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45 episodes


Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Guilhaume Jean, directeur senior affaires publiques et communications chez JIN. Triple casquette : affaires publiques, communications, accompagnement de dirigeants. Il a monté de zéro la practice affaires publiques de l'agence et enseigne à Sciences Po et à l'IHEDN. Le mot qui revient en fil rouge tout au long de l'échange : empathie. Guilhaume revient sur son parcours d'accompagnement de décideurs en début de séquence et sur cette conviction forte : il n'y a pas de décision sans influence, et une bonne décision est d'abord une décision qui est comprise. Il raconte son arrivée chez Aéroports de Paris (ADP) trois jours avant les législatives de 2017 : cartographie, SWOT, anticipation des Assises du transport aérien, construction des 100 premiers jours du PDG. Un cas d'école. Vient ensuite sa présidence des Jeunes Lobbyistes (de 33 à 200 membres, lancement d'un programme de mentorat), puis son arrivée chez JIN à 30 ans pour créer une practice from scratch. Positionnement « affaires publiques augmentées », approche intégrée AP / RP / digital, upsell, contenu, organisation d'équipe : il raconte sans filtre comment se construit une proposition de valeur singulière sur un marché installé. Au cœur de l'épisode, sa vision : ouvrir les affaires publiques. Trois bascules. 2017 et la fin du métier de pur réseau. 2018 et les Gilets jaunes, qui imposent un lobbying de prescription. 2019 / 2020 et la loi Pacte, qui ouvre l'ère du lobbying en résonance. Conséquence : la fabrique de la loi est devenue omnicanale. Une tribune ou un post LinkedIn bien amplifié peut peser plus qu'un position paper. On parle aussi du dirigeant, devenu ambassadeur et levier d'amplification de la stratégie d'affaires publiques. Tournant Covid, logique de statemanship, et cette inversion fascinante : ce sont parfois les dirigeants économiques qui portent désormais un récit collectif sur le logement, la mobilité, l'alimentation ou la santé. Cap ensuite sur 2027, qu'il décrit comme un grand reset. Quick wins, impératif de fédérer, retour probable des corps intermédiaires, coalitions d'entreprises plus visibles dans le débat public. Il revient sur le mouvement des pigeons de 2013 comme matrice possible. Place à la séquence Vrai / Faux, puis un message final sur l'empathie comme compétence humaine que l'IA ne remplace pas. Recommandation culturelle : Kolkhoze d'Emmanuel Carrère. Et en avant première, l'annonce de son propre podcast à venir, Décisions, prévu à la rentrée. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43min | Published on June 2, 2026


Qui fait vraiment la loi… et comment on pèse sur une décision quand tout ne se joue plus “à Paris” ? Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Angeline Charbonnier, DGA chez Grayling, en charge des affaires publiques, de la communication corporate et de la gestion de crise. Elle accompagne entreprises et fédérations dans leurs stratégies d’influence en France et en Europe, et enseigne le lobbying et la communication d’influence à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et au CELSA. On part d’un constat très concret : la décision publique est de plus en plus éclatée (Bruxelles, Paris, territoires, administrations, société civile). Résultat : l’influence ne peut plus reposer sur un simple carnet d’adresses. Angeline défend une approche transversale, faite de méthode, de pédagogie et de coalitions, avec une obsession : faire briller le client, pas le consultant. Au menu : Pourquoi l’influence “durable” dépend d’abord de la robustesse des arguments (et pas du réseau) Comment construire une stratégie qui survive aux remaniements et à l’instabilité Deux campagnes très parlantes : réforme des retraites (angle “femmes grandes perdantes”, infographies, caisse de résonance médiatique) et défense du cidre face à une définition européenne trop large Éthique du métier : ce qu’on refuse, et pourquoi La séquence Vrai/Faux (réseau, stratégie, société civile) Une reco culturelle pour mieux comprendre l’environnement réel des décideurs : documentaires politiques, et quelques fictions utiles (“Parlement”, etc.) Un épisode qui remet une idée simple au centre : sans stratégie, l’influence devient du bruit et sans conviction, elle ne tient pas dans le temps. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on May 25, 2026


« Ce n'est pas la faute des lobbies, s'il y a une crise démocratique en France. Elle est plutôt à chercher dans le cœur de l'État même. » Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Laurent Mazille, directeur des affaires publiques chez Transdev, président de l'APAP et secrétaire général du GITL au MEDEF. Son parcours a une singularité : c'est la politique qui l'a mené au transport, puis aux affaires publiques. Collaborateur parlementaire au Sénat, militant au centre, passé par le cabinet d'Anne-Marie Idrac à la RATP en 2005… Laurent observe depuis 20 ans un métier qui s'est structuré, professionnalisé et transformé, notamment avec la loi Sapin 2, dont il a vécu toute la décennie à la tête de l'APAP. Avec lui, Laurent assume une thèse à rebours du discours dominant : le vrai problème démocratique français n'est pas du côté des représentants d'intérêts. Il est dans la « machine infernale » de la norme, dans les décrets qui détournent l'esprit de la loi, dans une administration centrale qui a repris le pouvoir à mesure que le politique s'est affaibli. On parle notamment de : 🏛️ Sapin 2, dix ans après : une contrainte qui a finalement légitimé le métier – sans pour autant faire bouger le curseur de la confiance des Français. 