- Générique
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Good Morning Event, le podcast de l'événementiel.
- Nicolas Guillermou
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le podcast Good Morning Event. Aujourd'hui, je suis avec Arnaud. Arnaud, bonjour.
- Arnaud Katz
Salut Nicolas.
- Nicolas Guillermou
Tu t'appelles Arnaud Katz et tu es le CEO de Kactus, une plateforme de référence pour l'organisation de séminaires et de plein de choses en France et maintenant en Europe. Pour commencer, est-ce que tu pourrais nous faire une rapide description de ce qu'est Kactus pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas ?
- Arnaud Katz
Absolument. Déjà Nicolas, merci beaucoup de ton invitation. Très heureux de t'accueillir chez Kactus ce matin dans nos bureaux pour qu'on puisse...
- Nicolas Guillermou
Des beaux bureaux tout neufs.
- Arnaud Katz
Écoute, je suis très content que la visite ait plu. Donc vraiment très heureux de t'accueillir et très heureux de ce petit tournage. Alors Kactus, nous sommes une entreprise qui existe depuis maintenant près de 10 ans. On a une technologie qui permet aux entreprises de réserver des événements, des séminaires, des soirées. Le team building, c'est un secteur que tu connais très bien, on pourra y revenir. Et on fait ça à travers une plateforme, une technologie, qui va simplifier la mise en relation entre des personnes qui souhaitent organiser des événements et les prestataires événementiels. Et adjoint à cette technologie, on va ajouter tout un ensemble de services, d'accompagnement, mais aussi de prestations pour les grands comptes, qui vont simplifier cette mise en relation et permettre de créer une plateforme qui aujourd'hui est assez efficiente et on va pouvoir rentrer dans les détails.
- Nicolas Guillermou
Alors j'aime bien parler des entreprises, mais j'aime bien aussi parler des personnes, des hommes et des femmes. Du coup, pour un petit peu mieux te connaître, je crois que ton parcours entrepreneurial ne démarre pas tout à fait chez Kactus. Ça démarre un petit peu avec HEC d'abord.
- Arnaud Katz
Alors, à la sortie de l'école, j'ai créé une entreprise qui s'appelle Bird Office. Donc Kactus est le fruit de la fusion de deux startups, une startup qui s'appelle Bird Office et l'autre qui s'appelait Kactus. On s'est rapprochés à la sortie du Covid pour créer un projet qu'on pense être un peu plus ambitieux, un peu plus grand, un peu plus musclé, en se disant on va redémarrer plus vite. Historiquement, Bird Office avait comme particularité de collaborer beaucoup avec des très grands comptes. Et Kactus était une plateforme très orientée digitale, qui avait le savoir-faire et le talent d'acquérir beaucoup de clients sur Internet, sur AdWords, sur Google. C'était quelque chose qui fonctionnait très bien. Et donc on s'est dit qu'en fusionnant, on allait couvrir toutes les typologies de clients, les petites entreprises à travers le digital et les grands comptes à travers Bird Office. Et donc en fusionnant ces deux entreprises, on crée un produit qui était très complet, le savoir-faire digital, toutes les fonctionnalités qu'on rencontre, et ça nous permettait d'aller beaucoup plus vite post-Covid et d'accélérer.
- Nicolas Guillermou
Tu as démarré Bird Office en 2013, si je ne dis pas de bêtises ?
- Arnaud Katz
Alors on est sortis de l'école en 2014, après 2013 on avait un peu démarré, c'était un projet d'école à l'origine, donc on a démarré en 2014 et on a fusionné en 2022. On a gardé la marque Kactus parce qu'historiquement sur Bird Office, il y avait un historique très corporel, très B2B, on pouvait basculer les contrats de Bird Office vers Kactus très facilement. slash l'ADN de Kactus qui était très acquisition de trafic online, où là pour le coup si on changeait de nom, on allait perdre un trafic et donc une source de revenus très importante. Donc on a choisi de garder le nom Kactus, de basculer les contrats, et finalement la migration s'est faite assez facilement. Il y avait également tout un côté culture et ADN produit qu'on a choisi de garder chez Kactus, parce qu'on aurait pu garder le nom de Kactus et garder un produit différent qui était celui de Kactus et donc on pourrait y revenir aussi sur le savoir-faire et les spécificités du produit Kactus qui font aujourd'hui un très très gros atout pour le groupe Kactus.
- Nicolas Guillermou
Si on se projette un peu sur la taille des deux structures avant la fusion, en nombre par exemple de salariés d'un côté et de l'autre ?
- Arnaud Katz
Oui, on était à peu près 25-30 collaborateurs.
- Nicolas Guillermou
De chaque côté ?
- Arnaud Katz
De chaque côté.
- Nicolas Guillermou
Et aujourd'hui on est combien chez Kactus ?
- Arnaud Katz
On est 130 aujourd'hui.
- Nicolas Guillermou
Donc une belle croissance quand même depuis ces 3-4 dernières années.
- Arnaud Katz
Alors absolument, après la particularité de notre écosystème qui est l'événementiel, c'est qu'à la fois, on est très content de recruter et de pouvoir structurer une équipe solide pour pouvoir accompagner d'un point de vue service nos réservataires, nos organisateurs. Et en même temps, le KPI qu'on suit de très très près, c'est notre capacité en tant que technologie à organiser beaucoup d'événements avec un nombre restreint de people. On est toujours sur cette espèce de jeu d'équilibriste. Chez nous, ce qu'on appelle la productivité, notre capacité à générer un nombre d'événements déterminés avec une valeur derrière par personne, c'est quelque chose qu'on suit de très très près. Donc oui, on est très content de grossir et de grandir. On ouvre de plus en plus de pays. Aujourd'hui, on opère dans six pays avec des natifs dans six pays. Donc c'est pour nous aujourd'hui un très très gros axe de développement et on pourra bien sûr y revenir. Mais on reste très très sensible et très vigilant à la capacité de notre technologie à être capable d'organiser beaucoup d'événements. Pour te donner un ordre de grandeur aujourd'hui, sur Kactus, on organise plus de 3500 événements par mois. En termes de nombre d'événements, nous sommes de très très loin le plus gros organisateur d'événements en France et certainement en Europe.
