- Barbara Baszynski
Bonjour et bienvenue pour un nouvel épisode de podcast. Vous êtes sur In The World, je suis Barbara Baszynski, votre hôtesse. Je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir deux invités. Le premier invité, c'est Bernard Chaumeil. Bernard qui est thérapeute, analyste, énergéticien et qui est le fondateur de Thérapie Archétypale. Bonjour et bienvenue Bernard.
- Bernard Chaumeil
Bonjour Barbara, bonjour Coralie.
- Barbara Baszynski
La deuxième personne que j'ai à cœur de vous présenter s'appelle Coralie Chavanne. Coralie qui est thérapeute, qui est formée à la Thérapie Archétypale d'ailleurs. Et lorsque j'ai eu envie de proposer un nouveau format et une nouvelle conversation autour du séminaire de naissance dont on va parler aujourd'hui et de ce passage de la naissance, j'avais à cœur d'avoir une troisième voix à côté de la mienne et de la tienne, Bernard. Et naturellement, c'est vers toi Coralie que je me suis orientée. Bonjour Coralie et bienvenue.
- Coralie Chavanne
Bonjour Barbara, bonjour Bernard. très honorée de pouvoir faire entendre ma voix sur cette question chère à mon cœur. Merci.
- Barbara Baszynski
Avec un immense plaisir. Donc, l'idée aujourd'hui, c'est vraiment de vous présenter l'expérience de renaître à soi-même, quelque part, à travers l'expérience que nous avons faite toutes les deux, Coralie et moi, avec le séminaire de naissance. C'est un épisode de podcast. qui s'inscrit finalement en lien avec la première conversation que nous avions partagée avec Bernard. Mais si vous n'avez pas eu l'occasion d'écouter le podcast avec Bernard, le premier qui date maintenant d'il y a plus de deux ans, cet épisode va se suffire aussi à lui seul. Bernard, est-ce que tu pourrais remettre le contexte ? Qu'est-ce que c'est que ce séminaire dont je n'arrête pas de parler, le séminaire de naissance ?
- Bernard Chaumeil
C'est une rencontre qui permet à des adultes de reprendre... penser leur vie de nourrisson et de leur arrivée sur Terre, le contexte de leur naissance, avec une idée un peu différente que celle qu'on a d'habitude. On change le filtre de la connaissance que nous pouvons avoir sur la naissance. On propose des hypothèses. Et ces hypothèses viennent en fait d'un travail sur les nourrissons pendant plusieurs années en Italie, où j'ai eu la chance de travailler en tant que thérapeute-analyste énergéticien pour des nourrissons qui avaient des petits soucis de comportement ou de santé et qui avaient... très souvent ces soucis de comportement et de santé à la suite de situations de naissance qui avaient été marquantes pour eux et traumatisantes, césariennes, fausses couches avant leur naissance, naissances provoquées, forcées, etc., contextes conflictuels et tout ce que vous voulez. Enfin, il y a le choix. Les situations de naissance sont extrêmement nombreuses. Mais l'idée de ce séminaire, c'était qu'à un moment donné, devant tous ces enfants qui réglaient leurs problèmes tellement facilement, sans parler, sans discuter, sans complications, sans analyses, juste sur leur première expérience de vie. Et comme ils étaient tous nourrissons, c'était maximum deux, trois, quatre ans. C'était très, très récent. C'était vraiment l'expérience la première et à la fois celle la plus proche de toute leur mémoire. Et donc bien remplie, aussi bien par le témoignage des parents que par leurs émotions, encore toutes fraîches. Et un jour, je me suis dit, tous les adultes que je vois, on a tous été nourrissons. On a tous eu une naissance. Ça paraît très bête comme raisonnement, mais c'est vraiment ce qui s'est passé. Et j'ai dit, j'aimerais bien qu'entre adultes de maturité, on puisse revisiter une partie de notre identité qui est celle de notre incarnation, de notre conception, de notre vie embryonnaire et fétale et de notre situation d'accouchement et pouvoir libérer la charge mémorielle et émotionnelle qui est associée à cette expérience de vie. Et c'est comme ça que j'ai monté ce premier séminaire qui était pour moi un émerveillement et qu'il est resté à charge pour chaque séminaire qui se présente. Pour les gens, bien évidemment, une surprise parce qu'on est mis en... On les met dans quelque chose de complètement imprévisible, de bouleversant, et à la fois dans l'explication, parce qu'on donne des idées nouvelles, on donne des hypothèses nouvelles, notamment celles qu'il y aurait une préconception, notamment celles que l'on choisit sa naissance. C'est impressionnant, c'est bouleversant. Ça veut dire qu'on propose quelque chose qui permet de se réapproprier la naissance et de ne pas la voir comme un fait accompli ou provoqué par les parents, ou choisi ou décidé par les parents. C'est totalement, complètement différent de notre fondament.
- Barbara Baszynski
qui me semblait vraiment particulier finalement à travers l'expérience de ce séminaire, c'est de voir nos postures changer et se transformer dans le sens où moi j'ai la sensation, en tout cas après l'avoir intégrée, l'avoir vécue, de m'être rendue actrice de ma propre naissance, là où j'avais donné la responsabilité à mes parents de ce moment-là, de cette expérience-là, et je m'étais rendue. Alors... victime et pas juste mais mais mais tu vois il y avait cette dimension de je subissais finalement un choix qui était celui de mes parents et à l'issue du séminaire j'ai vraiment eu cette sensation de me rendre actrice et de me rendre responsable d'un processus Tout ce qui n'était plus uniquement en lien avec mon père et ma mère, mais bien avec ces trois entités en fait. Effectivement, mon père, ma mère, mais d'abord l'être que je suis. Vraiment ce que j'ai envie d'amener dans la dimension de cette conversation, c'est qu'est-ce que ça change de se rendre actrice, de se rendre... présente de se rendre consciente de ce qui se joue dans ce passage.
