- Speaker #0
Génération ISC, le podcast des alumnis de l'ISC Paris. Trajectoire, choix, défis et quelques vieux souvenirs d'école. Bonjour à tous, bienvenue dans le podcast Génération ISC. C'est le premier épisode et pour ce premier épisode, on est heureux de recevoir Maud, ici présente. Merci de ta présence. promo 2013. Est-ce que tu peux te présenter, nous parler un tout petit peu de l'ISC, ta promo, quel assos tu étais, et puis ensuite on reviendra sur ton parcours d'entrepreneuse.
- Speaker #1
Bien sûr, je m'appelle Maude Baudier. Moi, j'ai fait l'ISC entre 2010 et 2013, donc comme tu l'as très bien dit, diplômée en 2013, et j'étais au sein de l'ISC Studio, donc l'association de mode et de luxe, qui je ne suis pas sûre existe encore, mais qui à l'époque était une des plus grosses assos de l'ISC.
- Speaker #0
Je confirme, moi qui suis promo 2000, c'est vrai que Je me suis tenu un petit peu, j'ai pris des informations sur toutes les associations, et il y en a très peu dans notre génération aussi. ESC Network, qui était quand même une association populaire, je crois, n'existe plus également. Donc, on est même dans des bâtiments, c'est ce qu'on se disait en préparant et en discutant ensemble, c'est qu'il y a beaucoup de choses qui ont tellement changé, notamment le nombre d'étudiants aujourd'hui par chaque promo. Voilà, donc... Le monde bouge et en fait, on est ravis à travers ce podcast de pouvoir échanger avec des personnes comme toi qui vont nous raconter un peu leur parcours puisque tu es notamment la fondatrice des Bornés et la fondatrice de Smashy. On va y revenir pour que tu nous présentes un petit peu parce que c'est aussi une vitrine pour qu'on puisse faire la promotion. C'est très important pour moi aussi puisque je suis un entrepreneur et j'apprécie le fait de pouvoir donner de la visibilité et de la parole à ces entrepreneurs comme toi. dans un monde où rien n'est simple et Dieu sait s'il faut se battre en permanence. Donc voilà, si on peut apporter un peu plus de visibilité, on en sera ravis à travers ce podcast. Est-ce que tu peux nous raconter un peu ton parcours après l'ISC ? Parce que je pense qu'il est important. Est-ce que tu as tout de suite été entrepreneuse ou est-ce que tu as eu envie en tout cas de continuer ta formation au sein d'entreprises X ou Y ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas du tout commencé par l'entrepreneuriat, même si j'étais déjà techniquement entrepreneur à l'ISC parce que j'avais déjà créé une entreprise avec une camarade de l'ISC. On avait créé un blog et on faisait des contenus pour les grandes marques. Donc, on a travaillé avec du Sephora, du Chanel. C'était assez cool, mais c'était, on va dire, un side project en plus de nos études et de nos stages et tout ce qui va avec. Et moi, j'ai commencé ma carrière dans le monde du luxe. C'est d'ailleurs pour ça que j'avais choisi l'ISC Studio. C'était très en lien avec ce que je voulais faire en termes de projet professionnel. J'ai commencé en tant que vendeuse. Pendant mes études, j'étais vendeuse chez Hermès. Ça m'a permis d'apprendre beaucoup de choses sur le terrain. Et ensuite, j'ai été recrutée au Pôle Maison. de la marque Christophe, la maison Christophe. Je n'y suis pas restée très longtemps parce qu'il y avait beaucoup de mouvements à cette époque-là et il y avait certaines choses sur lesquelles on n'était pas forcément en accord sur la façon de procéder. Et à la suite de cela, je suis rentrée au sein d'une maison qui s'appelle John Paul, qui a été rachetée depuis Paracore mais qui à l'époque était vraiment une start-up, on va dire grandissante. Ils commençaient à recruter. J'étais le deuxième profil recruté au sein du pôle business development. Et notre objectif, c'était de rentrer des gros contrats B2B qui permettaient d'intégrer des briques servicielles de conciergerie au sein de programmes de fidélité d'entreprise. Donc, ça pouvait être du Sephora, du Diac, des grosses boîtes qui cherchaient à rajouter des briques, comme on peut trouver actuellement sur American Express, avec ton service de conciergerie premium. Donc, c'était hyper cool, hyper intéressant. J'y ai passé peu ou prou une année, une année et demie. Et ensuite, plusieurs choses se sont passées. On menait à ce que je change de projet. j'ai fait partie de petits projets de petites startups. Ça n'a pas forcément bien fonctionné par faute de trésorerie du côté des startups. Et j'ai été emmenée à être chasseuse de tête ensuite chez Robert Half, qui était un gros cabinet dans la finance et qui montait un pôle orienté digital. Et moi, je trouvais ça génial puisque j'avais toujours été passionnée par le digital. J'avais écouté à 13 ans. Il n'y a pas d'autre petite chose comme ça qui avait toujours fait un peu partie de mon parcours de façon différée. Et là, j'ai travaillé sur des nouveaux métiers. Donc à l'époque, Data Scientist, Product Owner, qui n'existaient quasiment pas. Et on cherchait en fait à grossir les équipes de boîtes qui se structuraient sur la partie tech et à mettre les bons profils au bon endroit au bon moment. Donc on avait des clients qui étaient hyper diversifiés. Ça pouvait être du Sarenza, du Fnac, même des maisons de luxe et du L'Oréal. Et l'objectif, c'était de structurer leurs équipes avec intelligence. Ça s'est extrêmement bien passé. La boîte a grossi. On a fait des très beaux chiffres. Mais moi, j'ai fait un burn-out. D'accord. Sur ménage complet.