- Nicolas Guillermou
Et est-ce que du coup ce volume de chiffre d'affaires, c'est un chiffre qui est public ou c'est quelque chose sur lequel vous communiquez ?
- Arnaud Katz
Alors on a, pour différentes raisons, on a décidé d'arrêter de communiquer nos chiffres, non pas parce qu'il y a quelque chose à cacher, mais parce qu'en fait, il y avait un peu un jeu de celui qui avait lancé toujours les plus gros chiffres et tout le monde disait un peu n'importe quoi. Donc on s'est dit, on arrête de le faire parce qu'on donne des idées un peu bizarres à ceux qui sont bizarres. Donc on leur dit, on ne communique plus nos chiffres. Nous, on est très sereins sur ce qu'on construit. On a aujourd'hui encore une très belle croissance. On a démontré que notre produit fonctionne et qu'il est rentable, profitable et qu'il permet de continuer à grossir de manière très saines en Europe et peut-être demain dans le reste du monde. Et donc aujourd'hui, on a choisi plutôt de s'appuyer sur nos appuis et de ne pas non plus communiquer indéfiniment sur des chiffres qui vont être exploités à des fins qui ne seront pas forcément positives.
- Nicolas Guillermou
Sur les clients, si j'ai bien compris, vous avez finalement deux typologies de clients. Vous avez des entreprises, on va dire, sur un peu des one-shot et puis des contrats cadres avec des grands comptes, notamment les entreprises du CAC 40.
- Arnaud Katz
Alors, on a effectivement 4000 entreprises qui utilisent vraiment très régulièrement la plateforme. Sur l'année dernière, 4000 entreprises qui réservent de manière complètement autonome sur la plateforme, et donc malgré tout avec une forme de récurrence sur Kactus. Et en parallèle, on a 70 contrats cadres qui vont réserver sur Kactus, et là pour le coup avec un modèle qui est complètement différent. Finalement, assez intéressant, c'est de se rendre compte que le modèle est littéralement opposé. D'un côté, c'est vraiment une marketplace assez traditionnelle, où tu as plusieurs dizaines de milliers d'entreprises.
- Nicolas Guillermou
Traditionnelle, mais c'est quelque chose qui existe finalement que depuis quelques années sur le secteur français en tout cas. Il y a dix ans, il n'y avait pas ce genre de marketplace, où tout juste ça démarrait.
- Arnaud Katz
Tu avais quand même des précurseurs, tu avais les 1001 salles, les ABC salles, qui finalement sont des modèles qui nous ressemblent beaucoup. Oui,
- Nicolas Guillermou
ils étaient peut-être plus sur un format annuaire qu'un format réservation.
- Arnaud Katz
Absolument, on a ajouté, dans le parcours, une étape supplémentaire, on a ajouté une adjonction du produit qui fait qu'on a pu construire un modèle économique qui est différent. Comme tu le dis, c'est un annuaire et ce sont plutôt des annonceurs, des sites qui vendaient de la visibilité aux prestataires. Mais finalement, il crée une mise en relation entre les organisateurs et les prestataires événementiels. Nous, on a décidé d'aller un peu plus loin. Ces entreprises-là, c'était un peu la première vague. Nous, on a construit une vraie mise en relation, une vraie étape supplémentaire d'un point de vue service, d'un point de vue facturation, paiement, réservation. On a quelque chose de plus englobant qui nous a permis de créer un modèle économique qui soit différent.
- Nicolas Guillermou
Donc aujourd'hui, vous avez finalement une sorte de rôle d'agence, tel qu'on pourrait l'appeler par le passé.
- Arnaud Katz
Côté ce qu'on appelle nous SMB, donc Marketplace, on a un rôle de mise en relation avec, pour certains gros événements, un service un peu plus important, bien sûr. et globalement on a quand même vraiment un rôle d'intermédiaire pour nos clients grands comptes, là on joue vraiment le rôle quasiment d'une agence de voyage d'affaires donc une vraie agence qui va englober tout le budget événementiel du client, on va construire toutes les fonctionnalités qui va leur permettre à eux d'être sereins d'un point de vue compliance, sécurité contrôle de gestion, pilotage de la dépense, donc on va adjoindre tout ce qui se fait de manière aujourd'hui assez évidente pour une agence de voyage d'affaires moderne. Et ça nous permet à nous après de créer un écosystème au sein du compte qui va nous permettre de déployer le contrat et on va permettre à toutes les personnes qui, au sein de l'entreprise, réservent d'aller sur Kactus directement, d'avoir quelque chose qui soit complètement préparamétré, d'avoir une expérience de réservation qui soit digitale et un accompagnement si nécessaire.
- Nicolas Guillermou
J'avais écouté une interview de toi où tu disais que certains clients de grands comptes, justement, en fait, ne savaient même pas combien ils dépensaient parce que c'était déployé par service et n'avaient aucune visibilité globale de leur budget événementiel sur l'année.
