Speaker #0Bienvenue sur Good Karma, le podcast qui te donne des bonnes vibes pour transformer ta vie. Chaque épisode est comme une graine de bien-être que tu vas semer dans ton jardin intérieur. Ici, on va nourrir ton esprit et ton cœur afin de faire rayonner ton harmonie dans tout ton écosystème. En transformant ton monde intérieur, c'est tout ton univers qui changera. Le positif attire le positif, c'est tout simplement la loi du karma. Moi, c'est Diane Lesser, je suis coach certifié et j'accompagne depuis plus de 20 ans celles et ceux qui veulent s'épanouir, se réinventer et retrouver leur élan vital. Mes graines de sagesse, je les ai cueillies dans les traditions d'Asie, dans mes formations, mais aussi dans ma connexion profonde à la nature entre lacs, forêts et montagnes au cœur des Alpes et du Jura. Maintenant, respire, ouvre grand tes oreilles et ton esprit, laisse ton énergie résonner comme un écho, il est grand temps d'attirer ce que tu vibres. Épisode ! 11. Et si l'échec était une chance ? Quand on parle d'échec, ça nous renvoie souvent à une fatalité, un mot bien lourd de sens. Peut-être aussi ça peut nous rappeler une honte, une faiblesse, un gros défaut, une épreuve face à laquelle on n'a pas été à la hauteur. Quand la vie place des obstacles sur notre chemin, est-ce qu'on parle d'événements simplement factuels qui n'ont pas de connotation. Ou est-ce que c'est vraiment notre cerveau qui va interpréter cela et lui coller des étiquettes, comme des réussites ou des échecs ? Tout ce qui se déroule sur cette Terre, le fil naturel de la vie, est une série d'événements ou d'actions qui n'ont en soi pas de connotation à la base. En tant qu'être humain, c'est lorsque nous rencontrons une situation que notre cerveau va passer au filtre de notre éducation, de nos valeurs, de nos schémas, de nos modèles. Nous allons passer tout cela au filtre et nous allons lui poser des étiquettes. Est-ce que la situation va être favorable, défavorable ? Est-ce qu'elle va être neutre ? Est-ce qu'elle va être agréable ou désagréable ? Et c'est ainsi que nous pouvons considérer certaines situations comme des échecs ou des réussites. L'univers, la vie en général, ne pose pas sur notre chemin un événement en lui posant directement l'étiquette échec. Non. L'échec, c'est ce que nous donnons comme sens à ce qui arrive lorsque le résultat ne correspond pas à nos attentes. Pour commencer et rentrer dans cet épisode, tu peux te poser deux questions essentielles. La première, c'est quelle est une de tes premières expériences d'échec dont tu te souviennes ? Et quelle définition tu as pu mettre dessus ? La deuxième question... essentielle que tu peux te poser, c'est aujourd'hui. Quand tu entends le mot échec, qu'est-ce que tu ressens immédiatement dans ton corps ? Est-ce que tu as une sensation d'étouffement au niveau de la poitrine ? Est-ce que tu sens tes jambes au coton ? Est-ce que tu as envie de passer par un trou de souris ? Est-ce que tu ressens une certaine chaleur au niveau du visage, comme s'il y avait un sentiment de honte, qu'est-ce que cela évoque au niveau de ton corporel et au niveau de tes sensations ? Et quelles pensées peut-être te traversent en même temps l'esprit ? Dans cet épisode, je te propose de déconstruire l'échec. Ce n'est pas une fatalité, je te rassure, mais on peut le regarder comme une lecture, un apprentissage possible parmi d'autres. Alors qu'est-ce qu'un échec au fond ? Déjà, il s'agit de distinguer le fait qui est objectif ou neutre. de l'histoire que l'on se raconte lorsque l'on vit ce fait-là. Et cette histoire que l'on se raconte, nous l'avons tricotée avec plusieurs éléments, comme l'éducation que l'on a reçue dans notre enfance, si on attendait de nous qu'on soit toujours dans les premiers de la classe ou qu'on devait toujours finir dans les premiers sur la ligne d'arrivée à une course. Ça peut être aussi l'image que l'on souhaite donner au sein de notre famille, de notre cercle d'amis, de