-ce que ça veut dire ? Et tu vois, je me disais, mais moi, en fait, je ne suis pas du tout faite pour être entrepreneur solo. Je l'ai fait, c'était un cycle, un cycle de ma vie d'entreprise. Je ne le savais pas que c'était un cycle, mais voilà, je ne savais pas ce qui allait se passer. Mais j'ai toujours su qu'être seule, ce n'était pas mon délire, en fait. Donc, juste, je ne savais pas quel modèle, tu vois. Il y a des gens qui travaillent avec d'autres freelancers, il y en a d'autres qui se sont mis à avoir des salariés. Moi, par exemple, avoir des salariés, ça n'a aucun sens et je n'ai pas du tout la portance ni la structure pour faire ce genre de choses. Et ça ne m'intéresse pas du tout d'avoir ce lien, de toute façon, de contrat avec les gens. Donc, tu vois, à un moment donné, je me suis dit, mais il y a une personne avec qui, depuis dix ans, on se parle tout le temps, on parle de beaucoup de choses. Et en fait, on est très complémentaires sur nos activités, sur nos visions, etc. Et bien, tiens, mais pourquoi être tout le temps en train de la solliciter comme ça, de manière ponctuelle en contrat ? Autant nous faire monter quelque part. Alors, on n'a pas fini, tu vois, le processus est toujours en cours parce qu'on est… On a changé entre 2024 et aujourd'hui. Moi, mon activité, elle a changé. Et du coup, il y avait quand même cette autorisation de se dire « Non, mais attends, Estelle, tu vas être capable de t'associer, tu vas être capable de t'associer, d'engager quelqu'un avec toi, c'est-à-dire d'engager, d'avoir des responsabilités. » Moi, je le vois vraiment comme un mariage, tu vois. Ce truc de… J'ai même dit à Cindy, « Cindy, il va falloir que je connaisse ta famille. » « Présente-moi ta mère. » « Présente-moi ton frère. » Mais vraiment dans ce sens où… En fait, je sais que si on s'associe, on partage des choses en commun. Il y a tout un truc. Je ne sais pas comment dire ça. On partage des risques en commun. On partage quelque chose en commun. Donc, pour moi, c'est ça, ce processus-là. Et me dire, je suis capable de le… Est-ce que je suis capable de le faire ? Il y a vraiment cette question. Est-ce que je suis capable de le faire ? Est-ce que je suis suffisamment mature et adulte pour pouvoir aller là-dessus ? Est-ce que je vais pouvoir tenir la baraque ? Et après, de se dire, les revenus, il va falloir les partager. Est-ce que je vais être capable de générer le chiffre d'affaires à la hauteur de ce qu'on a prévu et de ce qu'elle attend, pour ne pas la mettre en danger vis-à-vis de sa famille ? Moi, c'est toutes ces questions qui me viennent. Si moi, je suis en PLS avec mes maladies chroniques et mes crises, comment je fais pour travailler ? Et en même temps, je me suis dit, Estelle, vu qu'on est dans un monde complètement où la solidarité est compliquée, parce qu'on est... Bref, je ne vais pas revenir sur pourquoi la société est individualiste. Elle nous conduit à ça. Mais je me suis dit, mais en fait, c'est un moyen concret, justement, de vivre la solidarité, de s'associer. Le mot associer, je trouve qu'il est hyper beau. Et donc, sur cette histoire d'autorisation, de grandir, d'aller vers sa vision aussi en termes de structuration au-delà de ce qu'on vend, au-delà des messages qu'on porte, c'est aussi, quelle structure je veux vivre ? quel type d'entreprise je veux vivre, quelle vie professionnelle j'ai envie de vivre. Je sens que c'est un énorme travail. Deux ans après, ce n'est pas fini. Je sens que je réfléchis à deux aujourd'hui. Je réfléchis à deux. Bon, je réfléchis à plusieurs, mais bon. Je réfléchis... Non, mais vois. Mais je réfléchis aussi à deux, tu vois. Et je me dis, mais... Ah, c'est intéressant. Dans mon année 11-2, je place ça là, mais dans mon année 11-2, ah, mais j'ai réalisé en ce temps que je réfléchissais à deux. Et je trouvais ça, en tout cas sur ce plan professionnel, intéressant parce que peut-être que ce n'était pas encore acté au moment où je pose la question, que je réfléchis à deux, tu vois. Et donc... Enfin voilà, ça m'évoque tout ça, tout ce sujet et surtout ce côté, qu'est-ce qu'on veut vivre à l'intérieur de notre structure finalement, au-delà de ce qu'on vend ? Parce que je sais qu'on est très porté sur ce qu'on vend, ce qu'on dit, tu vois, tout l'extérieur en fait. Mais comment on veut vivre à l'intérieur pour pouvoir se reposer, comme tu dis, et ne pas être tout le temps, et être sur le temps long, c'est-à-dire avoir suffisamment d'énergie pour vivre longtemps, pour faire ce qu'on est en train de faire ? Parce que quand on parle de ça, on parle de la réalité de la vie, c'est-à-dire un jour... la vie va se terminer. Et donc, du coup, plutôt que de se cramer et d'être en burn-out, ce qui arrive à beaucoup d'entrepreneurs, ou de développer des tas de choses qui font que la santé mentale ne suit plus et je ne sais quoi, comment on fait pour développer une activité soutenable et qui nous soutient ? Et oui, ça prend du temps juste de réfléchir à ça et de s'engager aussi à ça. Il y a plein de modèles possibles, certainement. Ce n'est pas juste le modèle de s'associer. Mais voilà, moi, ça me fait penser à ça.
- Speaker #1
C'est intéressant parce qu'on parlait du site internet, et souvent je sais que toi et moi, on le nomme souvent comme la maison numérique, qui n'est pas vraiment son terrain numérique. Et finalement, quand tu nommes aussi la notion de comment tu crées une activité qui est soutenable et qui est sur le temps long, moi j'entends vraiment ce côté habitable. C'est vraiment comment tu fais pour créer une activité qui est habitable sur le long terme. Parce que ça, c'est un vrai enjeu, clairement. Et je pense que nous qui commençons à avoir de la bouteille, on le ressent bien, que tu peux créer une activité qui marche bien, qui fonctionne bien et tout, mais qui au bout d'un certain temps n'est pas du tout habitable. Et donc burn-out ou maladie ou désalignement, etc. Mais je trouve que de remettre cette notion finalement de l'habitabilité, ça repose aussi la notion finalement que ton activité c'est un peu comme une maison ou un terrain en tout cas. Je sais que toi aussi tu nommes vachement cette notion du terrain. Et finalement, qui t'emmène dedans ? Qui tu mets dedans ? Il y a qui, finalement, à l'intérieur ? Est-ce que vraiment, tu construis le truc pour toi toute seule ? Ou est-ce qu'il y a d'autres personnes ? Quand tu disais, je réfléchis finalement à deux. Je sais souvent que tu parles du fait que les personnes... C'est important de poser, finalement, son activité, de poser sa maison, de poser son univers, pour que les personnes aussi puissent toquer à la porte. Il y a un peu tous ces trucs-là. Mais que tout ça, ça reste habitable. Non seulement parce qu'on se pose beaucoup de la question, surtout en tant que pro de l'accompagnement, comment ça peut être habité par les personnes qu'on veut accompagner, mais on se pose rarement la question de soi. Moi, le nombre de pros de l'accompagnement à qui je dis en session, enfin vraiment, où il y a un moment donné, on a une ou deux sessions où on travaille sur cette idée de... Tu vois, beaucoup de personnes arrivent en disant « je vais assumer davantage qui je suis » , etc. Et quand je pose simplement la question de mais avec qui tu veux travailler, avec qui tu veux pas travailler, le nombre de personnes qui me disent mais je me suis jamais posé la question, je dis mais pourquoi tu t'es jamais posé la question ? C'est parce que je me suis jamais autorisée en fait à me poser la question. Et ça je trouve ça hallucinant que d'ailleurs en fin de formation, la question ne soit pas posée directement par les formateuristes sur, on prend deux secondes, qui veut accompagner quoi et qui veut accompagner qui ? Parce qu'il y a ce truc de... Alors peut-être que ça a changé, là je parle d'il y a dix ans, mais moi j'étais vachement éduquée, justement, tu parlais d'éducation tout à l'heure. Moi j'étais vachement éduquée dans le milieu d'accompagnement au tout début, avec cette vision qui est, je dois pouvoir accompagner tout le monde. Je dois pouvoir accueillir dans ma maison tout le monde, et je dois en plus pouvoir accompagner aujourd'hui tout le monde. Et il n'y a rien de plus faux. En tout cas aujourd'hui, 2026, pour moi, il n'y a rien de plus faux. Et parce que ça, pour moi, c'est vraiment l'autoroute à rendre des personnes... Elles ne peuvent même pas construire leur maison, finalement, quand tu dis ça.
