- Speaker #0
Bienvenue sur Marketing Square, le rendez-vous du gros marketing. Le gros, c'est un marketing qui sort des clous, qui se réinvente, qui se renouvelle. C'est aussi un mindset qui repose sur l'envie de se dépasser, de se détacher de ses opinions une bonne fois pour toutes et d'apprendre en continu. Si tu te reconnais dans cette description, que tu sois débutant ou expert, abonne-toi. Ce podcast va devenir ton meilleur allié. Imaginez un bouton qui transforme chaque prospect en rendez-vous. Voici comment ça marche. Rendez-vous sur refer.social. Téléchargez gratuitement l'extension Chrome Refer. Parcourez les profils LinkedIn que vous rêvez de rencontrer. Appuyez simplement sur le nouveau bouton Meet. Grâce à l'algorithme de Refer, vous allez pouvoir trouver le meilleur intermédiaire dans votre réseau pour faciliter la mise en relation. J'espère que bientôt, comme mon ami Déborah, vous pourrez me dire « J'ai gagné 60 000 euros en un seul rendez-vous grâce à Refer » . En attendant, place à l'épisode du jour et bonne écoute à tous ! Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marketing Square. Aujourd'hui, on va parler de grosses marketings pour aller chercher plus d'entretiens avec des recruteurs. C'est un sujet qui m'a été susurré par Gladys Ramet qui est coach emploi et recrutement. Gladys, j'ai l'habitude de te voir passer sur LinkedIn et je suis ravie de te rencontrer en vrai aujourd'hui. On va parler de grosses marketings et toi, tu vas nous expliquer comment est-ce qu'on peut utiliser ces process de vente au service de sa recherche d'emploi. quel que soit son niveau de maturité, qu'on soit tout droit sorti d'école ou qu'on soit en reconversion. Salut Gladys, bienvenue dans le podcast.
- Speaker #1
Salut Caroline, merci mille fois de m'avoir invitée parce que ça fait super plaisir d'être là et vraiment j'ai beaucoup d'admiration pour ce que tu fais. Tu le fais avec beaucoup de courage et dans le sens étymologique de cœur, donc tu le fais avec beaucoup de générosité et vraiment, merci pour tout ce que tu apportes et je suis vraiment trop, trop honorée et contente d'être là avec toi. L'idée c'était de parler, d'utiliser les techniques du growth marketing pour la recherche d'emploi. Parce qu'en effet, dans une vie antérieure, on va dire, je travaillais plutôt dans la communication et le marketing. Et du coup, je me suis rendu compte que souvent, les candidats, ils ne savaient pas toujours comment procéder. S'ils avaient pu avoir une méthode efficace, reconnue et qui fonctionne, ça aurait été bien. Je me suis rendu compte qu'il y avait une méthode quand même qui est celle qui est très connue des marketeurs, qui est la méthode ARR, qui pourrait très bien s'appliquer à leur recherche d'emploi et qui permettrait aux candidats de décrocher plus d'entretiens.
- Speaker #0
Ça me fait un parfait teasing Gladys. parce que Yann Leonardi, qui adore la méthode R, il viendra bientôt dans le podcast et on vous dévoilera aussi des vidéos sur YouTube qu'on est en train de préparer. Donc, parfait teaser, Gladys. Je suis très touchée par ton petit mot. Franchement, je suis très contente qu'on aborde ce thème et qu'on parle de grosses marketing, mais pas seulement parce que tu as raison. En fait, c'est beaucoup plus large que ça. Il y a plein de gens autour de moi qui utilisent même le grosses marketing pour s'organiser dans leurs tâches quotidiennes. C'est bien qu'on élargisse aujourd'hui nos œillères avec toi. Et du coup, tu nous révèles une méthode en cinq points. qui correspondent à ceux de la méthode R ?