notre entreprise. de la société en général ou l'image que l'on se fait de nous-mêmes. Et tout cela est très lié à notre égo et notre estime de nous. Dans tous les cas, l'échec, c'est ce que l'on interprète lorsque nous avons un résultat qui n'est pas conforme à nos attentes. La sensation d'échec, elle peut aussi se ressentir lorsque nous ne rentrons pas dans la norme. Nous avons bon nombre d'exemples au quotidien comme, par exemple, Donc pour réussir ces études, il faut avoir un certain niveau de notes et ça se joue souvent aux examens alors que le reste de l'année, on aurait pu travailler de façon efficace et brillante. Ça peut être toutes ces injonctions que l'on reçoit en permanence dans les réseaux sociaux, dans les publicités, que pour être brillant et bien intégré dans notre société, il faut avoir un physique svelte, il faut être musclé, il faut être actif du matin jusqu'au soir. Il faut pouvoir être bien équilibré, manger sain, etc. Et toutes ces injonctions peuvent nous créer une charge mentale, nous mettre sous pression. Et lorsqu'on n'arrive pas à cocher toutes les cases, on peut vite les classer comme des échecs. Toutes ces normes, qu'elles soient sociétales ou qu'elles viennent d'ailleurs, peuvent être exprimées de façon claire et directe. Mais parfois, elles peuvent aussi construire un cadre invisible. afin de ne pas te laisser embobiné dans cette spirale infernale, je te propose ici de marquer une pause et que lorsque tu ressens une situation qui va à l'échec, c'est déjà de te poser la question Quelles étaient ton attente ou tes attentes exactes au départ dans cette situation ? Et est-ce que tes attentes étaient réalistes et d'une certaine façon écologiques ? Et quand je dis écologiques, je parle est-ce qu'elles respectent bien ton univers, ton histoire, ton cadre de référence et tes valeurs ? Tu peux aussi te demander si tes attentes, elles venaient vraiment de toi ou est-ce qu'elles étaient plutôt incluses dans un système de normes ou d'attentes ? plutôt de ton entourage ou de la société ? Est-ce que aussi tu as pu te comparer à quelqu'un ou quelque chose pour ensuite conclure que c'était un échec ? Enfin, imaginons que cette situation que tu considères comme un échec arriverait à ton meilleur ami ou ta meilleure amie. Si tu devais observer la situation en étant dans le non-jugement, qu'en penserais-tu ? Pour dédramatiser l'échec, J'aimerais bien qu'on puisse prendre un petit hélicoptère et qu'on puisse regarder la situation d'un peu plus haut. Et notamment au niveau culturel. Parce qu'en France, on est assez mal lotis sur la définition et le vécu lié à l'échec. Dans notre pays, on parle de l'échec plutôt comme une faute, une honte et un certain mépris par rapport au regard de l'autre. Et cet héritage culturel, eh bien, il nous colle un peu à la peau. Et ce serait bien de pouvoir le déconstruire un petit peu. Pourquoi ? Parce qu'on l'a hérité déjà d'une certaine culture de l'excellence, notamment à l'école, à l'université, et on a la frousse de la notation. On a peur de se prendre un zéro pointé ou d'être en dessous de la moyenne. On a peur d'être le bonnet d'âne qui va arriver au coin, dans la classe, et on sait très bien que tout cela... c'est un peu lié à la honte et au mépris. Souvent l'échec ça nous renvoie à la question qu'est-ce que les autres vont penser de moi ? Il y a un espèce de poids assez lourd du regard social sur notre personne. Je te propose ici qu'on fasse un petit point sur les peurs et les croyances qui sont rattachées à l'échec. Petit état des lieux des peurs, parmi elles on peut trouver la peur de ne pas être à la hauteur. Par exemple, je ne suis pas assez compétente, je ne suis pas assez intelligente, assez capable. Donc on a la sensation que l'échec est comme une insuffisance personnelle. Ça peut être la peur du rejet et du jugement. Par exemple, on a peur que les autres nous voient différemment, qu'ils nous rejettent un peu de leur groupe social, qu'ils ne nous