Speaker #0Hello à tous et à toutes, je suis trop heureuse de vous retrouver dans ce nouvel épisode de Grosse Rageuse. J'ai un petit peu procrastiné l'enregistrement de cet épisode, mais je suis heureuse de prendre ce moment avec vous. de prendre ce moment pour discuter, pour échanger, de prendre ce moment tout simplement pour enfin me livrer. J'ai un peu procrastiné ce moment parce que j'étais un petit peu... J'étais. La meuf a pris deux Xanax depuis ce matin. Mais j'ai eu des moments un petit peu difficiles ces derniers temps et ça n'a pas forcément été très évident. Quand je vous dis ces derniers temps, en fait c'était hier, mais hier c'était l'enregistrement normalement de mon épisode de podcast. Et il s'est passé quelque chose, ça m'a déclenché une sorte de crise d'angoisse, crise d'angoisse qui s'est mise en place entre mes seins, enfin dans ma poitrine. En fait je ne fais pas des crises d'angoisse en hurlant ou en pleurant ou quoi, mais juste je me sens ultra faible, j'ai la boule entre les seins, et il m'est presque impossible de fonctionner normalement. Et ça, c'est, pour être tout à fait honnête, insupportable. Mais comme je vous l'ai dit, j'ai pris mon deuxième Xanax et ça va un petit peu mieux. Et je me suis dit que c'était le moment de prendre peut-être la parole pour vous faire un épisode de podcast. Et aujourd'hui, avec vous, j'avais envie de discuter du manque de nuances qu'on a sur les réseaux sociaux. Et cet épisode de podcast a été, si vous voulez, inspiré. par un appel découverte que j'ai eu il n'y a pas très longtemps avec une nana. Anaïs, si tu passes par là, je suis sûre que tu vas passer par là vu que tu m'as dit que tu adorais le podcast. Mais Anaïs, si tu passes par là, je te fais un bisou. Donc j'ai eu un appel découverte avec une nana, tout ça. Et elle me dit, voilà, moi je sais que je veux travailler avec toi, j'ai adoré ta vibe, j'ai adoré ta manière d'être, etc. Mais j'ai adoré ta manière d'être sur ton podcast. Si je n'avais pas entendu ton podcast, eh bien jamais je ne me serais intéressée à toi ni à ton travail. jamais voilà j'aurais travaillé avec toi parce que j'étais déjà tombé sur tout compte instagram mais j'ai pas l'impression que c'est la même personne et la personne que je vois sur instagram en gros ça match pas et résultat enfin cette critique entre guillemets qui n'était pas vraiment une critique mais mais cette confidence si je puis dire m'a à enclencher chez moi une conversation interne une réflexion quand j'ai interne d'ailleurs j'ai aussi discuté avec elle donc c'était pas vraiment très interne mais je me suis demandé pourquoi ça pouvait donner cet effet, enfin comment on pouvait avoir cet effet entre deux réseaux, deux plateformes de communication totalement différentes ? Pourquoi sur Instagram je donne l'impression d'être une personne A et pourquoi sur mon podcast je donne l'impression d'être une personne B ? De là, j'ai réfléchi et je me suis rendu compte que c'était peut-être le manque de nuances qu'on a sur Instagram. Avant, quand je parlais du manque de nuances, je parlais notamment du manque de nuances à l'époque sur Twitter. Parce que moi, j'ai été sur Twitter, je faisais partie vraiment de cette génération, vous savez, je suis dans 1995, donc vraiment cette génération qui était sur Twitter à un moment où c'était vraiment des tout débuts. Et en fait, j'ai beaucoup fait de la veille sur Twitter, enfin pas que ça, j'ai aussi fait des dramas sur Twitter et tout, c'était à la mode. D'ailleurs, on arrive à ce truc-là des dramas, et j'ai l'impression, si vous voulez, que cette notion-là des dramas, elle est notamment liée au fait qu'en fait, sur Twitter, il y avait, je ne sais plus combien de caractères, mais il y avait très peu de caractères pour écrire les... les tweets. Et donc en fait, il fallait être le plus impactant, le plus shark possible pour pouvoir partir en viral, pour pouvoir avoir de la visibilité. Et