- Speaker #1
Oui, absolument. Parce que si on se remémore ce que c'est la méthode R, donc le premier A, ça veut dire acquisition. Comment est-ce que les visiteurs prennent connaissance de votre existence, on va dire. Ensuite, il y a l'activation pour le deuxième A. Est-ce qu'ils ont une bonne première impression et est-ce qu'ils ont de l'intérêt, on va dire, par rapport à ce que vous proposez ? Le premier R, c'est de la rétention. Est-ce qu'ils vont revenir vers vous ? Est-ce qu'ils vont être fidélisés, on va dire, par rapport à ce que vous proposez ? Ensuite, il y a notre R qui est celui de la recommandation. Est-ce qu'ils vont parler de vous autour d'eux ? Et enfin, le revenu dans le sens, est-ce qu'ils vont adhérer complètement et devenir vos clients ? Est-ce qu'ils, finalement, vont vous proposer un entretien ? Dans notre cas, c'est ça. Est-ce qu'ils vont vous proposer un entretien ? Effectivement, on peut faire vraiment un parallèle entre cette méthode de marketing et le fait de rechercher un emploi et de décrocher des entretiens.
- Speaker #0
Génial. Donc aujourd'hui, tu nous présentes la méthode pour finalement attirer, fidéliser et même créer de la viralité. On est tout ouïe. Gladys, le micro est à toi.
- Speaker #1
Alors tout d'abord, le A d'acquisition, on va dire, c'est le moment où les recruteurs arrivent. Donc là, la mission du candidat, c'est de se rendre visible, de se mettre dans le radar du recruteur. Alors là, j'ai envie de prendre une petite métaphore que tout le monde va comprendre. Imaginez, vous êtes Bambi. L'idée, ce n'est pas d'aller vous cacher dans la forêt, c'est vraiment de sortir dans la clairière parce que si on part du principe que le recruteur, c'est un chasseur, il a besoin de vous voir. Sortez dans la clairière, en l'occurrence, ça pourrait être un salon de l'emploi. Il y a quand même une plateforme d'acquisition qui est plutôt faite pour ça, qui est LinkedIn. donc moi je recommande d'y aller et vraiment d'avoir un profil nickel. Je sais que tu avais fait un autre épisode, j'ai vu là-dessus, sur la manière de pouvoir optimiser son profil LinkedIn et je l'avais écouté avec beaucoup d'intérêt. Tout d'abord déjà, se rendre visible, c'est avoir un bon profil LinkedIn. C'est aussi participer aux lives qui sont organisés, qui peuvent être aussi bien se faits par des recruteurs, par des futurs N plus 1 qui sont de votre métier. Ça peut être aussi des lives organisés par les entreprises qui vous intéressent. Dans tous les cas, vous créez une interaction avec le recruteur en leur montrant que vous existez. Donc, ils se retrouvent exposés à vous. d'une manière ou d'une autre. C'est ça, en fait, le début de l'acquisition. Il faut faire gagner du temps aux recruteurs en affichant ce que vous cherchez. C'est-à-dire, il faut afficher très rapidement quelle est votre valeur ajoutée et bien prendre en compte ses besoins. Lui, ce qu'il veut savoir, en fait, le recruteur, c'est quelle est votre valeur ajoutée, quelles sont vos compétences, qu'est-ce que vous cherchez. Il ne doit pas avoir de doute, en fait, sur votre identité professionnelle et sur votre situation professionnelle actuelle. Donc, l'acquisition, elle se passe là, en fait. C'est être visible des recruteurs et rentrer dans le game, on va dire.
- Speaker #0
Donc, l'étape 1, c'est finalement trouver son why, sa raison d'être. On a fait un épisode sur le sujet, donc je vous invite à le consulter dans la description. Et puis derrière, avoir les bons réflexes pour façonner un peu sa marque candidat, comme on dit, créer un profil qui va travailler pour vous en fait et qui va donner envie non seulement d'être consulté, d'être suivi, mais aussi d'être recommandé potentiellement à d'autres. Parce que ça, on en parle peu, mais tu l'as mentionné tout à l'heure. En fait, les recruteurs, c'est un bassin d'audience. Ils se connaissent tous forcément à partir du moment où potentiellement tel job ne va pas le faire. Si vous avez eu un bon contact avec ce recruteur, rien ne dit qu'il ne va pas passer votre CV pour un autre job. dans une heure, un jour ou peut-être deux ans. Mais en tout cas, on entend souvent des histoires comme ça.