reconnaissent pas, qu'ils nous donnent peut-être moins d'amour aussi. La peur sous-jacente, c'est aussi la peur de perdre de sa valeur, parce que notre valeur personnelle s'apparente au résultat que l'on obtient. Et donc ici, la question que l'on peut se poser et qui est assez importante, c'est est-ce que ma valeur dépend de ce que j'ai réussi ou est-ce que ma valeur dépend de la personne que j'incarne, de qui je suis ? Parfois, on peut aussi avoir peur que la situation soit irréversible. Par exemple, qu'un échec nous ferme complètement des portes. On peut avoir peur de l'échec parce qu'il nous semble synonyme d'un effondrement émotionnel. On peut avoir peur de sombrer ou de s'enliser et de ne pas pouvoir rebondir et se relever. Alors ça peut cristalliser des croyances qui peuvent être limitantes, comme la croyance de fatalité, c'est-à-dire si j'échoue, c'est que je ne suis pas faite pour ça. On peut être aussi amené à penser que les autres réussissent mieux que nous. Mais ça aussi, c'est une croyance limitante parce que bien souvent, on ne voit pas les échecs des autres et on ne se rend pas compte qu'ils sont peut-être passés par... plusieurs chemins bien sinueux avant d'en arriver à un bon résultat. On peut avoir la croyance selon laquelle on n'a pas le droit de se tromper. Et ça, ça nous imprègne bien en France. Si on regarde dans d'autres cultures, notamment anglo-saxonne, se tromper, eh bien ça fait partie du processus. Ce n'est pas une anomalie. On peut également penser que si on rate, on va décevoir. Ça nous renvoie à une certaine loyauté envers la famille, envers notre groupe social. Ça nous met une pression qui peut être implicite ou explicite et un fort besoin d'être à la hauteur des attentes, que ce soit envers nous-mêmes ou envers les autres, et même de l'idée qu'on peut se faire de leurs attentes. Pour t'aider à déconstruire toutes ces croyances et toutes ces peurs, je te propose de prendre une situation que tu as considérée comme un échec et de le regarder en faisant abstraction de tout ce schéma-là assez contraignant et de le regarder avec bienveillance et de te demander qu'est-ce que tu as appris en termes d'expérience. On peut changer de perspective en allant chercher une définition de l'échec ailleurs. et notamment sur le modèle anglo-saxon, dont une des expressions est « fail fast, learn faster » . En gros, échouez vite et apprenez plus vite. D'autres sociétés voient effectivement un échec comme un passage et pas comme une faute. Dans la culture entrepreneuriale, l'échec est même considéré comme une force puisque c'est ça qui donne l'expérience. Si vous êtes entrepreneur en France et qu'une de vos sociétés a déjà fait faillite, Il va être extrêmement difficile d'aller demander un nouveau crédit à une banque. Je pense que ce crédit ne sera même pas accordé. En revanche, sur le modèle anglo-saxon, si vous avez créé une entreprise et que malheureusement elle a fait faillite, eh bien vous en sortez avec plutôt des leçons. Et si vous créez une nouvelle entreprise, vous serez certainement mieux armé pour pouvoir faire face aux différents obstacles. En tout cas, au niveau de la société, ça montre que vous avez une certaine audace. que vous savez faire face aussi aux épreuves et que vous tenez bon même dans l'adversité. Si on regarde maintenant du côté des cultures asiatiques, on se rend compte que la vie n'est pas faite que de périodes de hauts, de périodes de réussite, de périodes qui sont brillantes et que tout est soumis à l'impermanence et au changement et qu'il est important de pouvoir ne pas trop s'attacher à ces périodes plus difficiles. Et de pouvoir les regarder avec philosophie et enfin de pouvoir s'ajuster et d'accompagner le flot naturel de la vie qui passe par différentes phases et notamment celle-ci que l'on pourrait nous appeler échec. Ici, il y a une question assez centrale que tu peux te poser et qui peut t'aider à surmonter la sensation désagréable d'échec. C'est, causerais-tu