- Speaker #0
Marketing Square. Bienvenue sur Marketing Square, le rendez-vous du grosse marketing. Le grosse, c'est un marketing qui sort des clous, qui se réinvente, qui se renouvelle. C'est aussi un mindset qui repose sur l'envie de se dépasser, de se détacher de ses opinions une bonne fois pour toutes et d'apprendre en continu. Si tu te reconnais dans cette description, que tu sois débutant ou expert, abonne-toi. Ce podcast va devenir ton meilleur allié. Vous souhaitez augmenter vos conversions et décrocher plus de rendez-vous ? J'ai un secret à vous révéler. L'extension Refer se connecte partout où se trouvent vos prospects. LinkedIn, HubSpot, Salesforce. En un clic, activez le bouton magique « Rencontrer » et laissez Refer identifier les meilleures personnes pour vous présenter. Placez le meilleur de la technologie au service d'une meilleure prospection. Découvrez Refer sur refer.social ou cliquez sur le lien dans la description. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marketing Square. aujourd'hui. On va parler de gérer ses émotions une nouvelle fois avec Marie-Laure Deschamps qui nous a signé un des épisodes historiques du podcast « Comment gérer le syndrome de l'imposteur » qui est un des épisodes les plus écoutés de l'histoire de Marketing Square. Malgré un emploi du temps surchargé, elle revient nous faire l'honneur d'un nouvel épisode, un épisode atelier qui va parler de comment gérer les conflits au travail. On a mille raisons de se prendre la tête au travail, avec nos collègues, avec nos pairs, avec nos stagiaires, avec nos alternants ou peut-être avec nos supérieurs. hiérarchiques. Eh bien, aujourd'hui, Marie-Laure, elle va nous donner un exercice pratique pour pouvoir s'en sortir indemne de ces conflits qui, parfois, nous donnent la boule au ventre, nous donnent envie de démissionner ou bien carrément, parfois, de se reconvertir. Marie-Laure, re-bienvenue dans le podcast.
- Speaker #1
Super, merci Caro. Ravi de te retrouver et de retrouver tes auditeurs.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu vas nous parler des conflits au travail. Toi, c'est un peu ta problématique au quotidien puisque tu es coach quand on parle d'épanouissement. Une grande partie de notre épanouissement, en fait, c'est comment gérer la négativité qui nous arrive souvent de l'extérieur. Et finalement, souvent, on l'absorbe et parfois, on la rejette à notre tour sur les autres ou alors on se gangrène jusqu'à potentiellement exploser ou être complètement dégoûté de son travail.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est vrai que la vie professionnelle, comme la vie tout court, ce n'est pas qu'un long cheveu tranquille. Et les tensions, on en vit tous. Tu as cité plein d'exemples. Moi, dans les accompagnements que je fais, je vois beaucoup d'entrepreneurs ou alors de personnes qui ont des conflits avec leurs managers ou des managers aussi, c'est dans les deux sens. qui vivent des conflits, qui vivent des tensions et qui ne savent pas comment les gérer. Alors, soit ils les gèrent à leur manière, on sait bien que le « tu » qui « tu » , ça ne marche pas. Et derrière, ça va être une charge mentale qui va s'alourdir, s'alourdir. Donc, soit tu exposes, soit tu ne dis rien. Mais de toute manière, à un moment, tu arrives au clash. Donc, ça va être un client qui n'est pas content, ça va être un fournisseur qui est en retard, ça va être un associé qui ne voit plus les choses de la même manière, ça va être un manager qui aime bien son équipe mais qui ne sait pas comment dire, un collaborateur qui ne sait pas comment en dire. on pourrait faire une liste à l'après-vers et puis ça peut être ton chéri, ça peut être tes enfants bref, dès lors qu'il y a une tension ou un conflit
- Speaker #0