- Speaker #0
Ah ben non, mais en fait, là, quand tu me parles, moi, dans l'énergie, je suis là en train de me dire, putain, je suis à Hall de Guerre, quoi. waouh la violence il y a tout le monde qui passe chez moi j'ai l'image de ma vieille gare de là où j'habitais avant dans le Val d'Oise où il y a plusieurs portes en bois qui sont complètement éclatées il y a des courants d'air partout et en fait si tu travaillais dans la gare t'aurais froid quoi et quand t'attends dans la gare, quand tu passes dans la gare t'as froid et donc il y a des courants d'air etc donc là l'image que j'ai c'est putain je suis là je suis accompagnante et en fait on vient se servir de moi l'image pour moi c'est sale en fait c'est hyper sale C'est hyper... C'est hyper... Voilà, ça me fait un effet là, mais parce que physiquement, mais parce que justement... Et il y a dix ans, moi, je me plaignais de ça. Je voyais aussi des gens arriver, justement, des pros de l'accompagnement arriver en disant je suis naturopathe et en fait, je vais accompagner tout le monde. Je dis mais comment ça ? Tu ne vas jamais accompagner tout le monde. Tu es toute seule. Justement, tu es une entrepreneur solo. Il va falloir te spécialiser ou en tout cas aller sur les thématiques qui te plaisent. Déjà, minimum les thématiques avant de parler encore des personnes, tu vois. Mais en fait, j'ai découvert à cette époque-là, parce que je ne connaissais pas, que les écoles de Sofro, les écoles. Les écoles de naturo ne parlaient jamais d'entrepreneuriat, donc les gens se retrouvaient avec leur formation et allaient, salut ! Finalement, un peu comme quand je suis sortie de la fac, même si on avait des stages, on ne parlait pas vraiment de la réalité du terrain, de comment trouver un job. Donc je me disais, même à des adultes qui repassent dans ces écoles privées, finalement, elles les payent et on ne parle pas de comment tu montes une activité, parce que c'est à peu près sûr qu'en tant que sophrologue ou naturo, tu vas monter une activité solo. Donc, c'est quand même hyper étrange. Donc, effectivement, apparemment, ça n'a pas trop évolué. Mais tu vois, c'est vraiment ce truc-là de l'accompagnante seule, comme ça, livrée à tous les vents et qui va être utilisée, abusée vraiment par tout son savoir, toute son énergie, etc. C'est ce qu'on retrouve après dans les pros de l'accompagnement qui disent, un, l'entrepreneuriat, ce n'est pas pour moi, alors qu'en fait, elles ne savent pas ce que c'est que l'entrepreneuriat. En tout cas, dans ma vision à moi de ce que c'est que l'entrepreneuriat solo. tout en fait accompagner c'est pas non plus pour moi parce que les gens, et là elles vont se plaindre de comment sont les gens les gens sont comme si, sont trop demandent trop, sont trop exigeants mais parce qu'elles ont jamais bossé la posture d'accompagnante ça aussi on n'apprend pas dans les écoles de Naturo ou de Sofro, c'est quoi accompagner c'est quoi la posture d'accompagner au-delà de mes outils et donc tu te retrouves avec des gens qui sont hyper frustrés et hyper se sentent en culpabilité, sont hyper vénères contre elles, contre elles et pas contre les écoles Merci. parce qu'en fait, elles n'ont pas appris ce qu'est accompagner. Et du coup, elles reprochent aux gens parce qu'elles n'ont jamais appris à poser un cadre. Ben oui, les gens, en fait, ils viennent et ils t'utilisent et ils t'abusent. Ouais, c'est ça qu'ils font, en fait, les gens. Mais le truc, c'est que c'est à toi de construire ce cadre-là pour que ça ne se passe pas comme ça et finalement de construire la relation. Mais ça, ce n'est pas appris, en fait. Et donc, il y a beaucoup de personnes qui sont dégoûtées et qui retournent dans leur vie d'avant de salarié qu'elles n'aimaient pas forcément. Moi, c'est ça que j'ai toujours trouvé hyper dommage quand je compte. quand je continue à accompagner en individuel, c'est ce genre de discussion que j'avais. Et je me disais, waouh, ça me choquait en fait, tu vois, parce que je me disais, mais il y a eu d'autres réalités. Il y a d'autres choses à faire en fait, avant de dire, c'est pas pour moi. Et surtout, l'entrepreneuriat, c'est pas pour moi, alors que tu sais pas ce que c'est vraiment en fait. Parce que t'as même pas idée des actions qu'il faudrait faire en fait. T'as eu une espèce d'illusion, et puis peut-être t'as écouté ton mari qui n'y connaît rien, je vais dire comme ça, parce que c'est beaucoup revenu moi dans mes discussions. Tu vas écouter ton mari qui est salarié depuis 20 ans dans la même boîte, qui gagne très bien sa vie, mais qui ne connaît rien du tout à l'entreprenariat, mais qui va te dire toute la journée comment il faut faire. Et qui va aussi te mettre la pression de ouf pour te dire comment ça se fait qu'au bout de six mois, tu n'as pas trouvé de client, ton agenda n'est pas plein. Ça, c'est un vrai sujet aussi chez les femmes entrepreneurs que j'ai vues, qui se sont lancées dans une reconversion, qui ont eu une « bonne situation financière » et qui, en fait, après, se font… ne s'entourent pas, quoi, et du coup finissent, je sais pas comment dire ça, en dégoûtés. Et je trouve ça trop dommage, en fait, d'être dégoûté, alors que c'est pas les vraies raisons.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que oui.
