Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Forges Sacrées. Je suis Jean-Claude Tissier, et si vous êtes ici aujourd'hui, c'est peut-être parce que votre cœur cherche un peu plus de lumière, de paix, ou simplement un moment pour se rapprocher de Dieu. Dans ce podcast, nous prenons le temps de revenir à l'essentiel. La foi, les Écritures, et la manière dont le Seigneur agit dans nos vies. même au cœur des épreuves. Car il y a des moments où la vie ressemble à une forge, des moments où les questions sont nombreuses et où nous ne comprenons pas toujours ce que Dieu est en train de faire. Mais les Écritures nous rappellent que le feu ne sert pas seulement à éprouver le métal, il sert aussi à purifier et à le façonner. Alors prenez ce moment pour une pause spirituelle, un moment pour réfléchir, pour écouter, ou pour laisser la parole de Dieu éclairer votre chemin. Bienvenue dans Forges Sacrées. Ici nous croyons que nous sommes tous façonnés par le feu, mais gardés par l'amour. Aujourd'hui j'aimerais commencer par quelques questions simples. Que faisons-nous lorsque la vie ne ressemble plus du tout à ce que nous avions imaginé ? Il y a des moments dans une vie où Dieu ne te parle pas à voix douce. Il y a des moments où le ciel gronde. Le Mont Sinai, imaginez ça, des éclairs, de la fumée, une montagne entière qui tremble sous le poids d'une présence trop grande pour être contenue. Et au pied de cette montagne, un peuple. Un peuple qui vient de sortir de l'esclavage. Un peuple qui connaît encore le goût amer de l'humiliation. Un peuple qui pensait peut-être que la liberté, ça voulait dire enfin pouvoir souffler. Mais Dieu, lui, a une autre définition de la liberté. Et cette définition commence par « monte plus haut » , un peu comme on entend partout dire « sors de ta zone de confort » . C'est bien de cela qu'on parle. Bienvenue dans ce nouvel épisode, aujourd'hui on va marcher avec Moïse. On va s'asseoir au pied du Sinaï et on va se poser une question très simple et très inconfortable. Et toi ? Quand Dieu t'appelle plus haut que ton confort, est-ce que tu montes ? Dans l'Exode 19, on peut voir, avant même que Dieu parle, avant même les dix commandements, avant le tonnerre et l'éclair, il y a une demande de préparation. Dans l'Exode 19.10, On voit ceci, et l'Éternel dit à Moïse, va vers le peuple, sanctifie-les aujourd'hui et demain, qu'ils lavent leurs vêtements. Deux jours, ils ont eu deux jours pour se préparer. Je trouve ça tellement humain, tellement réel, parce qu'on vit dans une époque où... On veut tout maintenant, l'accès immédiat, la réponse instantanée. On veut que Dieu parle, mais on ne veut pas forcément se préparer à l'écouter. Et là ? Le Seigneur dit « Non, non, prépare-toi d'abord. » La sainteté, ça demande un espace, un espace intérieur qu'on choisit de faire. Dans notre Église, on connaît ça. On se prépare avant le Temple, on se prépare avant l'administration de la Sainte Seine, on se prépare avant les bénédictions patriarcales, et parfois, cette préparation, on la vit comme un obstacle. qu'elle est en fait une invitation. Une invitation à dire « Je ne viens pas de moi-même, je viens vers toi. » Et puis il y a cette frontière. Dans l'Exode 19-12, tu fixeras au peuple des limites tout alentour. La montagne, elle est là, elle est majestueuse, elle attire, mais elle n'est pas accessible à n'importe qui, n'importe comment, n'importe quand. Ça parle à notre époque, ça. On confond parfois proximité et intimité. On pense que parce qu'on peut parler de Dieu facilement, on est forcément proche de Dieu. Mais la vraie intimité divine, elle se mérite. Pas par les œuvres, attention, par la disposition du cœur. Dans Exode 20, on peut voir le peuple est là et Dieu parle. Dans Exode 20, chapitre 2, il dit ceci « Je suis l'éternel ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. Avant le moindre commandement, une identité, une relation, je suis celui qui t'a libéré. » C'est une chose que j'aime profondément dans notre théologie. Dieu ne commence pas par ce qu'il attend de nous, il commence par ce qu'il a fait pour nous. Le livre de Mormont, Doctrine et Alliance, c'est plein de ça. Cette logique de la grâce qui précède la loi. Et puis, viennent les commandements. 10. 