- Speaker #0
Pourquoi passer des heures à essayer de percer sur les réseaux sociaux quand l'agence personnelle peut le faire pour toi ? Des vidéos verticales prêtes à poster, créées spécialement pour te faire décoller sur LinkedIn, Instagram, TikTok, YouTube et consorts. Génère des leads en continu et deviens incontournable dans ton secteur. En un mois et demi, l'agence personnelle m'a fait gagner 50 000 followers sur mes réseaux sociaux. Alors viens t'asseoir et laisse les meilleurs s'occuper du reste. Rendez-vous dans la description pour postuler, mais ne tente pas trop, chaque promo a des places limitées. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marketing Square. Aujourd'hui, je suis accompagnée de Marie-Laure Deschamps, qui est coach en développement personnel et professionnel. On va parler du syndrome de l'imposteur. Marie-Laure, elle vient de sortir un livre qui s'appelle « J'ai pas fait Bac plus 5 » . Et alors ? On va parler de tous ces moments dans notre vie où on se sent pas assez légitime, par exemple, ou pas assez à sa place. Vous avez mille exemples de tous ces moments. où vous avez senti que vous n'étiez pas à la hauteur, pour déconstruire tout ça, j'accueille Marie-Laure. Salut Marie-Laure, bienvenue dans le podcast.
- Speaker #1
Salut Caroline, ravie d'être avec toi et tes auditeurs aujourd'hui, c'est trop génial.
- Speaker #0
Pour ceux qui ne t'ont pas vue, passer sur LinkedIn, tu fais partie de ces présences bienveillantes du réseau. Donc c'est un bonheur de faire partager ça à mes auditeurs aujourd'hui. Et du coup, peut-être qu'on peut commencer par te demander, toi qui es un peu la spécialiste développement personnel, raconte-nous, c'est quoi concrètement ? le syndrome de l'imposteur ?
- Speaker #1
Alors en fait, c'est très très simple. C'est comme si tu te promenais avec un masque parce que tu n'as pas envie d'être démasqué sur le fait que tu penses que tu n'es pas à ta place, que tu n'es pas légitime, que tu ne mérites pas ton job, que les autres y font mieux que toi et surtout que tu ne mérites pas ta réussite. Et c'est un syndrome qui a été identifié par deux profs de psycho qui ont voulu comprendre pourquoi des cadres professionnels se montraient incapables d'assumer leur réussite. Et aujourd'hui, il faut savoir que 67-70% des personnes ont déjà expérimenté ce syndrome une fois dans leur vie. On peut dire que pratiquement tout le monde a vécu ça. Et c'est ce que je constate dans les accompagnements clients des entrepreneurs ou des personnes qui veulent évoluer dans leur poste, mais qui ne se sentent pas légitimes ou pas à leur place, tout simplement.
- Speaker #0
Et en fait, ce syndrome est inhérent aux opportunités. Pourquoi est-ce qu'il arrive ce syndrome ? Parce que vous avez une opportunité. C'est-à-dire qu'il y a quelque chose dans votre vie en général que vous n'avez pas. pas l'habitude de faire. Du coup, c'est l'étape d'après. Et l'étape d'après, avant de sauter la marche, on se dit « Waouh, j'ai jamais été aussi haut » . C'est le propre d'une ascension. Dans cet épisode, on va voir quels sont les symptômes, quelles sont les causes. Et puis, enfin, tu vas nous dévoiler les cinq clés pour enfin dire goodbye au syndrome de l'imposteur, s'en débarrasser définitivement. Eh bien, la parole est à toi, Marie-Laure. C'est quoi les symptômes ? Toi, qu'est-ce que t'observes autour de toi ?