- Speaker #1
Oui. Et moi, je sais, et à nouveau, là, je vais me situer par rapport à ça, parce que c'est important, parce que je pense que, tu vois, à nouveau, moi, je te connais, mais pour que ça soit vraiment clair, tu parles pas du tout à partir d'un truc de jugement, là, quand tu poses tout ça. C'est plutôt... vraiment d'empathie, presque, si je peux nommer ça. Et moi, en tout cas, je le ressens comme ça, parce que moi, aujourd'hui, je suis vachement en empathie aussi par rapport à ça, parce que j'ai été cette personne. J'ai été cette personne hyper amère. Moi, c'était l'amertume. C'était le cynisme et l'amertume. Quand je commence à être cynique et amertume, et que je commence vraiment un peu trop à parler mal sur les personnes que j'accompagne, c'est que là, il y a un truc de désalignement, et qu'il faut mettre à jour quelque chose. Et ça a été... Le cas vraiment pendant mes premières années. On m'a dit un an et demi, c'était la lune de miel quoi. Tu vois, pendant un an et demi, c'était cool et tout. Et puis après, mine de rien, tu commences un peu à tirer la langue, moi j'ai commencé à être un peu dans l'amertume, à critiquer en fait les personnes que j'accompagnais, à me dire mais pourquoi cette personne elle vient me voir, mais je comprends pas et tout, et à être vénère tu vois, toute seule dans mon coin, à ronchonner, gna et à commencer à avoir à nouveau ma crise existentielle de putain en fait c'est ça la vie d'accompagnante quoi, comme j'ai eu à une époque, putain c'est ça en fait la vie d'adulte quoi. qui m'avait d'ailleurs amenée à me reconvertir. Et là, je me dis, mais ce n'est pas possible. Qui je suis ? Pourquoi je suis comme ça, comme éternelle insatisfaite, etc. Mais c'est classique ce que tu as posé. C'est vraiment ce truc de, mais en fait, à aucun moment, je me suis mise au centre. J'ai cru, je pensais. Parce que quelque part, c'est vrai, tu te formes, du coup, tu vis des trucs forts. En plus, tu as des démos et après, tu les vis sur toi. Du coup, tu comprends des trucs sur toi. Donc, tu as l'impression d'être tout le temps au centre. Je fais mon projet, donc je suis au centre. Comme je suis en train de faire mon projet, je suis au centre, bien évidemment. Non, pas du tout. Tu ne te mets jamais vraiment au centre, parce qu'aussi, on revient à la notion d'autorisation, on ne te la donne jamais vraiment. Il n'y a pas de... Ou en tout cas, peut-être que tu ne le reçois pas parce que tu es bouché, je ne sais pas, ou ça doit être mal transmis, il faudrait voir, il faudrait analyser ça. Comment, tu vois, le discours de fin de cycle, tu vois même déjà, est-ce qu'il y en a un ? Est-ce qu'il y a vraiment aussi... Comment on fait pour faire sentir aux personnes qu'il y a un passage ? Il est où ce rythme de passage de ça ? Tu as terminé ta formation et maintenant, vas-y, c'est cette posture-là que tu dois acter. Mais moi, je sais que je ne me suis jamais mise au centre parce qu'il n'y a pas eu cette autorisation qui est venue de l'extérieur, mais encore moins de l'intérieur, à me dire quel projet... On revient à la notion presque du vrai projet. C'est quoi le vrai projet ? Le vrai du vrai projet, le pourquoi je fais tout ça, vers quelle direction, c'est quoi la vision ? Moi, je vais commencer à me lancer dans l'entrepreneuriat avec simplement le truc de... Je vais proposer des sessions, c'est ça mon offre, c'est ça mon activité. Je suis disponible tel jour, telle date, au Centre Sésame, à Gare de l'Est, prenez rendez-vous avec moi. Voilà, c'était ça, mon activité. Et c'était très bien pendant plusieurs années, mais à un moment donné, ce truc où tu parlais tout à l'heure de l'enfermement, ça ne va pas du tout, ça ne matche pas du tout. Mais je suis passée d'abord par l'armertume parce que tu essaies de... Tu ne sais pas en fait ce qui t'arrive, tu ne comprends pas. j'ai tout pour être heureuse quelque part en plus moi j'avais de la chance, mon activité elle a roulé assez vite le bouche à oreille a très bien fonctionné c'était l'époque 2017-2018 donc ça a très bien fonctionné tout de suite les personnes étaient contentes, moi j'étais plutôt satisfaite de mes sessions, donc ça aurait pu sur le papier, ça aurait pu rester comme ça à Vitaméternam, il n'y avait pas de raison logique pour que ça puisse en fait advenir, sauf que t'es pas au centre t'es pas en train de poser ta maison, t'es pas en train d'habiter t'es dans ton hall de guerre Et du coup, toute cette prise de conscience, quand même, parfois, justement, elle se fait en mode solitaire. Et du coup, tu en parles beaucoup d'errance médicale, mais peut-être qu'il y a beaucoup d'errance entrepreneuriale, tu vois, je ne sais pas.
- Speaker #0
Si, si, ouais.
- Speaker #1
Voilà, il faudrait en parler de l'errance entrepreneuriale. Mais du coup, ouais, c'est vraiment... Et ça passe à nouveau par une autorisation. Et c'est marrant que tu aies parlé quand même, enfin marrant, entre guillemets, des maris, tu vois, exemple très spécifique, mais tellement véridique. Et ça aussi, tu vois, je recoupe avec la notion de se prendre au sérieux et de prendre au sérieux ses affaires. Le nombre de personnes. qui n'y arrivent pas non plus à prendre au sérieux ses propres affaires parce que déjà il y a tous les doutes intérieurs qui je suis pour pour qui je me prends je me prends pas pour de la merde quand je dis en fait que je vais porter un vrai projet et que je le porte au jeu il y a tous ces trucs là déjà c'est bien dense mais en plus quand t'as un contexte des proches tout un cercle autour de toi qui ne te prend pas au sérieux Ils vont jamais te le dire ça. Alors, à part pour les plus violents, qui vont dire, clairement, ça m'intéresse pas ou je te prends pas au sérieux, mais tu vois, quand tu parlais de soutien, finalement, quand tu parlais d'équipe, etc., mine de rien, d'avoir des proches soutenants, mais c'est... C'est juste... Enfin, ça devrait être la base, mais souvent, tu vois que c'est un luxe, un privilège. Mais ça revient quand même beaucoup sur ce truc de prendre au sérieux, parce que à nouveau, les personnes... c'est rare qu'elles arrivent en session d'accompagnement en me disant je suis pro de l'accompagnement ça va pas je suis désalignée et puis je me rends bien compte que mes proches me prennent pas au sérieux niveau lucidité et prise de conscience de là où t'en es on est vraiment sur quelqu'un de plus c'est rarement le cas mais il va y avoir un peu ce truc de peur de regarder les autres je fais pas exactement l'offre que j'ai envie de faire je suis pas dans la posture dans laquelle j'ai envie vraiment d'être finalement quand je crée cette activité ou quand j'accompagne parce que nous, c'est beaucoup lié aux personnes qui sont autour de l'accompagnement. Mais du coup, quand tu creuses, c'est aussi énormément lié aux proches qui ne prennent pas au sérieux. Et pareil, ces Ausha, on ne va pas le dire comme ça, mais... T'as pas d'être cheerleader, finalement, à tes côtés.
- Speaker #0
Et ça recoupe avec toute cette notion d'équipe, de maison, d'habitation, de qui est avec toi, que tu laisses rentrer ou pas. Je ne sais pas comment ça te parle, mais je trouve que ça... Je trouve même beaucoup de choses.
- Speaker #1
C'est un vrai, tu vois, ça mériterait un vrai... Enfin, je veux dire un vrai... On est dans le vrai, là, mais ça mériterait encore plus de temps parce que pour moi, en termes d'observation, c'est... Moi, je l'observe depuis ça, depuis que j'ai 23 ans. Je fais de l'accompagnement depuis que j'ai 23 ans. Donc, ça fait déjà 21 ans que j'accompagne. Donc, en fait, déjà, même quand j'accompagnais des femmes, je ne voyais que des femmes, moi, quand j'étais en association, mais en fait, qui s'engageaient dans des reconversions. Et donc, déjà, je voyais l'attitude. Donc, les meufs étaient souvent mariées et je voyais beaucoup de femmes aussi solo, mères solo. Et en fait, justement, il manquait beaucoup de soutien. C'était extrêmement compliqué. Et les femmes en reconversion, qui avaient les moyens ? Parce qu'elles avaient du pôle emploi, alors que d'autres étaient plutôt au RSA. donc d'autres situations plus compliquées. Mais déjà, quand on est arrivé du pôle emploi, etc., le fait de réfléchir à sa reconversion, j'entendais bien, puisque moi, je n'abordais pas que l'aspect professionnel, j'abordais l'aspect personnel, puisque j'étais déjà sur les freins, lever les freins, etc. Quand tu as une femme qui te dit « Ouais, mon mari ne... » Elle ne disait pas forcément « Ne prends pas au sérieux » , mais je pense qu'il y en a qui le disaient quand même comme ça. « Ne prends pas au sérieux ce que j'ai envie de faire. » Et donc, du coup, moi, je suis dans les doutes de est-ce que j'y vais ou j'y vais pas ? Donc déjà, est-ce que j'y vais ou j'y vais pas alors que je suis dans un accompagnement qui est offert, qui n'est pas payant ? Moi, je travaillais dans une structure qui était extrêmement reconnue sur le territoire du Val-d'Oise parce qu'on faisait un accompagnement autrement. C'est-à-dire qu'on accompagnait vraiment les gens de manière globale. C'était notre spécificité. On n'était pas que sur l'emploi et cocher les cases de combien tu as postulé, à combien d'offres, en fait. Donc