- Speaker #0
Ça y est, c'est parti.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Du coup, là, on est ensemble toutes les deux. Donc, on va discuter de nos fins, finalement. Moi qui suis en plus en année 9. Donc, de nos fins, de nos fins dans nos activités. Et plutôt que dans nos activités, c'est vraiment qu'est-ce qu'on n'a plus envie de faire, qu'est-ce qu'on a envie d'arrêter. Et qu'est-ce qu'on a envie de commencer ? Ou alors plutôt que de commencer vers lequel on a envie d'ouvrir ? Parce que c'est souvent des choses sur lesquelles on est déjà, mais qu'on a un peu ratréci, rapetissé. Et on ne s'est pas donné l'autorisation peut-être d'y aller. Ça, ça serait intéressant de se dire qu'est-ce qui nous a empêchés d'y aller jusqu'à présent aussi, je pense.
- Speaker #0
Oui. Et pour mettre... Tu vois, ça change la manière de parler. Santé ! Ça change la manière de parler parce que j'ai envie de mettre le contexte, c'est qu'on se parle régulièrement depuis septembre 2024. On se parle régulièrement de nos... au moins deux fois par mois, de ce qui se passe pour nous par rapport à nos activités et dans le cadre d'un... d'une envie de s'associer. Et on ne savait pas que ça allait prendre aussi toute cette tournure. Et en fait, le constat qu'on a fait en janvier 2025, janvier 2026, c'était de voir que 2025 a été une année pour avoir des lumières, des prises de conscience sur ce qu'on voulait arrêter ou ne plus faire. Et comme tu dis, ce n'est pas nouveau. C'est pas nouveau et ça revient, ça revient, mais là on sent, toutes les deux en tout cas, qu'on est arrivé au bout du chemin. Et donc cette notion de, moi personnellement, ça fait plusieurs années que je sens que je suis invitée à arrêter d'accompagner. Et voilà, c'est ce que j'ai fait, j'ai commencé à faire à partir de décembre 2024, arrêter d'accompagner en individuel. Et je sais que c'est tout un changement de posture, c'est pas qu'une histoire de métier, il y a un truc comme ça, un mouvement. Et que toi, tu parlais justement d'arrêter d'être en posture d'exécution. Voilà, donc c'est ça qu'on... il y a un truc de l'arrêt. Il y a ce sujet qui est là quand même.
- Speaker #1
C'est intéressant parce qu'il y a un truc de l'arrêt pour que nous toutes les deux puissions commencer quelque chose. Une aventure incommun, donc je trouve ça intéressant. Et oui, moi sur le plan de l'exécution, finalement, je rigolais parce que je n'arrêtais pas de le dire. C'est intéressant de se dire qu'est-ce qui fait que maintenant je suis décidée. Et qu'est-ce qui a fait que toi, en décembre 2024, tu t'es décidée ? Parce que, voilà. Moi, si je peux commencer par répondre, je pense vraiment que je suis arrivée à la fin d'un cycle, mais je suis arrivée à bout. Et je ne suis pas sûre que ce soit bien d'arriver jusqu'à ce niveau-là, parce qu'en fait, on arrive à un niveau de saturation, mais que je pense que j'ai créé aussi un business. où je me suis fait croire qu'il n'y avait que comme ça que je faisais rentrer de l'argent. Et donc il y avait comme un truc où c'était compliqué, c'était difficile d'arrêter. Ça l'est toujours encore, je ne dis pas que c'est là, waouh et tout. Mais la décision a été prise. Ça, c'est ce truc qui a changé par rapport à avant. Et dans mon cas, je pense que c'était un truc comme ça, un peu comme je ne sais faire que ça. C'est un peu une idée comme ça. Et moi, c'est vrai que quand je suis revenue dans l'entrepreneuriat en 2023, j'ai un peu changé. Je formais et j'avais fait du consulting pour un peu ouvrir. Mais ça ne reste pas quand même exactement là où j'ai envie d'aller. Donc, en tout cas, moi, c'est à cette question. C'est ce que je peux répondre.
- Speaker #0
J'ai d'autres questions à te poser, mais je trouve que... Ce qu'on est en train de dire, moi, ça m'informe sur justement comment on construit là où on veut aller. Comme tu disais, on arrête pour construire une nouvelle aventure à deux. Et en fait, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il y a vraiment tout un long processus et on ne savait même pas que quelque chose allait émerger comme ça en commun, finalement, dans ce processus d'arrêt. Je trouve ça intéressant et puis surtout que tout ça s'est fait avec ces conversations qu'on a ouvertes. Il y a quelque chose de soutenant dans ces conversations. En tout cas, ça me met focus sur ça. je vais revenir à notre sujet tu vois moi ce qui me vient c'est si je suis totalement honnête c'est ce que j'ai envie d'être honnête ça fait très longtemps ça fait vraiment des années que je sais que je ne suis pas au bon endroit mais vraiment très longtemps je pense mais le truc c'est qu'accompagner c'est ce que j'ai appris à faire Merci. Donc, ça revient à ce que tu dis, c'est ce que je sais faire. Donc, j'ai appris ça très vite, dès la sortie de mes études. Premier emploi, CDI, c'était j'accompagne. Donc, la majorité de mon temps était sur l'accompagnement. Et quand je suis devenue entrepreneur, forcément, c'était, je prends la casquette d'entrepreneur, mais je continue le même métier. Je continue à accompagner. Et en fait, le travail que j'ai pu... observer ces dernières années, ce que j'ai fait, le travail que j'ai pu faire ces dernières années, et là, pour le coup, plutôt en version thérapie, en étant accompagnée moi, et en lisant aussi certains livres, j'ai compris que mon histoire de vie a fabriqué cette orientation que je suis arrivée à accompagner parce que je voulais réparer. Je voulais réparer quelque chose. pour plein de... Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais c'est mon histoire de vie et mes traumatismes qui m'ont emmenée sur la voie de l'accompagnement. Je ne dis évidemment pas que pour tout le monde, c'est le cas, évidemment pas. Mais il y a quelque chose qui s'est vraiment cristallisé là. Et quand je suis rentrée dans l'accompagnement, je me rappelle très bien quand j'étais jeune, moi, ce qui m'intéressait dans le poste, c'était parce que j'avais une partie d'accompagnement de projet. C'était ça qui m'intéressait. Mais je suis rentrée dans le poste. mais parce qu'il y avait aussi toute une autre partie d'accompagnement des personnes. Et du coup, je l'ai fait. Après, moi, je suis devenue professionnelle. Et en plus, j'ai eu la chance d'être dans une asso où vraiment, il y avait une éthique, de la supervision et tout ça, ce qui n'est pas du tout le cas dans plein d'endroits, même encore aujourd'hui, du monde associatif, social et compagnie. Et donc, j'ai embarqué là-dedans. Je suis restée là-dedans. Et ensuite, l'entrepreneuriat a ouvert les portes aussi d'autres… d'autres outils. Tu as parlé tout à l'heure de ton année 9 avec la numérologie. C'est bien de reprendre place là. Et en fait, je sens que je suis rentrée en fusion. Vraiment, c'est en fusion d'identité avec l'accompagnement. Dans ce sens, je ne sais faire que ça. Mais je ne savais pas que je pensais ça. C'est vraiment parce que j'ai fait un travail d'accompagnement sur mon histoire à moi personnelle. que mon histoire professionnelle, je l'ai vue sous un autre jour. Tu vois ? Et je me suis dit, mais waouh, c'est quand même profond, l'histoire, là. Et donc, c'est pour ça que je me souviendrai toujours de ce jour de 2023 où je lis un livre sur « Le corps n'oublie rien » sur mon canapé, où je lis, je ne sais plus c'est quoi la phrase exacte, mais l'auteur parle de le trauma détruit, enfin, camoufle l'identité. avec des couches et des couches, en fait. Et là, je sens, moi, que je ne sais pas qui je suis. Et je sens ma colonne vertébrale vraiment se disloquer. Je sens cette sensation-là. Je sens que mon identité, je l'ai complètement camouflée, cachée, protégée. Je ne sais pas c'est quoi le mot. Mais derrière ce métier d'accompagnement, qui fait que j'ai accompagné je ne sais pas combien de personnes dans ma vie. en officiel non officiel d'ailleurs et finalement