- Speaker #0
Ici Guillaume Gwardeath, votre showrunner au micro, ravit que l'on soit de nouveau connecté par plateforme interposée. Ça faisait longtemps que je n'avais pas produit d'épisode, le temps pour moi de résoudre quelques problèmes techniques. Alors c'est un comeback avec un nouveau nom de podcast. Alors j'ai fait simple, Gwardeath Fanzine Podcast. Le format c'est le podcast et l'état d'esprit c'est celui du Fanzine. Voilà, c'est un Fanzine audio. Si vous voulez, j'ai dit audio, pas audio, un fanzine audio. Alors ce qui m'a le plus motivé pour reprendre du service comme ça, c'est les discussions. Les discussions avec vous, avec différentes personnes avec qui j'échange un petit peu partout, notamment au gré de mes déplacements. Et j'ai remarqué qu'on m'a parlé, qu'on me parle encore de telle ou telle discussion que j'ai... pu avoir au cours d'un épisode de podcast avec tel ou tel invité, etc. Alors j'en déduis que vous écoutez, que vous êtes attentif, alors ça me touche et donc je continue. Et ouais. Précision, si vous vous demandez où sont passés les morceaux entiers façon mixtape dans cette nouvelle formule, bon la réponse est assez simple, c'est que la réalité du web nous a rattrapés. Aujourd'hui si on balance des titres complets dans un flux RSS, comme on dit dans le métier, Eh bien c'est s'exposer directement aux robots de détection Aux robots de détection Et au blocage automatique des plateformes Donc j'ai pas super envie de jouer Ausha et à la souris Avec des règles qui ont été pensées par des majors bien plus puissantes que moi Donc j'ai fait un choix de garder la musique Comme souvent au coeur de nos discussions Mais j'avais privilégié les courtes amorces sonores, les petites citations auxquelles on a droit pour illustrer le propos, caler un riff, poser une ambiance, etc. Mettre un petit peu de basse slapée. Mais l'essentiel du récit, l'essentiel de l'info, ça va passer par la parole, l'analyse. Ça aussi, c'est assez raccord avec l'esprit fanzine, où on parle des choses et on ne les écoute pas forcément. Vous écouterez plus tard, vous aurez droit à toutes les références et peut-être à des playlists, à des liens vidéo, etc. dans les parties de mon site guardes.fr où je mets systématiquement les références, les liens en rapport avec la sélection du jour, le son qui va bien. Quoi dire ? Que c'est parti pour la réactivation de ce podcast avec un programme qui va être consacré au hardcore. Il se trouve que j'ai vu en me promenant récemment en librairie qu'il était encore bien en place. Ce livre hardcore écrit par Rod Glacial, paru chez l'éditeur Marabout, ça, il est toujours temps de le lire ou de le relire, voire de l'offrir une fois de plus pour le Noël à venir, pour les fans de hardcore qui ne l'avaient pas. Je vais en parler avec Freak City, c'est un artiste visuel, et Freak City en tant qu'artiste a... illustré certaines pages de ce livre hardcore. J'avais invité Freak City à parler de ce livre à Bordeaux lors du festival Musical Ecran, un festival de films musicaux. C'est un festival au cours duquel j'avais été moi-même invité à présenter un film consacré au groupe Fugazi. Le film s'appelle We are Fugazi from Washington D.C. J'en avais profité pour conseiller le livre Hardcore aux spectateurs dans la salle. J'avais aussi interviewé l'auteur du livre, Rod Glacial, mais c'est une interview avec un format plus promotionnel que j'avais faite en visio. Donc le son visio, c'est pas terrible pour le diffuser comme ça en podcast, mais l'interview, vous pouvez la retrouver dans la revue Mono, à laquelle je contribue à petite dose. C'est toujours un plaisir d'écrire des articles pour la revue Mono. C'est une publication très qualitative. L'article s'intitule « La déflagration venue des marges » . Vous pouvez le retrouver dans le numéro 11 de Mono. J'espère que l'épisode podcast qu'on est en train de partager aujourd'hui vous donnera envie de lire ou relire le livre « Hardcore » . C'est un ouvrage épais. 288 pages. Et ouais, une synthèse bien solide qui ne fait pas l'impasse sur les contradictions et les dérives, parfois sectaires, du mouvement hardcore. Si le bouquin n'oublie pas la décontraction, on y apprend ainsi que les New Kids on the Block ont partagé un batteur... Un batteur avec Warzone. Je vous mets le 45 tours de côté pour la fin de l'épisode, ne vous inquiétez pas. Bon allez, dans l'immédiat. Avant la boum avec les New Kids, on envoie dans le ghetto blaster la bande de cet entretien que je vous ai promis avec Freak City. Nous sommes ici à Bordeaux, je suis assis à côté de Freak City dans le centre bourgeois à Bordelais.