- Speaker #0
Ce qui est un sujet dont on parle de plus en plus, et c'est bien parce que ça a été longtemps perçu comme quelque chose de mal, alors qu'on peut tous être victime d'un burn-out à un moment ou à un autre. Et dans un contexte aujourd'hui, je le vois par rapport à tous les gens que je rencontre, et c'est vrai qu'on se pose beaucoup de questions, en fait, quand on ne l'a pas vécu. Et j'ai eu l'occasion de partager notamment... Il y avait quelqu'un qui a fait un burn-out, donc je l'ai vécu un peu indirectement. Et donc, qu'est-ce qu'il en est ressorti, en tout cas, de ce burn-out ? Est-ce que c'est… Est-ce que, par exemple, parce que le sport, je sais que c'est une passion commune, le sport, est-ce que ça a joué dans ce que tu as entrepris dans un deuxième temps de carrière ?
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est assez intéressant, parce qu'à cette époque-là, je m'entendais très bien avec une de mes collègues. Et quand j'ai fait mon burn-out, elle m'a recommandé de lire un livre qui s'appelle « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant » . Et bon, tu as une semaine d'arrêt maladie, je me dis pourquoi pas lire le bouquin, après tout, ça peut peut-être m'aider. Et je me suis rendu compte qu'en fait, ça a détecté certains signes qui sont considérés comme être au potentiel. Alors j'ai vraiment énormément de mal avec cette notion, parce qu'on a vraiment l'impression qu'on se met sur un piédestal quand on dit ça, mais en réalité, c'est beaucoup de contraintes pour peu d'avantages d'être au potentiel. Et je me suis rendu compte de ça. Et ce qui est assez drôle, c'est que ma petite soeur est orthophoniste. Donc, elle gère ce genre de personnes et de sujets. Et je l'ai appelée en me disant « Mais j'ai eu un bouquin. Qu'est-ce que tu en penses ? Tu penses que je le serai ? » Et elle a eu un fou rire en me disant « Mais t'es la dernière à être en compte, quoi. On est tous au courant. Les parents sont au courant. Moi, je suis au courant. T'es vraiment la dernière à… La plus concernée, mais finalement, celle qui ne le savait pas. » Et ça m'a fait me remettre en question sur beaucoup de choses parce que je me rendais compte que certaines zones de friction que j'avais en entreprise, elles étaient sûrement aussi associées à ça. et comme j'en avais pas conscience moi je pensais que c'était moi le problème et pas forcément le fait qu'en fait le système allait pas forcément avec ma manière de penser et à ce moment là je préparais mon marathon pour Paris, mon premier j'ai eu envie de faire une décoration pour mon appartement parce que j'étais super fière de moi du temps que j'avais fait et donc j'ai pris ma palette graphique parce que j'apprenais un peu à dessiner j'ai créé mon petit parcours du marathon de Paris pour me faire une affiche dans ma chambre Et j'ai mis ça sur Instagram. Il y a plein de personnes dont des gros influenceurs qui m'ont contacté en disant « Maud, t'as acheté ça ou ? C'est trop cool. » Je ne l'ai pas acheté, les gars. Moi, je l'ai fait. Et ils m'ont dit « Ça te dirait de me le faire et tout ? J'ai fait aussi le marathon de Paris. J'aimerais bien avoir mon truc. » Et là, je me suis dit « Mais t'as une idée de business en face de toi. » Et donc, j'ai lancé Printurace. Et ça a été mon premier projet entrepreneurial qui s'est un peu imposé à moi parce qu'en fait, je ne l'ai pas lancé en me disant « Je vais devenir entrepreneur. » mais un peu, je suis contactée par une dizaine, quinzaine de personnes qui veulent m'acheter un produit. Et ce produit, en fait, c'est moi qui l'ai créé à la maison avec mon imprimante. Donc, j'ai commencé à monter la boîte. Et de fil en aiguille, en fait, ça a mené à des rencontres qui m'ont mené à créer les Bornés, puisque j'ai rencontré une jeune femme via Printurace qui m'a interviewée. Et cette jeune femme faisait aussi pas mal de sport, on s'est bien entendues. Et on a créé les Bornés à ce moment-là. Donc, il y a eu à peu près une année de battement. J'ai créé Print en 2017 et les Bornés en 2018. Donc, là, il y a eu tout ça.
- Speaker #0
C'est bien parce que quand tu nous racontes ce parcours, moi, je dis toujours que, qui suis un homme de réseau, hum... En fait, la vie est toujours une histoire de rencontre. Et c'est ça qui est formidable, c'est qu'il y a des rencontres qui te permettent, que ce soit professionnelle ou même personnelle, et qui t'emmènent sur des chemins sur lesquels tu ne serais pas forcément allé, et avec des succès, avec des échecs. Puisque quand on est entrepreneur, il faut accepter l'échec, et on apprend d'autant plus, et dans le sport, on le sait tous, que l'échec doit être quelque chose perçu comme positif. et aujourd'hui hum Donc tu parlais des bornés, tu parlais de smashy dans un contexte qui est compliqué, où aujourd'hui il faut arriver à sortir du lot, on est matraqué au niveau des réseaux sociaux, des publicités, tout un ensemble de choses. Donc c'est difficile d'émerger, il faut pouvoir arriver à lever des fonds. Et même quand on lève des fonds, ce n'est pas un gage de réussite puisqu'il faut arriver, et tu le sais, à atteindre un stade de... de téléchargement et quand je t'écoute et quand je connais ton histoire, ça me rappelle la fondatrice de Yuka, qui effectivement, dans un premier temps, avait aussi beaucoup de mal, parce qu'il fallait que tu passes un cap, et puis quand tu passes un cap, ça décolle, un peu comme Blablacar, pareil, on ne sait pas comment, mais du jour au lendemain, tout le monde s'est mis à utiliser Blablacar. Et je te souhaite la même chose, comment tu l'analyses, comment c'est quoi ta vision des choses par rapport à ça, pour arriver à... Avec peu de moyens, j'aime bien quand tu me racontes que tu vas faire la promotion dans des écoles, parce que je crois que c'est important. J'aimerais bien que tu puisses nous dire un mot là-dessus.