- Coralie Chavanne
Je ne cesse de partager ce moment de toutes mes expériences de développement, de quête, d'aller chercher, comprendre. C'est clairement l'expérience la plus émerveillante et bouleversante et transformante que j'ai pu vivre. Il y a un avant, un après, comme tu le dis. On reprend une responsabilité sur cette mise au monde. Je me rappelle très bien avoir dit à Bernard, ça a été mes premiers mots, je me suis trompée de maman. Moi, c'est ça, ça a été extraordinaire. et un shift mais quasiment instantané. En fait, c'est comme si pendant toutes ces années, on est en attente, on cherche à avoir des parents qui sont ceux dont on a besoin. Alors des fois, ça fonctionne très bien et pour ma part, ça a fonctionné très bien à un grand pourcentage. Mais il y a des parts évidemment manquantes ou pas totalement ajustées et tout ça me mettait dans une sorte de colère ou en tout cas de rumination à vouloir changer l'autre. Quand je suis sortie de ce séminaire, compris en fait, j'avais comme une énorme gratitude et un besoin de dire l'amour à ma maman biologique. Et j'ai compris à ce moment-là qu'elle a été cette passeuse qui m'a remis à la Terre, comme si elle avait passé un pacte de confiance avec ce qu'il y a de beaucoup plus grand que nous qui est la Terre-Mère, qui nous accueille et qui nous aime. Et en fait, c'est comme si la rancœur ou les déceptions ou le besoin de changement chez l'autre, en fait, fondaient instantanément, puisque je m'étais trompée. de personne. Il y a la petite maman, ce lien égotique. Et puis, il y a la grande mère. En fait, ce sentiment d'amour et de lumière dans cet ailleurs d'où l'on vient et dans cet ailleurs où l'on repartira. Moi, je l'ai vraiment goûté dans ce séminaire et c'est assez incroyable de se sentir portée, aimée. En fait, on ressort de là. Moi, j'ai tout lu. Je suis partie, je suis très visuelle, donc je suis partie très, très vite dans tout le scénario qui est proposé, l'histoire dans laquelle on se remet. Donc, j'ai tout ressenti. Ce qui était très bouleversant, c'est que... tout le scénario qu'on m'avait conté depuis ma tendre enfance, exactement celui que j'ai perçu. Donc là-dessus, c'était très en accord et c'était donc très joyeux et très attendu et plein d'amour. En revanche, moi, ce que ça m'a autorisé à faire, c'est de me dire que je peux rendre grâce à ceux qui m'ont précédé, mais j'ai aussi beaucoup à faire moi-même, en fait, dans cette dimension d'une âme qui fait le choix de s'incarner dans cette famille. Et je trouve qu'on arrive après ça avec une confiance en soi, confiance en la vie. et avec une audace un peu nouvelle.
- Barbara Baszynski
Je trouve qu'en tout cas, un certain temps après l'expérience du séminaire, quand tout s'est déposé, quand tout s'est posé, alors il y a de la place pour effectivement la confiance en soi et la foi. C'est vraiment un séminaire qui nous invite à être humble, je crois, devant l'expérience terrestre, mais aussi à la reconnaître dans toute sa beauté, dans toute sa splendeur.
- Bernard Chaumeil
Je vais te répondre tout de suite par rapport à tes mots que tu viens de choisir, que tu suggères. que ça éveille ou ça réveille la foi. Et je pense que c'est vraiment important parce qu'en fait, en ressentant ce séminaire, pas en le faisant ni en le comprenant, mais en le faisant, en le ressentant vibratoirement, on retrouve cette envie de vivre. C'est vraiment ça. On peut vraiment l'entendre. Ce mot-là est tellement simple, mais c'est une envie de vivre qui est en lien avec le désir existentiel d'exister, de se créer, de s'engendrer, de se mettre au monde. Et pour moi, c'est ça la foi. C'est tout simplement ça, on plonge, on y va. Il n'y a pas de paramètre de sécurité. C'est juste une telle grande envie merveilleusement amoureuse de vivre qu'on y va à fond la caisse. Et ces deux mots sont importants parce que c'est des mots pudiques. La foi et l'envie suggèrent l'idée du désir qui est souvent mal compris. Et en fait, le désir cellulaire, le désir de l'âme, la première intention de l'âme de se mettre au monde, de se remettre au monde. de s'incarner, il est d'une puissance incroyable et je crois que c'est ça qu'on peut appeler l'archétype de la foi, tout simplement. Et que donc, on peut frôler quand on fait ce séminaire, on peut le sentir, on peut, de manière fugace, parce que c'est pas non plus un changement forcément radical pour tout le monde, mais on peut le frôler, on peut le sentir à un moment, et l'ayant senti à un moment dans pleine conscience, on le retrouve toujours sous son chemin.
- Coralie Chavanne
Tu vois ce que je trouve, moi, incroyable ? En fait, on revisite les branches du dessus, on revisite cet héritage. transgénérationnelle pendant le séminaire. Là encore, là où on a pu avoir une sorte de ressentiment des attentes, des critiques, tu les enveloppes tous avec beaucoup d'amour et de compassion. C'est comme si tu comprenais qu'elles ont été leurs limites et qu'ils ont quand même fait du mieux qu'ils ont pu avec l'héritage qui était le leur. Et en fait, c'est une ouverture du cœur et ça irradie. Enfin, il y a quelque chose où tout semble juste, en fait, et vrai, et que finalement, tu peux faire le choix. de nourrir ton corps de souffrance et de vouloir modifier ce passé qui ne passe pas. Ou alors, tu fais le choix d'être en gratitude, d'être, d'avoir, de vivre cette expérience, la merveille que d'être en vie et de chérir ce corps de gloire et d'être dans cette vie et pleinement vivant.