on avait vraiment une casquette très... très spécifique. Et en fait, c'est comme ça, moi, que déjà, j'ai appris mon métier et que j'ai grandi dedans avec ces femmes-là. Et donc, au niveau de la reconversion. Et ensuite, quand je suis arrivée entrepreneur, je voyais des femmes qui étaient passées par la reconversion. Donc, je travaille dans une boîte de salariés. Je vais dans une école de natureaux. Je la finance par moi-même parce que Pôle emploi ne finance pas ce genre d'école. Et ensuite, je crée mon activité. Donc, quelque chose d'hyper rapproché, d'hyper intense. Je me forme et je me lance. et je trouvais ça moi quand je me suis lancée En entrepreneur, j'avais tout mon métier derrière, je ne me suis pas reconvertie. J'ai juste voulu, à un moment donné, dans ma frustration de salarié, de me dire j'en ai marre des associations avec les politiques financières qui ferment les postes et qui suppriment les postes, qui ferment les structures et qui, en plus, ont des injonctions de ouf au niveau de moi en tant que travailleuse et d'avoir peur de perdre mon job tous les ans. Et puis finalement, je l'ai perdu à un moment donné. Et je me suis dit, quand je suis allée au CNAM me former sur l'accompagnement des entrepreneurs, En fait, je voyais les têtes de réseau arriver, nous présenter leurs trucs. Et en fait, je me disais, mais attends, c'est la même chose que dans l'emploi, dans le milieu de la formation d'où je venais aussi. Je me disais, c'est la même chose. Je ne vais pas retourner postuler là-dedans. Je me suis dit, Estelle, tu vas créer ton approche. Je me suis mise à créer mon approche d'accompagnante. Et je me dis, moi, je vais accompagner comme ça. Et je me suis dit, je vais ouvrir mon activité qui s'appelait à l'époque Passerelles et Créations. Et donc, c'est comme ça que c'est venu. Moi, j'avais déjà tout ce chemin-là. Mais quand je suis devenue entrepreneur, j'ai vu ces femmes entrepreneurs qui venaient d'un milieu plutôt favorisé, avec des droits à Pôle emploi plutôt élevés, qui leur donnaient suffisamment de temps. Puis à l'époque, on avait droit jusqu'à 24 mois ou 18 mois, 24 mois. Aujourd'hui, c'est 15 ou peut-être moins. Et en fait, ces personnes, je les entendais parler de leurs conjoints. Pas forcément de leur famille, tu vois, élargie, mais plutôt de leur mari. Et donc, c'est un discours que là, je tiens parce que je l'ai vu dans des milieux spécifiques, plutôt favorisés. Et j'ai vu une forme de détresse dans ces femmes-là qui, en fait, n'étaient pas soutenues. Et en plus, si je parle de la naturopathie, ce n'est pas un hasard, c'est parce que c'est aussi un métier qui est sur le vif, qui est surveillé, on parle de santé, on parle de choses comme ça. Et donc, du coup, je pense à une femme qui était naturopathe, son mari était dentiste. Donc, lui, il vient de la métier classique, etc. Une des clientes que j'ai reçues, je m'en rappellerai toujours, il y a un moment donné, j'accompagnais dans les cafés. Donc, je recevais des personnes dans les cafés au tout début. Et en fait, elle vient avec son mari. Et j'entends son mari dire, elle est en retard. Et elle, elle est stressée. Et en fait, son mari me dit, oui, elle est stressée. Elle prend trop ça au sérieux. Je l'ai entendu, moi, ça. Et tu sais quoi ? Je connaissais cette... Je savais que cette personne n'allait pas rester avec ce mec-là. elle est évidemment pas restée avec ce mec là parce qu'en plus je vais pas raconter mais il y a ce truc oui ça existe et en fait il y a des gars et en plus quand je te dis ça c'était pas un mec de 50 ans il était plus jeune que moi sûrement mais donc c'est très courant c'est pas rare, c'est pas rare du tout c'est très courant et du coup moi mon travail dans les séances individuelles ça a été beaucoup de renforcer justement cette notion de leadership de tu es autonome, t'as un esprit critique Merci. Tu es toi, tu es un individu. On n'est pas sur l'entrepreneuriat, viens, on va créer des offres. Avant de créer des offres, il va falloir déjà travailler sur tu es qui et te rappeler qui tu es et que tu existes. Parce que ces femmes-là, en général, il y a un passif derrière de je ne sais pas qui je suis. En tant que salarié, tu n'as pas besoin de savoir qui tu es. Donc, quand tu passes par ces formations, comme tu dis, ça brasse, ça brasse, etc. Et en fait, tu as à côté de toi un gars qui se moque de toi. Donc évidemment que ça rejoue les questions des relations et que parfois, ces femmes, je pense, il y a aussi beaucoup de femmes qui se sont séparées en devenant entrepreneurs. Ça, j'en suis certaine. Il y en a qui sont restées parce qu'économiquement, etc. Mais voilà, moi, je sais que j'ai eu la chance parce que je vis avec une personne en particulier, que cette personne, au moment où je dis je veux me lancer dans l'entrepreneuriat et que je dois commencer un contrat le lendemain et en fait, je sentais que je ne voulais pas y aller et que ça s'était mal passé. petits jours d'essai que j'avais fait et que j'ai dit mais non mais en fait je crois que je vais pas y retourner et que cette personne ma personne avec qui je vis me dit bah n'y retourne pas moi j'étais choquée, je sais que j'étais choquée parce que intérieurement je me disais ah ouais je peux ne pas y retourner en fait et là aussi ça m'a donné une autorisation c'est pour dire en fonction de avec qui on vit dans le quotidien et puis ça touche aux questions d'argent, ça touche aux questions de finance, ça touche aux questions de sécurité matérielle etc et donc quelqu'un te dit bah n'y retourne pas alors que moi j'étais en mode bah non je vais me forcer Donc voilà. Et ma vie avec cette personne, c'est que ça. Là, meuf média, c'est « Vas-y, prends le temps d'écrire. Tu as tes médias à créer, prends le temps d'écrire. » Et c'est ça, en fait. C'est pour ça que l'entrepreneuriat, ce n'est pas juste entreprendre. Ça touche à toute ta vie et ça remet en question toute ta vie et ça vient questionner des choix de fond qui font que tout le monde n'a pas envie d'y aller. Ce n'est pas pour rien que quand on dit cette phrase « Tout le monde n'est pas fait pour être entrepreneur » , moi, je n'y crois pas du tout. C'est est-ce que tu as les moyens d'être entrepreneur ? Est-ce que tu vas trouver les structures pour t'aider ? Les grosses structures nationales, elles ne sont pas forcément adaptées à toi, tu n'as pas les critères, tu ne remplis pas les bonnes cases pour pouvoir être aidé par ces personnes-là. Il va falloir trouver dans le privé. Donc, d'où Google et le SEO et nos sites Internet pour qu'on puisse nous trouver, nous, parce qu'on accompagne d'une certaine façon et ce n'est pas la majorité des cas, y compris dans les structures officielles et associatives et compagnie. Et c'est très bien qu'il y ait les deux. ou qui est les trois, bref, peu importe. Et en fait, c'est de dire, ce n'est pas que tout le monde n'est pas fait pour entreprendre, c'est à quel moment on donne les moyens à tout le monde d'entreprendre, tout simplement, en fonction de là où on en est, pour justement avoir ce soutien que peut-être on n'a pas dans sa famille, pour pouvoir au moins oser essayer d'aller au bout de ce chemin-là. Et ne pas se dire trop tôt, beaucoup trop tôt, ce n'est pas fait pour moi, et se sentir en profond échec. Et en même temps, oui, la vie d'entrepreneur va faire changer ta vie. Moi, je le dis comme ça. Ta vie d'entrepreneur va faire changer ta vie. Ta vie collective, associative, amicale. Il y a des amis qui ne comprendront jamais pourquoi tu ne prends pas des vacances en même temps qu'eux, pourquoi tu n'es pas disponible dans les soirées, je ne sais pas quoi. Ça, c'est pareil quand tu es malade aussi, les gens ne comprennent pas. Mais il y a ce truc de ça va changer tes relations. C'est extrêmement puissant. Moi, j'ai fait le deuil aussi. que mes parents ne me posent pas de questions pour savoir ce que je fais parce qu'ils n'ont jamais capté ce que j'étais en train de faire. Mais j'ai fait le deuil de ça aujourd'hui. C'est fini en fait. Et je vois avec qui je peux relationner sur ces sujets, les personnes qui captent et surtout celles qui ont envie de savoir. Donc, c'est aussi très compliqué effectivement de dire à un moment donné, tu parlais de décider, il faut tout le temps décider. C'est clairement la vie d'entrepreneur, il faut décider tout le temps. Du coup, ça devient une mécanique pour tout. Et en fait, on est tellement habitué dans cette société à être… portée et à des endroits où on aurait besoin d'être portée, où on ne l'est pas du tout. Bref, tout ça serait à retravailler, mais je pense que c'est ce qu'on fait d'ailleurs quand on est entrepreneur, on contribue à remettre les choses dans un certain sens. Et voilà, j'en ai fini là-dessus, mais je trouve que ça, c'est des choses qu'on ne dit pas parce qu'il faut les vivre pour le voir finalement. Personne, moi, m'a dit quand tu vas être entrepreneur, ta vie va changer. Mais clairement, elle a changé. Tout mon rapport à... tous les sujets de la vie ont changé en fait et je sais que j'aurais pas vécu la même chose si j'avais pas fait ce chemin là je le sais très bien donc Je ne sais plus c'était quoi la question de départ, mais voilà.