- Speaker #1
C'est extrêmement compliqué, il ne faut pas se mentir. Il y a une grosse idéalisation du monde de l'entrepreneuriat, et tout le monde est là, c'est génial, c'est la liberté. Il y a beaucoup de mythes. On parle très peu des côtés négatifs et difficiles. En effet, lever des fonds, c'est extrêmement compliqué. Je pense que tu connais la statistique. Quand tu es une femme CEO, tu as 2% de l'argent qui est donné aux femmes. C'est-à-dire que quand moi je me présente face à un J'ai que 2% de chance qu'ils me disent oui par rapport à un homologue masculin. Je suis en gros pénalisée par mon genre, ce qui est triste en 2025 à dire, mais qui est malheureusement une réalité, parce que ça a été prouvé par les statistiques. Donc déjà, rien que ça, forcément tu pars avec, c'est affreux, mais un handicap, mon genre. Donc moi je lutte contre ça parce que je pense que c'est pas une question de genre, mais c'est une question de mentalité, c'est une question de charge de travail, de résilience. Et il y a beaucoup de personnes qui oublient qu'en réalité, être née femme ou homme, c'est pas... aucun sens parce que tu as ou non le mindset d'être entrepreneur, c'est dans la tête, c'est dans la façon d'aborder les problèmes et c'est dans la capacité de les résoudre quand tu as un problème face à toi. Le deuxième sujet, c'est que l'acquisition utilisateur est extrêmement compliquée quand on est sur une application B2C. Smatchy, c'est une application de B2C, ça te permet de trouver des gens avec qui faire du sport près de chez toi. Et actuellement, un coût utilisateur, c'est entre 5 et 10 euros pour avoir un téléchargement. C'est énorme. Je te laisse imaginer que si demain on veut faire 100 000 utilisateurs, le budget acquisition qu'il faudrait lever qu'on n'a pas. évidemment.
- Speaker #0
D'où la nécessité, parce que c'est aussi un sujet que je maîtrise pas mal sur la partie SEO, tout ce qui est référencement naturel est aujourd'hui stratégique quand on connaît le coût d'acquisition dans toutes les industries. De toute façon, tout le monde est victime d'une augmentation du coût d'acquisition qui est juste lunaire aujourd'hui.
- Speaker #1
Et le personal branding, en fait, la grosse stratégie qu'on mise, finalement, on s'est rendu compte que ce qui était mon handicap était aussi ma force. C'est-à-dire que certes, face à des investisseurs, je suis perçu comme moins capable. Donc, c'est mon handicap face à de la levée de fonds. Mais face à un marché et à un écosystème pour raconter une histoire, c'est devenu ma force parce qu'il y a très peu de femmes patrons dans la sport tech. C'est vraiment extrêmement rare. Et en plus de ça, avec un parcours comme le mien, parce que beaucoup lancent des projets, mais n'ont pas forcément l'incarnation qui va avec. Or, moi, finalement, mon histoire de vie est liée avec mon histoire entrepreneuriale. J'ai fait un marathon, j'ai lancé Print Your Race. Je me suis inscrite à l'étape du tour. J'ai lancé les bornées parce qu'on m'a dit que je n'étais pas capable. J'ai fait un Ironman. D'ailleurs, je me suis rendu compte qu'il y avait des besoins de liens sociaux, Tout est toujours intrinsèquement lié. Et donc, j'ai la capacité de pouvoir l'incarner, ce qui est ma force. Et donc, on a aussi exploité ça au sein de la stratégie de communication de Smatchy. C'est de se dire, comment est-ce que finalement, ce que je ne voulais pas faire au début, et je crois qu'on en avait parlé d'ailleurs il y a quelques années, moi, je ne voulais pas me surmédiatiser parce que je voulais que le projet me survive. C'est-à-dire que si demain, je me fais écraser par un bus, je veux que Smatchy et les bornés continuent de vivre, même sans moi. Et en même temps, je me suis rendu compte qu'en faisant ça et en me mettant en arrière, pénaliser le projet parce que c'était la plus grande force que je pouvais apporter c'était ma personnalité mon parcours de vie et ma capacité à pouvoir incarner ce projet et donc depuis quelques mois on a fait totalement un changement en fait de paradigme avec les investisseurs on en a parlé et on a mis en place une stratégie de personal branding et c'est assez fou parce que en décembre j'étais à 8000 personnes qui me suivait sur linkedin à date je suis à 20 milles mais c'est assez fou de voir ça et c'est ça alors ça c'est assez c'est
- Speaker #0
bien que tu parles de ça parce que c'est important et dans le cadre du podcast comme on va le diffuser notamment sur le guinée qu'aujourd'hui Nous-mêmes, on essaye d'axer notre communication avec le réseau des anciens, à Lumini, sur LinkedIn, parce qu'il y a beaucoup de choses à faire. Quel conseil tu pourrais donner ? Parce que moi, je te suis, bien évidemment, sur tous les réseaux, mais notamment sur LinkedIn, sur le personal branding. Il y a beaucoup de gens à qui ça pose un problème parce qu'ils ne savent pas comment le faire et tout. Et je pense que c'est une nécessité, notamment pour les dirigeants d'entreprise, quelle que soit leur taille, ils sont la vitrine de leur entreprise. Comment tu vois les choses ? Comment tu vois les choses évoluer ? sur le réseau LinkedIn et quels conseils que tu peux donner parce que l'objectif c'est aussi d'aider. On sait qu'il y a aujourd'hui plein d'anciens de l'ISC qui peuvent devenir coach et donc ils ont passé toutes les certifications mais ne sont pas forcément des commerciaux. Donc ils ont du mal à aller chercher des clients donc il faut qu'ils puissent avoir de la visibilité sur eux. C'est quoi tes conseils par rapport à ça ?
