- Speaker #0
Génération ISC, le podcast des alumnis de l'ISC Paris. Trajectoire, choix, défis et quelques vieux souvenirs d'école. Bonjour à tous, nouvel épisode de Génération ISC. Ici c'est Pierre, promo 1984. Et j'ai le bon plaisir d'accueillir aujourd'hui Mathilde Denis-Dey. Salut Mathilde.
- Speaker #1
Salut Pierre !
- Speaker #0
Alors Mathilde, promo 2020 de l'ISC ?
- Speaker #1
L'ISC 2020 et 2022.
- Speaker #0
2020 et 2022, oui, parce que bachelor et après programme grande école, exactement, avec un qualificatif qui pour moi est juste extraordinaire, c'est que tu fais partie des premières promotions du campus Orléans.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et ça, c'est le luxe. Bon Mathilde, est-ce que tu veux bien te présenter s'il te plaît ?
- Speaker #1
Yes, du coup, je m'appelle Mathilde, j'ai 28 ans, je suis une alumnie de l'ISC et actuellement je suis cofondatrice de la marque Evaya.
- Speaker #0
Alors là, voilà le sujet qui va nous occuper sur les prochaines minutes. Donc Evaya, est-ce que tu peux nous dire ce que ça fait exactement et depuis combien de temps tu y es, etc.
- Speaker #1
Alors Evaya, ça a commencé il y a un an. Il y a un an, j'ai décidé de tout quitter avec mon associé Axel. et on avait envie de créer une marque, quelque chose de nouveau. Et du coup, on s'est intéressé à la décoration et au loisir créatif. Et du coup,
- Speaker #0
les paillettes... Ah, stop, stop, stop ! Pourquoi ? Pourquoi s'intéresser à ça ?
- Speaker #1
Alors en fait, je ne vais pas te mentir, au départ, on s'est intéressé un peu à un tour. D'accord. En fait, c'est surtout la fibre entrepreneuriale qui nous a guidés. Oui. Et on avait vraiment envie d'indépendance. On avait envie de lancer quelque chose. Moi, ça fait plus de 10 ans que je sais que je veux monter ma boîte, je veux être indépendante. J'ai beaucoup de créativité. J'avais qu'une envie, c'était d'avoir un projet et de mettre justement à l'œuvre ma créativité. Donc, on a décidé de tout quitter. On s'est dit, let's go, on a l'âge, on n'a pas de responsabilité, pas d'enfant. Donc, on a cherché, on est passé par des idées de bouillon, des idées de mouchoir en tissu. on a... Beaucoup, beaucoup d'idées. Et en fait, on a eu le déclic quand on a quitté tous les deux notre ancien travail. On est partis une semaine à Marrakech en voyage. Incroyable, j'ai adoré. Et j'ai découvert l'artisanat là-bas. Le souk, j'avais vraiment envie de tout ramener dans ma valise. C'est un peu une acheteuse compulsive. Et du coup, j'ai regardé en rentrant, comme je ne pouvais pas tout mettre dans ma valise, comment faire des beaux objets de décoration soi-même.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et là, j'ai regardé sur Internet, j'ai vu une flopée de vlogs, mais vraiment un truc énorme, mais je n'ai pas vu d'offres. Je n'ai pas vu d'entreprise qui est positionnée sur le sujet. J'ai fouillé dans le secteur des loisirs créatifs. J'ai vu plein de petits kits, des offres pour faire des petits objets.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de trucs pour les enfants, pas forcément pour les adultes.
- Speaker #1
Exactement, beaucoup de choses pour les enfants. C'est très peu développé pour les adultes, ou alors ce n'est pas forcément au goût du jour. C'est resté un peu bloqué. Je n'ai pas envie d'être trop négative, mais à l'époque de nos grands-mères, beaucoup de choses.
- Speaker #0
Tu réponds, ta grand-mère doit avoir à peu près mon âge. Non,
- Speaker #1
j'ai un 10 ans.
- Speaker #0
Ah oui, non, non. Ok, d'accord. C'est bon.
- Speaker #1
Donc, voilà. En fait, on n'a pas vraiment vu beaucoup de choses au goût du jour. On trouve que l'offre dans les loisirs créatifs et surtout sur les loisirs créatifs qui permettent de faire des objets de décoration, elle ne s'est pas vraiment modernisée. Et du coup, on a fouillé. On a fouillé tout ça. On a fait une étude de marché et on a vu qu'effectivement, il y avait une cible plus jeune qui avait des besoins pour lesquels il n'y avait pas encore totalement de réponse. Et du coup, c'est comme ça qu'est née Evaya. Ok,
- Speaker #0
joli. Donc, alors aujourd'hui, l'offre d'Evaya, c'est quoi ?
- Speaker #1
Alors, Evaya, en fait, c'est une marque d'objets de décoration à créer soi-même. Donc, on propose plusieurs objets de décoration. Vous achetez un coffret et vous avez tout dans ce coffret pour faire un objet de décoration particulier.
- Speaker #0
Y compris les outils, parce que moi, j'ai deux doigts valides éventuellement, tu vois, et pas beaucoup d'outils.
- Speaker #1
Oui, j'imagine. En fait, tout a été conçu pour que ce soit simple, accessible et que l'objet, il soit beau, il soit tendance. mais qu'il ne soit pas compliqué à faire et qu'il ne nécessite pas des outils type une perçue. Tout dans le kit.