🧩 L'administration centrale, vrai angle mort : décrets non publiés, textes réécrits, lois de simplification qui ajoutent des normes. 🌍 Un paysage politique « balkanisé » : fin des grandes alternances, instabilité post-2022, empreinte européenne croissante. 🤖 L'IA dans les affaires publiques : un accélérateur pour la veille, mais une menace pour l'emploi junior et les cabinets. Ce qui ne sera jamais remplacé : le réseau, la patte humaine, l'« intelligence situationnelle ». 🗺️ Le volet territorial de Sapin 2 : pourquoi il rate sa cible, et ce qu'il faudrait renforcer du côté des marchés publics. ✅ Séquence Vrai / Faux La loi Sapin 2 a surtout été une contrainte pour la profession. Le principal angle mort de la transparence, c'est l'administration centrale. Les affaires publiques resteront d'abord un métier profondément humain. Un épisode personnel et politique, où Laurent revendique une conception exigeante du métier : les affaires publiques comme élément constitutif d'une démocratie parlementaire qui fonctionne, à l'heure où les démocraties libérales sont fragilisées. 📚 Reco culture : la revue Le Grand Continent, pour décrypter une géopolitique devenue centrale dans la cartographie des risques. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
34min | Published on May 20, 2026


Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Hugues d'Antin, qui a passé près de 20 ans dans les affaires publiques avec un fil rouge très clair : l'environnement, toujours traité comme un sujet économique et industriel. Conseil, 13 ans chez Suez, puis startup industrielle Fairmat et un bref passage à l'AFEN sur l'élimination directe du carbone. Aujourd'hui, il se lance en solo pour former les équipes affaires publiques à un usage concret et opérationnel de l'IA. Hugues raconte d'abord son passage chez Suez. Il y est entré sur les territoires (partenariats avec les associations d'élus locaux), puis a progressivement basculé vers les fonctions centrales, jusqu'à diriger les relations institutionnelles du groupe entre 2020 et 2023. Au cœur de cette séquence, l'OPA de Veolia sur Suez : huit mois de bataille, un défensif d'état major où la survie du groupe est en jeu. Il revient sur ses choix stratégiques (et ses débats internes sur le grassroots lobbying), et sur la nécessité, après l'accord d'avril 2021, de continuer à faire exister Suez dans le débat public. Cas d'école : la loi Climat et Résilience et le verdissement de la commande publique. Le projet de loi ne couvrait que les marchés publics. Hugues identifie le levier, embarque PME et associations d'élus, et obtient l'extension aux concessions de service public. Une victoire qui n'entre vraiment en application qu'en 2026, et qui illustre la patience et le rôle des coalitions dans le métier. Vient ensuite le grand écart vers la startup Fairmat (recyclage de la fibre de carbone). Il décrit le passage du syndrome de la forteresse assiégée d'un grand groupe à un lobbying beaucoup plus offensif, où l'on n'a rien à défendre et tout à ouvrir. Il assume aussi cette réalité rarement dite : grands groupes et ONG poussent souvent dans le même sens, par exemple sur le pollueur payeur appliqué aux cosmétiques dans la directive assainissement. Cap ensuite sur son nouveau chapitre solo : former les directions d'affaires publiques et les cabinets à l'IA, non pour faire du gadget, mais pour structurer les process, gagner du temps et créer leurs propres outils sur mesure. Sa conviction : la frontière entre tech et non tech se dissipe, et un bon manager devra demain piloter à la fois ses collaborateurs et ses agents IA. Place à la séquence Vrai / Faux : les affaires publiques restent elles avant tout une histoire de carnet d'adresses ? Pour que l'IA marche, faut il d'abord formaliser les process ? Un message aux étudiants en clôture : sur le CV de demain, à côté du diplôme, il faudra pouvoir montrer ce qu'on a déjà construit, lien GitHub à l'appui. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on May 11, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Anne-Louise Sabatier, juriste de formation, qui travaille sur des projets de société avec un fil rouge très clair : le coopératif — et une obsession saine pour la réalité du terrain. Son parcours relie des univers qu’on imagine souvent séparés : le renouvellement urbain, les certificats d’économies d’énergie (CEE/C2E), et aujourd’hui l’agriculture, au sein de Biolait, collectif national de producteurs de lait bio, autour d’un cahier des charges exigeant (approche “mieux-disant”). Avec Anne-Louise, on parle d’un truc décisif mais rarement raconté : comment une politique publique devient concrète. Ce moment où la vision “idéale” se frotte à la vraie vie, et où il faut tricoter entre des contraintes techniques, des financeurs, des intérêts parfois divergents… sans perdre l’esprit du projet. Elle raconte par exemple ce que ça veut dire de piloter une rénovation de quartier, jusqu’à se retrouver face à des règlements