- Speaker #0
Bienvenue dans la saison 2 du podcast de France 4 Naturisme, là où liberté, nature et authenticité continuent de se rencontrer. Pour cette nouvelle saison, je vous amène à nouveau à la rencontre de celles et ceux qui vivent le naturisme au quotidien. Au-delà des clichés, ils nous racontent leur histoire, leurs doutes, leurs déclics, et cette sensation unique d'être enfin soi-même au plus près de la nature. Épisode après épisode, vous allez découvrir des parcours singuliers, des moments de partage, des confidences parfois émouvantes, parfois surprenantes, mais toujours sincères. Si cette immersion au cœur du naturisme vous parle, pensez à vous abonner pour ne rien manquer et à partager ce podcast autour de vous. Plus on est nombreux à écouter et plus ces voix porteront le brin. Prêt à continuer l'aventure ? C'est parti pour la saison B ! Aujourd'hui je vous amène au cœur de la Costa Serena, cette micro-région sauvage et lumineuse nichée entre Bastia et Portovecchio et Corté. Là... Entre mer et maquis, un lieu singulier s'est façonné dans les années 60, rythmé par le ressac des vagues, le chant des cigales et parfois la démarche tranquille de quelques lamas parmi les bengalos et les espaces de caravaning. Ce lieu, c'est Rivabelle, un domaine hors du temps, devenu au fil des décennies un havre de nature, de liberté et de conviction. Derrière cette carte postale vivante, il y a une histoire, celle d'un couple visionnaire, d'une transmission familiale, d'un engagement durable. Aujourd'hui... C'est Marie-Claire et Marie-Noël qui sont les gardiennes, directrices de Rivabella. Elles perpétuent avec passion l'esprit originel du lieu, tout en l'inscrivant dans les enjeux actuels. Dans cet épisode, elles nous ouvrent les portes de son histoire, de ses valeurs et de ce qu'elles imaginent pour le futur de Rivabelle. Bonjour Marie-Claire.
- Speaker #1
Bonjour Seb.
- Speaker #0
Alors Marie-Claire, petite question traditionnelle, est-ce qu'on se tutoie ou est-ce qu'on se vouvoie ?
- Speaker #1
On se tutoie.
- Speaker #0
Bon, parfait. Alors, est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
- Speaker #1
Alors, écoute, je suis la directrice co-gérante avec Marie-Noël de Rivabelle. Bon, je suis toujours sur le domaine, au milieu des clients, et donc ce qui fait que tout le monde m'appelle Marie-Claire et on est tout à fait... Même avec le personnel, on n'a pas une hiérarchie très développée.
- Speaker #0
Elle est toujours disponible. Elle est très bien comme présentation, très simple. Donc, si j'ai bien compris, à la base, ce sont tes parents qui ont acheté le domaine, du moins l'espace avant que ça devienne le domaine Rivabelle. Est-ce que tu pourrais nous raconter cette partie-là, les débuts de Rivabelle ?
- Speaker #1
Alors, les débuts de Rivabelle, c'est donc... Nous sommes les filles de Noël et Arlette. Mes parents ont acheté en 1962. Dans un premier temps, il a planté de la vigne chez son papa là-haut. C'est-à-dire qu'il est arrivé ici. Il ne pensait pas acheter tout ce domaine et autant de terrain.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce qu'il voyait quelque chose de plus petit en bord de mer. Mais il se trouvait que c'était un seul lot et qu'il fallait tout acheter. Donc, il a acheté toute la propriété. C'était plus de 140 hectares. C'était déjà encore plus grand que ce que c'est à l'heure actuelle. Donc, il en a revendu une partie sur le bord de route à mon grand-père.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Qui lui a revendu une parcelle à un voisin. Et voilà. Donc, c'est Il s'est retrouvé avec encore beaucoup de terrain.
- Speaker #0
D'accord. Et c'était comment au tout début en fait ? C'était juste du maquis ? Je suppose qu'il n'y avait pas de route, il n'y avait rien quoi ?
- Speaker #1
Au tout début, c'était du maquis, il n'y avait pas de route. Donc on ne pouvait pas y accéder. Il y avait les temps qui passaient au milieu, on ne pouvait pas y accéder. Il n'y avait qu'une cabane de pêcheurs et des pêcheurs qui pêchaient dans les temps, les anguilles, les mulets et qui avaient fait une cabane sur la plage.