Il y a une phrase de Aurel San que j'adore qui dit, pour sortir d'un conflit il faut poser des questions la première étape, un peu le prérequis si vous êtes en train d'écouter cet épisode c'est de commencer à vous dire, en fait dans un conflit il y a toujours deux personnes qui souffrent et c'est très difficile de faire cet exercice de distanciation parce que nous quand on est en conflit avec quelqu'un Comme on est dans notre bon droit, on se dit, c'est l'autre en face qui veut m'emmerder, qui me cherche des noises et qui me veut du mal. Mais en fait, l'autre en face, il souffre aussi. Et aujourd'hui, Marie-Laure, on va parler de CNV, la communication non violente, qui est honnêtement une approche qui a changé ma vie et même ma manière de communiquer. Parce que je pense que depuis la naissance, on nous apprend mal à gérer les conflits, les tensions et même nos émotions.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est vrai que la base, on pourrait faire même un épisode encore plus long. La première étape, c'est de ressentir et de se dire, qu'est-ce que je ressens dans la situation présente ? Je suis en colère, j'ai peur, je suis triste. On a parfois dans notre éducation un soif fort qui est bien présent, où on n'a pas le droit d'accueillir ses émotions, donc on les met sous le tapis, et puis à un moment, ça émerge, et là, on part dans une réaction qui est assez souvent incompréhensible pour la personne qui est en face. Ça va être un client, par exemple, qui te dit « Caro, je ne te trouve pas du tout professionnelle » , et là, je fais la morte, je ne dis plus rien, je mets le truc sous le tapis, l'autruche. ça peut être un associé tu sens que ça va plus mais tu vas pas savoir comment parler du sujet qui tâche ça va être un fournisseur que t'as envie d'envoyer bouler alors qu'en fait ça fait longtemps que tu bosses avec mais tout d'un coup il y a un truc qui est coince et on reviendra avec un exemple très concret à la fin pour voir justement comment gérer par exemple ce fournisseur donc le truc c'est d'éviter le tu qui tue, c'est de ne pas rester campé sur ses perceptions arrêter de faire des hypothèses aussi sur ce que l'autre pense ou en tout cas le faire avec beaucoup d'empathie Et c'est ce que j'ai envie de te partager, et de partager là maintenant, avec un outil, comme tu le dis, qui change carrément la vie.
- Speaker #0
Exactement. Un truc tout bête que vous pouvez aussi appliquer au quotidien quand vous avez des relations qui sont conflictuelles avec quelqu'un. Parce que souvent, c'est un peu viscéral. On est face à une personne qui nous renvoie beaucoup de choses négatives ou quelqu'un qui va visiblement prendre plaisir à nous mettre face à nos faiblesses, à nous mettre dans des positions d'inconfort. La première chose, c'est de changer votre propre perception. Et moi, parfois, quand il y a quelqu'un où je sais que le courant ne passe pas, comme on dit, souvent, j'essaie de me mettre dans la position où je l'aime. Et en fait, se conditionner en se disant « j'aime les autres, j'essaye de me dire qu'en fait, on est un grand tout, on est tous connectés. » Et ce que vous n'aimez pas chez les autres, c'est potentiellement ce que vous n'aimez pas chez vous. Déjà, de partir de soi pour régler ces problèmes, on se rend compte qu'on est souvent à l'origine de beaucoup de choses avec notre mental, notre surinterprétation, nos insécurités.
- Speaker #1
Exactement. Mais écoute, je vais te laisser faire l'épisode, c'est carrément génial. C'est le sujet sur lequel on va rentrer tout de suite, l'empathie. être en empathie avec l'autre. Et j'explique toujours à un client, ce n'est pas parce que tu as un âne en face de toi qu'il faut être plus bête que l'âne que tu as en face de toi. Je n'ai rien contre les ânes, tu l'auras bien compris. Donc, l'idée, c'est d'aller l'aimer, cette âne. Donc, ce que je te propose, c'est qu'on rentre maintenant dans l'outil, de manière concrète, sur comment on fait.