- Barbara Baszynski
J'ai eu la chance d'explorer beaucoup de thèmes, mais ce thème de la naissance, il est... tellement important. Il parle de l'origine, il parle du départ, pour moi il teinte tout ce qui se passe après. Et finalement, il y a quelque chose que je dis souvent qui est de quel espace en soi ça part, de quelle origine. Et à travers ce séminaire, ce que j'ai ressenti, c'est vraiment ce point de départ, cet état originel. Alors je ne sais pas si cet état originel parlera à tout le monde parce que... C'est quelque chose qui se ressent plus que qui se comprend. La proposition que tu nous fais à travers ce séminaire, elle est aussi très bien construite parce que tu as toute une partie qui s'adresse aussi à la compréhension et une partie qui s'adresse à l'expérience, qui s'adresse au ressenti. C'est-à-dire que tu veilles, tu prends soin avec d'autres personnes présentes sur le séminaire, à la fois de donner de l'information de donner des propositions et ça me paraît vraiment important de remettre ce cadre-là et de l'en parler parce que je sens que c'est à la fois intentionnel et à la fois ça permet de proposer, je dirais, un espace sécurisant qui mêle les corps mentaux, le corps mental et le corps émotionnel et les corps énergétiques et spirituels. C'est vraiment une combinaison, une recette, je crois, qui permet d'allier les deux. T'en dirais, toi, Bernard ?
- Bernard Chaumeil
C'est intéressant d'entendre parler les autres, de mettre les mots, mais des fois, les mots sont révélateurs de toute la... D'abord, la technique du séminaire, c'est quand même une orchestration, ce séminaire. Du début à la fin, c'est une orchestration qui est basée sur l'idée de s'adresser à des adultes. On n'a pas des enfants en face de nous. Et en même temps, de leur demander de se positionner comme des adultes qui s'occupent de l'enfant qu'ils ont été. C'est quand même déjà un phénomène, et surtout du nourrisson. Déjà, ça, c'est extraordinaire. C'est tellement une invitation de confiance. et d'amour tellement impensable au départ que c'est déjà énorme. Après, vous avez parlé de ce sens que l'on donne à son héritage dans le lieu qu'on a choisi, la famille qu'on a choisi, les archétypes qu'on travaille. Donc, tout d'un coup, on n'est plus à la merci du destin, mais là, tout d'un coup, on a une proposition de dire, bien sûr, il y aura une part d'imprévu, une part de chance, de malchance, etc. Mais en même temps, je choisis, à mon sens, on choisit son territoire, on choisit son lieu sur la planète. On choisit les archétypes que l'on veut travailler. Ça peut être l'amour, ça peut être du coup son contraire, la haine, ça peut être le conflit, la paix, ça peut être tout ça. Et donc, on va choisir des gens, une famille porteuse, une matrice maternelle, une passeuse et un passeur paternel et maternel pour pouvoir mettre en chair le programme qu'on a intentionné en tant qu'âme. Alors déjà, ça c'est vrai que c'est génial parce que ce sens que l'on donne aux ancêtres jusqu'à l'histoire de l'humanité, c'est précieux. Et après, il y a un autre sens. qui est vraiment surprenant et qui est envahissant de bienveillance. Oui, c'est pas mal ça, c'est ce qui correspond. C'est le contact avec la terre. Parce qu'en fait, dans ce séminaire, l'âme, on suggère que notre âme fait ce parcours et ce choix, mais qu'elle le fait dans une joie d'être invitée en collaboration complice avec non pas la maman qui va nous porter, ni le père et la famille, mais la mère terre. Et cette hypothèse proposée... d'être aimé plus qu'humainement, d'être aimé universellement et par une matrice complètement planétaire. Et comme dirait certains, c'est énorme, c'est grandiose. Et du coup, l'idée peut paraître farfelue, originale, amusante, etc. Mais ce n'est pas que l'idée, comme tu le disais Barbara. Dans ce séminaire, il y a des idées qui sont proposées à titre d'hypothèse, pas des idées qui sont assénées. et à chaque fois qu'on en propose... de ces hypothèses, il y en a quelques-unes. Par exemple, on sentit la charge des ancêtres dans leur côté positif, ce qui peut faire un trésor à disposition qu'on n'aurait peut-être pas vu parce qu'on peut faire une fixette sur un défaut ou sur une blessure. Et en même temps, considérer aussi le corps de souffrance familiale qui est conséquentiel des malentendus, des maladresses, de l'ignorance aussi que nos ancêtres ont pu avoir par rapport à certaines choses. Donc, prise de conscience. Ce double héritage, il est magnifique. La prise de conscience d'une autre dimension, déjà celle de l'âme, c'est important, mais celle de la présence vibratoire de la matrice qui nous accueille la Terre, et pas que vibratoire, aimante. C'est-à-dire qu'à un moment donné, on se dit, mais le sentiment que je ressens est un sentiment d'amour, comme je pourrais le ressentir avec ma mère, comme je pourrais le ressentir avec mes enfants, mais là, c'est pour quelque chose. de considérable, qui n'a plus de limite. Donc en fait, dans ce séminaire, il y a effectivement, comme tu le dis, il y a deux stratégies qui sont mises en place en continu et en polarité, avec une intention très soutenue. C'est pour ça que j'aime le faire avec des assistants. J'aime le faire en adelfité, avec des collaboratrices et des collaborateurs qui sont sur la même vibration et dans la même intention de partage de cette idée sur la naissance. Et on a une stratégie qui est double. La première, c'est d'expliquer certaines choses. qui n'ont pas été comprises, pour l'expliquer de telle manière, avec douceur, avec humour, avec ceci, cela, pour que ça puisse être entendu, puis après ressenti, puis peut-être accepté. Donc ça, c'est la partie analytique, ce qu'on appelle la conscience analytique. Elle est vraiment choyée. On respecte les idées rigides, on respecte les théologies, les idéologies, tout ce que vous voulez, les loyautés, on les respecte aussi, mais en même temps, on les bouscule toutes. les trois copieusement en proposant de ressentir que l'hypothèse qui fait peut-être face à une idée qu'on a maintenue pendant des générations, et bien tout d'un coup elle tombe, elle n'existe plus, parce qu'on a ressenti pas non, on ne l'a pas intellectualisé on n'a pas argumenté, on ne l'a pas prouvé, mais simplement on ressent autre chose que ça, par exemple on va sentir que tout à coup c'est vrai que mes parents m'ont mis au monde, et c'est vrai je le sens de ma chair, que je suis, je me suis mis au monde, et c'est cette énergie là qui est belle on va ressentir également que notre mère est passeuse, mais si vous êtes mais en faisant ce séminaire, vous allez sentir que vous êtes passeurs, passeuses et passeurs. Et ça, c'est une investiture, c'est vraiment quelque chose de très fort. Donc ça, c'est ce qui s'appelle la conscience intuitive. Et donc en fait, pendant tout le séminaire, on va danser avec ces deux vibrations-là, conscience analytique et la conscience intuitive, avec le rétique, on vient à la musique et à la danse, et avec les paroles, etc., qui sont les mots, les hypothèses, le partage, les dépôts. de blessures qui sont un moment qui est un moment très délicat, très difficile puisque une partie du séminaire, on en parlera peut-être après dans le déroulé, mais une partie du séminaire c'est de déposer notre expérience de naissance et de l'interpréter en tant que thérapeute parce qu'on sait que toutes ces expériences de naissance ont des conséquences, ce qui m'a permis de faire ce séminaire en travaillant avec les enfants pendant 12 ans et de me dire mais c'est pas possible, ils sont nés bancales, ils sont nés massacrés, ils sont nés oubliés, ils ont oublié qu'ils étaient été, etc. Il faut rappeler tout ça.