- Speaker #0
Ok. Donc, ça veut dire que... C'est quoi, vous faites... Aujourd'hui, vous faites de la vente en ligne sur ces packs ?
- Speaker #1
Alors là, aujourd'hui, on est en phase de lancement sur Hulu. On a fait des pré-ventes. Après, on a une stratégie e-commerce et une stratégie B2B, là plus en atelier physique qui va venir par la suite, mais on se concentre pour le moment sur le e-commerce. Et du coup, aujourd'hui, on a deux produits qui sont prêts, qui sont disponibles en pré-vente sur Ulule.
- Speaker #0
Vas-y, vas-y, détail, détail, détail, ça m'intéresse.
- Speaker #1
Alors, on a un premier produit, c'est une suspension murale. Ok. Alors, je ne sais pas si... Ah,
- Speaker #0
c'est ce qu'on voit sur les vidéos Insta et autres,
- Speaker #1
c'est ça ? Exactement. Il y a tout qui est disponible sur notre compte Instagram evalia.fr, TikTok également. Et le détail, du coup, sur notre page Ulule, ce sont en fait des petites pièces en bois, en contreplaqué de peuplier. qu'on a designé nous-mêmes, qu'on fait découper au laser par un artisan français. Et vous avez à peu près une vingtaine de pièces dans votre kit. Vous avez de la peinture que vous pouvez choisir Ausha par une palette de 26 couleurs. Peinture biosourcée de la marque Colibri.
- Speaker #0
C'est tout bio, très RSE, tout ça.
- Speaker #1
Ça y est, au maximum. Ce n'est pas facile, pour l'eau de coffret, c'est un petit peu plus difficile. Mais pour ce coffret-là, on est plutôt fiers d'avoir réussi à trouver des fournisseurs engagés. Donc voilà, vous avez du pinceau, de la peinture, vos pièces en bois, du fil. Vous peignez vos pièces, vous les attachez avec du fil et ça vous fait une suspension murale hyper originale, personnalisée. Vous pouvez surfer sur les tendances avec un motif léopard. Vous pouvez écrire le prénom de votre enfant. J'adore le léopard. Mais voilà, vous pouvez offrir ça à une jeune maman. pour la chambre de son enfant, pour écrire le prénom de son enfant. Et surtout, c'est un moment pour se reconnecter à soi, pour faire. Il y a une tendance du faire qui émerge de plus en plus. Aujourd'hui, on est dans une société qui est hyper connectée. On fait tout avec nos téléphones, on fait de moins en moins de choses de nos mains. Et il y a vraiment beaucoup de bonnes choses. Toutes ces choses à faire de ses mains apportent vraiment beaucoup de bonnes choses. Ça participe à notre bien-être. Et on avait pour envie aussi que nos coffrets permettent aux personnes de faire quelque chose de leur main, quelque chose dont ils puissent être fiers. Donc voilà.
- Speaker #0
Et après, sur la conception, parce que ce que tu ne dis pas, c'est que vous avez vous-même conçu ces coffrets. Et j'invite tout le monde à aller voir vos comptes de réseaux sociaux parce qu'on a eu droit aux différents bêta-tests du truc, différentes versions. Et si les nœuds, je les mets dans ce sens-là, etc. Comment ça se passe ? C'est super intéressant. Comment ça s'appelle ? C'est du building public. Tu vois, c'est intéressant, ça. C'était compliqué ou pas, cette phase-là ? De conception.
- Speaker #1
J'avoue qu'en fait, on n'a même pas pensé à faire appel à quelqu'un. On s'est dit, dans cette aventure, qu'on a envie de tout faire nous-mêmes. Et on ne se doutait pas qu'on mettrait autant de temps à prototyper. Moi, je pensais qu'au bout de six mois, on pourrait commencer à vendre. mais ça fait plus d'un an qu'on est sur le projet et on a mis un an à trouver les idées, à faire notre étude de marché à prototyper, trouver des fournisseurs, c'est extrêmement long donc voilà Donc là,
- Speaker #0
si je comprends bien, comme vous êtes en crowdfunding Ulule on va dire donc ça veut dire qu'en gros vous avez tout ce qu'il faut pour passer en prod il faut juste les clients qui vont en face maintenant
- Speaker #1
C'est ça, c'est exactement ça. Et puis, c'est aussi une bonne phase de test. On a un objectif aujourd'hui sur l'île de 50 préventes. D'accord. On les a atteints, on a 53 préventes. Bravo ! Donc, c'est une super nouvelle. Mais du coup, si on n'avait eu que 5 ou 10 préventes ou si c'était que notre entourage, on se serait peut-être posé des questions sur est-ce que le projet est viable ? Est-ce qu'on a bien analysé la demande ?
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un produit market fit ?
- Speaker #1
Exactement. Donc, voilà. Donc, ça a été... Ça a été beaucoup de questions, ça a été très long le prototypage. Là, tout est prêt, donc il n'y a plus qu'à attendre.
- Speaker #0
Et tu as regardé un peu les 50, sur les 50, au-delà de ta famille proche et tes amis, tu as effectivement des gens que tu ne connais pas du tout ?
