Description
Minter Dial est un Maître du Leadership !!!
Il m'a fait l'honneur de m'interviewer ici.
Bonne écoute !
PS : a@anderdan.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Description
Minter Dial est un Maître du Leadership !!!
Il m'a fait l'honneur de m'interviewer ici.
Bonne écoute !
PS : a@anderdan.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour et bienvenue au show Minter Dialogue, épisode numéro 134. Je suis Minter Dial, votre compère et hôte pour ce podcast, et fier membre du réseau Evergreen Podcasts. Pour plus d'informations et pour explorer les autres podcasts sur ce réseau sélectif, allez visiter leur site evergreenpodcasts.com. Aujourd'hui, j'ai l'honneur et le bonheur d'avoir André Dan avec moi. Il est conférencier, coach, auteur et animateur avec une énergie contagieuse. Sa mission est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser. André est spécialisé dans le leadership, le networking et le digital. Il a écrit le livre 101 questions sur LinkedIn en 2014 et s'apprête à sortir un nouveau livre Améliorer vos relations humaines en réel et en ligne Dans cet entretien avec André, nous discutons de son parcours, l'état du business sur les prochains 18 mois, comment le networking, la présence en ligne notamment sur LinkedIn et son branding personnel doivent évoluer. la place de la raison d'être en business, ainsi que comment rehausser les épaules et regagner de la croyance. Si ce podcast vous a plu, merci de prendre quelques instants pour laisser une revue sur votre service de podcasting préféré. Plongeons alors dans cette nouvelle émission.
Merci.
André Dan, quel plaisir de t'avoir. L'énergie, le sourire. On a été sur scène plusieurs fois.
C'est vrai.
On se suit et on se respecte mutuellement. André, dans tes mots ? Qui est André Dan ?
Un homme ! Excellent ! Engagé ! Évidemment, aujourd'hui, nous ne parlons que de la vie professionnelle, qui est notre sujet, et c'est intéressant que j'ai commencé par le verbe engagé Parce que l'un des mots-clés du Web 2.0, de cette génération qui est montée, c'est véritablement l'engagement. et c'est important je crois pour une personne, quel que soit son niveau d'études ou sa mission dans une entreprise ou freelance, de s'engager, ce que j'appelle, pour donner le meilleur de soi-même.
absolument et alors tu as écrit une mission qui est personnelle qui est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser comment est-ce que tu es arrivé à trouver cette mission ?
Oui, alors sincèrement, cela m'a pris plusieurs semaines pour trouver cela. Je voulais une mission il y a 5-6 ans. J'ai ressenti le besoin de la formuler pour mes 20 prochaines années, véritablement, pour avoir une colonne vertébrale claire, partagée, engageante pour moi. et pour les clients qui me font l'honneur de travailler avec moi. Et c'est vrai qu'aider les hommes et les organisations, c'est quelque chose qui est véritablement dans mon ADN. Aider les organisations, c'est dans ma culture professionnelle. Depuis 35 ans, je travaille beaucoup et j'aime ça. J'aime aider les organisations à être plus successfull. C'est d'ailleurs l'un des éléments pour lesquels je te... je t'apprécie énormément, je te respecte beaucoup, c'est que tu as travaillé au marketing de L'Oréal. Et à l'époque, pour ma part, j'avais commencé ma carrière d'ingénieur analyste chez L'Oréal et je travaillais sous la responsabilité d'un marketeur extraordinaire pour qui j'avais fait un logiciel pour coiffeurs. Et même à l'époque, quand je... Je revois cela 35 ans après. Je me dis qu'en tant que développeur et chef de projet, déjà à l'époque, je voulais que les clients de L'Oréal, les coiffeurs en l'occurrence, puissent se surpasser, c'est-à-dire avoir cette valeur ajoutée. proposés par les autres, les autres personnes, les autres outils qui leur permettaient d'être plus efficaces et épanouies dans leur travail. J'avais beaucoup hésité, sincèrement, entre le verbe. surpasser se surpasser et le verbe se dépasser Et j'ai décidé de choisir surpasser pour aller au-delà, d'une part, de qui on est, chacun, se développer au maximum de ses potentiels et aussi, je ne voulais pas utiliser le verbe dépasser parce que c'était trop dépasser les autres. C'est important qu'il y ait de l'émulation, véritablement, mais je ne crois pas que la vie professionnelle soit un concours dans lequel on doit être meilleur que les autres tout le temps au niveau des résultats, etc. Même si je suis très centré sur les résultats et les éléments concrets en termes de valeur ajoutée.
Ce que j'apprécie en premier temps, André, c'est que tu as passé du temps à réfléchir à chaque mot. Et je pense que c'est très important. Ceci dit, tu l'as fait en deux semaines. Moi, j'ai mis plusieurs années pour faire le mien. Donc, bravo. Et en deux, j'aime beaucoup le fait que tu le places dans, pour moi, un sens humain. et que tu, par ailleurs dans ton projet chez L'Oréal, tu étais centré sur le client. Quel était le bénéfice, la valeur ajoutée, du client ? Alors, juste pour faire un peu plus sur toi, pour que les gens qui ne te connaissent pas te sachent un peu mieux, tu as quand même un parcours atypique, dans le sens où tu as en tout cas deux grands pieds différents, un qui est gauche et l'autre est droite, bien sûr. Non, la France et l'Israël, et tu parles l'anglais et l'espagnol très, très, très bien, je le sais. Comment... Raconte-nous un peu ton parcours et comment tu as fait pour être dans les deux côtés et parler autant de langues.
Avec grand plaisir. Tout d'abord, au niveau de l'espagnol, par exemple, c'est des vacances d'adolescents où c'était obligatoire de parler l'espagnol pour mieux draguer. Et nous savons aussi, par exemple, qu'aux États-Unis, l'espagnol prend une valeur montante et que même les... les candidats politiques, puisque c'est l'un des pays que je regarde beaucoup, les trois grands pays que je regarde beaucoup au niveau de ma culture personnelle, sont la France qui m'a tout donné, qui m'a fait grandir et tout donner au niveau des fondamentaux, Israël qui m'inspire beaucoup et qui m'anime considérablement, je vais en reparler, et les États-Unis où on voit justement l'importance de l'espagnol par exemple, dans la communication même politique. L'anglais est devenu une obligation, évidemment, dans le travail. L'enseignement de l'anglais au XXe siècle n'était pas très bon en France, au lycée, etc. Et là, j'apprends que ce n'est pas beaucoup mieux actuellement. J'espère vraiment qu'en France, on va progresser là-dessus. j'ai ressenti le besoin quand j'ai commencé ma carrière de me payer des cours à la chambre de commerce et d'industrie de paris en business english et ça a fait véritablement la différence dans ma compréhension de l'anglais donc dans ma aussi capacité à évoluer dans des entreprises internationales J'ai eu la chance après L'Oréal de rentrer dans des entreprises américaines de software, notamment Oracle. Tiens, Oracle d'ailleurs, c'était un ami israélien. qui travaillait chez Oracle en Israël. Israël est souvent en avance par rapport à l'Europe continentale sur l'adoption de nouvelles technologies internationales, surtout américaines, dans le software, qui était le cœur de mon métier. Et c'était un ami israélien qui m'avait dit Regarde Oracle, c'est génial, tu vas voir Et je me suis éclaté là-bas. véritablement, j'ai eu la chance en plus d'y être, au moment où ils sont rentrés en bourse. Donc ça m'a permis de gâter ma femme, c'est important, au moins une fois par an. C'est chouette.
Mais il est certain que l'Israël est aussi un pôle important dans tout ce qui est TAC, ils sont très très forts là-dedans.
Yes, absolument. Dans l'innovation internationale, tu sais qu'Israël est surnommée la start-up nation J'étais d'ailleurs à côté d'Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie et qu'il était venu à Tel Aviv voir ce qui se passait et essayer de comprendre. Et il a eu, je crois, l'intelligence de réutiliser. cette idée de la Startup Nation aussi sur la France. Maintenant, l'impact en France est peut-être pour l'instant différent, mais je fais partie des optimistes. Tu m'as franchement posé la question par rapport à Israël, et tu as raison. Il s'avère que dans ma jeunesse, et ça a aussi changé ma vie, L'un des points qui nous relie aussi, c'est la passion sur le leadership. Et dans mon adolescence, j'étais chez les scouts juifs. D'où aussi cette dimension d'éducateur et cette dimension de relation avec Israël. J'ai passé beaucoup de temps en Israël et même, ce que je ne dis pas toujours, il y a un accord de partenariat entre la France et Israël et j'ai décidé de faire l'armée en Israël et d'être réserviste en Israël et en France. Donc j'avais fait un choix important qui m'a permis de... comprendre l'hébreu, comprendre la mentalité israélienne, qui est évidemment différente, celle d'un État neuf, où tout est à faire, en comparaison avec la France, qui est un État assez vieux, où tout est encore à faire, mais il faut y croire, et c'est intéressant parce que, aux États-Unis, donc si je reste sur mes trois pays qui me passionnent, et pour lesquels j'ai une culture... assez large, les États-Unis, c'est entre les deux. C'est quand même une nation jeune de deux grands siècles, presque trois maintenant, et c'est entre les deux, entre cette nation française qui a des racines extraordinaires, mais qui ne les montre pas assez, qui n'en est pas assez fière, je crois. Cette nation... américaines, très distendues, et Israël qui continue à se bâtir tous les jours. Et les Israéliens, j'ai en l'occurrence aussi un petit frère qui habite depuis 30 ans en Israël. actuellement j'ai aussi un pied-à-terre avec un fils à Jérusalem d'accord et mon frère qui est à côté de Tel Aviv me dit souvent ici c'est le Moyen-Orient tout est permis on est libre un sentiment de liberté incroyable en Israël où il y a une diversité j'avais un enseignant en psychologie et à Jérusalem, qui nous disait qu'Israël était un laboratoire humain considérable, puisque dans le judaïsme, on parle de la réunion après la dispersion, et c'est sûr qu'un juif éthiopien, un juif américain, un juif russe, sont complètement différents dans leur nature aujourd'hui, et pourtant, il y a une dimension, qui est mise en avant, le fait d'être juif, et de vouloir vivre dans un pays, pas facile bien sûr, mais où chacun est véritablement libre, ça ne veut pas dire que c'est parfait, et peut se développer. Cette idée de start-up nation, d'ailleurs mon fils qui habite là-bas a 28 ans, il fait encore des études d'ingénieur, il en est très content, et je suis sûr qu'il va créer une ou plusieurs startups dans sa vie, c'est certain, c'est sur la voie, il a de l'imagination, il a un réseau que je le pousse à développer pour le rendre plus fort autour de lui, et c'est passionnant, et pour ma part en tant que né français et ayant acquis la nationalité israélienne à l'âge de 19 ans, quand j'étais… volontaire dans l'armée en Israël avant de revenir en France, et bien cette double culture m'aide considérablement à mieux comprendre le monde et à mieux faire des choix pour moi et dans l'aide aussi à mes clients.
Israël est un pays fascinant. Je l'ai visité, j'ai ma marraine qui habite à Nasrat, j'ai plusieurs amis évidemment qui y vivent et j'ai aussi beaucoup collaboré avec Aviat Goz. qui pente pour moi une inspiration. Et j'ai envie de dire aussi quand même que l'Israël, on n'est pas uni forcément autour de la religion judaïque, parce qu'il y a quand même les drouses, les chrétiens, les chrétiens, il y a beaucoup de choix là-dedans. Alors, voulant revenir un peu sur ce que tu fais, tu es aussi, donc on n'a pas tant parlé de ça, mais... Tu es conférencier, animateur, consultant. Avec tes clients, tu m'en as parlé un peu tout à l'heure, mais avec tes clients, en regardant les 18 mois à venir, comment tu évalues le business ? Qu'est-ce que tu sens ? Ils ont besoin, ils cherchent. Quelles sont leurs préoccupations ? Car aujourd'hui, c'est un monde qui change.
Oh oui, et qui va continuer à changer. Nous sommes rentrés dans le vu-cas à tous les niveaux, véritablement, volatiles, incertains. Donc le vu-cas, je crois que c'est un choc qui est tombé sur la tête de tout le monde au moment du corona. et on n'est pas guéri, et on ne sera pas guéri de ça. Ça veut dire que toutes ces incertitudes sur l'avenir… vont augmenter le stress. Donc dans ma mission, je ne mets pas obligatoirement cette idée de réduire le stress, mais de, malgré le stress, avoir cette lucidité sur ce que mes clients peuvent faire malgré cette nouvelle situation pour laquelle ils n'ont pas été bien préparés. Alors peut-être que grâce à ma culture, c'est plus facile d'intégrer cela et d'identifier potentiellement des signaux faibles qui permettent de se raccrocher à des certitudes quand même, de renforcer les tripes. la tête, le cœur et les tripes qui sont importants. Et nous savons que là où ça craque souvent, c'est au niveau des tripes parce qu'on n'y croit plus. Et il y a trop de gens qui baissent les bras. Donc je suis presque devenu, de par mes expertises sur le leadership, le management, le digital, l'innovation, j'ai fait venir 800 Européens en Israël pour découvrir déjà ce qui se passe là-bas. Et bien grâce à cela, mon focus avec mes clients, c'est de mieux gérer. leur stress. Pas de le réduire obligatoirement, parce qu'ils en auront toujours beaucoup, mais mieux gérer et avec lucidité identifier toujours les voies de progrès.
Dans le stress, André, ce qu'on dit souvent, enfin il y a le bon stress et le mauvais stress, mais imaginons qu'on est sur le mauvais stress, on est aussi mené par la peur. Et puis tu as mentionné aussi cette idée de baisser les bras ou ne plus y croire. Alors, par rapport à la peur, comment faire ? Et puis, pour ce qui est de la croyance, comment insérer ?
La peur fait partie des caractéristiques de l'homme dans sa relation. Nous nous souvenons à quel point Jean-Paul II avait changé la géopolitique en disant n'ayez pas peur
Mais dire à quelqu'un qu'on n'a pas peur, c'est comme dire à un enfant ne sois pas malheureux c'est pas ça qui va amener le bonheur et le problème j'ai envie de dire c'est presque je ne reconnais pas je beaucoup de patrons à mon sens oui pense qu'ils n'ont pas peur moi je suis au dessus de tout ça intellectuellement je comprends peur mais non moi jamais oui
Alors, dans mon coaching, j'arrive à aider même des top managers à exprimer leurs angoisses, sinon leurs peurs. À mon avis, c'est quelque chose qu'il faut savoir affronter. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il faut se créer des outils pour affronter ces peurs de l'incertitude, des problèmes de notre monde, des problèmes de l'avenir, pour que nos forces soient les meilleures aujourd'hui. Le moment de l'action, c'est aujourd'hui, ce n'est pas demain et ce n'est plus hier. Donc, je leur propose une philosophie de l'action. à tous les niveaux, dans mes conférences, beaucoup dans mes coachings plus individuels et plus personnels, avec des éléments aussi confidentiels partagés par rapport à des situations. Donc dans la philosophie de l'action que je leur propose, véritablement je crois qu'ils peuvent plus facilement gérer leurs peurs, les affronter.
À partir du moment où on les reconnaît, on peut en faire quelque chose.
Oui, incontestablement. C'était Albert Camus qui disait qu'il fallait nommer les choses. Et cette reconnaissance des difficultés en général donne plus d'intelligence sur la capacité à les résoudre le mieux possible et à prendre des décisions.
Je veux revenir sur l'histoire de croyance, mais j'ai envie de poursuivre la ligne de conversation ici en me disant, ça fait un peu l'objet de mon livre actuel, c'est que les gens aujourd'hui ont peur de choses comme la mort. la douleur, l'imperfection, des choses qui me laissent penser que je ne vais pas de l'avant. Car si je ne montre pas une image parfaite sur Instagram ou je ne dis pas exactement ce qu'il faut devant la caméra, c'est mal compris et donc ce n'est pas bien.
C'est ça. En fait, je pense ici qu'il faut accepter ces imperfections. Nobody is perfect.
On est d'accord.
Voilà, et c'est important, je crois, deux choses, d'être fier de ce que l'on fait bien. dans sa vie professionnelle et sa vie personnelle.
Et de le savoir accepter sans être surhumble, en disant je sais que je sais faire ça, j'ai de la confiance là-dedans
Absolument, être fier quand j'accompagne beaucoup de… L'une des choses que je vends le plus aujourd'hui depuis quelques années, ça continue maintenant, c'est le travail sur l'image et la communication dans LinkedIn. Et par exemple, l'une des choses les plus importantes que je partage avec mes clients, c'est dans l'aspect personal branding, l'idée de l'image professionnelle, être fier de l'image que l'on donne aux autres. Et évidemment, on ne donne jamais tout, et il ne faut pas tout donner. Il faut donner ce que l'on veut que les autres sachent. Donc être fier de ce que l'on fait de bien. Et ça se sent aussi dans la communication après. Et ensuite, je crois, affronter les challenges avec les outils dont on dispose, que l'on peut renforcer sur tel ou tel. Je parle des outils psychologiques, des outils relationnels, des outils numériques, qui aident incontestablement à mieux faire son travail, à mieux communiquer. et sentir dans cette partie-là le fait d'avancer, de trouver des choses originales, de développer son réseau avec des gens de valeur et leur dire quand on les apprécie, ce qui n'est pas dans la culture française a priori.