- Speaker #0
Je suis trop contente que tu aies validé mon astuce Marie-Laure parce que c'est vraiment un peu sorti du chapeau. J'ai appris ça à la danse chamanique, pour tout te dire. Donc, comme quoi, on trouve les outils partout où on le peut et ça se réutilise à l'infini. Mais il y a ce côté aimez-vous les uns les autres. Tu te rends compte que quand tu l'appliques dans le métro, à commencer à distribuer un sourire, à faire un compliment dans un moment où quelqu'un est très tendu, tu changes la réalité de cette personne. Et je te donne un exemple très pratique avec Arnaud, mon cofondateur que tu connais. On arrive à 23h30, parce que les journées sont longues parfois chez Réfer, à la crêperie pour dîner le soir. Et on est accueillis, mais alors laisse tomber la soupe à la grimace. La serveuse tire la tronche en nous voyant, nous parle à peine. Et on s'assoit à table et d'abord, on est un peu tendu. On se dit, on a passé une journée atroce, on ne va pas en rajouter. On s'assoit à la table et là, on est tendus comme des crampes tous les deux. Et en fait, je ne sais pas comment, à un moment pour la détendre, j'ai fait une petite blague. Et si tu veux, à partir du moment où nous, on lui a dégagé ce sentiment de « on est désolé, on sait qu'on arrive à la fermeture, on est les pires clients, mais ne vous inquiétez pas, on va être rapide, merci de nous avoir accueillis » . Quand tu commences, même avec quelqu'un qui est braqué par la gratitude, elle sait. complètement déridée, Marie-Laure, mais à tel point parfois c'est saisissant comme les gens ont un switcher on-off. Elle s'est déridée, elle est devenue adorable, elle a commencé à m'appeler ma belle, on était sa table préférée. Donc voilà, changez votre propre attitude et votre perception et vous faites changer les choses autour de vous.
- Speaker #1
Le changement systémique, j'adore.
- Speaker #0
C'est parti pour la méthode de la pro, Marie-Laure. On a besoin de toi justement pour la partie théorique. et puis pour nous apprendre plein de choses qu'on n'a pas encore découvertes sur le terrain, et éviter de souffrir du coup inutilement au travail de nos propres émotions parfois.
- Speaker #1
Alors c'est parti. Imaginez que vous êtes en tension avec quelqu'un, vous vivez un conflit, vous ne savez pas comment en sortir, si ce n'est que si vous y allez en frontal, vous savez très bien que ça ne va pas passer. Donc, première chose, vous prenez une feuille, un crayon, vous faites deux colonnes. La première colonne, c'est vous, la deuxième colonne, c'est l'autre. Et vous commencez par remplir la première colonne. Avec trois cases, dans la première case, vous allez noter ce que vous observez de la situation. Quand on observe, c'est du factuel. Ça va être des chiffres, ça peut être des données. Depuis combien de temps on travaille ensemble ? Sur combien de sujets on a travaillé ? Qu'est-ce qu'on a réussi ? On est dans l'observation. Quand on dit observation, c'est important de le préciser. Il n'y a pas de jugement, il n'y a pas d'émotion. C'est de la donnée, c'est des faits, c'est du factuel. On complète et on fait un peu une overview à 360 degrés. Dans la deuxième case, on va se dire, quand j'observe tout ça, qu'est-ce que je ressens ? Et alors là, c'est là où les émotions dites négatives, j'aime pas ce mot-là, parce qu'il n'y a pas d'émotion négative, une émotion, elle a un rôle à jouer. C'est un peu comme une alerte, un signal qui vient me dire, il y a un truc qui ne va pas. Donc, je me recentre, ça peut être au niveau de la gorge, du plexus solaire, du ventre, il y a quelque chose qui ne va pas, qu'est-ce que je ressens ? Ça va être de la colère peut-être, de la frustration, de l'agacement, de la... de la tristesse, de la déception, un sentiment de trahison, d'injustice. Tu vois, on est vraiment sur tous ces registres. Ce que j'observe amène quelque chose qui n'est pas agréable. Il