- Speaker #1
Absolument. Et du coup, une fois que vous avez fait cette première étape d'acquisition, en fait, on passe à l'activation. L'activation, c'est le moment où les recruteurs comprennent votre valeur ajoutée. Donc, votre mission à vous de candidat, c'est de faire en sorte que les recruteurs vous intègrent dans leur base de données. Vous pouvez le faire de deux manières, en fait. Vous pouvez le faire de manière inbound, c'est-à-dire que les recruteurs viennent à vous. L'idée, c'est par exemple, comment vous pouvez le faire d'une manière concrète, c'est de publier régulièrement sur LinkedIn. Après, j'expliquerai plus bas comment on peut faire de manière simple sans que ça devienne une usine à gaz. Vous pouvez le faire d'une autre manière. Vous pouvez le faire d'une manière outbound. C'est-à-dire que là, c'est vous qui allez vers le recruteur. Vous lui envoyez des demandes de connexion. Je précise que quand je dis le recruteur, ça peut être aussi bien un recruteur dont c'est le métier, comme un chasseur de tête, un camion de recrutement, un recruteur en entreprise. Ça peut être aussi un potentiel N plus 1. Si, par exemple, vous cherchez un poste de product manager, par exemple, n'hésitez pas à aller contacter des CPO ou des head of product. Allez chercher des gens qui sont potentiellement votre futur patron. Parce qu'en fait, ça ne se passe pas que par les recruteurs, en fait, le recrutement. Il y a vraiment toutes sortes de gens qui recrutent en direct, qui sont intéressés, même qui recommandent des profils aux recruteurs. Comme je disais, l'idée, c'est que les recruteurs comprennent votre valeur ajoutée. Dans les deux cas, que ce soit vous qui les demandiez en contact ou que ce soit eux qui viennent à vous, en fait, ils vont vous faire entrer dans leur vivier. Ils ont compris que vous existiez. Ils savent en quoi, entre guillemets, vous pouvez leur être utile. Quelle est votre valeur ? Ça, c'était la deuxième étape. La troisième étape, c'est la rétention. La rétention, c'est comment est-ce que vous allez faire pour que le recruteur pense à vous ? Parce que c'est bien beau d'être dans sa base de données, mais il faut qu'il pense à vous. Là, j'ai une image que j'adore, en fait, qui est votre mission à ce moment-là, c'est qu'il faut que vous dormiez dans la tête du recruteur. Et moi, il y a des candidats qui me l'ont fait, ce truc-là. Ils m'ont contactée régulièrement et ils dormaient dans ma tête. C'est-à-dire que dès que j'avais un poste, je pensais à eux, j'en avais des informations sur eux, je savais qui ils étaient et je savais très clairement ce qu'ils voulaient. Donc, ils dormaient vraiment dans ma tête. Donc, votre mission, c'est ça, c'est de faire ça avec le recruteur. Donc, comment vous faites ça concrètement ? Il faut retenir la relation avec le recruteur. recruteur. Soit vous lui envoyez des emails en donnant des nouvelles de votre actualité. Imaginez que vous avez fait une formation, informez-le. Envoyez des messages sur LinkedIn régulièrement tous les deux mois, on va dire, ou si il y a un événement, les fêtes de fin d'année, les vœux, enfin des choses comme ça. N'hésitez pas. Donnez une actu. Aussi également, postez régulièrement du contenu sur LinkedIn. Moi, je recommande de le faire cinq fois par semaine. Alors vous allez me dire, c'est peut-être beaucoup quand c'est pas son métier ou qu'on n'a pas que ça à faire. Quand j'y postais, ça peut être très court. On n'est pas obligé de faire des tartines ou de faire des espèces de posts qui sont de la littérature. Pourquoi je dis 5 posts ? Parce qu'on peut en faire 3 entre guillemets d'autorité. Ce que je veux dire par là, c'est des posts qui mettent en avant votre compétence, votre expertise autour d'un sujet