ce genre de consommation rapide, courte, etc. nous pousse, nous créateurs de contenu, à faire toujours plus court, toujours plus impactant, toujours avec moins de nuances, si vous voulez. Et ça, je m'en suis rendue compte déjà à l'époque sur Twitter. Et là, si vous voulez, quand Anaïs, elle s'appelle, me dit « bah ouais, moi, je te préfère, j'ai adoré ton podcast, mais je t'avoue que j'ai pas du tout de connexion avec ta personne sur Insta, tout ça » , je me dis « est-ce que je reproduis pas un petit peu ce truc qu'on a sur Twitter, que j'avais à l'époque sur Twitter ? » Et en fait, je pense que si, en fait, et ça m'a donné envie de faire cet épisode de podcast sur le manque de nuances des réseaux sociaux. Que ce soit avec les hooks, avec les accroches, etc. On nous demande toujours sur les réseaux sociaux d'être le plus impactant, le plus virulent, le plus shark, le plus straight on the point possible pour pouvoir gagner en visibilité, pour pouvoir stopper le scroll. Alors qu'en fait, si vous voulez, sur le podcast ou encore sur la newsletter, donc tout ce qui va être sur des contenus un peu plus longs, des contenus où on n'est pas forcément en... Comme ça, c'est Léna Situation qui l'avait dit, mais si vous voulez... Tu peux tomber sur mon compte Instagram, tu peux tomber sur mon compte LinkedIn, mais pour tomber sur ma newsletter et ou pour tomber sur mon podcast, il va falloir que tu recherches mon nom, etc., que tu t'intéresses à mon travail. Donc si vous voulez, sur tout ce qui va être les coutures un peu plus lourdes, on peut se permettre d'être plus dans la nuance, on peut se permettre d'être un peu plus vulnérable, même si j'avoue que j'ai l'impression aussi d'être vulnérable sur Instagram et LinkedIn. En tout cas, on peut se permettre d'être un peu plus soi, un peu plus dans la nuance, un peu plus vulnérable, un peu plus... Oui, nuancer et puis aller un peu plus loin, creuser des idées. Parfois même avec vous, lors du podcast, je réfléchis à voix haute si vous voulez. Alors que c'est vrai que sur Instagram et sur LinkedIn, sur même TikTok, on est sur des réseaux sociaux où les personnes sont noyées de contenu. On est sur de l'infobésité, du contenu fébisité. Et donc en fait, on essaie vite de se différencier et de se distinguer. Et c'est ça le problème aujourd'hui avec les réseaux sociaux, mais ça l'a toujours été. Et en fait, j'ai l'impression de dire ça, mais de pisser dans un violon, parce que ça ne va pas changer grand-chose. Mais en fait, c'est ça le problème des réseaux sociaux aujourd'hui. C'est vraiment qu'on va essayer d'être le plus Ausha, de se différencier le plus rapidement possible. Et donc, on va être un peu plus insertive, un peu plus grrr. Alors que sur les contenus un peu plus longs, où les gens ont choisi... de nous lire, ou les gens ont le choix aussi de nous écouter, parce que, à part si on fait partie des classements, etc., sur le podcast, il y a quand même cette intention d'aller écouter ce créateur-là, en particulier par nôtre, et bien on peut être un peu plus nous-mêmes. Vous voyez ce que je veux dire ? Pour être tout à fait honnête. Et c'est vrai que lorsqu'Anaïs m'a dit ça, ça m'a... Déjà, ça m'a perturbée, parce qu'il faut savoir que ce podcast, souvent, je vous dis que je le procrastine, mais pour être tout à fait honnête, je le procrastine parce que il marche pas si bien que ça. Enfin... Je m'en occupe peut-être pas assez, qu'on s'entende bien, mais il marche pas si bien que ça. Contrairement à Instagram ou à LinkedIn, où si le poste te plaît, la personne va liker, va mettre un commentaire, on va dire que l'endorphine est immédiate, et bien sur le podcast, c'est comme si tu faisais quelque chose en fond, mais t'as pas les retours, vous voyez, j'ai beau demander aux gens, tu peux me mettre un avis, etc., déjà j'en ai très peu, et donc ça veut dire qu'en fait, j'ai souvent l'impression de faire le podcast, mais... pour moi ou