- Arnaud Katz
Déjà, la plupart des entreprises ne savent pas combien elles dépensent encore aujourd'hui. Et même celles qui sont aujourd'hui déployées avec une solution comme Kactus, elles commencent à le savoir parce qu'on commence à arriver, surtout celles qui sont très strictes, on commence à avoir une bonne vue parce qu'on contraint les organisateurs à passer par Kactus. Mais une entreprise, concrètement, elle sait très rarement exactement combien elle dépense. Et pourquoi ? Parce que ce qu'on appelle le meeting and event, c'est des typologies d'événements qui sont ultra, ultra différents. Ça va de la réunion à la soirée, au team building, au repas d'affaires, il y a tellement de jeux, au plateau repas, au cocktail, il y a tellement de use cases différents, qu'à un moment donné, il y a des risques toujours importants, que ça passe en note de frais, ou que ça passe sur un autre budget, ou que ça passe différemment. Et donc la capacité pour l'entreprise à mesurer concrètement ce qu'elle dépense, elle est toujours un petit peu à risque. Maintenant, on voit que les entreprises les plus matures, ou celles qui lancent en se disant qu'on veut faire les choses de manière très carrée, commencent à avoir de plus en plus de matière. Ce qu'on peut noter, c'est une forme de montée en maturité, des clients. Il y a quelques années, une entreprise qui disait j'ai vraiment envie de savoir à l'euro près combien je dépense en événementiel, c'était assez rare. Tout le boulot d'évangélisation qu'on a fait, le fait que le business travel soit un peu plus mature et qu'il y ait un peu tout qui a été fait sur le sujet en tout cas une grosse partie, même s'il y a plein de sujets sur le business travel, notamment sur l'expérience client mais en tout cas, le meeting and event arrivait à son âge d'or, mais en tout cas à son moment où il où il doit être traité de manière très sérieuse par les grands groupes. Et donc, ils ont une vraie volonté maintenant de plus en plus forte de centraliser, de mettre les choses au carré. Il y a une volonté aussi de plus en plus de piloter la catégorie de manière un peu plus globale qu'à l'échelle locale. Et ça, on le voit, on a une douzaine de comptes aujourd'hui qu'on déploie à l'échelle européenne. Ça, il y a deux ans, on n'avait pas un client qui nous demandait ça. Donc, les corporates prennent du temps. Il ne faut pas croire que c'est en train de basculer en quelques jours, cette volonté. Mais, parce que le corporate a une forme d'inertie, c'est comme ça, mais on voit un vrai shift sur le marché qui est important. Volonté de piloter la dépense, de manière évidente, sur toute cette catégorie d'événements qui est peut-être la catégorie de taille un petit peu en dessous de ce que traitent aujourd'hui très bien les agences événementielles, qui créent les événements aujourd'hui. Tous les très très gros événements, les agences sont avec bien sûr les équipes com' en face des clients, mais aussi très souvent les acheteurs parce que c'est tellement visible comme dépense qu'ils sont depuis très longtemps dans la boucle. Côté événements de la taille du dessous, c'est maintenant de plus en plus devenu la norme.
- Nicolas Guillermou
Tu parlais de l'Europe justement, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu dans quel pays vous êtes installé et quel est le modèle ? Est-ce que vous avez des bureaux qui sont ouverts dans chacun de ces pays ? Est-ce que tout est géré ici depuis Paris ?
- Arnaud Katz
Alors, on opère localement avec des chefs de projet locaux et notre modèle finalement il est assez simple puisqu'on s'est appuyé sur les clients. On a eu un nombre de clients significatifs qui nous ont demandé, tout simplement, de les accompagner hors de France. Donc, quand on parle hors de France, bien sûr, depuis la France, on peut les emmener partout. La question, c'est pour des natifs. C'est aujourd'hui, on opère en Allemagne, avec la population allemande en Allemagne, avec, bien sûr, tous leurs événements locaux dont ils ont besoin. En fait, on est sur un business, sur le meeting and event. Sur les gros événements, c'est un peu différent. Mais le meeting and event, il est quand même assez local comme business. C'est-à-dire que les Anglais vont booker majoritairement l'Angleterre, il y a beaucoup de cross-border c'est peut-être un petit peu le pays qui serait à la limite le contre-exemple mais en tout cas les Italiens bookent en immense majorité des événements en Italie, les Français en France c'est un business qui finalement est assez local donc notre démarche va être d'être accompagné par les directions achats et de faire le même exercice qu'on a fait en France avec les acheteurs locaux, parce qu'ils ont très souvent des relais en local et donc eux ça leur donne une visibilité sur la catégorie qui va être tout simplement globale et avec nos chefs de projet locaux ils vont accompagner les équipes locales dans l'organisation de leurs événements et bien sûr en disposition de la pièce. Peut-être ce qui distingue aujourd'hui une plateforme comme Kactus de ce que savent faire tous les autres c'est notre capacité parce qu'on a un produit qui on pense a un très grand temps d'avance sur ce qui se fait par ailleurs c'est qu'on a entre 50 et 60% de tous les événements qui se font sans aucune intervention humaine de notre côté. Et ça, c'est quelque chose qui n'a été construit par personne. Et eu égard au fait que, on se rend quand même compte qu'on a toujours besoin de, dans l'événementiel, il y a toujours un sujet d'humain derrière, le fait d'être capable d'avoir un outil qui met les prestataires événementiels en contact le plus proche possible des clients finaux, à nous, ça nous permet de nous dégager un petit peu de bande passante à la fin. Mais bien sûr, pour tous les événements qui le méritent ou lorsque les clients le demandent, on va ajouter ce supplément de services qui va faire qu'on va faire un accompagnement complet.