en accompagnant en accompagnant leur identité à elle et eux en accompagnant leur vision à elle et eux et moi là dedans bah en fait posture d'accompagnante et voilà donc il ya et même si l'entrepreneuriat m'a permis et je pense que ça ça m'a beaucoup aidé aussi à prendre la voix prendre la parole en mon nom etc ben en fait j'étais quand même toujours au service des autres. Et en fait, comme tu disais tout à l'heure, toi, tu es arrivé au bout. Clairement, moi, je crois que je suis une spécialiste d'arriver sur les murs. Tu vois, c'est vraiment ça. J'étais épuisée d'accompagner en individuel. Épuisée, rincée. En fait, j'avais vraiment cette sensation et je n'avais jamais senti avant cette sensation, mais peut-être parce que je n'étais pas suffisamment aussi à l'écoute de mon corps. Je n'étais pas en capacité d'écouter cet épuisement. physique et mentale que j'avais avec l'accompagnement individuel, alors que l'accompagnement collectif et toutes mes animations collectives ne m'ont jamais pris un gramme d'énergie. Au contraire, ça m'a ramené tout le temps de l'énergie. Et pourtant, je mettais toujours le collectif à côté de l'individuel parce que dans le business, les modèles économiques étaient construits tels que l'individuel coûte toujours plus cher que le collectif. Bref, ça, c'est d'autres sujets. Mais quand même, ça a contribué. J'ai mis du temps à déconstruire tout ça. Et voilà, le premier pas, c'était décembre 2024. Et ensuite, tout 2025, comme on a déjà discuté, on est challengé. Est-ce qu'on arrête vraiment ? Est-ce qu'on continue ? Il y a des gens qui nous appellent et tout ça. Et donc voilà, le processus, comme tu dis, il n'est pas terminé. Moi, je sens bien que ce n'est pas terminé. Mais je sens que c'est venu toucher vraiment un truc profond, personnel, global, qu'entre guillemets, uniquement le pro. en tout cas pour ma part j'en suis là et j'en suis à me dire qui je suis, qui je veux être je pense que j'en suis à cette étape là de vie je dirais même c'est même pas de vie professionnelle j'ai envie de rebondir sur un truc que tu
- Speaker #1
as dit sur le fait que c'est un peu la fin parce qu'une fois on discutait dans une de nos grosses sessions et tu m'avais dit mais en fait je vais pas définitivement arrêter l'accompagnement c'est vraiment plus l'identité d'accompagnante etc et en t'écoutant je me suis dit moi non plus je vais pas arrêter l'exécution comme ça c'est à dire que je sais pas moi je dis n'importe quoi mais moi de moi un musée m'appelle pour que je fasse Et si nos graphistes au nord trouvent leur truc, ça fait partie de l'exécution. Mais ça ne sera plus mon identité. Je ne sais pas comment on dit. Exécutante. Je trouve que c'est intéressant ce terme d'identité. Même quand tu disais que tu t'es fondue. C'est complètement ça. Il y a beaucoup de personnes qui se fondent dans leur... identité professionnelle ou alors autre identité parce que même moi qui suis maman, je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui peuvent se fondre aussi dans leur identité de maman et ne faire que ne vivre que par ça en fait donc c'est pas qu'une histoire de pro mais c'est vrai que dans le pro je pense que ça doit beaucoup se se révéler et aussi je trouve ça bien que tu amènes ce sujet du trauma parce que moi je sais que tu as fait beaucoup de travail là dessus, t'as été vraiment Bon. Et je pense que c'est intéressant d'entendre ça, que des fois, nos traumas nous cachent nos vraies identités.
- Speaker #0
Oui, et là, si je devais mettre des mots sur ce que je vis depuis 2023, je parlerais de chemin initiatique. Comme si, en fait, j'étais là... Je démarre ma vie professionnelle et je me dis, mais qu'est-ce que je veux faire ? Il y a vraiment cette sensation que, et ce n'est pas une histoire en plus d'ailleurs de regret, parce que je regrette, etc. Parce que justement, quand on rentre dans le trauma, dans tous ces huiles-là, quand on se forme, s'informe et qu'on est accompagné sur ces sujets, on comprend aussi que tout ça est un mode de protection. Je peux dire merci aujourd'hui à l'accompagnement. En plus, moi, j'ai trop kiffé accompagner dans le sens où je rencontrais des tonnes de gens que je n'aurais jamais rencontrés autrement. Ce que j'aime le plus dans l'accompagnement, c'est la relation. C'est ça le cœur quand même. Et en fait, j'ai rencontré plein de gens, etc. Mais je ne voyais pas, mais pas du tout, à quel point je n'étais pas au cœur de mon système, de ma vie en fait. Il y a vraiment ça en fait. Et du coup, j'étais extrêmement douée, je vais le dire comme ça, parce qu'au bout de 20 ans, on peut quand même reconnaître ça, soi-même, c'est que j'étais extrêmement douée pour servir. Donc, tu vois, pour moi, ça touche ce sujet d'exécuter, pour servir les autres, pour être à leur service. Et ça n'empêche pas que je suis une personne hyper cadrée, qui avait un cadre, qui est hyper... qui est aussi... qui mène son accompagnement avec une forme d'autorité, ce n'est pas en mode où on vient épuiser ma ressource, mais c'est moi qui m'épuisais moi-même. C'est moi qui donnais l'ouverture de ma ressource, de ma source, justement, si j'emploie ce mot, comme si l'accompagnante, l'accompagnant, est une source de questionnements, d'informations, de modèles aussi de vie. Bref. Et donc, je peux dire merci à cette partie-là parce que j'étais en mode survie, clairement. Peut-être qu'aujourd'hui, il y a des choses qui se défigent, il y a des choses qui commencent à se défiger et qui fait que j'ai accès à la partie création. Ce que j'accompagnais chez les autres, je peux enfin le faire pour moi. Donc, c'est vraiment... C'est pour ça que je parle de chemin initiatique et que c'est que le début et je suis en tâtonnement, en... Voilà. et c'est l'objet de nos conversations d'ailleurs qui ont démarré début 2026 avec on va là on recule, on revient et comme tu dis, et c'est ce que je dis aux gens parce que les gens me disent mais Estelle tu proposes encore ça et je leur dis mais en fait quand je dis accompagner en fait ce mot moi, c'est pour ça que j'emploie pas les autres mots coach, consultant parce que pour moi c'est d'autres postures qui sont à l'intérieur que j'occupe aussi de coaching, consultant etc, consultant transmetteuse Merci. personne qui transmet mais en fait c'est justement d'être dans la fusion d'une identité comme si j'étais là dans le monde seulement pour accompagner accompagner le monde je pourrais dire ça comme si j'étais dans le monde pour accompagner le monde ouais je suis là pour vous accompagner à mon détriment à mon détriment et je vais dire même jusqu'à ma destruction parce que c'est quand même quand je dis épuisé c'est pas une blague et c'est pas que mental donc voilà donc c'est Merci. C'est ça, en fait. C'est comme si moi, j'étais... Je ne sais plus avec qui je parlais. Elle me prenait l'image de la mine. J'étais une mine de diamants. Et en fait, j'ai tellement exploité qu'il n'y a plus de diamants. Mais en plus, tout s'effondre. C'est n'importe quoi. Même si je ne porte pas de diamants, que je n'aime pas trop toutes ces histoires de mines. Mais voilà, c'est l'image que je prends. Et en fait, là, je sens bien que c'est fragile, que c'est... Voilà, et que bien sûr que... La posture d'accompagnante, elle est toujours là, elle est intégrée chez moi, je ne vais pas la faire disparaître et que je m'en sers pour faire mes audios de numéros, mais voilà, il y a cette posture qui est là. Quand je fais du collectif, je vais quand même avoir un peu cette posture-là quand même à certains endroits, mais je sens bien que quand je vais me présenter dans un espace où personne ne me connaît, je ne vais pas me présenter avec ce premier mot, je suis accompagnante, alors que c'est avec ça que je me suis présentée pendant 20 ans. Donc, c'est vraiment... Voilà ce que je peux dire là en rajoutant des choses.