- Speaker #1
Oui, il y en a entre 10 et 15 qu'on ne connaît absolument pas. Il y a des personnes de notre entourage qu'on connaît à peine, donc on a parlé deux ou trois fois dans notre vie. Et en fait, on a eu de la chance, on a une vidéo sur TikTok. TikTok, on essaye de publier régulièrement. On a une grosse stratégie sur les réseaux sociaux et on a une vidéo sur TikTok qu'on a publiée la semaine dernière qui a fait plus de 30 000 vues, qui nous a apporté 500 abonnés et elle nous a permis de valider notre objectif.
- Speaker #0
Je crois que je l'ai déjà dit dans un épisode précédent, mais moi, TikTok, j'y crois à mort sur ce genre de truc. Si ça prend, ça peut vraiment prendre super fort et t'amener beaucoup de public, beaucoup de clients, beaucoup de prospects, tout ce que tu veux. Donc ça, c'était le premier. Tu disais qu'il y avait un deuxième objet. C'est quoi le deuxième objet ?
- Speaker #1
Exactement, le deuxième objet. Donc, le premier coffre, on était sur de la peinture sur bois. Là, le deuxième objet, on est sur une activité qui est... extrêmement ludique. En fait, c'est comme un gâteau. On vient couler du plâtre dans un récipient. Vous mélangez, vous avez tous les pigments des couleurs primaires, du bleu, du rouge, du blanc, du noir, du jaune. Vous mélangez, vous faites la couleur que vous voulez. Vous pouvez vraiment faire toutes les couleurs possibles. Vous mélangez tout, vous versez dans un moule en silicone qui est en forme de plateau. Vous tapotez, un peu comme dans le bâtiment au final. vous démoulez Et là, satisfaction, vous avez un plateau au design un peu curvy design. C'est très tendance actuellement. C'est un plateau un peu en forme de lune. Et du coup, voilà, vous avez votre plateau. Vous pouvez faire un effet terrazzo, un effet marbré, uni. Vous êtes entièrement libre. C'est très rapide et c'est hyper satisfaisant. On part de rien et on finit avec un beau plateau qui est assez lourd. On s'est fait volontaire de faire en sorte que le matériau, l'objet soit lourd à la fin. Un aspect plus qualitatif. Donc, voilà. Ça permet de faire un beau plateau.
- Speaker #0
Ça m'amène à un truc, c'est-à-dire que dans ta conception, tu dois aussi penser manuel d'utilisation, conseil d'utilisation, etc. Parce que moi, je me vois bien avec un truc comme ça. Déjà, je le rends partout et je vais faire couleur cacabouillasse, moi. Non,
- Speaker #1
on a tout pensé. On veut vraiment que la marge d'erreur soit le plus infime possible. Donc, il y a un tuto papier et un tuto vidéo.
- Speaker #0
Ouais !
- Speaker #1
Ouais. on a tout pensé pour ça. Vous avez les QR codes qui sont là, qui sont présents pour vous amener vers les tutos vidéo. Et vous avez aussi sur notre compte Instagram et TikTok, on fait beaucoup de vidéos. On va en faire de plus en plus pour montrer aussi aux personnes comment ça se passe. Voilà.
- Speaker #0
Vos premiers clients test, ils en disent quoi ? C'est quoi les feedbacks ?
- Speaker #1
Alors, c'est nos mamans, c'est nos amis.
- Speaker #0
Mais même, ok, ils sont un peu de parti pris, mais ils ont un avis éventuellement critique quand même.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Alors, en fait, ça dépend. Ça dépend complètement. Ce qu'on voit, c'est qu'il y a des personnes qui sont subjuguées par la suspension murale et le plateau un peu moins. Et il y a des personnes qui sont au contraire subjuguées par le plateau et la suspension un peu moins. On voit que c'est très dissocié et ça a renforcé notre envie de... de proposer plusieurs produits, de proposer plusieurs activités. Mais non, ils nous ont tous dit que ça avait l'air super cool. Ils sont trop contents. Bon, après, c'est notre entourage, donc c'est peut-être pas...
- Speaker #0
Ouais, mais c'est toujours un indicateur.
- Speaker #1
Mais voilà.
- Speaker #0
Vous avez un objectif... Alors, c'est plus question business model, là. C'est un objectif, finalement, de vente au coup par coup ou... derrière il y a une logique, abonnement, MRR, tout ça, tout ça ?
- Speaker #1
Alors on s'est beaucoup posé la question, on a beaucoup posé de questions à notre entourage, à des entrepreneurs qui nous ont incité à se tourner vers l'abonnement. Mais c'est vrai que dans notre business model, et même par rapport au produit, à l'usage du produit, on n'imaginait pas trop ça. Donc pour le moment, on va commencer avec un business model au coup par coup, et on verra, notre business model va... très probablement évoluer dans les mois qui viennent, mais pour le moment on commence...
- Speaker #0
Tu peux imaginer un modèle hybride où s'il y en a qui veulent vraiment s'abonner, ok, parce qu'il y a des fanas de Do It Yourself qui vont adorer ça. Parce qu'après, effectivement, c'est la beauté du modèle par abonnement, c'est que tous les mois, tu sais que ça va tomber, et d'un point de vue business pour l'entrepreneur que tu es, commencer avec un petit matelas de sécurité quand même.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et en même temps, le développement d'un produit coûte beaucoup d'argent pour le stock. Et c'est vrai qu'on s'est dit, on teste déjà nos deux coffrets et on voit comment ça se passe avant d'engager plus de coûts, plus d'argent pour les autres coffrets.