- Nicolas Guillermou
On va revenir sur cette partie un peu gestion de projet automatique ou humaine. Juste sur la partie européenne, maintenant que vous avez finalement une visibilité dans différents pays, est-ce que le marché meeting and event est assez homogène d'un pays à l'autre ? Ou est-ce qu'il y a des disparités, des choses assez significatives que tu as pu remarquer comme ça d'un pays à l'autre ?
- Arnaud Katz
Ce qui m'a surpris, c'est de voir à quel point le marché allemand était assez proche du marché français, pour des acteurs comme nous. Ils ont des acteurs traditionnels qui sont plutôt sérieux, qui font bien le boulot. Il n'y a pas de technologie comme Kactus qui ont émergé, mais en tout cas les corporate ont une volonté de centralisation qui ressemble de plus en plus à celle qu'on a en France. Ils ont même plutôt un temps de maturité, une expérience qui est peut-être même un petit peu meilleure que chez nous. La spécificité au UK, c'est qu'ils ont des agences de voyage d'affaires qui sont très bien implantées, très solides. Et donc ce marché est aujourd'hui bien intermédié, plus intermédiaire que la France ou que l'Allemagne. Et on voit effectivement en Europe du Sud...
- Nicolas Guillermou
Quand tu dis intermédiaire, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a quelqu'un qui veut faire un déj de fin d'année avec son équipe. En France, il va réserver tout seul un resto pour 20 personnes. En Angleterre, il va plutôt passer par l'agence partenaire de son entreprise pour faire cette réservation. C'est un peu ça ?
- Arnaud Katz
Absolument. Et en Europe du Sud, c'est encore très immature. Est-ce que c'est homogène ? La réponse est non. Chaque marché a vraiment ses spécificités.
- Nicolas Guillermou
Et en termes de volume, est-ce qu'il y a des pays où il y a beaucoup plus de MICE et des pays où il y en a beaucoup moins par rapport à la culture de ces pays ?
- Arnaud Katz
Ça suit une logique assez proche de la puissance économique des pays, globalement.
- Nicolas Guillermou
Il n'y a pas de spécificité des latins ou des anglo-saxons qui feraient beaucoup plus ou beaucoup moins d'événements d'entreprise ?
- Arnaud Katz
Non, on a été surpris de voir à quel point en Allemagne, ça ressemblait au comportement des usages français. L'Italie, c'est très proche en termes de comportement d'achat. Au UK, beaucoup de meetings, de réunions à la journée, de la soirée, pas de séminaire résidentiel, ou quasiment pas. Donc finalement, il y aura quelques spécificités locales, mais à la fin, organiser un événement, on l'organise de la même manière, de manière assez proche, dans les différents pays. Il y a des spécificités d'usage, et des spécificités d'acteurs locaux, de par les historiques des pays.
- Nicolas Guillermou
Très bien. Sur cette partie du coup un peu gestion de projet, avant là encore de rentrer dedans, on va parler un petit peu du sourcing parce que forcément pour proposer des bonnes choses à un client, il faut avoir des cartes en main finalement avec différents prestataires de lieux, de restauration, d'activités team building. Comment est-ce que vous opérez ce travail un petit peu de sourcing, de sélection ? Je lisais sur le site, je crois qu'il y a 19 000 lieux par exemple qui sont référencés chez Kactus si je ne dis pas de bêtises.
- Arnaud Katz
Alors il y en a 19 000 en France 40 000 en Europe maintenant. Aujourd'hui on a une marque qui est suffisamment forte pour attirer les prestataires, prestataires français mais prestataires européens, on a un bon deux tiers de nos prestataires qui se sunboardent naturellement sur Kactus, donc ça c'est une des grosses forces aujourd'hui du produit, c'est que on a une marque qui commence à être connue en qui on a confiance les prestataires savent qu'on a la conviction qu'on fait les choses correctement et c'est ce qu'on revendique, donc aujourd'hui, notre flot de nouveaux prestataires est significatif.
- Nicolas Guillermou
Et c'est gratuit pour un prestataire de venir se référencer à ça ?
- Arnaud Katz
Absolument. Et lorsqu'on a envie d'ouvrir une zone géographique, aujourd'hui, on s'appuie évidemment sur l'IA, qui est un formidable, formidable accélérateur d'unboarding de prestataires pour pouvoir rentrer en contact avec tous les prestataires concernés, leur pré-créer toutes leurs fiches produits, et qu'ils aient plus après qu'à faire tout l'unboarding, qui soit à la fois métier et juridique et donc ça c'est quelque chose qui tourne aujourd'hui de manière très efficace.
- Nicolas Guillermou
Donc le prestataire, entre guillemets, fait le boulot sur une plateforme Kactus, ce qui vous permet, à frais réduits, de récupérer de la data de qualité, puisque chacun fait en sorte d'avoir une fiche produit qui soit la plus attrayante possible ?
