- Speaker #0
Génération ISC, le podcast des alumnis de l'ISC Paris. Trajectoire, choix, défis et quelques vieux souvenirs d'école. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Génération ISC. Aujourd'hui, j'ai le bonheur, le privilège et l'avantage d'accueillir un digne représentant de la promo 1993. Ouais ! Ça commence à dater. Xavier Dedoncel, Dedoncil.
- Speaker #1
Xavier Dedoncel, bonjour Pierre. Merci de m'accueillir dans ton podcast. Ah, c'est ça. Le podcast des anciens. Ouais,
- Speaker #0
le podcast des alumnis de l'ISC. Écoute, ça me fait plaisir parce que d'autant qu'on se le disait juste avant d'appuyer sur le bouton enregistrement, on a dû se croiser à un moment ou un autre dans les couloirs de l'ISC au 22 boulevard du Fort-de-Vau dans nos jeunes années.
- Speaker #1
Mais... Ah ! Merci.
- Speaker #0
Il y a prescription depuis. Xavier, en quelques mots ou plus long d'ailleurs, comme tu veux, est-ce que tu veux bien te présenter ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, je suis patron d'une agence de communication institutionnelle, corporate, que j'ai créée il y a une douzaine d'années. J'ai fait pratiquement tout mon parcours dans le domaine de la communication. Je suis marié, j'ai trois enfants, j'habite Paris. Voilà, c'est un petit peu le brief de l'élévator.
- Speaker #0
Alors, c'est quoi une agence de com corporate ? Ça fait quoi exactement ?
- Speaker #1
À la différence de la pub ou des agences digitales, on s'occupe vraiment des clients institutionnels. Alors, ça peut être quoi ? Ça peut être des clients de type fédération, des ordres professionnels, mais aussi des organismes d'État. Donc, cette agence TeamGrid, TeamGrid qui est fondée en… 2014, on parlait de 93, 94, non c'est 2014 pour la création de TeamGrid, elle accompagne de nombreux clients institutionnels comme les fédérations ordre ou organismes d'État, mais aussi des grandes entreprises, et on s'occupe vraiment de leur communication d'influence basée sur les messages qu'elles souhaitent délivrer à leurs cibles qui sont donc En général, particulières. Elles ne sont pas adressées au grand public, mais plutôt à des cibles de communication, plutôt ce qu'on appelait auparavant, au précédent millénaire, les B2B.
- Speaker #0
Ok. Tu peux citer des clients ou c'est un peu compliqué ?
- Speaker #1
Bien sûr, oui. Actuellement, on accompagne le ministère du Travail, le MEDEF, la compagnie des commissaires aux comptes, on a terminé une mission en fin d'année, l'Ordre national des experts comptables, qui sont leurs cousins. et actuellement France Invest qui est la fédération des sociétés de gestion et en groupe des fonds d'investissement pour être plus simple.
- Speaker #0
Alors question, tu réponds ou tu réponds pas, mais comment on trouve ces clients-là ?
- Speaker #1
C'est une bonne question parce qu'entre le développement qui est, alors je dirais de l'ordre du réseau, c'est-à-dire les réseaux qu'on a pu tisser, accompagner, les amitiés en fait qui se sont consolidées au fur et à mesure des années. depuis la sortie de l'école, mais surtout dans les différents postes que j'ai pu occuper auparavant, ont fait que, oui, il y a des personnes qui sont un peu fidélisées à l'agence, qui la connaissent depuis longtemps et aussi de mes précédentes expériences. Sinon, une activité forte de relations extérieures pour rencontrer, brasser, croiser des personnes et parler de TeamGrid.
- Speaker #0
Et alors, sur le MEDEF, d'ailleurs, dont je suis un des administrateurs pour le Loiret, merci beaucoup. C'est quoi tes missions, alors ?
- Speaker #1
Alors, pour le MEDEF, par exemple, on a dû commencer à travailler avec le MEDEF en 2015-2016. Donc, ça va faire une dizaine d'années qu'on accompagne le MEDEF. Alors, de l'avenue Bosse, qui est au niveau national, le premier appel d'offre que l'on a gagné était autour de la formation professionnels, puisque l'on a créé une campagne qui a duré 5 ans, qui s'appelait Rue de la Formation. Il s'agissait de vulgariser les nouvelles lois de l'époque concernant la formation professionnelle auprès des patrons de PME, pour leur montrer que ce n'était non pas une complication administrative et une taxe supplémentaire à payer, mais au contraire, c'était un vrai levier d'excellence que d'utiliser pour les collaborateurs de ces petites entreprises, petites et moyennes entreprises. la formation professionnelle. Alors, on a créé tout un dispositif qui passait à la fois par un portail web, évidemment, une activation forte des réseaux sociaux, LinkedIn, Facebook, Twitter, et puis quelques campagnes, même radio et télé, puisqu'on a sponsorisé certaines vignettes sur France Télévisions, des vignettes de 2 à 3 minutes qui symbolisaient un peu la manière avec laquelle on pouvait activer le levier de cette formation professionnelle. pour les petites boîtes.
- Speaker #0
Alors, c'est quand même, dans les clients que tu citais, c'est des mastodontes pour certains. Comment on arrive à les bouger ? Comment on arrive à... Est-ce qu'on peut leur proposer des idées disruptives ?
- Speaker #1
Oui, il le faut. Toujours. Toujours, d'abord, parce que s'ils font appel à une agence, c'est parce que, justement, ils ont besoin de créativité. C'est vrai que dans les grands groupes, je ne dirais pas que les personnes sont gênées quant à être innovantes, mais en tout cas, elles sont dans l'infrastructure lourde. Et je pense que si elles font appel à des agences, c'est aussi pour penser out of the box et donc leur apporter du sens et de la créativité. Donc oui, absolument, lorsque l'on est en appel d'offres et qu'on va candidater en concurrence avec d'autres agences, si on n'amène pas des gens des idées nouvelles de la créativité, on ne passera pas la barre.
- Speaker #0
Ton quotidien, c'est quoi exactement ?
- Speaker #1
S'il est divisé de façon grossière, parce que ça dépend des périodes de l'année, mais évidemment, d'abord, être toujours en veille sur nos activités de communicants pour être toujours à l'écoute des dernières innovations et on pourra y revenir ensuite. Ça, c'est important pour apporter ces idées neuves. Deuxièmement, administrer les clients qu'on a, c'est-à-dire les campagnes, les livrables, le pay-to-pay. Ça tourne. Voilà, donc ça, ça prend aussi du temps, qui est facturé, ce qui est génial, celui-là.
- Speaker #0
Toujours mieux, c'est toujours mieux.
- Speaker #1
Et le troisième, c'est celui dont on parlait, c'est-à-dire le fait d'aller à la rencontre, à la recherche de leads et de futurs clients.