- Speaker #0
Ok. Et comment ils ont trouvé ce lieu-là ?
- Speaker #1
Il avait un ami notaire et c'est lui qui lui a proposé l'endroit.
- Speaker #0
Le bon plan du moment.
- Speaker #1
Voilà. Il aurait voulu beaucoup plus petit, mais bon, après, il est tombé amoureux du lieu de suite et il a dit à Banco.
- Speaker #0
Ok. Et donc, toi, du coup, je suppose que tu as grandi ici.
- Speaker #1
Voilà. Je suis...
- Speaker #0
Une enfant de Rivabelle, on va dire. C'est ça. Tombée dans la marmite. C'était quoi ton regard quand tu étais petite, du coup, de ce Rivabelle ? Parce que c'était un terrain de jeu formidable. Ah ouais.
- Speaker #1
Moi, on m'appelait la Romain Nichel. C'était ma maman. Parce que... que je me levais le matin et puis je partais dans les bagallos avec les clients, avec un petit peu tout le monde. Je mangeais le midi là, j'allais faire de la plongée toute seule, je revenais. Enfin, le soir, je venais me coucher.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Donc, c'était une liberté totale. Bon, qui n'a pas tellement duré parce qu'après, tout de suite à l'adolescence, ben voilà, c'est... servir au restaurant la caisse tulipes service et voilà il fallait mettre la patte à la patte c'était c'était des temps durs quand même ouais mais tu en as bien profité du coin voilà des cabanes des baignades voilà c'était très sympa du coup je rebondis parce que tu as tu viens de dire donc
- Speaker #0
j'ai des mains aux services et c'est du coup c'est donc tu as un moment qui a monté le restaurant.
- Speaker #1
C'est ça. C'est ça. Elle était en cuisine. Quand elle avait fait la cuisine, elle passait au bar.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Voilà. Donc, oui, il n'y avait pas de jour de congé. C'était des 17, 18 heures de travail par jour.
- Speaker #0
Mais en discutant avec d'autres personnes, soit disant qu'il y avait des gens qui venaient carrément de Bastia juste pour venir manger au restaurant ici.
- Speaker #1
Tout à fait. Alors, les premières années, si tu veux, Mon papa ne pensait pas faire un village naturiste. C'est-à-dire qu'on avait fait un village, il y a eu les premiers sanitaires qui ont été créés, ensuite le bar-restaurant, 42 bungalows sur la plage et le camping. Et donc, on avait une clientèle corse. Mais dans les années 60, la route... de Bastia pour venir ici. Elle n'était pas complètement goudronnée. Et c'était les ponts, voilà, ils bougeaient, c'était des ponts en bois. C'était... Et dès qu'il pleuvait, qu'il y avait un peu de mauvais temps, mes parents restaient avec tout ce qu'ils avaient préparé sur le... sur le dos, quoi. Bien qu'en Corse, il ne pleuve pas sur le vent, mais quand même, c'était... Voilà. Et puis, les gens venaient le week-end, le samedi, dimanche. Donc, ça faisait peu de remplissage. Et puis, on avait déjà les premiers naturistes qui venaient naturellement, ils se mettaient dans les dunes et ils faisaient du naturisme. Le lieu s'y prêtait. Donc il venait en camping-car ou sur la plage et puis il se déshabillait. Il faisait déjà du naturisme avant que ça ne le soit.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc après il a vu qu'il y avait le village Tropica, c'était un des premiers qui avait ouvert en Corse, qui fonctionnait bien, alors il a dit on va passer au naturisme.
- Speaker #0
Ok, mais du coup... tes parents n'étaient pas naturistes à la base ?
- Speaker #1
Pas du tout, non.
- Speaker #0
D'accord, donc ils ont découvert en ouvrant le domaine, ce qu'était le naturisme.
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait.
- Speaker #0
D'accord, pas mal, pas mal. Du coup, le développement, je rebondis sur les logements, du coup, le développement des logements, ça s'est passé comment en fait ?