- Speaker #1
Moi déjà je me suis remise en question. C'est-à-dire que même si je suis une communicante, j'ai un master en marketing, j'avais toutes les bases pour le faire, je me suis dit il y a sûrement des gens qui sont sachants. et qui peuvent peut-être m'apporter. Je me suis tournée vers un média que tu dois connaître, le média Le Crayon, le surligneur, qui est porté par Sixtine et Valran. Je suis allée faire une formation pendant une journée, un samedi. C'était génial parce qu'en fait, tu es entrepreneur, qui ont tous la même problématique, qui veulent se visibiliser, qui ont chacun des projets qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. On a passé une journée et en fait, moi, ça a été une ouverture d'esprit parce que ce n'est pas forcément que je n'avais pas les clés en main. Je savais peu ou prou ce qu'il fallait faire, mais il y avait certains blocages que tu peux te mettre qui sont des blocages personnels, qui t'appartiennent de par ton passé ou potentiellement les expériences que tu as vécues ? et qu'ils ont unlock en me disant, arrête, ne pense pas à ça, pense plutôt à ça. Et en fait, en me mettant le nez finalement dans le sujet, ça a débloqué totalement le potentiel que j'avais sur LinkedIn que je n'exploitais pas. Et après, évidemment, il y a des règles de base, c'est-à-dire qu'il faut que tu sois en accord avec ce que tu racontes. Si tu vas raconter des choses complètement bullshit sur les réseaux sociaux, derrière, déjà, tu vas te faire rattraper parce qu'il y a des gens qui vont s'en rendre compte. Et même si le bad buzz, c'est du buzz, moi, je ne suis pas une grande fan de réagir comme ça. je pense qu'il faut quand même réussir à modérer son propos sur certaines choses et être dans le vrai et être dans la réalité de ce que tu proposes et dans la réalité de ce que tu incarnes. La régularité, évidemment, parce que moi, je vois beaucoup de personnes faire des communications en dents de scie, ils vont publier pendant trois semaines, puis après, ils ne vont rien faire pendant quatre mois. C'est un algorithme, un LinkedIn. C'est peu ou prou la même chose qu'Instagram.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est juste que c'est LinkedIn et que c'est différent. En terme de...
- Speaker #0
Quand tu dis ça, l'algorithme, il est important parce qu'on a fait une soirée les 60 ans, fin septembre, début octobre dernier, et en fait, on s'est rendu compte, on a eu plein de gens qui se sont inscrits en liste d'attente, donc on était évidemment heureux de se dire que les gens montraient une réelle volonté de vouloir participer, mais on s'est surtout rendu compte qu'il y a plein de gens qui, quelques jours après la soirée, ont reçu l'information sur le fil et se sont dit, mais c'est quand même triste parce qu'on n'a pas eu l'information avant. Donc, c'est toute une question d'algorithme qui n'est pas forcément simple à maîtriser. Mais voilà, je profite de l'occasion pour vraiment encourager tous les anciens à s'inscrire sur le profil, en tout cas sur LinkedIn, sur notre page, pour être tenus au courant de tout ce qu'on va, en tout cas, créer pour fédérer toute cette communauté.
- Speaker #1
Et après, il y a d'autres conseils de base. C'est un algorithme, donc ça veut dire que plus tu t'engages, plus il t'engage. C'est-à-dire que si tu postes des... des communications, mais que tu vas liker aucun autre post, tu vas commenter aucun autre post. C'est comme Instagram. C'est-à-dire que LinkedIn veut que tu sois actif autant que les autres vont être actifs avec toi. Et évidemment, plus un post te perce dans les premières minutes, plus il va être poussé ensuite. Donc, il faut être capable d'aborder le sujet avec le bon angle, avec la bonne approche. Moi, parfois, j'ai tendance à dire qu'il faut être un peu putaclic. C'est affreux à dire, mais c'est vrai. Il faut avoir la bonne approche.
- Speaker #0
Tu as raison, parce que quand tu dis ça, et De toute façon, il y a toujours des gens qui sont là pour critiquer. Et en l'occurrence, quand tu filmes le taux quotidien, je pense que les gens ont besoin de voir les coulisses de ce que c'est d'entreprendre, si tu veux. Les doutes, les échecs. Quand tu le disais si bien, tu n'as pas un salaire à la fin du mois, et le moment où tu te dis, je travaille 14 heures par jour pour potentiellement me payer 800 balles. Et ça, il ne faut pas l'oublier, c'est difficile. Alors, tous les entrepreneurs ont connu des périodes comme celle-ci. Et puis, à un moment, quand ça décolle, et c'est vrai qu'on a tendance, en France, on a du mal à être fier des gens qui réussissent, c'est une vraie problématique, mais les gens oublient qu'avant de réussir, ça a été très compliqué. Donc, quand ils vendent leur boîte et qu'ils touchent une certaine somme d'argent, ils se disent « c'est facile, il a monté sa boîte » . Non, non, c'est des années et des années de travail potentiellement à se payer très, très peu.