- Arnaud Katz
Alors c'est aussi une des grandes convictions qu'on a chez Kactus, c'est qu'il faut créer un espace pour le partenaire qui soit suffisamment efficace pour qu'il puisse vivre dessus, qu'il ait envie d'utiliser la plateforme. parce qu'à la fin, le bénéfice final pour l'utilisateur, c'est d'obtenir le devis le plus vite possible. On a besoin de construire l'outil qui va faire que le prestataire enverra plus vite une réponse à une demande pour Kactus que pour les autres. Et ça, on s'en rend compte que c'est quelque chose de très important. Donc, on a la conviction qu'il faut créer tout cet entrepôt, tout cet entrepôt comme Amazon créait son entrepôt. On a la conviction qu'il faut créer toute cette infrastructure côté prestataire, côté ce qu'on appelle nous supply, pour qu'ils aient les meilleurs outils pour, à la fin, pouvoir évoluer sur quelques lieux. Et donc, on utilise bien sûr des outils type, notamment l'IA, pour être capable d'aller chercher les prestataires des zones géographiques. On serait moins présent aux zones qu'on lance. Si demain, on a besoin d'un screen hyper précis dans une zone d'Allemagne, aujourd'hui, on est très peu présent, mais comme il y a le client qui le demande de manière ultra précise, il ne faut pas qu'on ait un lieu qui manque, on peut utiliser des technologies pour aller tous les repérer et tous les lancer, mais à la fin il faut qu'on puisse les onboarder de manière ultra complète et que derrière ils soient contents d'être sur Kactus, d'évoluer sur Kactus, parce qu'on pense que ça crée de la valeur pour tout le monde. Ça crée de la valeur pour les réponses, ça crée de la valeur pour la contractualisation, ça crée de la valeur pour la standardisation des processus de vente derrière. Donc nous on a aujourd'hui la conviction que c'est le bon chemin.
- Nicolas Guillermou
Je crois même que, avec la partie hôtelière, vous allez plus loin en intégrant des channel managers directement dans votre plateforme.
- Arnaud Katz
Alors, ce qui est hyper intéressant, c'est qu'il n'y a pas aujourd'hui un outil de vente événementiel qui a vraiment explosé et qui fait que tous les hôtels ou tous les lieux d'événementiel sont connectés dessus. Et donc, on n'aurait plus qu'à se connecter et on aurait accès à toutes les informations côté prestataire et côté lieu. Donc on est obligé de faire une connectique à chacun de ces prestataires. Donc soit on crée un accès, une connexion au channel manager comme Meeting Package qui est le prestataire qui a choisi un groupe comme Accor par exemple, soit on crée une connexion directe avec les chaînes qui auraient une connexion directe et qui nous le proposent. Typiquement côté Barrière, il n'y a pas d'outil de vente événementielle, on est directement connecté à leur interface côté Barrière et ça fonctionne très bien comme ça. A la fin, ce qu'on souhaite, c'est toujours pareil, c'est côté prestataire, leur simplifier le boulot. S'ils ont un outil qu'ils ont l'habitude d'utiliser au quotidien et qui fonctionne et sur lequel ils sont contents, nous, on crée la connexion directe et ça leur évite d'aller retaper dans Kactus le devis. Ça fait gagner du temps à tout le monde. Mais pour tous ceux qui n'auraient pas ce logiciel derrière, comme ça, ils peuvent toujours utiliser Kactus.
- Nicolas Guillermou
Alors il y a une typologie de métier qu'on retrouve sur la plateforme de Kactus et qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le secteur du team building. Aujourd'hui, c'est un secteur d'ailleurs où il y a beaucoup d'acteurs qui se posent des questions. Il y a eu un regroupement récemment avec la Fédération Française du Team Building.
- Arnaud Katz
Absolument, et sache que la Fédération Française du Team Building était au bureau pas plus tard qu'hier.
- Nicolas Guillermou
Je sais bien, pour faire une petite démonstration, parce qu'on fait partie avec ZEN Organisation de la Fédération Française du Team Building. Comment est-ce que, vous percevez justement à la fois ce métier-là, qui est un métier de niche finalement par rapport à l'hôtellerie, qui est un mastodonte dans l'événementiel, et puis ce côté où des acteurs petits se fédèrent ensemble pour essayer de pouvoir échanger plus intelligemment avec une plateforme comme Kactus.
- Arnaud Katz
Alors déjà, évidemment, c'est hyper malin pour les acteurs de se fédérer, de se parler, de communiquer, de créer des bonnes relations entre eux, parce que ce sera profitable à tout le monde. Donc franchement, bravo de faire ça, et c'est une très bonne chose. Le rôle et l'impact du team building aujourd'hui, il est évident. Ce qui est sûr, c'est que votre position, elle n'est pas si simple parce que vous venez souvent après le choix du lieu. Il y a bien sûr des team building qu'on fait tout seul. Le gros de ce marché, il vient souvent en adjacent d'un événement existant. Donc votre positionnement, il est toujours à proposer au bon moment, à amener au bon moment au client et ça joue sur votre propre positionnement à vous de savoir quels sont les événements que vous allez créer enfin les typologies de prestations que vous allez créer c'est à la fois indispensable et en même temps nous on s'est beaucoup posé la question de comment il faut qu'on fasse pour le vendre le mieux possible à nos clients, on est convaincu et on l'a encore testé pas plus tard qu'hier que l'impact côté client et côté participant, il est génial et qui crée vraiment beaucoup de valeur. Nous, naturellement, on a adjoint ce latéral de business. C'était une extension très naturelle de business pour Kactus, comme on est en train de le faire pour d'autres latéraux de business. On est très proche des prestataires de team building. On essaie d'être le plus à l'écoute possible. On a beaucoup itéré sur la plateforme pour être capable de proposer les prestations de team building de la manière la plus efficace possible, de vous aider à vous pour être sur des conversions de ventes qui soient les plus favorables possibles et qui fassent perdre le moins de temps possible. Encore une fois, lorsque vous travaillez sur un devis, il y a le maximum de chances que ça arrive à un événement concret. Est-ce qu'on trouve que c'est très bien que vous rapprochiez ? Oui, ça nous fait un interlocuteur qui va nous permettre de remonter toujours plus de points et un écho du marché des prestataires. Donc pour nous, c'est très précieux.