- Coralie Chavanne
Moi, je suis formée par Bernard depuis six ans maintenant. La grande révélation dans l'enseignement de Bernard, ça a été de considérer nos enfants comme des guides qui nous ont donc choisis et qui portent en eux la sagesse ancestrale. Et nos enfants arrivent dans leur mémoire cellulaire, l'histoire paternelle et maternelle. Maintenant, je crois, je le dis à chacune de mes séances, ça a toujours son petit effet auprès des parents, qui ne l'auraient pas forcément vu de la sorte. Mais en tout cas, ce que je vois, c'est que l'enfant il s'arrête net, il me regarde et à ce moment-là, on parle vrai et on se comprend. Et le fait d'accueillir son enfant dans cette dimension, ça change tout. Dans la reconnaissance de qui il est et de combien nos enfants sont venus nous éveiller et nous élever. On est dans une co-création dans ce lien de la parentalité qui est très loin de ce qu'on a pu nous recevoir, où il y avait une sorte de posture de sachant et d'ascendance sur l'enfant. Ce qui m'émerveille toujours, c'est que j'ai des échanges avec des enfants de 4-5 ans, vraiment. Et quand on arrive au moment de la question du récit de naissance, je m'amuse toujours à leur demander « Est-ce que tu te souviens comment tu es née ? » Eh bien, certains me disent « En tout cas, maman, moi, je t'ai choisie. Je me souviens, j'étais partie pour aller dans un autre ventre. Et puis, je t'ai vue et tu avais l'air triste. Alors, j'ai fait marche arrière et je t'ai choisi, toi. » Donc là, ça pleure, généralement. Moi, je suis aussi très émue. Ça, j'en ai eu plusieurs en six années, des cas comme celui-ci. Et à ce moment-là, en fait, on ne peut pas trahir. Et un enfant de 4-5 ans ne peut pas dire ça. s'il n'a pas réactivé cette mémoire cellulaire et cette mémoire de l'ailleurs, comme j'ai énormément d'enfants qui sont dans cette nostalgie de l'ailleurs, du monde d'où ils viennent, et ne savent pas trop ce qu'ils font sur cette terre. Et je pense que tout ça est lié. Et le fait de reconnaître cet enfant et de lui dire merci pour nous avoir choisis, ça change complètement la vibration et la relation. À partir de ce moment-là, on peut vraiment travailler et faire de jolies choses. Et dans la pacification des liens familiaux, je le vois, ça opère assez vite. C'est très troublant pour les parents, mais une fois qu'ils l'intègrent, et qui repensent leur histoire à la lueur de cette hypothèse, ils sont convaincus. C'est beau. En fait, on ne parle que d'amour. C'est ça qui est extraordinaire avec la Thérapie Archétypale. C'est une thérapie de l'amour et de la lumière et de la joie et de la vie. Donc forcément, ça touche petits et grands. En fait, c'est bouleversant. Et on vient tous pour ça. Aimer, être aimé. Et juste de le remettre en perspective, ça change tout.
- Barbara Baszynski
Merci beaucoup, Coralie. Quelle ambassadrice de la TA, Bernard.
- Coralie Chavanne
Moi, je mesure tous les jours, vraiment, Bernard. Tous les jours dans mon cabinet, je me dis mais quelle puissance, quelle inspiration il a eu, parce qu'en fait ça touche. J'ai de plus en plus d'hommes, ils font dans l'âme, mais parce qu'ils sont prêts, ça y est, c'est maintenant. Et il n'y a rien de magique, c'est la puissance des mots, la puissance de cette approche. d'analyser cette histoire, on fait le pas de côté, on revisite son histoire différemment, ça touche en plein cœur en fait.
- Barbara Baszynski
Et peut-être que c'est ça justement la magie, c'est laisser cette dimension de l'âme agir, c'est laisser cette dimension de l'amour, c'est laisser cet espace à quelque chose qui appartient au ressenti, qui appartient à l'expérience d'être humain. Je trouve que c'est tellement complémentaire d'avoir vos deux énergies ensemble et de percevoir à quel point ça fait une différence. Aussi, parce que c'est aussi à eux que je m'adresse, les thérapeutes, dans leur pratique, d'avoir conscience de l'importance de cette dimension-là, de ce passage, de ce qu'ils représentent, à la fois dans leur propre expérience, mais à la fois dans l'expérience de ceux et celles qu'ils accompagnent.