peut y avoir une première partie qui est sympa, mais une autre qui n'est vraiment pas chouette. Et puis, dans la troisième case, toujours dans ma première colonne, de quoi j'ai besoin pour calmer cette émotion ? Donc, si j'ai peur, j'ai besoin d'être rassurée. Si je suis triste, j'ai besoin d'être consolée. Si je suis incompris, j'ai besoin d'être comprise, etc. Donc, Donc, tu vois là, première colonne, j'observe, je ressens, j'ai besoin. Une fois que j'ai fait ça, je vais dans la deuxième colonne. La deuxième colonne, c'est l'autre, mon associé, mon client, mon manager, mon fournisseur. Et je me mets à sa place. Et je me dis, tiens, si j'étais mon manager, si j'étais mon associé, qu'est-ce que j'observerais ? Alors, généralement, il y a beaucoup de points communs dans l'observation, puisqu'on vit quand même un peu la même chose, la même situation. Mais peut-être que le manager, lui, il observe d'autres choses. Peut-être que mon fournisseur, il observe d'autres choses. Et si je suis honnête, en allant sur sa colline, je vais peut-être voir aussi ce qu'il voit, et que moi, je ne voyais pas. Donc déjà, de prendre les chaussures de l'autre, ça ouvre les chakras et ça fait du bien. Alors, je note. qu'il observe. Puis une fois que j'ai pris cet habit, je me dis, oui, alors si j'observe ça, potentiellement, qu'est-ce que je ressens ? Ah ben, je ressens de la colère, je ressens de la peur, l'inquiétude peut-être. Et tu le sens quand c'est juste, il y a un alignement, même si tu n'es pas toi et que tu prends l'habit de l'autre, tu ressens quand même quelque chose. Ah, de l'inquiétude, ok. Alors maintenant, je vais aller dans sa troisième case. S'il est inquiet, de quoi il a besoin ? Il a besoin d'être rassuré. Ok, donc on a bien trouvé sa situation, ce qu'il ressent et de quoi il a besoin. Une fois qu'on a fait ça, on se dit ok, qu'est-ce que je pourrais proposer qui puisse nourrir mon besoin, apaiser mon émotion et qui en même temps puisse nourrir son besoin et apaiser son émotion. La quatrième étape, tu vois qu'elle est transverse, elle est pour les deux. Ça peut être une proposition, ce qu'on a envie de lui proposer, ça peut être aussi une demande. Des fois, la relation est allée beaucoup trop loin. Donc, la proposition va être dans une démarche plutôt de co-construction de la suite. La demande, ça peut être « ça, tu ne me le fais plus jamais » . C'est un peu un ultimatum, mais on a le droit parce qu'on en a expliqué. Donc, la première grande étape, c'est tes deux colonnes, les trois cases et cette case commune pour structurer.
- Speaker #0
Hyper clair, Marie-Laure. Et du coup, on peut utiliser cette matrice pour tout type de conflit. Ça marche vraiment avec tout. Ça peut être même aussi... des conflits familiaux. Nous, on a parlé du travail, mais en fait, c'est universel.
- Speaker #1
Ça peut être avec ton chéri, ça peut être avec un ado. Avec un ado, c'est fabuleux. Plutôt que d'être dans « je veux que tu… » « Tu veux que tu… » Le gamin, il monte dans sa chambre avec son plateau. C'est fini, tu vois. Donc, une fois que tu as posé ça, tu dis « ok, mais alors ma feuille, je la garde dans mon coin et je demande à un ange de passer et d'amener ça dans le cerveau de l'autre. » Non. Là, on arrive dans la deuxième étape. Tu prends ton courage, tu vas voir ton fournisseur, ton associé, ton manager et tu lui dis, imagine que c'est toi, tu lui dis « ah ! » écoute Caro, quand à un moment, j'ai besoin de te parler, c'est important pour moi, est-ce que tu es dispo ? Tu me dis oui, tu me dis non, bref, on se cale à un moment. Et quand arrive ce moment, j'écoute, j'ai quelque chose à te partager, c'est hyper important pour moi, et j'ai une proposition à te faire, j'ai une demande à te faire, j'ai juste besoin que tu me laisses te raconter deux, trois trucs avant pour arriver à la demande. Et une fois que j'ai ton OK, c'est comme un