- Speaker #0
J'ai toujours été halluciné par les métiers comme ça qui, finalement, se fondent beaucoup sur la créativité. Et comment est-ce qu'on la cultive, cette créativité, et sur ces équipes aussi ? Tu vois, comment on crée cette culture de la créativité ?
- Speaker #1
Je pense qu'il faut aller toujours chercher autour de soi. Et heureusement, aujourd'hui, avec les... Les médias et les socials médias, on a quand même une accessibilité forte quand on se spécialise là-dedans. Mais c'est aussi une manière de penser, de voir avec les collaborateurs, beaucoup de discussions, beaucoup de « qu'est-ce que tu as lu ? » « qu'est-ce que tu as vu ? » « Où est-ce que tu as trouvé telle ou telle solution digitale ? » pour proposer ensuite aux clients et les tester avant.
- Speaker #0
Mais tu vois, quand tu les recrutes, c'est quoi que tu vas chercher chez eux ? C'est quoi la question ? C'est quoi la tricky question que tu leur poses ?
- Speaker #1
Ça dépend des types d'abord de métier, parce que la communication, c'est vraiment un métier d'assemblage, je dirais, de chef d'orchestre, en tout cas pour ma part, parce qu'on a des profils qui sont extrêmement différents entre un pilote de drone et un consultant en stratégie de com, il n'y a pas beaucoup de liens, et entre un monteur 2D et un illustrateur, en fait, non plus. Donc, on va aller chercher. sur à la fois d'abord leur style, ce qui est des métiers de la création, la manière avec laquelle ils peuvent interpréter un besoin client, une façon aussi d'être eux-mêmes, parce qu'un illustrateur a une patte, un style, et de la même manière un monteur ou un réalisateur aussi. Donc on va aussi voir ce qu'ils ont fait pour voir si ça correspond aussi au style de l'agence, à la tonalité et aux besoins que l'on a par rapport à l'ensemble de notre portefeuille client. Donc ça, c'est là-dessus qu'on vient les chercher. Et puis, tout bêtement, sur les consultants en Strat, il y a une chose que l'on fait faire, c'est une dictée. Ça peut aller de la bonne orthographe et de la bonne utilisation de la syntaxe et de la langue française.
- Speaker #0
Projet Voltaire,
- Speaker #1
si tu nous entends. Mais je trouve que c'est important, au-dessus effectivement des clients que l'on a, d'être toujours dans une langue parfaite. On vit dans une société d'images, de vidéos, de motion et autres, mais on a un petit dicton à l'agence qui est de dire que l'image s'écrit avant tout. Et c'est vrai, on storyboard, on script, on va toujours scénariser les choses avant. Et donc, il est important de savoir écrire.
- Speaker #0
Ça peut te tuer une idée s'il y a une faute d'orthographe ou de grammaire.
- Speaker #1
Oui, absolument. lorsque l'on on inter... On interagit avec les clients d'abord, ils ne comprendraient pas que leur agence de communication puisse faire des fautes ou s'exprimer d'une mauvaise manière, de la même manière sur les livrables que l'on fait, que ce soit du print ou de la vidéo, ça effectivement c'est important. Donc c'est assez variable en fait, les compétences et les talents que l'on a. dont on a besoin et ce que l'on va aller chercher chez les personnes. En tout cas, je pense que la meilleure chose qu'on puisse aller chercher chez quelqu'un quand on le recrute ou quand on veut travailler avec lui, c'est à la fois une question de confiance et je dirais d'admiration et de plaisir de travailler ensemble.
- Speaker #0
Je ne peux que abonder à ça. Tu l'as dit, tu as créé TeamGrid en…
- Speaker #1
2014, j'avais d'autres agences avant, mais on sortait des élections de 2012, je sortais d'un job de directeur de développement dans une agence, et la question du digital me posait question, je n'avais pas encore vraiment abordé cette question-là, et donc j'ai mis une petite année avec mon associé de l'époque pour vraiment se... se focaliser sur ces questions à l'époque, pas de nouvelles parce qu'il y a des gens vraiment qui y travaillent Jeff Bezos y travaille depuis 90 pour ma part j'avais fait pas mal d'événementiels et de conseils et puis de médias et donc j'ai pu utiliser les expériences que je l'avais auparavant pour les réacclimater en fait au digital qui était en plein essor.
- Speaker #0
Justement, entre 2014 et 2025 25. C'est quoi les changements majeurs que toi, tu as vus sur ton business ?
- Speaker #1
Je pense que j'ai un point de vue qui dépend de ce que j'ai pu faire tout au long de mon parcours. Lorsque j'ai quitté l'école, je suis rentré chez France Télévisions. Donc, j'ai fait une douzaine d'années en télé. J'ai dirigé les affaires extérieures de la 5e, qui est devenue France 5. Donc, j'ai participé à la création de cette chaîne qui avait été montée par Cavada. C'était en 94-95, si mes souvenirs sont bons. Et ce que j'ai apprécié dans cette chaîne, qui était une chaîne éducative à l'époque, la 5e France 5, vous vous rappelez peut-être, c'est un peu loin, mais... C'est une chaîne un peu d'éducation et de formation, voulue par Jean-Marie Cavada. Moi, je m'occupais de toutes les relations avec les partenaires extérieurs de cette chaîne. Cavada avait dit qu'on ne peut pas prétendre qu'une chaîne de ce type est axée sur cette ligne éditoriale face concurrence à TF1. Donc, au-delà du canal télé qu'on va utiliser, il va falloir développer toute une partie d'actions culturelles, d'actions de pédagogie, d'actions éducatives qui vont consolider l'image de marque de cette chaîne. Merci. Donc moi, je m'occupais de toute cette partie qui était autre que l'antenne. Évidemment, j'y venais avec des accords de partenariat, mais c'était axé sur cela. Donc, ce qui était important pour moi à l'époque, c'est de bien comprendre cet enjeu de la bonne compréhension entre les cibles et ce que l'on donne, le temps de cerveau disponible des cibles, qu'est-ce qu'on peut leur donner. Donc, cette notion de programmation, ce qui m'a beaucoup intéressé dans mes premières années, justement, en télévision. c'était de bien analyser, du point de vue marketing, la manière avec laquelle on s'adresse au meilleur moment, avec le meilleur contenu, à la bonne communauté de personnes que l'on voulait adresser.
- Speaker #0
Typiquement, il y a eu des changements radicaux.