de plusieurs centaines de pages, et à devoir comprendre non seulement la lettre, mais surtout l’intention derrière la règle pour réussir à la faire coller au réel. On replonge aussi dans l’époque où les CEE étaient encore mal connus : les règles existaient, mais presque personne ne savait s’en servir. Anne-Louise explique ce travail de fourmi, très concret, qui consiste à clarifier un mécanisme, le rendre actionnable, mobiliser les bons services, et transformer une idée floue en dossier solide. Et elle fait le lien avec son quotidien actuel chez Biolait : une organisation de producteurs où une ferme = une voix, et où l’enjeu dépasse largement l’agriculture au sens strict. Quand elle parle d’herbe, de sols, d’eau et de qualité nutritionnelle, elle parle en fait de santé publique, de résilience des territoires et de cohérence des politiques — et de la difficulté française à traiter ces sujets autrement qu’en silos. On termine avec une séquence Vrai/Faux sur le consensus, la technique et cette idée simple mais puissante : parfois, on peut faire avancer un sujet sans changer la loi, juste en rendant les règles applicables. Et une conclusion qui résume bien l’épisode : on ne satisfera jamais tout le monde, mais si à la fin on a amélioré significativement le confort de vie des autres, alors on a fait quelque chose qui compte. Recommandation culturelle d’Anne-Louise : Parks and Recreation, une série qui raconte avec humour (et beaucoup de vérité) la vie des collectivités, les réunions publiques, les compromis, les déconvenues… et la joie de faire avancer le bien commun. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on May 4, 2026


Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Nicolas Balmelle, directeur des relations institutionnelles et des partenariats chez Bastide Le Confort Médical, et vice président de l'UPSADI, l'Union des Prestataires de Santé à Domicile des Indépendants. Ancien chef de cabinet du sénateur maire de Nîmes, il connaît la décision publique de l'intérieur et porte un combat simple à résumer mais difficile à faire entendre : faire reconnaître la santé à domicile comme un pilier du système de soins. Nicolas commence par poser les chiffres. 2 850 entreprises, 35 000 salariés, 4 millions de patients soignés à domicile partout en France, week ends et astreintes compris. Il explique ce que recouvre vraiment le métier : ni médecins, ni pharmaciens, ni infirmiers libéraux, mais des entreprises de service qui apportent un dispositif médical au domicile du patient, accompagnent son usage et rendent compte au prescripteur. Une chaîne invisible, encore mal identifiée par le grand public comme par certains décideurs publics. Au cœur de l'épisode : le PLFSS, attendu chaque année en tremblant. Nicolas raconte les coulisses d'un dialogue souvent à sens unique. 722 millions d'euros de baisses tarifaires imposées en dix ans, soit 150 à 200 millions par an. Couplée à l'inflation et à l'impossibilité de répercuter ces hausses sur le patient, c'est un effet ciseaux structurel qui menace la pérennité d'un tissu de PME et d'ETI familiales, et le maillage territorial qui va avec. Il propose deux leviers : une vraie visibilité pluriannuelle plutôt qu'un couperet annuel, et une concertation digne de ce nom. Mais surtout un changement de regard. La santé à domicile n'est pas qu'un poste de dépense, c'est une source d'économies. En détectant les fragilités, en évitant des hospitalisations et en libérant des lits, les prestataires peuvent devenir un acteur clé du virage domiciliaire et de la prévention. Place à la séquence Vrai / Faux : la santé à domicile est elle juste un poste de dépense à maîtriser ? Le virage domiciliaire est il possible sans revalorisation du modèle économique des prestataires ? Recommandation culturelle de Nicolas : la période du baron Haussmann, cette fin de XIXe et ce début de XXe siècle d'effervescence française qui rappelle, dit il, que quand on veut, on peut. Et un mot, en fin d'épisode, sur son engagement dans la réserve citoyenne de l'armée de terre. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on April 27, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Raphaël Valette, chargé du développement des adhésions, des territoires et des affaires publiques à l’UNTEC (Union Nationale des Économistes de la Construction). Ancien collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale puis au Sénat, Raphaël raconte son parcours, de ses premiers engagements militants jusqu’à son rôle actuel d’interface entre experts métiers, élus, parlementaires et décideurs publics. On parle de fabrique de la loi, de maîtrise de la dépense publique, de coût global dans la construction, mais aussi de ce qui fait, selon lui, une action publique utile : la capacité à convaincre, à dialoguer et à assumer la nuance. Un échange passionnant sur les coulisses des affaires publiques, le travail parlementaire, et la manière dont des sujets techniques peuvent avoir un impact très concret sur nos territoires et notre quotidien. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