- Speaker #1
La plupart des logements, ils ont été faits avant les années 70.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, tout a été rénové en éco-construction. fait des agrandissements. Bien sûr, le terrain a beaucoup changé.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Mais on a toujours gardé ce caractère familial.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est important pour nous d'être proche de nos clients, de les rencontrer.
- Speaker #0
Oui, et c'est vrai qu'en plus, au-delà de ça, je trouve que les logements, tu me dis si je me trompe, c'est toi qui connais mieux le domaine que moi, ils sont vraiment bien positionnés sur cette ligne face à l'océan. Mais surtout, il y a... On peut déambuler très facilement au milieu des logements sans déranger personne.
- Speaker #1
C'est ça, c'est-à-dire que ce n'est pas un océan. Oui,
- Speaker #0
la mer, pardon. C'est mon côté lindé qui ressort. C'est la mer.
- Speaker #1
C'est la mer. C'est méditerranéen, mais tyrannéen. Donc, oui, les logements, si tu veux, quand on a... Quand il l'a construit, ils ont déjà gardé cette âme de ne pas toucher aux arbres le moins possible, de garder, de conserver tout ce qui était naturel, de les espacer de façon à ce qu'ils ne soient pas les uns sur les autres. C'était déjà dans la trame de mon papa. Il ne fallait pas couper un arbre, il fallait préserver au maximum. On s'embête, il a construit des choses qui étaient en hauteur, mais on ne fait pas de route. pour y accéder, on porte à bout de bras mais on garde le maximum d'arbres et tout c'était sa vision du coup c'est une volonté de ton papa parce que quand je vois,
- Speaker #0
quand on se balade sur tout le domaine, si j'ai bien compris il y a 75 hectares et au final on a 20% de réels bâtis, on va dire, tout le reste c'est le côté vraiment de nature donc c'est pas partout pareil
- Speaker #1
Notre luxe, c'est vraiment l'espace.
- Speaker #0
Et ça, c'est quelque chose que tu veux garder et pas du tout faire disparaître.
- Speaker #1
Oui, de toute façon, on va garder et puis on n'a pas d'autorisation d'expansion possible. C'est un site classé, donc au contraire, on essaye au maximum de préserver tout ce qu'on peut préserver. Les essences naturelles, l'eau.
- Speaker #0
Du coup, c'était quoi ton meilleur souvenir quand tu étais enfant ici à Riobel ?
- Speaker #1
Je pense que c'était les cabanes avec les amis. À l'époque, on faisait aussi ce qui est interdit maintenant, des feux de camp sur la plage, des choses comme ça, ce qu'on interdit maintenant. Il y avait plus de liberté, tu trouves, à l'époque ? Oui, il y avait plus de liberté à l'époque,
- Speaker #0
c'est sûr. Donc, il y a une partie maintenant, tu as l'assaut, le spa.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que c'était une volonté de ton papa ou plutôt toi quand tu es arrivée avec Marie-Noël à la direction ? Comment ça s'est passé en fait ?
- Speaker #1
Un peu tout le monde. Déjà mon papa, le dimanche c'était le bain sacré. Tous les dimanches, il prenait un sachet d'algues qu'il mettait dans la baignoire. Ça embaumait la maison. Donc déjà il était... Il était branché là-dessus pour les douleurs. Il disait que ça faisait bien au dos, un bain bien chaud avec ses algues. C'était des algues qui étaient ramassées dans l'étang chez nous par un monsieur et qu'il les distribuait dans toutes les pharmacies. Et puis après, ce monsieur est décédé, ça a été arrêté. Et donc, et après, il avait été en Tunisie. Il avait ramené aussi des enveloppements aussi à base d'algues et de boue. Donc on a commencé un petit peu comme ça, on avait à l'extérieur le sauna, les algues et un kiné qui massait. Donc c'était un peu spartiate au départ. Et puis après on a dit on va faire un centre de thalassothérapie. Donc on est parti voir un peu tout ce qui existait dans les centres de thalassos sur toute la France.
- Speaker #0
D'accord, une petite tournée quoi.
- Speaker #1
Voilà. Assez grande, on a fini jusqu'à Monaco.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et après, on avait été aussi à Djerba, où ils avaient beaucoup de centres Thalasso.