- Speaker #1
Radicaux, exactement. Et le fait d'avoir participé à la création de cette, entre guillemets, dernière chaîne hertzienne, grande chaîne hertzienne, m'a permis de voir, au fur et à mesure de ces années, le bouleversement total, puisque... France 5 était à la pointe des bascules, ne serait-ce que sur le web, avec la création du site web, avec l'interaction entre l'antenne et le web. Donc je m'occupais de ces questions-là, et ça a été assez intéressant de voir comment on basculait d'une... ce qu'on appelait le linéaire, c'est-à-dire en fait, on imposait aux gens de consommer un média d'une manière linéaire, et c'était... pas eux qui choisissaient ce qu'on allait leur donner à voir, à une délinéarisation totale de la consommation média, c'est-à-dire, aujourd'hui, il faut pouvoir capter l'attention sur une multitude de canaux qui ont été sélectionnés, non pas par vous, mais par l'audience en tant que telle.
- Speaker #0
Et donc, ok, délinéarisation, il y a d'autres shifts malheurs ?
- Speaker #1
Des shifts un peu de temps, j'ai trouvé que dans ces années-là, et puis jusqu'au début des années 2000, on a beaucoup événementialisé la communication, l'événementiel, les conventions, la manière avec laquelle l'activation de l'événementiel a été faite, c'est pour ça que j'ai créé une agence événementielle en 2007, on était vraiment dans le boom. de ces années-là, avec évidemment une partie qui était essentiellement digitale, c'est-à-dire sur l'activation de l'événement, sur l'organisation préalable de l'événement sur son audience. C'était ça. Donc c'est vrai que dans la première partie de ma vie pro, ça a été vraiment une question autour de l'image et de la manière avec laquelle on pouvait donner à voir, et comment on faisait de l'audience, et donc on rassemblait autour d'un message qui était plutôt en image ou en web, puis autour de l'événementiel. Et ces deux pôles-là m'ont conduit petit à petit à des questions plus autour du conseil, qui était une de mes agences ensuite, jusqu'en 2014, où j'ai repositionné l'ensemble de ces acquis sur la création d'une agence qui était typiquement digitale, positionnée sur le digital.
- Speaker #0
Alors, ça m'a mis une question qui est... Bon, t'étais bien chez France Télévisions, c'est plutôt une belle boîte, c'est une belle marque, etc. Comment tu te dis, tiens, je vais me lancer, et depuis, tu n'as pas arrêté. C'est-à-dire que ce n'est pas la première agence que tu as créée, etc. Donc, tu es un vrai entrepreneur. D'où c'est venu ? Et pourquoi à ce moment-là ?
- Speaker #1
J'étais passionné par le monde des médias et de cette interaction entre... entre le monde de la culture et le monde de l'entreprise. Ça, c'était vraiment mon dada quand j'étais même ado. Il y avait toutes ces politiques de mécénat. Donc, j'ai pu réussir au sein de France Télévisions, dans la chaîne qui était consacrée en gros à la culture et à l'éducation, à mixer mon goût pour comment je fais pour être entre les deux, c'est-à-dire entre le monde de l'entreprise et le monde de la culture. Ça, c'était un premier point. Mais ce qui m'a toujours manqué, c'est effectivement de pouvoir entreprendre et créer euh mon mon une activité que je shape, je définis moi-même. Et c'est peut-être en ce sens-là que je suis plutôt entrepreneur. Et on n'a pas toujours l'occasion de pouvoir le faire au sein même des entreprises où on est. Et donc, je n'ai eu qu'une envie aux alentours de 28-30 ans de me dire comment je fais pour passer de l'autre côté. Et donc, j'ai commencé à créer... Un peu d'événementiel, je me rappelle, je faisais un peu d'événementiel. Et puis il y a les premiers copains, je pense à Eric Fay d'abord, qui était de la promo 92, qui était dans un cabinet de conseil, qui m'a dit « mais attends, moi j'ai besoin dans la société de conseil en stratégie d'exprimer un peu notre stratégie d'une manière plus… » formelles, c'est-à-dire par des conventions. Et on a commencé à faire des conventions pour les clients de Roland Berger, parce qu'il travaillait chez Roland Berger. Et on a continué comme cela. Donc, c'est vrai que cette première partie, ce que j'ai vraiment aimé, c'était le métier de l'image. Et puis ensuite, basculer sur cette partie plus événementielle d'animation de marque.
- Speaker #0
Et le côté entrepreneur, et donc de facto aussi... manager, patron, etc. C'est un truc...
- Speaker #1
Le fait d'animer des équipes et d'aller chercher chez les personnes qui travaillent avec toi ce qu'elles ont en compétence et en talent, je l'avais déjà exercé chez France Télévisions.
- Speaker #0
Oui, mais là, c'est ton PNL.
- Speaker #1
C'est ton PNL. En fait, tu l'apprends sur le tard. Je pense que, effectivement, j'ai... Je l'ai fait bien longtemps après la formation initiale. C'est plutôt sur le tas. Il y a que CBC qui m'a appris à faire ça. Même si je pense qu'on fait de la pause sans en avoir l'air. Je pense qu'en faisant l'ISC, peut-être que ça m'a permis de pouvoir me dire qu'être entrepreneur, ce n'est pas une question impossible.
- Speaker #0
On est des 4x4, on passe partout.
- Speaker #1
Oui, exactement. Ça m'est venu naturellement parce que j'en avais envie. j'avais vraiment envie de créer mon agence mon activité de pouvoir aller exprimer différemment la manière avec laquelle je travaillais dans une structure publique d'état télévisuel comme France Télévisions pour être à la tête de ma boîte, pour pouvoir exprimer peut-être ce sens et cette créativité qui fait que voilà, c'est ça ce qu'il faut proposer. Et j'avais peut-être un manque de créativité parce qu'on était dans une boîte où en fait les producteurs créent les émissions et innovent en termes d'idées de créativité, mais pas forcément dans la chaîne qui est la structure porteuse des émissions. Donc voilà peut-être pourquoi j'ai préféré quitter le monde de la télé. et créer ma propre boîte. J'aurais peut-être pu devenir producteur d'images. J'ai trouvé que la relation entre les producteurs et les diffuseurs était un peu asymétrique. Donc, j'ai préféré créer une agence de communication. Je pense que c'était là où j'étais le mieux.
- Speaker #0
Tu es aussi dans un think tank, non ?
- Speaker #1
Oui, j'avais contribué à créer un think tank autour de la gouvernance, de la bonne gouvernance, qui s'appelle Sinopia. On étudie la manière avec laquelle, en termes de gouvernance, on peut le mieux élaborer des processus à la fois de régulation en interne et d'attractivité. Ça m'a beaucoup poussé à mieux gérer pour le compte de mes clients d'ailleurs les notions de marque employeur. Ce triptyque autour de l'attractivité de la marque, du process intéressant et important pour les deux parties qui est de recruter. C'est un vrai process qu'il faut bien aménager dans les entreprises et puis de fidéliser. Donc le triptyque, j'attire, je recrute, je fidélise. Dans ce think tank, c'était un petit peu le indépendant qu'on étudiait. Aujourd'hui, je suis dans d'autres structures d'associativité, de réseau.