- Speaker #1
C'est, par exemple, penser qu'on doit la réussite à la chance. Donc, le premier truc, c'est « Non, mais tu sais, j'ai eu de la chance » . « Non, t'as pas eu de la chance, tu l'as mérité. » Croire qu'on ne mérite pas son job. On va être dans du « mais non » . Il y a la peur derrière de décevoir des personnes qui croient en nous. Par exemple, tu crois en moi pour ce podcast, et moi je fais « non, non, mais franchement, en carreau, c'est trop » . On peut même arriver jusqu'à saboter son travail. Provoquer l'erreur, provoquer l'échec pour dire « tu vois, en fait, je ne le méritais pas, je n'étais pas à ma place » . Penser que n'importe qui ferait aussi bien que nous. Donc ça va être des petites phrases dans... « Non mais tu sais, ça tout le monde aurait pu le faire, tout le monde sait le faire. » Ben non, pas spécialement. Et puis le dernier truc majeur, c'est de penser que notre incompétence, elle va être dévoilée. On va être à un moment démasqué, on va dire « Ben tu vois, je savais bien, et moi je l'ai vécu dans mes premières expériences et même plusieurs fois dans ma vie, la supercherie, elle va sortir au grand jour. »
- Speaker #0
Et c'est trop drôle parce que là, en t'écoutant Marie-Laure, je me dis qu'il y a 99% des auditeurs qui vont se dire « Ah mais c'est exactement ce que je ressens. » En même temps, il y a aussi un côté positif, parfois, j'ai l'impression, Marie-Laure, au syndrome de l'imposteur. On parle aussi, à contrario de l'effet Dunning-Kruger, c'est quand les plus mauvais se croient les meilleurs. On les voit pas mal, nous qui sommes sur LinkedIn, ces gens qui, au bout de 20 minutes de pratique sur un sujet, se proclament les experts de telle ou telle thématique, les arracheurs de dents, les faux experts. Marie-Laure, est-ce que c'est possible de voir dans le syndrome de l'imposteur une forme d'humilité qui peut aussi être assez salvatrice ?
- Speaker #1
Mais oui, tout à fait, cette humilité, elle est vraiment nécessaire parce que c'est celle qui permet de se remettre en question, de progresser. Mais l'idée, ce n'est pas de chercher cette perfection qui va nous bloquer, nous faire procrastiner et nous empêcher d'avancer, mais de viser plutôt l'excellence. Et quand je dis ça, on fait, non Marie-Laure, tu as fumé. Tu me dis, moi je cherche la perfection, toi tu dis non. Caro, viser l'excellence, parce que dans l'excellence, tu as le droit à l'erreur. Prends juste l'exemple des sportifs, avant d'être excellent, ils se plantent, ils se font mal, ils se blessent et ils progressent.
- Speaker #0
J'adore l'excellence versus la perfection. Dans l'excellence, tu as le droit à l'erreur. C'est hyper puissant ce que tu nous partages là, Marie-Laure. Au menu du jour, les 5 clés pour se débarrasser de ce maudit syndrome de l'imposteur. Par quoi est-ce qu'on commence, Marie-Laure ?
- Speaker #1
On commence par la première clé qui est celle d'adopter la posture OK plus, OK plus. Ça veut dire qu'en fait, on va arrêter de mettre l'autre sur un piédestal. Parce que quand on fait ça, nous, on est OK moins et l'autre, il est OK plus. Et ça, ça ne va pas du tout. Parce qu'il faut partir du principe que... Tu as de la valeur, j'ai de la valeur, on a tous de la valeur, j'ai des compétences, j'ai des défauts, l'autre aussi, mais ma valeur n'est pas mieux que la tienne et la valeur de l'autre n'est pas mieux que la mienne. Donc c'est basé sur de l'analyse transactionnelle issue de la théorie d'Eric Berne, mais c'est vraiment la posture dans laquelle j'invite à mettre tous les auditeurs, vous êtes tous extraordinaires pour plein de raisons et c'est génial.
- Speaker #0
Donc sortir de la position basse, c'est un petit peu ça.
- Speaker #1
Exactement. La deuxième clé, c'est arrêter d'émettre des hypothèses négatives sur ce que les autres pensent de nous. Quand on a le syndrome de l'imposteur, on a tellement peur d'être démasqué qu'on est à l'affût des moindres réactions qui prouvent qu'on est démasqué. Donc par exemple, imagine, on est en train de négocier un contrat, je te partage quelque chose, et là, t'avais la tête de côté, tu te redresses brutalement, tu tournes la tête et tu me fais un « Ah bon ? » Ton changement de posture, ton mouvement de tête, l'expression, le « Ah bon ? » va venir me faire douter et me dire tu vois t'as dit une bêtise, c'était pas bien, t'aurais pas dû dire ça, t'aurais pas dû faire comme ça, de toute manière je sais bien, je ne suis pas légitime et je ne suis pas à ma place. Donc je prends cette réaction de l'autre et j'en fais une hypothèse négative comme quoi je me suis grillée, je me suis cramée. Donc le premier truc à faire pour éteindre le feu, j'ai envie de dire, c'est de jouer aux hypothèses positives une fois que la réunion est terminée. Et tout simplement de se dire ok, peut-être qu'elle a été surprise dans le bon sens du terme. première hypothèse positive. Deuxième hypothèse, peut-être qu'elle ne s'attendait pas à un prix comme celui-là. À partir du moment où tu arrives à tirer au moins une ou deux hypothèses positives, c'est que tu n'as pas la vérité et que ça va bien.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord avec toi Marie-Laure. C'est un réflexe bien connu chez les parano. Quand on cherche, on trouve. Donc à partir du moment où vous êtes en train de construire une réalité, tous les signaux vont aller dans ce sens-là. Essayez de transformer un petit peu sa perception et vous allez voir que le positif attire le positif, on construit sa réalité.