- Nicolas Guillermou
Il y a un autre sujet qui est inhérent à l'événementiel, mais aujourd'hui à la société dans son ensemble, c'est la partie un petit peu RSE. Je crois que vous travaillez avec FairMoove autour d'un fair score sur les événements. Est-ce que tu peux m'en dire un petit peu plus sur tout ça ?
- Arnaud Katz
Ce fair score, c'est le fruit d'une rencontre avec un entrepreneur génial qui s'appelle Jean-Pierre Nadir, qui est un acteur du voyage, qui est très connu à travers l'émission et qui va être mon associé, et en échangeant avec lui on s'est rendu compte que tout ce qui existait aujourd'hui en termes de label pour l'événementiel était en fait des labels hôteliers qui avaient été par presque abus de langage considérés comme valables pour l'événementiel. Et dans les faits ce sont des labels quand on voit un hôtel qui est labellisé Cl Verte par exemple c'est son hébergement qui est certifié clé verte. C'est pas la manière dont il organise les événements sur place. Donc partant de ce constat-là, lui qui avait déjà ce système de un peu à la Nutri-Score, donc ce Fair-Score pour le monde de l'hôtellerie, il m'a gentiment proposé de construire l'équivalent pour l'événementiel. Et donc, on s'est posé ensemble en disant « Est-ce qu'il n'y a pas une méthodologie à construire autour de ça ? » Lui, il est entouré de plein d'experts qui nous ont dit « En fait, si, on a tous les éléments pour le faire très correctement. » Et donc, on s'est dit « Nous, on va s'occuper de promouvoir ce label, ce score, si on veut. Et eux, ils vont s'occuper de la méthodologie. » Et comme ça, on arrive avec côté lieu déjà des outils pour pouvoir devenir toujours plus efficaces, de leur donner une note. et pas simplement un label, et qui vont pouvoir tout doucement tirer vers le haut. Et aujourd'hui, c'est côté lieu, mais un jour, on l'espère, ce sera aussi côté team building, et ça c'est aussi à avoir bien en tête. Donc, on donne les éléments côté utilisateur, côté prestataire, pour qu'ils puissent s'améliorer. Et donc, ils auront une note affichée avec une lettre, de la même manière que pour le Nutri-Score alimentaire. Et côté client, ça va orienter, on espère, le choix quant à un prestataire plutôt qu'un autre. Ce qui est hyper hyper marqué, c'est qu'on observe que dans plus de deux tiers des cas, les organisateurs demandent à ce que l'événement soit RSE. C'est devenu quelque chose qui est important. Peut-être que si tous les événements ne sont pas encore aujourd'hui RSE, c'est pour des questions de coût, mais aussi de transparence, de compréhension de ce que veut dire la RSE. Et donc ce qu'on pense, c'est qu'en arrivant avec ce fair score, on va amener davantage de transparence, davantage de visibilité, davantage de compréhension côté organisateur et donc tirer vers le bas les émissions de carbone qu'émet une entreprise lorsqu'elle somme tous les événements organisés chaque année. Et ça on va pouvoir le suivre, donc les corpos peuvent le suivre directement à travers leur dashboard leur outil de pilotage acheteur où ils peuvent bien sûr suivre l'émission carbone. Et on se dit que si on envoie les clients de plus en plus vers des prestataires qui sont dans une démarche forte, le client, à la fin, va voir son émission carbone par participant diminuer et donc ça va rentrer dans cet objectif extra-financier.
- Nicolas Guillermou
Sur les équipes de Kactus, on y revient un petit peu, il y a différents métiers. Alors évidemment, il y a plein de métiers dans une entreprise comme ça avec 130 personnes. Mais vous avez des gens qui sont sur la partie tech, vous avez des gens qui sont sur la partie accompagnement gestion de projet accompagnement grand compte. Comment est ce que tu pourrais nous expliquer un peu l'organisation par groupe de métiers dans l'entreprise ?
- Arnaud Katz
C'est assez simple donc on a un gros morceau de l'équipe c'est la tech donc le produit ça représente combien de personnes par exemple sur 130 une trentaine de personnes qui sont sur cette partie absolument. Tu auras des product donc des personnes qui vont penser le produit de demain des designers et des développeurs tu auras tout un autre grand pôle c'est C'est ce qu'on appelle nous les équipes opérations qui vont accompagner avec des chefs de projet les événements. Ça, ça va être une quarantaine de personnes. Donc on a vraiment des personnes qui sont in charge de s'occuper finalement du bon déroulé de chaque événement et d'accompagner quand il y a besoin. Et après, il y a un autre grand pôle, c'est toute la partie ce qu'on appelle nous, partenaire, supply, où on va avoir toute la partie onboarding de nouveaux prestataires. Donc avec des personnes qui sont in charge d'unborder des personnes.
- Nicolas Guillermou
Les gens avec qui nous, on est en contact en tant que prestataire.
- Arnaud Katz
Absolument. Et donc là, aujourd'hui, on met beaucoup l'accent hors France. Le gros de nos équipes aujourd'hui, ce qui est hors France, c'est beaucoup cet onboarding-là. Et après, sur toute la partie, sur tout le reste de l'équipe, ça va être des fonctions assez traditionnelles, commerciales, facturation. En fait, dans le monde de l'événementiel, il y a quand même un gros sujet autour de la facturation. et la satisfaction finale des clients passe aussi à travers une facturation réussie. On sous-estime souvent à quel point le fait d'avoir une facturation qui se passe pas bien, qui pétouille avec soit des relances qui sont faites trop fortes, soit il faut être capable de bien doser toute cette partie-là pour créer une expérience client qui soit la plus efficace possible et la facturation est un élément important. Et après, il y a des fonctions classiques de communication, de marketing.