- Speaker #0
Aujourd'hui, pour revenir sur TeamGrid, C'est quoi le premier besoin quand on vient de voir ? Tu sais, il y a souvent des grandes tendances en termes de besoins. Je subodore que le ministère des Affaires étrangères ne vienne pas te voir en disant « je veux affirmer ma présence sur TikTok » . Mais tu vois, ce genre de choses, c'est quoi le... Qu'est-ce que tu vois aujourd'hui comme besoin de fonds et assez récurrent ? Parce qu'en plus de ça, t'es... Désolé de le dire comme ça, mais... Tes clients, ce n'est pas des grands marrants devant l'éternel. Le MEDEF, c'est super sérieux. Les ministères, c'est un peu sérieux. Les comptables, bon, on n'a pas des images de grands déconneurs devant l'éternel. Donc, ils viennent te voir avec... Est-ce qu'il y a un besoin commun ? Est-ce qu'il y a un truc que toi, tu décèles ?
- Speaker #1
Alors, je pense que les besoins sont multiples. Le premier, c'est que... Les clients ont quelquefois des éléments exogènes, comme une loi par exemple, une nouvelle régulation, qui fait que la structure doit s'adapter à l'extérieur, parce que la loi a changé, parce qu'il y a une opportunité de business nouvelle. Et donc, il va falloir l'adresser, cette nouvelle opportunité, et la communication accompagne cela, donc ça veut dire qu'on fait un changement stratégique et qu'on accompagne en stratégie de communication. ce changement. Mais en fait, ça implique aussi des changements en interne, puisque les métiers vont être impactés, la manière avec laquelle on va travailler sur ces nouvelles opportunités de business vont être impactées en interne. Donc là aussi, nos clients viennent nous chercher parce qu'en interne, ils ont besoin de faire glisser certaines compétences vers des nouvelles formes de compétences, acculturer des pans de l'entreprise à une nouvelle façon de voir l'entreprise de sens large, en quoi elle est utile, quel est son positionnement. Il faut que les personnes qui sont en interne puissent bien le comprendre, mais aussi...
- Speaker #0
Accompagner le changement.
- Speaker #1
Donc, je pense qu'essentiellement, quand on fait de la com plutôt un site, il y a une grosse partie sur de la com d'accompagnement du changement en interne. Et ça touche donc à ce dont on parlait tout à l'heure, c'est-à-dire le fait de bouger la marque employeur qui touche à la fois l'interne et l'externe. dû à la régulation. Je pense qu'essentiellement, aujourd'hui, on a des clients qui ont besoin de faire comprendre ce qu'ils font le mieux possible parce qu'ils ont des métiers qui sont complexes ou qui sont détériorisés en termes d'images. Et par conséquent, on est là pour avoir une communication. Effectivement, on ne fait pas de pub, on n'est pas des pubards comme disait l'ancien de Cap. du BDF, bon attendez on vient vous chercher parce que vous n'êtes pas des pubards, oui on est peut-être des intellos de la com chez Timberid, on aime beaucoup parler sur les questionnements sociétaux, c'est en fait une bonne compréhension de la société dans laquelle on vit, et donc comment on peut adresser au mieux les publics, les audiences de nos clients. en ayant bien compris l'air du temps et la manière avec laquelle ils peuvent adresser cette population, cette audience, en étant bien dans l'air du temps.
- Speaker #0
Tu as une partie aussi accompagnement à la prise de parole des clients, tu vois, un peu spin doctor ?
- Speaker #1
Oui, pour donner quelques exemples, on fait de la formation chez TeamGrid, essentiellement autour, un, du media training, de la communication à la crise, comment on gère une crise, comment on se structure pour gérer une crise, comment on accompagne les dirigeants ou les porte-parole de l'entreprise sur les réseaux sociaux. Donc, en gros, c'est ce triptyque. Je vous entraîne à mieux parler et à exprimer clairement de façon priorisée ce que vous voulez dire. Ça, c'est le premier point, c'est le via training. mais pas forcément dans les médias, ça peut être aussi pour un colloque ou pour une réunion interne. Le deuxième point est sur la gestion de la crise en communication, le deuxième point de formation, et le troisième sur les problématiques d'adressage de réseaux sociaux, lorsque dans une entreprise, les cadres dirigeants, alors soit ce sont les cadres du type CIO, où là on va même presque prendre la main sur leur compte, et auquel qu'on va le revoir. proposer un fil éditorialisé pour leur LinkedIn ou leur Twitter, leur compte Twitter, pardon, soit parce que l'entreprise a besoin d'être un petit peu plus visible et donc on prend, je dirais, les principaux quatre dirigeants, les gens du Comax, du Codire, et on va commencer à leur donner les bons tips et les accompagner pour que leur compte social soit mieux structuré.
- Speaker #0
Gestion de crise, est-ce que tu pourrais partager avec nous un peu de ta sagesse légendaire sur la gestion de crise, sans nous faire la formation, mais c'est quoi les tips and tricks sur la gestion de crise en communication ? Parce que soit on en a tous eu, soit on va tous en avoir, à un moment ou à un autre.
- Speaker #1
Alors c'est vrai que la crise, avant il y avait des métiers qui étaient chrisogènes. Il y avait des métiers qui étaient plus ou moins crisogènes, je pense au transport, par exemple. Quand on se déplace, on risque plus d'être... L'accidentalité du transport. Mais la cybercriminalité et les problématiques cyber ont fait qu'aujourd'hui, il y a aussi un terrain extrêmement crisesque, c'est tout ce qui touche au digital. Le fait de communiquer sur le digital, c'est problématique. Avec les problématiques de phishing, de rançonnage, etc. Donc, c'est vrai qu'on vit dans un monde qui est à la fois vécu comme beaucoup plus chrysogène, mais parce qu'il est beaucoup plus médiatique. Et donc, il y a évidemment la caisse de résonance.
- Speaker #0
La sauce peut monter très, très vite.
- Speaker #1
Voilà, l'étincelle fait que le feu prend très, très vite. Mais dans le temps, je dirais que le feu prend aussi vite qu'il s'éteint. Avant, on avait des crises qui étaient beaucoup plus longues, d'abord parce qu'il y avait des temps de réaction des médias qui étaient plus longs, de la manière avec laquelle on pouvait répercuter l'information. Donc, il fallait traiter dans le temps, en interne comme en externe, les problématiques de crise. Aujourd'hui, on dirait qu'une crise chasse l'autre. Donc, il est urgent de ne pas paniquer. Donc, je ne sais pas, les premiers tips, c'est ce que l'on fait en formation pour Transdev, par exemple. Je crois qu'on a nos catalogues de formation du groupe, d'un com. On en a, là, je crois, dans les prochaines semaines. Il faut d'abord être très organisé. En général, on check le guide des manuels de crise, puisque toutes les grandes boîtes, et on a besoin d'avoir un manuel qui est une sorte de manuel de procédure. Et bien souvent, il est assez peu... manipulé ou compris.