- Speaker #0
Là, vous êtes dans une structure hyper light finalement. Je suppose que vous faites ça depuis chez vous ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, tu stockes des trucs pour l'instant chez toi ?
- Speaker #1
Exactement. En fait, on a aménagé un bureau-atelier. Et du coup, on a nos deux bureaux. On a notre atelier où on fait toutes nos vidéos. Bon, les vidéos, on les fait un peu partout. On bouge, on essaye de diversifier un peu les endroits. Et le stockage aussi. Donc, on est chez nous pour le moment. Donc, on limite les coûts au maximum.
- Speaker #0
Si jamais dans les alumis qui nous écoutent, il doit y en avoir... qui travaillent dans la distribution spécialisée, genre Nature et Découverte, ce genre de trucs, etc. C'est des pistes que vous allez regarder, ça aussi, ou pas ?
- Speaker #1
Oui, on a une stratégie B2B revendeur, mais c'est vrai que pas pour le moment, parce que du coup, là, on veut affiner nos prix, on veut affiner notre coût de revient. Et on s'est dit, d'ici un an, on aimerait bien aller pousser les portes de franchiseurs pour nous permettre d'être présents plus nationalement.
- Speaker #0
Oui, puis eux, ils peuvent amener des problèmes, mais ils peuvent amener aussi éventuellement des solutions. Et surtout, ils donnent une visibilité et une force de frappe en termes de distribution qui est juste incroyable.
- Speaker #1
Oui, beaucoup de volume.
- Speaker #0
Ok. Le...
- Speaker #1
Déjà... Oh,
- Speaker #0
pardon. Non, non, vas-y,
- Speaker #1
On a déjà aujourd'hui notre fournisseur de peinture Colibri qui nous a proposé de revendre nos coffrets sur leur site et en boutique. C'est une super nouvelle, on n'avait pas envisagé ça tout de suite. Donc là, on est en train d'essayer de tout préparer au maximum pour faire en sorte de leur proposer quelque chose de plus alléchant possible pour eux, quelque chose de cool.
- Speaker #0
Oui, et puis après, tu arrives dans les joyeuses problématiques de stock, de gestion du BFR, tout ça, tout ça.
- Speaker #1
De packaging magasin, parce que c'est vrai qu'on avait pensé au packaging e-commerce, mais en magasin, c'est toute autre chose. Donc, on a ça aussi à imaginer. Les impressions, qui seraient des impressions différentes des packagings e-commerce. Là, on est là-dedans.
- Speaker #0
Ok. Sur la partie e-commerce, vous serez prêts à vendre quand, tu penses ?
- Speaker #1
Alors, je pense d'ici un mois et demi, deux mois.
- Speaker #0
Je sens qu'on enregistre là début mai.
- Speaker #1
Oui, voilà. Donc je pense que mi-juillet, on devrait être prêt, on devrait être en ligne. Axel, mon associé, s'occupe de créer tout le site internet en ce moment. Et on attend le milieu des prix-ventes. D'ici une ou deux semaines, on va commander nos stocks auprès des fournisseurs. Et voilà, le temps de tout recevoir, de tout préparer. On pourra être prêt, je pense, d'ici mi-juillet.
- Speaker #0
Vous allez vers une solution Shopify ? Oui. je suis fan de Shopify ok c'est quoi les affres d'une jeune entrepreneur ou d'un jeune couple d'entrepreneurs alors je suis désolée mais il va falloir que tu m'expliques ce que c'est les affres les
- Speaker #1
difficultés on va dire il y en a beaucoup il y a aussi beaucoup de joie, les difficultés je dirais que c'est la solitude, la première chose Heureusement que j'ai mon associé, que je suis accompagnée, parce que si j'avais été toute seule, ça aurait été beaucoup plus compliqué.
- Speaker #0
Style de palaché, oui.
- Speaker #1
Oui, quand on entreprend, je trouve ça très dur, on est très vite isolé. Et je trouve ça très bien qu'il y ait des associations, des organismes, comme à l'ISC, Patricia, qui a mis en place un petit cercle des entrepreneurs. Quand on est entrepreneur, il ne faut pas hésiter à pousser les portes. parce que c'est bien d'être accompagnée. Je trouve que la deuxième chose la plus compliquée, c'est la discipline. Je trouve que c'est très compliqué.
- Speaker #0
Mais non, mais Mathilde, t'es hyper carrée, toi. T'as pas besoin.
- Speaker #1
Je suis carrée, mais en fait, c'est ça. Je suis carrée quand j'ai mes objectifs bien en tête. Mais le début des Vaya, les premiers mois, on est dans le fou. Et bien, c'était très compliqué de ne pas rester sur son canapé en regardant la télé. on est dans le flou, j'ai jamais entrepris avant, donc c'est pas comme quand on va au boulot, on a notre boîte mail qui s'ouvre, on sait ce qu'on a à faire, tout se déroule, on enchaîne tâche après tâche. Là c'est au début, je me retrouvais devant mon ordi bon, eh ben qu'est ce que je fais aujourd'hui ? Voilà aujourd'hui, là depuis trois mois, c'est beaucoup moins ça et de toute façon on n'a pas le choix. On a eu des périodes où on a travaillé jour et nuit pendant des semaines pour être à temps pour Ulule. Donc là, aujourd'hui, la discipline, on n'a pas le choix. Mais au début, je trouvais que c'était un petit peu compliqué quand on est en phase d'idée, en phase d'études de marché, d'être bien discipliné, de ne pas se démotiver, de garder un cap, de rester motivé.