- Speaker #1
Oui, et puis même à sacrifier sa vie perso. Il y en a plein qui… Moi, j'ai entendu beaucoup d'entrepreneurs dire qu'ils avaient des enfants et où derrière, ils ont dit mais j'ai découvert mon enfant quand il avait 15 ans.
- Speaker #0
c'est je ne connais pas mon enfant même les deux premiers enfants pareil je voyageais beaucoup dans mes fonctions et c'est vrai que j'ai pas du tout la même relation dans la gestion avec les deux autres que j'ai eu ensuite donc c'est vrai que c'est la vie de famille c'est comment on arrive à réguler entre la vie pro et la vie perso dans un monde aujourd'hui c'est vrai qu'on a du mal à décrocher moi je dis toujours que j'aimerais pouvoir plonger tout le temps parce qu'au moins je suis sûr que je n'utiliserais pas d'écran Mais c'est compliqué. Et je pense que même le soir, toi, d'arriver à couper, parce que le cerveau, il rumine, on a des idées et tout, et c'est toute la difficulté dans la gestion du quotidien. On ne coupe jamais, vraiment,
- Speaker #1
en fait. En fait, être entrepreneur, c'est une façon d'être. Et c'est d'ailleurs pour ça que ce n'est pas fait pour tout le monde. Et moi, il y a plein de personnes, parfois, qui me disent « Mais ça a l'air d'être génial, ta vie. Tu ne vois que la face immergée de l'iceberg. Tu ne vois pas les soirs ou quand mon conjoint lui dort profondément. Moi, je suis allongée avec la tête qui tourne avec 1500 problèmes en fait.
- Speaker #0
C'est la même chose, c'est sûr.
- Speaker #1
Il y a même parfois des soirs où mon conjoint me dit « je t'entends penser, je t'entends penser. Tu es allongée à côté de moi, tu es immobile, mais je t'entends penser. » Parce que c'est du stress que tu dégages.
- Speaker #0
Et je pense qu'il faut accepter à un moment donné de se faire aider. Mais quand je dis aider, il y a des coachs, il y a des genres de choses.
- Speaker #1
Mais même un psy.
- Speaker #0
Même un psy.
- Speaker #1
Il y a besoin d'un psy dans cette planète. Chaque personne devrait au moins aller voir un psy.
- Speaker #0
Il faut avoir un psy, je pense qu'on a un psy. Mais c'est vrai pour le coup. il faut arriver à accepter un moment de décrocher, parce qu'il faut arriver à se faire du bien à côté pour que le cerveau se repose. Et je dis ça en sachant que j'ai beaucoup de difficultés à le faire. Mais en tout cas, je m'astreins aujourd'hui, de temps en temps, à essayer de tout couper. J'ai la chance d'être abonné au Paris Saint-Germain. Hier soir, j'ai vécu un grand moment avec un grand match, mais j'ai vraiment pu couper. J'ai l'impression de reposer mon cerveau. Bien sûr. Mais c'est un combat permanent. Et c'est vrai qu'on vit dans un monde aujourd'hui où tout est possible parce que les réseaux sociaux ont ouvert un marché. On peut attaquer tous les marchés dans le monde entier. Mais donc, il y a des avantages et des inconvénients. Mais c'est vrai que...
- Speaker #1
On ne se fait pas compte du coût.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. J'explique souvent quand les gens me disent qu'est-ce qui va faire que tu vas réussir ? Le pognon. Il faut arrêter de se mentir. Parce que quand tu vois... Pourquoi tout le monde a Facebook sur son téléphone ? Pourquoi tout le monde a TikTok ? Pourquoi tout le monde a ces apps-là ? pour regarder le cash burn qui a été fait pendant des années, injecté par des fonds, pour faire en sorte qu'en fait, ça devienne un essentiel. Même Strava, par exemple, qui est un de nos concurrents techniquement, c'est des apps qui ont été financées. Et en France, parfois, moi, j'ai un peu du mal avec la mentalité française parce que les fonds d'investissement, par exemple, ils te demandent d'être rentable. Et tu es là, mais en fait, ce n'est pas le rôle d'un fonds d'investissement. Le rôle d'un fonds d'investissement, c'est de venir financer un projet qui a un potentiel pour que justement, il aille à la rentabilité. Il y a un vrai décalage entre ce que j'appelle le capital risque français et le capital risque américain. Parce qu'aux États-Unis, on te file 10 millions, on te dit « montre-moi ce que tu peux faire avec ça et après je t'en donnerai plus » . En France, on ne te donne rien et on te dit « essaye de faire et si tu me prouves que tu es capable, là je te donnerai peut-être un million » . Et en fait, comment tu veux rivaliser ? entre des startups américaines qui sont ponctionnées aux aides et au financement.
- Speaker #0
C'est pour ça, oui. Et quand tu dis ça, on perd nos talents, notamment sur l'intelligence artificielle. Beaucoup de Français sont partis très rapidement aux États-Unis parce qu'on leur a offert la possibilité de réussir. Et ceux qui ont réussi, qui ont vendu, quand ils racontent leur parcours et leur histoire, c'est la première chose qu'ils te disent, je suis parti aux États-Unis parce que là-bas, on m'a accueilli et on m'a donné de l'argent pour que je puisse... Mais c'est toute la problématique aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'on a trois licornes en France, ils en ont plus de 370. Il n'y a pas de mystère. Il n'y a pas de mystère. En fait, malheureusement, c'est s'il n'y a pas de prise de risque, il n'y a pas de succès.