- Speaker #0
Justement, j'aime bien quand tu parles de la notion d'entreprendre, d'entreprendre vraiment son activité, c'est finalement un changement, ça vient colorer tout et que ça change ta vie. Et c'est intéressant parce que je trouve qu'il y a une double contrainte sur le fait de garder ça en tête, précieusement aussi que la posture d'entrepreneur, c'est aussi ce lien avec entreprendre sa vie. Quand tu disais tout ça, le fait que ça change tout, c'est à quel point finalement tu entreprends vraiment ta vie. À partir de ce moment-là, normalement, tu as un espace, normalement, et je nous le souhaite à tous, un espace pour vraiment entreprendre sa vie. Et donc décider de vraiment retrouver cette forme d'intentionnalité. D'ailleurs, je trouve ta phrase très forte tout à l'heure, quand tu as dit « quand tu es salarié, tu n'as pas besoin de savoir qui tu es » . En fait, quand tu es salarié, quelque part, tu n'as pas besoin vraiment d'entreprendre ta vie. Il n'y a pas vraiment ce... Il n'y a pas ces décisions-là. Et à nouveau, moi, je ne suis pas du tout en train de faire une hiérarchie. Chacun fait comme il veut ou comme elle veut. Mais c'est vrai qu'on ne peut pas non plus décorer le fait que l'entrepreneuriat, c'est aussi une posture. Et ça se trouve, des salariés longs dans cette forme d'intentionnalité par rapport à leur job ou par rapport à leur vie « perso » , à leur vie en tout cas du travail rémunéré. Mais entreprendre sa vie, moi je trouve que ça résonne vachement avec, à nouveau je reviens sur une conversation qu'on a eue il n'y a pas longtemps dans Essence Collective, où il y avait une des personnes qui, c'était très beau, elle disait qu'en fait en ce moment elle était obsédée par le fait de, elle était dans un cycle où elle avait beaucoup d'élan, elle sentait comme un élan revenir et qu'elle était obsédée par le fait de vraiment créer sa vie, sa propre vie. De cette question en fait, l'obséder. Chose qu'elle n'avait pas, alors qu'elle ne vient pas du tout d'être entrepreneur. ça fait plusieurs années mais là elle est dans un cycle où elle est obsédée par la question vraiment d'entreprendre sa vie de choisir qu'est-ce qu'elle veut vraiment où est-ce qu'elle veut habiter, comment elle veut habiter du coup quelle activité construire, enfin vraiment cette notion d'habitabilité et de maison que tu poses et qu'elle est en train vraiment de se dire elle est au croisement où ça y est elle s'autorise vraiment à se poser toutes ces questions et elle a la capacité d'absorption pour vraiment aller chercher les réponses à ces questions et je trouve ça absolument fort parce que On se rend compte que ça aussi, ça peut prendre du temps, que tu peux te lancer dans l'entreprenariat, faire ton truc, et après, finalement, à nouveau, il y a cette notion du vrai projet, finalement, moi, que je trouve, qui revient à la conversation, mais qui peut aussi, en fait, se poser, finalement, dans ta vie, et à quel point, finalement, tu l'honores, ce vrai projet, à quel point tu vas jusqu'au bout et que tu l'assumes. Et je crois que cette notion du vrai projet, elle parle à beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes. Parce que, mine de rien, à nouveau, on n'est pas teubé. On peut se rendre compte qu'à quel point, oui, on peut être dans son activité, on entreprend, on fait tout ce que tu veux, tu fais ton activité, ça roule. Mais à quel point tu es vraiment en train d'être en lien avec ton vrai projet ? À quel point tu es même en conscience de ce que c'est ? À quel point tu en es loin ou pas ? À quel point tu veux vraiment le faire ? Et quand ? Enfin, etc. Et moi, c'est vrai que c'est un peu mon souhait. Et ça rejoint beaucoup l'empathie par rapport aux personnes qui pourraient ne pas réussir encore à se prendre au sérieux ou qui n'ont pas l'entourage, en fait, qui les prennent au sérieux. C'est vraiment, je pense, moi, je nous souhaite à tous d'avoir le privilège, et comme tu parlais des moyens, d'avoir le privilège et les moyens de pouvoir être obsédé par la création de sa propre vie. Que ce soit sa vie entrepreneuriale ou sa vie tout court. Je nous souhaite à tous. Et que ça soit par les moyens financiers, mais aussi par la disponibilité d'espace, comme tu disais, pour parler des transformations, la sécurité financière, mais aussi tout le travail d'autorisation, de positionnement dans sa propre vie, de positionnement dans cette société, etc. Mais oui, je trouve que c'est intéressant que tu nommes le fait que vraiment entreprendre, ça change tout. Mais c'est vrai que personne ne te le dit. Personne ne te le dit comme ça.