- Speaker #1
Non, mais c'est très intéressant. Je me suis notée, moi, sur le côté... En fait, on est bonne à ça.
- Speaker #0
Oui, tu vois.
- Speaker #1
Bon, ça revient à ce qu'on se disait au tout début. En fait, c'est entre guillemets le piège. Parce qu'on peut être bonne à faire quelque chose, mais ne pas vouloir le faire. ça va un peu en lien avec un atelier que j'avais fait je crois il y a deux ans sur la zone de génie avec notre ami Nicolas que l'on connait et il y avait cette distinction zone de compétence et zone de génie et en fait le compétence je sais faire ok super mais ça me donne pas d'énergie zone de génie je sais faire ça me donne de l'énergie et en plus il y a des résultats et donc ça de faire le distinguo entre ça entre je suis bonne Mais est-ce que ça te donne de l'énergie ou pas ? Peut-être qu'à un moment, ça t'en a donné, et puis un matin, ça t'en donne plus. Mais c'est d'être au clair avec ça. Donc ça, ça me parle beaucoup. Et puis ce truc-là que tu disais sur le faire pour moi. Parce que finalement, c'est ça, quand on est au service, et moi, en étant exécutante, je suis au service aussi, donc ça me parle plus, En fait, on le fait pour les autres. Moi, en plus, je le fais à la place des autres. Mais à quel moment tu le fais pour toi ?
- Speaker #0
Voilà. Et c'est là, quand c'est équilibré, je pense qu'il n'y a peut-être pas de sujet, peut-être pas aussi profond. Et je pense que ça vient vraiment toucher pour moi des profondeurs dans notre manière de voir la vie, notre manière de regarder la vie, d'être dans la vie. Pour moi, il y a quelque chose qui touche à l'être, en fait. Et cette notion d'utilité aussi, tu vois. utilité, il faut que je sois utile, etc. Et on retrouve beaucoup ça quand même chez moi je pense, chez tous les entrepreneurs qu'on a côtoyés, qu'on peut côtoyer. Il y a quand même quelque chose de commun qui revient à ça. C'est des conversations qu'on peut avoir par ailleurs, d'être bonne dans ça. Comme tu dis, c'est vrai que ce rappel-là, il est important. Je sais le faire, on m'appelle pour ça aussi. Parce que je sais le faire. Et là, tu es là en mode, ah ben j'y vais. Donc moi, c'est ce que j'ai fait, bien sûr. Une fois que j'ai dit non, après, on m'a appelé et j'ai dit oui. Et donc, on se moquait de moi sur ce sujet-là. Et en fait, la zone de génie, dans le sens, comme tu dis, moi, j'aime bien cette notion de donner l'énergie. C'est ce qui m'en donne, ce qui m'en apporte. Et finalement, il y a une forme de fluidité. Et du coup, ça rejoint ta question de tout début. C'est une sorte d'autorisation. Est-ce qu'on s'autorise ou pas à y aller ? Je pense aussi, comme toutes les deux, c'est pas du genre, on a toujours voulu faire tel métier qui est enregistré dans le répertoire rom du pôle emploi. Ça n'existe plus, mais voilà. C'est pas ça. Ou du truc du CIO, du lycée, avec le machin de l'orientation. En fait, on n'est pas à cet endroit, nous. Donc, en fait, il y a aussi ce sujet d'autorisation à aller ouvrir. Je vais revenir sur la numérologie et ouvrir des voies. On en a une collective. Mais c'est ça, en fait. Est-ce qu'on s'autorise, non pas à faire tel métier qui existerait sur un papier ou un dictionnaire d'orientation, mais à ouvrir une voie, vraiment, de manière très profonde. Et ça, ça demande beaucoup de... pour moi ça demande beaucoup d'énergie aussi à faire, de courage, d'audace, et genre, pourquoi y aller seule ? Donc c'est pour ça qu'on va certainement y aller ensemble. Voilà.
- Speaker #1
Et en fait, je voudrais juste rebondir aussi, parce que il n'y a pas longtemps, tu as fait un atelier auquel j'ai participé, et dedans, justement, tu nous parlais de l'énergie une, de cette année, etc. Et tu nous as parlé beaucoup d'autorité. Et en fait, moi, je me souviens avoir noté sur ma feuille autorité autorisée. Et en fait, tu n'as qu'une lettre qui change. Et je me suis dit, mais c'est hyper drôle ce truc, tu vois, finalement. Parce qu'en fait, comment tu nous l'as défini, l'autorité ? Je n'ai pas mes notes là sur moi, mais j'ai trouvé ça tellement beau. Et je me suis dit, mais en fait, si on voyait tous l'autorité comme ça, peut-être qu'on en aurait moins peur. Alors là, je ne l'ai pas là sur moi, mais vraiment, la définition que tu en as donnée, je l'ai trouvée tellement douce. Et je me suis dit, mais j'ai envie d'être dans ma pleine autorité, en fait. Voilà. Je ne sais pas si j'ai un peu disgrissé, mais je trouvais que c'était chouette de revenir là-dessus parce que finalement, autorité, autorisé, année une, il y a un truc, quoi.
- Speaker #0
Yes. Et est-ce qu'on se garde la prochaine conversation, justement, sur ça, sur qu'est-ce qu'on s'autorise ?
- Speaker #1
à ouvrir je pense qu'on peut en parler dans le sens où qu'est-ce qu'on a envie de fermer on a pris connaissance de ce qu'on a envie d'arrêter mais qu'est-ce qu'on a envie d'ouvrir en tout cas de parler de toi peut-être si t'as envie après l'accompagnement c'est quoi la suite, en tout cas c'est vers quoi t'as envie quelle voie t'as envie de tracer d'ouvrir
- Speaker #0
et puis qu'elle voit aussi moi j'ai envie d'être assez ouverte même si peut-être que c'est pas hyper clair encore pour nous mais justement est-ce que là dans l'étape où on est toi tu sens que t'as besoin de quelque chose pour arrêter ou tu sens que c'est un processus qui s'installe de manière organique en fait
- Speaker #1
Je pense que moi, ce dont j'ai besoin, c'est de peut-être clarté sur l'après. Parce que si je m'écoutais et si j'avais, on va dire, les moyens, j'aurais tout coupé en fait. J'aurais toujours un an. Mais c'est en fait, quand tu n'as pas de... Quand cette fameuse voix, elle est un peu embrumée, un peu de... il y en a qui sont courageux et qui y vont quand même mais moi je suis pas très courageuse je reste là et je me dis non j'aime pas du tout ne pas savoir où je vais j'aime pas entendre les bruits dans la forêt sur les côtés donc je reste là sur le chemin j'attends qu'il fasse jour peut-être et
- Speaker #0
après je suis là c'est pas trop courageux ici je pensais que tu étais l'inverse Cindy je comptais sur toi j'ai été
- Speaker #1
J'ai été cette personne... En fait, c'est marrant ce que tu dis, parce que je suis ce genre de personne qui... J'écoutais... Je montais un podcast la semaine dernière, et la personne, elle disait qu'en gros, elle ne fait pas les choses comme ça, spontanément. Elle a besoin de tout cadrer, etc. Moi, j'ai tendance à... En fait, je sens que je ne suis plus là où je dois être. Je peux tout envoyer valser, et... Sauf que j'ai vu que ça m'a quand même mis des fois dans des certains pétrards, tu vois. Et souvent, je me rappelle, j'ai eu une conversation avec ma cousine et qui me dit, du coup, tu as demandé ta rupture conventionnelle, mais tu ne sais pas exactement. J'ai dit, ben voilà. Et moi, ça me choquait, moi, tu vois. J'ai dit, ben voilà, c'est mon bien-être. qui prime, quoi, en fait. Tu vois, là, j'étais en mode... Je ne sais pas comment je fais pour me lever pour aller travailler. Ben oui, c'est... Et en fait, moi, ça ne m'a pas choquée. Mais en fait, j'ai vu qu'en face, ça a choqué, tu vois. Mais non, il faut que tout soit préparé. Non, non, non. Ah non. Voilà. C'est un super sujet. Oui, déjà, j'ai préparé en demandant une rupture conventionnelle.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu m'as préparé.