- Speaker #0
Par contre, il faut reconnaître quand même, pour avoir des interactions avec eux régulièrement, la BPI, c'est vrai que ça a beaucoup transformé les choses sur ces dix dernières années et qu'on a pu faire émerger des entrepreneurs. Mais ça ne reste pas suffisant.
- Speaker #1
La BPI te demande des capitaux propres positifs. Donc encore une fois, on n'est pas sur une notion de cash burn. Tu dois avoir des capitaux propres positifs. Donc en fait, la BPI, elle vient s'accoler à une levée de fonds. donc en fait tu dois lever des fonds pour que derrière ils viennent s'adosser, donc ils sont pas en prise de risque totale, ils sont en adossement à déjà une levée de fonds existante, sauf que si ta levée de fonds elle est 70% inférieure à ce que tu pourrais lever aux US ton potentiel il est 70%
- Speaker #0
inférieur parce qu'on va pas se mentir le coût d'acquisition il restera le même ça va pas changer donc en tout cas c'est très intéressant, en tout cas on mettra en lien bien évidemment parce que j'encourage tout le monde à télécharger l'application et de la tester parce qu'il faut la tester.
- Speaker #1
Et qui est 100% gratuite.
- Speaker #0
Et qui est 100% gratuite. Mais c'est vrai que c'est surtout aussi la difficulté d'utilisation parce qu'il faut s'en accommoder. Moi, j'ai ce sentiment dans mon quotidien. C'est vrai que tu parlais des applications Facebook, Instagram, TikTok, LinkedIn. Finalement, on utilise tous les mêmes applications. On peut utiliser évidemment pour la banque, on peut utiliser pour la météo. mais il faut arriver à créer quelque chose qui te donne envie de retourner sur l'application. C'est l'habitude. C'est l'habitude. Et ça, j'ai l'impression que ce n'est pas si simple que ça dans le quotidien. Pareil, parce qu'il y a moi-même des applications où j'essaye de me faire aider sur les aliments, pour essayer de calculer en tout cas les calories, ce genre de choses. Et on le fait pendant 15 jours. Et puis au bout d'un moment, on arrête de le faire. Mais c'est pareil avec toutes les montres connectées. On reçoit. Moi, j'ai une bague ici, Oura Ring, qui est très intéressante parce que ça me donne beaucoup de data. sur mon taux d'oxygène, sur ma température, sur un certain nombre de choses, mais je récupère cette data, et comment aujourd'hui je l'utilise à bon escient pour me faire progresser, parce que c'est l'objectif, c'est de se faire progresser, comment c'est quoi ton interprétation par rapport, et comment Smashy aujourd'hui, puisque bon, c'est trouver des partenaires pour faire du sport, est-ce qu'à un moment il était envie de t'adosser à une autre startup qui serait capable d'analyser de la data qui a été générée sur des des, comment dire, sur des organisations de sport, je ne sais pas comment je pourrais dire ça plus facilement, mais en gros, quand tu as des gens qui vont se rencontrer via ton application pour faire une partie de tennis, un match de foot pour faire une course à pied, comment tu imagines les choses pour pouvoir l'utiliser à bon escient ?
- Speaker #1
Je vais même encore plus loin. Actuellement, c'est comme si tu voyais la version bébé de ce match-y. C'est-à-dire qu'il est en train de ramper par terre, il ne sait pas encore marcher. Le fait de se trouver des partenaires sportifs entre C2C, parce qu'on appelle ça du C2C, c'est vraiment notre startup pack. Moi, je veux que Smatchy, ça soit la plus grosse bulle, le plus gros écosystème qui connecte dans l'univers du sport. Donc, ça va au-delà de juste me connecter avec toi pour aller faire un run, ça va me connecter avec une marque, ça va me connecter avec un athlète. Ça va me donner la possibilité de mettre en relation tout l'écosystème. Donc, en effet, on veut s'adosser avec d'autres startups parce qu'en fait, on veut... qu'elle puisse proposer des services en API au sein de notre application, où en fait on s'entraide finalement, parce qu'il y a beaucoup de concepts avec lesquels nous, on peut nouer un partenariat et une collaboration, mais aussi avec des marques, avec des assureurs. Moi, j'ai en tête...
- Speaker #0
Une pénalimentaire par exemple, est-ce que ça va totalement dans le sens ? Je me suis toujours posé la question, pourquoi vous aviez, dans l'activité parallèle, vous n'aviez pas essayé de monter des compléments alimentaires, parce que finalement, ça va avec, si tu veux, tous les sports que tu peux pratiquer au quotidien, et on a besoin de compléments pour la récupération, pour un... c'est des idées sur lesquelles vous travaillez ou en tout cas des vrais partenariats derrière ?