28min | Published on April 19, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Aurélien Bordet, délégué général de Silvita, la fédération qui regroupe les principaux exploitants de résidences services seniors. Avec lui, on parle de transition démographique, de logement des personnes âgées, mais aussi de fabrique de la norme. Comment faire avancer un sujet dont tout le monde reconnaît l’importance, sans qu’une grande loi sur le vieillissement n’arrive jamais ? Comment exister dans les angles morts des politiques publiques ? Et comment obtenir des avancées concrètes quand l’essentiel se joue souvent dans les décrets, les arrêtés, les circulaires et tout un ensemble de réglages peu visibles mais décisifs ? Aurélien raconte aussi ce que signifie porter la voix d’un secteur encore jeune, encore imparfaitement reconnu, et pourtant en forte croissance. Les résidences services seniors occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante entre le maintien à domicile classique et l’EHPAD, avec une promesse simple : permettre de vieillir chez soi, mais entouré. Un épisode sur le temps long, la pédagogie, la voie réglementaire, et sur cette idée très juste : dans les affaires publiques, ce n’est pas toujours une grande loi qui change tout, mais souvent une accumulation de petites avancées. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on April 19, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Pierre-Henri de Longcamp, directeur du pôle influence à la FIPEC, la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs, préservation du bois. Avec lui, on parle d’une vision des affaires publiques plus large que le simple amendement ou le rendez-vous institutionnel. Pour Pierre-Henri, influencer, c’est d’abord faire de la pédagogie, construire une relation dans le temps, travailler la notoriété et la réputation, et savoir mobiliser au bon moment plusieurs leviers à la fois : affaires publiques, presse, communication, événementiel, réseaux sociaux. On revient aussi sur un cas très concret : en plein PLF, face à une mesure fiscale surgie dans l’urgence sur les engrais, il imagine une action aussi simple qu’audacieuse pour tenter de faire passer son message à l’Assemblée nationale. Un épisode sur l’agilité, la créativité sous contrainte, la logique de temps calme et temps chaud, et sur ce que les petites équipes peuvent inventer quand elles n’ont ni le temps ni les moyens de jouer une partition classique. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on April 7, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Adrien Chouguiat, directeur Affaires publiques & Territoires chez France Gaz. On parle d’une filière souvent caricaturée — “le gaz” — mais qui bouge vite, et qui revendique un rôle clé dans la décarbonation… à condition de regarder le sujet avec une grille plus large que le match “pour/contre”. Adrien a un parcours qui part de l’industrie et de la sobriété énergétique, passe par des organisations professionnelles (France Industrie, MEDEF), et par des expériences au contact du Parlement. Mais le fil rouge, lui, est très concret : produire en France, comprendre ce que veut dire “ancrage territorial”, et prendre au sérieux la culture industrielle d’un bassin d’emploi. Il raconte notamment ce déclic d’un site de production implanté sur un ancien bassin minier, avec son chevalement encore debout à côté de solutions de transition énergétique : une image qui résume bien son obsession pour la transition “dans le réel”. On explore ensuite ce que ça change, au quotidien, dans un métier d’affaires publiques : la décision publique se construit de plus en plus en concertation, avec une pluralité d’acteurs, et surtout avec une dimension territoriale devenue centrale. Pour Adrien, on ne peut plus travailler uniquement “en vertical” : il faut parler aux parlementaires, oui, mais aussi aux élus locaux, aux entreprises, aux associations, et aux antennes régionales — parce que ce sont les territoires qui accueillent les projets, qui les acceptent, qui les ajustent… ou qui les bloquent. Et puis on rentre dans le cœur du sujet : comment “verdir les molécules”. Adrien explique la méthanisation de façon très accessible, avec ce qu’elle produit (biométhane injectable dans le réseau, digestat réutilisable en agriculture), et pourquoi c’est aussi une histoire d’économie circulaire et de partage de valeur dans les communes rurales. Il partage aussi les tensions du moment : fiscalité, précarité énergétique, compétitivité des entreprises, et l’idée qu’on ne décarbone pas en pénalisant ceux qui n’ont pas facilement d’alternative. Sa boussole, c’est le mix : on aura besoin de plusieurs solutions pour atteindre la neutralité carbone, et le vrai combat, c’est d’accélérer la montée en puissance des gaz renouvelables et bas carbone. On termine avec une séquence Vrai/Faux qui pose les questions frontalement : le gaz est-il compatible avec la décarbonation ? Le gaz renouvelable est-il marginal ? Et en affaires publiques, est-ce que le process compte plus que le relationnel ? Puis un conseil simple, presque une règle d’or : ne jamais oublier les territoires. Recommandation culturelle d’Adrien : Quai d’Orsay, pour une plongée à la fois drôle et étonnamment réaliste dans la mécanique de la décision publique. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
24min | Published on March 30, 2026
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45 episodes


Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Guilhaume Jean, directeur senior affaires publiques et communications chez JIN. Triple casquette : affaires publiques, communications, accompagnement de dirigeants. Il a monté de zéro la practice affaires publiques de l'agence et enseigne à Sciences Po et à l'IHEDN. Le mot qui revient en fil rouge tout au long de l'échange : empathie. Guilhaume revient sur son parcours d'accompagnement de décideurs en début de séquence et sur cette conviction forte : il n'y a pas de décision sans influence, et une bonne décision est d'abord une décision qui est comprise. Il raconte son arrivée chez Aéroports de Paris (ADP) trois jours avant les législatives de 2017 : cartographie, SWOT, anticipation des Assises du transport aérien, construction des 100 premiers jours du PDG. Un cas d'école. Vient ensuite sa présidence des Jeunes Lobbyistes (de 33 à 200 membres, lancement d'un programme de mentorat), puis son arrivée chez JIN à 30 ans pour créer une practice from scratch. Positionnement « affaires publiques augmentées », approche intégrée AP / RP / digital, upsell, contenu, organisation d'équipe : il raconte sans filtre comment se construit une proposition de valeur singulière sur un marché installé. Au cœur de l'épisode, sa vision : ouvrir les affaires publiques. Trois bascules. 2017 et la fin du métier de pur réseau. 2018 et les Gilets jaunes, qui imposent un lobbying de prescription. 2019 / 2020 et la loi Pacte, qui ouvre l'ère du lobbying en résonance. Conséquence : la fabrique de la loi est devenue omnicanale. Une tribune ou un post LinkedIn bien amplifié peut peser plus qu'un position paper. On parle aussi du dirigeant, devenu ambassadeur et levier d'amplification de la stratégie d'affaires publiques. Tournant Covid, logique de statemanship, et cette inversion fascinante : ce sont parfois les dirigeants économiques qui portent désormais un récit collectif sur le logement, la mobilité, l'alimentation ou la santé. Cap ensuite sur 2027, qu'il décrit comme un grand reset. Quick wins, impératif de fédérer, retour probable des corps intermédiaires, coalitions d'entreprises plus visibles dans le débat public. Il revient sur le mouvement des pigeons de 2013 comme matrice possible. Place à la séquence Vrai / Faux, puis un message final sur l'empathie comme compétence humaine que l'IA ne remplace pas. Recommandation culturelle : Kolkhoze d'Emmanuel Carrère. Et en avant première, l'annonce de son propre podcast à venir, Décisions, prévu à la rentrée. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43min | Published on June 2, 2026


Qui fait vraiment la loi… et comment on pèse sur une décision quand tout ne se joue plus “à Paris” ? Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Angeline Charbonnier, DGA chez Grayling, en charge des affaires publiques, de la communication corporate et de la gestion de crise. Elle accompagne entreprises et fédérations dans leurs stratégies d’influence en France et en Europe, et enseigne le lobbying et la communication d’influence à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et au CELSA. On part d’un constat très concret : la décision publique est de plus en plus éclatée (Bruxelles, Paris, territoires, administrations, société civile). Résultat : l’influence ne peut plus reposer sur un simple carnet d’adresses. Angeline défend une approche transversale, faite de méthode, de pédagogie et de coalitions, avec une obsession : faire briller le client, pas le consultant. Au menu : Pourquoi l’influence “durable” dépend d’abord de la robustesse des arguments (et pas du réseau) Comment construire une stratégie qui survive aux remaniements et à l’instabilité Deux campagnes très parlantes : réforme des retraites (angle “femmes grandes perdantes”, infographies, caisse de résonance médiatique) et défense du cidre face à une définition européenne trop large Éthique du métier : ce qu’on refuse, et pourquoi La séquence Vrai/Faux (réseau, stratégie, société civile) Une reco culturelle pour mieux comprendre l’environnement réel des décideurs : documentaires politiques, et quelques fictions utiles (“Parlement”, etc.) Un épisode qui remet une idée simple au centre : sans stratégie, l’influence devient du bruit et sans conviction, elle ne tient pas dans le temps. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on May 25, 2026


« Ce n'est pas la faute des lobbies, s'il y a une crise démocratique en France. Elle est plutôt à chercher dans le cœur de l'État même. » Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Laurent Mazille, directeur des affaires publiques chez Transdev, président de l'APAP et secrétaire général du GITL au MEDEF. Son parcours a une singularité : c'est la politique qui l'a mené au transport, puis aux affaires publiques. Collaborateur parlementaire au Sénat, militant au centre, passé par le cabinet d'Anne-Marie Idrac à la RATP en 2005… Laurent observe depuis 20 ans un métier qui s'est structuré, professionnalisé et transformé, notamment avec la loi Sapin 2, dont il a vécu toute la décennie à la tête de l'APAP. Avec lui, Laurent assume une thèse à rebours du discours dominant : le vrai problème démocratique français n'est pas du côté des représentants d'intérêts. Il est dans la « machine infernale » de la norme, dans les décrets qui détournent l'esprit de la loi, dans une administration centrale qui a repris le pouvoir à mesure que le politique s'est affaibli. On parle notamment de : 🏛️ Sapin 2, dix ans après : une contrainte qui a finalement légitimé le métier – sans pour autant faire bouger le curseur de la confiance des Français. 