- Bernard Chaumeil
La première, c'est effectivement le langage. Je parlais tout à l'heure, Coralie, du langage vrai. Et je pense qu'avant le langage vrai, il y a un sentir vrai. Dans notre approche, on... On n'a pas de filtre contraignant, on a juste une ouverture. Donc du coup, on ressent. Et notamment les nourrissons, ils ne parlent pas, ils ne font pas de psychanalyse, ils ne vont pas nous raconter leurs propos, on ne va pas avoir d'explication, d'argument et tout ça. Donc c'est juste des pleurs ou c'est juste un mal-être ou un bien-être. On est dans le ressenti vrai. Alors à ce moment-là, il y a un langage qui est autre que celui qu'on connaît habituellement avec un adulte et qui est, on se reconnaît tout simplement et on fait passer ce qu'on a à dire. juste par des sensations, un ressenti. Donc ça, pour moi, ça serait sentir juste. Après, quand on sent juste, automatiquement, on va amener à parler vrai. Et c'est là où l'enfant, il va tout de suite réagir en disant « ça y est, je suis compris, donc j'en profite » . Donc du coup, il nous regarde bizarrement. Et en fait, il regarde notre âme, il est en contact avec notre âme. Et en plus de ça, quand on est passé de sentir juste à parler vrai, alors on invite un autre langage, les autres. tous les autres qui sont autour, que ce soit un groupe ou que ce soit un homme blessé ou une femme blessée, on invite à un autre langage et là du coup c'est le langage du cœur comme vous le disiez. Souvent le langage du cœur ou le terme, c'est une thérapie d'amour, ça peut faire rigoler certains, ça peut faire sourire certains. Et en fait, ce qui est très important dans la Thérapie Archétypale, qui peut expliquer pourquoi c'est vraiment de l'amour, c'est que on va parler du mal avec beaucoup d'amour, mais on va dénoncer le mal avec une telle précision. que ce n'est pas une thérapie fade et superficielle, gentillette, pas du tout. Combien de fois ça nous arrive d'expliquer aux parents et de faire en sorte que l'enfant et les parents l'entendent qu'une situation de naissance a été terriblement traumatisante. L'exemple tout bête d'un risque de mourir pour l'enfant, de perdre l'enfant, qui arrive très souvent, dans une ambiance, on va dire, qui est inquiétante. Donc, on va provoquer une naissance, ça fait un scénario d'urgence. Tout ça, c'est des raisonnements humains. Il faut y aller maintenant, sinon on va perdre la mère, on va perdre l'enfant. Mais nous, on explique à l'enfant, on explique à la mère, on explique aussi au père, qui ne l'a jamais entendu, que dans cette ambiance-là, les paramètres de sécurité de l'enfant étaient pragmatiquement tellement fragiles. Et c'est nous qui le disons, nous ne sommes pas médecins, c'est nous qui disons, n'oubliez pas, on a failli le perdre. Vous avez failli le perdre. Madame, vous avez failli mourir. Monsieur, vous avez vécu ça dans l'impuissance, il n'y a rien de pire. Et tout ça, ça laisse une empreinte. Et de pouvoir mettre des mots très clairs, très justes et très clairs, très vrais, sur les conséquences d'un événement dont on ne parle pas parce qu'il est tabou, parce qu'il est pudique, parce qu'on le masque par le fait d'avoir réussi à naître, mais on oublie la difficulté à naître. Tout ça, c'est ce qu'on dégage en Thérapie Archétypale. Donc en fait, oui, le résultat, c'est aimer. Mais c'est aimé. en soignant la maladresse de l'amour, avec conscience, une conscience analytique. On peut dire ça, puis dans le boulot qu'on fait quotidiennement dans les soins, que ce soit pour les adultes, les ados, les femmes blessées, et Dieu sait qu'elles ont des blessures qui sont maintenant bien reconnues, bien évidentes, et les hommes blessés qu'on commence à reconnaître, non pas dans leurs failles et leurs défauts, mais comme des personnages qui ont été blessés par le temps, on arrive à donner de la consistance. à la blessure. Et c'est cette consistance, cette attention et cette compassion à la blessure avec intelligence, c'est-à-dire objectivité, qui permet de se lâcher dans son acceptation et l'amour de ça. C'est là où on peut dire que c'est de l'amour.
- Barbara Baszynski
J'ai deux points que je voudrais souligner avec ce que tu partages. C'est ce que tu évoques à propos de communication et de parler vrai. Ça me fait faire un lien avec un épisode de podcast que j'ai déjà enregistré sur la médecine du cheval. aussi, je voudrais revenir sur cette dimension de sécurité et sur la notion de matrice parce que tu as trouvé un lieu qui est un lieu justement dans l'expérience que moi j'ai vécu était un espace, une terre d'accueil. Tu pourrais nous en parler davantage de ce lieu et peut-être du déroulé peut-être qu'on va pouvoir mettre un petit peu de concret sur l'expérience que l'on vient vivre et sur ce séminaire.
- Bernard Chaumeil
Je vais parler de ce lieu spécifique que j'ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin, je n'ai pas été le chercher je crois que c'est vraiment lui qui m'a qui m'a ouvert la porte. Dans tous les séminaires que j'ai pu faire depuis 24 ans, sur la naissance, ça a commencé à cette époque-là. N'importe où, dans n'importe quelle salle, que ce soit la Réunion, à la Martinique, sur une colline, à la Réunion c'était magnifique, je m'en souviens, à la Martinique, sur la terre de cette île, c'est puissant comme tout, donc c'est pas la même chose, il y a une énergie, une odeur, une présence qui n'est pas la même. Que ce soit là, que ce soit en plein Paris, dans un quartier parisien, avec 20 mètres, 30 mètres de... de métro en dessous, on ressent la Terre de la même manière.