- Speaker #0
Ça, c'était dans quelle année ?
- Speaker #1
C'était en 98.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
C'était pour se faire notre petite idée et on a ouvert en 2001, en Balnéo, parce qu'on a mis du... temps à avoir l'autorisation thalasso. Il a fallu 7 ans avant qu'on nous l'accorde.
- Speaker #0
Si on est d'accord que la thalasso, c'est de l'eau de mer.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Alors que la balnéo, c'est de l'eau douce. D'accord.
- Speaker #1
Donc avec l'eau de mer, on a tous les bienfaits de l'eau de mer.
- Speaker #0
D'accord. Et donc du coup, vous avez ouvert en 2001 la balnéo.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et qui s'est transformée en thalasso. Du coup, en quelle année ?
- Speaker #1
En 2007.
- Speaker #0
2007.
- Speaker #1
Mais tout était fait sur les bases d'une thalasso.
- Speaker #0
D'accord. Le projet initial, c'était donc du coup la thalasso de...
- Speaker #1
Oui, donc tout a été pensé thalasso dès le début.
- Speaker #0
Et ça, c'était aussi une... ce thalasso et ce spa, c'est important, tu penses, pour les clients qui viennent ici ? C'est une demande de leur part ?
- Speaker #1
Alors, les premiers temps, pas tant que ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce qu'ils venaient à Rivabelle depuis longtemps et que finalement, ça leur allait bien, quoi. Donc voilà. Donc les premiers temps, pas tant que ça, ils y venaient, mais... Voilà, et puis maintenant, ils intègrent tous un budget pour aller à la Thalasso.
- Speaker #0
D'accord, et du coup, je sais que vous êtes ouverte à l'année.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et la Thalasso est ouverte autant aux natus que aux textiles.
- Speaker #1
À la clientèle corse, tout à fait.
- Speaker #0
D'accord, et comment vous arrivez à gérer ces deux pans ?
- Speaker #1
Ça se... passe très bien. Les premières années, j'avais une directrice qui, je lui disais, tu vas mettre un crédo naturiste, un crédo non naturiste et tout. Puis au bout d'un moment, elle me dit, écoute, tout se passe très bien, ça ne pose problème qu'à toi. Les gens qui viennent ici savent qu'ils sont avec des naturistes et donc Donc, ça ne les dérange pas. En même temps, ce ne sont pas des voyeurs. Ils viennent faire un soin. Donc, ça se passe très bien.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
De temps en temps, il y a une personne qui dit non, ce n'est pas bien. Mais sur le lot, c'est vraiment très rare.
- Speaker #0
D'accord. L'idée des tables de massage au bord de la plage, ça vient de qui ça ?
- Speaker #1
C'est le site qui s'y prête. C'est dommage de ne pas profiter de cet espace. naturel qui est au bord de la plage on a le chant des oiseaux le bruit des vagues et de bonnes mains qu'on d'accord voilà donc moi j'aurais terminé j'arrive dans le plus tôt les massages à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur oui mais petite
- Speaker #0
question qui me taraude depuis depuis depuis que je suis arrivée. D'où vient ce nom Rivabelle ? Est-ce que tu le sais toi ou pas ?
- Speaker #1
Oui. Alors, il était déjà, à l'époque, sur les papiers. Il avait déjà cette appellation-là.
- Speaker #0
D'accord. Et tu sais d'où ça vient ou pas ?
- Speaker #1
Non. C'était une société de Monaco qui avait racheté ce terrain. Ils ne l'ont pas gardé longtemps, donc ils nous l'ont revendu.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Enfin, ils l'ont revendu à mes parents.
- Speaker #0
Oui, oui. Et du coup, ça avait déjà ce nom-là ?
- Speaker #1
Déjà ce nom-là, oui.