- Speaker #0
Tu n'as plus le sort que quand on a besoin.
- Speaker #1
Exactement. C'est trop tard. En tout cas, c'est ce qu'on dit. On considère que le manuel de crise, c'est un objet qui est vivant et qui doit être en permanence sur le coin du bureau pour la noter, le bouger, l'amender. Et puis aussi, le déclic de la crise, c'est savoir quand on est en crise et quand on ne l'est plus. D'accord. Et ça aussi, les entreprises ne sont pas toujours équipées pour se dire, ah, là, il faut qu'on change notre façon de
- Speaker #0
d'être en activité, c'est ce qu'on appelle le plan de continuité d'activité, le PCA, pourquoi à cet instant précis, par rapport aux données que j'ai, qui me sont remontées de différentes personnes en interne ou en externe, alors j'appuie sur le bouton « je suis en crise » et donc je m'organise d'une certaine manière, ce qu'on appelle les cellules de crise ou des choses comme ça. Là aussi, bien souvent, les boîtes ne sont pas équipées pour se dire « bon, oui, on décide de passer en crise » et là, oui, on a fini la crise. On peut passer au rétexte en attendant la prochaine crise.
- Speaker #1
Ok. Écoute, tu parlais de Transdev. Je trouve qu'il y a un alumné qui est directeur territorial chez Transdev, centre Val-de-Loire. D'accord. Gilles Lefebvre, qui est mon ami. Je lui demanderais s'il a fait la formation. Parce que tu as raison, on parlait de... des métiers accidentogènes. Lui, ce qu'il me racontait, c'est qu'en fait, Transdev assure les transports scolaires quasiment sur toute la région. Forcément, tous les matins, il y a un truc qui se passe. Et la question, c'est de savoir où est-ce que j'active, où est-ce que je mets le curseur, est-ce que je communique, quand je communique, comment je communique, etc. Donc je pense qu'il a dû faire ta formation. Il a quelques heures de vol, lui aussi, donc...
- Speaker #0
Alors oui, en plus, ce sont des... Alors d'abord, il y a chez Transdev, qui est un groupe que j'aime beaucoup, et ce sont des gens qui sont passionnés par leur métier, donc j'aime beaucoup travailler avec eux. Ils ont, comme tu dis, des heures de vol, donc ce sont des gens qui sont habitués quand même à la crise. Et l'objectif du groupe, c'est d'homogénéiser les pratiques, d'avoir un discours le plus homogène, puisque ce groupe... à une multitude de concessions. C'est un groupe qui gère, pour le compte d'institutions, que ce soit territoriales, le plus souvent, les réseaux de bus, ou en tout cas les réseaux de mobilité au sens large, puisqu'ils ne s'arrêtent pas au bus seulement. Et donc, l'idée, c'est qu'on puisse montrer, à la fois par les formations, des process, des méthodes, et des façons de discourir face aux médias, mais aussi de s'enrichir les uns les autres puisque quelqu'un qui a une crise dans le loiret va pouvoir la traiter et avoir une sorte de business case qui ne sera pas forcément connu dans un autre réseau dans dev à l'autre bout du monde donc l'idée aussi c'est de s'enrichir en fait de la crise des autres pour pouvoir ne pas répliquer des erreurs mais au contraire des effets positifs c'est du truc on le disait tu travailles des ministères donc
- Speaker #1
Dans quelle mesure tu travailles aussi sur le côté politique ? Parce qu'au ministère, il y a un ministre. En général, le ministre est un politique. Comment on gère ça ?
- Speaker #0
J'ai toujours voulu que mon agence ne soit pas une agence politique ou politisée. Donc, lorsqu'on travaille, on travaille plutôt pour le compte de ministère, mais sur des divisions particulières. Soit pour une agence ou un opérateur de l'État, soit parce qu'on est en maîtrise d'ouvrage d'une campagne qui est voulue par une des directions de telle ou telle branche d'un ministère. On a fait des séries, par exemple, pour le compte du ministère du Travail, en séries vidéo sur... Pour le faire simple, les métiers de la branche, du textile, de la mode et du cuir, c'était vraiment comment on va chercher le bon geste, comment on va montrer l'attractivité du secteur, comment on va voir tout le tissu économique de ce secteur sur le territoire national et la manière avec laquelle ils envisagent leur dynamisme sur le plan RH, sur le plan économique, sur le plan des bouchées à l'international et sur le plan de leur transition à la fois verte. et sur leur digitalisation. On n'est pas dans une politique et je me suis toujours assez tenu à l'écart de cela.
- Speaker #1
D'un point de vue business, il suffit d'un changement de majorité pour perdre son business. Oui,
- Speaker #0
voilà. Je pense que peut-être que parce qu'on est depuis longtemps une agence du Medef, on va pouvoir dire qu'on est un petit peu plus politisé à droite qu'à gauche. Moi, l'idée n'est vraiment pas de politiser l'agence, donc on est plutôt vis-à-vis de l'État. et de ces organismes plutôt une agence d'experts, en fait. Enfin voilà, on vient avec une expertise, mais pas sur la com politique, sur à la fois la compréhension des enjeux, la réponse que l'on peut donner à des problématiques de com, et sur des livrables que l'on peut leur rendre.
- Speaker #1
Une des missions du MEDEF, c'est de travailler avec le ministère du Travail. Le ministère du Travail n'est pas toujours d'accord avec le MEDEF, et inversement. Comment on fait pour jongler entre ces deux clients ?
- Speaker #0
Alors d'abord, je préviens toujours mes clients, dès qu'il y a un sujet... Parce qu'évidemment, les sujets de ces deux organismes, de ces deux entités sont tellement larges, puisqu'ils sont associés tôt, donc ils vont toucher à tous les sujets possibles de la vie des Français, ce qui fait que certains ne vont pas toucher le sujet de l'autre. Mais si on est sur le même sujet, oui, je préviens le client existant, comme quoi il serait possible qu'on travaille pour telle ou telle partie prenante, puisque ce sont des parties prenantes les unes aux autres, et Et si mon client me dit « Ah oui, non, mais ça, ça me gêne beaucoup » , déontologiquement, on arrête et on garde le client existant. Oui, bien sûr, le lien entre les deux. D'ailleurs, le BDEF, c'est ce que je fais auprès des entités du ministère du Travail. Oui,
- Speaker #1
sinon on coupe, Xavier, tu me dis.