pacte, je sais que tu vas m'écouter, que tu es dispo, et que tu vas me laisser dérouler. Et comme tu m'as dit OK, si à un moment tu me coupes, je vais dire Caro, je suis désolée, j'ai pas fini. « Ah, pardon, pardon, ok. » Et là, quand je vais commencer à te raconter mon petit tableau, mes petites colonnes et tout, je vais commencer par aller chez toi. Et dire « Ben voilà, Caro, ça fait trois ans qu'on bosse ensemble. » De ton côté, j'imagine que ce que tu observes, tu vois, j'imagine, je fais des hypothèses. Je ne suis pas toi. Et je vais aller raconter ce que tu vois. Je vais aller imaginer ce que tu ressens. Je vais du coup faire une hypothèse sur ce dont tu aurais besoin. Et une fois que j'ai déroulé toute ta colonne, je vais rebasculer dans ma colonne. je vais remonter dans ma première case et te dire, voilà, moi, de mon côté, ce que j'observe, du plus, du moins, et sur le moins, voilà ce que je ressens, voilà de quoi j'aurais besoin. Donc, ce que je te propose, là, tu n'as peut-être pas assez de temps, c'est qu'on se recale un point, tranquillement, pour voir comment on peut rebattre les cadres de notre collaboration, comment on peut améliorer tel point, tel point. Et puis, si c'est une demande, je dis, écoute, un truc comme ça, ce n'est pas compliqué, plus jamais. Et à un moment, tu as le droit d'être ferme dans ta position et de dire que, quand ça a été peut-être trop violent, on ne te le fera pas deux fois. Donc voilà, tu commences par donner de l'empathie à l'autre et quand tu disais tout à l'heure donner de l'amour, pour l'avoir pratiqué plein de fois et aider plein de personnes à le pratiquer, quand tu dis à l'autre, j'imagine que, enfin, s'il se passe quoi ? Elle me comprend, enfin. Alors oui, du coup, il y a une prise de conscience aussi dans l'autre sens, mais tu reposes les fondations d'une relation qui est dans l'écoute. Et ça, à partir de là, tu peux construire plein plein de choses. Donc voilà le mode d'emploi.
- Speaker #0
Comment on gère des personnes qui, en fait, aiment le conflit et ne veulent pas en sortir ? Tu vois, typiquement, tu parlais des conflits entre associés. Moi, on me raconte des histoires parfois de « ça fait 15 ans qu'on ne se parle plus » , des situations qui sont ingérables avec des types de profils où, en fait, c'est devenu complètement viscéral, ou alors des personnes qui t'en veulent. Et je te racontais une histoire hier à ce propos. Quelqu'un qui t'en veut juste parce que t'es toi, comment est-ce que tu peux gérer cette haine ? Comment est-ce que tu peux t'en distancier ? Parce que... parfois, il faut aussi le dire, ce qui va peut-être me contredire, mais moi, j'ai l'impression qu'il y a aussi des conflits qui ne peuvent pas se résoudre et il faut juste vivre avec.
- Speaker #1
Dans une relation, à la base, il y a un besoin des deux côtés. Une relation, elle se construit à deux. Généralement, le début d'une relation... C'est la lune de miel. Même si la lune de miel peut être parfois très courte. Et en deux jours, trois jours, une semaine, tu fais erreur de casting. Ça arrive dans tout, le pro, le perso. Donc, la première chose, c'est vraiment de se dire, en toute honnêteté, cette relation, elle m'a apporté quelque chose de positif. Ça a été court, mais c'était positif. Et l'autre aussi, a priori, puisqu'il y a eu un top là, quelque part. En revanche, si tu rentres dans cette discussion en disant, écoute, je fais l'hypothèse, peut-être qu'elle est maintenant moi de mon côté et tu fais ta valse et je vais chez toi et je reviens et je repars et que la personne reste campée en face, écoute, je peux comprendre que toi tu n'es plus en vie, que tes besoins ont changé, qu'il y ait eu une incompréhension. En fait, c'est vraiment d'être centré sur ses besoins, de ne pas lâcher. Voilà, moi, ce dont j'ai besoin pour bien fonctionner, pour travailler en intelligence, pour... Je peux comprendre