- Barbara Baszynski
Elle peut s'infiltrer partout. Donc ça, c'est vraiment important. Après, pour mon confort, j'avoue, égoïstement, d'être tombé sur L'arbre aux Étoiles, c'était facilitant. Là, tout d'un coup, il y avait des choses qui étaient là, à disposition. Tu as juste à te poser. C'est déjà d'office. Tu as juste à écouter, ça passe. Tu as juste à écouter le silence, à regarder autour de toi. Il y a tout ce qu'il faut. Et donc, il n'y a plus à faire attention avec autant de vigilance pour cette... cette canalisation, ce ressenti de l'énergie tellurique que nous mettons en place, en association bien évidemment avec l'énergie cosmique, dans laquelle il y a la charge des ancêtres, des décédés, des défunts, de l'invisible, des choses qu'on ne sait pas, des choses qu'on sent, de l'inconscient, de l'inconscient collectif, etc. Je suis sorti d'un épisode de santé, je me suis dit, j'ai envie pour moi de faire des séminaires de naissance, ça va me faire du bien pour consolider ma vie, et du coup j'ai cherché un endroit où faire ce séminaire. et je n'ai pas cherché. Pour longtemps, j'ai trouvé tout de suite la première fois, première visite à L'arbre aux Étoiles chez Maëlys et Cyril où j'ai senti que c'était propre. C'était tout simplement propre, c'était respecté, c'était animé et c'était libre, ce qui est extraordinaire parce que souvent, les endroits sont magnifiques mais ils sont habités, ils sont conditionnés, ils sont de manière vibratoirement, comment dire, maîtrisés et donc, on peut être invité dedans, on peut travailler dedans mais ça reste le lieu de personne, d'un égrégore, etc. Là, pas du tout. Ils ont une heure. un respect de la vie, une simplicité de la vie, une conscience de l'autre et des humains et de la planète qui fait qu'ils prêtent leur lieu, ils le gèrent bien et on peut y venir, s'installer, repartir et une autre personne peut venir s'installer avec une autre énergie et ça passe. Donc il y a une grande liberté dans ce lieu avec une connexion tellurique et cosmique qui est d'une grande évidence et puis un confort qui est nécessaire à notre séminaire parce qu'il est quand même musculant, on a besoin de se sentir nourri, la nourriture est une Merci. est un élément humain tout à fait important. Là, on est gâté, on est gourmand, on a besoin d'être enveloppé, on a besoin de chaleur, on a besoin de sourire, on a besoin de confort, on a besoin de tout ça. C'est un lieu d'alchimie au-dessus d'un fleur, connecté et puis libre, tellement en lien avec l'intérêt qu'on porte à la nature, à l'écologie, c'est vrai, mais dans la conscience, non pas politique ou autre, mais dans une conscience de... la réalité d'une entité, la planète Terre, qui est respectable à part entière, qui est capable à part entière, qui est heureuse et joyeuse à part entière et qui nous invite. Alors que très souvent, on se croit un petit peu la personne ou les personnes qui devront s'occuper de la Terre, mais c'est le contraire. En fait, c'est elle qui s'occupe de nous.
- Bernard Chaumeil
On est pris dans les bras.
- Coralie Chavanne
on est enveloppé par le vivant Est-ce que vous voulez revenir l'un et l'autre sur le déroulé de façon très pratico-pratique ?
- Barbara Baszynski
Là on le fait en immersion donc on se retrouve le vendredi soir tranquillement, donc on se présente, on s'accueille on prend position des chambres du lieu et puis en même temps on a un repas qui nous attend puis une conférence qui nous permet d'expliquer tout ce qui va se passer pour pouvoir être tranquille parce que le monde a changé, j'ai adapté le séminaire à certains changements, les miens et ceux qui me correspondent mais aussi ce qui correspond je crois à la conscience et à l'inconscient collectif. Et donc, on commence tranquillement par rassurer en donnant toutes les informations le vendredi qui permettent de comprendre le contexte, de se poser dans la proposition du séminaire et d'entendre déjà les élémentaires, les fondamentaux de ce séminaire. Ça, c'est le vendredi. Après, la nuit fait son action puisqu'elle nous permet de nous poser et puis de rencontrer notre inconscient. Donc, je pense qu'il y a une part vraiment très, très importante active. dans le subtil, le silencieux et l'invisible, dans les nuits. Puis le lendemain matin, on enchaîne le samedi avec une journée analytique. C'est-à-dire qu'on donne à la conscience analytique, qui a un grand besoin dans notre humanité, de comprendre, d'argumenter, de voir si c'est sérieux ou pas, si ce n'est pas manipulé. On a besoin de tout ça, c'est une réalité dans le monde où l'on est. Donc en fait, cette journée-là, avec intelligence, comme on peut, l'intelligence du corps aussi, l'intelligence du cœur, intelligence d'esprit, avec une argumentation sur la neurosciences, sur des hypothèses, sur des choses. On donne l'argumentation que l'expérience de la naissance, dans notre humanité aujourd'hui, et depuis un bon moment, est très souvent un traumatisme vécu, et non pas c'est fait, c'est fait, t'es vivant, tout va bien, ça ne marche pas comme ça. On doit se pencher, comme sur un berceau, sur la façon dont on a été conçu, porté. et mise. charnellement au monde et dans quel contexte familial ça se positionne. C'est simplement intelligent. Et cette intelligence nous amène à rencontrer des détails ou des situations qu'on n'avait pas imaginées à risque quelque part, du coup à éliminer certains malentendus, à tomber des fois face à des blessures qu'on n'avait pas vues. C'est quand même pas que du merveilleux, il y a une réalité ce jour-là. Et donc on va agrémenter cette prise de conscience Merci. de notre situation de naissance et de la difficulté de la naissance qui normalement est une ressource, mais qui a pu tourner mal tout de suite dès l'accouchement, on va en prendre conscience tout au long de cette journée et on va agrémenter cette journée de petits ateliers, de pauses qui permettent de digérer, d'intégrer, de prendre le temps de comprendre. Il y a peut-être un truc qu'on a compris dans la tête, mais ça ne suffira pas. Donc, il faut que ça descende dans tout le corps. Il peut y avoir quelque chose qu'on a entendu d'un témoignage qui nous réveille quelque chose, qui nous dérange, mais qu'on ne sait pas. Donc, il faut du temps pour que ça remonte. Du coup, toutes ces pauses-là permettent de faire monter la mémoire, de donner une consistance, on va dire un petit peu ombrageuse, une consistance aux conséquences de notre naissance qui vont monter pendant toute la journée. Le soir, on continue, on poursuit notre quête des informations de notre naissance par des ateliers plus ludiques. Donc, d'abord le repas, très important, mais aussi un mandala. Et puis aussi un tirage du tarot des archétypes sur notre propre naissance individuelle et personnelle qui permet de peaufiner un petit peu toute la journée comme ça. Et puis ensuite, une nouvelle nuit qui en général est plus consistante, plus bousculante.