- Speaker #0
Ils vous ont accompagné un peu Ulule ou pas, justement, sur votre lancement ?
- Speaker #1
Alors, ils pouvaient, ils nous ont proposé et c'est vrai qu'on a été... On a été un peu à la bourre, donc on s'est débrouillé un peu beaucoup tout seul. Et quand on avait des questions à leur poser, ils étaient très réactifs. On a eu des réponses très rapidement. Mais c'est vrai qu'Axel a travaillé en agence de marketing digital avant, donc il avait l'habitude de créer des pages de sites. Donc il a très bien créé notre page de site internet. Il n'a pas eu trop de questions. Et on avait été accompagné par la CCI et la BGE en amont, qui nous avait aussi Ils avaient déjà commencé à nous préparer sur Ulule, à nous donner des feuilles pour nous préparer, préparer notre campagne, les objectifs.
- Speaker #0
C'est quoi, à ton avis, ta compétence la plus utile dans cette période de création ?
- Speaker #1
Je suis un 4x4, je m'adapte à tout. Et là, je le vois, en fait, je peux aller sur tous les dossiers. Et même si je n'ai pas tout étudié en profondeur, que je n'ai pas été spécialisée dans le domaine, je cherche et je m'adapte à tout et je vais assez vite.
- Speaker #0
Tu n'as peur de rien ?
- Speaker #1
Je n'ai pas peur de rien puisque je suis une grande stressée, j'ai une grande angoisse.
- Speaker #0
Mais qui va ?
- Speaker #1
J'y vais. Il faut être dans l'action. Il faut être dans l'action et il faut aller chercher les infos. Il faut être autonome.
- Speaker #0
Et puis si toi, tu ne bouges pas, il n'y a personne qui va bouger à ta place en plus.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est-à-dire que quand tu te retournes, il n'y a personne derrière quand même.
- Speaker #1
Donc, c'est cool et c'est aussi effrayant. Il faut savoir se prendre en main. Il faut vraiment être dans l'action.
- Speaker #0
Oui. Et alors, on a parlé des affres. C'est quoi ? Pour tous les wannabe entrepreneurs, qu'est-ce qui, toi, te fait triper là, en ce moment et sur les mois qui viennent de passer ? Qu'est-ce qui t'a fait triper, finalement ?
- Speaker #1
Chaque jour est différent. Chaque jour est différent et mes émotions font du up and down. Mais j'ai des shots d'adrénaline, j'ai des shots de... Je kiffe, quoi. Un mail, une super nouvelle. Un mail, une super mauvaise nouvelle. Et en fait, ça fait ça tout le temps. Et moi, j'aime bien. J'ai la sensation de vivre. Je vibre au quotidien avec mon travail. Je suis indépendante. Je peux créer les choses comme je l'entends. Et je kiffe. Demain, je sais que ce ne sera pas la même journée qu'aujourd'hui, ni qu'hier.
- Speaker #0
Ça, c'est génial.
- Speaker #1
Ça, c'est incroyable.
- Speaker #0
Moi, je trouve ça génial.
- Speaker #1
Oui, c'est incroyable.
- Speaker #0
L'objectif à 5-10 ans, si on se projette, ça donne quoi, Evahia ?
- Speaker #1
Evahia, on aimerait que ça devienne la marque tendance de loisirs créatifs. Une marque qui est implantée dans des boutiques de décoration, une marque implantée dans des boutiques de loisirs créatifs, dans des boutiques comme Nature et Découverte. Voilà, une marque qui est tendance.
- Speaker #0
Tendance, ça veut dire ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire provoquer la tendance, suivre la tendance ? Mais ça veut dire détecter les tendances ? Ça veut dire plein de choses en fait.
- Speaker #1
C'est vrai. Là, en fait, on aimerait… Je dirais que tout d'abord, la tendance, elle vient dans la bonne compréhension de la cible, des besoins du marché. Et là, on a tout un point de notre offre qui est vraiment orienté bien net. En fait, avec Evaya, on veut faire vivre une expérience. Donc, quand vous recevez votre coffret, vous avez une première étape où c'est un petit audio de sophrologie pour arriver à se détendre et à bien créer après, à avoir fait le vide de tous les problèmes qu'on a au quotidien.
- Speaker #0
Bien ça.
- Speaker #1
Et voilà, ça, ça n'existe pas. Il n'y a pas de coffret de loisirs créatifs qui ont ça. Donc là, je dirais qu'on suit la tendance de la sophrologie du bien-être, qui est très tendance en ce moment, mais on l'a créé au niveau du marché des loisirs créatifs.
- Speaker #0
Pas con ça. Non mais vraiment. C'est pas con. Après, parce que moi aussi, j'ai des souvenirs de loisirs créatifs, mais plutôt avec mes enfants, en mode guerre nucléaire. En général, ça finissait mal. Donc là, le côté zen, recentrage sur soi, création, je trouve ça pas mal. Je pense qu'effectivement... Il peut y avoir un vrai public pour ça, clairement.