tenter si l'échec ? n'était pas stigmatisée. Alors que peut-on apprendre de ces échecs ? Comment outrepasser l'émotion désagréable et l'analyser sous un nouveau jour ? On peut décomposer cela en plusieurs étapes dans le processus. Déjà, la première chose, c'est accueillir l'émotion. Qu'est-ce que tu ressens quand une situation que tu pourrais étiqueter échec Merci. arrive. Est-ce que tu ressens une certaine frustration ? Est-ce que tu ressens de la tristesse, de la colère, de la honte ? Ensuite, tu peux essayer de séparer cette émotion de la vraie analyse que tu peux en faire de façon assez concrète et objective. La troisième étape qui est la plus importante, qui t'aidera à faire le deuil de la situation et à rebondir, c'est d'identifier clairement quels apprentissages tu en fais. Quelle est la conclusion que tu peux mettre sur cette situation ? Si la vie ne t'a pas donné ce que tu attendais, ce que tu voulais, quelles leçons tu peux en tirer ? Il y a plusieurs façons de rendre un échec un peu plus lumineux. Déjà, c'est de regarder et de passer à la loupe qu'est-ce qui a réellement fonctionné. Même si ce sont de petites choses. Qu'est-ce que tu as appris dans ce processus ? Tu peux essayer de faire ressortir tes petites victoires, aussi minuscules soient-elles. Pour pouvoir rebondir, il faut savoir faire preuve de discernement et d'observation et de bien cibler les points sur lesquels tu dois continuer à travailler ou à faire différemment de façon à ce que si tu devais recommencer, qu'est-ce que tu changerais pour que cela fonctionne ? Je pars du principe qu'on apprend beaucoup plus de ses échecs que de ses réussites. Car c'est justement en affrontant les obstacles qu'on va développer des compétences. Et savoir les regarder avec beaucoup de douceur et de bienveillance, c'est aussi pouvoir accepter la partie un petit peu plus faible de notre personne et qui a encore beaucoup de choses à apprendre. Et aujourd'hui, la question essentielle, c'est de savoir quelles compétences tu as pu apprendre grâce à cette expérience. Ce que tu commences certainement à comprendre au fur et à mesure qu'on avance dans cet épisode, c'est qu'il est important de changer d'état d'esprit. face à ce que l'on considère comme un échec. Quand on n'arrive pas à surmonter les épreuves et qu'on fait face assez régulièrement aux échecs, on finit vraiment par se dire « je suis nul, je suis bon à rien, je n'ai pas le niveau, je ne suis pas à la hauteur, etc. » Et tout cela va venir toucher notre estime de nous. Et c'est là qu'il faut être vigilante, c'est qu'à ce moment-là, c'est de pouvoir se détacher du fait objectif en lui-même, c'est-à-dire Je n'ai pas réussi effectivement à passer cette épreuve, mais c'est aussi de faire un pas de côté et de se dire pourquoi est-ce que cette stratégie que j'ai mise en place n'a pas fonctionné dans ce contexte précis ? En quoi est-ce que je peux modifier ce résultat ? En quelque sorte, c'est de ne pas prendre ce problème comme quelque chose de personnel, mais plutôt comme quelque chose qui serait plutôt un process qui a été... pas forcément assez bien calibré pour pouvoir atteindre un résultat. Quand on prend l'échec comme une faille, une défaillance personnelle, eh bien l'estime de soi est vraiment impactée. C'est-à-dire qu'on va y accoler tout plein de pensées qui vont venir toucher la zone sensible de notre égo. C'est-à-dire qu'est-ce que les gens vont en penser, qu'est-ce que les gens vont dire, comment la société va me regarder, comment ma famille va me considérer. et On va avoir cette image de nous qui peut être vraiment assez salie, rabaissée, et c'est justement ça qu'il faut essayer de déconstruire. Il faut être assez alerte par rapport à ces pensées néfastes et pouvoir transformer ce mode de fonctionnement et cet état d'esprit. En faisant ce pas de côté et en prenant un peu de hauteur, on va considérer l'échec non pas comme une... une punition qui nous serait infligée par la vie ou le