d'actualité. Imaginons, vous venez de découvrir dans la presse qu'il y a un nouveau... Elon Musk a finalisé le rachat de Twitter, par exemple. Vous, vous êtes dans les réseaux sociaux ou dans le marketing, vous pouvez rebondir dessus et dire tout de suite, « Bon, voilà, moi, je rebondis là-dessus, voilà ce que j'en pense. » Mais humblement, ne vous dites pas, il faut que je devienne un expert et que je fasse une espèce de thèse sur le sujet. Faites quelque chose de simple qui montre que vous êtes en connexion avec l'actualité. et que vous êtes curieux, intéressé, et que vous n'êtes pas dans une grotte, et que vous voyez ce qui se passe un petit peu dans le monde aussi. Vous pouvez faire un autre poste qui est un poste plus de promotion, où là, vous dites clairement ce que vous recherchez comme poste, sous forme de vidéos, sous forme de carousel, ou vous pouvez même vous amuser à répondre aux questions des recruteurs, du genre, vous êtes à un carousel, vous vous répondez, vous pouvez le former sous forme de vidéos, si vous êtes à l'aise, vous pouvez faire un petit short avec une minute, où vous racontez pourquoi vous et pas un autre. Après, bon, on se met là où on est à l'aise, l'idée, ce n'est pas d'aller se faire violence, c'est de faire que ça ne devienne pas quelque chose qui est douloureux. on est d'accord c'est de faciliter la vie des gens aussi et n'hésitez pas aussi à faire des posts par exemple en coulisses comme on dit c'est-à-dire un post vous raconter une anecdote moi je connais des candidats qui font des choses super dans leur vie privée genre être entraîneur d'une équipe de football féminin j'avais un candidat comme ça il m'a dit mais je ne vais pas raconter ça mais je lui ai dit mais bien sûr que si bien sûr que si qu'il faut raconter ça ça nous intéresse on veut vous connaître on veut savoir qui vous êtes dans votre vie perso vos activités ça nous intéresse vraiment en tant que recruteur vraiment toi tu nous dis étape numéro 1 commencer par avoir une
- Speaker #0
bonne base, c'est-à-dire qu'on comprenne bien clairement quel est le profil du candidat, qu'on puisse un peu deviner ses soft skills. Deuxièmement, aller de façon proactive, contacter des recruteurs. Troisième partie, tu nous dis, c'est ce qu'on appelle dans le jargon marketing le nurturing. On va aller nourrir le lien et là, tu nous dis en fait, pour créer cette confiance, c'est important de vous livrer. L'idée, c'est quand même de rester professionnel. Il faut que ce soit en lien. Ne commencez pas à raconter des choses qui n'ont rien à voir avec le domaine professionnel que vous visez. Mais en tout cas, n'hésitez pas à raconter, à partager un peu des histoires de vie, ce qui a fait que potentiellement, vous vouliez aller dans cette direction plutôt qu'une autre direction. Si par exemple, vous voulez bosser dans le partenariat, qu'est-ce qui a fait que dans votre vie, la collaboration, ça a complètement changé la personne que vous étiez avant vers la personne que vous êtes aujourd'hui. Ça, Gladys, elle nous dit, n'hésitez pas à ne pas être avare et à vous livrer pour de vrai, sans être démago bien sûr, parce que attention, LinkedIn n'aime pas. pas les profils trop démagos. Et puis deuxièmement, tu nous dis aussi un truc que j'ai adoré, il faut poster jusqu'à 5 fois par semaine. Et moi, c'est un truc que je dis toujours à mes clients, on me dit « Ah oui, mais est-ce qu'on peut poster une fois par jour ? C'est trop fatigant. » En très général, en très macro, votre investissement est proportionnel à vos résultats. La nature est bien faite. Si vous voulez avoir plus de chances de vous faire repérer, si vous voulez avoir plus de chances de faire des bons contenus, le mieux, c'est de produire beaucoup.