- Speaker #1
Et je dis pas que tu y résides Freak City dans le centre bourgeois à Bordelais. Tu te souviens qu'à Bordeaux, toi et moi, nous avons sur la scène de l'Heretic interprété un set de musique hardcore, une sélection de reprises, tu t'en rappelles de ça ?
- Speaker #2
Oui absolument, carrément, et si je me rappelle bien c'était des classiques de type 7 Seconds, Minor Threat, Regan News, enfin je me rappelle plus, mais c'était ça.
- Speaker #1
Tu rajoutes Black Flag et tu les as tous.
- Speaker #2
Voilà, ok. Ouais quand même.
- Speaker #1
Toi tu faisais la guitare et toi tu chantais, parce qu'on avait, même si on a une différence d'âge, on avait le hardcore en commun. Le hardcore pour toi, c'est les années 2000, c'est ça ?
- Speaker #2
Je dirais fin 90 à Bordeaux, puisque j'ai commencé à découvrir Total Heaven.
- Speaker #1
C'est la disquaire bordelais indé de référence, on va dire.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Clairement, j'ai fait une partie de mon éducation musicale via le hardcore punk à Total Heaven fin 90. Les premiers concerts au Jimmy avant la fermeture. Et puis, je me rappelle que des gens comme toi ou d'autres, comme Luc Ardilouz, être des bons transmetteurs de... de référence on avait un bon choix de t-shirt ouais c'est ça le t-shirt et puis bon fin 90 la passerelle c'était aussi la prog de ce qu'on appelle hardcore mélo skate, roulette, les Nofx, bad religion qui ont ouvert plein de portes et nous c'était clairement notre porte d'entrée là dedans et les émissions de radio peut-être non ? ouais dans un second temps bon après c'est vrai que ça me faisait marrer le ton libéré qu'on pouvait avoir sur Sauvagine dans les émissions le côté beaucoup plus euh libres dans la forme et dans le ton que ce qu'il y avait par exemple chez je sais pas, Punk Rock / Rock Sound qui était génial, que j'adorais, que je lisais assidûment je l'ai retrouvé dans les fanzines qu'on avait bah oui, pareil à Total Heaven ou dans d'autres librairies quoi mauvaise réputation peut-être, des choses comme ça
- Speaker #1
T'as cité pas mal la scène bordelaise donc une librairie plutôt spécialisée culture de genre on va dire et t'as cité Sauvagine, radio radio associative qu'il y en avait beaucoup qui était et... depuis racheté par le groupe Nova, donc c'est devenu complètement autre chose, ça a même disparu des radars il me semble non plus ou moins ?
- Speaker #2
Ça j'avoue que je ne suis pas trop calé sur l'actu mais il me semble que la formule Sauvagine a disparu.
- Speaker #1
Tu n'es pas calé sur l'actu parce que tu en es resté au hardcore, tu es resté fidèle au hardcore. Tu m'as souvent dit que le hardcore comme culture avec tous ses codes ça avait vraiment influencé... Ta créativité, ton art on peut dire, et puis ta carrière puisque tu es devenu illustrateur professionnel.
- Speaker #2
Ouais, totalement, ça complètement en fait. C'est que le côté un peu urgent et nécessité de produire des choses dans le sens en mode DIY, c'est-à-dire ne compter sur personne d'autre pour le faire avec cette espèce de gros côté volontariste et artisanal, faire les flyers, faire les fanzines, les photocopier, aller les coller en ville en mode... Merci. de ce qu'on a appris dans les pages de Get in the Van en mode street tout simplement mission, mission à la fac on va aller retourner à la fac faire notre collage de flyers etc flyers qu'on sera allé dupliquer à Copifac ou avec une carte piquée je sais pas où ce genre de choses le côté un peu guérilla en fait c'est ça visuel et dans la démarche que j'ai appris dans la scène un peu hardcore punk DIY On va arriver au vif du sujet, puisque j'ai posé le kilo et demi de Hardcore,
- Speaker #1
l'ouvrage publié aux éditions Marabout, écrit par Rod Glacial. Est-ce que tu peux nous dire des mots sur ta connexion avec Rod Glacial ? Parce que je suppose que tu connais l'auteur, qui est parisien, enfin originaire de Bretagne, c'est ça ? Et parisien, bien avant la concrétisation de ce bouquin auquel tu collabores sur quelques pages.