pour quelques personnes, mais pas qu'ils soient appréciés, vous voyez ce que je veux dire, pas qu'ils changent vraiment ma mentalité, pas qu'ils permettent aux gens vraiment d'apprendre à me connaître. Et quand elle m'a dit ça, Anaïs, quand elle m'a dit « Ah ouais, je te dis la vérité, s'il n'y avait pas eu le podcast, j'aurais jamais travaillé avec toi, mais là c'est sûr que je veux travailler avec toi » , et bien je me suis dit « Putain, en fait, parfois on sous-estime trop ces supports de communication qui pour nous nous paraissent presque annexes ou presque pas inutiles, mais... » En fait, vu qu'il n'y a pas cette endorphine, et là, ça va rejoindre aussi une autre idée, une idée que j'avais eue et que j'exploite avec mes clients, c'est que ce n'est pas les personnes qui likent le plus vos contenus qui vont forcément le plus travailler avec vous. Et donc, en fait, c'est un petit peu cette même idée que j'ai eue, si vous voulez, en me disant que ce n'est pas parce que ça passe par un support qui est moins visible, entre guillemets, où toi, tu as moins cette endorphine immédiate, que ce n'est pas les... les contenus qui mettent le plus les gens en sécurité, qui leur donnent le plus confiance en toi. Et donc en fait... Ça revient à tout ce que je conseille depuis toujours, et je voulais juste vous faire un épisode de podcast sur ça, un épisode rapide, mais qui me paraît pertinent. C'est n'hésitez pas à complémenter vos canaux de communication, que je pourrais dire canaux de communication courts, c'est-à-dire LinkedIn, Instagram, TikTok, même parfois Facebook, même si j'avoue que je ne bosse plus du tout avec Facebook, avec des canaux de communication un peu plus longs qui vont permettre de convertir cette audience qui est vraiment intéressée. En fait, il faut voir ça dans le cadre, comme dans un tunnel de vente, si vous voulez. Je rentre par un tunnel, par un canal de consommation courte, de consommation snack, content, de consommation rapide. Et puis ensuite, je suis satisfaite, je te laisse mon adresse mail ou je vais aller écouter ton podcast. Puis ensuite, tu as bien travaillé ton tunnel pour que tu puisses m'automatiser ou une séquence email ou quelque chose pour que je puisse devenir client. Et c'est ça que je voulais pointer du doigt, c'est Instagram, LinkedIn, etc. C'est cool pour gagner en visibilité, et puis même parfois pour convertir, si vous êtes bon en poste technique, etc. Mais parfois, quand on a la recherche de la visibilité, quand on a la recherche de la conversion, etc., ça nous demande de parfois manquer de nuances. Ça nous demande parfois d'ouvrir notre grande gueule de manière un petit peu irréfléchie, ou en nous disant, ok, qu'est-ce qui va pousser la personne à s'arrêter de lire pour lire mon contenu. Et oui, c'est cool, moi je n'ai pas de problème à le faire, mais parfois, en fait, c'est dommage parce que l'humain est complexe et les réseaux sociaux nous demandent de conceptualiser des idées en trois lignes, quoi, ou de les résumer de la manière la plus impactante et la plus presque, entre guillemets, choquante. Et c'est ça un petit peu qui m'a travaillée quand ma chère Anaïs m'a dit ça. Donc, tout ça pour vous dire, n'hésitez pas à compléter. vos canaux de communication rapides, stack content, avec des canaux de communication plus longs qui vous permettront de faire part, de partager vos idées de manière un peu plus complexe, un peu plus longue, un peu plus nuancée pour aller chercher cette audience qui a besoin de ça, qui a besoin de votre avis nuancé, qui a besoin de votre positionnement réel et pas des paillettes et des strass qu'on met parfois sur les réseaux sociaux. pour s'assurer une certaine visibilité ou une certaine fame. Voilà, c'était mon épisode du jour. Il est court, il est impactant, mais je vous assure que ça a été une sacrée prise de conscience pour moi. Je vous fais des gros bisous et je vous retrouve la semaine prochaine.