Non, non, non. Alors, pour continuer... Tu parles beaucoup de ton travail sur LinkedIn et je trouve que c'est très important. On parle de personal branding, on parle de parler avec confiance de ce qu'on sait faire. Quid de l'authenticité, André ? Je suis le meilleur moi, mais est-ce que quand je me présente le meilleur du tout, ou je suis très bon dans ceci, sauf que je ne l'ai fait que deux fois, enfin, il y a beaucoup de ça aussi.
il y a quelques décalages qui peuvent arriver mais intéressant quand tu as commencé à dire je suis le meilleur d'eux je voulais presque te dire je suis le meilleur de moi-même et moi-même je suis à votre disposition monsieur le client ou monsieur le manager ou madame ou madame évidemment attention tu as quand même pas raison bien sûr je suis le meilleur de moi-même par rapport à mes potentiels, etc., pour vous apporter le plus de valeur possible. Là où tu as raison, c'est qu'il y a parfois des gens qui débordent et qui se croient capables de faire des choses sans expérience véritable. Tiens, encore, il y a deux, trois mois, une jeune femme qui ne me connaissait pas, qui devait avoir autour de 25 ans, m'a gentiment et avec beaucoup de sensibilité demandé sur LinkedIn. Elle m'a dit, puisque vous êtes coach avec de l'expérience, j'ai 65 ans pour l'instant, et chaque jour ça augmente, et j'en suis heureux, elle m'a dit, est-ce que vous pensez qu'à mon âge, je pourrais être coach ? D'accord ? Et je lui ai dit quelque chose avec un petit peu plus de délicatesse, surtout pas, continue à apprendre, continue à lire, continue à travailler pour grandir, pour comprendre ce qu'est la vie professionnelle, pour que quand tu mettras en œuvre des compétences, on parle d'écoute active, de conseils pertinents, d'aider les autres à surmonter des problèmes, eh bien, quand tu le feras, parce qu'elle avait les gènes pour le faire, c'était clair, eh bien, tu ne seras que meilleur. Mais surtout pas être coach à 25 ans, ça me paraît incongru. Il faut savoir à chaque étape de la vie ce que l'on peut faire avec authenticité, avec vérité, avec sincérité. Et je crois que ça se sent. Ça se sent dans les communications.
Et l'expérience par ailleurs, ça se sent aussi.
Incontestablement. Incontestablement, oui.
Alors, pour revenir à ma deuxième question, qui est la croyance. J'y crois plus, je baisse les bras. Alors, comment est-ce que tu articules ou amènes tes clients, coachs, équipes, etc. à recroire ? Parce qu'en France, on a dû faire une loi sur l'imposition d'une raison d'être.
C'est ça, la loi Pacte, si tu as raison.
C'est ça, et toujours ça, ça me fait rire, quand il faut légaliser ce genre de choses, mais parle-nous de, si quelqu'un a baissé les bras, qui écoute, ou se sent un peu pas en connexion avec ce qu'il ou elle fait, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour regagner de la confiance, de la croyance ?
Écoute, j'ai cette problématique dans pas mal d'accompagnements que je réalise dans des équipes et dans des personnes, et dans des équipes souvent des réseaux professionnels. J'ai en tête un réseau de femmes d'affaires où mon amie et cliente qui s'appelle Emmanuelle Gagliardi a décidé de… d'aider des femmes cadres de BNP, Total, Sanofi, etc., en convainquant les RH des entreprises à faire monter les femmes. Et toute petite parenthèse, quand il y avait une incitation à augmenter le nombre de femmes dans les conseils d'administration, ça n'avait pas marché en France, et il a fallu une loi pour que ça commence à marcher. Là aussi, la France est un pays qui attend.
Mais là, pour le coup, j'ai envie de dire que dans l'absence... de preuve d'efficacité ou de succès par ailleurs, tomber sur une loi me paraît peut-être le moins mal. En fait, ça fait bouger les esprits. Tandis que la raison d'être, c'est notre existence, et c'est existentiel comme sujet, de mettre des femmes, l'équité, la diversité, etc. dans une entreprise, en fait, c'est un état d'esprit. mais la loi permet d'amorcer le sujet peut-être c'est là-dessus aussi pour la raison d'être mais le ou la, j'en sais rien mais en tout cas la mérite de le monter dans un besoin suprême qui est d'avoir une parité enfin en tout cas équité parce qu'en fait parité je trouve ça c'est pas la bonne cible mais l'équité qui fait bien et qui permet à ne pas avoir des distorsions de paix, etc., de traitement dans l'entreprise. Je ferme la parenthèse et je te le remets.
Merci. Donc, mon ami et cliente Emmanuelle Gagliardi dit, pour les femmes, je vous propose un programme et je suis l'un des coachs qui aide dans ce programme pour briser le plafond de verre. Ça veut dire que, quelque part, par rapport à ta question très pertinente sur l'état actuel au moins des cadres et dirigeants, sur le fait de croire, eh bien, il faut presque être dans une posture de briser un existant plutôt que d'essayer d'évoluer gentiment. Donc, c'est presque... Tiens, on le dit aussi dans la culture des start-up, et les Israéliens sont parmi les meilleurs, je crois, pour cela. Il faut... changer les paradigmes, les ruptures technologiques, les ruptures de business model. Donc on est dans un monde, je crois, qui exige... cela, de casser des règles du passé, et qui le permet aussi pour les gens qui ont un certain courage, qui leur permet de le faire. Je suis un optimiste convaincu pour les gens qui comprennent une situation, qui veulent la changer. Je pense qu'ils le peuvent toujours. au moins à leur niveau, et s'ils y arrivent à leur niveau d'abord, moi d'abord, et je suis en phase avec la thèse de ton livre, You Lead, c'est d'abord moi avant les autres, même dans la Bible on dit, tu aimeras. ton prochain comme toi-même, ça veut dire qu'il faut d'abord que tu t'aimes pour aimer les autres, sans égocentrisme, évidemment.
On pense toujours que ça, ça veut dire c'est tout sur moi.
Mais non, c'est parce que je suis fort que je renforce les autres. Si je suis faible, je ne peux rien apporter aux autres. J'adore ta thèse, que tu traites mieux que moi. Et donc, même... Ces personnes-là, hommes ou femmes, dans l'entreprise, qui peuvent se sentir réduites à être seulement un pion dans un organigramme, justement, peuvent, doivent aussi, à mon avis, et peuvent se surpasser pour être mieux avec eux-mêmes. et je crois beaucoup, encore une fois, à la démarche réseau, c'est l'une de mes plus grandes expertises, parce que le fait aussi d'avoir le courage d'échanger cela avec d'autres personnes qui sont passées par là, qui ont trouvé des solutions pour elles, qui ne sont pas obligatoirement duplicables, mais qui peuvent inspirer, eh bien cette démarche réseau de partage me paraît fondamentale. pour que chacun soit convaincu qu'il peut avoir encore une bonne place dans le monde, dans la société et dans sa vie professionnelle. Malgré des signes difficiles parfois.
tu fais quelque chose, ça t'amène de l'activation, tu commences à faire. Quand tu écris quelque chose comme ta mission, sur papier, ça structure, ça formalise. Je voudrais te demander sur le networking, et plus particulièrement sur LinkedIn, mais ça peut être sur les autres réseaux. Combien ça a changé depuis que tu as écrit ton livre en 2014, 100 et 1, questions sur LinkedIn Combien le networking a changé ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour faire du bon networking d'en avant ?
Oui, oui. Écoute, je suis convaincu, alors là c'est vrai que j'étais parmi les pionniers, j'ai essayé de te suivre à l'époque, ce n'était pas toujours facile. Tu suis fidèle. J'apprécie énormément d'intervenir avec toi, d'être écouté. Je crois que la maturité a augmenté. Il y a d'une part une meilleure maturité. Et d'autre part, les gens sont un peu plus perdus. What to do next ? Qu'est-ce que, considérant cette maturité, donc cette prise de conscience, que je dois améliorer encore ma communication, l'image de moi et la qualité de ma communication ? Voilà. très souvent, je forme des gens sur la communication sur LinkedIn. J'avoue que je me suis beaucoup spécialisé là-dessus. Et encore un entrepreneur que j'ai formé dans les six derniers mois, régulièrement, m'envoie des messages en me disant Je voudrais mettre tel poste, qu'est-ce que tu en penses ? Et je lui dis Roger, premièrement, il faut le mettre le poste, sinon tu ne peux pas progresser et tu ne peux pas faire savoir. Voilà. Et d'autre part, ce n'est pas grave s'il n'est pas parfait, le poste. Il vaut mieux pas parfait que pas du tout. On est d'accord. Voilà, dans ce monde où on est overloaded, en français, il y a un mot, infobésité. L'information est considérable avec Internet, et je crois que c'est une chance pour l'humanité, véritablement, Internet. on avait la vision, nous les pionniers, que ça allait apporter au monde, éclairer le monde et l'ensemble de ses habitants. Et on se rend compte que parfois, il y a quelques biais négatifs qui font que beaucoup de gens sont perdus et ne savent plus où aller. D'où l'importance montante du coaching. Je crois énormément à cela et je suis passionné par les missions de coaching que me donnent soit les entreprises, soit les personnes à titre personnel par rapport à leur vie professionnelle. mon expertise, j'ai de plus en plus de personnes qui travaillent dans des entreprises et qui ressentent le besoin de ne pas passer par les RH pour ne pas montrer une faiblesse chez eux et d'être plus forts même s'ils ne veulent pas changer de job.
J'ai entendu... quelquefois dans ce que tu as dit, qu'il s'agit de, le mot que je vais employer est un peu fort, cantonner sur sa mission, ce qu'on pense, ce qu'on poste en tout cas, sur l'aspect professionnel. Oui. Où y a-t-il de la place pour tout ce qui est personnel dans cette posture sur LinkedIn ou ailleurs en tant que leader ?
Oui.
Alors, je fais partie de ceux qui pensent qu'il ne faut pas, sur LinkedIn, mettre des aspects personnels. Dans mon travail de coaching, je démarre quasiment toujours mes séances de coaching par les aspects personnels. J'ai une très bonne cliente que j'ai régulièrement le dimanche soir quand elle prépare sa semaine et qu'elle veut être la plus motivée et avec le plus d'idées possibles par rapport à… au challenge qu'elle a, et voilà, au moins dix minutes, elle me pose... Ah tiens, maintenant, elle ose me poser des questions sur ma vie personnelle, ce qui est appréciable pour moi, parce qu'au début, c'était dans un seul sens, c'est moi qui lui posais des questions, son mari, ses enfants, son mari travaille chez Orange, il a des problématiques, mais il ne les partage pas avec elle, enfin, bon, c'est très... Je crois qu'il ne faut pas éviter cette discussion et que ça donne plus de valeur à notre travail professionnel. Là où je me cantonne en effet dans la vie professionnelle, c'est que je sais que de par mon expertise, là où j'apporte le plus de valeur, c'est pour le développement de la vie professionnelle, le fait de réussir des challenges professionnels. Je ne saurais pas, tu sais qu'il y a aussi un grand mouvement de life coaching, je ne me sens pas capable et je n'ai pas la volonté, peut-être pour l'instant, d'aller dans ce domaine. Mais l'aspect personnel est… est essentiel. Il explique beaucoup de choses sur la culture de la personne, sur ses capacités à évoluer. Par exemple, ma cliente de dimanche soir, je l'ai coachée pour aller faire une conférence à Montréal et on a préparé avant, on a discuté un peu pendant et on a fait le bilan hier. Et incontestablement, on a eu des questions elle aurait même envie d'aller s'installer à Montréal. Et quelque part dans mon travail avec elle, je lui dis que si tu en as envie, pourquoi pas ? Alors elle me dit, mon mari ne voudra pas. Mais bon, pourquoi pas ? C'est important, avant de prendre des décisions, de comprendre quelles sont les alternatives devant nous. devant moi et devant les gens qui me sont proches, étudier les alternatives avant de prendre une décision est un travail énorme que les coachs sont capables d'aider les gens à prendre, parce que trop souvent, avec la pression, des gens veulent prendre des décisions sans vraiment réfléchir aux alternatives possibles et à ce qu'on appelle en français les tenants et aboutissants. des décisions à prendre voilà c'est important de mettre aussi la vie personnelle dans les décisions importantes c'est certain,
d'abord je ne peux qu'encourager cette femme à explorer Montréal j'ai adoré mes j'y ai vécu là-bas et l'autre chose c'est l'étonnant et aboutissant c'est aussi de regarder ce qui m'empêche de le faire. C'est-à-dire, est-ce que je suis, par exemple, prêt à payer le prix pour y aller ? par exemple peut-être il faut savoir qu'il fait un peu froid l'hiver est-ce que ça me plaît parce qu'il faudrait qu'elle passe du temps dans le mois de janvier et février et ils ont passé 5 mois dans le noir est-ce qu'elle est prête à payer le prix que peut-être elle n'aura pas tout ce qu'elle a chez elle en France ou elle qu'elle soit ou bien est-ce qu'elle est prête à payer le prix que son salaire pourrait ne pas être aussi bon ou celui de son mari en l'occurrence tout ça est compliqué. Mais alors, tu as parlé de la maturité des gens. Maintenant qu'on est tous au courant de ce que c'est LinkedIn, il n'y a plus besoin de l'expliquer. Qu'est-ce que ça amène ? Qu'est-ce que ça entraîne en termes de conseils pour quelqu'un qui est sur LinkedIn aujourd'hui pour faire face à cette maturité ?
Il faut savoir ici gérer son image. et savoir révéler des choses sur soi et sur ses activités. Très souvent, quand je forme et que je coach des gens là-dessus, je leur dis, montre que tu bosses ! Il y en a plein qui travaillent beaucoup. Il ne faut pas tout montrer, mais au moins montrer quand tu fais des choses qui contribuent à développer à réaliser ta mission professionnelle, que tu sois employé, cadre dans une entreprise, ou entrepreneur, ou freelance. Là où j'ai le plus de difficultés, je t'avoue, Minter, avec la culture française, je crois que la culture française à ce niveau-là est la plus difficile à surpasser, mais j'y arrive parfois, pas toujours, j'avoue. c'est quand je dis aux gens montre des photos où on te voit sur LinkedIn et beaucoup de très bons clients intelligents, cultivés, français me disent non jamais et entre nous c'est pas seulement des femmes qui sont plus ou moins coquettes qui ne veulent pas se montrer si elles ne sont pas vraiment parfaites c'est aussi des hommes qui ont un problème avec l'image d'eux-mêmes. Alors que moi je sais que je ne suis pas beau, que mes photos ne sont pas belles, mais je montre que je brosse pour montrer que je suis un homme d'action et je peux aider des gens à devenir des femmes et hommes d'action plus efficaces et plus heureuses à la fin. Quels que soient les gains financiers qui peuvent être obtenus.
il me semble tu as raison qu'il y a beaucoup de gens qui ne disent rien qui regardent parfois ils ne regardent même pas et puis il y a l'entre deux c'est je reposte ce que les autres ont dit puis après il y a je mets ce que je fais et qui suis-je moi et ça c'est on va dire l'accélérateur l'étape je suis d'accord, est-ce qu'on est d'accord pour dire c'est l'étape plus forte si on est là-dessus.
Ça veut dire que je m'assume et je considère que j'ai de la valeur. pas obligatoirement apprécié par tout le monde. On ne peut pas être aimé par tout le monde. Ce serait idiot de le vouloir. Mais j'ai de la valeur, je la montre. Et ainsi, je peux plus facilement convaincre mes clients existants de continuer avec moi. Tu vois, j'interviens énormément sur le sujet du social selling. qui est particulièrement important dans LinkedIn. Et mes clients sont souvent surpris que je commence leur travail et leur réflexion par la fidélisation des clients actuels avant le travail de prospection dont tout le monde parle. On peut inviter qui on veut sur LinkedIn, etc. Mais avant d'inviter qui on veut, qui peuvent devenir potentiellement des clients, bien sûr, il faut d'abord renforcer ce que l'on fait avec nos clients existants qui aussi, d'une certaine façon, par leur réaction, nous renforcent, renforcent notre image et aident de nouveaux clients à nous faire confiance.
J'adore. Bon, André ? j'apprécie je t'apprécie j'adore ton énergie toujours souriant comment est-ce que quelqu'un qui écoute peut chercher à suivre ce que tu fais lire ce que tu as écrit et voir ton visage et ou acheter ton livre ce que tu veux merci merci je
vais je vais en sortir un bientôt qui a qui a pour titre alors pour l'instant ebook qui a qui a pour titre ebook les relations, améliorer vos relations humaines en réel et en ligne. Donc, deux choses. Un, n'importe qui peut m'inviter sur LinkedIn et considérant Marc Granovetter, j'accepte toutes les invitations. Tu te souviens de la théorie des liens faibles, qui est cette théorie qui nous permet justement d'avoir de nouvelles perspectives. Donc, j'accepte toutes les invitations véritablement sur LinkedIn. Donc, welcome ! si tu m'invites sur LinkedIn, toi qui écoutes, je t'accepterai. Et deuxièmement, j'ai décidé, et je le dis d'ailleurs, que je réponds à tous les e-mails que je reçois et tous les messages sur LinkedIn. Des fois, je réponds en disant non merci. Bien sûr. Et beaucoup de gens me répondent merci de me l'avoir dit. Ça me paraît la politesse aussi, mais beaucoup de gens ont peur de dire ça. C'est bon. c'est la vie donc avec plaisir un LinkedIn, deux email et avec plaisir pour donner le lien vers mon livre que je suis en train de finaliser avec un designer génial qui va me faire des choses agréables pour accompagner visuellement mes convictions et ce que je peux apporter au monde de meilleur de ce que j'ai
Et quand est-ce que sort ce livre ?
En courant décembre 2022.
Génial. Ça sera le bon moment. André, merci beaucoup.
Merci à toi, Minter, et à bientôt.
Merci de nous avoir écoutés sur Minter Dialogue en français. Vous trouverez tous les liens et références cités lors de cet entretien sur mon site, minterdial.fr. Pour vous inspirer, je vous laisse avec une chanson que j'ai écrite dans ma jeunesse. Un homme convaincu. Au revoir.
I like the feel of a stranger Towed around me Precipitating the danger I feel free Trust in my son And let me show you why I'm a convinced man I set my lines I'm a convinced man Hearing these confines I feel this way In the arms of a woman, I'm a convinced man, into the test, I'm a convinced man. Sous-titrage ST'501
Pour tant de décennies, la news de 5 minutes est vérifiée, véritable, indépendante, non-biassée et essentielle pour la nouvelle monde. Daily
Description
Minter Dial est un Maître du Leadership !!!