🧩 L'administration centrale, vrai angle mort : décrets non publiés, textes réécrits, lois de simplification qui ajoutent des normes. 🌍 Un paysage politique « balkanisé » : fin des grandes alternances, instabilité post-2022, empreinte européenne croissante. 🤖 L'IA dans les affaires publiques : un accélérateur pour la veille, mais une menace pour l'emploi junior et les cabinets. Ce qui ne sera jamais remplacé : le réseau, la patte humaine, l'« intelligence situationnelle ». 🗺️ Le volet territorial de Sapin 2 : pourquoi il rate sa cible, et ce qu'il faudrait renforcer du côté des marchés publics. ✅ Séquence Vrai / Faux La loi Sapin 2 a surtout été une contrainte pour la profession. Le principal angle mort de la transparence, c'est l'administration centrale. Les affaires publiques resteront d'abord un métier profondément humain. Un épisode personnel et politique, où Laurent revendique une conception exigeante du métier : les affaires publiques comme élément constitutif d'une démocratie parlementaire qui fonctionne, à l'heure où les démocraties libérales sont fragilisées. 📚 Reco culture : la revue Le Grand Continent, pour décrypter une géopolitique devenue centrale dans la cartographie des risques. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
34min | Published on May 20, 2026


Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Hugues d'Antin, qui a passé près de 20 ans dans les affaires publiques avec un fil rouge très clair : l'environnement, toujours traité comme un sujet économique et industriel. Conseil, 13 ans chez Suez, puis startup industrielle Fairmat et un bref passage à l'AFEN sur l'élimination directe du carbone. Aujourd'hui, il se lance en solo pour former les équipes affaires publiques à un usage concret et opérationnel de l'IA. Hugues raconte d'abord son passage chez Suez. Il y est entré sur les territoires (partenariats avec les associations d'élus locaux), puis a progressivement basculé vers les fonctions centrales, jusqu'à diriger les relations institutionnelles du groupe entre 2020 et 2023. Au cœur de cette séquence, l'OPA de Veolia sur Suez : huit mois de bataille, un défensif d'état major où la survie du groupe est en jeu. Il revient sur ses choix stratégiques (et ses débats internes sur le grassroots lobbying), et sur la nécessité, après l'accord d'avril 2021, de continuer à faire exister Suez dans le débat public. Cas d'école : la loi Climat et Résilience et le verdissement de la commande publique. Le projet de loi ne couvrait que les marchés publics. Hugues identifie le levier, embarque PME et associations d'élus, et obtient l'extension aux concessions de service public. Une victoire qui n'entre vraiment en application qu'en 2026, et qui illustre la patience et le rôle des coalitions dans le métier. Vient ensuite le grand écart vers la startup Fairmat (recyclage de la fibre de carbone). Il décrit le passage du syndrome de la forteresse assiégée d'un grand groupe à un lobbying beaucoup plus offensif, où l'on n'a rien à défendre et tout à ouvrir. Il assume aussi cette réalité rarement dite : grands groupes et ONG poussent souvent dans le même sens, par exemple sur le pollueur payeur appliqué aux cosmétiques dans la directive assainissement. Cap ensuite sur son nouveau chapitre solo : former les directions d'affaires publiques et les cabinets à l'IA, non pour faire du gadget, mais pour structurer les process, gagner du temps et créer leurs propres outils sur mesure. Sa conviction : la frontière entre tech et non tech se dissipe, et un bon manager devra demain piloter à la fois ses collaborateurs et ses agents IA. Place à la séquence Vrai / Faux : les affaires publiques restent elles avant tout une histoire de carnet d'adresses ? Pour que l'IA marche, faut il d'abord formaliser les process ? Un message aux étudiants en clôture : sur le CV de demain, à côté du diplôme, il faudra pouvoir montrer ce qu'on a déjà construit, lien GitHub à l'appui. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on May 11, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Anne-Louise Sabatier, juriste de formation, qui travaille sur des projets de société avec un fil rouge très clair : le coopératif — et une obsession saine pour la réalité du terrain. Son parcours relie des univers qu’on imagine souvent séparés : le renouvellement urbain, les certificats d’économies d’énergie (CEE/C2E), et aujourd’hui l’agriculture, au sein de Biolait, collectif national de producteurs de lait bio, autour d’un cahier des charges exigeant (approche “mieux-disant”). Avec Anne-Louise, on parle d’un truc décisif mais rarement raconté : comment une politique publique devient concrète. Ce moment où la vision “idéale” se frotte à la vraie vie, et où il faut tricoter entre des contraintes techniques, des financeurs, des intérêts parfois divergents… sans perdre l’esprit du projet. Elle raconte par exemple ce que ça veut dire de piloter une rénovation de quartier, jusqu’à se retrouver face à des règlements de plusieurs centaines de pages, et à devoir comprendre non seulement la lettre, mais surtout l’intention derrière la règle pour réussir à la faire coller au réel. On replonge aussi dans l’époque où