- Speaker #0
Mais non, mais ça, je trouve que c'est un super sujet. Parce que comme on a eu un passif, un passé de salarié... On sait aussi ce que c'est de partir de nos entreprises, de là où on a travaillé, comment ça se passait. Et justement, c'est intéressant parce que finalement, dans l'entreprenariat, dans une entreprise, bon, il peut y avoir la liquidation judiciaire d'une structure, fermer son entité de manière volontaire, tout ça. Mais comment on transitionne ? Il n'y a pas de subvention, il n'y a pas de pôle entrepreneuriat dans notre région qui vient, et malheureusement d'ailleurs. qui vient nous accompagner, subventionner nos pivots d'entreprise, d'entrepreneurs, tout simplement, et qui vient soutenir pendant le temps de transfusion, mais bon bref, de transfert là où on est en train d'évoluer en fait. Ça, il n'y a rien en fait pour soutenir ça. Et en tout cas, ça me fait penser à ça, ce que tu viens de dire, parce que pour avoir quitté aussi et pour avoir vécu plein de trucs, licenciement, fin de CDD, etc., En fait, c'est vrai, l'après, tu avais aussi un matelas financier, tu avais des droits, etc. Là, on fait quoi ? En fait, on ne peut pas vraiment s'arrêter si on n'a pas suffisamment de préserveries.
- Speaker #1
On est obligé d'être le cul entre deux chaises.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et honnêtement, moi, dans... d'avoir mes fesses là en train de chaise, je pense que ça ralentit aussi ma prise de décision parce que tu as de plus en plus de mal. Tu vois, tout à l'heure, tu disais, ah oui, on t'a redemandé, etc. En fait, c'est toujours ça. Quand tu dis, ouais, là, c'est bon, c'est le dernier, bam, il y a quelqu'un qui arrive et tout. Bon, toi, tu es là, tu dis, bon, écoute, je sais faire. Bon, allez, encore une dernière. Et puis, en fait, tu te retrouves... Bon, ça, comme je te l'avais dit, on a eu aussi cette conversation. Je pense que c'est vraiment la vie. qui te dit tu veux arrêter ? Est-ce que tu veux vraiment arrêter ? Oui ou non ? Je ne sais pas. C'est là où tu as plein de demandes.
- Speaker #0
C'est ça qui est troublant. Et puis, il y a le côté où aussi, on est à notre compte dans une entreprise où on est seul. Et donc, il y a ces histoires de décision, de prise de décision. C'est vraiment le muscle de l'entrepreneur quand même ça, de décider, décider, décider toutes les quatre secondes. Et en fait, il y a ce côté aussi, des fois, on décide seul. On n'a pas toujours quelqu'un qui est disponible pour échanger sur ce genre de décision. Pour moi, qui parle aussi de stratégie et d'alignement, tous ces mots-là. Mais ouais, parce qu'à un moment donné, on est tellement dans le doute et dans l'entre-deux et qu'en même temps, il y a les principes de réalité matérielle et financière. Comment on fait ? pour être soutenu, moi c'est ma grande question d'ailleurs, mais comment je fais pour être soutenu dans cette transition ? Parce que pour avoir été au chômage, je sais que je cherchais tout le temps des endroits pour être soutenu. Franchement, je ne suis jamais restée seule dans ces périodes-là. Donc ça me parle aussi de ça, comment on construit le soutien. Alors nous, entre nous, on se soutient, et on essaye d'avoir ce soutien-là. Est-ce que c'est suffisant ? Je ne sais pas. Moi, je sens bien que là, ce que je suis en train de vivre dans ce processus, par rapport aux huit ans d'entrepreneuriat, c'est inédit. Même si j'ai déjà changé des offres, des services, des postures, des ci, des ça, là, je sens que c'est inédit. Je ne sais pas comment le dire. C'est inédit. Et du coup, je sens bien qu'il y a besoin, tu vois, comme d'un village autour de mon mouvement pour dire, Estelle, en fait, vas-y. et je sens que c'est important ça parce que j'ai beau moi me dire oui oui oui il faut y aller en fait je vis la vie d'humaine il y a tout le temps des phases beaucoup plus fortes émotionnellement qui
- Speaker #1
viennent me chahuter ça me fait prendre conscience qu'il y a plusieurs étapes
- Speaker #0
Et donc, la décision, OK, tu la prends, mais ensuite... Surtout, ça fait une vingtaine d'années que tu accompagnes. Et moi, quand je dis que cette posture d'exécutante, elle est là depuis toujours, c'est qu'elle est là depuis toujours dans le sens où, même si j'avais des responsabilités, etc., dans mon premier CDI... j'étais quand même l'exécutante de la vision de quelqu'un. Et dans ma posture, je me mettais souvent au service des gens, mais vraiment comme une exécutante. Donc du coup, c'est une entité qui est là depuis vraiment longtemps. Et en fait, c'est difficile. Je pense que c'est quelque chose de déchirant. Même si on sait qu'elle ne nous va plus comme un gant. C'est comme les vêtements que tu achètes, ça ne te va plus, mais tu es là. Non, mais je la garde. moi je fais ça c'est le cas où je me dis moi je sais pas j'ai des vêtements de quand j'avais 18 ans tu vois moi aussi peut-être pas beaucoup mais j'en ai aussi mais en fait c'est ben ouais arrêter quoi en fait je pense qu'il y a la décision arrêter et puis après moi j'avoue j'ai besoin de clarté et tout mais C'est vraiment dire top.
- Speaker #1
C'est une question. Moi, je me pose cette question de est-ce qu'il faut arrêter totalement ? Et tu vois, pour te dire, moi j'en suis arrivée. Hier, je disais, est-ce que il faut que je ferme ma structure entité juridique qui est associée, tu vois, sur plein de plans, qui est associée aussi à ce passé-là ? Et quand je dis comment être soutenu... soutenue, je crois que pour moi, une entité juridique, c'est un soutien, c'est un support, c'est un contenant. Et finalement, est-ce que cette vieille entité accompagne, je ne sais pas, est-ce qu'elle soutient ou pas vers là où j'ai envie d'aller ? C'est une question que je pose, mais ça fait partie… Alors qu'avant, je ne m'étais pas posé la question dans ces termes-là. Donc, je sens bien qu'il y a quelque chose de nouveau. Et la question que je me pose, c'est est-ce qu'il faut arrêter et avoir du temps de vide pour laisser émerger le nouveau, comme on dit ? Ou est-ce qu'en faisant traîner comme ça deux positionnements différents, l'histoire peut durer une éternité ? Et ça, c'est ce que je ne veux pas, par exemple. En tout cas, moi. Je ne veux pas que ça traîne comme ça. Et tu parlais tout à l'heure, ce que tu disais, ça me fait penser à une forme de deuil. Pour moi, il y a une forme de deuil d'une identité personnelle, professionnelle qui m'a accompagnée. Et je sens bien, c'est une peau qui s'en va progressivement. Il y a quelque chose comme ça. Et donc, je n'ai pas de réponse, mais je sens que... Ça a besoin d'être accompagné aussi, d'avoir des mots. Tu vois, comme là, on est en train de se parler de ça. Et de ne pas faire genre, on est passé du point A au point B comme ça, en claquant des doigts, en fait. Ça n'a rien à voir.