- Speaker #1
Oui, on le voit sur les réseaux sociaux. Il y a une cible jeune entre 25, 35, 40 ans. C'est clairement notre cible. En fait, on est une cible où on est vraiment surconnecté. On est tout le temps sur nos écrans. Et on voit qu'il y a aussi beaucoup de stress. On l'a vu dans notre équipe de marché. une grande part de la population et surtout au niveau de cette transigeuse-là qui est très stressée. Et du coup, vraiment proposer une activité qu'on peut faire chez soi, tranquille. Ou s'il fait beau, on va dehors dans un parc, qu'on peut faire toute seule, qu'on peut faire à deux, avec son copain, avec ses copines, en moment de papotage. Et on crée, on fait quelque chose de nos mains. Et go girls ! On est fiers de nous. On a fait un objet de déco ultra stylé. Et quand ma mère va venir chez moi, quand elle va me demander où je l'ai acheté, ben non ! C'est moi qui l'ai fait et je suis trop fière de moi.
- Speaker #0
Vous allez de revanche apprendre vis-à-vis de ta mère. Il y a un truc.
- Speaker #1
Ma mère est très manuelle et moi, je ne le suis pas du tout de base. Je suis très impatiente. Je n'ai pas la patience de créer mes mains de base. Et du coup, je trouve ça très cool aujourd'hui de proposer des coffrets parce que moi, si je m'ennuie, je ne proposerais pas une activité aux gens. Je pense que je suis un bon testeur de nos coffrets parce que j'ai besoin que ce soit simple, que ce soit accessible. peu, ça ne me prenne pas la tête. Par exemple, je voulais, à un moment donné, j'ai testé le crochet et j'ai arrêté au bout de ma première ligne de crochet. J'ai dit, ce n'est pas possible. Je veux une activité qui soit vraiment cool, qui soit sympa, qui ne prenne pas trop de temps parce que le temps de notre cible est précieux. Ils n'ont pas beaucoup de temps à accorder aussi à leurs activités, de temps à prendre pour soi. Souvent, c'est le temps qui est un peu négligé. Donc, je veux quelque chose qui s'intègre facilement. dans la vie de nos clients.
- Speaker #0
Alors, tu l'as dit Mathilde, vous avez tout lâché pour repartir sur cette aventure. Dans tout lâcher, il y a lâcher la sécurité financière. Donc, question, comment vous financez ? Et deux, est-ce qu'à un moment ou un autre, vous allez chercher du financement ?
- Speaker #1
Alors, au départ, on a été... faire une demande de prêt auprès d'une banque.
- Speaker #0
Bienvenue dans un monde meilleur !
- Speaker #1
Voilà, ça a été accordé, on a eu l'accord de prêt, mais il y avait une hypothèque sur les biens immobiliers, ça a engendré des choses très dures, et on s'est dit, on est conscient, c'est la première fois qu'on entreprend, il y a beaucoup de chances que ça ne marche pas, on ne sait jamais. On va faire beaucoup d'erreurs qui vont beaucoup nous apprendre, mais de là à prendre des risques tels, on s'est dit, ce n'est pas le moment. Du coup, on est en autofinancement. Donc voilà, pour le moment, c'est aussi ce pourquoi on passe par Ulule pour nous aider à financer notre premier stock. Et puis du coup, au quotidien, on a la chance en France de pouvoir compter sur France Travail, qui nous permet aussi pour le moment de subvenir à mes factures du quotidien.
- Speaker #0
Attends, c'est non négligeable. Et tu penses à terme que vous aurez besoin de lever de l'argent ou vous allez plutôt essayer de rester en autofinancement ?
- Speaker #1
Non, je pense que si ça fonctionne, d'ici un ou deux ans, on ira essayer de lever de l'argent.
- Speaker #0
Pour essayer d'accélérer un peu ?
- Speaker #1
Oui, pour le développement, pour des nouveaux produits. Au bout d'un moment, c'est dans notre stratégie. On espère pouvoir aller lever des fonds.
- Speaker #0
Sachant que derrière, le sourcing, ça ne doit pas être évident quand même, parce que ça doit demander énormément de temps.
- Speaker #1
Vraiment, ça prend. énormément de temps. C'est très chronophage. Au début, c'était en plus complètement l'inconnu. Maintenant, je commence à être un peu plus rodée. Mais c'est vrai que ça prend énormément de temps.
- Speaker #0
Arriver à convaincre aussi des industriels de te suivre, ce n'est pas forcément évident. Quand tu viens, au-delà d'être jeune, tu es jeune dans la carrière. Tu n'as pas un track record de 10-15 produits derrière toi. Comment tu fais pour les convaincre ?
- Speaker #1
Franchement, je dirais que déjà, il y a une question de position, de légitimité. J'ai eu la chance de travailler avant dans une agence de marketing où j'étais en contact avec beaucoup de fournisseurs, où j'ai dû aller beaucoup faire des demandes de devis, de choses comme ça. Donc, j'ai pris cette position un petit peu, j'ai pris cette habitude. Donc, ça m'a beaucoup aidée là pour aller chercher des fournisseurs. Et je dirais que ça se fait un petit peu tout seul. Les minimums de quantité nous filtrent, en fait. C'est ça,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Donc, voilà.
- Speaker #0
OK. Super intéressant. En gros, et très rapidement... ou plutôt très directement. Là, il y a plein d'alumni de l'ISC qui nous écoutent. Donc, c'est la communauté des alumnis de l'ISC.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'ils peuvent faire pour toi aujourd'hui ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'ils peuvent faire pour moi ? Beaucoup de choses. Beaucoup de choses. Je dirais que la première, ce sera avec plaisir, avec Axel, qu'on aimerait rencontrer d'autres entrepreneurs pour prendre des conseils. Vraiment, on est en demande de ça. d'écouter l'expérience d'autres entrepreneurs, notamment sur du e-commerce, sur ce marché des loisirs créatifs, marché de la décoration. Ça peut vraiment être très enrichissant pour nous. Après, dans un futur proche, s'il y a des revendeurs potentiels, plein de choses comme ça qui pourraient être très utiles pour nous.