les CEE étaient encore mal connus : les règles existaient, mais presque personne ne savait s’en servir. Anne-Louise explique ce travail de fourmi, très concret, qui consiste à clarifier un mécanisme, le rendre actionnable, mobiliser les bons services, et transformer une idée floue en dossier solide. Et elle fait le lien avec son quotidien actuel chez Biolait : une organisation de producteurs où une ferme = une voix, et où l’enjeu dépasse largement l’agriculture au sens strict. Quand elle parle d’herbe, de sols, d’eau et de qualité nutritionnelle, elle parle en fait de santé publique, de résilience des territoires et de cohérence des politiques — et de la difficulté française à traiter ces sujets autrement qu’en silos. On termine avec une séquence Vrai/Faux sur le consensus, la technique et cette idée simple mais puissante : parfois, on peut faire avancer un sujet sans changer la loi, juste en rendant les règles applicables. Et une conclusion qui résume bien l’épisode : on ne satisfera jamais tout le monde, mais si à la fin on a amélioré significativement le confort de vie des autres, alors on a fait quelque chose qui compte. Recommandation culturelle d’Anne-Louise : Parks and Recreation, une série qui raconte avec humour (et beaucoup de vérité) la vie des collectivités, les réunions publiques, les compromis, les déconvenues… et la joie de faire avancer le bien commun. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on May 4, 2026


Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Nicolas Balmelle, directeur des relations institutionnelles et des partenariats chez Bastide Le Confort Médical, et vice président de l'UPSADI, l'Union des Prestataires de Santé à Domicile des Indépendants. Ancien chef de cabinet du sénateur maire de Nîmes, il connaît la décision publique de l'intérieur et porte un combat simple à résumer mais difficile à faire entendre : faire reconnaître la santé à domicile comme un pilier du système de soins. Nicolas commence par poser les chiffres. 2 850 entreprises, 35 000 salariés, 4 millions de patients soignés à domicile partout en France, week ends et astreintes compris. Il explique ce que recouvre vraiment le métier : ni médecins, ni pharmaciens, ni infirmiers libéraux, mais des entreprises de service qui apportent un dispositif médical au domicile du patient, accompagnent son usage et rendent compte au prescripteur. Une chaîne invisible, encore mal identifiée par le grand public comme par certains décideurs publics. Au cœur de l'épisode : le PLFSS, attendu chaque année en tremblant. Nicolas raconte les coulisses d'un dialogue souvent à sens unique. 722 millions d'euros de baisses tarifaires imposées en dix ans, soit 150 à 200 millions par an. Couplée à l'inflation et à l'impossibilité de répercuter ces hausses sur le patient, c'est un effet ciseaux structurel qui menace la pérennité d'un tissu de PME et d'ETI familiales, et le maillage territorial qui va avec. Il propose deux leviers : une vraie visibilité pluriannuelle plutôt qu'un couperet annuel, et une concertation digne de ce nom. Mais surtout un changement de regard. La santé à domicile n'est pas qu'un poste de dépense, c'est une source d'économies. En détectant les fragilités, en évitant des hospitalisations et en libérant des lits, les prestataires peuvent devenir un acteur clé du virage domiciliaire et de la prévention. Place à la séquence Vrai / Faux : la santé à domicile est elle juste un poste de dépense à maîtriser ? Le virage domiciliaire est il possible sans revalorisation du modèle économique des prestataires ? Recommandation culturelle de Nicolas : la période du baron Haussmann, cette fin de XIXe et ce début de XXe siècle d'effervescence française qui rappelle, dit il, que quand on veut, on peut. Et un mot, en fin d'épisode, sur son engagement dans la réserve citoyenne de l'armée de terre. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on April 27, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Raphaël Valette, chargé du développement des adhésions, des territoires et des affaires publiques à l’UNTEC (Union Nationale des Économistes de la Construction). Ancien collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale puis au Sénat, Raphaël raconte son parcours, de ses premiers engagements militants jusqu’à son rôle actuel d’interface entre experts métiers, élus, parlementaires et décideurs publics. On parle de fabrique de la loi, de maîtrise de la dépense publique, de coût global dans la construction, mais aussi de ce qui fait, selon lui, une action publique utile : la capacité à convaincre, à dialoguer et à assumer la nuance. Un échange passionnant sur les coulisses des affaires publiques, le travail parlementaire, et la manière dont des sujets techniques peuvent avoir un impact très concret sur nos territoires et notre quotidien. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