- Speaker #1
Effectivement, et ça fait une bonne transition avec la quatrième étape qui est donc la recommandation. La recommandation, c'est qu'en fait, tout simplement, les gens, quand on dit les gens, ça veut un peu tout et rien dire, mais en l'occurrence, dans notre cas, ça peut être les recruteurs, des N plus 1 potentiels, ou même n'importe qui sur LinkedIn qui commence à vous connaître peut parler de vous dans son propre réseau. En fait, vous pouvez procéder de la manière suivante. Soit vous faites un bouche-à-oreille qu'on peut dire orchestré, c'est-à-dire que vous demandez des recommandations sur LinkedIn aux gens que vous connaissez, ils vont vous mettre des recommandations sur votre profil LinkedIn. Ou bien... dans votre propre CV, vous mettez des recommandations avec des références de personnes qui vous connaissent ou même, lorsque vous faites un poste, moi, je vous invite à carrément demander en amont une de vos références si vous pouvez la taguer et qu'elle puisse rebondir sur votre poste. Comme ça, ça donne un signal faible voire fort au recruteur que cette personne qui est référente en poste et sérieuse, entre guillemets, que moi, je connais, on va dire, elle valide ce candidat parce qu'en fait, elle s'intéresse à lui, elle a interagi avec lui. Donc, c'est quelqu'un de sérieux. Donc, je peux le considérer comme quelqu'un de professionnel. Il y a une autre bouche à oreille qui, on peut dire, plus organique. C'est que tout simplement, l'algorithme LinkedIn fait du bouche-oreille pour vous. C'est-à-dire que si vous publiez, vous commentez, vous êtes actif sur la plateforme, votre contenu sera naturellement plus souvent proposé et aux bonnes personnes que si vous n'êtes pas régulier ou en mode fantôme sur LinkedIn. Donc, le temps que vous passez sur LinkedIn, chaque action que vous faites, vous ne la voyez pas tout de suite peut-être, mais elle a un effet boule de neige énorme et indéniable. Enfin, je veux dire, moi, je le vois tous les jours même. On me propose des postes de recruteur au minimum une fois par semaine, en fait. Alors, je ne cherche pas. Vous voyez, vraiment, c'est très, très important de le faire parce que vous allez vite voir des résultats. Et donc, il ne faut juste avoir pas peur de commencer, en fait, tout simplement. Et après, ça devient même une petite gymnastique. Et je dirais même que cet exercice-là, il faut le faire toute sa vie professionnelle parce que même lorsque vous n'êtes pas en recherche d'emploi, vous allez voir qu'en entretant votre réseau, en entretant votre e-réputation et votre visibilité, même si un jour vous voulez changer de poste, on va venir à vous naturellement. Vous n'aurez même plus besoin de prospecter. c'était euh C'est le Foucault qui disait ça la dernière fois. Faire son réseau, c'est ça en fait. C'est vraiment ne plus avoir à jamais chercher d'emploi à la fin. Effectivement, ça marche très bien. Les recruteurs sont très friands de ça.
- Speaker #0
Exactement, et se protéger potentiellement des personnes malveillantes. Ça ne vous arrivera pas trop quand vous êtes junior, mais quand vous commencez à être senior dans un milieu où il y a beaucoup de compétition, il va arriver qu'on vous tire dans les pattes. Et avoir beaucoup de recommandations. Si quelqu'un dit, moi, un tel, j'ai eu affaire à lui, il a fait n'importe quoi. quoi, ou alors j'ai entendu dire que ce n'était pas bien ce qu'il faisait, et ça arrive tout le temps. Passez un certain niveau, quand vous avez plus de 10 ans d'expérience dans un domaine, qu'il y a des gros montants en jeu, il est possible que même des gens qui ont été très satisfaits de vos services, par jalousie ou que sais-je, ou d'autres candidats potentiels, ou en tout cas, la vie est une jungle, donc les recommandations, 100% d'accord avec toi Gladys, ça permet d'avoir un réseau qui travaille pour soi, et ça va permettre aussi, si un jour, on vous poignarde dans le dos, de pouvoir en fait garantir le fait qu'en général, les gens sont contents de vos services. Donc, n'hésitez pas à demander des recommandations parce que c'est un vrai pare-feu. Et en général, les gens ne sont pas dupes. Justement, le fait que les recommandations se soient publiques. On voit une personne qui dit que vous faites du mauvais travail si vous avez une cinquantaine de bonnes recommandations sur votre profil LinkedIn versus une personne qui potentiellement n'a pas trop de recommandations ou on sent que c'est quelqu'un justement... Eh bien, la réputation, ça se voit facilement à l'œil nu. Donc ça, c'est hyper important. Et je trouve ça génial que LinkedIn permette d'avoir des recos. N'hésitez pas à en demander un petit hack tout bête pour faire tomber des recommandations. Souvent, on a tendance à envoyer des demandes de recos, comme LinkedIn nous l'indique, à travers la messagerie. Et le problème de cette messagerie, c'est que... Par où commencer ?