qu'on n'ait plus les mêmes besoins, qu'on ne se soit pas compris. Merci, gratitude. Voilà. C'était un bout de chemin ensemble. Je crois qu'on n'arrive pas à co-construire la suite. On se quitte. C'est peut-être mieux de continuer chacun, chacune, de son côté. Et sans rancune, on a essayé. Ça n'a pas marché. Dans la vie, il y a plein de trucs qu'on essaye. Ça ne marche pas. Je pense surtout aux associations. Généralement, au début, on s'associe un peu sur un coup de cœur parce qu'on fonctionne pareil, parce qu'on voit les choses de la même manière. Et puis, il y a un moment, la vie change. T'en as un qui a des enfants, l'autre qui n'en a pas. On avance ensemble. Et ce qu'on voyait pareil, et à un moment, les préoccupations de l'un ne sont plus les préoccupations de l'autre. Et puis, on avait une vision pour développer le business. Et puis, on change d'avis, on évolue. C'est toujours de faire de la régulation. De toute manière, la base de nos relations doit vraiment se construire en compréhension des fonctionnements de l'autre, des besoins de l'autre, et de se ramener régulièrement, ce qu'on appelle la régulation, disons une fois par semaine. Alors, cette semaine, c'était comment ? Qu'est-ce qui était bien ? Qu'est-ce qui était moins bien ? De quoi tu aurais besoin ? Qu'est-ce qui a bien marché ? Qu'est-ce qu'on peut faire autrement ? Qu'est-ce qu'on peut ajuster ? Et ces points-là, c'est de les caler dans les agendas. Parce qu'un manager, un collaborateur, une fois que ça roule, qu'est-ce qui se passe ? Non, mais c'est bon, Caro, ça marche. Il n'y a pas besoin. Un associé, un jour, qui me disait ça, au début, on ne faisait que ça, des points. On n'avait que ça à faire, on n'avait pas de clients. Donc, on passait notre vie ensemble. Puis, à un moment, les clients arrivent, tu as moins de temps. Donc, tu avances chacun de son côté. Oui, il faudrait qu'on se voit. Oui, oui, il faudrait qu'on se voit. Oui, on se fait un lèche, on se fait un... Et en fait, il n'y a plus ces moments-là. Puis tout d'un coup, tu as des tensions qui arrivent, tu as des incompréhensions, et on a tellement perdu l'habitude de se parler qu'on ne sait plus se dire les choses. On ne sait plus dire, on n'ose plus dire, et on ne sait pas comment dire. Si tes points sont calés régulièrement, manager, collaborateur, associé, client, fournisseur, tu sais que tu as un moment qui est prévu. Voilà. Donc, communication non-violente, empathie, les besoins, et avec ça, tu as des bonnes bases. Ça se pratique, ça s'apprend, c'est comme le vélo à la sténo, mais c'est possible, vraiment.
- Speaker #0
Il y a un dernier petit outil qu'on pourrait donner, c'est les bonhommes allumettes de Jacques Martel. C'est Florence Marty qui m'a recommandé cette vidéo. Je vous la glisse dans les ressources de l'épisode. Quand vous avez un conflit lourd à gérer avec quelqu'un que vous aimez ou vous en souffrez et vous rapportez vos problèmes à la maison, pour vous distancier, quand c'est presque impossible de se distancier parce que ça vous atteint trop et ça vous atteint dans vos valeurs, vous ne pouvez plus dormir la nuit, quand vraiment ça vous ronge et ça vous bouffe. Allez regarder cette vidéo et faites le petit exercice de Jacques Martel. Ça dure une vingtaine de minutes et honnêtement, c'est un exercice qui fait du bien à la tête. Donc, je vous le recommande également. Je glisse ça dans la petite boîte à outils pour compléter les géniales ressources que nous a recommandées Marie-Laure. Je pense qu'on va tous commencer à tracer deux colonnes à notre prochain conflit. Et puis surtout, tu l'as rappelé, la communication, c'est clé et parfois, c'est difficile. Et surtout, on nous a appris en France, oui, quand la nouvelle est mauvaise, on tue le messager. Mais en fait, moi, je me force. tout le temps à dire ce que je pense et souvent, je commence par dire « Écoute, ce n'est pas