- Speaker #0
En fait, je n'ai pas de réponse non plus, mais je pense que ça dépend des gens. Tu vois, il y a des gens, ils arrivent à valser entre deux trucs. Je ne pense pas que ce soit non plus facile. Et puis il y a des personnes, en fait, elles ont besoin de couper avec l'ancien avant d'aller vers le nouveau. Je pense que ça dépend. Ça dépend de plein de choses, en fait. De toi, comment tu fonctionnes, de comment tu aimes faire les choses, de ce qui se passe aussi dans ta vie. Soit comme tu parlais de soutien. Est-ce que tu es soutenu ou pas ? À plein de niveaux, émotionnels, financiers, etc. Parce que des fois, on n'a pas le choix. Donc on est obligé d'être entre les deux. Donc on ne peut pas... Je pense que ça dépend vraiment des situations. Et après, oui, il y a des gens qui ont peut-être eu besoin de couper l'entité juridique pour toi, comme tu disais. Et d'autres, en fait, ça ne change rien pour eux. Je ne pense pas qu'il y ait des réponses, on va dire, toutes faites.
- Speaker #1
Alors, est-ce que du coup,
- Speaker #0
tu veux qu'on parle ? Attends. Moi, tu m'as posé la question de ce qui me manquait. Et toi, si je te veux, je retourne la question de toi, qu'est-ce qui te manque pour y aller ?
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
C'est ça, les questions ?
- Speaker #1
Oui, toi, tu disais, tu parlais de... Effectivement, tu as besoin que ça soit clair. Et moi, ben oui, je pense que... Je pense que je suis sur le chemin, que le fait de l'exprimer aussi, en tout cas j'essaye de l'exprimer de manière régulière, et mon discours entre le mois de septembre 2025, octobre 2025 et aujourd'hui a déjà changé, parce que je parlais d'aller sur le sujet de la santé, etc. Et en fait... Je sens bien que oui, je vais y aller, mais ça ne va pas être central non plus. Parce que j'ai bien senti qu'il y avait quelque chose qui se rejouait du passé, en mode je vais aller sur le sujet de la santé parce qu'il y a des choses qui me révoltent, etc. Mais ce n'est pas ça qui m'amène de l'énergie, on va dire, justement, pour revenir à ça. Ce n'est pas ça qui... J'ai l'impression que c'est un sujet... que j'ai besoin d'aller dessus parce que j'ai des choses à dire en tant que personne concernée, mais ce n'est pas là où il y a le plus de kiff, on va dire. Donc, c'est pour ça aussi que je sens que c'est revisiter mes espaces collectifs en apportant cette notion pour moi qui est au-dessus des métiers, au-dessus de l'entrepreneuriat, qui est la création. Voilà. Et donc… Je sens que c'est ça que j'ai envie d'explorer, que je continuerai à explorer les relations, création, relation et collectif. Après, je n'ai pas le modèle. Donc peut-être qu'est-ce qui m'empêche ? C'est peut-être ça, c'est de sentir que je n'ai pas un modèle ficelé, clair. Voilà, je fais ça, action A égale action B, je ne sais pas quoi. Bon, je pense que j'ai toujours rêvé d'avoir des plans, mais je n'en ai jamais eu. Je ne jure, je n'ai jamais eu de plan clair. Je pense que j'ai toujours rêvé de ça. Et je pense que d'ailleurs, c'est en faisant équiper avec toi, Cindy, que j'aurai des plans. Puisque justement, toi-même, tu sais faire des plans. Et moi, je ne sais pas où est partie cette compétence, mais elle n'est pas chez moi. Et donc, voilà. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de réfléchir en globalité, en système, et de pouvoir articuler nos différents univers pour créer un ensemble qui va... avancé. Et donc, bon, qu'est-ce qui m'empêche aujourd'hui ? Il y a quand même ce sujet du corps et de la santé. Oui, ça, ça m'empêche. C'est clairement empêché, je vais le dire comme ça. Et dans le même temps, vu que j'ai peu de temps et peu d'énergie, je suis obligée de me focusser sur ce qui me fait plaisir et sur ce qui m'appelle. Maintenant, je sens bien que, pour revenir à ce que je disais tout à l'heure, je n'ai pas le modèle. Je ne sais pas sur quel métier je suis en train d'aller. Je n'en sais rien du tout. Il y a beaucoup d'inconnus. Et donc, il y a souvent ce côté je ne sais pas. Je sens qu'il y a des choses que je ne sais pas. Et je sens que je suis en exploration, tu vois, d'aller sur les médias, la notion d'influence, ces sujets-là, en fait, qui m'intéressent. Et je vais même dire influence politique au sens politique parce que ça, ça ne m'a jamais quitté. Et en fait, c'est étrange, l'accompagnement, l'identité accompagnement peut-être est en train de changer de place, mais les sujets d'engagement, d'avoir une parole qui influence, ça n'a pas changé, ça a pris plus de place dans mon esprit. Maintenant, qu'est-ce que je fais de tout ça ? Pour l'instant, rien n'est clair. Donc voilà, je suis OK d'avancer avec le flou aussi.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que tu vois ce je ne sais pas, en fait c'est ça aussi, quand je parle de clarté, etc. C'est ça, c'est de se dire, ok, il y a ce truc de clarté là, mais de nouveau modèle finalement, de modèle, je ne sais pas, le modèle. Et pour en revenir à ce qu'on se disait avant de commencer à enregistrer, je pense que... On va vraiment le trouver dans le terme hybride, ce qu'on a finalement toujours fait et dans lesquels on se sent toujours plus ou moins bien. Donc un mix de quelque chose, je ne sais pas encore quoi, je suis comme toi à ce niveau-là. Et je reviens aussi à ce terme d'autorisation, parce qu'en fait c'est compliqué aussi de faire un nouveau modèle ou de construire un nouveau modèle. dont les gens n'ont pas l'habitude parce que ça demande aussi de l'énergie de dire pour l'expliquer ou pour le développer ou Moi, par exemple, je sais très bien que j'ai un modèle qui est là depuis un petit bout de temps. Je sais que c'est là-dedans que je vais m'épanouir le plus. Mais comment vraiment je fais vivre ce modèle, c'est un peu flou. Mais aussi, pourquoi ? Parce que je reste très... Ok, qu'est-ce qui se fait ? Plutôt que finalement de me dire, ok, comment moi j'aimerais que ça se fasse ? Est-ce que c'est possible ou pas ? Je pense qu'il y a aussi de nous à nous-mêmes. Couper avec cette ancienne identité dans laquelle on est bonne et en même temps, il y a de la demande, surtout quand on a décidé de se tomber. Et puis, aller finalement se batailler un peu avec l'extérieur. Il y a un duel intérieur et après, un duel extérieur. Et quand je dis extérieur, c'est effectivement... c'est pas forcément tous les gens qui vont pas comprendre et avec qui ça sert à rien de discuter mais c'est vraiment plus de bas oui mais bon faut quand même que les gens qui vont être potentiellement intéressés comprennent aussi ce qu'il se passe là dedans quoi dans cette maison quoi tu vois comment ça comment je pense qu'il y a ce cette balance ou cette dualité compliqué.