- Nicolas Guillermou
Tu nous parlais aussi de l'IA. Sur la partie sourcing, est-ce que sur la partie matching entre la demande client et l'offre Kactus, vous faites intervenir ces sujets-là ? J'imagine que oui.
- Arnaud Katz
Oui, l'IA intervient évidemment à chaque étape du parcours de réservation pour finalement nous rendre un peu plus productifs et côté organisateur améliorer son expérience. Aujourd'hui, on a 25% des demandes des clients qui sont réservées à travers des lieux qui ont été suggérés par notre intelligence artificielle. Donc ça veut dire qu'on arrive dans 25% des cas parce que le client n'a même pas besoin de choisir lui-même ses prestations il dépose une demande et la machine lui suggère des lieux qui vont être directement choisis par le client à travers une suggestion, une proposition qu'aura fait notre historique, enfin notre machine de réservation. Et pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, avec les historiques si importants d'organisation qu'on a avec nos historiques de réservation, on s'appuie sur des datas qui sont ultra, ultra, ultra pertinentes et qui connaissent finalement parfaitement bien les besoins des clients. Donc oui, l'IA, c'est un outil formidable pour pouvoir nous étendre géographiquement de manière plus vite. Ça nous permet de nous rendre plus efficaces et ça nous permet d'améliorer l'expérience.
- Nicolas Guillermou
Très bien. Sur la partie un peu tendance, on l'a tous constaté, en sortie de Covid, c'est reparti très très fort avec à la fois un besoin, une évolution des modes de travail avec le télétravail qui faisait que les gens avaient besoin aussi de plus se retrouver. Et puis après derrière, on a eu les Jeux Olympiques. Tu disais que ça avait eu un impact très négatif sur l'événementiel de l'entreprise. L'année dernière, en 2025, tu disais aussi que le quoi qu'il en coûte événementiel était révolu. Et je sais que vous faites aussi un baromètre avec l'IFTM à Paris tous les ans. Comment est-ce que tu lis un peu cette tendance, à la fois des dernières années et puis un peu à la Madame Irma, mais comment est-ce que tu imagines que le marché va se stabiliser ou évoluer dans les prochaines années ?
- Arnaud Katz
C'est vrai qu'on a tous beaucoup dit que les télétravails allaient être profitable à l'événementiel. C'est évident, les gens se voient moins et donc ils ont besoin de se voir mieux. Ils ont besoin de créer du lien, de s'aligner, de se parler, de communiquer. L'événementiel, c'est parfait. Ce qui vient aujourd'hui rendre tout ça encore plus fort, c'est potentiellement l'IA. De plus en plus, on va utiliser des outils d'IA pour pouvoir échanger et nous challenger nous-mêmes. C'est évident que plus ça va avancer, plus on va peut-être moins parler à nos collègues quand on a une question et la poser, cette question à l'intelligence artificielle, ça va isoler de fait les collaborateurs qui auront besoin de retrouver encore plus leurs collègues. Je me demande en ce moment si finalement cette première étape qui est le télétravail qui a un petit peu isolé les collaborateurs, me demande si ce n'était pas l'avant-goût de ce qui est en train de se passer, qu'il y a un isolement encore plus fort qu'il y a et qui va faire que les gens auront encore plus besoin de retrouver leurs collègues et de se retrouver à travers l'événementiel. Donc potentiellement, l'événementiel va être un super outil résistant à l'intelligence artificielle au sein des organisations, parce que les organisations seront toujours entourées d'humains et auront besoin pour les faire avancer d'humains. Et pour ce faire, pour contrecarrer toutes les limites humaines qu'on voit à l'IA qui vont créer de l'isolement et peut-être aussi un manque d'interaction et une le fait de faire phosphorer des idées de manière collective, ça c'est sûr qu'on ne l'aura pas avec l'IA, et bien peut-être que l'événementiel va être un formidable outil pour ça dans cette nouvelle génération.
- Nicolas Guillermou
Alors on approche de la fin du podcast, on va essayer de rêver un petit peu, est-ce que tu as l'occasion toi d'aller sur certains séminaires de tes clients, et est-ce qu'il y a quelques destinations, quelques séminaires qui t'ont marqué, à la fois peut-être de tes clients ou même des séminaires internes de l'équipe de Kactus ?
- Arnaud Katz
Alors, bonjour. en ce moment, là où on se régale, comme tu l'as dit, on a des nouveaux bureaux. Parce qu'on a eu une super opportunité, on a trouvé des bureaux qui sont à Saint-Philippe-du-Roule, au cœur de Paris, avec un jardin de 850 m².
- Nicolas Guillermou
Pour les provinciaux comme moi, on est au bord des Champs-Elysées.
- Arnaud Katz
On est entre le parc Monceau et les Champs-Elysées. C'est une zone qui est plutôt très urbaine et avec beaucoup d'entreprises. Il s'avère qu'on a trouvé un petit coin de paradis avec un jardin de 850 mètres carrés qui nous permet de créer en interne des moments qui sont très très très sympas d'inviter nos clients, d'inviter nos partenaires et d'ailleurs si certains ont envie de venir le visiter qu'ils me contactent sur LinkedIn ce sera avec un immense plaisir
- Nicolas Guillermou
Il y a eu les Kactus Awards d'ailleurs il y a quelques temps.