destin, mais plutôt comme une certaine morale de l'histoire. On va plutôt penser à, ok, le résultat n'est pas celui escompté, n'est pas celui que j'attendais, mais aujourd'hui, quelles sont les solutions ou les alternatives qui sont disponibles que je peux mettre en place pour essayer d'avoir un résultat différent ? Quelles sont les clés que je peux saisir ? pour changer la donne et éviter de répéter cette situation d'échec. La première clé, c'est de pouvoir analyser, observer, écouter tout ce qu'il y avait dans cette expérience afin de ne pas reproduire le même résultat. La deuxième clé, c'est de repérer toutes les valeurs, le rythme, la direction, les coopérations, les outils, les ressources que j'ai mises dans cette expérience et qui ont créé ce contexte qui m'a menée vers quelque chose que je considère comme l'échec. Ici, tu peux te poser quelques questions essentielles et assez profondes pour comprendre pourquoi est-ce que ça a foiré. La première question, c'est est-ce que tu forces quelque chose qui ne te ressemble plus ? Est-ce que finalement, cette expérience que tu as faite n'est pas en contradiction avec tes valeurs ou tes besoins ? Tu peux aussi te demander qu'est-ce que cet échec vient chambouler aujourd'hui ? dans tes choix actuels. Tu peux aussi te demander, puisque cet échec est là, que tu le vis comme une défaite cuisante, eh bien, quel est son message aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'il essaye de te dire exactement par rapport à là où tu en es et là où tu as envie d'aller ? Lorsque l'on vient d'essuyer un échec, qu'est-ce qu'il nous reste comme possibilité ? Deux choix, deux chemins s'offrent à nous. Soit on s'obstine Et on répète l'expérience afin de la réussir avec tous les éléments qu'on vient de passer en revue, c'est-à-dire l'analyse, la compréhension, la morale de l'histoire, les différents paramètres, tout ce qu'on veut remettre en place de façon différente, bien évidemment, afin de changer le résultat final. Soit on s'obstine, soit on décide d'abandonner et de changer de direction. Quand je décide de me relever et d'y retourner, de recommencer l'expérience, parce que j'ai envie de la réussir, je dois bien faire la différence entre persévérance et entêtement. La persévérance, c'est quand j'ai un objectif clair. L'entêtement, c'est quand j'ai besoin de montrer que c'est moi le chef et que je vais gagner et que je vais avoir raison. La persévérance, c'est quand je sens que je peux me réadapter et reparamétrer tout ce qui compose l'expérience. L'entêtement, c'est quand... je suis rigide et que je recommence exactement avec les mêmes paramètres. La persévérance, c'est quand je suis dans l'accueil et dans l'écoute des filles. des conseils qu'on me donne. L'entêtement, c'est quand je suis dans le déni complet de tout ce qu'on pourrait m'apporter de l'extérieur qui pourrait essayer de me faire un peu changer. La persévérance, c'est quand je m'oriente vers la réussite avec une grande ouverture. L'entêtement, elle est plutôt orientée par l'ego qui veut absolument briller ou bien ça peut être aussi la peur, la peur d'être jugée, la peur... d'être mal considéré, d'être critiqué par l'entourage ou la société. Si tu ne sais pas très bien où tu en es à ce stade-là et que c'est flou, tu ne sais pas si tu es plutôt dans la persévérance ou dans l'entêtement, l'obstination, tu peux te poser cette question. Est-ce que tu poursuis simplement ton objectif, un peu comme un navigateur qui contourne la tempête pour atteindre le bon port ? Ou... Est-ce que tu as envie de défendre fermement ta position ? Donc plutôt le capitaine qui va foncer droit dans la tempête juste pour prouver qu'il avait raison de continuer dans sa direction. D'autres questions introspectives peuvent t'aider à savoir, à comprendre là où tu en es. C'est est-ce que tu continues par conviction ou par peur de renoncer ? Qu'est-ce que tu perds à continuer ? Et qu'est-ce que tu gagnes à changer ? Et enfin, une très