- Speaker #0
D'accord. il faudrait rechercher encore avant ça pour savoir d'où vient le nom. D'accord. Pareil, quand on se balade dans le domaine, on a pu le voir, on voit pas mal de lamas, à droite et à gauche. C'est assez surprenant, je t'avoue, en arrivant en Corse, on s'attaque à avoir des lamas. Est-ce que tu peux nous raconter cette histoire, pourquoi il y a des lamas, leur utilité, parce que je pense qu'il doit y avoir une utilité, et comment ça se fait qu'on retrouve des lamas ici ? Ah oui,
- Speaker #1
c'est l'emblème de Rivabel. En plus. Ils sont arrivés en 89. Ok. Donc, c'est un matin, mon papa, il prend le journal et il voit sur Corse Matin les lamas qui font reculer le feu.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Alors, il vient me voir et puis il me dit, regarde ça, c'est ça qu'on doit faire. J'ai bon, d'accord. Donc, j'ai téléphoné au journaliste qui avait écrit l'article et il me dit, il y a également Un monsieur qui est intéressé pour prendre des lamas, il se trouvait que c'était Jean-Marc Péral, qui est devenu un ami, et qui était à l'époque directeur du théâtre du Châtelet à Paris. Et donc, il dit oui, lui, il est déjà rentré en contact, donc on l'a appelé. Et donc, c'était des lamas qui étaient venus par avion charter. Du Chili, qui ont fait une quarantaine dans l'allier, c'était madame de Clermont-Tonnerre qui nous les a amenés en bétalière en Corse.
- Speaker #0
Ok, et donc du coup, combien t'en avais au début ?
- Speaker #1
Alors au départ, on en a acheté 20 et la famille Péraldi en avait acheté 5.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc on en a fait, je veux dire, 25.
- Speaker #0
Pas mal, oui. C'est le début.
- Speaker #1
C'était un beau début, oui.
- Speaker #0
Et après, je viens de te dire qu'ils étaient montés jusqu'à 60.
- Speaker #1
Après, on en avait jusqu'à 60. Après, on a régulé un peu les naissances. Là, on les a tous stérilisés. De façon, on rachète souvent des nouveaux mâles afin d'échanger le sang pour éviter les problèmes de consanguinité.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Après, ça reste des animaux très dociles dans les... par cœur. Ils vont avec les enfants, les poussettes. Ils sont au tas. Si tu as quelque chose à leur donner dans ton sac, ils vont venir s'approcher. Ils vont le prendre, le manger, puis ils vont tourner le dos et repartir. Donc, ils sont là essentiellement, c'est de tondeuse écologique. Ils sont là essentiellement pour nettoyer le terrain. Après, ils ont des coussinets sous les... pattes, ça veut dire qu'ils n'abîment pas les terras, les racines. Et quand ils mangent, ils n'arrachent pas non plus les herbes. Donc voilà, c'est un animal très sympa, très sociable.
- Speaker #0
Oui, en plus, on le voit se balader à côté des bungalows, même voir sur la plage des fois.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
alors ça c'est...
- Speaker #1
Oui, il y a beaucoup de photos sur internet où on les voit sur la plage ou près des bungalows. sur la terrasse de l'Atalasso, ils vont un petit peu partout, mais ça c'est surtout en avant et en fin de saison.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, après en juillet, enfin dès le mois de juin jusqu'en octobre, là où il y a beaucoup de fréquentations, on les renferme.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais bon, les clients... Oui,
- Speaker #0
ils peuvent avoir accès.
- Speaker #1
Ils peuvent aller les voir, ils sont sur le parcours de santé, donc il n'y a aucun problème.
- Speaker #0
D'accord. D'ailleurs, le parcours de santé qui est... Qui est à l'initiative de ça ? Est-ce que c'est ton papa ? Par contre, santé,
- Speaker #1
c'est la même chose un peu tous avec nos collaborateurs aussi, parce que c'est une famille, mais on est surtout une équipe, une équipe formidable. Tout le monde est là, on travaille tous ensemble d'un bloc, on a tous un seul but, c'est la satisfaction du client, que le client reparte de Rivabelle avec... des souvenirs.
- Speaker #0
Oui, donc du coup, les décisions pour développer Rivabelle, ce n'est pas nécessairement que la famille, c'est vraiment tout le monde.
- Speaker #1
Et les clients, des fois, ils nous disent pourquoi vous ne feriez pas ça. Voilà, c'est sûr qu'après, on a des clients. On a certains clients, c'est la troisième, quatrième et cinquième génération.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Cette année, ça fait 60 ans. on sera ouvert en naturisme.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Donc, voilà.