10 pierres posées dans l'éternité. Et la réaction du peuple ? On voit dans Exode 20-18. Tout le peuple entendait le tonnerre et le son de la trompette. Ils voyaient les flammes de la montagne fumante. À ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait à distance. Ils reculèrent. Ce mot m'arrête à chaque fois. Ils reculèrent. Pas parce qu'ils ne croyaient pas, pas parce qu'ils étaient mauvais, mais parce que la présence de Dieu, la vraie présence de Dieu, elle est trop grande pour notre confort naturel. Dans Exode 29, il dira à Moïse, parle-nous toi-même et nous écouterons. Mais que Dieu ne nous parle pas de peur que nous ne mourions. Voilà le cœur de cet épisode. Voilà le défi qu'on porte tous un jour ou l'autre. On préfère la médiation confortable. On préfère que quelqu'un d'autre fasse le chemin difficile pour nous. On veut bien les bénédictions de la montagne, mais pas l'épreuve de la montée. Dans Exode 24, et là, quelque chose de magnifique se produit. Moïse redescend. Il rapporte au peuple tout ce que le Seigneur a dit. Et la réponse du peuple, tous ensemble, est devenue l'une des phrases les plus belles et les plus lourdes de sens de la Torah. « Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit » dans Exode 24.3. Nous le ferons. Pas « nous essayerons » , pas « ça dépend » , pas « si c'est raisonnable » , pas « si ça ne coûte pas trop cher » . Nous le ferons. Il y a dans ces trois mots hébreux « nahasé » , une totalité, un engagement complet du peuple. Et Moïse prend du sang, le sang de l'Alliance, et il dit Voici le sang de l'Alliance que l'Éternel a faite, avec vous, selon toutes ses paroles. On peut le retrouver dans Exode 24.8. Dans nos traditions, on comprend ce langage. Les Alliances sont au cœur de l'Évangile rétabli. Le baptême, l'administration de la Seine-Seine, les ordonnances du Temple, Chacune de ces ordonnances est un « Nahasé » que l'on prononce et un « Je ferai ce que tu m'as demandé » . Et Dieu, de l'autre côté de l'Alliance, il dit « Et moi, je serai ton Dieu » . Mais il faut être honnête, l'Alliance, ce n'est pas un moment. C'est une direction de vie. Ce n'est pas une déclaration de quiconque. C'est la fidélité dans le quotidien. Moïse monte. Et cette fois, il monte vraiment. 40 jours et 40 nuits. Sans manger, sans boire, dans la présence de Dieu. Dans l'Exode 31.3 Dieu lui donne la vision du tabernacle. Il appelle des artisans, Pézalel et Aoliab, et leur dit « Je l'ai rempli de l'esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence et de savoir pour toutes sortes d'ouvrages. » J'aime ce passage, parce qu'il nous dit quelque chose d'important. Quand Dieu t'appelle à construire quelque chose, une vie de famille, un service dans l'Église, une carrière au sens du bien, il ne te laisse pas sans ressources. Il t'équipe. Il met en toi ce qu'il faut. Dans l'Exode 31.6, j'ai mis de l'intelligence dans l'esprit de tous ceux qui sont habiles. Dieu ne t'appelle pas à ce pour quoi il ne t'a pas préparé. Mais voilà ce qui arrive pendant ces 40 jours là-haut. En bas, le peuple attend. Il n'arrive plus à se soutenir. Dans Exode 32.1 Le peuple voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne se rassembla autour de Aaron et lui dit « Allons, fais-nous un dieu qui marche devant nous. » C'est vertigineux. Quarante jours, c'est tout ce qu'il faut. Quarante jours sans voir la présence tangible de leur chef. Et les voilà fondre les boucles d'or pour faire à vous. Le même peuple qui avait dit « Nous le ferons. » Ne soyons pas trop durs avec eux. Parce que si l'on est honnête, on fait pareil. On fait pareil quand la réponse à notre prière tarde. On fait pareil quand le chemin de la sainteté nous semble trop long. On fait pareil quand on commence à construire nos propres dieux, le confort, la sécurité, la reconnaissance, le contrôle. Le Vaudor, ce n'est pas une histoire d'idolâtrie antique, c'est une histoire de maintenant. C'est l'histoire de tout ce que l'on met à la place de Dieu quand Dieu ne répond pas à notre rythme. Le péché du vaudor, ce n'est pas l'or, c'est l'impatience, c'est le refus d'habiter l'attente, c'est la conviction que si ça prend trop de temps, c'est qu'il m'a abandonné. Dieu voit. Et il est furieux. Il dit à Moïse en 32, 10 « Maintenant laisse-moi. Ma colère va s'enflammer contre eux et je les consumerai. Mais je ferai de toi une grande nation. » Et là, Moïse fait quelque chose d'extraordinaire. Il intercède. Il se met entre Dieu et le peuple. Il ne minimise pas le péché. Il ne dit pas « ce n'est pas si grave » . Mais il rappelle l'Alliance. Il rappelle les promesses faites à Abraham, Isaac et Jacob. Et le texte dit, dans 32,14, « Et l'Éternel renonça au mal qu'il avait déclaré vouloir faire à son peuple. » La prière change des choses. Ce n'est pas un principe secondaire de l'Évangile, ce n'est un principe central. L'intercession est au cœur de ce que fait Jésus-Christ pour nous. Le livre de Mormont nous dit qu'il plaide notre cause devant le Père. Et Moïse, ici, nous en donne une image préfigurative sublime. Mais il y a une suite. Moïse descend, il voit le veau, les tables de la loi brisées, et il y a des conséquences. Il ne peut pas y avoir aucune