- Speaker #1
Tu as totalement raison. C'est un peu ardo, c'est la manière dont c'est envoyé. Ça me fout un peu un gun sur la tempe. Et l'autre, il ne sait pas s'il n'a pas trop envie de répondre, du coup.
- Speaker #0
Alors, il y a ça. Et puis, parfois aussi, c'est arrivé plein de fois que j'ai des petits candidats qui viennent me voir, des chouchous qui sortent d'école et qui me disent « Tu vois, Caro, j'ai osé demander une recommandation et la personne ne m'a pas répondu. Oh là là, on m'a ghosté. » Et le problème de cette messagerie, c'est qu'on devient vite parano en se disant que quelqu'un n'a pas voulu nous répondre. Alors que souvent, les gens reçoivent aussi 150 messages. Donc, potentiellement, ils n'ont même pas ouvert. Moi, ma méthode pour que vous n'ayez plus à subir le fait que potentiellement on ne vous a pas répondu ou alors à devoir réinsister, ce qui nous met dans une situation toujours un peu délicate, c'est de copier-coller l'URL de votre recommandation. Quand vous cliquez sur « Recommander Gladys » ou « Recommander Caroline » , il va y avoir une URL qui s'affiche en haut et vous allez copier-coller ce lien-là. Vous allez faire un email très propre que vous envoyez par email en disant « Salut Gladys, je ne sais pas si tu te souviens, on a collaboré ensemble il y a deux ans sur telle mission. » J'en garde un souvenir magique. Actuellement, je suis en recherche d'emploi. Si toutefois, tu pouvais m'envoyer quelques mots de recommandation, ça vaudrait tout l'or du monde pour moi. Et là, vous mettez le lien direct. Donc, quand la personne va cliquer, elle va arriver directement dans la fenêtre recommandation. Parce qu'en général, soit vous passez par LinkedIn, et là, ça passe dans la messagerie LinkedIn, soit vous demandez à l'oral ou par email, et là, la personne doit trouver comment vous mettre une reco. Donc là, vous copiez-collez le lien direct, vous envoyez un mail bien personnalisé. Si vous voulez aller encore plus loin et que vous connaissez bien la personne, vous créez un modèle. parce que là encore, vous allez voir que vous allez vraiment simplifier la vie de l'interlocuteur. Et là, c'est un bon déclencheur pour les recours. Et puis voilà, cette petite astuce va vous permettre d'avoir des recours LinkedIn plus facilement et tellement alignés avec toi, Gladys. Les recours LinkedIn, c'est quand même le nerf de la guerre.
- Speaker #1
Et aussi en donner des recours. C'est-à-dire que, pas seulement en demander, en donner aussi, ça serait sympa parce que déjà, qu'elle soit sincère, évidemment, mais surtout, c'est la moindre des choses et il vaut mieux souvent donner avant de recevoir. Donc, un conseil, donnez des recommandations.
- Speaker #0
Exactement, ça va dans les deux sens. Alors attention cependant à ne pas avoir cinq recommandations données et cinq reçues. Et on voit que c'est les mêmes personnes parce que du coup là, ça fait un peu fake, il faut le dire quand même. Et essayez aussi d'avoir plus de recommandations reçues que données. Mais par contre, oui, pratiquez à fond les recommandations. Et d'ailleurs, un truc que je fais souvent qui marche du feu de Dieu, c'est d'envoyer des recos à des gens qui ne vous l'ont pas demandé. Ça, vous verrez l'effet magique, à quel point ça va toucher les gens par exemple. Mon alternante, elle est partie en août. Emma, elle n'a pas eu besoin de me le demander. Je lui ai envoyé une recommandation. Et ça, en fait, c'est hyper puissant. Et vous allez voir à quel point ça touche les gens quand vous leur faites la surprise comme ça. Et pas seulement des gens qui sortent de chez vous, de vos entreprises, aussi des gens avec qui vous avez adoré travailler. Je pense notamment à Florence Grégeois ou à même des créateurs de contenu avec lesquels j'ai bossé. N'hésitez pas à envoyer comme ça, pour le plaisir, sans que ce soit sollicité. Vous verrez à quel point ça va toucher les gens en face de vous. Vous verrez à quel point ils vont s'en souvenir longtemps.