- Speaker #0
Et puis pour tous ceux qui ont envie d'une activité un peu zen, sympa, déco, do it yourself, ben voilà, vous savez, on remettra le lien vers Lul, j'espère, enfin non, je ne sais pas si j'espère, si il est encore actif au moment où on publie l'épisode, sinon directement vers votre site web.
- Speaker #1
Du site web.
- Speaker #0
Voilà, ça peut être des clients aussi. Le chemin justement, tu as commencé un peu à l'évoquer, mais entre ta sortie de l'ISC et ce lancement d'Evaïa, il s'est passé quoi alors ?
- Speaker #1
Alors j'ai passé six mois à me questionner, à profiter aussi un peu, mais à me questionner sur, j'avais déjà cette envie d'entreprendre, j'étais toute seule à ce moment-là et du coup j'ai été au salon de la franchise. J'ai beaucoup fait de recherches dans ce secteur. J'ai été en contact avec différentes franchises pour analyser, comparer. Et puis au bout de six mois, je me suis...
- Speaker #0
C'est laquelle la plus séduisante ?
- Speaker #1
J'étais dans le bien-être. J'étais dans le bien-être et puis... Il y en avait beaucoup de séduisantes, mais je dirais que j'étais bloquée un petit peu. J'avais un sens et que ça stoppait un peu ma créativité.
- Speaker #0
Tu rentres dans un cadre.
- Speaker #1
Exactement. Et du coup, j'étais un peu perdue. Donc, je me suis dit, go, je vais trouver un travail. Je vais travailler pendant deux, trois ans et après, je me lancerai. Mais déjà, je vais travailler, je vais économiser. Si je peux, je vais investir dans la pierre et après, je me lancerai dans trois ans. Donc, j'ai trouvé un travail de commercial dans le secteur de la beauté. Et après, je suis partie parce que la route, ça commençait à faire un peu long. J'avais 4-5 heures de route par jour. Donc, ça faisait un petit peu beaucoup pour moi. Ce n'était pas forcément adapté à mon quotidien. Et j'ai trouvé une opportunité dans une agence de marketing spécialisée surtout avec des belles marques de l'agroalimentaire. Et je me suis éclatée pendant un an à leur côté. Et voilà.
- Speaker #0
Et tu les as lâchement abandonnées.
- Speaker #1
C'est un petit peu ça. Mais après, ils comprenaient.
- Speaker #0
C'est pour la bonne cause.
- Speaker #1
Je suis en très bon terme avec eux, ils me soutiennent. Je vois encore beaucoup de collègues, mes anciens responsables régulièrement et ils sont de très bons conseils pour la marque.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es posé la question d'entreprendre à Orléans ? Parce que finalement, ce n'est pas Paris. C'est éventuellement plus compliqué. L'accès au financement est éventuellement plus compliqué. Tu vois, c'est un peu compliqué l'affaire. Est-ce que tu t'es posé la question de bouger d'Orléans ou pas ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Je suis très famille et je trouve qu'à Orléans, il y a beaucoup de choses à faire. Je trouve que c'est une ville qui est en développement et ce qui est fait dans la métropole, je trouve ça incroyable. Et je trouve qu'Orléans a un gros potentiel. On le voit avec, par exemple, plein de nouveautés comme les semettes qui ont ouvert il n'y a pas longtemps. Et je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire et justement c'est un terrain de jeu pour des entrepreneurs. Donc je trouve ça incroyable. Mais la question ne s'est pas posée pour ce projet parce qu'Axel, mon associé, est spécialisé en e-commerce et lui voulait vraiment monter un e-commerce. Donc on ne s'est pas forcément posé la question pour ce projet, mais je vais commencer tout mon travail de prospection B2B. à Orléans, dans le Loiret. Voilà, j'ai commencé à développer la stratégie ici.
- Speaker #0
Ok. Écoute, super intéressant. C'était quoi, quand je t'ai proposé qu'on enregistre, tu t'es dit que c'était quoi les messages qu'il fallait absolument que tu passes ?
- Speaker #1
Je me suis posé la question en plus et je me suis dit, qu'est-ce que j'ai envie de faire passer ? À des jeunes, par exemple...
- Speaker #0
Là, il va y avoir des jeunes et des vieux. Je veux dire, même des très, très, très vieux.
- Speaker #1
De façon généralisée, je dirais qu'il faut... J'ai un message en plusieurs étapes à passer. Il faut apprendre à se connaître. C'est hyper important, je trouve, d'apprendre à se connaître pour savoir, justement, où est-ce qu'on a envie d'aller. Moi, j'ai mis du temps à apprendre à me connaître et à savoir ce que je voulais faire. J'ai fait des petits zigzags dans mon cursus scolaire et professionnel. Et je pense que c'est hyper important de s'écouter, de prendre soin de soi, d'apprendre à se connaître tout simplement pour savoir où est-ce qu'on a envie d'aller. Et après, tout mettre en œuvre, oser, être dans l'action pour arriver à ses rêves et oser rêver grand. Je sais que depuis toute petite, moi, je rêve très grand. Et mes parents avaient tendance à me faire un peu redescendre pour me faire comprendre que... que la vie, il faut bien travailler et puis on n'a pas forcément toujours tout ce qu'on veut. Mais je me rends compte aujourd'hui que le fait d'avoir toujours rêvé très grand, ça me porte, ça me pousse.