- Speaker #1
Non, mais parce qu'aussi, on est les premières générations à entreprendre comme ça. C'est-à-dire, pour moi, cet entrepreneuriat-là, il date de 2015, tu vois. Donc, c'est après 2010, en fait. Donc, c'est extrêmement récent. Et c'est extrêmement récent au point de vue aussi des femmes qui se lancent dans l'entrepreneuriat. Donc, c'est une suite pour moi du mouvement de la reconversion que j'ai vu et accompagné. Et après le mouvement de reconversion, qui était plutôt de retourner dans le salariat, mais dans d'autres jobs, Ça a été de « je vais créer mon activité » . Et ça, c'est 2010, en fait. Donc, c'est un mouvement qui est hyper récent. Et la manière dont les femmes ont commencé aussi à s'approprier, c'était quoi ? Entreprendre et à entreprendre d'une autre façon. Moi, j'aime bien dire, il y a l'entrepreneuriat à la papa, l'entrepreneuriat patriarcal. Eh bien, les meufs ont développé une autre façon d'entreprendre. Il y en a qui ont copié ce modèle-là, et puis il y en a d'autres qui ont fait autrement. Et il y a des meufs qui ont contribué à lancer des nouvelles tendances. Moi, j'ai été accompagnée très tôt par des meufs qui… entreprenaient pas du tout comme des mecs patriarcaux, que je voyais à la CCI, enfin tu vois, moi je m'en rappelle je suis allée à la CCI pour me faire accompagner et le gars me dit, le conseiller me dit, mais en fait vous allez prendre notre activité, je suis une meuf solo qui va accompagner des entrepreneurs solos, la CCI c'est un endroit où on accompagne plutôt des TPE, PME, et le gars me dit vous allez prendre notre activité donc je vous accompagne pas, voilà comment c'est ça le bordel en fait parce que moi ce dont je parle aussi c'est comment en fait collectivement aujourd'hui, pourquoi il n'y a pas des structures qui accompagnent de manière... les entrepreneurs solos ? Oui, il y a les coopératives d'activité, il y a la BGE, il y a l'ADI, etc. Mais en fait, il n'y a pas d'endroit aujourd'hui avec... Le nombre qu'on est, on est plus de 3 millions d'indépendants et je ne sais pas combien on est à être entrepreneur solo dans l'accompagnement. Mais bon, bref, ce serait intéressant de chiffrer ça. Mais en fait, il n'y a pas de structure officielle nationale, régionale qui accompagne le développement de nos activités. Déjà, pour moi, ça, c'est un problème en mode service public. Et puis après, nous, on existe, mais en fait, on est peu vu, peu reconnu. Clairement, tu parles de ce que tu fais, les gens te regardent de haut, très clairement, parce qu'ils ne comprennent pas. Donc, si tu n'es pas coach exécutif qui travaille avec les meufs du CAC 40, ça ne passe pas. Les meufs, peut-être la seule meuf qu'il y a au CAC 40. Mais tu vois, il y a vraiment un problème en France d'en déjà reconnaître l'accompagnement. Moi, tout ça, ça me chauffe, ça m'échauffe. Et je me dis, en fait, les personnes se lancent et elles sont dans une forme de regret et mettent tout sur elles. Alors qu'en fait, c'est le système, évidemment, on en revient toujours à ça, qui fait qu'ils n'accompagnent pas ce mouvement-là. Ça fait depuis 2010, on est en 2026, il y a eu le temps de voir tout ce qu'on a créé, tout ce qu'on a porté. Et heureusement, moi, que j'ai pu trouver des accompagnantes qui étaient déjà, qui avaient commencé bien avant moi et qui, en fait, avaient porté une vision très claire sur c'était quoi entreprendre aujourd'hui. Et donc, ça, c'est une vision qui m'accompagne toujours, qui m'a toujours accompagnée. Je n'ai jamais remis en question ma manière d'entreprendre, en fait. Donc, personne n'est venu me challenger, en fait, là-dessus. Et en fait, je n'accepte pas qu'on vienne me challenger là-dessus parce que je dis qu'on est en train de construire un modèle. C'est-à-dire que pendant que je suis en train d'essayer de créer une activité qui... ramène du chiffre d'affaires, je suis aussi en train de porter un nouveau modèle. Je sais que moi, j'ai contribué à amener un nouveau modèle dans l'accompagnement payant, parce qu'en fait, en 2015, 2016, 2017, les gens n'étaient pas éduqués à payer des accompagnements hors thérapie, mais à payer des accompagnements payants pour le professionnel, très peu d'éducation. Donc, je fais partie des premières personnes qui ont fait ça. Et ensuite, je dis que je fais partie aussi des personnes qui participent à créer un autre entrepreneuriat, un autre modèle organique. tous les mots qu'on veut. Aujourd'hui, on parle de slow entrepreneuriat, de je ne sais plus, il y a tellement de termes là-dessus, tu vois, mais moi, je n'ai pas mis de termes. C'est juste un autre entrepreneuriat et en fait, on y va. Et en fait, toi, tu contribues à installer un mouvement en même temps que tu essayes d'installer ta propre entreprise. Tu vois, donc il y a plusieurs échelles. À un moment donné, c'était de me dire moi, Estelle, j'accepte ou pas ce job-là, ce rôle-là parce que je vais aussi dans ma vision et ma vision, ça fait partie aussi de ça, c'est que les meufs ne copient pas un modèle qui va les détruire et qui peuvent essayer un autre type de modèle. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas prendre des choses qui sont utiles, évidemment, pour structurer et pour être dans la matière, mais il y a aussi d'autres choses qui sont importantes, comme savoir qui on est, quel est le message qu'on veut faire passer, travailler sa voix, sa posture, son corps dans l'espace, tout ce que tu veux. Et donc, moi, aujourd'hui, je me dis, tu vois, en allant sur, en quittant, enfin, en quittant vraiment depuis deux ans que j'ai quitté l'accompagnement individuel et que là, je... prends cette posture de femme média, je ne sais pas comment dire, de patronne de média, de femme média, de meuf qui a envie de penser, parler, écrire, d'autrice, d'autoriste, tu vois, en fait, je vois que ça me demande de lâcher et des autorisations à me dire « Ouais, je ne viens pas de ce milieu, je ne suis pas journaliste, j'ai fait des modules dans une école de journalisme, mais je n'ai pas fait journaliste et je ne viens pas de ce monde de médias, etc. » Mais en fait, j'en ai rien à foutre. J'ai tellement entraîné ma posture de légitimité avant de créer des choses, qu'aujourd'hui, je ne me pose pas cette question. C'est une question que je pose parce que je sais que les autres se la posent. Mais moi, je sais que je vais y aller là où je suis. C'est juste que je mets beaucoup de temps à y aller parce qu'il faut que je ferme pendant ce temps-là, comme je n'ai pas d'équipe, il faut que je ferme les services que j'ai ouverts, il faut que je termine les services que j'ai créés. Il y a tout ce processus-là qui est hyper concret. C'est-à-dire que quand les gens ont un vrai projet, mettre du temps à y aller. Moi, je sais ce qui se joue derrière. Je sais ce qui se joue derrière. Ce n'est pas juste il me faut trois heures dans mon planning. C'est parce qu'il y a des choses qui sont en arrière, que tu as lancées depuis dix ans et qu'il va falloir arrêter. Il va falloir arrêter des locomotives qui fonctionnent, qui sont lancées. Il va falloir les arrêter. Il va falloir choisir des arrêtés, peut-être même les arrêter alors qu'elles te rapportent du chiffre d'affaires. Donc ça, c'est hyper compliqué à faire seul aussi, moi je trouve. Et du coup, de se dire « Ah ben, Estelle, tu vas passer Passer plusieurs heures par semaine maintenant à étudier, écrire, lire, penser, enregistrer. Où est l'argent ? Donc voilà, il y a cette question-là. C'est pour ça que quand j'ai lancé Meuf Mélanie, mon premier réflexe, c'était de lancer des espaces d'accompagnement, évidemment. Parce que je me disais, ça va me rassurer mon mental et ma sécurité financière de me dire, je vais ouvrir des espaces pour accueillir des gens. Donc c'est aussi respecter mon terrain et en même temps de me dire, là, on est en septembre, je me dis, en fait... va falloir revenir au cœur du vrai projet. Va falloir arrêter de se détourner de ça parce que de toute façon, tu sens bien... Il y a quelque chose qui est en train de te pousser, et que toi, tu es en train de contourner. Donc, à un moment donné, comme tu connais tes processus intérieurs, tu prends la décision, encore une fois, tu prends encore la décision de dire « Ah non, non, j'ai oublié mon vrai projet, mais oui, c'est vrai que c'est ça. » Et là, tu as besoin des gens. Tu as besoin d'avoir des gens autour de toi qui disent « Estelle, tu m'avais dit que tu allais faire ça, et en fait, tu es en train de me parler de ça depuis trois heures. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? » Donc, voilà. On a besoin d'avoir des pairs, P-A-I-R-S. Oui, on a besoin du collectif pour avancer en solo. Oui, on a besoin du collectif pour avancer en solo. Et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui oublient ça. Et il ne s'agit pas d'aller dans des réseaux pour faire des piles de 4 minutes et raconter qu'on accompagne ci à faire ça. On n'en a rien à faire. L'idée, c'est comment les gens autour de toi soutiennent ton putain de vrai projet, en fait. En fait, c'est ça. Et en fait, ça, pour moi, c'est un truc sociétal. C'est-à-dire qu'en fait, ça n'existait pas avant. Nous sommes les premières générations. Oui, il y a eu des gens avant. qui se sont consacrés à leur art et tout ça, et encore qui se sont fait manipuler, épuiser par le système de la musique ou du monde artistique en général, de je ne sais quoi. Mais en fait, créer le vrai projet, se donner les moyens dans un système qui ne veut pas que tu fasses ton vrai projet, parce que c'est quand même ça, c'est un putain de projet politique. C'est une vision politique pour le monde, pour les gens, pour les individus. C'est-à-dire, en gros, ça touche à quoi ? À la liberté. Donc en fait, moi, je suis à cet endroit-là. Et je sais que ça coûte ça coûte de l'énergie, de l'argent, c'est des putains de sacrifices. J'ai changé de vie, je ne vis plus du tout la même vie qu'avant, je ne pars pas en vacances. Voilà, ma vie, elle a changé, mais en même temps, je sais que d'autres personnes font aussi d'autres sacrifices, dans un autre sens, c'est-à-dire, qu'est-ce qu'elles font, les autres personnes ? Il y en a qui continuent à faire des trucs qui ne leur plaisent pas pour subvenir à leurs besoins, pour subvenir aux besoins de leur famille, etc. Donc, en fait, on fait tous et toutes des sacrifices. Mais à un moment donné, c'est dire, si moi, je fais partie des gens qui peuvent montrer le modèle, et d'où le média aussi d'en parler comme on en parle aussi là, c'est de montrer que c'est possible. Et je sais que moi, il y a des gens qui m'ont montré que c'était possible sur plein d'autres sujets. Donc en fait, on est là pour montrer que c'est possible et que par contre, on n'est pas là pour raconter que c'est le rêve américain. Bien sûr, on n'est pas dans cette histoire-là. Mais en fait, si ça se trouve, le rêve américain, il existe, il a existé. Mais ici en France, on n'est pas dans ce délire. et donc en fait on fait avec on fait avec les contraintes mais par contre oui aujourd'hui et c'est la chance qu'on a c'est qu'aujourd'hui il y a plein de meufs qui sont passées par ce chemin là de l'entrepreneuriat et qui sont peut-être retournées dans l'entreprise et c'est très bien aussi parce que ces meufs là vont disrupter de l'intérieur les choses qui vont pas aussi dans l'entreprise parce que ça vu que ça change quelque chose en nous forcément quand on revient postuler dans les entreprises on n'arrive pas du tout de la même manière je sais que moi si demain je vais dans une entreprise Il va falloir que je me calme dans l'entretien et après, j'enverrai la sauce à l'intérieur. Mais c'est aussi ce truc-là de dire qu'entreprendre, créer une entreprise et mener une entreprise, ce n'est pas forcément pour la vie. Donc voilà, justement, mon conjoint a liquidé son entreprise, il a dû liquider son entreprise, il a fermé. Et en fait, c'est ce truc de dire qu'une entreprise, c'est un projet. Donc en fait, ça peut être aussi de se dire, je vais essayer pendant 5 ans, pendant 10 ans. et ensuite, peut-être, je passerai à autre chose. Et quand je dis ça, je me dis, dans 10 ans, ça se trouve, ce ne sera pas l'entrepreneuriat ni le salariat, ce sera encore un autre modèle qu'on ne connaît même pas. C'est aussi ça, ne pas s'enfermer dans tous ces mots, toutes ces structures, mais pouvoir se dire, oui, le vrai projet, c'est ma vie, qu'est-ce que j'ai envie de créer ? Liberté, création et plaisir. Pour moi, les trois mots clés. Comment ça peut nous guider, finalement ? Et ensuite, oui, on va faire des choses qui ne nous plaisent pas, c'est évident, on n'est pas là pour juste... On ne raconte pas du baratin en disant « Oui, on va toujours se faire plaisir. » On n'est pas là pour raconter ça. Pas du tout.
- Speaker #0
Non, non. Et puis, c'est dans cette idée qu'on n'est pas là tout le temps pour se faire plaisir. Et en même temps, justement, on se fait tellement chier quand on entreprend. À un moment donné, comment t'honores quand même tes kiffs ?
- Speaker #1
Comme les lauriers.
- Speaker #0
Et voilà, c'est comment t'honores tes lauriers, comment t'honores tes kiffs. Voilà, comment t'es là pour toi. C'est vraiment toujours ça. C'est comment tu restes là pour toi, comment tu restes de ton côté. parce que de toute manière il y a plein de choses qui ne vont pas être de ton côté donc tu as plutôt intérêt à musquer ton muscle justement de je reste by my side parce que tu vas en avoir absolument besoin et ça passe par cette idée là de c'est quoi mon vrai projet c'est quoi mon approche qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire, comment je vais entreprendre mais tu vois c'est même toute cette notion d'arrêter vraiment sur la notion de reconversion professionnelle et je comprends cette notion de reconversion professionnelle mais moi tout le temps, dès que je peux et dans toutes mes masterclass c'est arrêtons avec la reconversion professionnelle et si vous voulez quand tu vas parler de reconversion, parler de reconversion personnelle parce que de toute manière l'entrepreneur vous mène vers ça, vous ne serez plus la même personne Vous allez vous reconvertir personnellement, vous n'allez plus être la même personne, vous n'allez plus vouloir exactement les mêmes choses. En tout cas, je vous le souhaite, quelque part. Donc, moi, ça me parle beaucoup. Et de tout ce truc de... Ouais, on a besoin d'espaces collectifs. Et c'est pour ça, d'ailleurs, je reviens peut-être, et ça peut être le début de notre conclusion, sur le pourquoi du comment on a décidé d'enregistrer ces conversations. Moi, peut-être que si je devais dire, en lien avec tout ce qu'on s'est dit, c'est déjà d'honorer qu'à nous deux, quand on échange en off, c'est aussi une manière, tu vois, de... d'être dans un espace pour parler de nos transformations, d'être dans un espace pour être en lien avec une personne qui nous capte, avec qui on n'a pas besoin de se retenir, qu'on n'a pas besoin de minimiser, de traduire. Quand on disait tout à l'heure que c'est important la matière, mais en même temps, ça rigidifie aussi beaucoup, on peut se mettre dans une forme de matière, mais il y a ce truc aussi où il n'y a pas tant besoin que ça quand tu trouves vraiment aussi des bonnes personnes. et c'était... Donc c'était un peu tout ça, le pourquoi du comment, moi j'avais envie qu'on s'enregistre. Je ne sais pas toi, en conclusion, qu'est-ce que tu as envie de dire sur le peut-être revenir sur cette notion du pourquoi du comment, on a eu cette idée d'enregistrer ces conversations, qu'est-ce qui te vient toi ?
- Speaker #1
Là, en nous écoutant, je me dis qu'on fait ce travail un peu de mémoire en fait. de mémoire je pense que c'est un peu bizarre quand je dis ça de mémoire justement de nos mémoires d'expérience parce que peut-être aussi on va oublier mais je pense que il y a des anecdotes qui parlent de nos expériences, qui parlent de ce qu'on a appris, ce qu'on a vécu et en fait ce qu'on est capable aujourd'hui aussi de transmettre et je pense que ça, ça fait partie aussi en fait c'est presque pour moi il y a un côté euh Comment dire ? Il y a un côté contributif qui contribue, ces conversations de transmission d'expérience, de manière brute, sans avoir fait un plan abaissé. Et puis, ce côté aussi pour moi, c'est-à-dire en faisant ça, je suis aussi en train de processer, comme on est tout le temps en train de travailler à un endroit ou à un autre, même quand on est en train de jouer à un jeu, on est en train de travailler. Mais bon, il y a un truc où là, on est en train de parler et en fait, moi, en me remome... en Europe. remémorant tout ça, c'est-à-dire parce que je savais pas que j'avais encore ça dans la mémoire, donc toutes ces petites anecdotes qui me viennent et qui vont continuer à me venir après ben en fait c'est aussi une manière de processer, voilà j'étais dans une phase où je me disais est-ce qu'il faut que je fasse un bilan de ces dix ans avant de passer à ce pour honorer le passage dans ce second cycle, pour peut-être me rappeler de ce que j'ai fait parce que j'ai l'impression de pas m'en rappeler et que ça m'échappe donc il y a un truc où j'ai l'impression que ces dix ans en arrière m'échappent alors que Merci. bizarrement, ma vie de salarié d'avant, elle est très présente dans ma tête. Je ne sais pas, tu vois, en vieillissant aussi, je dis vraiment ça, en vieillissant, en prenant de l'âge, je vois mes décennies. Donc, en fait, je les vois différemment et je me dis, c'est bizarre. Pourquoi je me rappelle super bien de ma vingtaine, trentaine et de tout ce que j'ai fait en termes professionnels ? Mais par contre, là, les dix dernières années, j'ai l'impression que ça m'échappe. Mais il y a eu tellement de choses. Il y a eu tellement de choses. Donc, ce qu'on fait là, pour moi, c'est aussi, c'est pour les personnes qui nous écoutent. C'est cette notion de contribution, de laisser une trace. Vraiment, il y a tout ça qui est là. Et en même temps, c'est moi, je suis en train de processer avec vous, avec toi, ce qui s'est passé et qu'est-ce qui est intéressant à garder ou pas, dans ce que je retiens, et ne pas justement être une usine à stockage de toutes mes archives. Donc voilà, je trouve que c'est ça. Ça rend vivant toute cette matière. Et je trouve que c'est honorer aussi cette expérience. Parce que personne ne va le faire à notre place. En fait, on ne va pas être invité à parler sur France 3 ou je ne sais pas où, de nos expériences, de nos 10 ans d'entrepreneuriat en tant que meuf. On ne va pas nous inviter. Donc, il va falloir créer nos invitations et créer nos émissions et créer nos talks, etc. Et bien voilà, je trouve que c'est ça aussi. C'est ça aussi entreprendre. C'est qu'on est capable de se dire, on fait des enregistrements off sur WhatsApp et en fait, demain, tiens, on va faire... on va s'enregistrer et bien sûr que ça a de la valeur. Mais c'est ça, entreprendre. Ça muscle aussi ce truc de ne pas être en mode « Ah non, mais t'es sûre ? » On n'a pas eu ce moment de « Ah, mais t'es sûre ? » Non. On n'a pas ce délire, en fait, là. Donc, il y a une envie, on fait, on teste, on ajuste, on arrêtera s'il faudra arrêter. Et c'est ça, moi, que je trouve super intéressant aussi, c'est ce côté où on démarque quelque chose et on voit ce qui se passe. On ne savait pas là qu'on allait parler. de tout ce qu'on est en train de parler. Il faut se le dire.