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a vraiment ce temps, déjà, soi à soi, en fait, d'honorer, tu vois, ce qu'on veut faire, avec qui on veut le faire, dans quel monde on veut le faire, dans quelle direction on veut le faire. Et en fait, je trouve qu'il y a ce temps-là d'honorer ça pour soi à soi et ensuite, effectivement, d'aller regarder ce qui se fait pour pouvoir aussi prendre des pièces à droite, à gauche, entre guillemets. de temps d'exploration, exactement comme quand on fait une reconversion. Sauf que là, on est en invention. On n'est pas en reconversion, on est en train d'inventer. Donc, on est en train d'inventer des postures. C'est pour ça que je ne parle même plus de métier, parce que pour moi, on invente des activités, des manières de vivre et que tout ça, ça va justement avec nos modes de vie en tant que personne humaine. Pour moi, c'est ça en fait le cœur. Et moi, je sens bien que je suis en train de me défaire. de la notion de... J'ai mis dix ans pour me défaire de la notion de salarié alors que je ne suis plus salarié depuis dix ans. C'est seulement en 2025 que je me suis dit « Putain, ça fait dix ans que je ne suis plus salarié et que j'ai senti que je n'en étais plus une. » Mais moi, j'adore ces sujets-là. J'adore parler du salariat, du travail, etc. Mais je sens que je suis en train de sortir même du jeu entrepreneurial au sens « répondre à un besoin, vendre, etc. » Je sens que j'ai envie de... Il y a quelque chose que je sens là, mais je ne sais pas nommer non plus. Je ne sais pas dire plus que ça. C'est pour ça que ça me parle. L'image que j'ai, c'est vraiment... Moi, je dis tout le temps, grande vision, petit pas. Et vraiment, ce que je sens, c'est que je le disais pour les autres et pour accompagner les autres. Là, je sens que je suis en train de faire ça. Mais à une échelle beaucoup plus grande que, tu vois, les gens que je pouvais accompagner qui me disaient, je suis thérapeute dans un domaine. Je fais des séances à one shot comme ça, j'enchaîne toute la journée à je veux faire du collectif et donc je veux me former à une approche du collectif et du coup, ça va changer mon modèle économique. Du coup, tu vois, elle se formait à quelque chose d'existant, elle n'était pas en train d'inventer quelque chose. Et ça, c'est aussi, en tout cas pour moi, c'est me dire qu'il est temps aussi pour moi, je sens, il est temps aussi pour moi d'aller fréquenter, je vais le dire comme ça. relationner, fréquenter, regarder d'autres personnes que mes clientes. Voilà. Parce que je les ai beaucoup regardées et parce que j'entretiens aussi des relations avec des personnes que j'ai appelées clientes à un moment donné et qui maintenant sont des amis, etc. Mais du coup, je sens que dans cette ouverture de voie, j'ai besoin aussi d'ouvrir relationnellement et même de qui, de quoi je me nourris. Et peut-être de personnes, je ne sais même pas qu'elles existent. Je ne sais même pas que ça existe. Je me rends compte de ça. Mais par contre, pour moi, je sens que c'est très dur de quitter. De me dire, je ne regarde plus telle ou telle personne, etc. Parce que comme on ne peut pas tout faire, il y a un peu ce côté où je sens que je suis encore tiraillée sur le fait de quitter. Et quitter non pas mon identité pro, mais quitter mon réseau pro. Je le sens, j'en ai fait un épisode d'ailleurs, parce qu'en fait, je sens que c'est au travail et que c'est tellement des réseaux qui se sont constitués dans le temps et qui ont pris du temps. Ce n'est pas genre des relations qui se sont faites en deux heures. C'est aussi, je ne sais pas comment expliquer, une forme de richesse. Et tu te dis, est-ce que tu fais une erreur ? Enfin, je ne sais pas. Et après, tu penses aussi à ce que les autres vont penser. Il y a tellement de trucs qui viennent, tu vois. Est-ce que tu es en train de les trahir ? Tu vois, il y a un truc comme ça qui, pour moi, c'est un peu drama. Mais franchement, c'est ça qui est dans mon esprit, quoi. Et aller ailleurs, c'est aussi... Je sens bien. Il y a une espèce de porte, là, avec de l'air, en fait. Tout simplement. Mais voilà, c'est dur de le faire. Et ça rejoint cette histoire aussi de... On est en train d'inventer des choses. à notre portée, je dis pas qu'on est en train d'inventer l'ampoule électrique c'est pas du tout ça, mais justement on s'autorise à être des êtres de création, à être des êtres créateurs, créateuristes et donc on est dans cette posture là et à partir de ce moment là, en fait il y a un mouvement qui appelle et qui est plus fort que nous d'ailleurs à un moment donné ça nous dépasse moi c'est ça que je sens pour moi aujourd'hui, jamais j'aurais dit ça il y a deux ans c'est vraiment un truc que je sens là tu vois, qui est de plus en plus mûr Merci. Voilà, mais c'est tout ce que je peux dire.
- Speaker #0
Oui, il y a un truc de fidélité, de loyauté quand même.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
ça aussi, c'est le truc qui fait que ça nous retient. Mais oui, j'ai noté reconversion contre invention, contre métier, contre culture. C'est très beau et très juste de voir nos transitions comme ça. Parce que... J'en ai fait des changements, moi, surtout. Et là, comme toi, tu le dis, alors je ne sais plus comment tu l'as dit, mais moi, je sens que là, c'est une autre forme. Je pourrais me dire que je suis une experte, une experte des changements et tout, mais là, je sens que c'est autre chose parce que ça vient toucher quelque chose qui est... j'ai la sensation même, je suis sûre, qui est vraiment vraie. Quand on parle de vrais projets, de machins, de trucs, j'ai l'impression d'y aller et que ça fait... ça fait peur. Tu dois vraiment y aller. Tu dis, il y a de l'air. Je sens que... On s'attache au connu, on s'attache au confort. C'est normal. C'est le jeu de la survie, de machin, c'est ça. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. On est là. On est sur cette étape-là de, comme tu dis, connu, confort. C'est vrai que c'est des mots importants. Et du coup, là, si tu devais dire de quoi tu as peur.
- Speaker #0
Tu vois, le premier mot qui m'est venu. J'allais te dire, j'ai peur de ne pas réussir. Ce n'est même pas mon mot. J'ai peur de... Et je sens que ce n'est pas ça. En le disant, même là, en le pensant tout de suite, je me suis dit non, ce n'est pas ça.