- Speaker #2
La connexion remonte à maintenant 20 ans parce qu'on était les mêmes genres de kids, d'ados énervés, straight edge, hyper influencés par l'école du DIY pour faire nos organisations de concerts. On faisait chacun nos fanzines mais on était en communication. On était plusieurs dans ce même créneau à faire nos propres fanzines, à nous les échanger, à se retrouver en concert, à se loger. Enfin voilà, en fait c'était une bande de potes avant tout. Et c'est juste qu'en fait on a grandi ensemble et la plupart de ces gens, on va dire, ont professionnalisé leur activisme quoi. Mon dieu, qu'est-ce que je fais ?
- Speaker #1
Là tu vas te faire cancel par les gatekeepers du hardcore.
- Speaker #2
Ouais c'est possible, ouais effectivement.
- Speaker #1
J'ai vu sur les réseaux sociaux que Rod et toi vous êtes allés récemment avoir Offspring en concert, j'ai bien vu.
- Speaker #2
Ouais c'est ça, en fait on y revient, il y a un côté bouclé bouclé. Je me rappelle que toi tu as été une des premières personnes qui m'a ouvert un peu sur cette scène, fin 90 avec les concerts qu'on pouvait avoir, la Lagwagon, No Use For A Name, ce genre de choses. Offspring c'était clairement la porte d'entrée à tout ça. Et là je me retrouve quoi, 30 ans après, à faire le poster du concert. pour un groupe maintenant qui remplit des stades, et puis moi qui va un peu plus loin que de faire des flyers pour mes organisations DIY, comme je le faisais à l'époque.
- Speaker #1
J'ai loupé cet épisode, tu es l'auteur du visuel officiel de la date de Offspring, c'était où,
- Speaker #2
à Paris ? Oui, c'est ça, il y a un truc un peu très poster rock, très Melvins, de faire une affiche pour Offspring dans chaque ville où ils ont joué sur leur tournée, avec un illustrateur du cru à chaque fois. Donc moi j'ai reçu ce mail de Ospring, honnêtement je mens pas, Ospring moi j'ai grandi avec, j'ai écouté ce disque Smash des millions de fois, donc je croyais que c'était un spam à la base dans ma boîte mail, mais alors on me demandait de faire le poster, donc voilà évidemment que j'ai sauté dessus sur l'occasion. T'as croisé le band et t'en félicité un peu et t'en signais une affiche ? Oui, ouais ouais, c'était marrant, ils font bien le job en fait, je pense que c'est des musiciens professionnels qui ont dit que c'était le... Un excellent concert, le plus beau poster de la tournée, voilà, chose qu'ils répètent absolument tous les soirs, j'imagine à toutes leurs rencontres, mais c'était plutôt chouette en vrai, franchement, oui.
- Speaker #1
Ok, est-ce que tu peux prendre le bouquin Hardcore, 40 ans de rage de Black Flag à Turnstile dans tes mains et l'ouvrir page 256, s'il te plaît ? Ok, je suis en train de faire ça. Ah, tu vois, j'avais même pas fait attention à la pagination en fait. Chaque numéro correspond à une page, si c'est ça que tu veux savoir. Non mais j'ai... Dans un ordre croissant, alors 256.
- Speaker #2
Ok. Ah voilà, très bien, absolument.