facile pour moi de te dire ça, mais je préfère toujours être transparente. » Et tu vois, c'est un truc aussi que je vais faire quand, par exemple, je reçois beaucoup de demandes de gens qui me disent « Je voudrais passer dans le podcast, je voudrais ci, je voudrais ça. » C'est aussi apprendre à dire non. C'est maintenant, je dis toujours ce que je pense. Souvent, je mentais. Pendant des années, j'inventais des prétextes. J'avais une copine qui me disait « Oui, je n'aime pas filer des cigarettes tout le temps. Du coup, je dis tout le temps que je n'en ai plus, mon paquet est vide. » En fait, c'est dommage d'avoir besoin de dire ça pour ne pas dire juste aux gens. je suis désolée non je peux pas te donner une cigarette maintenant pourquoi avoir besoin de mentir pour assumer ce qu'on dit et ce qu'on fait c'est ça en fait être aligné et c'est là où dans ta vie potentiellement il y a un truc qui va pas c'est que moi je disais aux invités c'est un sujet que j'ai déjà couvert maintenant je dis la saison est pleine j'ai suffisamment d'épisodes pour le moment merci beaucoup d'avoir pensé à moi et je te mets sur une liste d'attente et si jamais j'ai des besoins je ferai appel à toi mais avant je me rongeais les sangs et je ne savais pas comment répondre. Souvent, ça déclenchait des réactions en face de gens qui disaient « Ah bon, mais pourquoi ? » Et là, ça crée déjà un conflit. Ça commence aussi facilement que ça, en fait.
- Speaker #1
Parce que souvent, on prend le mot, la phrase, la réaction de l'autre contre soi et pas contre le sujet. On n'arrive pas à se dissocier de qui on est et de la situation. Moi, je ne vais pas te dire non parce que j'ai peur de perdre la relation et toi, tu ne vas pas le faire par peur de ma réaction, d'être centrée sur ses besoins. On a tous des besoins et chacun peut comprendre que l'autre a des besoins différents. Mais ça s'apprend et ça se pratique.
- Speaker #0
Et mieux se connaître, c'est la clé pour améliorer ses relations parce que tout commence... par soi. Désolée de vous décevoir, mais il y a du taf. Mais grâce à cet épisode, vous avez en une vingtaine de minutes les clés pour commencer à mieux gérer vos conflits. On commence dès demain et ça y est, on arrête de faire l'autruche et on se confronte vraiment à ce qu'on pense, à ses besoins, à soi. Et vous verrez à quel point les résultats sont magiques quand on les prend en main. J'ai aussi adoré ce que t'as dit Marie-Laure sur ne pas s'occuper que de ceux qui montrent des signes de faiblesse parce que vos talents en entreprise, ceux qui ne montent pas ce signe de faiblesse, ceux qui sont toujours vaillants, ceux qui disent toujours merci, bonsoir, ceux qui vont toujours bien, il faut aussi prendre soin d'eux. Et souvent, notamment quand j'étais à l'école, j'observais, je me disais mais comment ça se fait que la maîtresse, elle ne s'occupe toujours que de ceux qui pleurent ? Même en tant qu'enfant, ça m'avait frappé et je trouvais ça dommage que finalement, ceux qui sont forts, on leur dit toi, tu es fort, tu n'as pas besoin. On a tous des besoins. C'était le maître mot de cet épisode. Merci Marie-Laure d'avoir été avec nous et dis-nous vite où est-ce qu'on peut te retrouver ? pour t'envoyer des immenses merci pour tout ce que tu nous as partagé.
- Speaker #1
Écoute, sur LinkedIn, tout simplement, ce serait un super bon point de départ pour échanger avec grand plaisir.
- Speaker #0
Je vous mets les liens dans les ressources de l'épisode. Marie-Laure Deschamps, ne quittez pas cette écoute sans aller la suivre pour découvrir de nouveaux contenus sur la CNV et comprendre aussi les clés de nos relations aux autres. On a tous un travail continu à faire sur ce domaine. Merci à tous pour votre écoute et à très vite dans un prochain épisode. Ciao ! Si cet épisode te plaît, tu peux le partager en me taguant ou lui laisser 5 étoiles sur Apple Podcasts.