Il m'a fait l'honneur de m'interviewer ici.
Bonne écoute !
PS : a@anderdan.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour et bienvenue au show Minter Dialogue, épisode numéro 134. Je suis Minter Dial, votre compère et hôte pour ce podcast, et fier membre du réseau Evergreen Podcasts. Pour plus d'informations et pour explorer les autres podcasts sur ce réseau sélectif, allez visiter leur site evergreenpodcasts.com. Aujourd'hui, j'ai l'honneur et le bonheur d'avoir André Dan avec moi. Il est conférencier, coach, auteur et animateur avec une énergie contagieuse. Sa mission est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser. André est spécialisé dans le leadership, le networking et le digital. Il a écrit le livre 101 questions sur LinkedIn en 2014 et s'apprête à sortir un nouveau livre Améliorer vos relations humaines en réel et en ligne Dans cet entretien avec André, nous discutons de son parcours, l'état du business sur les prochains 18 mois, comment le networking, la présence en ligne notamment sur LinkedIn et son branding personnel doivent évoluer. la place de la raison d'être en business, ainsi que comment rehausser les épaules et regagner de la croyance. Si ce podcast vous a plu, merci de prendre quelques instants pour laisser une revue sur votre service de podcasting préféré. Plongeons alors dans cette nouvelle émission.
Merci.
André Dan, quel plaisir de t'avoir. L'énergie, le sourire. On a été sur scène plusieurs fois.
C'est vrai.
On se suit et on se respecte mutuellement. André, dans tes mots ? Qui est André Dan ?
Un homme ! Excellent ! Engagé ! Évidemment, aujourd'hui, nous ne parlons que de la vie professionnelle, qui est notre sujet, et c'est intéressant que j'ai commencé par le verbe engagé Parce que l'un des mots-clés du Web 2.0, de cette génération qui est montée, c'est véritablement l'engagement. et c'est important je crois pour une personne, quel que soit son niveau d'études ou sa mission dans une entreprise ou freelance, de s'engager, ce que j'appelle, pour donner le meilleur de soi-même.
absolument et alors tu as écrit une mission qui est personnelle qui est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser comment est-ce que tu es arrivé à trouver cette mission ?
Oui, alors sincèrement, cela m'a pris plusieurs semaines pour trouver cela. Je voulais une mission il y a 5-6 ans. J'ai ressenti le besoin de la formuler pour mes 20 prochaines années, véritablement, pour avoir une colonne vertébrale claire, partagée, engageante pour moi. et pour les clients qui me font l'honneur de travailler avec moi. Et c'est vrai qu'aider les hommes et les organisations, c'est quelque chose qui est véritablement dans mon ADN. Aider les organisations, c'est dans ma culture professionnelle. Depuis 35 ans, je travaille beaucoup et j'aime ça. J'aime aider les organisations à être plus successfull. C'est d'ailleurs l'un des éléments pour lesquels je te... je t'apprécie énormément, je te respecte beaucoup, c'est que tu as travaillé au marketing de L'Oréal. Et à l'époque, pour ma part, j'avais commencé ma carrière d'ingénieur analyste chez L'Oréal et je travaillais sous la responsabilité d'un marketeur extraordinaire pour qui j'avais fait un logiciel pour coiffeurs. Et même à l'époque, quand je... Je revois cela 35 ans après. Je me dis qu'en tant que développeur et chef de projet, déjà à l'époque, je voulais que les clients de L'Oréal, les coiffeurs en l'occurrence, puissent se surpasser, c'est-à-dire avoir cette valeur ajoutée. proposés par les autres, les autres personnes, les autres outils qui leur permettaient d'être plus efficaces et épanouies dans leur travail. J'avais beaucoup hésité, sincèrement, entre le verbe. surpasser se surpasser et le verbe se dépasser Et j'ai décidé de choisir surpasser pour aller au-delà, d'une part, de qui on est, chacun, se développer au maximum de ses potentiels et aussi, je ne voulais pas utiliser le verbe dépasser parce que c'était trop dépasser les autres. C'est important qu'il y ait de l'émulation, véritablement, mais je ne crois pas que la vie professionnelle soit un concours dans lequel on doit être meilleur que les autres tout le temps au niveau des résultats, etc. Même si je suis très centré sur les résultats et les éléments concrets en termes de valeur ajoutée.
Ce que j'apprécie en premier temps, André, c'est que tu as passé du temps à réfléchir à chaque mot. Et je pense que c'est très important. Ceci dit, tu l'as fait en deux semaines. Moi, j'ai mis plusieurs années pour faire le mien. Donc, bravo. Et en deux, j'aime beaucoup le fait que tu le places dans, pour moi, un sens humain. et que tu, par ailleurs dans ton projet chez L'Oréal, tu étais centré sur le client. Quel était le bénéfice, la valeur ajoutée, du client ? Alors, juste pour faire un peu plus sur toi, pour que les gens qui ne te connaissent pas te sachent un peu mieux, tu as quand même un parcours atypique, dans le sens où tu as en tout cas deux grands pieds différents, un qui est gauche et l'autre est droite, bien sûr. Non, la France et l'Israël, et tu parles l'anglais et l'espagnol très, très, très bien, je le sais. Comment... Raconte-nous un peu ton parcours et comment tu as fait pour être dans les deux côtés et parler autant de langues.
Avec grand plaisir. Tout d'abord, au niveau de l'espagnol, par exemple, c'est des vacances d'adolescents où c'était obligatoire de parler l'espagnol pour mieux draguer. Et nous savons aussi, par exemple, qu'aux États-Unis, l'espagnol prend une valeur montante et que même les... les candidats politiques, puisque c'est l'un des pays que je regarde beaucoup, les trois grands pays que je regarde beaucoup au niveau de ma culture personnelle, sont la France qui m'a tout donné, qui m'a fait grandir et tout donner au niveau des fondamentaux, Israël qui m'inspire beaucoup et qui m'anime considérablement, je vais en reparler, et les États-Unis où on voit justement l'importance de l'espagnol par exemple, dans la communication même politique. L'anglais est devenu une obligation, évidemment, dans le travail. L'enseignement de l'anglais au XXe siècle n'était pas très bon en France, au lycée, etc. Et là, j'apprends que ce n'est pas beaucoup mieux actuellement. J'espère vraiment qu'en France, on va progresser là-dessus. j'ai ressenti le besoin quand j'ai commencé ma carrière de me payer des cours à la chambre de commerce et d'industrie de paris en business english et ça a fait véritablement la différence dans ma compréhension de l'anglais donc dans ma aussi capacité à évoluer dans des entreprises internationales J'ai eu la chance après L'Oréal de rentrer dans des entreprises américaines de software, notamment Oracle. Tiens, Oracle d'ailleurs, c'était un ami israélien. qui travaillait chez Oracle en Israël. Israël est souvent en avance par rapport à l'Europe continentale sur l'adoption de nouvelles technologies internationales, surtout américaines, dans le software, qui était le cœur de mon métier. Et c'était un ami israélien qui m'avait dit Regarde Oracle, c'est génial, tu vas voir Et je me suis éclaté là-bas. véritablement, j'ai eu la chance en plus d'y être, au moment où ils sont rentrés en bourse. Donc ça m'a permis de gâter ma femme, c'est important, au moins une fois par an. C'est chouette.
Mais il est certain que l'Israël est aussi un pôle important dans tout ce qui est TAC, ils sont très très forts là-dedans.
Yes, absolument. Dans l'innovation internationale, tu sais qu'Israël est surnommée la start-up nation J'étais d'ailleurs à côté d'Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie et qu'il était venu à Tel Aviv voir ce qui se passait et essayer de comprendre. Et il a eu, je crois, l'intelligence de réutiliser. cette idée de la Startup Nation aussi sur la France. Maintenant, l'impact en France est peut-être pour l'instant différent, mais je fais partie des optimistes. Tu m'as franchement posé la question par rapport à Israël, et tu as raison. Il s'avère que dans ma jeunesse, et ça a aussi changé ma vie, L'un des points qui nous relie aussi, c'est la passion sur le leadership. Et dans mon adolescence, j'étais chez les scouts juifs. D'où aussi cette dimension d'éducateur et cette dimension de relation avec Israël. J'ai passé beaucoup de temps en Israël et même, ce que je ne dis pas toujours, il y a un accord de partenariat entre la France et Israël et j'ai décidé de faire l'armée en Israël et d'être réserviste en Israël et en France. Donc j'avais fait un choix important qui m'a permis de... comprendre l'hébreu, comprendre la mentalité israélienne, qui est évidemment différente, celle d'un État neuf, où tout est à faire, en comparaison avec la France, qui est un État assez vieux, où tout est encore à faire, mais il faut y croire, et c'est intéressant parce que, aux États-Unis, donc si je reste sur mes trois pays qui me passionnent, et pour lesquels j'ai une culture... assez large, les États-Unis, c'est entre les deux. C'est quand même une nation jeune de deux grands siècles, presque trois maintenant, et c'est entre les deux, entre cette nation française qui a des racines extraordinaires, mais qui ne les montre pas assez, qui n'en est pas assez fière, je crois. Cette nation... américaines, très distendues, et Israël qui continue à se bâtir tous les jours. Et les Israéliens, j'ai en l'occurrence aussi un petit frère qui habite depuis 30 ans en Israël. actuellement j'ai aussi un pied-à-terre avec un fils à Jérusalem d'accord et mon frère qui est à côté de Tel Aviv me dit souvent ici c'est le Moyen-Orient tout est permis on est libre un sentiment de liberté incroyable en Israël où il y a une diversité j'avais un enseignant en psychologie et à Jérusalem, qui nous disait qu'Israël était un laboratoire humain considérable, puisque dans le judaïsme, on parle de la réunion après la dispersion, et c'est sûr qu'un juif éthiopien, un juif américain, un juif russe, sont complètement différents dans leur nature aujourd'hui, et pourtant, il y a une dimension, qui est mise en avant, le fait d'être juif, et de vouloir vivre dans un pays, pas facile bien sûr, mais où chacun est véritablement libre, ça ne veut pas dire que c'est parfait, et peut se développer. Cette idée de start-up nation, d'ailleurs mon fils qui habite là-bas a 28 ans, il fait encore des études d'ingénieur, il en est très content, et je suis sûr qu'il va créer une ou plusieurs startups dans sa vie, c'est certain, c'est sur la voie, il a de l'imagination, il a un réseau que je le pousse à développer pour le rendre plus fort autour de lui, et c'est passionnant, et pour ma part en tant que né français et ayant acquis la nationalité israélienne à l'âge de 19 ans, quand j'étais… volontaire dans l'armée en Israël avant de revenir en France, et bien cette double culture m'aide considérablement à mieux comprendre le monde et à mieux faire des choix pour moi et dans l'aide aussi à mes clients.
Israël est un pays fascinant. Je l'ai visité, j'ai ma marraine qui habite à Nasrat, j'ai plusieurs amis évidemment qui y vivent et j'ai aussi beaucoup collaboré avec Aviat Goz. qui pente pour moi une inspiration. Et j'ai envie de dire aussi quand même que l'Israël, on n'est pas uni forcément autour de la religion judaïque, parce qu'il y a quand même les drouses, les chrétiens, les chrétiens, il y a beaucoup de choix là-dedans. Alors, voulant revenir un peu sur ce que tu fais, tu es aussi, donc on n'a pas tant parlé de ça, mais... Tu es conférencier, animateur, consultant. Avec tes clients, tu m'en as parlé un peu tout à l'heure, mais avec tes clients, en regardant les 18 mois à venir, comment tu évalues le business ? Qu'est-ce que tu sens ? Ils ont besoin, ils cherchent. Quelles sont leurs préoccupations ? Car aujourd'hui, c'est un monde qui change.
Oh oui, et qui va continuer à changer. Nous sommes rentrés dans le vu-cas à tous les niveaux, véritablement, volatiles, incertains. Donc le vu-cas, je crois que c'est un choc qui est tombé sur la tête de tout le monde au moment du corona. et on n'est pas guéri, et on ne sera pas guéri de ça. Ça veut dire que toutes ces incertitudes sur l'avenir… vont augmenter le stress. Donc dans ma mission, je ne mets pas obligatoirement cette idée de réduire le stress, mais de, malgré le stress, avoir cette lucidité sur ce que mes clients peuvent faire malgré cette nouvelle situation pour laquelle ils n'ont pas été bien préparés. Alors peut-être que grâce à ma culture, c'est plus facile d'intégrer cela et d'identifier potentiellement des signaux faibles qui permettent de se raccrocher à des certitudes quand même, de renforcer les tripes. la tête, le cœur et les tripes qui sont importants. Et nous savons que là où ça craque souvent, c'est au niveau des tripes parce qu'on n'y croit plus. Et il y a trop de gens qui baissent les bras. Donc je suis presque devenu, de par mes expertises sur le leadership, le management, le digital, l'innovation, j'ai fait venir 800 Européens en Israël pour découvrir déjà ce qui se passe là-bas. Et bien grâce à cela, mon focus avec mes clients, c'est de mieux gérer. leur stress. Pas de le réduire obligatoirement, parce qu'ils en auront toujours beaucoup, mais mieux gérer et avec lucidité identifier toujours les voies de progrès.
Dans le stress, André, ce qu'on dit souvent, enfin il y a le bon stress et le mauvais stress, mais imaginons qu'on est sur le mauvais stress, on est aussi mené par la peur. Et puis tu as mentionné aussi cette idée de baisser les bras ou ne plus y croire. Alors, par rapport à la peur, comment faire ? Et puis, pour ce qui est de la croyance, comment insérer ?
La peur fait partie des caractéristiques de l'homme dans sa relation. Nous nous souvenons à quel point Jean-Paul II avait changé la géopolitique en disant n'ayez pas peur
Mais dire à quelqu'un qu'on n'a pas peur, c'est comme dire à un enfant ne sois pas malheureux c'est pas ça qui va amener le bonheur et le problème j'ai envie de dire c'est presque je ne reconnais pas je beaucoup de patrons à mon sens oui pense qu'ils n'ont pas peur moi je suis au dessus de tout ça intellectuellement je comprends peur mais non moi jamais oui
Alors, dans mon coaching, j'arrive à aider même des top managers à exprimer leurs angoisses, sinon leurs peurs. À mon avis, c'est quelque chose qu'il faut savoir affronter. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il faut se créer des outils pour affronter ces peurs de l'incertitude, des problèmes de notre monde, des problèmes de l'avenir, pour que nos forces soient les meilleures aujourd'hui. Le moment de l'action, c'est aujourd'hui, ce n'est pas demain et ce n'est plus hier. Donc, je leur propose une philosophie de l'action. à tous les niveaux, dans mes conférences, beaucoup dans mes coachings plus individuels et plus personnels, avec des éléments aussi confidentiels partagés par rapport à des situations. Donc dans la philosophie de l'action que je leur propose, véritablement je crois qu'ils peuvent plus facilement gérer leurs peurs, les affronter.
À partir du moment où on les reconnaît, on peut en faire quelque chose.
Oui, incontestablement. C'était Albert Camus qui disait qu'il fallait nommer les choses. Et cette reconnaissance des difficultés en général donne plus d'intelligence sur la capacité à les résoudre le mieux possible et à prendre des décisions.
Je veux revenir sur l'histoire de croyance, mais j'ai envie de poursuivre la ligne de conversation ici en me disant, ça fait un peu l'objet de mon livre actuel, c'est que les gens aujourd'hui ont peur de choses comme la mort. la douleur, l'imperfection, des choses qui me laissent penser que je ne vais pas de l'avant. Car si je ne montre pas une image parfaite sur Instagram ou je ne dis pas exactement ce qu'il faut devant la caméra, c'est mal compris et donc ce n'est pas bien.
C'est ça. En fait, je pense ici qu'il faut accepter ces imperfections. Nobody is perfect.
On est d'accord.
Voilà, et c'est important, je crois, deux choses, d'être fier de ce que l'on fait bien. dans sa vie professionnelle et sa vie personnelle.
Et de le savoir accepter sans être surhumble, en disant je sais que je sais faire ça, j'ai de la confiance là-dedans
Absolument, être fier quand j'accompagne beaucoup de… L'une des choses que je vends le plus aujourd'hui depuis quelques années, ça continue maintenant, c'est le travail sur l'image et la communication dans LinkedIn. Et par exemple, l'une des choses les plus importantes que je partage avec mes clients, c'est dans l'aspect personal branding, l'idée de l'image professionnelle, être fier de l'image que l'on donne aux autres. Et évidemment, on ne donne jamais tout, et il ne faut pas tout donner. Il faut donner ce que l'on veut que les autres sachent. Donc être fier de ce que l'on fait de bien. Et ça se sent aussi dans la communication après. Et ensuite, je crois, affronter les challenges avec les outils dont on dispose, que l'on peut renforcer sur tel ou tel. Je parle des outils psychologiques, des outils relationnels, des outils numériques, qui aident incontestablement à mieux faire son travail, à mieux communiquer. et sentir dans cette partie-là le fait d'avancer, de trouver des choses originales, de développer son réseau avec des gens de valeur et leur dire quand on les apprécie, ce qui n'est pas dans la culture française a priori.