- Speaker #1
Donc on est sur les planches que tu as livrées pour le livre, c'est ta contribution à cet ouvrage. C'est des illustrations, j'ai dit que tu étais illustrateur. Donc tu as en quelque sorte fait des... comment on appelait ça ? Des synthèses, des caricatures, des archétypes d'uniformes,
- Speaker #2
de sous-genres du hardcore, c'est une commande de l'auteur ? Ouais, c'est totalement ça. Il y a un côté à... prendre au second degré, évidemment, ça va faire grincer des dents, mais c'est aussi le but, en fait. Mais c'était une espèce de typologie des styles illustrés, de façon chronologique, des débuts 80's à l'époque actuelle, en fait, qui met les pieds vraiment dans les clichés, quoi. Les clichés, l'image du punk hardcore, skin, thrasher, crossover, tout ce que tu veux, tel qu'elle a été relée, mais en fait elle n'est pas basée sur rien non plus, parce que c'est des codes de... qu'on a retrouvées, qui ont été perpétuées, d'appartenance sociale, que les kids ont à cœur de reproduire, en fait. Il y a clairement un truc d'appartenance sociale, et je trouvais ça marrant d'avoir cette espèce de frise visuelle dans laquelle chacun peut quand même un peu se reconnaître, quelque part. Il y a toujours un truc qui est évocateur.
- Speaker #1
Ça m'a fait penser à ce bouquin des années 80, je crois que c'est Victor Holbach, l'auteur, Les mouvements de mode expliqués aux enfants, aux parents. Les parents étaient en panique,
- Speaker #2
ils puaient regarder, ah mon enfant en fait, il a le look gothique, il a le look funky, il a le look new wave, etc. C'est complètement ça, on avait parlé là-dessus avec Rod, de notre fascination aussi de l'aspect visuel du hardcore, qui passe aussi bien par l'esthétique qu'on a sur les pochettes de disques que par tout ce qui va être look, etc. Sans en faire forcément le fond, mais la forme nous intéresse aussi. Et le but c'était clairement de documenter cet aspect-là aussi, pas forcément de le... De le sur-représenter, mais c'est une partie intégrante du truc. Le côté, malgré tout, il y a une certaine forme d'uniformisation, on y échappe ou pas, mais elle existe. C'est rangé par décennie, années 90, 2000, 2010.
- Speaker #1
Je ne sais pas si ça va jusqu'à la décennie en cours. Et on s'arrête à la décennie d'avant, le look 2010. Et alors, toi, tu y retrouves, si on regarde les années 2000 que tu as évoquées. Moi, je dirais comme ça que tu étais... plutôt entre quelque part, entre Youscrew et Newschool ?
- Speaker #2
Ouais, non mais complètement. C'est complètement ça. Et c'est ça qui est marrant je trouve, c'est qu'en fait, les évolutions font que quand t'es adolescent, tu es un peu plus enclin à taper dans les clichés par appartenance sociale. Après on évolue, mais en fait, il y a le côté baggy, oversize, avec le t-shirt, la capuche, les croix sur les mains, ou alors le Le look émo un peu nerdy, ou le look skatepunk aussi. Je sais que pour ma génération, on est tous un peu passé par là. Après, on a changé ou évolué. J'ai eu du mal à me retrouver. Tu peux forcément, pour ta part,
- Speaker #1
trouver dans les 80's quelques... J'allais dire plutôt crossover et plutôt grunge dès que les années 90 commencent. Tu l'as dit toi-même, tu as extrêmement forcé le trait. Là, ton grunge, on dirait qu'il est franchement sorti des poubelles.
- Speaker #2
Oui, mais il y a un côté volontairement excessif. Le look tough guy, le mec qui sort de son shift de chantier. Il a été soulevé des parpaings pendant 8 heures. Et là, il est prêt en découdre sur un pit de Madball. Tu vois ce que je veux dire ? C'était l'idée. Tu as fait le look skinhead new-yorkais, années 80. Tu l'as fait raciser, comme on dit.
- Speaker #1
Je sais pas s'il est afro-américain ou portoricain. Et t'as fait ça pour résoudre la question de savoir, attention, vous montrez des skinheads,
- Speaker #2
donc des fachos, et pour dire, attention, ces skinheads n'égalent pas racistes. Évidemment, bien sûr, mais je pensais que ce débat était réglé depuis longtemps. Mais oui, le fait est que la scène new-yorkaise de hardcore, tout en étant une des plus violentes, des plus mascus et tout, était en même temps une des plus diversifiées ethniquement, ce qui est à l'image de New York en même temps, en termes de melting pot de culture, c'était quand même assez fou. Et les laissés-pour-compte un peu, et les kids un peu marginaux du Lower East Side ou autour, qu'ils soient italo-américains, portoricains, cubains, etc., comme c'était le cas des Agnostic Front, toute la clique de ces gens-là, étaient extrêmement... variés en fait, clairement. Rod Glacial qui est l'auteur du livre,
- Speaker #1
qui a fait des textes avec son style un peu... Son style entre fanzine et version française de Weiss. Il arrive à rendre une expression orale à l'écrit. C'est assez bon art à lire. Est-ce qu'il t'a demandé d'intervenir sur d'autres aspects du livre ? On a vu les planches que tu as rendues. Est-ce qu'il t'a demandé conseils sur des choix iconographiques par exemple ?