- Speaker #1
Exactement, et au pire, si tu doutes toujours, une fois que t'as joué au jeu des hypothèses positives en disant oui mais quand même, je sais bien que quand elle fait ce petit mouvement de tête, c'est que, et tu te fais ton film, tu retournes voir la personne et tu craques le sujet en disant, tu sais, tout à l'heure, quand j'ai évoqué ce point-là, t'as eu l'air étonné, est-ce que je continue sur cet axe-là, est-ce que je creuse ? Et si la personne te dit, ah non, pardon, excuse-moi, non, non, c'était juste génial, ok, la preuve est là, y'a pas de problème.
- Speaker #0
Et ça, c'est sous couvert, Marie-Laure, de ne pas se réagir. C'est-à-dire, en fait, tu vois, la personne peut aussi se sentir agressée si on va la voir après. En vrai, on connaît tout ça dans la vie. Quand quelqu'un, après coup, vient nous demander pourquoi on a fait quelque chose, est-ce que ça ne met pas cette personne un peu dans une position malaisante ?
- Speaker #1
Non, je pense que si tu y vas vraiment avec bienveillance, en disant « Tu sais, tout à l'heure, quand j'ai fait la présentation, j'ai eu l'impression que tu étais étonnée. » Tu n'es pas obligée de dire « Tu t'es relevé, tu as tourné la tête et tu m'as fait un petit « Ah bon ? » Tu y retournes tout simplement en disant « Tout à l'heure, quand on a échangé sur ce point-là, J'ai eu l'impression que c'était surprenant pour toi que j'annonce ce chiffre-là. Est-ce que tu as besoin que je creuse ? Est-ce que tu vas vraiment en mode discussion ? Ok plus, ok plus, justement, adulte, adulte. Et voilà, tu n'es pas dans le ton, évidemment, accusatoire.
- Speaker #0
Ok, au top !
- Speaker #1
La troisième clé que je voulais partager, c'est de faire tout simplement le point sur les réussites. Parce que quand on a le syndrome de l'imposteur, ce syndrome, on le nourrit. Là, c'est vraiment un exercice pratico-pratique. C'est de faire un tableau avec trois colonnes. Dans la première colonne, tu fais la liste de toutes tes réussites. Ça peut être un changement de job, une évolution, un projet qui a abouti, des étapes positives dans ta vie professionnelle. Dans la deuxième colonne, tu regardes comment se manifeste le syndrome de l'imposteur, quelles raisons tu donnes à cette réussite, avec ton masque. Donc avec mon masque, si j'ai évolué, c'est parce que j'ai eu de la chance. Si le projet a abouti, c'est grâce à mon associé. Donc il y a toujours un truc qui fait que si t'as réussi, c'est pas grâce à toi. Et dans la troisième colonne, tu prends du recul et tu te dis, ok, alors si j'ai obtenu le contrat, c'est parce que j'ai été à l'écoute de mon interlocuteur, c'est parce que j'ai super bien préparé ma présentation, si j'ai eu ce changement de poste, c'est parce que j'ai assuré en entretien. Dans l'entretien, il n'y a personne d'autre à côté de toi pour donner le change. Donc en fait, c'est d'aller vraiment craquer sujet par sujet tes réussites, en disant ok, bah non, c'est pas que de la chance, c'est pas que grâce aux autres, tout simplement.
- Speaker #0
J'adore cette clé et pour le coup, c'est une phrase qui fait beaucoup écho en moi, la carte n'est pas le territoire et encore une fois, changez de prisme, changez de perspective et vous allez voir les opportunités s'animer.