Non, non, non. Alors, pour continuer... Tu parles beaucoup de ton travail sur LinkedIn et je trouve que c'est très important. On parle de personal branding, on parle de parler avec confiance de ce qu'on sait faire. Quid de l'authenticité, André ? Je suis le meilleur moi, mais est-ce que quand je me présente le meilleur du tout, ou je suis très bon dans ceci, sauf que je ne l'ai fait que deux fois, enfin, il y a beaucoup de ça aussi.
il y a quelques décalages qui peuvent arriver mais intéressant quand tu as commencé à dire je suis le meilleur d'eux je voulais presque te dire je suis le meilleur de moi-même et moi-même je suis à votre disposition monsieur le client ou monsieur le manager ou madame ou madame évidemment attention tu as quand même pas raison bien sûr je suis le meilleur de moi-même par rapport à mes potentiels, etc., pour vous apporter le plus de valeur possible. Là où tu as raison, c'est qu'il y a parfois des gens qui débordent et qui se croient capables de faire des choses sans expérience véritable. Tiens, encore, il y a deux, trois mois, une jeune femme qui ne me connaissait pas, qui devait avoir autour de 25 ans, m'a gentiment et avec beaucoup de sensibilité demandé sur LinkedIn. Elle m'a dit, puisque vous êtes coach avec de l'expérience, j'ai 65 ans pour l'instant, et chaque jour ça augmente, et j'en suis heureux, elle m'a dit, est-ce que vous pensez qu'à mon âge, je pourrais être coach ? D'accord ? Et je lui ai dit quelque chose avec un petit peu plus de délicatesse, surtout pas, continue à apprendre, continue à lire, continue à travailler pour grandir, pour comprendre ce qu'est la vie professionnelle, pour que quand tu mettras en œuvre des compétences, on parle d'écoute active, de conseils pertinents, d'aider les autres à surmonter des problèmes, eh bien, quand tu le feras, parce qu'elle avait les gènes pour le faire, c'était clair, eh bien, tu ne seras que meilleur. Mais surtout pas être coach à 25 ans, ça me paraît incongru. Il faut savoir à chaque étape de la vie ce que l'on peut faire avec authenticité, avec vérité, avec sincérité. Et je crois que ça se sent. Ça se sent dans les communications.
Et l'expérience par ailleurs, ça se sent aussi.
Incontestablement. Incontestablement, oui.
Alors, pour revenir à ma deuxième question, qui est la croyance. J'y crois plus, je baisse les bras. Alors, comment est-ce que tu articules ou amènes tes clients, coachs, équipes, etc. à recroire ? Parce qu'en France, on a dû faire une loi sur l'imposition d'une raison d'être.
C'est ça, la loi Pacte, si tu as raison.
C'est ça, et toujours ça, ça me fait rire, quand il faut légaliser ce genre de choses, mais parle-nous de, si quelqu'un a baissé les bras, qui écoute, ou se sent un peu pas en connexion avec ce qu'il ou elle fait, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour regagner de la confiance, de la croyance ?
Écoute, j'ai cette problématique dans pas mal d'accompagnements que je réalise dans des équipes et dans des personnes, et dans des équipes souvent des réseaux professionnels. J'ai en tête un réseau de femmes d'affaires où mon amie et cliente qui s'appelle Emmanuelle Gagliardi a décidé de… d'aider des femmes cadres de BNP, Total, Sanofi, etc., en convainquant les RH des entreprises à faire monter les femmes. Et toute petite parenthèse, quand il y avait une incitation à augmenter le nombre de femmes dans les conseils d'administration, ça n'avait pas marché en France, et il a fallu une loi pour que ça commence à marcher. Là aussi, la France est un pays qui attend.
Mais là, pour le coup, j'ai envie de dire que dans l'absence... de preuve d'efficacité ou de succès par ailleurs, tomber sur une loi me paraît peut-être le moins mal. En fait, ça fait bouger les esprits. Tandis que la raison d'être, c'est notre existence, et c'est existentiel comme sujet, de mettre des femmes, l'équité, la diversité, etc. dans une entreprise, en fait, c'est un état d'esprit. mais la loi permet d'amorcer le sujet peut-être c'est là-dessus aussi pour la raison d'être mais le ou la, j'en sais rien mais en tout cas la mérite de le monter dans un besoin suprême qui est d'avoir une parité enfin en tout cas équité parce qu'en fait parité je trouve ça c'est pas la bonne cible mais l'équité qui fait bien et qui permet à ne pas avoir des distorsions de paix, etc., de traitement dans l'entreprise. Je ferme la parenthèse et je te le remets.
Merci. Donc, mon ami et cliente Emmanuelle Gagliardi dit, pour les femmes, je vous propose un programme et je suis l'un des coachs qui aide dans ce programme pour briser le plafond de verre. Ça veut dire que, quelque part, par rapport à ta question très pertinente sur l'état actuel au moins des cadres et dirigeants, sur le fait de croire, eh bien, il faut presque être dans une posture de briser un existant plutôt que d'essayer d'évoluer gentiment. Donc, c'est presque... Tiens, on le dit aussi dans la culture des start-up, et les Israéliens sont parmi les meilleurs, je crois, pour cela. Il faut... changer les paradigmes, les ruptures technologiques, les ruptures de business model. Donc on est dans un monde, je crois, qui exige... cela, de casser des règles du passé, et qui le permet aussi pour les gens qui ont un certain courage, qui leur permet de le faire. Je suis un optimiste convaincu pour les gens qui comprennent une situation, qui veulent la changer. Je pense qu'ils le peuvent toujours. au moins à leur niveau, et s'ils y arrivent à leur niveau d'abord, moi d'abord, et je suis en phase avec la thèse de ton livre, You Lead, c'est d'abord moi avant les autres, même dans la Bible on dit, tu aimeras. ton prochain comme toi-même, ça veut dire qu'il faut d'abord que tu t'aimes pour aimer les autres, sans égocentrisme, évidemment.
On pense toujours que ça, ça veut dire c'est tout sur moi.
Mais non, c'est parce que je suis fort que je renforce les autres. Si je suis faible, je ne peux rien apporter aux autres. J'adore ta thèse, que tu traites mieux que moi. Et donc, même... Ces personnes-là, hommes ou femmes, dans l'entreprise, qui peuvent se sentir réduites à être seulement un pion dans un organigramme, justement, peuvent, doivent aussi, à mon avis, et peuvent se surpasser pour être mieux avec eux-mêmes. et je crois beaucoup, encore une fois, à la démarche réseau, c'est l'une de mes plus grandes expertises, parce que le fait aussi d'avoir le courage d'échanger cela avec d'autres personnes qui sont passées par là, qui ont trouvé des solutions pour elles, qui ne sont pas obligatoirement duplicables, mais qui peuvent inspirer, eh bien cette démarche réseau de partage me paraît fondamentale. pour que chacun soit convaincu qu'il peut avoir encore une bonne place dans le monde, dans la société et dans sa vie professionnelle. Malgré des signes difficiles parfois.
tu fais quelque chose, ça t'amène de l'activation, tu commences à faire. Quand tu écris quelque chose comme ta mission, sur papier, ça structure, ça formalise. Je voudrais te demander sur le networking, et plus particulièrement sur LinkedIn, mais ça peut être sur les autres réseaux. Combien ça a changé depuis que tu as écrit ton livre en 2014, 100 et 1, questions sur LinkedIn Combien le networking a changé ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour faire du bon networking d'en avant ?
Oui, oui. Écoute, je suis convaincu, alors là c'est vrai que j'étais parmi les pionniers, j'ai essayé de te suivre à l'époque, ce n'était pas toujours facile. Tu suis fidèle. J'apprécie énormément d'intervenir avec toi, d'être écouté. Je crois que la maturité a augmenté. Il y a d'une part une meilleure maturité. Et d'autre part, les gens sont un peu plus perdus. What to do next ? Qu'est-ce que, considérant cette maturité, donc cette prise de conscience, que je dois améliorer encore ma communication, l'image de moi et la qualité de ma communication ? Voilà. très souvent, je forme des gens sur la communication sur LinkedIn. J'avoue que je me suis beaucoup spécialisé là-dessus. Et encore un entrepreneur que j'ai formé dans les six derniers mois, régulièrement, m'envoie des messages en me disant Je voudrais mettre tel poste, qu'est-ce que tu en penses ? Et je lui dis Roger, premièrement, il faut le mettre le poste, sinon tu ne peux pas progresser et tu ne peux pas faire savoir. Voilà. Et d'autre part, ce n'est pas grave s'il n'est pas parfait, le poste. Il vaut mieux pas parfait que pas du tout. On est d'accord. Voilà, dans ce monde où on est overloaded, en français, il y a un mot, infobésité. L'information est considérable avec Internet, et je crois que c'est une chance pour l'humanité, véritablement, Internet. on avait la vision, nous les pionniers, que ça allait apporter au monde, éclairer le monde et l'ensemble de ses habitants. Et on se rend compte que parfois, il y a quelques biais négatifs qui font que beaucoup de gens sont perdus et ne savent plus où aller. D'où l'importance montante du coaching. Je crois énormément à cela et je suis passionné par les missions de coaching que me donnent soit les entreprises, soit les personnes à titre personnel par rapport à leur vie professionnelle. mon expertise, j'ai de plus en plus de personnes qui travaillent dans des entreprises et qui ressentent le besoin de ne pas passer par les RH pour ne pas montrer une faiblesse chez eux et d'être plus forts même s'ils ne veulent pas changer de job.
J'ai entendu... quelquefois dans ce que tu as dit, qu'il s'agit de, le mot que je vais employer est un peu fort, cantonner sur sa mission, ce qu'on pense, ce qu'on poste en tout cas, sur l'aspect professionnel. Oui. Où y a-t-il de la place pour tout ce qui est personnel dans cette posture sur LinkedIn ou ailleurs en tant que leader ?
Oui.
Alors, je fais partie de ceux qui pensent qu'il ne faut pas, sur LinkedIn, mettre des aspects personnels. Dans mon travail de coaching, je démarre quasiment toujours mes séances de coaching par les aspects personnels. J'ai une très bonne cliente que j'ai régulièrement le dimanche soir quand elle prépare sa semaine et qu'elle veut être la plus motivée et avec le plus d'idées possibles par rapport à… au challenge qu'elle a, et voilà, au moins dix minutes, elle me pose... Ah tiens, maintenant, elle ose me poser des questions sur ma vie personnelle, ce qui est appréciable pour moi, parce qu'au début, c'était dans un seul sens, c'est moi qui lui posais des questions, son mari, ses enfants, son mari travaille chez Orange, il a des problématiques, mais il ne les partage pas avec elle, enfin, bon, c'est très... Je crois qu'il ne faut pas éviter cette discussion et que ça donne plus de valeur à notre travail professionnel. Là où je me cantonne en effet dans la vie professionnelle, c'est que je sais que de par mon expertise, là où j'apporte le plus de valeur, c'est pour le développement de la vie professionnelle, le fait de réussir des challenges professionnels. Je ne saurais pas, tu sais qu'il y a aussi un grand mouvement de life coaching, je ne me sens pas capable et je n'ai pas la volonté, peut-être pour l'instant, d'aller dans ce domaine. Mais l'aspect personnel est… est essentiel. Il explique beaucoup de choses sur la culture de la personne, sur ses capacités à évoluer. Par exemple, ma cliente de dimanche soir, je l'ai coachée pour aller faire une conférence à Montréal et on a préparé avant, on a discuté un peu pendant et on a fait le bilan hier. Et incontestablement, on a eu des questions elle aurait même envie d'aller s'installer à Montréal. Et quelque part dans mon travail avec elle, je lui dis que si tu en as envie, pourquoi pas ? Alors elle me dit, mon mari ne voudra pas. Mais bon, pourquoi pas ? C'est important, avant de prendre des décisions, de comprendre quelles sont les alternatives devant nous. devant moi et devant les gens qui me sont proches, étudier les alternatives avant de prendre une décision est un travail énorme que les coachs sont capables d'aider les gens à prendre, parce que trop souvent, avec la pression, des gens veulent prendre des décisions sans vraiment réfléchir aux alternatives possibles et à ce qu'on appelle en français les tenants et aboutissants. des décisions à prendre voilà c'est important de mettre aussi la vie personnelle dans les décisions importantes c'est certain,
d'abord je ne peux qu'encourager cette femme à explorer Montréal j'ai adoré mes j'y ai vécu là-bas et l'autre chose c'est l'étonnant et aboutissant c'est aussi de regarder ce qui m'empêche de le faire. C'est-à-dire, est-ce que je suis, par exemple, prêt à payer le prix pour y aller ? par exemple peut-être il faut savoir qu'il fait un peu froid l'hiver est-ce que ça me plaît parce qu'il faudrait qu'elle passe du temps dans le mois de janvier et février et ils ont passé 5 mois dans le noir est-ce qu'elle est prête à payer le prix que peut-être elle n'aura pas tout ce qu'elle a chez elle en France ou elle qu'elle soit ou bien est-ce qu'elle est prête à payer le prix que son salaire pourrait ne pas être aussi bon ou celui de son mari en l'occurrence tout ça est compliqué. Mais alors, tu as parlé de la maturité des gens. Maintenant qu'on est tous au courant de ce que c'est LinkedIn, il n'y a plus besoin de l'expliquer. Qu'est-ce que ça amène ? Qu'est-ce que ça entraîne en termes de conseils pour quelqu'un qui est sur LinkedIn aujourd'hui pour faire face à cette maturité ?
Il faut savoir ici gérer son image. et savoir révéler des choses sur soi et sur ses activités. Très souvent, quand je forme et que je coach des gens là-dessus, je leur dis, montre que tu bosses ! Il y en a plein qui travaillent beaucoup. Il ne faut pas tout montrer, mais au moins montrer quand tu fais des choses qui contribuent à développer à réaliser ta mission professionnelle, que tu sois employé, cadre dans une entreprise, ou entrepreneur, ou freelance. Là où j'ai le plus de difficultés, je t'avoue, Minter, avec la culture française, je crois que la culture française à ce niveau-là est la plus difficile à surpasser, mais j'y arrive parfois, pas toujours, j'avoue. c'est quand je dis aux gens montre des photos où on te voit sur LinkedIn et beaucoup de très bons clients intelligents, cultivés, français me disent non jamais et entre nous c'est pas seulement des femmes qui sont plus ou moins coquettes qui ne veulent pas se montrer si elles ne sont pas vraiment parfaites c'est aussi des hommes qui ont un problème avec l'image d'eux-mêmes. Alors que moi je sais que je ne suis pas beau, que mes photos ne sont pas belles, mais je montre que je brosse pour montrer que je suis un homme d'action et je peux aider des gens à devenir des femmes et hommes d'action plus efficaces et plus heureuses à la fin. Quels que soient les gains financiers qui peuvent être obtenus.
il me semble tu as raison qu'il y a beaucoup de gens qui ne disent rien qui regardent parfois ils ne regardent même pas et puis il y a l'entre deux c'est je reposte ce que les autres ont dit puis après il y a je mets ce que je fais et qui suis-je moi et ça c'est on va dire l'accélérateur l'étape je suis d'accord, est-ce qu'on est d'accord pour dire c'est l'étape plus forte si on est là-dessus.
Ça veut dire que je m'assume et je considère que j'ai de la valeur. pas obligatoirement apprécié par tout le monde. On ne peut pas être aimé par tout le monde. Ce serait idiot de le vouloir. Mais j'ai de la valeur, je la montre. Et ainsi, je peux plus facilement convaincre mes clients existants de continuer avec moi. Tu vois, j'interviens énormément sur le sujet du social selling. qui est particulièrement important dans LinkedIn. Et mes clients sont souvent surpris que je commence leur travail et leur réflexion par la fidélisation des clients actuels avant le travail de prospection dont tout le monde parle. On peut inviter qui on veut sur LinkedIn, etc. Mais avant d'inviter qui on veut, qui peuvent devenir potentiellement des clients, bien sûr, il faut d'abord renforcer ce que l'on fait avec nos clients existants qui aussi, d'une certaine façon, par leur réaction, nous renforcent, renforcent notre image et aident de nouveaux clients à nous faire confiance.
J'adore. Bon, André ? j'apprécie je t'apprécie j'adore ton énergie toujours souriant comment est-ce que quelqu'un qui écoute peut chercher à suivre ce que tu fais lire ce que tu as écrit et voir ton visage et ou acheter ton livre ce que tu veux merci merci je
vais je vais en sortir un bientôt qui a qui a pour titre alors pour l'instant ebook qui a qui a pour titre ebook les relations, améliorer vos relations humaines en réel et en ligne. Donc, deux choses. Un, n'importe qui peut m'inviter sur LinkedIn et considérant Marc Granovetter, j'accepte toutes les invitations. Tu te souviens de la théorie des liens faibles, qui est cette théorie qui nous permet justement d'avoir de nouvelles perspectives. Donc, j'accepte toutes les invitations véritablement sur LinkedIn. Donc, welcome ! si tu m'invites sur LinkedIn, toi qui écoutes, je t'accepterai. Et deuxièmement, j'ai décidé, et je le dis d'ailleurs, que je réponds à tous les e-mails que je reçois et tous les messages sur LinkedIn. Des fois, je réponds en disant non merci. Bien sûr. Et beaucoup de gens me répondent merci de me l'avoir dit. Ça me paraît la politesse aussi, mais beaucoup de gens ont peur de dire ça. C'est bon. c'est la vie donc avec plaisir un LinkedIn, deux email et avec plaisir pour donner le lien vers mon livre que je suis en train de finaliser avec un designer génial qui va me faire des choses agréables pour accompagner visuellement mes convictions et ce que je peux apporter au monde de meilleur de ce que j'ai
Et quand est-ce que sort ce livre ?
En courant décembre 2022.
Génial. Ça sera le bon moment. André, merci beaucoup.
Merci à toi, Minter, et à bientôt.
Merci de nous avoir écoutés sur Minter Dialogue en français. Vous trouverez tous les liens et références cités lors de cet entretien sur mon site, minterdial.fr. Pour vous inspirer, je vous laisse avec une chanson que j'ai écrite dans ma jeunesse. Un homme convaincu. Au revoir.
I like the feel of a stranger Towed around me Precipitating the danger I feel free Trust in my son And let me show you why I'm a convinced man I set my lines I'm a convinced man Hearing these confines I feel this way In the arms of a woman, I'm a convinced man, into the test, I'm a convinced man. Sous-titrage ST'501
Pour tant de décennies, la news de 5 minutes est vérifiée, véritable, indépendante, non-biassée et essentielle pour la nouvelle monde. Daily
Share
Embed
You may also like
Description
Minter Dial est un Maître du Leadership !!!