- Speaker #1
Ah oui, c'est une excellente idée. Je vais le faire. Je n'y avais pas pensé, pas vraiment, mais pourtant, ça fait plaisir à celui qui le fait en plus. C'est génial.
- Speaker #0
Ah, ben là, ça me fait plaisir et j'espère que ça donnera aussi envie à nos auditeurs de se lancer. Allez-y, c'est Giving Friday, c'est vendredi. Donc, faites une jolie action. La vie vous le rendra fois mille. Et on arrive déjà à notre dernière étape, Gladys.
- Speaker #1
Alors oui, la dernière étape, c'est celle du R pour le revenu. Donc, c'est celle où vous décrochez un entretien. Comme dit William Deming, ce qui ne se mesure pas ne s'améliore pas. L'idée, c'est de traquer quand même les indicateurs de performance de vos actions. C'est-à-dire que plutôt que de naviguer au fil de l'eau, il va falloir analyser ce qui marche bien, ce qui marche moins bien, l'améliorer et recommencer avec des meilleures actions. Par exemple, pour l'acquisition, demandez-vous combien d'actions vous avez menées sur LinkedIn cette semaine ? Combien de temps ça vous a pris ? Comment vous pouvez améliorer ça ? Par exemple, est-ce que vous ne pouvez pas faire un poste plus court, tout simplement ? Pour l'activation, demandez-vous combien de nouveaux contacts vous avez gagnés cette semaine ? Combien sont en lien avec ma recherche d'emploi ? Pour après la rétention, demandez-vous combien j'ai contacté de recruteurs cette semaine, combien sont venus à moi, combien se sont inscrits à ma newsletter, si vous faites une newsletter métier qui vous est propre, combien ont activé la cloche pour me suivre, combien de fois ai-je commenté les postes de recruteurs au potentiel N plus 1. Pour la recommandation, c'est pareil, combien j'en ai demandé, combien j'en ai reçu, mais c'est surtout est-ce que j'ai fait l'action de demander, est-ce que j'ai bien commenté les personnes reconnues, etc. Et enfin, pour le revenu, c'est-à-dire le moment où vous décrochez un entretien, La manière de voir si c'est performant ou pas, c'est déjà de traquer l'indicateur de performance en quantitatif, c'est-à-dire demandez-vous combien de retours de recruteurs vous avez obtenus, combien se sont transformés réellement en entretien effectif, c'est-à-dire téléphonique, visio ou face-à-face. Faites une sorte de petite analyse qualitative, c'est-à-dire quel est le retour des recruteurs. Comme ça, vous saurez ce qui marche ou ce qui ne marche pas. Par exemple, si vous voulez avoir un meilleur feedback des recruteurs, demandez-leur poliment, mais sans avoir l'air d'insister, imaginons que quelqu'un vous dit non en fait. Mais n'hésitez pas à leur dire, mais en prenant des pincettes, en disant je ne vous demande pas ça pour changer votre décision, mais simplement est-ce que vous pouvez me dire en fait, est-ce que j'aurai quelque chose que je pourrais améliorer dans ma candidature, qui peut-être je peux travailler dessus, ça me ferait vraiment très utile, est-ce que vous pouvez me dire ça juste en 20 secondes, ça me ferait vraiment très plaisir, ça serait très utile pour moi. Il y a vraiment, à moins que la personne soit un monstre et ce n'est pas vrai, ce n'est souvent pas le cas, normalement la personne va vous dire ce qui ne va pas et même s'il ne vous le fait pas, il verra que vous êtes quelqu'un qui veut s'améliorer et même s'il ne répond pas, qu'il ne vous le dit pas. ça sera toujours une bonne impression à laisser de toute façon au recruteur.