- Speaker #1
La quatrième clé, c'est comprendre le lien entre les injonctions reçues dans ton enfance pour obtenir de la reconnaissance et les fonctionnements que tu as mis en place pour ne pas être démasqué. Alors dit comme ça, c'est un petit peu long. Mais je vais tout de suite expliquer le propos. Quand on est enfant, on reçoit des injonctions à se comporter de telle et telle manière. C'est ce qu'on appelle dans mon jargon les drivers. Les drivers, il y en a cinq. Il y a soit fort, soit parfait, fais plaisir, fais des efforts et dépêche-toi. Quand on est enfant, on ne nous dit pas spécialement ça comme ça. Mais on nous dit, est-ce que tu as eu la meilleure note ? C'est bien, tu n'as pas pleuré, tu m'as fait plaisir. Et quand on le fait, généralement... on obtient de la reconnaissance. C'est bien, c'est super, t'as pas pleuré, t'as été fort, etc. On a embarqué avec nous dans notre construction le fait que pour mériter de la reconnaissance, il fallait se comporter comme ça. Conclusion, quand à un moment on vient te voir et qu'on te dit « Bravo, le sujet tu l'as super bien abordé » et que toi, dans ta préparation, t'estimes que tu n'as pas été parfaite ou alors que par exemple, en fait c'était facile, que tu n'as pas fait d'effort pour arriver à cette proposition, que tu as pris ton temps, bref, que tu n'as pas fonctionné comme on t'avait demandé de fonctionner quand tu étais enfant, tu te dis « Je ne peux pas avoir de la reconnaissance, on ne peut pas me dire que j'ai réussi » . puisque je n'ai pas fait d'efforts, puisque je n'ai pas été parfait, puisque je ne me suis pas dépêchée, puisque je n'ai pas été fort et que je n'ai pas fait plaisir. Ce n'est pas possible qu'on me dise ça, parce que je n'ai pas fonctionné, comme on m'a appris à fonctionner.
- Speaker #0
Ok, donc on guérit absolument son enfant intérieur, avant toute chose.
- Speaker #1
Alors c'est vrai que ce serait un peu long de rentrer dans le propos maintenant, mais de prendre conscience de ces drivers. En fait, nos drivers, moi j'aime bien dire que c'est des super pouvoirs, mais en même temps, super pouvoir égale talon d'Achille. Et l'idée, c'est de comprendre les antidotes qu'on peut mettre derrière. Et quand tu prends conscience de ça, t'as déjà fait un gros, gros bout de chemin.
- Speaker #0
J'adore ce que tu dis. Et c'est déjà la dernière clé, même si j'ai envie que ça continue. Merci pour tout ce que tu nous partages. C'est non seulement hyper pratico-pratique et en plus, c'est hyper motivant.
- Speaker #1
Merci Caroline. La cinquième clé, c'est tout simplement, je sais que c'est pas facile, mais d'assumer notre différence. On l'a vu dans la partie introductive, souvent on a... ce manque de légitimité parce qu'on n'a pas eu le même chemin que les autres et on se sent moins bien que l'autre. Donc on a peur d'être démasqué. Il y a un moment, le masque, autant le jeter sur la table. Et pour illustrer le propos, je vais parler de Jacques Olivier qui est un des témoins dans mon livre. C'est quelqu'un qui n'a pas le bac, qui a commencé sa vie professionnelle dans les chambres froides à moins 23 à Rungis et pour faire très très court dans son parcours professionnel et sans tout dévoiler, aujourd'hui il est responsable d'un centre d'affaires immobilier. Et entre-temps, dans les grandes étapes de sa vie professionnelle, il a mis en place le système d'information RH de chez Airbus et de chez Total. Donc pour quelqu'un qui n'a pas le bac, qui a commencé sur des petits métiers, tu te dis le parcours il est dingue. N'empêche que Jacques Olivier, à 40 ans, il avait toujours ce syndrome de l'imposteur parce qu'il pilotait des polytechniciens, il pilotait des ingénieurs et il se disait mais je ne suis pas légitime, moi qui n'ai pas le bac, qui n'ai pas de diplôme pour piloter des sujets comme ça et des personnes qui sont autant diplômées. Et à un moment, lors d'une réunion, c'est venu sur la table, tout simplement, et il a dit au fait, il faut quand même que je vous avoue un truc, j'ai pas le bac. T'imagines la stupeur en face de lui, mais le fait de le mettre sur la table, voilà, on crève l'abcès, tout simplement.
- Speaker #0
Donc la parole est thérapeutique, il faut absolument verbaliser pour exorciser. Merci Marie-Laure pour tout ce que tu nous as partagé. C'était chargé en positivisme. Je sais que c'est un épisode qui va faire du bien au cœur. aux oreilles. Où est-ce qu'on peut t'envoyer des mots d'amour, des mots de remerciement ? On fera un petit post sur LinkedIn qui sera accessible dans les ressources pour te retrouver et t'envoyer un message privé par où on passe.
- Speaker #1
On peut passer par LinkedIn, on peut passer par mon site web mldeschamps.fr. On me trouve assez facilement en fait et avec grand plaisir pour échanger et continuer à échanger sur le sujet.
- Speaker #0
En tout cas, Marie-Laure, c'était un bonheur de te recevoir dans le podcast. Merci à tous pour votre écoute et je vous dis à très vite dans Marketing Square. Ciao ! Si cet épisode te plaît, tu peux le partager en me taguant ou lui laisser 5 étoiles sur Apple Podcasts.