- Speaker #1
Je sens aussi la peur que ça marche, la peur de me vautrer. Le mot qui me vient, c'est ça. La peur de me vautrer, mais je sens derrière qu'effectivement, il y a autre chose. Et moi, je sens que c'est la peur d'être... aspiré par quelque chose de plus vaste, plus grand que moi, du coup, qui n'est plus en mon contrôle. Et je pense que quand on est dans nos métiers, quand on parle d'expertise et tout ça, on est dans le contrôle. On maîtrise, on contrôle et c'est super. Mais je sais que quand on... que nous, on ne voit pas notre vie comme l'exercice d'un métier pendant 40 ans, retraite, je ne sais pas quoi. Il y a d'autres choses qu'on a dans nos visions. Et là, en fait, ce que je sens, c'est que si je vais dans le vrai projet, comme tu dis, je ne sais pas. En fait, il y a comme une inconnue de… Ce n'est pas du tout le même goût que quand j'ai décidé d'être entrepreneur, passer du salarial à entrepreneur. Je sens bien qu'il y a une autre histoire. Et je ne sais pas pourquoi, je sens que c'est comme si je pouvais être aspirée, que j'allais perdre le contrôle et qu'en fait, j'allais être au service, pour reprendre ce mot, mais pas des gens, etc., mais au service vraiment de quelque chose de plus vaste, en fait, et que je serais servie aussi, tu vois. Mais sans savoir comment, d'ailleurs. Mais il y a un côté, ouais, c'est plus grand, c'est plus vaste et c'est comme si ça pouvait être, tu vois, une porte où il y a de l'air, tu as envie de rentrer. Mais une fois que tu es rentré dans la porte, là, ça t'aspire complètement. Ton corps, tu n'arrives même plus à le maîtriser. C'est ça l'image que j'ai là aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est intéressant. Moi, ça me parle et en même temps, je sens qu'il y a un truc de mise à nu aussi. Je ne sais pas si on peut parler de vraie identité, ou rester dans le terme vrai, vrai projet, vraie identité, mais une mise à nu dans le sens où, tu vois, quand tu parlais de... On est dans le contrôle, tu visualisais le fait qu'on soit dans un moto un peu trop grand pour nous. Et que, en fait, quelque part, ça nous sécurise, etc. Peut-être qu'on joue un rôle avec ce manteau. Et que là, en fait, on enlève le manteau et qu'on est un peu à poil. Et que ça nous met en vulnérabilité. Et que, qu'est-ce qui se passe ? Je ne sais pas. Peut-être qu'on a peur d'être touché, d'être vraiment vu, d'être... Je ne sais pas exactement. Mais ce qui m'est venu, c'est ça, être mise à nu.
- Speaker #1
Ça me parle d'être touchée, être touchée, être vue. Et ce qui me vient, c'est être touchée par soi-même. Moi, ce qui me vient, c'est ça. C'est parce que je fais ça que je vais être touchée. C'est même pas les autres. C'est vraiment parce que je me suis autorisée ça. Et je le sens là, moi-même en disant ça, je sens l'émotion, parce que je sens que je suis touchée par ce que je suis en train de dire ou par la perspective que c'est possible. Et parce que je m'autorise ça, je pense que ça vient toucher direct à qui j'étais enfant, mais direct. En mode, là, tu es en train d'honorer tes élans d'enfant, en fait. C'est ça que tu es en train de faire. Et donc, comme si ça venait, je sens que, oula, je pense que ce n'est pas du tout être touché par le regard des autres, même si ça, ça doit être puissant, mais c'est limite. le regard de moi-même sur moi-même enfin tu t'es il y a un peu un truc comme ça t'as arrêté de parler c'est un peu ce que tu disais quand tu nous as posé la question dans ton atelier sur
- Speaker #0
notre activité est-ce qu'on était avec ou dedans et je t'ai dit moi mon activité elle attend quoi elle est en mode écoutez J'attends Madame Cindy. Moi, je sais très bien où on doit aller. Et en fait, je pense que quand tu parles de ça, d'honorer son... Ça me fait revenir à tellement de trucs. Notamment la vision de la vision. Quand tu parles de ça, d'honorer nos... C'était là dans l'enfance, en fait. Depuis l'enfance. Et en fait, quand je t'entends et quand je t'écoute, ben oui. Moi, c'était là aussi depuis l'enfance, en fait, tu vois. Je voulais rebondir sur autre truc, mais j'ai oublié.
- Speaker #1
Mais je vois ce que tu as dit.
- Speaker #0
Oui, voilà, de toucher à nous-mêmes. Et ça me fait penser à aussi, pareil que toujours, je reviens à ton atelier, mais sur le fait que je me dise et que je me rende compte que, le mot que tu utilises, c'est de prendre sa place. Et sur le fait de, quand on n'est pas... au service des autres, se faire passer en premier. Voilà, c'est ça. Ça peut penser à ça, se faire passer en premier. Donc, être touché par soi-même, se faire passer en premier, finalement, c'est être la personne la plus importante pour soi-même. Je reprends l'expression d'une cliente qu'elle disait dans son podcast. Mais en fait, c'est ça, c'est devenir la personne la plus importante pour soi-même. Et je crois qu'on n'a pas appris à faire ça, puisque... On est dans une société où on nous apprend justement à être au service d'eux. Tout le temps. Surtout quand on est une des femmes.
- Speaker #1
Ben ouais. D'être...
- Speaker #0
Voilà. Donc moi aussi ça m'a touchée quand tu l'as dit. Parce que je me suis dit... C'est comme si je comprends du tout maintenant. Un truc comme... Ah ouais ben oui forcément. On y va pas tout de suite non plus. Parce que oui il y a un enjeu quand même là.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Être touchée par soi-même c'est...
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
je comprends.
- Speaker #1
Tu vois, ça revient à cette histoire de toutes les couches qu'on met de protection pour ne pas justement être en relation avec soi. Effectivement, je pense qu'on est éduqué, mais dressé, moi je vais employer ce mot-là, pour servir et être utile, pour consommer et travailler et rentrer chez soi. Il y a vraiment ce truc-là quand même qui est puissant. Et là, le mot qui me vient, c'est exister. Pour moi, ça vient toucher la notion de « j'ai le droit d'exister » . Et ça, ça relie au sujet des traumas, sans rentrer dans les détails, mais le trauma bloque, freine, empêche le fait d'exister. d'une personne à exister. Il y a quelque chose qui se passe, ça coupe quelque chose. Et donc là, pour moi, aller dans son vrai projet, c'est pour ça que c'est puissant, que c'est grand, et qu'on ne parle pas de reconversion ici, c'est que ça vient chercher un truc de notre existence sur Terre. J'ai le droit d'exister, j'existe, et là, je suis touchée que je m'accorde le droit d'exister. Parce qu'être vivante sur Terre, vivre sur Terre, ça ne veut pas dire que tu as le droit d'exister. Tu vis ta vie jusqu'à la fin, mais est-ce que tu existes vraiment ? Et ça vient toucher la notion aussi d'identité, de je suis là. Je suis Estelle, je suis Cindy. Et en fait, il n'y a quoi ? Il n'y a rien d'autre. Et tu vois,
- Speaker #0
là, quand on parlait d'identité, il y a un truc qui me paraissait... Quand on parle d'identité, quand on le voit sur les réseaux... Ne serait-ce qu'avec, en plus, nous deux, on est formés à des outils de connaissance de soi, tu vois. Ça me paraît, alors, quand je dis ça, attention, je mets des guillemets, mais ça me paraît superficiel. Alors que, tu vois, là, quand tu parles de j'existe, alors qu'en vrai, c'est ça aussi l'objectif de ces outils. Mais j'ai l'impression que, du coup, on n'en parle pas vraiment comme ça, ou alors c'est moi qui l'ai pas entendu, mais j'existe. C'est pas juste d'essayer de me connaître, c'est... j'existe c'est de me donner l'autorisation d'exister je trouve ça hyper fort et hyper puissant et je sais pas j'ai l'impression que ça réconcilie quelque chose tu vois je me dis mais je comprends mais c'est tellement pas
- Speaker #1
évident mais oui donc c'est normal que ça nous fasse peur mais c'est clair quand tu dis réconcilier moi j'entends la notion de paix et donc on est là à cet endroit là faire la paix avec soi-même. Et donc, si on fait la paix avec soi, forcément, et avec toutes les parts de soi, on est aussi en paix avec le monde. Parce que se forcer sans le savoir, de manière inconsciente, et ensuite, ça devient conscient, etc. C'est tout ce processus-là qu'on traverse sur des années. Mais quand on arrive sur cette étape de réconciliation avec soi et de paix, forcément, ce qu'on crée avec le monde, ça a une autre saveur, c'est un autre goût, en fait. Et moi, j'ai... autant j'ai aucun plan, autant j'ai hâte de déguster, de savourer, si ça arrive un jour, parce que je ne sais pas. Mais voilà, si j'arrive à faire ce vrai projet, eh bien, je sais que je vais savourer, je sais que je vais kiffer dans cette place-là. Il y a quelque chose que je sens de très concentrique, d'ailleurs, comme si j'allais dans une place, et puis ça va grandir petit à petit, voilà, comme mon univers, tout simplement. plutôt qu'une avancée linéaire. Donc, réconciliation, paix, oui, je pense que c'est fort, ouais.