très bonne question qu'on pose souvent en coaching, c'est si tu te projettes dans deux ans, trois ans, cinq ans, qu'est-ce que tu dirais à la personne que tu es aujourd'hui ? En parlant d'échec, un des plus gros échecs de ma vie et qui me vient tout de suite à l'esprit, c'était il y a quelques années. J'avais un plan, un vrai plan, bien solide, structuré, logique. J'avais 30 ans, j'étais maman solo et je voulais devenir professeur des écoles. Un métier utile ? qui m'attirait beaucoup, avec des horaires compatibles, très pratiques pour ma vie de famille à l'époque, et une bonne stabilité. C'était vraiment le combo parfait. En tout cas, dans l'idée que je m'en faisais. Alors j'ai fait ce que tous les gens déterminés font. J'ai investi de l'argent pour me préparer au concours. J'ai travaillé pendant un an. Le soir, j'ai sacrifié mes week-ends. Pendant que d'autres partaient se promener, s'amuser, eh bien moi je révisais. tous mes cours. J'ai même demandé de l'aide à des profs particuliers. Oui, oui. Moi, j'ai demandé de l'aide en maths, notamment, parce que les maths et moi, c'était une relation assez toxique depuis le collège. Donc, j'arrive à l'examen, je suis concentrée, je suis sérieuse, je suis presque confiante, parce que j'ai vraiment beaucoup travaillé. Je passe mes examens et, peu de temps après, les résultats tombent. En français, bien. En histoire géo, très très bien. Et là, les maths. Eh bien, note catastrophique. J'ai frôlé la note éliminatoire. Donc, verdict, je suis recalée. Pas presque recalée, hein. Bien, bien recalée. Lamentablement. Donc, je rentre chez moi avec ce bouillon d'émotions négatives, la tristesse, la colère, la déception. J'ai tout donné, en fait, pour rien. Un an de sacrifice, un an à y croire, et là, rideau. J'étais écoeurée. Et j'ai fait ce qu'on fait quand on est écoeuré, j'ai abandonné. Je ne me suis pas dit je retente l'année prochaine. Non, non, pour moi c'était terminé, le dossier était clos. Après quelques semaines de digestion de toutes ces émotions bien désagréables, je me décide et là je remets mon armure de combattante et je dis là il faut que je me relève, il faut que je rebondisse, il faut que je me trouve un job où j'ai envie de me lever le matin. Je tombe un petit peu par hasard sur une oeuvre de... conseillère socio-professionnelle. Je postule et là, je suis prise. Et à ce moment-là, et au fur et à mesure que je vais prendre ce poste, c'est comme s'il y avait une lumière qui s'était allumée au bout du tunnel. Je rencontre des personnes passionnées, des collègues incroyables. Je me construis un réseau de fous et j'ai l'occasion de me former à des outils d'accompagnement. Je découvre le coaching, je découvre le développement personnel de façon plus... plus approfondie et vraiment en situation concrète avec des personnes que j'accompagne. Bref, c'est la révélation et je me découvre. À ce moment-là, j'ai une autre révélation qui est plus sous-jacente. Je réalise surtout que cet échec que j'ai vécu, eh bien, ça m'a permis de comprendre que je n'aurais jamais été heureuse dans l'éducation nationale. J'aime trop ma liberté, ma créativité et je n'ai pas la patience de travailler avec des enfants toute la journée. pas les cadres rigides, j'ai besoin d'indépendance, d'entrepreneuriat. Et en fait, je ne voulais pas seulement enseigner, je voulais transmettre. Et ce n'est pas tout à fait la même chose. Enseigner, pour moi, c'est transmettre de façon assez descendante des théories, des schémas pour des personnes qui vont les prendre sans forcément trop questionner. Alors que transmettre, je vais partir d'une situation concrète, prendre en compte tous les tenants, les aboutissants, la problématique. Et chercher avec la personne, en faisant un vrai accompagnement côte à côte, des solutions qui sont plus individuelles et personnalisées. Et c'est vraiment ça que j'aime faire avec un public adulte avec qui il y a de l'échange et de la réciprocité. A l'époque, ce concours