- Speaker #0
Non, non, voilà, ça fait partie aussi de l'éthique de boulot de savoir que quand on est rectimé en lien et souvent sur des... des questions stratégiques, donc c'est quand même assez confidentiel. Au-delà de signer évidemment un NDA, il y a aussi une question, je dirais, d'éthique et de respect sur la manière avec laquelle on peut travailler ensemble. Je sais ce que je disais tout à l'heure, la confiance, c'est important. Surtout quand on travaille avec une agence de communication sur les sujets stratégiques de l'entreprise, donc c'est normal de pouvoir tenir au courant les parties prenantes de chacun.
- Speaker #1
Oui, parce qu'ils partagent énormément de choses avec toi. et des données effectivement stratégiques.
- Speaker #0
Il m'est arrivé d'ailleurs de convier des personnes qui sont issues d'opérateurs de l'État du ministère du Travail à un événement qui lançait un sujet que l'on avait traité avec le MEDEF. Et d'ailleurs, j'ai bien vu qu'ils se retrouvaient ensemble, amicalement, puisqu'ils ont l'habitude de bosser plus qu'avec moi encore. Le paris-parisme est intrinsèquement lié à l'État. Ça se fait naturellement.
- Speaker #1
Sur ces 11 ans avec TeamGrid, c'est quoi ton meilleur souvenir ?
- Speaker #0
Le meilleur souvenir ?
- Speaker #1
Ou le truc...
- Speaker #0
J'ai bien aimé... Je parlais tout à l'heure d'une campagne pour le Medef, d'ailleurs, avec les équipes de la société... Magneto, qui est une boîte de prod, Magneto Serge, vous vous en rappelez peut-être.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et c'est avec eux qu'on avait fait ce dispositif pour renforcer la prise en main de la formation professionnelle. Et donc, on était passé aussi par la radio, aussi par la télé. Et on avait fait une très belle collaboration avec cette boîte de prod télé pour mettre en place des petits programmes pour parrainer par eux. Rue de la Formation, le nom de la campagne qu'on avait trouvée. Donc c'était intéressant de travailler avec les équipes de personnes avec qui j'avais déjà traité quelques années auparavant, puisque j'étais en télévision, et de retrouver ce monde, mais sous un autre angle, puisque j'ai vécu pendant plusieurs années en tant que collaborateur chez un diffuseur, quand j'étais salarié chez France Télévisions, en 5, à la 5e. et puis là je me retrouvais de l'autre côté avec des programmes parrainé, dans lequel on avait notre patte, notre éditorialisation à faire, comme un producteur. Donc ça m'a beaucoup amusé de faire ce côté changement de casquette.
- Speaker #1
La télé, tu as refait des appels du pied à un moment ou à un autre dans ta vie ?
- Speaker #0
Non, parce qu'on n'est pas du tout sur le segment de la production du visuel, on est vraiment sûr.
- Speaker #1
Mais tu aurais pu être targeté en disant tiens, Xavier, reviens à tes premières amours.
- Speaker #0
Non, je crois que le milieu de la télé a beaucoup changé. Et puis, je ne vais pas, comment dire, ça serait moche de tirer sur l'ambulance. Mais c'est un peu ça. La télévision aujourd'hui, c'est quand même la dernière roue du carrosse médiatique. Je suis très content d'avoir fait une bonne dizaine d'années dans les dernières grandes heures de la télévision et d'avoir pu en plus participer à la création de la dernière grande chaîne nationale. comme l'était la cinquième, d'avoir collaboré aussi beaucoup avec les équipes d'Arte, puisqu'on avait envisagé à une certaine époque une fusion entre la cinquième et Arte. Donc c'était une très belle période, j'ai bien vu, bien compris le fonctionnement de ce média, la manière avec laquelle il interagit, mais... Vous voyez, aujourd'hui, l'âge moyen du téléspectateur, que ce soit sur toutes les chaînes, le pire, c'est évidemment France 3 et pas loin France 2. Mais bon, voilà, c'est un média âgé. C'est un média qui a du mal à se renouveler. Ce n'est pas sur ces médias que l'innovation se fait. C'est pour ça que là aussi, c'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu basculer dans le digital.
- Speaker #1
Alors, je suis dans l'absolu un grand fan de TikTok. Un grand utilisateur aussi de TikTok, à mon grand désespoir. Mais je suis aussi intimement convaincu qu'aujourd'hui, c'est un outil fantastique. Alors ça, c'est ma conviction très personnelle. Mais justement, le professionnel de la communication que tu es, comment tu lis ce média ? Comment tu le vois et comment tu le conseilles à tes clients ?
- Speaker #0
Alors, TikTok, premièrement, c'est le meilleur algorithme qui soit sur le marché. Il est extrêmement efficace, extrêmement addictif, et par conséquent, il faut le placer dans l'échiquier, parce que même s'il a une très mauvaise réputation institutionnelle, parce qu'il est issu, etc., de médias de puissance étrangère, donc il n'est pas aussi facilement contrôlable par... l'État français que certains autres supports médias. Donc voilà, il est à la fois de mauvaise réputation et en revanche extrêmement puissant. Une fois que j'ai dit ça, je pense que c'est un excellent média auprès de certaines cibles. Il y a un petit slogan qui disait que « Medium is a message » . Donc, le fait d'utiliser TikTok ne peut pas se faire seulement sous prétexte qu'il est excellent. Il a aussi une connotation d'image médiatique qui peut être acceptée ou acceptable pour certaines cibles de population, en particulier les plus jeunes, mais pas forcément sur des cibles institutionnelles qui sont réticentes parce que faisons partie de… Oui,
- Speaker #1
mais après, tu vois, j'ai 50 ans bien tapé et… mon fil TikTok, bon déjà il ne ressemble pas à celui de mes enfants, mais il est plutôt hyper tourné sur l'éducation un peu, beaucoup l'entrepreneuriat, beaucoup de technologie, et tu vois ça ne me choquerait pas d'avoir des messages du Medef sur ce média-là.
- Speaker #0
La plupart des messages que l'on aimait sont, alors, Premièrement, on structure beaucoup de comptes sur LinkedIn.
- Speaker #1
Oui, ça reste une plateforme.
- Speaker #0
C'est ça, c'est-à-dire qu'en fait, ça reste quand même une plateforme sur laquelle on est quand même dans un environnement, je dirais, qui est beaucoup moins chaud, parce que la parole est beaucoup plus régulée, la manière avec laquelle on interéchange est beaucoup plus sereine que sur d'autres socials médias. Et c'est aussi pour cela que ça rassure nos clients de ne pas trop se disperser. Il y a aussi un coût. Il est clair que si on commence à insuffler du contenu sur LinkedIn, qu'on double pour des questions d'orientation peut-être plus médiatiques et de hot topics, c'est-à-dire de médias chauds sur Twitter, qui est un média beaucoup plus réactif, ça va faire beaucoup parce qu'il faut alimenter. Donc, pour le moment, je n'ai pratiquement, non, je n'ai jamais eu vraiment de sollicitation de la part d'un client sur TikTok. OK. Dans mon portefeuille.