- Speaker #0
C'est très fort. S'autoriser à exister, quoi. Moi, si je devais mettre une conclusion sur ce qu'on a dit, c'est, en tout cas, pour moi, en tout cas, tu vois, je me dis, mais... Ouais, tu sais, la prochaine étape, c'est vraiment ça, finalement. C'est, OK, on a décidé, OK... On s'est dit qu'on allait arrêter, mais quand est-ce que je m'autorise vraiment à exister ? Et je te jure, là, j'ai fait un coup de flip.
- Speaker #1
J'ai ressenti un coup de flip, mais dans mon corps, je me suis dit, non, non, non, calme-toi.
- Speaker #0
Calme-toi. Madame Reston,
- Speaker #1
passe. Pourquoi on se calme, là ? Non, non, justement, au contraire, allons-y, mettons le feu. Mais oui, il y a un truc, tu vois, ça appelle justement. ça appelle le feu, le désir après il y a tous ces mots là qui viennent le feu, le feu de la vie, l'excitation le désir, le vivant enfin je sais pas tous ces mots là qui sont dans l'intensité et c'est là, on est dans la passion il y en a d'autres qui parlent de passion je pense qu'il y a ce côté passionné passionné, passionnant et illimité j'ai envie de dire aussi, parce que je pense que dans les champs où on a envie d'aller aussi, de toute façon il n'y a pas de fin en soi en fait, on n'arrive pas à un point culminant et puis ça y est Merci. J'en ai pour 10 ans, puis salut. Non, il y a quelque chose d'où... Il y a vraiment une ouverture de champ, une ouverture de monde qui... Voilà, qui nous... Je ne sais pas comment on pourrait le dire, qui nous attend. Et un mot de conclusion. Je me dis que, tu vois, moi, pour répondre à la question de ce qui va m'aider ou me soutenir, c'est de me rappeler de ça. C'est-à-dire là, ce qu'on vient de dire. Parce qu'on oublie tout le temps, en fait, ça. On oublie tout le temps. Voilà, ça y est. On retourne dans nos quotidiens, donc on oublie, mais qu'on est et que je suis sur ce chemin de récupérer mon droit d'exister.
- Speaker #0
il y a quelque chose là que je récupère et donc ça ça prend du temps et je sais pas combien de temps d'ailleurs mais pendant ce temps je fais d'autres choses et que malgré les questions des autres en disant pourquoi t'es là, t'avais dit que tu ferais ça etc, sincèrement ça me regarde pas en fait je suis dans un processus et moi j'accepte aussi de dire des choses de revenir dessus, de revenir en arrière d'avancer, les gens qui veulent comprendre comprennent, ceux et celles qui veulent pas comprendre ils s'en vont en fait tout simplement. Je sens qu'il y a quelque chose de fort à cet endroit-là et que le doute ne viendra pas de l'extérieur. Le doute, il vient de moi-même et ça me suffit déjà. Mais voilà, pour conclure, c'est de me rappeler, peut-être même qu'il faut que je le note sur une feuille en grand à côté de mon ordinateur, je suis en train de récupérer mon droit d'exister. Et voilà, ce n'est pas j'ai le droit d'exister, ça mentalement je le sais, mais... corporellement intégrée dans mon corps, c'est je suis en train de récupérer, je suis en train de faire ce travail, ce processus. Est-ce qu'on savait qu'on allait faire tout ce... Voilà. Je ne suis pas étonnée. Moi, je vais parler, parce que je ne sais pas si on va diffuser à l'heure ou auquel, je pense que oui, on va diffuser, mais si vous nous écoutez, ben voilà. La nature de nos conversations, elles sont de cet ordre-là. Peut-être plus amplifiées, parce que là, on s'est mis à enregistrer. En tout cas, moi, j'ai sorti ça pour moi. C'est pour ça que ça fait bouger quelque chose quand on appuie sur enregistrer. C'est comme si j'avais un coach sportif derrière moi. Je ne sais pas, il y a quelque chose qui se passe. Je sais qu'il y a un truc qui change. Je ne pourrais pas dire. Mais en tout cas, la nature de nos conversations, c'est ça qu'on a. Et quand Cindy disait, d'ailleurs, j'ai oublié de rebondir, elle m'a dit, oui, depuis que je suis enfant et que je suis petite. Je sens que je suis appelée par ça et ça. Mais j'ai envie de dire aussi que depuis que je te connais, tu m'as parlé de ça.
- Speaker #1
On radote.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Mais je sens qu'on est à une autre étape de radoter. On est à un autre endroit. Et que ça fait partie de notre processus de création, de parler. Voilà, aussi.
- Speaker #1
ça nous aide moi j'étais trop contente de cette conversation, hyper riche et je pense que ça ça va nous aider, ça peut aider des personnes qui peuvent nous écouter aussi parce que je pense que quand tu parlais de faire la paix avec soi-même du coup forcément, la paix avec le monde je pense qu'on en a bien besoin par les temps qui courent
- Speaker #0
On est en plein dans les sujets collectifs, même si ça passe par nous, par nous deux, nos deux personnes. Mais je pense que tout le monde sait qu'il y a beaucoup de personnes qui ne font pas du tout ce qu'elles veulent dans la vie, qui sont obligées, forcées. Et ça parle de ça aussi. Ça parle du fait qu'on peut ouvrir des voies pour les autres. pas que pour nous, c'est pas du tout pour nous d'ailleurs c'est pas que pour nous, c'est ça aussi qui est intéressant c'est comment moi je moi je, moi je, mais j'existe et comment du coup en existant j'invite tout le monde à venir danser dans mon univers c'est ça en fait le kiff et tu vois,
- Speaker #1
je trouve que c'est hyper intéressant ce que tu dis parce que c'est vrai que toi tu parlais de l'ancien enfin modèle entrepreneurial qui va répondre à un besoin, etc. Et je trouve que c'est très intéressant, peut-être que ce sera l'objet d'une autre conversation, de reprendre cette partie-là que tu viens de dire sur le fait que finalement, on parle de nous, mais en fait, finalement, on invite d'autres personnes dans la danse. Et de voir que peut-être que l'invention de nouveaux modèles, etc., c'est peut-être ça aussi le point de départ, puisque finalement, entreprendre, c'est ça, c'est... effectivement répondre à des problématiques, des besoins, etc. Et peut-être que là, c'est peut-être plus l'invention, le next step du nouveau modèle, je ne sais pas. Ça sera plus qui on fait rentrer dans notre danse, tu vois. Je ne sais pas comment ça va vraiment se définir, mais peut-être l'objet d'une prochaine conversation.
- Speaker #0
Ouais. De toute façon, il y en aura d'autres, des conversations. Oui. Ouais.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on dit ?
- Speaker #0
On dit au revoir ? Oui, en fait, on vous dit au revoir si vous êtes là. Et après, si ça suscite des réactions, des questions. Eh bien, nous, on est là, de toute façon. On aime parler, alors on ne va pas se défiler.
- Speaker #1
On aime se parler, surtout.
- Speaker #0
On aime se parler. Peut-être qu'on aimera vous parler aussi. On n'est pas... Et puis, ça se trouve, vous vivez la même chose. Donc, si ça peut servir.
- Speaker #1
Là, on est en train de faire rentrer les gens dans la danse.
- Speaker #0
Mais c'est ça.
- Speaker #1
Ça va être ça.
- Speaker #0
On commence. On a fait un premier pas ensemble là. Publique, on va dire.
- Speaker #1
Eh bien, à la prochaine alors.
- Speaker #0
Salut !