Il m'a fait l'honneur de m'interviewer ici.
Bonne écoute !
PS : a@anderdan.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour et bienvenue au show Minter Dialogue, épisode numéro 134. Je suis Minter Dial, votre compère et hôte pour ce podcast, et fier membre du réseau Evergreen Podcasts. Pour plus d'informations et pour explorer les autres podcasts sur ce réseau sélectif, allez visiter leur site evergreenpodcasts.com. Aujourd'hui, j'ai l'honneur et le bonheur d'avoir André Dan avec moi. Il est conférencier, coach, auteur et animateur avec une énergie contagieuse. Sa mission est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser. André est spécialisé dans le leadership, le networking et le digital. Il a écrit le livre 101 questions sur LinkedIn en 2014 et s'apprête à sortir un nouveau livre Améliorer vos relations humaines en réel et en ligne Dans cet entretien avec André, nous discutons de son parcours, l'état du business sur les prochains 18 mois, comment le networking, la présence en ligne notamment sur LinkedIn et son branding personnel doivent évoluer. la place de la raison d'être en business, ainsi que comment rehausser les épaules et regagner de la croyance. Si ce podcast vous a plu, merci de prendre quelques instants pour laisser une revue sur votre service de podcasting préféré. Plongeons alors dans cette nouvelle émission.
Merci.
André Dan, quel plaisir de t'avoir. L'énergie, le sourire. On a été sur scène plusieurs fois.
C'est vrai.
On se suit et on se respecte mutuellement. André, dans tes mots ? Qui est André Dan ?
Un homme ! Excellent ! Engagé ! Évidemment, aujourd'hui, nous ne parlons que de la vie professionnelle, qui est notre sujet, et c'est intéressant que j'ai commencé par le verbe engagé Parce que l'un des mots-clés du Web 2.0, de cette génération qui est montée, c'est véritablement l'engagement. et c'est important je crois pour une personne, quel que soit son niveau d'études ou sa mission dans une entreprise ou freelance, de s'engager, ce que j'appelle, pour donner le meilleur de soi-même.
absolument et alors tu as écrit une mission qui est personnelle qui est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser comment est-ce que tu es arrivé à trouver cette mission ?
Oui, alors sincèrement, cela m'a pris plusieurs semaines pour trouver cela. Je voulais une mission il y a 5-6 ans. J'ai ressenti le besoin de la formuler pour mes 20 prochaines années, véritablement, pour avoir une colonne vertébrale claire, partagée, engageante pour moi. et pour les clients qui me font l'honneur de travailler avec moi. Et c'est vrai qu'aider les hommes et les organisations, c'est quelque chose qui est véritablement dans mon ADN. Aider les organisations, c'est dans ma culture professionnelle. Depuis 35 ans, je travaille beaucoup et j'aime ça. J'aime aider les organisations à être plus successfull. C'est d'ailleurs l'un des éléments pour lesquels je te... je t'apprécie énormément, je te respecte beaucoup, c'est que tu as travaillé au marketing de L'Oréal. Et à l'époque, pour ma part, j'avais commencé ma carrière d'ingénieur analyste chez L'Oréal et je travaillais sous la responsabilité d'un marketeur extraordinaire pour qui j'avais fait un logiciel pour coiffeurs. Et même à l'époque, quand je... Je revois cela 35 ans après. Je me dis qu'en tant que développeur et chef de projet, déjà à l'époque, je voulais que les clients de L'Oréal, les coiffeurs en l'occurrence, puissent se surpasser, c'est-à-dire avoir cette valeur ajoutée. proposés par les autres, les autres personnes, les autres outils qui leur permettaient d'être plus efficaces et épanouies dans leur travail. J'avais beaucoup hésité, sincèrement, entre le verbe. surpasser se surpasser et le verbe se dépasser Et j'ai décidé de choisir surpasser pour aller au-delà, d'une part, de qui on est, chacun, se développer au maximum de ses potentiels et aussi, je ne voulais pas utiliser le verbe dépasser parce que c'était trop dépasser les autres. C'est important qu'il y ait de l'émulation, véritablement, mais je ne crois pas que la vie professionnelle soit un concours dans lequel on doit être meilleur que les autres tout le temps au niveau des résultats, etc. Même si je suis très centré sur les résultats et les éléments concrets en termes de valeur ajoutée.
Ce que j'apprécie en premier temps, André, c'est que tu as passé du temps à réfléchir à chaque mot. Et je pense que c'est très important. Ceci dit, tu l'as fait en deux semaines. Moi, j'ai mis plusieurs années pour faire le mien. Donc, bravo. Et en deux, j'aime beaucoup le fait que tu le places dans, pour moi, un sens humain. et que tu, par ailleurs dans ton projet chez L'Oréal, tu étais centré sur le client. Quel était le bénéfice, la valeur ajoutée, du client ? Alors, juste pour faire un peu plus sur toi, pour que les gens qui ne te connaissent pas te sachent un peu mieux, tu as quand même un parcours atypique, dans le sens où tu as en tout cas deux grands pieds différents, un qui est gauche et l'autre est droite, bien sûr. Non, la France et l'Israël, et tu parles l'anglais et l'espagnol très, très, très bien, je le sais. Comment... Raconte-nous un peu ton parcours et comment tu as fait pour être dans les deux côtés et parler autant de langues.
Avec grand plaisir. Tout d'abord, au niveau de l'espagnol, par exemple, c'est des vacances d'adolescents où c'était obligatoire de parler l'espagnol pour mieux draguer. Et nous savons aussi, par exemple, qu'aux États-Unis, l'espagnol prend une valeur montante et que même les... les candidats politiques, puisque c'est l'un des pays que je regarde beaucoup, les trois grands pays que je regarde beaucoup au niveau de ma culture personnelle, sont la France qui m'a tout donné, qui m'a fait grandir et tout donner au niveau des fondamentaux, Israël qui m'inspire beaucoup et qui m'anime considérablement, je vais en reparler, et les États-Unis où on voit justement l'importance de l'espagnol par exemple, dans la communication même politique. L'anglais est devenu une obligation, évidemment, dans le travail. L'enseignement de l'anglais au XXe siècle n'était pas très bon en France, au lycée, etc. Et là, j'apprends que ce n'est pas beaucoup mieux actuellement. J'espère vraiment qu'en France, on va progresser là-dessus. j'ai ressenti le besoin quand j'ai commencé ma carrière de me payer des cours à la chambre de commerce et d'industrie de paris en business english et ça a fait véritablement la différence dans ma compréhension de l'anglais donc dans ma aussi capacité à évoluer dans des entreprises internationales J'ai eu la chance après L'Oréal de rentrer dans des entreprises américaines de software, notamment Oracle. Tiens, Oracle d'ailleurs, c'était un ami israélien. qui travaillait chez Oracle en Israël. Israël est souvent en avance par rapport à l'Europe continentale sur l'adoption de nouvelles technologies internationales, surtout américaines, dans le software, qui était le cœur de mon métier. Et c'était un ami israélien qui m'avait dit Regarde Oracle, c'est génial, tu vas voir Et je me suis éclaté là-bas. véritablement, j'ai eu la chance en plus d'y être, au moment où ils sont rentrés en bourse. Donc ça m'a permis de gâter ma femme, c'est important, au moins une fois par an. C'est chouette.
Mais il est certain que l'Israël est aussi un pôle important dans tout ce qui est TAC, ils sont très très forts là-dedans.
Yes, absolument. Dans l'innovation internationale, tu sais qu'Israël est surnommée la start-up nation J'étais d'ailleurs à côté d'Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie et qu'il était venu à Tel Aviv voir ce qui se passait et essayer de comprendre. Et il a eu, je crois, l'intelligence de réutiliser. cette idée de la Startup Nation aussi sur la France. Maintenant, l'impact en France est peut-être pour l'instant différent, mais je fais partie des optimistes. Tu m'as franchement posé la question par rapport à Israël, et tu as raison. Il s'avère que dans ma jeunesse, et ça a aussi changé ma vie, L'un des points qui nous relie aussi, c'est la passion sur le leadership. Et dans mon adolescence, j'étais chez les scouts juifs. D'où aussi cette dimension d'éducateur et cette dimension de relation avec Israël. J'ai passé beaucoup de temps en Israël et même, ce que je ne dis pas toujours, il y a un accord de partenariat entre la France et Israël et j'ai décidé de faire l'armée en Israël et d'être réserviste en Israël et en France. Donc j'avais fait un choix important qui m'a permis de... comprendre l'hébreu, comprendre la mentalité israélienne, qui est évidemment différente, celle d'un État neuf, où tout est à faire, en comparaison avec la France, qui est un État assez vieux, où tout est encore à faire, mais il faut y croire, et c'est intéressant parce que, aux États-Unis, donc si je reste sur mes trois pays qui me passionnent, et pour lesquels j'ai une culture... assez large, les États-Unis, c'est entre les deux. C'est quand même une nation jeune de deux grands siècles, presque trois maintenant, et c'est entre les deux, entre cette nation française qui a des racines extraordinaires, mais qui ne les montre pas assez, qui n'en est pas assez fière, je crois. Cette nation... américaines, très distendues, et Israël qui continue à se bâtir tous les jours. Et les Israéliens, j'ai en l'occurrence aussi un petit frère qui habite depuis 30 ans en Israël. actuellement j'ai aussi un pied-à-terre avec un fils à Jérusalem d'accord et mon frère qui est à côté de Tel Aviv me dit souvent ici c'est le Moyen-Orient tout est permis on est libre un sentiment de liberté incroyable en Israël où il y a une diversité j'avais un enseignant en psychologie et à Jérusalem, qui nous disait qu'Israël était un laboratoire humain considérable, puisque dans le judaïsme, on parle de la réunion après la dispersion, et c'est sûr qu'un juif éthiopien, un juif américain, un juif russe, sont complètement différents dans leur nature aujourd'hui, et pourtant, il y a une dimension, qui est mise en avant, le fait d'être juif, et de vouloir vivre dans un pays, pas facile bien sûr, mais où chacun est véritablement libre, ça ne veut pas dire que c'est parfait, et peut se développer. Cette idée de start-up nation, d'ailleurs mon fils qui habite là-bas a 28 ans, il fait encore des études d'ingénieur, il en est très content, et je suis sûr qu'il va créer une ou plusieurs startups dans sa vie, c'est certain, c'est sur la voie, il a de l'imagination, il a un réseau que je le pousse à développer pour le rendre plus fort autour de lui, et c'est passionnant, et pour ma part en tant que né français et ayant acquis la nationalité israélienne à l'âge de 19 ans, quand j'étais… volontaire dans l'armée en Israël avant de revenir en France, et bien cette double culture m'aide considérablement à mieux comprendre le monde et à mieux faire des choix pour moi et dans l'aide aussi à mes clients.
Israël est un pays fascinant. Je l'ai visité, j'ai ma marraine qui habite à Nasrat, j'ai plusieurs amis évidemment qui y vivent et j'ai aussi beaucoup collaboré avec Aviat Goz. qui pente pour moi une inspiration. Et j'ai envie de dire aussi quand même que l'Israël, on n'est pas uni forcément autour de la religion judaïque, parce qu'il y a quand même les drouses, les chrétiens, les chrétiens, il y a beaucoup de choix là-dedans. Alors, voulant revenir un peu sur ce que tu fais, tu es aussi, donc on n'a pas tant parlé de ça, mais... Tu es conférencier, animateur, consultant. Avec tes clients, tu m'en as parlé un peu tout à l'heure, mais avec tes clients, en regardant les 18 mois à venir, comment tu évalues le business ? Qu'est-ce que tu sens ? Ils ont besoin, ils cherchent. Quelles sont leurs préoccupations ? Car aujourd'hui, c'est un monde qui change.
Oh oui, et qui va continuer à changer. Nous sommes rentrés dans le vu-cas à tous les niveaux, véritablement, volatiles, incertains. Donc le vu-cas, je crois que c'est un choc qui est tombé sur la tête de tout le monde au moment du corona. et on n'est pas guéri, et on ne sera pas guéri de ça. Ça veut dire que toutes ces incertitudes sur l'avenir… vont augmenter le stress. Donc dans ma mission, je ne mets pas obligatoirement cette idée de réduire le stress, mais de, malgré le stress, avoir cette lucidité sur ce que mes clients peuvent faire malgré cette nouvelle situation pour laquelle ils n'ont pas été bien préparés. Alors peut-être que grâce à ma culture, c'est plus facile d'intégrer cela et d'identifier potentiellement des signaux faibles qui permettent de se raccrocher à des certitudes quand même, de renforcer les tripes. la tête, le cœur et les tripes qui sont importants. Et nous savons que là où ça craque souvent, c'est au niveau des tripes parce qu'on n'y croit plus. Et il y a trop de gens qui baissent les bras. Donc je suis presque devenu, de par mes expertises sur le leadership, le management, le digital, l'innovation, j'ai fait venir 800 Européens en Israël pour découvrir déjà ce qui se passe là-bas. Et bien grâce à cela, mon focus avec mes clients, c'est de mieux gérer. leur stress. Pas de le réduire obligatoirement, parce qu'ils en auront toujours beaucoup, mais mieux gérer et avec lucidité identifier toujours les voies de progrès.
Dans le stress, André, ce qu'on dit souvent, enfin il y a le bon stress et le mauvais stress, mais imaginons qu'on est sur le mauvais stress, on est aussi mené par la peur. Et puis tu as mentionné aussi cette idée de baisser les bras ou ne plus y croire. Alors, par rapport à la peur, comment faire ? Et puis, pour ce qui est de la croyance, comment insérer ?
La peur fait partie des caractéristiques de l'homme dans sa relation. Nous nous souvenons à quel point Jean-Paul II avait changé la géopolitique en disant n'ayez pas peur
Mais dire à quelqu'un qu'on n'a pas peur, c'est comme dire à un enfant ne sois pas malheureux c'est pas ça qui va amener le bonheur et le problème j'ai envie de dire c'est presque je ne reconnais pas je beaucoup de patrons à mon sens oui pense qu'ils n'ont pas peur moi je suis au dessus de tout ça intellectuellement je comprends peur mais non moi jamais oui
Alors, dans mon coaching, j'arrive à aider même des top managers à exprimer leurs angoisses, sinon leurs peurs. À mon avis, c'est quelque chose qu'il faut savoir affronter. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il faut se créer des outils pour affronter ces peurs de l'incertitude, des problèmes de notre monde, des problèmes de l'avenir, pour que nos forces soient les meilleures aujourd'hui. Le moment de l'action, c'est aujourd'hui, ce n'est pas demain et ce n'est plus hier. Donc, je leur propose une philosophie de l'action. à tous les niveaux, dans mes conférences, beaucoup dans mes coachings plus individuels et plus personnels, avec des éléments aussi confidentiels partagés par rapport à des situations. Donc dans la philosophie de l'action que je leur propose, véritablement je crois qu'ils peuvent plus facilement gérer leurs peurs, les affronter.
À partir du moment où on les reconnaît, on peut en faire quelque chose.
Oui, incontestablement. C'était Albert Camus qui disait qu'il fallait nommer les choses. Et cette reconnaissance des difficultés en général donne plus d'intelligence sur la capacité à les résoudre le mieux possible et à prendre des décisions.
Je veux revenir sur l'histoire de croyance, mais j'ai envie de poursuivre la ligne de conversation ici en me disant, ça fait un peu l'objet de mon livre actuel, c'est que les gens aujourd'hui ont peur de choses comme la mort. la douleur, l'imperfection, des choses qui me laissent penser que je ne vais pas de l'avant. Car si je ne montre pas une image parfaite sur Instagram ou je ne dis pas exactement ce qu'il faut devant la caméra, c'est mal compris et donc ce n'est pas bien.
C'est ça. En fait, je pense ici qu'il faut accepter ces imperfections. Nobody is perfect.
On est d'accord.
Voilà, et c'est important, je crois, deux choses, d'être fier de ce que l'on fait bien. dans sa vie professionnelle et sa vie personnelle.
Et de le savoir accepter sans être surhumble, en disant je sais que je sais faire ça, j'ai de la confiance là-dedans
Absolument, être fier quand j'accompagne beaucoup de… L'une des choses que je vends le plus aujourd'hui depuis quelques années, ça continue maintenant, c'est le travail sur l'image et la communication dans LinkedIn. Et par exemple, l'une des choses les plus importantes que je partage avec mes clients, c'est dans l'aspect personal branding, l'idée de l'image professionnelle, être fier de l'image que l'on donne aux autres. Et évidemment, on ne donne jamais tout, et il ne faut pas tout donner. Il faut donner ce que l'on veut que les autres sachent. Donc être fier de ce que l'on fait de bien. Et ça se sent aussi dans la communication après. Et ensuite, je crois, affronter les challenges avec les outils dont on dispose, que l'on peut renforcer sur tel ou tel. Je parle des outils psychologiques, des outils relationnels, des outils numériques, qui aident incontestablement à mieux faire son travail, à mieux communiquer. et sentir dans cette partie-là le fait d'avancer, de trouver des choses originales, de développer son réseau avec des gens de valeur et leur dire quand on les apprécie, ce qui n'est pas dans la culture française a priori.