- Speaker #0
Ah oui, donc vraiment les familles qui viennent ici reviennent d'année en année ? D'année en année,
- Speaker #1
réservent leur bungalow avant de repartir. D'accord. Ou leur emplacement de camping.
- Speaker #0
Je comprends pourquoi les gens te disent « Ah, coucou Marie-Claire, etc. » Il n'y a plus trop la notion de directrice et de client.
- Speaker #1
Voilà, et puis certains, ils m'ont vue toute petite. tu te rappelles tu avais 7-8 ans tu te souviens si on continue sur ce côté un petit peu écologie on va dire on est dans une période où le climat se réchauffe quand même pas mal comment
- Speaker #0
vous faites ici pour la gestion de l'eau parce que comme il y a une thalasso comment vous faites ça la thalasso c'est de l'eau de mer après
- Speaker #1
Euh... Pour réchauffer la thalasso, on a fait de la géothermie dans l'étang. Il y a 16 kilomètres de tuyaux qui sont immergés dans l'étang et on récupère la chaleur de l'étang. D'accord. En été, en hiver, il y a un salitaire qui chauffe également la géothermie et le bar-restaurant.
- Speaker #0
D'accord. Et parce que le côté... quand tu dis que l'état réchauffe ces fameux tuyaux, c'est quoi ? C'est les algues en fait ?
- Speaker #1
La température, c'est un échangeur, l'eau rentre froide et puis elle repart plus chaude.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Et puis ça passe par des... pas chaleur.
- Speaker #0
D'accord. Et après, c'est pareil, hier en se promenant le soir, j'ai vu que tu avais des lumières qui détectaient... chaque passage, en fait l'allée n'est pas éclairée mais quand on passe ça s'éclaire et ça s'éteint ça s'éclaire et ça s'éteint,
- Speaker #1
oui tout à fait alors elles sont quand même éclairées au minimum de manière à baliser et quand on passe ça éclaire vraiment tout ça c'est les soucis d'énergie après on est dans une démarche environnementale on est classé écolabel et puis comme je dis le site et t'as protégé.
- Speaker #0
On peut dire du coup que c'est une destination écotouristique quand on vient à Rivabelle.
- Speaker #1
Tout à fait. Nos bungalows, la plupart, pas les mobilhomes, mais la plupart des bungalows sont éco-conçus. À la base, il y a une isolation en laine de verre, au sol, sur les murs, au plafond. On a mis de la peinture à base d'algues. à un hébergement on a mis des doubles rideaux ou des rideaux qui renvoie la chaleur il ya des ventilateurs de plafond pas tous les bangalows on la clim d'accord donc de façon j'en ai vu certains enfants qui ont des panneaux solaires qui sont propres alors oui chaque c'est pour la production d'eau chaude d'accord et si on reste sur sur l'eau Oui.
- Speaker #0
J'ai entendu dire qu'il y avait un vortex pour l'eau.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais nous expliquer ? Parce que j'avoue que je ne connaissais pas.
- Speaker #1
Ce sont des porcelaines qui sont cuites avec une terre bien particulière, dans un four bien particulier. Et on les insère à l'arrivée d'eau et ça fait un vortex et ça rend l'eau vivante.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et ça fait quoi du coup à l'eau ? Ça la rend vivante déjà ?
- Speaker #1
Plus légère.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et on dit que même si on s'en sert pour arroser, les plantes vont pousser plus vite. Ok. Elle a meilleur goût, elle est naturelle.
- Speaker #0
Et cette eau, on la retrouve dans tous les logements et le restaurant ?
- Speaker #1
Les logements et le restaurant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Surtout le site de Rivabel.
- Speaker #0
Donc, j'ai l'impression qu'il y a vraiment beaucoup de notions d'écologie, on va dire. Et comme ton papa, si je ne me trompe, était un ancien ingénieur agronome.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est ce qui vous a transmis à toi et à ta sœur, du coup, sur la suite de Rivabel, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, sur la suite, il ne fallait pas gaspiller d'eau, il fallait éteindre la lumière, il fallait déjà... Oui, oui, on a été...
- Speaker #0
Oui, briefés là-dessus.