- Speaker #0
Il faut le mentionner, il faut le dire. On n'avait pas une trame. Alors que normalement, c'est vrai que je travaille énormément avec des trames, moi, dans mes interviews, même dans mes épisodes solos, etc. Là, pas du tout. Mais de toute manière, quand on se parle, on n'est pas du tout en train de se dire « Bon, il faudrait qu'on s'appelle et j'ai ça en tête et il faudrait qu'on pose ça et tout. » Non, c'est clairement... Et ça montre aussi... Je trouve que la... On est aussi arrivé à un stade, je pense, dans nos vies à toutes les deux, que tous les sujets pour nous se recoupent et qu'il y a toujours un truc à dire et à nommer et une vision derrière. C'est ça aussi, quand tu disais que ça a de la valeur, moi, je trouve qu'aujourd'hui, ça a vachement de valeur.
- Speaker #1
T'imagines si on avait écouté ces conversations-là en 2017 ? Mais fin faux, fin... C'est surpuissant, en fait. Donc, moi, je valorise ce qu'on fait. j'ai aucun problème à valoriser ce qu'on fait et je veux qu'on valorise ce qu'on fait tu vois je veux qu'on reconnaisse aussi ce qu'on est en train de faire parce que je pense qu'il y a un énorme manque de reconnaissance et de visibilité sur ce qu'on est en train de faire en tant qu'entrepreneur solo en tant que femme entrepreneur solo je mettrais ces trois mots parce que c'est pas tous les entrepreneurs dont je suis en train de parler là c'est vraiment les personnes qui tiennent la baraque trop bien trop bien
- Speaker #0
C'était notre premier crossover, notre premier épisode. Je ne sais pas à quel titre on va le trouver, mais on brinque sans rassas après. Surtout pour que les personnes puissent nous trouver, peut-être. Ou pas. Ou soit on assume en mode vous avez vu la lumière, vous avez cliqué, merci d'être resté jusqu'au bout. Est-ce que tu as envie de donner un mot de la fin ?
- Speaker #1
J'allais dire SEO, mais bon. Écoute, merci Elsa pour cette... conversation crossover. J'ai hâte qu'on... En fait, j'ai hâte de la diffuser. J'ai hâte d'en parler, de la diffuser, même s'il y a plein de choses à faire avant. Mais j'ai hâte de l'honorer, cette conversation, en fait, et de faire en sorte qu'il y ait des gens qui nous écoutent. Voilà,
- Speaker #0
simplement. C'est ça. Et puis un jour, peut-être, on pourra demander aux personnes, vous voulez nous donner quelle thématique ?
- Speaker #1
Ah ben oui ! Tu vois,
- Speaker #0
challenge ! Allez-y !
- Speaker #1
Oui, boîte à questions. Boîte à questions.
- Speaker #0
Il est nous entendre sur quel sujet ? Parce que nous, on est prêtes à parler de tous les sujets. Alors là, il n'y a pas de problème. Nous, on veut être payés pour parler. Donc, si vous n'avez pas compris la direction de cet épisode ou de nos vies, c'est qu'un jour, il y ait des mécènes qui soutiennent notre parole. Et qu'on soit juste payés à parler, à dire... Voilà, on s'installe sous un arbre. Voilà, vous dites le sujet, on peut vous entendre sur ça. Ah bah ok, il n'y a pas de problème. Donc voilà, avec plaisir pour avoir vos challenges, vos suggestions, on est là. Et puis peut-être un jour, on pourra avoir des invités, ou pas, on verra. Mais déjà, merci à toi d'avoir accepté cette idée un peu se grenouille, de dire mais attends, tu ne crois pas qu'on pourrait nous enregistrer quand même ? Merde, c'est quand même vachement intéressant tout ce qu'on se dit. merci de m'avoir dit oui parce que c'est ça aussi c'est d'être aussi en lien avec des personnes qui n'ont pas ces freins et bien sûr que si il y a des personnes qui ont des freins bien sûr ces freins ils peuvent s'enlever et on peut toujours évoluer mais moi j'ai juste envie d'honorer le plaisir que j'ai aussi dans nos conversations je sens que toi tu ne mets pas tes freins et moi je n'ai pas de freins et du coup je sens que si je balance la sauce tu ne vas pas me faire oh calme-toi Elsa parce que là c'est un peu too much pour moi et ça franchement c'est trop trop trop agréable voilà j'ai même pas pensé à ça mais ouais j'ai pas pensé à ça mais en fait c'est marrant ça me parle de la censure et c'est des sujets mais le nombre le nombre de trucs on va relancer on va relancer une conversation arrêtons-nous mais en même temps c'est ça c'est le nombre de personnes enfin rendez-vous compte faites l'état des lieux de votre propre censure à quel point combien de fois dans la journée avec ce nombre de personnes avec qui en fait on est dans la censure avec qui on se censure qu'on se bride et tout et que moi j'ai pas ça avec toi et c'est Merci. C'est juste rien que ça, de l'enregistrer, c'est aussi honorer ce truc-là.
- Speaker #1
Ça me fait plaisir que tu n'aies pas de retenue et de censure, c'est avec moi, Elsa. Merci. Ça me fait plaisir de l'entendre, et moi non plus. Et du coup, j'espère que... Qu'est-ce que je voulais dire ? J'ai oublié. Merci Elsa. J'espère en tout cas que ça vous aura plu, que ça va générer des questions, voire même des réactions. et effectivement des idées, des suggestions et en fait que cette aventure elle va prendre une forme, elle va prendre une direction et effectivement, ah oui c'est ça que j'avais envie de dire c'est que ici quand on est en train de se parler on n'est pas accompagnante on n'est pas en train de penser ah oui s'il y avait des gens qui avaient des freins comment on ferait tout, non non en fait on est Elsa et Estelle en fait ah ça va s'appeler eux et eux ah allez ça part Ça part comme ça.
- Speaker #0
Ça part... En fait, je pense qu'on est... De toute manière, notre posture d'accompagnante, elle est quand même toujours là. Elle est là, mais... Elle est là, mais c'est pas ce qu'on met en front, quoi. Non,
- Speaker #1
non, non. Non, non, non. On n'est pas en train de s'accompagner nous-mêmes, déjà. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
On n'est pas en train de s'accompagner. Et c'est ça, ce que je vous ai dit, qu'il n'y avait pas de bris et tout, c'est que je n'ai pas besoin de faire gaffe si... Enfin, bien évidemment que c'est à nuancer ce que je dis, mais je n'ai pas à me retenir en me disant... comment ça va forcément peut-être t'accompagner ce que je vais pouvoir dire parce que de toute manière je sais que ça va le faire c'est trop marrant mais ok ok ok trop bien c'est le mot de la fin merci Estelle merci Elsa