Non, non, non. Alors, pour continuer... Tu parles beaucoup de ton travail sur LinkedIn et je trouve que c'est très important. On parle de personal branding, on parle de parler avec confiance de ce qu'on sait faire. Quid de l'authenticité, André ? Je suis le meilleur moi, mais est-ce que quand je me présente le meilleur du tout, ou je suis très bon dans ceci, sauf que je ne l'ai fait que deux fois, enfin, il y a beaucoup de ça aussi.
il y a quelques décalages qui peuvent arriver mais intéressant quand tu as commencé à dire je suis le meilleur d'eux je voulais presque te dire je suis le meilleur de moi-même et moi-même je suis à votre disposition monsieur le client ou monsieur le manager ou madame ou madame évidemment attention tu as quand même pas raison bien sûr je suis le meilleur de moi-même par rapport à mes potentiels, etc., pour vous apporter le plus de valeur possible. Là où tu as raison, c'est qu'il y a parfois des gens qui débordent et qui se croient capables de faire des choses sans expérience véritable. Tiens, encore, il y a deux, trois mois, une jeune femme qui ne me connaissait pas, qui devait avoir autour de 25 ans, m'a gentiment et avec beaucoup de sensibilité demandé sur LinkedIn. Elle m'a dit, puisque vous êtes coach avec de l'expérience, j'ai 65 ans pour l'instant, et chaque jour ça augmente, et j'en suis heureux, elle m'a dit, est-ce que vous pensez qu'à mon âge, je pourrais être coach ? D'accord ? Et je lui ai dit quelque chose avec un petit peu plus de délicatesse, surtout pas, continue à apprendre, continue à lire, continue à travailler pour grandir, pour comprendre ce qu'est la vie professionnelle, pour que quand tu mettras en œuvre des compétences, on parle d'écoute active, de conseils pertinents, d'aider les autres à surmonter des problèmes, eh bien, quand tu le feras, parce qu'elle avait les gènes pour le faire, c'était clair, eh bien, tu ne seras que meilleur. Mais surtout pas être coach à 25 ans, ça me paraît incongru. Il faut savoir à chaque étape de la vie ce que l'on peut faire avec authenticité, avec vérité, avec sincérité. Et je crois que ça se sent. Ça se sent dans les communications.
Et l'expérience par ailleurs, ça se sent aussi.
Incontestablement. Incontestablement, oui.
Alors, pour revenir à ma deuxième question, qui est la croyance. J'y crois plus, je baisse les bras. Alors, comment est-ce que tu articules ou amènes tes clients, coachs, équipes, etc. à recroire ? Parce qu'en France, on a dû faire une loi sur l'imposition d'une raison d'être.
C'est ça, la loi Pacte, si tu as raison.
C'est ça, et toujours ça, ça me fait rire, quand il faut légaliser ce genre de choses, mais parle-nous de, si quelqu'un a baissé les bras, qui écoute, ou se sent un peu pas en connexion avec ce qu'il ou elle fait, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour regagner de la confiance, de la croyance ?
Écoute, j'ai cette problématique dans pas mal d'accompagnements que je réalise dans des équipes et dans des personnes, et dans des équipes souvent des réseaux professionnels. J'ai en tête un réseau de femmes d'affaires où mon amie et cliente qui s'appelle Emmanuelle Gagliardi a décidé de… d'aider des femmes cadres de BNP, Total, Sanofi, etc., en convainquant les RH des entreprises à faire monter les femmes. Et toute petite parenthèse, quand il y avait une incitation à augmenter le nombre de femmes dans les conseils d'administration, ça n'avait pas marché en France, et il a fallu une loi pour que ça commence à marcher. Là aussi, la France est un pays qui attend.
Mais là, pour le coup, j'ai envie de dire que dans l'absence... de preuve d'efficacité ou de succès par ailleurs, tomber sur une loi me paraît peut-être le moins mal. En fait, ça fait bouger les esprits. Tandis que la raison d'être, c'est notre existence, et c'est existentiel comme sujet, de mettre des femmes, l'équité, la diversité, etc. dans une entreprise, en fait, c'est un état d'esprit. mais la loi permet d'amorcer le sujet peut-être c'est là-dessus aussi pour la raison d'être mais le ou la, j'en sais rien mais en tout cas la mérite de le monter dans un besoin suprême qui est d'avoir une parité enfin en tout cas équité parce qu'en fait parité je trouve ça c'est pas la bonne cible mais l'équité qui fait bien et qui permet à ne pas avoir des distorsions de paix, etc., de traitement dans l'entreprise. Je ferme la parenthèse et je te le remets.
Merci. Donc, mon ami et cliente Emmanuelle Gagliardi dit, pour les femmes, je vous propose un programme et je suis l'un des coachs qui aide dans ce programme pour briser le plafond de verre. Ça veut dire que, quelque part, par rapport à ta question très pertinente sur l'état actuel au moins des cadres et dirigeants, sur le fait de croire, eh bien, il faut presque être dans une posture de briser un existant plutôt que d'essayer d'évoluer gentiment. Donc, c'est presque... Tiens, on le dit aussi dans la culture des start-up, et les Israéliens sont parmi les meilleurs, je crois, pour cela. Il faut... changer les paradigmes, les ruptures technologiques, les ruptures de business model. Donc on est dans un monde, je crois, qui exige... cela, de casser des règles du passé, et qui le permet aussi pour les gens qui ont un certain courage, qui leur permet de le faire. Je suis un optimiste convaincu pour les gens qui comprennent une situation, qui veulent la changer. Je pense qu'ils le peuvent toujours. au moins à leur niveau, et s'ils y arrivent à leur niveau d'abord, moi d'abord, et je suis en phase avec la thèse de ton livre, You Lead, c'est d'abord moi avant les autres, même dans la Bible on dit, tu aimeras. ton prochain comme toi-même, ça veut dire qu'il faut d'abord que tu t'aimes pour aimer les autres, sans égocentrisme, évidemment.
On pense toujours que ça, ça veut dire c'est tout sur moi.
Mais non, c'est parce que je suis fort que je renforce les autres. Si je suis faible, je ne peux rien apporter aux autres. J'adore ta thèse, que tu traites mieux que moi. Et donc, même... Ces personnes-là, hommes ou femmes, dans l'entreprise, qui peuvent se sentir réduites à être seulement un pion dans un organigramme, justement, peuvent, doivent aussi, à mon avis, et peuvent se surpasser pour être mieux avec eux-mêmes. et je crois beaucoup, encore une fois, à la démarche réseau, c'est l'une de mes plus grandes expertises, parce que le fait aussi d'avoir le courage d'échanger cela avec d'autres personnes qui sont passées par là, qui ont trouvé des solutions pour elles, qui ne sont pas obligatoirement duplicables, mais qui peuvent inspirer, eh bien cette démarche réseau de partage me paraît fondamentale. pour que chacun soit convaincu qu'il peut avoir encore une bonne place dans le monde, dans la société et dans sa vie professionnelle. Malgré des signes difficiles parfois.
tu fais quelque chose, ça t'amène de l'activation, tu commences à faire. Quand tu écris quelque chose comme ta mission, sur papier, ça structure, ça formalise. Je voudrais te demander sur le networking, et plus particulièrement sur LinkedIn, mais ça peut être sur les autres réseaux. Combien ça a changé depuis que tu as écrit ton livre en 2014, 100 et 1, questions sur LinkedIn Combien le networking a changé ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour faire du bon networking d'en avant ?
Oui, oui. Écoute, je suis convaincu, alors là c'est vrai que j'étais parmi les pionniers, j'ai essayé de te suivre à l'époque, ce n'était pas toujours facile. Tu suis fidèle. J'apprécie énormément d'intervenir avec toi, d'être écouté. Je crois que la maturité a augmenté. Il y a d'une part une meilleure maturité. Et d'autre part, les gens sont un peu plus perdus. What to do next ? Qu'est-ce que, considérant cette maturité, donc cette prise de conscience, que je dois améliorer encore ma communication, l'image de moi et la qualité de ma communication ? Voilà. très souvent, je forme des gens sur la communication sur LinkedIn. J'avoue que je me suis beaucoup spécialisé là-dessus. Et encore un entrepreneur que j'ai formé dans les six derniers mois, régulièrement, m'envoie des messages en me disant Je voudrais mettre tel poste, qu'est-ce que tu en penses ? Et je lui dis Roger, premièrement, il faut le mettre le poste, sinon tu ne peux pas progresser et tu ne peux pas faire savoir. Voilà. Et d'autre part, ce n'est pas grave s'il n'est pas parfait, le poste. Il vaut mieux pas parfait que pas du tout. On est d'accord. Voilà, dans ce monde où on est overloaded, en français, il y a un mot, infobésité. L'information est considérable avec Internet, et je crois que c'est une chance pour l'humanité, véritablement, Internet. on avait la vision, nous les pionniers, que ça allait apporter au monde, éclairer le monde et l'ensemble de ses habitants. Et on se rend compte que parfois, il y a quelques biais négatifs qui font que beaucoup de gens sont perdus et ne savent plus où aller. D'où l'importance montante du coaching. Je crois énormément à cela et je suis passionné par les missions de coaching que me donnent soit les entreprises, soit les personnes à titre personnel par rapport à leur vie professionnelle. mon expertise, j'ai de plus en plus de personnes qui travaillent dans des entreprises et qui ressentent le besoin de ne pas passer par les RH pour ne pas montrer une faiblesse chez eux et d'être plus forts même s'ils ne veulent pas changer de job.
J'ai entendu... quelquefois dans ce que tu as dit, qu'il s'agit de, le mot que je vais employer est un peu fort, cantonner sur sa mission, ce qu'on pense, ce qu'on poste en tout cas, sur l'aspect professionnel. Oui. Où y a-t-il de la place pour tout ce qui est personnel dans cette posture sur LinkedIn ou ailleurs en tant que leader ?
Oui.
Alors, je fais partie de ceux qui pensent qu'il ne faut pas, sur LinkedIn, mettre des aspects personnels. Dans mon travail de coaching, je démarre quasiment toujours mes séances de coaching par les aspects personnels. J'ai une très bonne cliente que j'ai régulièrement le dimanche soir quand elle prépare sa semaine et qu'elle veut être la plus motivée et avec le plus d'idées possibles par rapport à… au challenge qu'elle a, et voilà, au moins dix minutes, elle me pose... Ah tiens, maintenant, elle ose me poser des questions sur ma vie personnelle, ce qui est appréciable pour moi, parce qu'au début, c'était dans un seul sens, c'est moi qui lui posais des questions, son mari, ses enfants, son mari travaille chez Orange, il a des problématiques, mais il ne les partage pas avec elle, enfin, bon, c'est très... Je crois qu'il ne faut pas éviter cette discussion et que ça donne plus de valeur à notre travail professionnel. Là où je me cantonne en effet dans la vie professionnelle, c'est que je sais que de par mon expertise, là où j'apporte le plus de valeur, c'est pour le développement de la vie professionnelle, le fait de réussir des challenges professionnels. Je ne saurais pas, tu sais qu'il y a aussi un grand mouvement de life coaching, je ne me sens pas capable et je n'ai pas la volonté, peut-être pour l'instant, d'aller dans ce domaine. Mais l'aspect personnel est… est essentiel. Il explique beaucoup de choses sur la culture de la personne, sur ses capacités à évoluer. Par exemple, ma cliente de dimanche soir, je l'ai coachée pour aller faire une conférence à Montréal et on a préparé avant, on a discuté un peu pendant et on a fait le bilan hier. Et incontestablement, on a eu des questions elle aurait même envie d'aller s'installer à Montréal. Et quelque part dans mon travail avec elle, je lui dis que si tu en as envie, pourquoi pas ? Alors elle me dit, mon mari ne voudra pas. Mais bon, pourquoi pas ? C'est important, avant de prendre des décisions, de comprendre quelles sont les alternatives devant nous. devant moi et devant les gens qui me sont proches, étudier les alternatives avant de prendre une décision est un travail énorme que les coachs sont capables d'aider les gens à prendre, parce que trop souvent, avec la pression, des gens veulent prendre des décisions sans vraiment réfléchir aux alternatives possibles et à ce qu'on appelle en français les tenants et aboutissants. des décisions à prendre voilà c'est important de mettre aussi la vie personnelle dans les décisions importantes c'est certain,
d'abord je ne peux qu'encourager cette femme à explorer Montréal j'ai adoré mes j'y ai vécu là-bas et l'autre chose c'est l'étonnant et aboutissant c'est aussi de regarder ce qui m'empêche de le faire. C'est-à-dire, est-ce que je suis, par exemple, prêt à payer le prix pour y aller ? par exemple peut-être il faut savoir qu'il fait un peu froid l'hiver est-ce que ça me plaît parce qu'il faudrait qu'elle passe du temps dans le mois de janvier et février et ils ont passé 5 mois dans le noir est-ce qu'elle est prête à payer le prix que peut-être elle n'aura pas tout ce qu'elle a chez elle en France ou elle qu'elle soit ou bien est-ce qu'elle est prête à payer le prix que son salaire pourrait ne pas être aussi bon ou celui de son mari en l'occurrence tout ça est compliqué. Mais alors, tu as parlé de la maturité des gens. Maintenant qu'on est tous au courant de ce que c'est LinkedIn, il n'y a plus besoin de l'expliquer. Qu'est-ce que ça amène ? Qu'est-ce que ça entraîne en termes de conseils pour quelqu'un qui est sur LinkedIn aujourd'hui pour faire face à cette maturité ?
Il faut savoir ici gérer son image. et savoir révéler des choses sur soi et sur ses activités. Très souvent, quand je forme et que je coach des gens là-dessus, je leur dis, montre que tu bosses ! Il y en a plein qui travaillent beaucoup. Il ne faut pas tout montrer, mais au moins montrer quand tu fais des choses qui contribuent à développer à réaliser ta mission professionnelle, que tu sois employé, cadre dans une entreprise, ou entrepreneur, ou freelance. Là où j'ai le plus de difficultés, je t'avoue, Minter, avec la culture française, je crois que la culture française à ce niveau-là est la plus difficile à surpasser, mais j'y arrive parfois, pas toujours, j'avoue. c'est quand je dis aux gens montre des photos où on te voit sur LinkedIn et beaucoup de très bons clients intelligents, cultivés, français me disent non jamais et entre nous c'est pas seulement des femmes qui sont plus ou moins coquettes qui ne veulent pas se montrer si elles ne sont pas vraiment parfaites c'est aussi des hommes qui ont un problème avec l'image d'eux-mêmes. Alors que moi je sais que je ne suis pas beau, que mes photos ne sont pas belles, mais je montre que je brosse pour montrer que je suis un homme d'action et je peux aider des gens à devenir des femmes et hommes d'action plus efficaces et plus heureuses à la fin. Quels que soient les gains financiers qui peuvent être obtenus.
il me semble tu as raison qu'il y a beaucoup de gens qui ne disent rien qui regardent parfois ils ne regardent même pas et puis il y a l'entre deux c'est je reposte ce que les autres ont dit puis après il y a je mets ce que je fais et qui suis-je moi et ça c'est on va dire l'accélérateur l'étape je suis d'accord, est-ce qu'on est d'accord pour dire c'est l'étape plus forte si on est là-dessus.
Ça veut dire que je m'assume et je considère que j'ai de la valeur. pas obligatoirement apprécié par tout le monde. On ne peut pas être aimé par tout le monde. Ce serait idiot de le vouloir. Mais j'ai de la valeur, je la montre. Et ainsi, je peux plus facilement convaincre mes clients existants de continuer avec moi. Tu vois, j'interviens énormément sur le sujet du social selling. qui est particulièrement important dans LinkedIn. Et mes clients sont souvent surpris que je commence leur travail et leur réflexion par la fidélisation des clients actuels avant le travail de prospection dont tout le monde parle. On peut inviter qui on veut sur LinkedIn, etc. Mais avant d'inviter qui on veut, qui peuvent devenir potentiellement des clients, bien sûr, il faut d'abord renforcer ce que l'on fait avec nos clients existants qui aussi, d'une certaine façon, par leur réaction, nous renforcent, renforcent notre image et aident de nouveaux clients à nous faire confiance.
J'adore. Bon, André ? j'apprécie je t'apprécie j'adore ton énergie toujours souriant comment est-ce que quelqu'un qui écoute peut chercher à suivre ce que tu fais lire ce que tu as écrit et voir ton visage et ou acheter ton livre ce que tu veux merci merci je
vais je vais en sortir un bientôt qui a qui a pour titre alors pour l'instant ebook qui a qui a pour titre ebook les relations, améliorer vos relations humaines en réel et en ligne. Donc, deux choses. Un, n'importe qui peut m'inviter sur LinkedIn et considérant Marc Granovetter, j'accepte toutes les invitations. Tu te souviens de la théorie des liens faibles, qui est cette théorie qui nous permet justement d'avoir de nouvelles perspectives. Donc, j'accepte toutes les invitations véritablement sur LinkedIn. Donc, welcome ! si tu m'invites sur LinkedIn, toi qui écoutes, je t'accepterai. Et deuxièmement, j'ai décidé, et je le dis d'ailleurs, que je réponds à tous les e-mails que je reçois et tous les messages sur LinkedIn. Des fois, je réponds en disant non merci. Bien sûr. Et beaucoup de gens me répondent merci de me l'avoir dit. Ça me paraît la politesse aussi, mais beaucoup de gens ont peur de dire ça. C'est bon. c'est la vie donc avec plaisir un LinkedIn, deux email et avec plaisir pour donner le lien vers mon livre que je suis en train de finaliser avec un designer génial qui va me faire des choses agréables pour accompagner visuellement mes convictions et ce que je peux apporter au monde de meilleur de ce que j'ai
Et quand est-ce que sort ce livre ?
En courant décembre 2022.
Génial. Ça sera le bon moment. André, merci beaucoup.
Merci à toi, Minter, et à bientôt.
Merci de nous avoir écoutés sur Minter Dialogue en français. Vous trouverez tous les liens et références cités lors de cet entretien sur mon site, minterdial.fr. Pour vous inspirer, je vous laisse avec une chanson que j'ai écrite dans ma jeunesse. Un homme convaincu. Au revoir.
I like the feel of a stranger Towed around me Precipitating the danger I feel free Trust in my son And let me show you why I'm a convinced man I set my lines I'm a convinced man Hearing these confines I feel this way In the arms of a woman, I'm a convinced man, into the test, I'm a convinced man. Sous-titrage ST'501
Pour tant de décennies, la news de 5 minutes est vérifiée, véritable, indépendante, non-biassée et essentielle pour la nouvelle monde. Daily
Description
Minter Dial est un Maître du Leadership !!!