- Speaker #1
Oui, oui, je comprends.
- Speaker #0
Je n'ai pas parlé des clients qui étaient privés, parce qu'ils trans-dèvent un peu, mais pour Decathlon, on n'était pas sur une activation de réseau, mais plutôt... Il y avait une activation de réseau pour Descartes, mais c'était vraiment sur une cible très particulière de personnes. Donc, on n'avait pas besoin de ce réseau-là.
- Speaker #1
Est-ce que tu crois à l'avenir de X-Twitter ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que...
- Speaker #0
Oui, oui. Alors, il y a évidemment le phénomène politico-industrielo-médiatico...
- Speaker #1
Mosquien.
- Speaker #0
...qui touche à tout.
- Speaker #1
donc on voit qu'il a des débois industriels importants mais c'est pour ça d'ailleurs mais même avant Musk moi qui étais très actif j'étais quasiment dans les premiers utilisateurs de Twitter je pense en France et je m'en suis désengagé parce que c'est quand même les shitstorms pour parler un peu vulgairement c'est tous les jours tout le temps Pourquoi ?
- Speaker #0
C'est pour ça qu'on se recentre en tout cas à l'agence beaucoup actuellement sur LinkedIn et sur certains réseaux quand on veut parler à des spécialistes du digital ou des techs. il y a certains réseaux, GitHub et autres, qui font que là, on va pouvoir parler sérieusement, montrer une expertise, montrer des compétences. Si on veut recruter, par exemple, c'est vrai que aller alimenter certains réseaux de GitHub, c'est pas mal, parce qu'au moins, on montre qu'on est une sorte de love tech brand, une marque qui aime la tech et qui va recruter plus facilement de l'ingénieur. Vous savez, actuellement, il y a beaucoup de manque dans... Dans les équipes digitales, il y a beaucoup de recrutements qui ne sont pas faits parce qu'on manque de bras d'ingénieurs. Je pense par exemple à la strat qu'on avait mis en place avec Decathlon pour pouvoir remédier à cela, où le pivotement de Decathlon, qui était passé d'une expérience très physique, magasin, territorial, pays, et qui est actuellement en train de se recentrer sur la plateforme. Ou en tout cas...
- Speaker #1
Digital.
- Speaker #0
Oui, exactement. Parce que sinon, ils se feront manger tout cru par des Alibaba ou des Amazon. Donc, le plus important, c'est que la marque puisse être extrêmement bien perçue sur l'Internet et qu'on ne se dise pas « Ah mon Dieu, j'ai besoin de changer ma dernière tenue sportive. Où est le prochain magasin ? » Non, il suffit juste d'aller sur decathlon.com et où qu'on soit dans le monde, on va pouvoir se faire livrer sa tenue, sport ou bien-être. Donc, sur ces questions-là, on n'a pas forcément accompagné sur des réseaux comme TikTok la marque. En revanche, on les a vraiment poussés à aller chercher là où les ingénieurs étaient, pour pouvoir montrer leur expertise.
- Speaker #1
pour revenir sur le sujet de l'ISC dans ton équipe tu as des ISC ?
- Speaker #0
non non étonnant mais ouais non non alors franchement c'est pas c'est pas par manque d'envie c'est l'occasion qui fait le larron évidemment on a toujours comme tous les anciens on a toujours un Un regard positif quand une personne vient nous voir et qu'elle est de l'ISC. Je pense qu'on a un bon réseau d'anciens et que c'est sympathique. Je pense que l'école a su, en tout cas que vous avez su créer ce côté sympathique des alumnes de l'école. Donc on a forcément, je pense, un regard bienveillant sur les personnes qui pourraient venir toquer à la porte de la boîte.
- Speaker #1
Alors c'est quoi tes souvenirs à toi, justement, de l'ISC, du 22 boulevard du Fort de Hau ? Les avouables, parce qu'on s'est dit qu'il y avait des trucs inavouables. Avant d'enregistrer, on s'est dit...
- Speaker #0
J'ai passé... Alors moi qui suis du Nord, parce que je viens du Nord de la France, je fais ma prépa à Douai, j'étais d'Arras, je suis arrivé à Paris une main devant, une main derrière à l'ISC. Donc en fait, l'ISC pour moi aussi, c'était une école d'apprentissage de la vie à Paris. C'est un des premiers souvenirs, c'est un peu ça. C'est que d'un seul coup, j'ai été projeté dans... dans la vie parisienne, alors que je ne l'étais pas du tout, une bonne ambiance. Moi, j'étais dans le trophée des battants. Je ne sais pas si ça existe encore. C'était une compétition de golf qui se déroulait à l'époque où j'étais à Biarritz et qui était un échange entre des étudiants d'école d'ingénieurs ou de commerce et des chefs d'entreprise. Et donc, on les faisait jouer à Biarritz deux, trois jours.
- Speaker #1
Il n'y avait pas eu Nelson Montfort sur ton année ?
- Speaker #0
Nelson, comment on l'appelait ? Nelson était... Je gérais Nelson Montfort de France 3. À l'époque, il y avait une émission télé qui s'appelait L'Heure du Golfe qui était le week-end sur France 3. Et donc, on aimait bien. Il avait deux petites filles qui maintenant sont bien fondues. Elles ont 30 ans de plus. Exactement. Et je le rappellerai toujours de Nelson et de son épouse qui était charmante, lui aussi, c'est un homme délicieux. Et ils venaient avec ses petites filles et elles avaient peut-être à l'époque 5 ou 7 ans. Et elles comprenaient déjà les phases de jeu parce que lorsqu'elles étaient sur le green et que leur père n'était pas loin, elles regardaient le joueur, elles savaient où et quand le joueur de golf allait se concentrer pour taper la balle. Et elles s'immobilisaient droit de cop des piquets. Le golfeur tapait la balle et hop, elle recommençait à courir et à jouer comme deux enfants. C'est un souvenir ému parce que j'ai beaucoup aimé travailler avec Nelson Mouffort. C'était quelqu'un de très... C'est quelqu'un de très bien. Oui, c'est vraiment passionnant.