que j'ai raté, j'ai appelé ça échec. Mais avec le recul, je me rends compte que c'était plutôt un signal de la vie, comme un message un petit peu caché, qui m'a permis de me rediriger vers quelque chose qui... me convenait plus. La vie, elle ne m'a pas fermé une porte, elle m'a juste évité de rester enfermée au mauvais endroit. Si j'avais réussi ce concours, je ne serais probablement pas devenue la coach que je suis aujourd'hui. Morale de l'histoire, parfois ce que l'on appelle un échec, c'est juste la vie qui nous dit non non, ici c'est pas pour toi, c'est pas ici que tu vas finir et c'est pas comme ça, j'ai peut-être mieux pour toi. Et heureusement, je me dis heureusement que je suis nulle en maths. Parce qu'en fait, c'est cet échec-là qui m'a permis de trouver ma voie et de me sentir beaucoup plus épanouie ailleurs. Deuxième morale de l'histoire, c'est que je me suis dit, oui, j'ai sacrifié mes week-ends, mes soirées. J'ai passé beaucoup de temps à bosser, à bûcher sur tous mes cours, à me retaper toute l'histoire de France, etc. Et c'est d'augmenter mon niveau en maths. Mais au final, tous ces enseignements, ces petites révisions de tout ce que j'avais appris au collège, au lycée, eh bien, je trouve que ça fait toujours partie de la culture générale. Ça permet toujours de grandir, d'apprendre de nouvelles choses, de pouvoir mieux rebondir sur certains sujets quand on aborde de l'actualité ou autre. Et c'est jamais perdu. Et heureusement, ça m'a aussi construite. Et ça me permet de pouvoir parfois illustrer des anecdotes, des propos, des séances d'apprentissage avec le public que j'accompagne, en y mettant un petit peu de culture générale et de théorie. Ici, je ne peux m'empêcher de sortir la citation de Nelson Mandela qui dit « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends » . Ce qui nous amène à la conclusion qui est de reprogrammer sa relation à l'échec. C'est important pour l'estime de soi, c'est important pour rebondir, c'est important pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Et là, je vais donner une autre citation qui est attribuée à Albert Einstein et que j'aime beaucoup, qui dit que la folie, c'est de toujours faire la même chose et de s'attendre à un résultat différent. Il faut retenir que l'échec, ce n'est pas l'opposé de la réussite. L'échec dans un... process, il fait partie du chemin pour pouvoir atteindre des objectifs et que si on ne les atteint pas et bien, quelle leçon je peux en tirer ? Comment est-ce que je peux analyser et reparamétrer pour soit continuer, être persévérante et pouvoir aller à bon port ou est-ce que j'en tire certaines conclusions et je me dis qu'en fait ça ne correspond pas ? à mon schéma, à ma façon de vivre, à ce que j'ai vraiment envie de façon consciente ou même inconsciente parfois. Et comment est-ce que peut-être je change un petit peu mon fusil d'épaule, je vais ailleurs, je prends une autre alternative. Et là, la question finale avec laquelle je te laisse, c'est et si ton prochain échec était simplement et vraiment très simplement la prochaine étape de ton évolution ? J'espère que cet épisode t'aura fait du bien et que tu considéreras l'échec non plus comme un fardeau ou quelque chose qui vient directement enlever de ta valeur ou toucher à ton estime dans un effet néfaste. J'espère que cela te permettra plutôt de prendre de la hauteur, de voir l'échec plutôt comme quelque chose d'assez factuel et objectif, plutôt comme un process du parcours et que... cela ne t'empêchera pas d'avancer, d'avancer en toute confiance et avec beaucoup de persévérance vers ce que tu as envie d'incarner et d'atteindre. Alors je te laisse changer d'état d'esprit, te reparamétrer de façon plus lumineuse et positive car n'oublie pas, on attire ce que l'on vit. Envie de démarrer un coaching pour opérer un changement ? ou un bilan de compétences, retrouve toutes les infos sur mon site web Good Karma Coaching, sur ma page Insta ou ma page Facebook. A bientôt !