- Speaker #1
L'idée en fait c'est de leur proposer l'accès à la base de données à ces marques là c'est à dire que nous on sera un agglomérateur de données sur lesquelles ils pourront communiquer avec les compagnies et avoir la possibilité de cibler les bonnes personnes par rapport à leurs produits pour économiser leurs coûts d'acquisition marketing qui sont actuellement dépensés sur du Facebook, Instagram, Google Ads mais là où aussi c'est intéressant c'est qu'on peut créer des offres vraiment dédiées par rapport à ta pratique c'est à dire qu'actuellement, ça existe en Suisse mais ça n'existe pas en France Si tu fais du sport, Donc tu n'en fais pas, tu payes la même mutuelle. Tu vas payer exactement les mêmes frais de santé. Or moi, je suis techniquement moins coûteuse qu'une personne qui va fumer, boire, ne pas faire de sport, manger des glaces. Sur le long terme, j'entends. Évidemment, ma séance d'ostéo, elle vient un peu compenser en ce moment. Mais sur le très long terme, il y a plus de bénéfices à faire du sport que de ne pas en faire. En Suisse, ça existe. Si tu fais du sport et que tu prouves que tu en fais, tu vas avoir des réductions sur tes frais de santé. Ça, c'est des offres qu'on pourrait créer avec des mutuelles. On aurait la capacité. de pouvoir mettre en avant cette partie-là à travers de l'agglomération de data, mais aussi à travers la santé mentale. Parce qu'on pense toujours au sport en tant que pratiquant, c'est-à-dire brûler des calories, peu dépenser, etc. Mais en réalité, le gros mal de notre société qui est en train d'arriver, c'est l'addiction aux réseaux sociaux, c'est les problèmes de santé mentaux, c'est le fait que les gens sont de plus en plus déprimés. Et moi, je suis convaincue que sortir dehors pour aller faire du sport avec quelqu'un, ça te fait plus de bien à la tête que ça ne t'en fait au corps.
- Speaker #0
Mais c'est comme quand on parle des régimes. en fait Déjà, chaque individu a une morphologie qui est très différente. Les régies, sur le principe comme ça, ça ne sert à rien. Mais je pense que le sport, en tout cas, faire du sport, c'est aller bien, et en tout cas, beaucoup mieux, puisqu'on s'oxygène le cerveau. Et ça, il faut que les gens... Alors, on a l'impression qu'il y a quand même une génération, aujourd'hui, en dessous de nous, qui ont fait de plus en plus. Il y a beaucoup de plus en plus de salles de sport. Il y a pas mal de choses qui sont organisées. Puis, ça permet, c'est des rencontres et tout. Et ça sort aussi un peu de ces écrans, de toutes ces applications de rencontres. Les gens ont besoin. Moi, j'organise des dîners de dirigeants qui s'appellent les dîners IRL, In Real Life, c'est les jeunes qui disent ça, parce qu'on a besoin de revenir dans un monde réel et d'avoir des interactions, parce que la visio, c'est pratique, mais ça a ses limites. Et on a besoin de... C'est quand même tout ce qui est la partie, le télétravail, ce genre de choses. À un moment donné, on a quand même besoin de se réunir. parce qu'on a une perception, ou en tout cas on a besoin, enfin je trouve qu'on a une sensibilité qui est très très différente quand on est vraiment face aux gens, comme nous on l'est, on a beaucoup plus, on se connaît depuis quelques années, on a beaucoup plus échangé en visio, et c'est quand même beaucoup plus appréciable d'avoir cette discussion ensemble, aujourd'hui, où il y a plus d'émotions, et je pense que l'émotion c'est ce qu'il faut remettre aujourd'hui, je pense que c'est quelque chose qui est très important, ainsi que... Et c'est ce que j'arrive à faire avec ces dîners de dirigeants.
- Speaker #1
Moi, je peux te donner un exemple, c'est j'enseigne à côté. C'est ce qui me permet de gagner ma vie en tant qu'entrepreneur. Comme tu le disais très bien, je ne suis pas payée. Et moi, il y a une règle dans mes cours. Si tu arrives en retard, par minute de retard, c'est un squat. Alors au début, les étudiants, ils te regardent, ils font non, mais je ne le ferai pas. Moi, c'est simple, c'est la porte. C'est si tu es en retard, tu n'es pas respectueux du cours. Donc, c'est soit un squat par minute de retard, soit la porte. Et au début, il y a un peu de résistance. je fais des squats et ça m'arrive forcément une fois dans la saison parce que forcément une fois où mon bus va avoir un problème et ce lien déjà d'égalité qui a été mis c'est vraiment un rapport de confiance et je suis un des rares profs où les étudiants viennent tous en cours, ils sont pas absents où ils viennent à l'heure et quand ils sont en retard, en fait c'est devenu limite un rite imposé, ils me regardent et ils font 10 squats et ils savent qu'ils doivent faire leurs 10 squats pour rentrer et il y a un peu en fait ce lien par le sport parce qu'en fait c'est ridicule, je leur fais faire des squats techniquement on est tous censés passer 30 squats sans même être essoufflé si tu ne passes pas 30 squats sans être essoufflé tu as des problèmes de santé mais ça crée ce petit truc et même dans la classe il y a une certaine synergie qui se crée parce que quand il y en a un qui est en retard et qu'il a 20 squats à faire les autres rigolent et il y a ce petit côté un peu finalement humain qui se remet au centre qui quand ils ne se connaissent pas au tout début recrée du lien et qui au fur et à mesure vient créer une certaine dynamique et une certaine ambiance dans la classe que tu n'as pas forcément dans d'autres environnements c'est un exemple très bête Parce que c'est juste un petit peu d'interaction.