28min | Published on April 19, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Aurélien Bordet, délégué général de Silvita, la fédération qui regroupe les principaux exploitants de résidences services seniors. Avec lui, on parle de transition démographique, de logement des personnes âgées, mais aussi de fabrique de la norme. Comment faire avancer un sujet dont tout le monde reconnaît l’importance, sans qu’une grande loi sur le vieillissement n’arrive jamais ? Comment exister dans les angles morts des politiques publiques ? Et comment obtenir des avancées concrètes quand l’essentiel se joue souvent dans les décrets, les arrêtés, les circulaires et tout un ensemble de réglages peu visibles mais décisifs ? Aurélien raconte aussi ce que signifie porter la voix d’un secteur encore jeune, encore imparfaitement reconnu, et pourtant en forte croissance. Les résidences services seniors occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante entre le maintien à domicile classique et l’EHPAD, avec une promesse simple : permettre de vieillir chez soi, mais entouré. Un épisode sur le temps long, la pédagogie, la voie réglementaire, et sur cette idée très juste : dans les affaires publiques, ce n’est pas toujours une grande loi qui change tout, mais souvent une accumulation de petites avancées. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on April 19, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Pierre-Henri de Longcamp, directeur du pôle influence à la FIPEC, la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs, préservation du bois. Avec lui, on parle d’une vision des affaires publiques plus large que le simple amendement ou le rendez-vous institutionnel. Pour Pierre-Henri, influencer, c’est d’abord faire de la pédagogie, construire une relation dans le temps, travailler la notoriété et la réputation, et savoir mobiliser au bon moment plusieurs leviers à la fois : affaires publiques, presse, communication, événementiel, réseaux sociaux. On revient aussi sur un cas très concret : en plein PLF, face à une mesure fiscale surgie dans l’urgence sur les engrais, il imagine une action aussi simple qu’audacieuse pour tenter de faire passer son message à l’Assemblée nationale. Un épisode sur l’agilité, la créativité sous contrainte, la logique de temps calme et temps chaud, et sur ce que les petites équipes peuvent inventer quand elles n’ont ni le temps ni les moyens de jouer une partition classique. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on April 7, 2026


Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Adrien Chouguiat, directeur Affaires publiques & Territoires chez France Gaz. On parle d’une filière souvent caricaturée — “le gaz” — mais qui bouge vite, et qui revendique un rôle clé dans la décarbonation… à condition de regarder le sujet avec une grille plus large que le match “pour/contre”. Adrien a un parcours qui part de l’industrie et de la sobriété énergétique, passe par des organisations professionnelles (France Industrie, MEDEF), et par des expériences au contact du Parlement. Mais le fil rouge, lui, est très concret : produire en France, comprendre ce que veut dire “ancrage territorial”, et prendre au sérieux la culture industrielle d’un bassin d’emploi. Il raconte notamment ce déclic d’un site de production implanté sur un ancien bassin minier, avec son chevalement encore debout à côté de solutions de transition énergétique : une image qui résume bien son obsession pour la transition “dans le réel”. On explore ensuite ce que ça change, au quotidien, dans un métier d’affaires publiques : la décision publique se construit de plus en plus en concertation, avec une pluralité d’acteurs, et surtout avec une dimension territoriale devenue centrale. Pour Adrien, on ne peut plus travailler uniquement “en vertical” : il faut parler aux parlementaires, oui, mais aussi aux élus locaux, aux entreprises, aux associations, et aux antennes régionales — parce que ce sont les territoires qui accueillent les projets, qui les acceptent, qui les ajustent… ou qui les bloquent. Et puis on rentre dans le cœur du sujet : comment “verdir les molécules”. Adrien explique la méthanisation de façon très accessible, avec ce qu’elle produit (biométhane injectable dans le réseau, digestat réutilisable en agriculture), et pourquoi c’est aussi une histoire d’économie circulaire et de partage de valeur dans les communes rurales. Il partage aussi les tensions du moment : fiscalité, précarité énergétique, compétitivité des entreprises, et l’idée qu’on ne décarbone pas en pénalisant ceux qui n’ont pas facilement d’alternative. Sa boussole, c’est le mix : on aura besoin de plusieurs solutions pour atteindre la neutralité carbone, et le vrai combat, c’est d’accélérer la montée en puissance des gaz renouvelables et bas carbone. On termine avec une séquence Vrai/Faux qui pose les questions frontalement : le gaz est-il compatible avec la décarbonation ? Le gaz renouvelable est-il marginal ? Et en affaires publiques, est-ce que le process compte plus que le relationnel ? Puis un conseil simple, presque une règle d’or : ne jamais oublier les territoires. Recommandation culturelle d’Adrien : Quai d’Orsay, pour une plongée à la fois drôle et étonnamment réaliste dans la mécanique de la décision publique. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin. (https://www.linkedin.com/in/pierre-laburthe-tolra-09a707209/) Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch (https://www.legiwatch.fr/) ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici (https://calendly.com/pierre-legiwatch/podcast-ap). Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. (https://www.legiwatch.fr/contact) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
24min | Published on March 30, 2026