- Coralie Chavanne
Plus blanche.
- Barbara Baszynski
Voilà, plus blanche, c'est ça. Et puis le lendemain, le dimanche, l'orchestration de quelque chose d'assez original puisqu'en fait, on fait une méditation de 4 heures, de 9 heures à 13 heures. Méditation en pleine conscience, donc on est vraiment conscient de tout, mais allongé, sans pause, enfin on peut juste des pauses conventionnelles, mais il n'y a rien d'autre, et on mène ce parcours de la préconception, qui est une étape vraiment originale, donc on la fait ressentir le samedi soir, le samedi après-midi, pour vraiment faire ressentir que la préconception, c'est-à-dire l'hypothèse que notre âme a pu être invitée à s'incarner et qu'elle ait décidé de le faire très heureusement. et qu'il y a tout un processus d'initiation à la venue sur Terre qui se fait entre la Terre et l'âme de la personne. Et ensuite, on visite toutes les étapes de la naissance, qui sont donc préconception, conception, les neuf mois de grossesse, qui sont déterminants et importants. Dans notre planète et dans notre monde de l'humanité, pour mettre au monde un enfant, il faut neuf mois. C'est la règle, biologique, physiologique. Si c'est trop tôt, c'est trop tard, alors automatiquement, il y a des risques de traumatisme. à cause des conséquences d'avoir interrompu un processus normal. Et puis ensuite, la coupure de cordon qui est vraiment magnifique, parce que c'est un geste que nous avons tous eu, un geste physique, médical, mais avant d'être médical, il était tout simplement humain, avec un couteau, avec les dents, avec une machette, ce que vous voulez, qu'importe, à un moment donné, on coupe le cordon parce que l'entité vivante est capable de vivre par elle-même, et l'entité qui l'a portée pendant 9 mois doit... poursuivre son chemin de vie et doit donc lui donner la liberté de vivre par elle-même. Il y a une coupure entre maman et l'enfant et normalement, ce qui ne se fait pas dans notre monde, il devrait y avoir réactivation d'un lien avec la Terre au moment où on perd un peu le lien avec la mer. Donc l'accouchement et cette coupure de lien. Et puis après, on est un peu bousculé, 4 heures allongées sans bouger, c'est déjà une performance on va dire, c'est accompagné de musique. C'est accompagné d'une guidance vocale, c'est accompagné aussi de gestes énergétiques, de compassion et d'efficacité pour libérer douleur, ouvrir la tête quand on se prend la tête, libérer un chagrin quand on hésite à pleurer ou pas pleurer, quand on a une contraction quelque part, une gêne, quelque chose comme ça. C'est pour ça que c'est bien d'être à plusieurs, et en général on est trois ou quatre, à collaborer à ce passage commun de tout ce groupe-là, et donc on fait des gestes. d'une des pratiques de la Thérapie Archétypale qui s'appelle la biopsychosynergie et qui est en fait une technique de soins énergétiques, de libération, de charges mémoriennes et émotionnelles. Donc on l'applique là, gentiment, discrètement. Puis la personne en général, elle apprécie toujours parce que ça soulage, ça libère, ça permet qu'il y ait une harmonie dans tout le groupe. Et puis à la fin de tout ça, on en parle un petit peu, on s'aligne, on se centre par une petite méditation debout. Et puis c'est difficile de parler de ça après, de retourner dans le mental. Dans notre processus, on a opté pour la solution. Une fois que c'est fait, rester avec ça, laisser le temps au temps et intégrer. Aussi bien les participants que les animateurs, on a besoin d'intégrer tout ça. On sait que c'est un processus. Cette proposition est une vraie expérience vibratoire, intellectuelle, spirituelle et émotionnelle. Elle a besoin d'un temps d'intégration qui peut aller tout de suite, comme pour Coralie qui est habituée à tout ça, qui est claire. d'office, mais des fois, ce n'est pas le cas. Les gens qui sont là, ils ont vraiment des difficultés. Il y a une vie qui peut être stressante, ils peuvent repartir dans leur milieu. Parfois, il y a des conséquences sur trois mois, six mois, un an avant qu'il y ait... un vrai retour.
