Description
50 ans de mariage. Une quarantaine de coups de bêche. Le 2 août 2018, Djamila, 73 ans, est tuée par son mari à leur domicile. Elle voulait divorcer. Me Hervé Gerbi, avocat des parties civiles, raconte l'enquête, la reconstitution et le procès devant la cour d'assises de Montpellier. Comment juger un octogénaire diminué pour un crime d'une telle violence ? Un épisode sur le féminicide et la possession.
2 août 2018, Villemagne-l'Argentière. La gendarmerie reçoit un appel en fin de soirée. Un homme annonce qu'il vient de tuer sa femme. Dans le garage, les gendarmes découvrent le corps de Djamila, 73 ans. Près d'elle, une bêche ensanglantée. L'autopsie révélera une quarantaine de coups.
Quatre ans plus tard, l'homme qui entre dans le box de la cour d'assises de Montpellier est un octogénaire diminué. Il entend mal. Il cherche ses mots. Toute la difficulté du procès est là : juger l’horreur des faits sans laisser l’âge atténuer leur gravité.
Derrière cette scène sanglante du garage, il y a une histoire. Celle d'une femme qui voulait divorcer. Une procédure était engagée. Une audience approchait. Djamila avait écrit au procureur pour dénoncer ce qu'elle vivait.
Dans cette affaire, Me Hervé Gerbi représentait les sœurs de Djamila. Il raconte l'enquête, la reconstitution, les témoignages des enfants, la lettre déchirante d'une fille qui n'appelle plus son père que par « monsieur ». Cette dernière raconte les marques cachées de sa mère sous un foulard, les larmes dans la cuisine, les disputes où elle s'interposait, adolescente, pour la protéger.
Alors comment pourrait-on, même au nom de la compassion pour un vieil homme, accepter qu’un crime pareil reste sans nom ?
Découvrez l’histoire vraie de Djamila dans ce nouvel épisode d’Hervé Gerbi Raconte.
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Un podcast de Victimes et Préjudices Avocats.
Réalisation : Alpcat Médias
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