- Speaker #1
Là-dessus, tout le temps, oui.
- Speaker #0
Bien avant que tous les labels arrivent, vous étiez déjà... Oui,
- Speaker #1
mais ça, je pense qu'on était... Je pense que dans un temps ancien, ils étaient naturellement écologiques.
- Speaker #0
D'accord. Oui, parce qu'ils étaient écologiques dans leur démarche de pensée et d'analyse et de...
- Speaker #1
Oui, et puis les produits à l'époque, ils n'étaient pas traités non plus. Là, je pense que c'était naturel.
- Speaker #0
D'accord. Du coup, Rivabelle fait partie du réseau France Canaturisme.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'était une évidence ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment ça s'est fait que vous avez intégré ce que tu peux me raconter, cette histoire ?
- Speaker #1
Voilà, écoute, à l'époque... C'était Michel Othia qui était venu me voir avec...
- Speaker #0
Un monsieur qui avait à l'époque qui dirigeait Naturisme Magazine. Et donc, il me dit, ce serait bien que tu rentres dans France 4 et tout ça. Donc, ils m'ont vendu le projet. On est entre copains et voilà. Et donc, on y est depuis 1989 aussi.
- Speaker #1
Ah oui, donc ça fait un sacré moment que tu y es. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Ça ne date pas d'hier.
- Speaker #1
Ah oui, effectivement. désormais du coup c'est enfin il y a aussi tes filles qui ont rejoint l'aventure c'est ça est-ce que, enfin il y avait vraiment une sorte de filiation, j'ai l'impression avec tes parents, toi, maintenant tes filles et hormis en fait bien sûr le domaine en lui-même est-ce que donc tes parents puis toi, vous avez transmis aussi donc du coup à tes filles une manière de penser et un état d'esprit Merci. de Rivabelle en fait.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. C'est une famille Rivabelle. Les filles, c'est la même chose. Elles sont nées ici, elles étaient sur place avec les clients. Elles aussi, elles parlent français, allemand, anglais, italien. On a besoin de ça, on est immergé avec les clients, ça s'apprend naturellement. Et elles ont cette... Cette culture familiale qui est faire plaisir aux gens, veiller à ce qu'ils passent de très bonnes vacances. C'est important les vacances.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Donc que tout se passe le mieux possible. Et puis dès qu'ils ont quelque chose, ils viennent nous trouver et c'est tout de suite réglé.
- Speaker #1
Je viens de rencontrer quelques-uns de tes clients. considèrent tous que Rivabella c'est leur petit paradis à eux, tu en penses quoi ? je pense oui c'est bien mais je pense qu'il existe aussi d'autres paradis on n'est pas les seuls au monde d'accord il y a plein de beaux endroits oui ça fait partie d'un beau paradis oui parce que bon je dois t'avouer qu'on a pas mal voyagé nous aussi et quand on arrive ici on prend une petite claque parce que c'est quand même très joli c'est pas du tout pour te flatter ou quoi que ce soit mais c'est quand même très très joli Merci.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'on est dépaysé, on a une sensation un peu bout du monde. Exactement. Même les Corses qui sont d'Ajaccio ou de Bastia, qui se retrouvent que ce soit en hiver ou en été, se disent, ça nous dépayse, on ne se croirait pas en Corse. Quand on est ici, on se repose.
- Speaker #1
Je peux comprendre dans le sens où, tu vois, on quitte cette grosse route nationale.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Pour arriver jusqu'ici, il y a cette petite déambulation déjà. Il y a quoi ? Cinq, six minutes à rouler, entre guillemets, dans le maquis. Et on arrive devant cette barrière. Et c'est vrai que cette déambulation, elle est peut-être nécessaire, je pense, pour ce côté ouvert où tu vois qu'on arrive.
- Speaker #0
Et c'est ça, la première fois, ils se disent, mais où je vais ?
- Speaker #1
Exactement, c'est exactement ça. Je les ressentis, je les ressentis.
- Speaker #0
Et puis après, arriver là, ils disent, ah oui.
- Speaker #1
Oui. D'après toi, quel est l'avenir pour Rivabella désormais ? C'est quoi ?