- Speaker #2
Euh... En fait, Rod, c'est le pilote, c'est le maître à bord. Après, on était en échange constant sur plein de choses pour des idées, pour des oublis, des choses comme ça. Clairement, il maîtrisait très bien son sujet, mais moi, j'avais la prétention d'être super calé sur des trucs de niche, le style Youscrew new-yorkais de 89, des trucs comme ça. Donc, il y avait un côté un peu volontairement geek entre nous de chercher les références pointues, de se corriger, d'ouvrir et d'échanger sur plein de trucs. donc je... J'échangeais avec lui globalement, je lisais avec plaisir les ébauches qui étaient faites, j'amenais des corrections quand il y en avait, des précisions, etc. Et voilà, pour moi c'était un énorme plaisir d'être dans la jeunesse du bouquin en fait, de voir la construction des chapitres un peu et de pouvoir apporter ma contribution quand il y avait des imprécisions, des choses comme ça. Ah ben toi, je ne savais pas. Dans ce crew éditorial, il y avait d'autres personnes ? Ou c'était une discussion entre vous deux ? Non, je pense que c'est un peu éclairci dans sa liste de remerciements. Rod parle de ce bouquin depuis des années, il le prépare. C'est juste que les contacts sont les mêmes contacts de gens avec qui tu échanges quand tu parles de disques, de fanzines, depuis des années. Je sais que par exemple, il a pas mal échangé avec justement... David Mancia de Overcome Records qui avait des bases d'archives assez dingues ou Dave Decat des gens comme ça qui sont aussi des contacts et des potes de Rod donc il m'a et il les a investis plutôt naturellement je pense dans le bouquin purée
- Speaker #1
je vois que la liste des remerciements il y a Yann Maquet dedans,
- Speaker #2
il y a Turnstile ouais mais je crois que justement et ça a confirmé avec Rod mais Ian Mackaye était super réceptif et il a plutôt bien joué le jeu ce qui le caractérise bien je crois d'ailleurs en fait il est toujours agréable ce Ian Mackaye alors je peux te demander s'il te plaît d'ouvrir le bouquin page 274 à présent ouais
- Speaker #1
alors c'est les 101 disques du hardcore donc de 1978 à nos jours J'ai fait le test, j'ai regardé ce que j'avais à la maison en vrai disque, en disque vinyle, quelques années en CD peut-être. Et écoute, alors sans surprise, moi j'ai un taux de complétion qui approche les 100% pour les premières colonnes. Et puis dès qu'on commence à arriver à la charnière années 90, années 2000, je commence à ne plus les avoir. et certains, je commence à me demander ce dont on parle. Alors, qu'est-ce que tu en penses de ces 101 disques du Hardcore ? Est-ce que tu les as à la maison ?
- Speaker #2
C'est sûr que pour les premières colonnes, tout ce qui va être années 80, 90, je les ai la plupart, effectivement, parce que c'est des classiques, franchement. Je pense qu'il y a eu une volonté de rôde, il y a forcément de la subjectivité, mais il fallait aussi quand même avoir une espèce d'objectivité historique par rapport à l'impact des disques. Et après, évidemment, moi, par exemple, c'est sûr que à partir des années 2010, je me sens moins connecté et concerné. Mais jusqu'au début des années 2000, là, je vois jusqu'à 2007, 2008, c'est la période où j'étais le plus investi, le plus actif dans les scènes, c'est-à-dire en termes d'orgas de concert, fanzines, etc. Je m'y retrouve complètement. Ouais, j'ai tous ces disques-là, clairement, tu vois. Mais bon, il y a un truc de... Il y a une passation de relais, en fait. Et je trouve ça chouette que, en fait, moi, même si je me sens parfois... à côté de la plaque sur les actus. L'idée, c'est si je veux voir un concert qui ait la même énergie, je vois qu'on se répète et on se recycle depuis toujours.