Il m'a fait l'honneur de m'interviewer ici.
Bonne écoute !
PS : a@anderdan.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour et bienvenue au show Minter Dialogue, épisode numéro 134. Je suis Minter Dial, votre compère et hôte pour ce podcast, et fier membre du réseau Evergreen Podcasts. Pour plus d'informations et pour explorer les autres podcasts sur ce réseau sélectif, allez visiter leur site evergreenpodcasts.com. Aujourd'hui, j'ai l'honneur et le bonheur d'avoir André Dan avec moi. Il est conférencier, coach, auteur et animateur avec une énergie contagieuse. Sa mission est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser. André est spécialisé dans le leadership, le networking et le digital. Il a écrit le livre 101 questions sur LinkedIn en 2014 et s'apprête à sortir un nouveau livre Améliorer vos relations humaines en réel et en ligne Dans cet entretien avec André, nous discutons de son parcours, l'état du business sur les prochains 18 mois, comment le networking, la présence en ligne notamment sur LinkedIn et son branding personnel doivent évoluer. la place de la raison d'être en business, ainsi que comment rehausser les épaules et regagner de la croyance. Si ce podcast vous a plu, merci de prendre quelques instants pour laisser une revue sur votre service de podcasting préféré. Plongeons alors dans cette nouvelle émission.
Merci.
André Dan, quel plaisir de t'avoir. L'énergie, le sourire. On a été sur scène plusieurs fois.
C'est vrai.
On se suit et on se respecte mutuellement. André, dans tes mots ? Qui est André Dan ?
Un homme ! Excellent ! Engagé ! Évidemment, aujourd'hui, nous ne parlons que de la vie professionnelle, qui est notre sujet, et c'est intéressant que j'ai commencé par le verbe engagé Parce que l'un des mots-clés du Web 2.0, de cette génération qui est montée, c'est véritablement l'engagement. et c'est important je crois pour une personne, quel que soit son niveau d'études ou sa mission dans une entreprise ou freelance, de s'engager, ce que j'appelle, pour donner le meilleur de soi-même.
absolument et alors tu as écrit une mission qui est personnelle qui est d'aider les personnes et les organisations à se surpasser comment est-ce que tu es arrivé à trouver cette mission ?
Oui, alors sincèrement, cela m'a pris plusieurs semaines pour trouver cela. Je voulais une mission il y a 5-6 ans. J'ai ressenti le besoin de la formuler pour mes 20 prochaines années, véritablement, pour avoir une colonne vertébrale claire, partagée, engageante pour moi. et pour les clients qui me font l'honneur de travailler avec moi. Et c'est vrai qu'aider les hommes et les organisations, c'est quelque chose qui est véritablement dans mon ADN. Aider les organisations, c'est dans ma culture professionnelle. Depuis 35 ans, je travaille beaucoup et j'aime ça. J'aime aider les organisations à être plus successfull. C'est d'ailleurs l'un des éléments pour lesquels je te... je t'apprécie énormément, je te respecte beaucoup, c'est que tu as travaillé au marketing de L'Oréal. Et à l'époque, pour ma part, j'avais commencé ma carrière d'ingénieur analyste chez L'Oréal et je travaillais sous la responsabilité d'un marketeur extraordinaire pour qui j'avais fait un logiciel pour coiffeurs. Et même à l'époque, quand je... Je revois cela 35 ans après. Je me dis qu'en tant que développeur et chef de projet, déjà à l'époque, je voulais que les clients de L'Oréal, les coiffeurs en l'occurrence, puissent se surpasser, c'est-à-dire avoir cette valeur ajoutée. proposés par les autres, les autres personnes, les autres outils qui leur permettaient d'être plus efficaces et épanouies dans leur travail. J'avais beaucoup hésité, sincèrement, entre le verbe. surpasser se surpasser et le verbe se dépasser Et j'ai décidé de choisir surpasser pour aller au-delà, d'une part, de qui on est, chacun, se développer au maximum de ses potentiels et aussi, je ne voulais pas utiliser le verbe dépasser parce que c'était trop dépasser les autres. C'est important qu'il y ait de l'émulation, véritablement, mais je ne crois pas que la vie professionnelle soit un concours dans lequel on doit être meilleur que les autres tout le temps au niveau des résultats, etc. Même si je suis très centré sur les résultats et les éléments concrets en termes de valeur ajoutée.
Ce que j'apprécie en premier temps, André, c'est que tu as passé du temps à réfléchir à chaque mot. Et je pense que c'est très important. Ceci dit, tu l'as fait en deux semaines. Moi, j'ai mis plusieurs années pour faire le mien. Donc, bravo. Et en deux, j'aime beaucoup le fait que tu le places dans, pour moi, un sens humain. et que tu, par ailleurs dans ton projet chez L'Oréal, tu étais centré sur le client. Quel était le bénéfice, la valeur ajoutée, du client ? Alors, juste pour faire un peu plus sur toi, pour que les gens qui ne te connaissent pas te sachent un peu mieux, tu as quand même un parcours atypique, dans le sens où tu as en tout cas deux grands pieds différents, un qui est gauche et l'autre est droite, bien sûr. Non, la France et l'Israël, et tu parles l'anglais et l'espagnol très, très, très bien, je le sais. Comment... Raconte-nous un peu ton parcours et comment tu as fait pour être dans les deux côtés et parler autant de langues.
Avec grand plaisir. Tout d'abord, au niveau de l'espagnol, par exemple, c'est des vacances d'adolescents où c'était obligatoire de parler l'espagnol pour mieux draguer. Et nous savons aussi, par exemple, qu'aux États-Unis, l'espagnol prend une valeur montante et que même les... les candidats politiques, puisque c'est l'un des pays que je regarde beaucoup, les trois grands pays que je regarde beaucoup au niveau de ma culture personnelle, sont la France qui m'a tout donné, qui m'a fait grandir et tout donner au niveau des fondamentaux, Israël qui m'inspire beaucoup et qui m'anime considérablement, je vais en reparler, et les États-Unis où on voit justement l'importance de l'espagnol par exemple, dans la communication même politique. L'anglais est devenu une obligation, évidemment, dans le travail. L'enseignement de l'anglais au XXe siècle n'était pas très bon en France, au lycée, etc. Et là, j'apprends que ce n'est pas beaucoup mieux actuellement. J'espère vraiment qu'en France, on va progresser là-dessus. j'ai ressenti le besoin quand j'ai commencé ma carrière de me payer des cours à la chambre de commerce et d'industrie de paris en business english et ça a fait véritablement la différence dans ma compréhension de l'anglais donc dans ma aussi capacité à évoluer dans des entreprises internationales J'ai eu la chance après L'Oréal de rentrer dans des entreprises américaines de software, notamment Oracle. Tiens, Oracle d'ailleurs, c'était un ami israélien. qui travaillait chez Oracle en Israël. Israël est souvent en avance par rapport à l'Europe continentale sur l'adoption de nouvelles technologies internationales, surtout américaines, dans le software, qui était le cœur de mon métier. Et c'était un ami israélien qui m'avait dit Regarde Oracle, c'est génial, tu vas voir Et je me suis éclaté là-bas. véritablement, j'ai eu la chance en plus d'y être, au moment où ils sont rentrés en bourse. Donc ça m'a permis de gâter ma femme, c'est important, au moins une fois par an. C'est chouette.
Mais il est certain que l'Israël est aussi un pôle important dans tout ce qui est TAC, ils sont très très forts là-dedans.
Yes, absolument. Dans l'innovation internationale, tu sais qu'Israël est surnommée la start-up nation J'étais d'ailleurs à côté d'Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie et qu'il était venu à Tel Aviv voir ce qui se passait et essayer de comprendre. Et il a eu, je crois, l'intelligence de réutiliser. cette idée de la Startup Nation aussi sur la France. Maintenant, l'impact en France est peut-être pour l'instant différent, mais je fais partie des optimistes. Tu m'as franchement posé la question par rapport à Israël, et tu as raison. Il s'avère que dans ma jeunesse, et ça a aussi changé ma vie, L'un des points qui nous relie aussi, c'est la passion sur le leadership. Et dans mon adolescence, j'étais chez les scouts juifs. D'où aussi cette dimension d'éducateur et cette dimension de relation avec Israël. J'ai passé beaucoup de temps en Israël et même, ce que je ne dis pas toujours, il y a un accord de partenariat entre la France et Israël et j'ai décidé de faire l'armée en Israël et d'être réserviste en Israël et en France. Donc j'avais fait un choix important qui m'a permis de... comprendre l'hébreu, comprendre la mentalité israélienne, qui est évidemment différente, celle d'un État neuf, où tout est à faire, en comparaison avec la France, qui est un État assez vieux, où tout est encore à faire, mais il faut y croire, et c'est intéressant parce que, aux États-Unis, donc si je reste sur mes trois pays qui me passionnent, et pour lesquels j'ai une culture... assez large, les États-Unis, c'est entre les deux. C'est quand même une nation jeune de deux grands siècles, presque trois maintenant, et c'est entre les deux, entre cette nation française qui a des racines extraordinaires, mais qui ne les montre pas assez, qui n'en est pas assez fière, je crois. Cette nation... américaines, très distendues, et Israël qui continue à se bâtir tous les jours. Et les Israéliens, j'ai en l'occurrence aussi un petit frère qui habite depuis 30 ans en Israël. actuellement j'ai aussi un pied-à-terre avec un fils à Jérusalem d'accord et mon frère qui est à côté de Tel Aviv me dit souvent ici c'est le Moyen-Orient tout est permis on est libre un sentiment de liberté incroyable en Israël où il y a une diversité j'avais un enseignant en psychologie et à Jérusalem, qui nous disait qu'Israël était un laboratoire humain considérable, puisque dans le judaïsme, on parle de la réunion après la dispersion, et c'est sûr qu'un juif éthiopien, un juif américain, un juif russe, sont complètement différents dans leur nature aujourd'hui, et pourtant, il y a une dimension, qui est mise en avant, le fait d'être juif, et de vouloir vivre dans un pays, pas facile bien sûr, mais où chacun est véritablement libre, ça ne veut pas dire que c'est parfait, et peut se développer. Cette idée de start-up nation, d'ailleurs mon fils qui habite là-bas a 28 ans, il fait encore des études d'ingénieur, il en est très content, et je suis sûr qu'il va créer une ou plusieurs startups dans sa vie, c'est certain, c'est sur la voie, il a de l'imagination, il a un réseau que je le pousse à développer pour le rendre plus fort autour de lui, et c'est passionnant, et pour ma part en tant que né français et ayant acquis la nationalité israélienne à l'âge de 19 ans, quand j'étais… volontaire dans l'armée en Israël avant de revenir en France, et bien cette double culture m'aide considérablement à mieux comprendre le monde et à mieux faire des choix pour moi et dans l'aide aussi à mes clients.
Israël est un pays fascinant. Je l'ai visité, j'ai ma marraine qui habite à Nasrat, j'ai plusieurs amis évidemment qui y vivent et j'ai aussi beaucoup collaboré avec Aviat Goz. qui pente pour moi une inspiration. Et j'ai envie de dire aussi quand même que l'Israël, on n'est pas uni forcément autour de la religion judaïque, parce qu'il y a quand même les drouses, les chrétiens, les chrétiens, il y a beaucoup de choix là-dedans. Alors, voulant revenir un peu sur ce que tu fais, tu es aussi, donc on n'a pas tant parlé de ça, mais... Tu es conférencier, animateur, consultant. Avec tes clients, tu m'en as parlé un peu tout à l'heure, mais avec tes clients, en regardant les 18 mois à venir, comment tu évalues le business ? Qu'est-ce que tu sens ? Ils ont besoin, ils cherchent. Quelles sont leurs préoccupations ? Car aujourd'hui, c'est un monde qui change.
Oh oui, et qui va continuer à changer. Nous sommes rentrés dans le vu-cas à tous les niveaux, véritablement, volatiles, incertains. Donc le vu-cas, je crois que c'est un choc qui est tombé sur la tête de tout le monde au moment du corona. et on n'est pas guéri, et on ne sera pas guéri de ça. Ça veut dire que toutes ces incertitudes sur l'avenir… vont augmenter le stress. Donc dans ma mission, je ne mets pas obligatoirement cette idée de réduire le stress, mais de, malgré le stress, avoir cette lucidité sur ce que mes clients peuvent faire malgré cette nouvelle situation pour laquelle ils n'ont pas été bien préparés. Alors peut-être que grâce à ma culture, c'est plus facile d'intégrer cela et d'identifier potentiellement des signaux faibles qui permettent de se raccrocher à des certitudes quand même, de renforcer les tripes. la tête, le cœur et les tripes qui sont importants. Et nous savons que là où ça craque souvent, c'est au niveau des tripes parce qu'on n'y croit plus. Et il y a trop de gens qui baissent les bras. Donc je suis presque devenu, de par mes expertises sur le leadership, le management, le digital, l'innovation, j'ai fait venir 800 Européens en Israël pour découvrir déjà ce qui se passe là-bas. Et bien grâce à cela, mon focus avec mes clients, c'est de mieux gérer. leur stress. Pas de le réduire obligatoirement, parce qu'ils en auront toujours beaucoup, mais mieux gérer et avec lucidité identifier toujours les voies de progrès.
Dans le stress, André, ce qu'on dit souvent, enfin il y a le bon stress et le mauvais stress, mais imaginons qu'on est sur le mauvais stress, on est aussi mené par la peur. Et puis tu as mentionné aussi cette idée de baisser les bras ou ne plus y croire. Alors, par rapport à la peur, comment faire ? Et puis, pour ce qui est de la croyance, comment insérer ?
La peur fait partie des caractéristiques de l'homme dans sa relation. Nous nous souvenons à quel point Jean-Paul II avait changé la géopolitique en disant n'ayez pas peur
Mais dire à quelqu'un qu'on n'a pas peur, c'est comme dire à un enfant ne sois pas malheureux c'est pas ça qui va amener le bonheur et le problème j'ai envie de dire c'est presque je ne reconnais pas je beaucoup de patrons à mon sens oui pense qu'ils n'ont pas peur moi je suis au dessus de tout ça intellectuellement je comprends peur mais non moi jamais oui
Alors, dans mon coaching, j'arrive à aider même des top managers à exprimer leurs angoisses, sinon leurs peurs. À mon avis, c'est quelque chose qu'il faut savoir affronter. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il faut se créer des outils pour affronter ces peurs de l'incertitude, des problèmes de notre monde, des problèmes de l'avenir, pour que nos forces soient les meilleures aujourd'hui. Le moment de l'action, c'est aujourd'hui, ce n'est pas demain et ce n'est plus hier. Donc, je leur propose une philosophie de l'action. à tous les niveaux, dans mes conférences, beaucoup dans mes coachings plus individuels et plus personnels, avec des éléments aussi confidentiels partagés par rapport à des situations. Donc dans la philosophie de l'action que je leur propose, véritablement je crois qu'ils peuvent plus facilement gérer leurs peurs, les affronter.
À partir du moment où on les reconnaît, on peut en faire quelque chose.
Oui, incontestablement. C'était Albert Camus qui disait qu'il fallait nommer les choses. Et cette reconnaissance des difficultés en général donne plus d'intelligence sur la capacité à les résoudre le mieux possible et à prendre des décisions.
Je veux revenir sur l'histoire de croyance, mais j'ai envie de poursuivre la ligne de conversation ici en me disant, ça fait un peu l'objet de mon livre actuel, c'est que les gens aujourd'hui ont peur de choses comme la mort. la douleur, l'imperfection, des choses qui me laissent penser que je ne vais pas de l'avant. Car si je ne montre pas une image parfaite sur Instagram ou je ne dis pas exactement ce qu'il faut devant la caméra, c'est mal compris et donc ce n'est pas bien.
C'est ça. En fait, je pense ici qu'il faut accepter ces imperfections. Nobody is perfect.
On est d'accord.
Voilà, et c'est important, je crois, deux choses, d'être fier de ce que l'on fait bien. dans sa vie professionnelle et sa vie personnelle.
Et de le savoir accepter sans être surhumble, en disant je sais que je sais faire ça, j'ai de la confiance là-dedans
Absolument, être fier quand j'accompagne beaucoup de… L'une des choses que je vends le plus aujourd'hui depuis quelques années, ça continue maintenant, c'est le travail sur l'image et la communication dans LinkedIn. Et par exemple, l'une des choses les plus importantes que je partage avec mes clients, c'est dans l'aspect personal branding, l'idée de l'image professionnelle, être fier de l'image que l'on donne aux autres. Et évidemment, on ne donne jamais tout, et il ne faut pas tout donner. Il faut donner ce que l'on veut que les autres sachent. Donc être fier de ce que l'on fait de bien. Et ça se sent aussi dans la communication après. Et ensuite, je crois, affronter les challenges avec les outils dont on dispose, que l'on peut renforcer sur tel ou tel. Je parle des outils psychologiques, des outils relationnels, des outils numériques, qui aident incontestablement à mieux faire son travail, à mieux communiquer. et sentir dans cette partie-là le fait d'avancer, de trouver des choses originales, de développer son réseau avec des gens de valeur et leur dire quand on les apprécie, ce qui n'est pas dans la culture française a priori.