- Speaker #0
C'est de garder ce caractère authentique et d'être toujours aussi près des clients. Moi, c'est important de se développer dans ce qui est dans l'air du temps. On ne peut pas trop se développer non plus, donc ça restera un endroit. trois...
- Speaker #1
Préservés.
- Speaker #0
Préservés, oui.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et on fait tout pour le préserver aussi en interne.
- Speaker #1
Oui, au niveau de... Tu veux dire que le préserver au niveau interne, c'est au niveau de tes employés, de la manière de penser.
- Speaker #0
Tout à fait, la manière de penser, de l'écologie, de transmettre aussi les valeurs qu'on a en Corse, la culture, les beaux paysages, le patrimoine.
- Speaker #1
Justement, tu parles de transmettre, ça tombe bien, c'était ma prochaine question. Quel message tu voudrais transmettre justement aux générations futures ?
- Speaker #0
C'est de faire attention à notre planète parce qu'elle est vraiment fragile et qu'il faut vraiment faire tous les éco-gestes qu'on peut faire individuellement. Ça a une grande portée.
- Speaker #1
Écoute, maintenant on va passer à une... petite partie, on va appeler ça un petit jeu, c'est un petit jeu de portrait chinois, le naturisme.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Donc en gros, tu vas juste me répondre à des questions de manière très rapide. Ça va. Après, si tu veux développer, tu peux développer, bien sûr. Je voudrais savoir pour toi, si le naturisme était une couleur, ce serait laquelle ?
- Speaker #0
Du vert.
- Speaker #1
Ok. Si tu veux, tu peux développer, sinon tu n'as rien. Du vert et du bleu,
- Speaker #0
parce qu'on est au bord de la mer. Le vert pour la nature, le bleu. Et puis le jaune, le soleil, la chaleur. Voilà, c'est...
- Speaker #1
Il y a plusieurs couleurs.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Il y a plusieurs couleurs. Il n'y a pas qu'une seule couleur.
- Speaker #1
Si le naturisme était une musique ou un son, ça serait quoi pour toi ?
- Speaker #0
Le chant des cigales.
- Speaker #1
On les entend d'ailleurs. Voilà. Elles sont bien présentes. Si le naturisme était un lieu imaginaire ou réel, ça serait lequel ?
- Speaker #0
Le paradis.
- Speaker #1
Si un naturisme était une sensation, ce serait laquelle pour toi ?
- Speaker #0
Une sensation émotionnelle.
- Speaker #1
Et si un naturisme était un animal, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Un animal. Un lama. Ils sont un petit peu Ausha, mais à part ça, c'est des gentils.
- Speaker #1
D'accord. Et si un naturisme était une phrase ou un mot, ce serait laquelle ? La liberté. Très, très bien. Est-ce que tu veux nous dire une dernière petite chose, un dernier message, ou est-ce que tu penses qu'on a fait le tour ?
- Speaker #0
Oui, c'est après, quand on a fini, qu'on dit, ah bah tiens, j'aurais pu dire ceci ou cela. Donc, je veux dire que les clients sont les bienvenus, les nouveaux clients qui n'hésitent pas. pas à nous foder, à venir nous voir, découvrir, même si sur d'autres lieux, c'est accessible à la journée. Voilà, on n'a pas une durée minimum, on peut séjourner un jour comme un mois. Et que tout le monde est le bienvenu.
- Speaker #1
Bon, parfait. C'est une belle phrase de conclusion. Tout le monde est le bienvenu. C'est parfait. Merci beaucoup, Marie-Claire, pour cet échange.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Et je te dis à très bientôt.
- Speaker #0
À très bientôt.
- Speaker #1
Les rebelles, ce n'est pas seulement un domaine en bord de mer, un espace de liberté, de transmission et de résilience. Grâce à Marie-Claire, cette aventure humaine et familiale continue de s'épanouir en tant que respect de la nature, accueil bienveillant et vision volontaire. Merci à elle, son témoignage, sa sincérité, et pour nous avoir fait entrevoir l'espace d'un instant, les coulisses d'un lieu. pas tout à fait comme les autres. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager, à laisser un commentaire ou à venir découvrir Rivabelle par vous-même. On se retrouve très bientôt pour un nouveau voyage dans les coulisses du naturisme.