conséquence. La miséricorde ne supprime pas la justice, elle la transforme. Elle lui donne un sens, elle lui ouvre une porte. Dans Exode 33, 9. Et lorsque Moïse était entré dans la tente, la colonne de nuée descendait et s'arrêtait à l'entrée de la tente. Et l'Éternel parlait avec Moïse. Et puis cette phrase, Exode 33, 11. L'Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Vous vous rendez compte face à face, comme un ami ? Ce n'est pas la religion de la distance. Ce n'est pas la relation du serviteur terrorisé devant le maître imprévisible. C'est l'amitié. C'est la confiance. C'est ce que le Seigneur nous offre. Ce qu'il nous a toujours offert, quand nous acceptons de monter plus haut. Et Moïse dit... Quelque chose de magnifique. Montre-moi ta gloire. Dans Exode 33, 18. Après tout ce qui s'est passé, le veau, la rupture, les tables brisées, Moïse ne repart pas en arrière. Il demande plus. Il veut davantage de Dieu. C'est ça, l'appel plus haut que le confort. Non pas fuir la crise, mais la traverser et en ressortir avec une... plus grande soif de Dieu. L'Éternel dit à Moïse, « Taille deux tables de pierre comme les premières et j'écrirai les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées. » Ça, on peut le voir dans Exode 34.1. Donc, en fait, il dit « recommence, retaille, remonte » . Il y a une grâce dans ce recommencement. Les premières tables étaient l'œuvre de Dieu seul, les nouvelles, Moïse doit les tailler lui-même. Il y a quelque chose de symbolique là-dedans. La restauration après l'échec demande notre participation active. Dieu ne fait pas à notre place ce que nous sommes capables de faire avec lui. Moïse remonte la montagne, quarante jours encore, et Dieu proclame son nom devant lui. Dans Exode 34, 6, « Et l'Éternel passa devant lui et s'écria, L'Éternel, l'Éternel, Dieu Miséricordieux ! » et compatissant lent à la colère, riche en bonté et en fidélité. Dieu se révèle par son caractère, par sa nature, et la première chose qu'il dit de lui-même, c'est la miséricorde. Moïse descendit du Mont Sinai, les deux tables de témoignages à la main, il ne savait pas que... La peau de son visage rayonnait parce qu'il avait parlé avec l'Éternel. Ça, on peut le voir dans Exode 34-29. Il ne le savait même pas. Il ne le savait pas lui-même. Mais ceux qui l'entouraient le voyaient. La présence de Dieu laisse une trace lumineuse. Alors, où en sommes-nous ce soir ? Dieu appelle, il appelle toujours. Il appelle vers le haut, vers une version plus vraie de nous-mêmes, vers les alliances que l'on honore même quand c'est difficile, vers une sainteté qui n'est pas une rigidité mais une luminosité. Et le confort ? Le confort, ce n'est pas toujours l'ennemi, mais il devient l'ennemi le jour où il est le plus fort. où on lui laisse dire non à la place de Dieu. Le peuple avait dit, nous le ferons. Et puis, ils ont fait un vaudor. Et Dieu a quand même renouvelé l'alliance. Et Moïse a quand même brillé. Parce que l'évangile, ce n'est pas l'histoire des gens parfums. C'est l'histoire des gens qui reviennent, qui retaillent les tables, qui remontent la montagne. Dans Doctrine et Alliance 68.4, il est dit « Et tout ce qu'ils diront sous l'inspiration du Saint-Esprit sera écriture, sera la volonté du Seigneur, sera la vie du Seigneur, sera la parole du Seigneur, sera la voix du Seigneur et le pouvoir de Dieu pour le salut. » Il parle encore, la montagne est encore là, et la question qu'il nous pose à chacun d'entre nous, aujourd'hui, est-ce que tu vas monter ? Merci d'avoir marché avec moi aujourd'hui dans ces pages de l'Exode. Si cet épisode a résonné en toi, partage-le avec quelqu'un qui a besoin d'entendre que Dieu ne nous abandonne pas dans les 40 jours difficiles. Et si tu traverses en ce moment ton propre Sinai, sache que la colonne de nuée est encore là. Elle n'est pas partie. A la prochaine fois, que le Seigneur soit avec vous. Merci d'avoir passé ce moment avec moi dans Fort Jeu Sacré. Si cette histoire a touché votre cœur, je vous invite à prendre quelques instants de silence et à réfléchir à la manière dont Dieu agit peut-être déjà dans votre vie. Parfois, ce que nous appelons une épreuve est en réalité un travail invisible du Seigneur dans notre âme. Si ce message vous a aidé, vous pouvez soutenir ce projet. Simplement en partageant cet épisode ou en l'envoyant à quelqu'un qui traverse une période difficile. Et si vous souhaitez continuer ce chemin spirituel avec nous, vous pouvez suivre Forges Sacrées dans les prochains épisodes. En attendant, souvenez-vous de ceci. Même lorsque la vie ressemble à une forge, Dieu est encore à l'œuvre. Parce que nous sommes tous façonnés par le feu, mais gardés par l'amour. A très bientôt dans Forges Sacrées.