- Bernard Chaumeil
Je peux revenir dans le format, peut-être pour que les gens visualisent bien, la journée du samedi, quand il y a le récit des partages de nos récits de naissance. Il faut imaginer, on est en groupe, en fait. C'est comme un énorme groupe de paroles dans un lieu de pratique magnifique, baigné de lumière. Et c'est vrai que je crois que les groupes ne se font jamais par hasard. Et chaque expérience aussi singulaire, soit-elle et personnelle, vient toucher l'universel. Et donc, c'est toujours intéressant au fil du... du temps, comment chacun raconte, combien ça vient résonner et vient nous toucher et vient nous amener aussi à élaborer, nous, le temps de parole. Moi, j'adore, c'est voir les gens aux petites interposes appeler leur mère ou leur grand-mère ou leur tante ou leur père pour avoir des infos. Donc, c'est hyper intéressant parce que ça embarque tout le monde avec nous. En fait, on est bien plus que 15 ou 10 participants ce week-end-là. On est portés par nos arbres, en vrai, et c'est très intéressant. Moi, je reste émerveillée par l'intelligence du collectif, par cette intelligence émotionnelle, relationnelle et ce qui opère. On tisse cette toile tous ensemble, c'est assez incroyable. Et puis, oui, pour rassurer les personnes qui pourraient se dire « Non, mais quatre heures en méditation, ce n'est pas possible » , je vous le dis, je l'ai vécu et je l'ai assisté, ressenti une heure. On se met dans notre couche, comme tu aimes à le dire Bernard, on se met doudou, cosy, on a les pilous-pilous, l'oreiller. le douillet. Et on part vraiment bercé par ta voix, par toutes ces étapes et on revit chaque mois de gestation avec ce qui s'y passe vraiment physiologiquement, réellement. Et là, on ressent. Et alors, on est dedans et en même temps, on est comme à distance et on se voit, en fait, vivre la scène dans l'utérus de nos mères. C'est assez incroyable. Et on reste conscient de tout et on est porté et on a des sensations et on comprend des choses et on est infusé. Voilà, il ne faut pas que ça... effraie ce temps long parce que sincèrement à vivre et à ressentir ça passe très très vite et effectivement les assistants qui sont des accoucheurs aussi à ce moment-là captent très vite là où il y a besoin d'aller libérer mettre une main, apposer rassurer, autoriser les larmes au contraire, venir soutenir des fois c'est de la joie, il y a des sourires béats, il y a des rires il se passe beaucoup de choses et pour avoir embarqué quand même plusieurs de mes clientes ou clients Je tiens quand même à dire que tous ont complètement transformé la relation à leurs parents. Bien souvent, c'était du conflit, c'était une attente, c'était une relation qui ne s'était pas faite dans cette vie-là, c'était compliqué. Et en fait, quelque chose a fondu et ils repartent sur une toute autre dynamique. Et donc, je tiens à le dire parce qu'on peut faire beaucoup de travail en thérapie classique pendant des années pour essayer d'accepter cette famille-là, ce clan, digérer des choses qui semblent impensables, voire impardonnables. Et pourtant... Je crois que quand on contacte le corps et cette mémoire cellulaire, cette charge effectivement, il faut que ça passe par le corps pour libérer. Et on ne peut pas rester que dans le mental, même si c'est le début de tout, mettre de la conscience. Il faut bien comprendre quels sont les fils imbriqués pour défaire ce nœud, cette pelote. Mais ça ne reste jamais complet tant qu'on n'a pas pris en compte le corps et l'énergie, ce qui fait je pense aussi la force de notre pratique. Il y a un avant et un après et vraiment je trouve que les gens, on ressort, on est en paix et ça tient sur le long terme. On est pacifié et on arrive à remobiliser notre énergie pour nous-mêmes, en fait. On ne perd plus de temps à essayer de transformer le passé. On l'accepte, on l'intègre et on envisage différemment le futur. Je trouve que rien que pour ça, ce séminaire devrait être vécu par tous.
- Barbara Baszynski
C'est l'invitation de Coralie, c'est la mienne aussi. Je vous propose en tout cas de nous rejoindre. Peut-être que vous le sentirez d'ailleurs. C'est la force de ce format, c'est la force de... De la proposition de nos trois voix aussi, c'est de vous sentir peut-être appelés par cette expérience et de ne pas nécessairement comprendre ce qui se passe, mais de vous sentir touchés, émus, bousculés par les propos, ceux que nous avons eus tous les trois, chacun d'entre nous, avec notre couleur, notre fréquence particulière, et de vous laisser plonger, embarquer. Je mettrai évidemment les informations dans la description de cet épisode de podcast. Peut-être avez-vous un mot de la... Merci. Il faut,
- Coralie Chavanne
moi, juste dire qu'il n'y a pas de fatalité, en fait. Quelle que soit la manière dont on est venu au monde, tout peut se relire, se comprendre différemment. On peut repartir avec des clés d'interprétation très différentes, très inédites et pourtant très fécondes pour la suite. Mais c'est ce que j'adore, c'est que tout peut se transformer. C'est vraiment ça la force de la thérapie. Et on peut faire le choix de nourrir son corps de gloire et de vrai pour la lumière. Alors, on est responsable de ses choix et tout est juste. Merci beaucoup, Corée. Merci à toi Barbara.
- Bernard Chaumeil
Je pense qu'avec l'expérience, je pense qu'on a besoin d'être deux fois, une fois par la chair et on l'a vécu avec une réalité que l'on peut modifier et une fois par l'âme. Et c'est ça qui se passe dans ce séminaire, c'est qu'on a la chance de s'occuper de son corps en le mettant au repos pendant cette méditation, vraiment avec bienveillance et confort. On le met totalement au repos pour qu'il ne soit pas dans la vigilance et l'inquiétude. passer un nouveau programme, en fait, quelque part, à travers tous les corps. Je pense qu'il y a vraiment quelque chose de... C'est intense, c'est généreux et c'est transformant. Ça vaut la peine surtout si peut-être qu'on peut conclure par rapport à ce qui se passe dans le monde en ce moment, dans la conscience collective, les événements. Je pense que les gens qui ont fait un gros travail sur eux depuis des années et des années, ils peuvent avoir fait tout le boulot qu'ils veulent, mais c'est pourquoi ? C'est pourquoi ? C'est pour naître différemment ? Donc, c'est pour changer. Changer veut dire, il y a quelque chose que je lâche, il y a quelque chose que je deviens, quelque part. Donc, en fait, ce séminaire, ça peut être une occasion de faire une espèce de synthèse, une espèce de sas, de transformation qui permet de valider tout ce qu'on a fait, d'y mettre des mots, une clarté à la fois mentale puis cellulaire, et puis d'effectuer vibratoirement et cellulairement la transformation. Donc, c'est vraiment un espace, un temps. où on peut se proposer la transformation et non pas je vais me transformer ou je devrais me transformer. Là, on se pose et on se transforme pendant 48 heures dans un lieu merveilleux, paisible et en général avec une attention particulière qui est digne de celle de bons parents sans être dans l'autorité parentale du tout, mais juste la bienveillance de l'amour paternel, maternel et universel.
- Barbara Baszynski
Merci infiniment à tous les deux pour cette conversation partagée, pour, je crois aussi, la proposition de remettre du sens et de la conscience sur ce magnifique passage. Je vous souhaite une belle transformation et je me réjouis de te rejoindre, Bernard, pour ce séminaire. Je serai là aussi,
- Coralie Chavanne
je vais t'accoucher. Mais oui, je vais t'accoucher.
- Barbara Baszynski
alors vous aurez une magnifique équipe je ne sais pas qui sera avec nous mais voilà vous serez accompagné par nos trois couleurs un grand merci merci Barbara,
- Coralie Chavanne
merci Bernard