- Arnaud Katz
Absolument, on a eu les Kactus Awards avec 250 partenaires qui sont venus. On veut en faire un lieu qui permet nous aussi de recevoir tous les partenaires qui reçoivent nos clients si bien, si souvent. On est très heureux de pouvoir créer ça autour de nos bureaux. Des événements clients qui sont incroyables, c'est un peu notre quotidien. Aujourd'hui, quand on organise 3500 événements par mois, il y en a vraiment des incroyables en passant par des cirques, en passant par des musées, en passant par des plages. Donc on est aujourd'hui, on a la chance d'avoir un nombre d'événements qui sont plus incroyables les uns que les autres. C'est quelque chose de vraiment génial.
- Nicolas Guillermou
Et le prochain séminaire Kactus, il sera où ?
- Arnaud Katz
Alors le prochain séminaire Kactus, il faudrait demander à notre équipe Cohésion qui le pousse. Alors certainement, c'est sûr qu'il sera accessible en train, parce qu'on ne fait plus de séminaire depuis trois ans, enfin depuis avant le Covid, par avion, donc il sera accessible en train. L'année dernière, on a fait la Camargue, il y a deux ans on avait fait la Côte d'Azur. Je ne sais pas.
- Nicolas Guillermou
Il faut venir sur la côte atlantique, vers chez nous.
- Arnaud Katz
Alors, on l'a également fait. On l'a également fait, je crois que c'était en 23 ou en 22. Mais on l'avait fait, ça avait été absolument génial aussi. Donc, peut-être que nous reviendrons sur la côte atlantique, je ne sais pas. Je te dis ça très vite, on fait ça chaque année fin août. C'est un peu notre petit moment avec toute l'équipe.
- Nicolas Guillermou
Et pour se projeter un petit peu sur l'avenir, dans 5-10 ans, est-ce que tu peux nous raconter ce que sera Kactus en termes de taille, en termes de secteur géographique ?
- Arnaud Katz
Ce qui nous fait tous, quand tu nous pousses à 5-10 ans, ce qui nous fait tous, ce qui nous interroge et ce qui nous fait un peu rêver, c'est finalement le rôle coral événementiel dans ce monde qui va être complètement envahi par l'IA de tous les côtés. Nous, en tant que plateforme, le rôle qu'aura l'IA dans cette réservation, on teste plein de choses, on se rend compte que certains clients veulent parler encore à des humains, le voudront-ils encore en quelques années ? Est-ce que nos agents IA de réservation vont remplacer complètement les humains ou pas ?
- Nicolas Guillermou
Il faut que l'IA soit bien nourrie, parce qu'on voit aujourd'hui quand on fait certaines recherches, quand on lui demande « je veux un hôtel avec 100 chambres » , des fois, il propose des hôtels qui n'ont pas vraiment 100 chambres encore.
- Arnaud Katz
Ça, c'est qu'il est mal foutu.
- Nicolas Guillermou
C'est que le site lui-même de l'hôtel n'est pas suffisamment bien lu par l'IA pour prendre la bonne info.
- Arnaud Katz
Voilà. Alors ça, pour le coup, la chance qu'on a, non une base, des données, des informations, des historiques qui sont très solides. Donc ça, pour le coup, on n'est pas trop inquiet sur cette partie-là. La vraie question, c'est comment les clients vont réagir face à ces transformations, comment, finalement, nous, en tant qu'intermédiaires, on va devoir s'adapter. Évidemment que l'humain restera avec un rôle absolument clé. On se demande juste à quel point l'agent IA va remplacer tout ça ou non pour nous, intermédiaires. à quel point c'est lui qui va faire tout le boulot à la place de nos chefs de projet actuels et quel va être le rôle de nos chefs de projet demain. Aujourd'hui, ce qu'on sent et notre conviction, c'est plutôt que l'événementiel, plus que jamais, c'est le moment où on va fédérer des humains, on va faire que les humains vont se retrouver et qu'on aura besoin d'humains et de mettre surtout tout ce savoir-faire et toute cette expérience de conseil pour pouvoir créer une organisation qui, derrière, pour nos clients, une organisation qui soit saine et qui soit alignée, mettre cette expertise-là au service de nos clients. On pense que ça ne va pas disparaître. Maintenant, il faut être réaliste. Il y a énormément de tâches qui vont être remplacées par l'intelligence artificielle, tâches qui n'ont pas beaucoup de valeur, et donc les acteurs de la chaîne éventuelle vont devoir s'adapter à ça. On a aujourd'hui la chance d'avoir un outil sur lequel on peut s'appuyer, des relations avec nos prestataires qui sont très solides, et on pense que adjoindre le potentiel de l'IA qui est en train d'être vraiment, voilà, c'est en train de devenir très très rigolo on est en train de, voilà il y a un potentiel qui est juste génial.
- Nicolas Guillermou
Écoute, merci beaucoup Arnaud pour cet échange merci à tous les auditeurs pour votre écoute et puis surtout n'hésitez pas à partager cet épisode si ça vous a plu Merci beaucoup Nicolas Et n'oubliez pas dans l'événementiel, on n'a pas un métier facile mais c'est quand même mieux que de travailler
- Générique
Merci beaucoup d'avoir écouté jusqu'au bout ce podcast de Good Morning Event. N'hésitez pas à mettre une note de type 5 étoiles sur les plateformes à travers lesquelles vous écoutez le podcast et même un petit commentaire sur Spotify, ça aidera pour son référencement. Vous pouvez également nous envoyer un petit mail à l'adresse qui est indiquée en description pour nous conseiller de futurs invités ou nous faire part de vos impressions. Et à très bientôt pour un nouvel épisode.