- Speaker #1
Il y a un seul groupe français, il me semble, dans tous ces conseils discographiques. Tu sais lequel c'est ? Oui, j'imagine que c'est Kickback. Oui, bien sûr. Kickback, tu valides, je suppose, mais tu aurais rajouté un autre groupe français ?
- Speaker #2
ou s'il fallait en rajouter un ça serait lequel ? je sais pas si j'aurais rajouté un autre groupe français mais les disques je sais pas si on parle de Flitox ou Heimat Los ils sont cool mais ils sont plus anecdotiques ou plus régionaux en fait quoi là on parle de d'impact plus large et je pense que du coup c'est logique que Kickback y ait sa place maintenant franchement honnêtement j'aurais du mal On pourrait parler de Children, de plein d'autres choses comme ça, des disques français, mais j'en ai pas qui me viennent à l'esprit, qui ont eu un impact aussi fort, ou une résonance, on va dire, peut-être à l'étranger aussi, en France, que Kickback, par exemple. Après, on va tomber dans des choses qui sont plus des niches, déjà, en fait, vraiment des niches.
- Speaker #1
Ok, ok. C'était pas une question piège. Bon, le livre, il est disponible maintenant. Est-ce que tu penses que ça peut faire un bon cadeau ? Oui,
- Speaker #2
moi je pense que c'est le genre de livre que j'aimerais bien recevoir, c'est le genre de cadeaux qui font toujours plaisir, et je pense que c'était l'idée un peu, c'est pas du tout racoleur, mais c'était l'idée que tout le monde y trouve son compte aussi, c'est-à-dire que là, quand on voit le sommaire, ça renvoie aussi bien aux Germs et à Black Flag qu'à Converge, Année 2000, Comeback Kid, ou des choses comme Madball, Integrity ou Gorilla Biscuits, donc c'est quand même sur plusieurs générations, Merci. Je sais que par exemple à une époque, moi tout ce qui était la scène beaucoup plus metalcore m'intéressait beaucoup moins, mais je l'ai lu avec plaisir quand même parce qu'il y a plein de choses que j'ignorais ou sur les scènes émo que j'ai appris quand même dans le bouquin qui ont complété un peu tout le reste de bagages que j'avais sur cette période là et c'est chouette franchement, c'est une bonne lecture. Et comme tu dis, c'est pas un ton professoral non plus, c'est pas trop encyclopédique, il y a quand même ce phrasé qui est un peu fanzinesque, un peu... qui est quand même coloré comme langage Très bien,
- Speaker #1
merci Freak City donc l'ouvrage il est de Rod Glacial ça a apparu chez Marabout et ça s'appelle Hardcore, 40 ans de rage de Black Flag à Turnstile un coffee table book un beau livre à laisser sur sa table basse à la maison pour montrer qu'on est encore dans le game malgré le poids des années absolument,
- Speaker #2
clairement
- Speaker #1
Merci Freak City, on se voit bientôt un concert de Noctlus ou de Jell
- Speaker #0
Merci à Freak City. Merci à Rod aussi. Et merci aux éditions Maravou. J'ai eu droit à un t-shirt avec mon exemplaire du livre. Donc c'est sympa. Merci. J'avais plus rien à me mettre, ça tombe très bien. Merci au festival Musique à l'écran qui m'avait hébergé pendant ce séjour à Bordeaux. Je serai de nouveau présent pour la prochaine édition du festival le vendredi 13 novembre 2026 pour présenter 40 Years of Fokken Up, le film sur NoFX par NoFX. Ça se passera au cinéma Megarama de Bordeaux et Frick City sera dans la salle, il me l'a dit. Il prendra la parole dans le cadre du débat final pour ou contre Fat Mike. Merci d'avoir été à l'écoute. Vous trouverez sur mon site perso les liens et autres infos utiles en lien avec cet épisode. C'est en ligne sur Gwardeath.fr. Il me faut parfois un chouïa de temps pour tout mettre à jour, mais c'est bien Gwardeath.fr, le site à suivre. Si vous avez apprécié ce podcast et que vous voulez filer un coup de main en favorisant sa diffusion, vous pouvez le partager tout simplement sur les réseaux sociaux. Toi-même, tu sais comment ça se passe. Rédigez un commentaire, notamment sur Apple Podcast, vous abonnez, etc. Je vous dis à très bientôt sur les plateformes d'écoute ou dans la vraie vie éventuellement, côte à côte par exemple, chacun dans son fauteuil dans une salle de cinéma. A plus !