Non, non, non. Alors, pour continuer... Tu parles beaucoup de ton travail sur LinkedIn et je trouve que c'est très important. On parle de personal branding, on parle de parler avec confiance de ce qu'on sait faire. Quid de l'authenticité, André ? Je suis le meilleur moi, mais est-ce que quand je me présente le meilleur du tout, ou je suis très bon dans ceci, sauf que je ne l'ai fait que deux fois, enfin, il y a beaucoup de ça aussi.
il y a quelques décalages qui peuvent arriver mais intéressant quand tu as commencé à dire je suis le meilleur d'eux je voulais presque te dire je suis le meilleur de moi-même et moi-même je suis à votre disposition monsieur le client ou monsieur le manager ou madame ou madame évidemment attention tu as quand même pas raison bien sûr je suis le meilleur de moi-même par rapport à mes potentiels, etc., pour vous apporter le plus de valeur possible. Là où tu as raison, c'est qu'il y a parfois des gens qui débordent et qui se croient capables de faire des choses sans expérience véritable. Tiens, encore, il y a deux, trois mois, une jeune femme qui ne me connaissait pas, qui devait avoir autour de 25 ans, m'a gentiment et avec beaucoup de sensibilité demandé sur LinkedIn. Elle m'a dit, puisque vous êtes coach avec de l'expérience, j'ai 65 ans pour l'instant, et chaque jour ça augmente, et j'en suis heureux, elle m'a dit, est-ce que vous pensez qu'à mon âge, je pourrais être coach ? D'accord ? Et je lui ai dit quelque chose avec un petit peu plus de délicatesse, surtout pas, continue à apprendre, continue à lire, continue à travailler pour grandir, pour comprendre ce qu'est la vie professionnelle, pour que quand tu mettras en œuvre des compétences, on parle d'écoute active, de conseils pertinents, d'aider les autres à surmonter des problèmes, eh bien, quand tu le feras, parce qu'elle avait les gènes pour le faire, c'était clair, eh bien, tu ne seras que meilleur. Mais surtout pas être coach à 25 ans, ça me paraît incongru. Il faut savoir à chaque étape de la vie ce que l'on peut faire avec authenticité, avec vérité, avec sincérité. Et je crois que ça se sent. Ça se sent dans les communications.
Et l'expérience par ailleurs, ça se sent aussi.
Incontestablement. Incontestablement, oui.
Alors, pour revenir à ma deuxième question, qui est la croyance. J'y crois plus, je baisse les bras. Alors, comment est-ce que tu articules ou amènes tes clients, coachs, équipes, etc. à recroire ? Parce qu'en France, on a dû faire une loi sur l'imposition d'une raison d'être.
C'est ça, la loi Pacte, si tu as raison.
C'est ça, et toujours ça, ça me fait rire, quand il faut légaliser ce genre de choses, mais parle-nous de, si quelqu'un a baissé les bras, qui écoute, ou se sent un peu pas en connexion avec ce qu'il ou elle fait, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour regagner de la confiance, de la croyance ?
Écoute, j'ai cette problématique dans pas mal d'accompagnements que je réalise dans des équipes et dans des personnes, et dans des équipes souvent des réseaux professionnels. J'ai en tête un réseau de femmes d'affaires où mon amie et cliente qui s'appelle Emmanuelle Gagliardi a décidé de… d'aider des femmes cadres de BNP, Total, Sanofi, etc., en convainquant les RH des entreprises à faire monter les femmes. Et toute petite parenthèse, quand il y avait une incitation à augmenter le nombre de femmes dans les conseils d'administration, ça n'avait pas marché en France, et il a fallu une loi pour que ça commence à marcher. Là aussi, la France est un pays qui attend.
Mais là, pour le coup, j'ai envie de dire que dans l'absence... de preuve d'efficacité ou de succès par ailleurs, tomber sur une loi me paraît peut-être le moins mal. En fait, ça fait bouger les esprits. Tandis que la raison d'être, c'est notre existence, et c'est existentiel comme sujet, de mettre des femmes, l'équité, la diversité, etc. dans une entreprise, en fait, c'est un état d'esprit. mais la loi permet d'amorcer le sujet peut-être c'est là-dessus aussi pour la raison d'être mais le ou la, j'en sais rien mais en tout cas la mérite de le monter dans un besoin suprême qui est d'avoir une parité enfin en tout cas équité parce qu'en fait parité je trouve ça c'est pas la bonne cible mais l'équité qui fait bien et qui permet à ne pas avoir des distorsions de paix, etc., de traitement dans l'entreprise. Je ferme la parenthèse et je te le remets.
Merci. Donc, mon ami et cliente Emmanuelle Gagliardi dit, pour les femmes, je vous propose un programme et je suis l'un des coachs qui aide dans ce programme pour briser le plafond de verre. Ça veut dire que, quelque part, par rapport à ta question très pertinente sur l'état actuel au moins des cadres et dirigeants, sur le fait de croire, eh bien, il faut presque être dans une posture de briser un existant plutôt que d'essayer d'évoluer gentiment. Donc, c'est presque... Tiens, on le dit aussi dans la culture des start-up, et les Israéliens sont parmi les meilleurs, je crois, pour cela. Il faut... changer les paradigmes, les ruptures technologiques, les ruptures de business model. Donc on est dans un monde, je crois, qui exige... cela, de casser des règles du passé, et qui le permet aussi pour les gens qui ont un certain courage, qui leur permet de le faire. Je suis un optimiste convaincu pour les gens qui comprennent une situation, qui veulent la changer. Je pense qu'ils le peuvent toujours. au moins à leur niveau, et s'ils y arrivent à leur niveau d'abord, moi d'abord, et je suis en phase avec la thèse de ton livre, You Lead, c'est d'abord moi avant les autres, même dans la Bible on dit, tu aimeras. ton prochain comme toi-même, ça veut dire qu'il faut d'abord que tu t'aimes pour aimer les autres, sans égocentrisme, évidemment.
On pense toujours que ça, ça veut dire c'est tout sur moi.
Mais non, c'est parce que je suis fort que je renforce les autres. Si je suis faible, je ne peux rien apporter aux autres. J'adore ta thèse, que tu traites mieux que moi. Et donc, même... Ces personnes-là, hommes ou femmes, dans l'entreprise, qui peuvent se sentir réduites à être seulement un pion dans un organigramme, justement, peuvent, doivent aussi, à mon avis, et peuvent se surpasser pour être mieux avec eux-mêmes. et je crois beaucoup, encore une fois, à la démarche réseau, c'est l'une de mes plus grandes expertises, parce que le fait aussi d'avoir le courage d'échanger cela avec d'autres personnes qui sont passées par là, qui ont trouvé des solutions pour elles, qui ne sont pas obligatoirement duplicables, mais qui peuvent inspirer, eh bien cette démarche réseau de partage me paraît fondamentale. pour que chacun soit convaincu qu'il peut avoir encore une bonne place dans le monde, dans la société et dans sa vie professionnelle. Malgré des signes difficiles parfois.
tu fais quelque chose, ça t'amène de l'activation, tu commences à faire. Quand tu écris quelque chose comme ta mission, sur papier, ça structure, ça formalise. Je voudrais te demander sur le networking, et plus particulièrement sur LinkedIn, mais ça peut être sur les autres réseaux. Combien ça a changé depuis que tu as écrit ton livre en 2014, 100 et 1, questions sur LinkedIn Combien le networking a changé ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour faire du bon networking d'en avant ?
Oui, oui. Écoute, je suis convaincu, alors là c'est vrai que j'étais parmi les pionniers, j'ai essayé de te suivre à l'époque, ce n'était pas toujours facile. Tu suis fidèle. J'apprécie énormément d'intervenir avec toi, d'être écouté. Je crois que la maturité a augmenté. Il y a d'une part une meilleure maturité. Et d'autre part, les gens sont un peu plus perdus. What to do next ? Qu'est-ce que, considérant cette maturité, donc cette prise de conscience, que je dois améliorer encore ma communication, l'image de moi et la qualité de ma communication ? Voilà. très souvent, je forme des gens sur la communication sur LinkedIn. J'avoue que je me suis beaucoup spécialisé là-dessus. Et encore un entrepreneur que j'ai formé dans les six derniers mois, régulièrement, m'envoie des messages en me disant Je voudrais mettre tel poste, qu'est-ce que tu en penses ? Et je lui dis Roger, premièrement, il faut le mettre le poste, sinon tu ne peux pas progresser et tu ne peux pas faire savoir. Voilà. Et d'autre part, ce n'est pas grave s'il n'est pas parfait, le poste. Il vaut mieux pas parfait que pas du tout. On est d'accord. Voilà, dans ce monde où on est overloaded, en français, il y a un mot, infobésité. L'information est considérable avec Internet, et je crois que c'est une chance pour l'humanité, véritablement, Internet. on avait la vision, nous les pionniers, que ça allait apporter au monde, éclairer le monde et l'ensemble de ses habitants. Et on se rend compte que parfois, il y a quelques biais négatifs qui font que beaucoup de gens sont perdus et ne savent plus où aller. D'où l'importance montante du coaching. Je crois énormément à cela et je suis passionné par les missions de coaching que me donnent soit les entreprises, soit les personnes à titre personnel par rapport à leur vie professionnelle. mon expertise, j'ai de plus en plus de personnes qui travaillent dans des entreprises et qui ressentent le besoin de ne pas passer par les RH pour ne pas montrer une faiblesse chez eux et d'être plus forts même s'ils ne veulent pas changer de job.
J'ai entendu... quelquefois dans ce que tu as dit, qu'il s'agit de, le mot que je vais employer est un peu fort, cantonner sur sa mission, ce qu'on pense, ce qu'on poste en tout cas, sur l'aspect professionnel. Oui. Où y a-t-il de la place pour tout ce qui est personnel dans cette posture sur LinkedIn ou ailleurs en tant que leader ?
Oui.
Alors, je fais partie de ceux qui pensent qu'il ne faut pas, sur LinkedIn, mettre des aspects personnels. Dans mon travail de coaching, je démarre quasiment toujours mes séances de coaching par les aspects personnels. J'ai une très bonne cliente que j'ai régulièrement le dimanche soir quand elle prépare sa semaine et qu'elle veut être la plus motivée et avec le plus d'idées possibles par rapport à… au challenge qu'elle a, et voilà, au moins dix minutes, elle me pose... Ah tiens, maintenant, elle ose me poser des questions sur ma vie personnelle, ce qui est appréciable pour moi, parce qu'au début, c'était dans un seul sens, c'est moi qui lui posais des questions, son mari, ses enfants, son mari travaille chez Orange, il a des problématiques, mais il ne les partage pas avec elle, enfin, bon, c'est très... Je crois qu'il ne faut pas éviter cette discussion et que ça donne plus de valeur à notre travail professionnel. Là où je me cantonne en effet dans la vie professionnelle, c'est que je sais que de par mon expertise, là où j'apporte le plus de valeur, c'est pour le développement de la vie professionnelle, le fait de réussir des challenges professionnels. Je ne saurais pas, tu sais qu'il y a aussi un grand mouvement de life coaching, je ne me sens pas capable et je n'ai pas la volonté, peut-être pour l'instant, d'aller dans ce domaine. Mais l'aspect personnel est… est essentiel. Il explique beaucoup de choses sur la culture de la personne, sur ses capacités à évoluer. Par exemple, ma cliente de dimanche soir, je l'ai coachée pour aller faire une conférence à Montréal et on a préparé avant, on a discuté un peu pendant et on a fait le bilan hier. Et incontestablement, on a eu des questions elle aurait même envie d'aller s'installer à Montréal. Et quelque part dans mon travail avec elle, je lui dis que si tu en as envie, pourquoi pas ? Alors elle me dit, mon mari ne voudra pas. Mais bon, pourquoi pas ? C'est important, avant de prendre des décisions, de comprendre quelles sont les alternatives devant nous. devant moi et devant les gens qui me sont proches, étudier les alternatives avant de prendre une décision est un travail énorme que les coachs sont capables d'aider les gens à prendre, parce que trop souvent, avec la pression, des gens veulent prendre des décisions sans vraiment réfléchir aux alternatives possibles et à ce qu'on appelle en français les tenants et aboutissants. des décisions à prendre voilà c'est important de mettre aussi la vie personnelle dans les décisions importantes c'est certain,
d'abord je ne peux qu'encourager cette femme à explorer Montréal j'ai adoré mes j'y ai vécu là-bas et l'autre chose c'est l'étonnant et aboutissant c'est aussi de regarder ce qui m'empêche de le faire. C'est-à-dire, est-ce que je suis, par exemple, prêt à payer le prix pour y aller ? par exemple peut-être il faut savoir qu'il fait un peu froid l'hiver est-ce que ça me plaît parce qu'il faudrait qu'elle passe du temps dans le mois de janvier et février et ils ont passé 5 mois dans le noir est-ce qu'elle est prête à payer le prix que peut-être elle n'aura pas tout ce qu'elle a chez elle en France ou elle qu'elle soit ou bien est-ce qu'elle est prête à payer le prix que son salaire pourrait ne pas être aussi bon ou celui de son mari en l'occurrence tout ça est compliqué. Mais alors, tu as parlé de la maturité des gens. Maintenant qu'on est tous au courant de ce que c'est LinkedIn, il n'y a plus besoin de l'expliquer. Qu'est-ce que ça amène ? Qu'est-ce que ça entraîne en termes de conseils pour quelqu'un qui est sur LinkedIn aujourd'hui pour faire face à cette maturité ?
Il faut savoir ici gérer son image. et savoir révéler des choses sur soi et sur ses activités. Très souvent, quand je forme et que je coach des gens là-dessus, je leur dis, montre que tu bosses ! Il y en a plein qui travaillent beaucoup. Il ne faut pas tout montrer, mais au moins montrer quand tu fais des choses qui contribuent à développer à réaliser ta mission professionnelle, que tu sois employé, cadre dans une entreprise, ou entrepreneur, ou freelance. Là où j'ai le plus de difficultés, je t'avoue, Minter, avec la culture française, je crois que la culture française à ce niveau-là est la plus difficile à surpasser, mais j'y arrive parfois, pas toujours, j'avoue. c'est quand je dis aux gens montre des photos où on te voit sur LinkedIn et beaucoup de très bons clients intelligents, cultivés, français me disent non jamais et entre nous c'est pas seulement des femmes qui sont plus ou moins coquettes qui ne veulent pas se montrer si elles ne sont pas vraiment parfaites c'est aussi des hommes qui ont un problème avec l'image d'eux-mêmes. Alors que moi je sais que je ne suis pas beau, que mes photos ne sont pas belles, mais je montre que je brosse pour montrer que je suis un homme d'action et je peux aider des gens à devenir des femmes et hommes d'action plus efficaces et plus heureuses à la fin. Quels que soient les gains financiers qui peuvent être obtenus.
il me semble tu as raison qu'il y a beaucoup de gens qui ne disent rien qui regardent parfois ils ne regardent même pas et puis il y a l'entre deux c'est je reposte ce que les autres ont dit puis après il y a je mets ce que je fais et qui suis-je moi et ça c'est on va dire l'accélérateur l'étape je suis d'accord, est-ce qu'on est d'accord pour dire c'est l'étape plus forte si on est là-dessus.
Ça veut dire que je m'assume et je considère que j'ai de la valeur. pas obligatoirement apprécié par tout le monde. On ne peut pas être aimé par tout le monde. Ce serait idiot de le vouloir. Mais j'ai de la valeur, je la montre. Et ainsi, je peux plus facilement convaincre mes clients existants de continuer avec moi. Tu vois, j'interviens énormément sur le sujet du social selling. qui est particulièrement important dans LinkedIn. Et mes clients sont souvent surpris que je commence leur travail et leur réflexion par la fidélisation des clients actuels avant le travail de prospection dont tout le monde parle. On peut inviter qui on veut sur LinkedIn, etc. Mais avant d'inviter qui on veut, qui peuvent devenir potentiellement des clients, bien sûr, il faut d'abord renforcer ce que l'on fait avec nos clients existants qui aussi, d'une certaine façon, par leur réaction, nous renforcent, renforcent notre image et aident de nouveaux clients à nous faire confiance.
J'adore. Bon, André ? j'apprécie je t'apprécie j'adore ton énergie toujours souriant comment est-ce que quelqu'un qui écoute peut chercher à suivre ce que tu fais lire ce que tu as écrit et voir ton visage et ou acheter ton livre ce que tu veux merci merci je
vais je vais en sortir un bientôt qui a qui a pour titre alors pour l'instant ebook qui a qui a pour titre ebook les relations, améliorer vos relations humaines en réel et en ligne. Donc, deux choses. Un, n'importe qui peut m'inviter sur LinkedIn et considérant Marc Granovetter, j'accepte toutes les invitations. Tu te souviens de la théorie des liens faibles, qui est cette théorie qui nous permet justement d'avoir de nouvelles perspectives. Donc, j'accepte toutes les invitations véritablement sur LinkedIn. Donc, welcome ! si tu m'invites sur LinkedIn, toi qui écoutes, je t'accepterai. Et deuxièmement, j'ai décidé, et je le dis d'ailleurs, que je réponds à tous les e-mails que je reçois et tous les messages sur LinkedIn. Des fois, je réponds en disant non merci. Bien sûr. Et beaucoup de gens me répondent merci de me l'avoir dit. Ça me paraît la politesse aussi, mais beaucoup de gens ont peur de dire ça. C'est bon. c'est la vie donc avec plaisir un LinkedIn, deux email et avec plaisir pour donner le lien vers mon livre que je suis en train de finaliser avec un designer génial qui va me faire des choses agréables pour accompagner visuellement mes convictions et ce que je peux apporter au monde de meilleur de ce que j'ai
Et quand est-ce que sort ce livre ?
En courant décembre 2022.
Génial. Ça sera le bon moment. André, merci beaucoup.
Merci à toi, Minter, et à bientôt.
Merci de nous avoir écoutés sur Minter Dialogue en français. Vous trouverez tous les liens et références cités lors de cet entretien sur mon site, minterdial.fr. Pour vous inspirer, je vous laisse avec une chanson que j'ai écrite dans ma jeunesse. Un homme convaincu. Au revoir.
I like the feel of a stranger Towed around me Precipitating the danger I feel free Trust in my son And let me show you why I'm a convinced man I set my lines I'm a convinced man Hearing these confines I feel this way In the arms of a woman, I'm a convinced man, into the test, I'm a convinced man. Sous-titrage ST'501
Pour tant de décennies, la news de 5 minutes est vérifiée, véritable, indépendante, non-biassée et essentielle pour la nouvelle monde. Daily
Share
Embed
You may also like