- Speaker #0
Exactement. Et souvenez-vous que les messages LinkedIn, notamment, ne s'effacent pas. Donc, qui sait ? À vie, en fait, on verra une trace de la façon dont vous vous êtes conduit face à ce recruteur. Donc ça, les recruteurs, souvent, des années après, ils vont aller taper dans la barre de recherche et ils vont se dire « Ah, mais j'avais rencontré un petit mec super qui bossait dans le marketing digital. » Et ils vont aller retomber sur cet échange ou même si on ne vous a pas sélectionné, par exemple. vous avez dit, Jean-Michel, c'était quand même un bonheur d'échanger avec toi. Et n'hésite pas, j'espère que nos chemins se recroiseront. En tout cas, j'adorerais travailler avec un manager comme toi. Bon, alors vous allez me dire, Caro, tu es un peu une sire pompe. On sent ton côté américain. Mais en tout cas, vous avez compris. L'idée, c'est que votre comportement laisse des traces. Je crois que quand tu commences ta carrière, en tout cas, tu es trop peu conscient du fait que tout ce que tu fais, en fait, c'est un petit monde et tu peux être contacté même des années après. Moi, on m'a contacté. acté sur des jobs jusqu'à 4 ans après. Je me souviens à l'époque, c'était pour bosser chez The Couples. J'ai décliné un stage et en fait, au lieu de dire, comme font beaucoup, beaucoup d'étudiants, notamment que j'accompagne, ah bah, je n'ai pas répondu parce qu'au final, je ne le prends pas. Pire réflexe, si vous avez accroché pendant l'entretien, si vous avez envie de travailler avec des gens, même si vous déclinez ou même si eux, ils ont décliné pour l'instant votre candidature, n'oubliez pas, vraiment, accrochez-vous et envoyez toujours des messages polis parce que croyez-moi, La roue tourne va tourner. Même si vous n'avez pas signé ce job cette fois, on pourrait repenser à vous plus tard.
- Speaker #1
Absolument. Et puis, ça joue toujours en votre faveur. Donc, de toute façon, ça laisse des traces positives. Et comme tu dis, oui, c'est toujours bien d'être professionnel, y compris quand on cherche un emploi, pas seulement quand on est en poste, mais aussi quand on recherche le job, en fait.
- Speaker #0
Tu nous disais, les deux derniers points de la méthodologie, c'était avoir des recommandations, donc du référeau, et puis pratiquer le test and learn et mesurer en permanence. Moi, j'aimais bien dire, voilà, étape bonus, la 6. pour créer vraiment une présence qui travaille pour vous, c'est aussi bien traiter même les gens qui vous déclinent ou même les gens que vous déclinez. Parce que je trouve que ça, c'est un petit peu la partie parfois qu'on néglige. Et finalement, c'est très gross comme comportement de dire « Aujourd'hui, il n'y a rien qui se perd. Continuez à alimenter d'autres choses. Peut-être, pourquoi pas ? » Alors là, je vais vraiment loin dans mon raisonnement, mais c'est un truc qui fait mouche. N'hésitez pas à dire si vous déclinez un job. Mais vous savez quoi ? J'ai un super profil à vous recommander. En fait, en faisant ça, Non seulement vous faites mouche face au recruteur, et en plus potentiellement, vous allez rendre service à quelqu'un qui ne vous l'a même pas demandé et qui va dire merci beaucoup pour la mise en relation. Et sachez que moi à New York, ça m'est arrivé à chaque fois que je déclinais un job, il y avait tellement de gens qui cherchaient en marketing que je disais tiens, il y a ma copine Marie qui cherche, je la pluguais. Et bien peut-être que des années plus tard, ma copine Marie, elle n'a pas oublié ce que j'avais fait pour elle et elle me l'a rendu. Donc voilà, comment on crée une boucle de croissance grosse dans ces démarches de recrutement également. Gladys, c'était un épisode de ouf. Ça se sent, je pense, à ma voix que j'étais ultra enthousiasmée par cet épisode et que j'aurais pu rester à parler avec toi pendant deux heures. Où est-ce qu'on peut te contacter, Gladys, se connecter avec toi ou même s'inscrire à ta newsletter dont on m'a dit beaucoup de bien ?
- Speaker #1
Vous pouvez tout simplement nous contacter sur LinkedIn ou vous inscrire sur ma newsletter dont le lien est aussi sur LinkedIn. Donc, c'est assez facile. Voilà, tout simplement.
- Speaker #0
Et on mettra tous tes liens dans les ressources de l'épisode pour qu'on puisse te retrouver facilement. Gladys, je te dis à très vite. Merci à tous pour votre écoute et à bientôt dans le podcast.