- Speaker #1
T'avais quoi ? T'avais 20 ans ? Oui,
- Speaker #0
c'est ça, 21 ans. Oui, c'est ça, 90-91. Oui, c'est ça. C'est trop interne. Oui,
- Speaker #1
j'étais non-souvenir des pommes,
- Speaker #0
mais le trophée des battants et ce climat associatif de l'école, cet étage consacré aux associations, là aussi, c'était l'effervescence, c'était là où on se retrouvait pour à la fois bosser sur l'association, mais c'était aussi un lieu de vie incroyable, avec la cafette. Donc j'ai vraiment beaucoup aimé ces périodes-là, ces périodes aussi de folie, parce que... Alors évidemment, on avait cette activité... presque pro, où il fallait aller faire tourner la boutique du golf, parce qu'il y avait quand même 400 personnes à les emmener à Biarritz tous les ans. Et sur cette association, les cours étaient plutôt pas mal faits, puisque si j'ai commencé en télévision, c'est aussi parce que mon prof de deuxième année était un professionnel de la com et de l'audiovisuel. Et c'est lui qui m'a fait rentrer à France Télévisions. donc l'école m'a permis d'accéder rapidement au marché du travail puisque je n'ai pas cherché de boulot. J'ai juste écouté mon prof, je suis allé le voir plein de fois à la fin du cours et quand il s'est agi de trouver des stages, il a été là. Donc, ça a été une très belle aussi opportunité pour mettre un pied dans le monde du travail et en plus dans un secteur qui était difficile d'accès, qui est le monde de la télévision et de la communication. Donc, là aussi. belle anecdote de se dire que il s'appelait Didier Leca il était professeur de communication et directeur de communication dans le privé pour plusieurs marques et puis amicalement j'ai conservé j'ai dîné chez Bertrand Godineau qui dirige qui était destiné des fidgets pour la France et quelques pays autour et il y avait Jean-Christophe Lassi qui est aujourd'hui le président de la BCG donc voilà, on croit le temps des anciens et président du fonds de dotation de l'ISC, oui j'ai vu qu'il avait créé cela à l'ISC, une bonne initiative donc ça fait toujours plaisir d'avoir les anciens parce que je pense que on a passé trois bonnes années et donc on a un souvenir amical, bienveillant avec Merci. avec les personnes de la promo, au-dessus et en-dessous. Et pour dernière anecdote, assez drôle, c'est qu'il y avait dans l'école une association audiovisuelle. J'avais tourné en tant qu'acteur une série sur comment tuer sa femme en 10 leçons. avec un...
- Speaker #1
C'est improbable comme truc !
- Speaker #0
C'est très joli en délire. Très belle petite web-série. À l'époque, il n'y avait pas de web, tu me diras. C'était diffusé, mais on ne peut pas. Mais c'était Augustin Denec qui était le réalisateur de cette mini-série. Moi, j'étais l'acteur avec Virginie Chabert. Les noms reviennent quand on en parle. Eh bien, Augustin Denec, le réalisateur, a été le prêtre qui m'a marié quelques années plus tard. Et dans l'église, pour commencer son discours, son nouvel livre, il a dit devant toute l'Assemblée, et moi-même sans le prévenir, qu'il était très surpris d'avoir un acteur qui voulait tuer sa femme en dix leçons, alors même qu'il s'apprêtait à me marier, et il avait fait effectivement le petit séminaire juste après l'école, juste après l'ISC. Incroyable ! C'est lui qui m'a marié. Donc en quoi voilà, l'école mène à tout, l'école fait faire de belles rencontres, et effectivement je suis très heureux d'avoir fait l'ISC.
- Speaker #1
Alors, qui tu me recommanderais comme invité ? Alors, Bertrand et Jean-Christophe, je leur ai renvoyé des invités. Bertrand, je crois qu'il m'a répondu. Mais oui, il m'a répondu, donc ça, ça va se faire. Jean-Christophe, je le vois dans pas longtemps, donc ça, ça va se faire aussi. Je vais le forcer de toute façon, d'une manière ou d'une autre. Donc,
- Speaker #0
il y en aurait d'autres. C'est le challenge, le bucket challenge. À qui je nomme ? À qui je nomme ? Dans les anciens ? Je pense qu'il y a une personne comme Youmna Malak, promo 94 ou 95, qui travaille chez Datafort, qui à mon avis a une belle carrière dans le marketing et aujourd'hui dans le cloud. Donc je trouve ça intéressant parce qu'on est quand même confronté à des problématiques de souveraineté industrielle aujourd'hui. Et donc je crois qu'elle pourrait avoir un discours intéressant sur cette partie-là. et encore les autres personnes passées je pourrais citer aussi eric fahy qui a un très beau parcours dans le retail donc il est une belle promo 92 qui a commencé par Roland Berger qui a poursuivi dans le retail, en practice retail et qui a poursuivi ensuite chez Richemont, chez Chloé et donc je pense que là aussi il a un très beau parcours qui permettrait d'avoir les dernières nouvelles du retail justement quand on ne fait plus de magasin et qu'on se... physica digitalis il utilisera les mots qu'il veut même si Eric je pense est fortement ancré dans les structures physiques je crois qu'il a un discours fort là dessus je comprends des marques que tu as évoqué il est plutôt sur du luxe donc l'expérientiel du luxe il a été longtemps chez O'Gary à Fayette il est plutôt axé retail luxe
- Speaker #1
Super intéressant ça.
- Speaker #0
Et donc Eric aurait des choses intéressantes à dire sur la manière avec laquelle, dans son secteur luxe, la présence du magasin reste un intangible d'un point de vue expérientiel. C'est vrai qu'on ne peut pas faire passer tout par le digital, c'est toute la difficulté d'ailleurs, que là aussi nous à l'agence on accompagne pour donner à voir et à vivre. Quand la relation ne s'opère que par des clics, ce n'est pas évident. Et c'est vraiment tout l'enjeu d'aujourd'hui pour le commerce, en tout cas l'e-commerce.
- Speaker #1
Ok. Écoute, merci encore, Xavier, du temps que tu nous as consacré. Chers alumnis, si vous avez besoin de Comcorporate et de conseils en Comcorporate, c'est Tim Green, c'est Xavier. Comment on fait pour te contacter ? C'est quoi le plus simple ?
- Speaker #0
Teamgrid.eu T-I-M-G-R-I-D Teamgrid, ce sont deux mots. Un prénom, c'est Timothée. Team, T-I-M, et non pas la team. Grid, c'est le réseau en anglais, le smart grid que l'on connaît. Teamgrid.eu, sur le site, évidemment, on peut m'interpeller très facilement.
- Speaker #1
Et sur LinkedIn ?
- Speaker #0
Sur LinkedIn. Le compte est ouvert.
- Speaker #1
Ça marche. Encore merci, Xavier. Et puis, on se revoit très vite.
- Speaker #0
À très vite. Merci. Bye bye.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté Génération ISC. Ça vous a plu ? Mettez 5 étoiles, laissez un commentaire et partagez ce podcast sur tous vos réseaux. Parlez-en autour de vous, surtout à vos camarades de promo. Abonnez-vous à la page LinkedIn ISC Paris et Aluminium. Et n'oubliez pas de régler vos cotisations à la soupe. Vous avez envie de passer au micro ou de recommander quelqu'un qui serait un invité extraordinaire ? Envoyez-nous simplement un message sur LinkedIn et c'est parti. A très vite pour un nouvel épisode.