- Speaker #0
Je partage totalement ton sentiment et je pense qu'aujourd'hui, on devrait de plus en plus dans les entreprises, et ils essayent de faire venir des coachs, notamment des coachs sportifs, parce qu'on a besoin, dans une journée, aujourd'hui, on a une transmission d'informations qui est telle que de toute façon, le cerveau n'est pas capable. On parle beaucoup du temps de concentration aujourd'hui, on s'en inquiète chez les jeunes qui sont accros aux écrans. Et aujourd'hui, en moyenne, c'est 8 secondes, ce qui est quand même dramatique. Donc, je pense que sur les adultes aujourd'hui, tout ce qui est la partie trouble de l'attention, parce que tu parlais aussi tout à l'heure dans notre discussion sur des gens qu'on peut détecter qui sont un peu à haut potentiel intellectuel et tout, on parle beaucoup aussi du trouble de l'attention. Donc, c'est bien parce qu'on progresse là-dessus, mais il faut qu'on puisse mettre en place aussi des mesures pour des adultes comme nous aujourd'hui, parce qu'on en a aussi besoin. Donc, c'est intéressant en tout cas d'avoir ton opinion. Et voilà, en tout cas, je suis ravi de cette discussion. Et s'il y avait peut-être un dernier mot, est-ce que aujourd'hui... parce qu'on le fait dans le cadre de l'ISC. Est-ce que tu peux juste nous dire sur un souvenir, un moment qui t'a marqué à l'ISC pendant ces trois ans où tu as été présente ici ? Je pense que ce serait les défilés qu'on a organisés avec ISC Studio. D'accord. Parce qu'on a fait quand même des choses assez folles. La première année, moi j'étais au Pôle événementiel, et j'avais en charge tous les backstage, et c'était quand même 150 personnes à gérer, entre les mannequins, les photographes, les maquilleurs, les coiffeurs, le staff aussi, parce qu'il y avait le staff de studio qui tournait. Et c'était assez fou de se dire qu'en fait, à 20 piges, On gère des trucs comme ça, où tu as des grands patrons de maisons de luxe qui sont en train de regarder le défilé que tu t'organises. Et je pense que ces deux défilés-là, parce que la deuxième année, moi j'étais au partenariat et j'avais géré plutôt les cadeaux qui étaient donnés au VIP, ces deux expériences ont été extrêmement formatrices, puisque au-delà de la formation académique qu'on te donne, qui est pour moi un socle, c'est la base, c'est un peu le bas de ta pyramide, c'est tout ce que tu vas faire autour qui va te créer ta carrière, donc c'est les stages que tu vas pouvoir choisir, c'est les électifs que tu vas pouvoir prendre Et c'est potentiellement aussi l'investissement que tu fais en association. Et c'est vrai qu'on en parlait, le système associatif, que ce soit à l'ISC, mais comme dans toutes les autres écoles de commerce, c'est énormément déprécié depuis la période Covid. Ce qui est extrêmement dommageable, je trouve, parce qu'en fait, c'était une école de vie pour nous. On apprenait à traiter et à gérer avec des gens qui n'étaient pas forcément tout le temps nos potes. Donc, même s'il y avait quand même ce côté affectif, on n'était pas potes avec tout le monde dans notre assoce. Donc, ça t'apprenait le management. ça t'apprenait aussi la gestion des relations interpersonnelles que tu vas avoir en entreprise loose derrière des projets à gérer, des budgets. Nous, on allait défendre le budget devant l'administration. C'était des concours. Il fallait que ton bureau défende le truc parce que tu pouvais passer d'un budget de 30 000 euros à un budget de 5 000 l'année d'après si tu avais été mauvais pendant tes pitches. Tu devais gérer ton bâtiment et le rénover pendant tout l'été. Donc, l'été, tu revenais à l'école. Tout ça, tout cet environnement associatif, pour moi, est l'un des plus beaux souvenirs que je peux avoir parce que c'était une école de vie en formation accélérée. Vraiment en 15 ans.
- Speaker #1
Je ressens la même chose parce que c'est ce qui m'a fait venir à l'ISC, le réseau des associations et tout ça. Et c'est vrai que c'est des souvenirs absolument extraordinaires parce qu'on avait presque l'impression d'une espèce de… un peu comme un incubateur. Oui, mais c'est ça. C'était les débuts, l'incubateur avec différentes structures.
- Speaker #0
Vous avez des responsabilités de trésorier.
- Speaker #1
Exactement. Des jobs de dingue. Des jobs de dingue. D'ailleurs, les présidents de ces associations, il y avait un aménagement par rapport à leurs études parce qu'ils géraient quand même des structures. Moi, j'étais SC Network et c'est vrai que c'était... Voilà, donc c'est des bons souvenirs. En tout cas, c'est un plaisir de se remémorer tout ça avec toi.
- Speaker #0
J'espère que ça reprendra. Les étudiants verront l'intérêt qu'ils peuvent avoir personnel, même purement en carrière et personnel, et qu'ils se remettent dans ce que nous, on a connu parce qu'il n'y a pas que du mal à ce qui pouvait exister avant. Et je pense que cette partie-là, elle était folle.
- Speaker #1
Elle était folle. Non, mais je suis d'accord avec toi. En tout cas, je vous encourage. en tout cas Allez télécharger l'application Smashy, de découvrir les bornées également, parce que vous faites des stages d'entraînement. Oui,
- Speaker #0
dans une semaine et demie, nous serons en train de faire un stage de triage.
- Speaker #1
Donc, je vous encourage à les suivre sur les réseaux sociaux. Un grand merci en tout cas pour ce premier podcast. On espère que ce sera une grande réussite. On reviendra vers vous très vite avec les nouveaux invités. En tout cas, un grand merci et je te souhaite le meilleur pour la suite. Merci. Au revoir.
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté Génération ISC. Ça vous a plu ? Mettez 5 étoiles, laissez un commentaire et partagez ce podcast sur tous vos réseaux. Parlez-en autour de vous, surtout à vos camarades de promo. Abonnez-vous à la page LinkedIn, il est séparé à l'unité. Et n'oubliez pas de régler vos cotisations à l'assaut. Vous avez envie de passer au micro ou de recommander quelqu'un qui serait un invité extraordinaire ? Envoyez-nous simplement un message sur LinkedIn et c'est parti. A très vite pour un nouvel épisode.