- Speaker #0
Ça va t'ouvrir des portes qui ne se seraient pas ouvertes autrement. Alors là, tu peux te planter, mais ce n'est pas la question. Puis les autres, tu auras plein de gens qui vont t'expliquer qu'ils auraient fait autrement, tu auras plein de gens qui vont t'expliquer qu'ils ne l'auraient pas fait. Tu auras plein de gens qui, de toute façon, ne feraient rien, etc. Donc, partant de là, allons-y. C'est ça.
- Speaker #1
Il peut faire sa propre expérience, mais du coup, il faut juste...
- Speaker #0
Mathilde va être du monde, et puis voilà, on n'en parle plus.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ok. Ton meilleur souvenir de ta période à l'ISC, c'est quoi ?
- Speaker #1
Mon meilleur souvenir... J'ai un souvenir qui me vient en tête. Alors, je dirais pas que c'est forcément le meilleur, mais c'est mon premier souvenir à l'ISC. Et c'était avec toi. C'était mon entretien. Donc, les premiers entretiens.
- Speaker #0
Un entretien de concours ?
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Tu l'as passé avec moi ?
- Speaker #1
Je l'ai passé avec toi. OK. Et j'étais sympa. C'était super sympa, tu m'avais posé une question avec la musique Mathilde et je ne savais même pas répondre. Mais c'était un...
- Speaker #0
Les jeunes, ils n'ont plus aucune culture, même sur leur prénom. Aucune référence. Moi, j'ai dû te dire Mathilde, tu es revenue donc. Oui,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
J'ai des vieux automatismes à la con.
- Speaker #1
Mais non, c'est un entretien qui m'avait marqué parce que du coup, je sortais des étapes concours écrits, anglais, lochine, etc. Et du coup, c'était l'oral avec toi. Et ça sortait un peu du cadre. J'aimais bien parce qu'on avait plusieurs images et on devait raconter notre histoire en trois images. Et tu m'avais sorti une autre image au dernier moment. Et c'était vachement sympa parce que je ressentais que j'essayais vraiment de connaître la personne qu'il y avait derrière. Et j'avais passé un super moment qui m'avait étonnée.
- Speaker #0
Moi aussi, certainement, mais je ne m'en souviens plus. Voilà.
- Speaker #1
Il y a eu beaucoup de bons moments. Il y a eu des soirées étudiantes. Après, ma promo a été un peu marquée par le COVID. Parce que du coup, sur les trois ans où j'étais là, il y a eu deux ans où il y avait le COVID. Donc, il y avait beaucoup de distanciel. Mais du coup, beaucoup de souvenirs aussi en visuel.
- Speaker #0
Je me souviens qu'on a fait une vidéo, mais quelques heures avant le premier confinement, justement, on essayait de créer du contenu. Tu ne te souviens pas de ça ?
- Speaker #1
Non, je ne m'en souviens pas. C'était une vidéo sur quoi ?
- Speaker #0
Sur l'ISC, la vie à l'ISC, ce que c'est bien, etc. Patin, couffin.
- Speaker #1
Ça me parle. Oui, oui, mais oui, je me souviens.
- Speaker #0
Parce qu'il fallait produire, produire du contenu avant que vous partiez chez vous, en fait. Oui. c'est une période intense compliqué ok, génial Mathilde on l'a dit Evahia est sur les rails maintenant, ça y est ça s'est lancé donc allez voir, je vais essayer de mettre tous les liens dans la description on va vous mettre tous les liens dans la description est-ce que toi pour des prochains épisodes t'aurais un ou une alumnie à nous recommander ? Ah, tu n'avais pas prévu cette question.
- Speaker #1
Non, je n'avais pas prévu. Je pense à une personne, Fabien, Fabien Miranda, qui était en promotion avec moi au MSI, qui est commercial. Et je pense que un épisode avec lui, ça peut être sympa, il est très naturel. Il a... Il aborde vraiment ce côté, c'est un commercial dans l'âme. Et je pense que ça peut être intéressant de voir ça. Et c'est un très bon ami.
- Speaker #0
L'Institut supérieur du commerce, si tu veux, ça fait sens.
- Speaker #1
Exactement. Et je trouve que c'est vraiment, je lui ai toujours dit, si je dois embaucher un commercial, ce sera toi.
- Speaker #0
C'était le meilleur que j'ai vu,
- Speaker #1
même si je n'en ai pas vu beaucoup. Donc, je ne sais pas si ça vaut grand. Je pense que ça pourrait être très intéressant, il est très naturel, très enrichissant. Ok,
- Speaker #0
c'est noté. Je vais lui demander. On va voir s'il dit oui.
- Speaker #1
Ça marche.
- Speaker #0
Merci beaucoup Mathilde, merci pour ce temps. Et puis on se revoit bientôt à Orléans, à Orléans Wire.
- Speaker #1
C'est sûr, merci
- Speaker #0
Pierre. Bye bye.
- Speaker #1
Bye.
- Speaker #0
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