Speaker #0rappelle toi dans le dernier épisode j'allais embarquer pour la nouvelle zélande nous voici donc dans l'avion depuis sydney pour christ church enfin christ church dans l'île du sud ne le sait pas encore mais je vais vivre des choses extraordinaires dans ce pays salut à toi et bienvenue dans ce septième épisode de hors carte quel plaisir de pouvoir enfin parler de ce magnifique pays qu'est la nouvelle zélande ici je vais te parler d'un pays qui m'a touché en plein coeur et qui est autant important pour moi que mon propre pays d'origine voire plus à l'heure actuelle car j'ai développé au fil du temps une passion dévorante pour ce pays, où plus j'y passais du temps, plus je me sentais à ma place, tant l'émotion d'y être y était forte, lorsque j'y étais. Si tu n'es pas encore abonné ou si tu ne suis pas encore mon podcast, alors n'hésite pas et précipite-toi sur le bouton d'abonnement ou de suivi afin de pouvoir soutenir mon travail, peu importe d'où tu m'écoutes. Dans cet épisode, tu vas apprendre comment trouver du boulot n'importe où, dans n'importe quel pays. Alors attaquons sans plus tarder Enter Kiwi, qui est le nom effectif que l'on donne aux habitants de la Nouvelle-Zélande. Comme je le disais en intro, j'atterris à Christchurch et je dois avouer que la plupart des gens en Nouvelle-Zélande iraient dans une auberge de jeunesse. Pour ma part, ce n'est pas mon cas. Non seulement c'est trop cher pour mon petit budget, je te rappelle que j'ai environ 5 euros pour voyager, mais en plus je cherche à travailler afin de pouvoir économiser sur mon budget pour payer mon billet de bateau pour l'Antarctique. Car oui, la Nouvelle-Zélande contient un des deux ports qui permet d'embarquer pour l'Antarctique. Mais nous reviendrons un petit peu sur ce point tout au long de l'histoire. Je trouve donc deux petits retraités, très très gentils, qui ont une petite maison dans la banlieue de Christchurch. Bien qu'âgés, les deux personnes sont encore plein de vigueur. Elle est anglaise d'origine et lui est néo-zélandais pur souche. Chez eux, le travail est très simple et très vite fait, pour moi qui viens d'un pays où tout doit être fait rapidement avec la meilleure qualité possible. Ils sont surpris par mes prouesses qui, chez moi en Suisse, passeraient au mieux pour un bon travail et au pire pour un travail normal. Il me donne mon travail pour la semaine. que je finis en un jour et demi. Je dois les aider à isoler leur cadre de fenêtre, je dois tourner leur pelouse et repeindre leur clôture. Rien de bien compliqué en somme, mais les voilà agréablement surpris. Puis pour me récompenser, ils m'emmènent au port dont je vous ai parlé un peu plus haut, qui se situe à quelques kilomètres de Christchurch. Ils me paient un thé et une confiserie dans un tea room, puis nous irons visiter quelques sites historiques autour de Christchurch. Il faut dire que ce port était à moitié mort, puisque les bateaux ne partent plus en hiver en Antarctique. Et oui, pour ravitailler les bases qui sont en Antarctique, ils ne partent plus en bateau, ils partent avec des avions. Et croyez-moi que le moindre kilo vaut très cher et est pesé. Du coup, impossible d'embarquer en Antarctique si ce n'est en payant un billet qui est totalement hors de prix, même pour un budget normal. Au bout de deux semaines en leur compagnie, je leur dis que je vais partir et que j'ai trouvé un autre endroit pour aller travailler contre le logis. Je connais Christchurch comme un touriste à cette époque. Et par conséquent, je ne sais pas que je vais bientôt trouver une famille qui va changer l'ensemble. de mon voyage en Nouvelle-Zélande. Mes petits retraités ne sont pas spécialement surpris. Ils voient bien que je vais trop vite pour eux dans tout ce que je fais. Alors pour me récompenser de mon précieux travail, encore une fois, ils décident de m'emmener dans la prochaine place qui se situe au sud de Christchurch, dans ce que j'apprendrai plus tard être la banlieue riche de la ville de Christchurch, à savoir Prebleton. Et comment vous le dire ? En arrivant là-bas, c'est un peu comme quand vous voyez dans les films où les protagonistes arrivent dans une grande propriété de rêve. Je passe par un grand portail en fer forgé qui fait en tout cas trois fois ma taille et qui délimite la propriété pour arriver dans un grand jardin avec une route qui va jusqu'à devant la maison. Cette route se finit en rond-point devant la maison, dans tout cas trois étages. Ça te donne déjà une petite idée de la taille de la maison. Puis mes petits retraités me déposeront devant. Un homme qui se prénomme Greg, qui porte de longues bottes d'écurie et un short ainsi qu'un t-shirt délavé et une casquette tout autant délavée arrive vers moi. Le combo bottes-écurie et short est typique de l'agriculteur néo-zélandais. Cet homme a l'air très gentil, mais ferme dès les premières secondes de contact. Je dis donc au revoir à mes retraités et je suis le monsieur en bottes, afin qu'il m'indique ma chambre dans cette grande maison qui me fait penser à une maison de duc. Tant toutes les pièces sont vastes et les décors semblent être d'antan. Je me retrouve avec une chambre au deuxième étage, avec une vue plongeante sur un jardin qui ressemble plus à un parc tant il est gigantesque. Cette chambre est bardée de grandes fenêtres. J'ai ma propre salle de bain avec douche et toilette. Un grand leaking size, sans vous parler de la taille de la chambre qui est plus grande que mon appartement de l'époque. A ce moment-là, je me dis que je suis probablement arrivé dans un conte de fées. L'homme me laisse déballer mes affaires et me dit que nous nous retrouverons dans 30 minutes à la cuisine en bas. Je descends après avoir installé mes affaires et je me rends compte que l'homme fait aussi la cuisine. Alors je me dis qu'en fait, c'est certainement l'homme à tout faire de la maison. Nous discutons un petit coup avant de sortir de la maison pour qu'il me montre mon travail de la journée, qui sera simplement de poser mon arrière-train sur un... petit tracteur tondeur afin de tondre à sa demande juste l'avant du jardin et après je pourrais faire le reste le lendemain je veux commencer de suite mais me dit elle relax nous allons déjà mangé et je me retrouve avec lui à sa table sans personne d'autre je me dis que décidément je suis peut-être dans une propriété secondaire étant donné qu'il n'y a toujours que cet homme dans les environs et il entretient je dois le dire un certain mystère en m'assaillant de questions ne me laissant aucun répit pour y retourner une quelconque interrogation nous finissons de manger et je vais donc m'atteler à la tâche en effet je ne veux pas décevoir l'homme à tout faire de la maison qui doit par conséquent être une personne proche de de la famille. qui habite ici. C'est la première fois que je monte sur l'un de ces tracteurs, je n'ai donc aucune idée de comment fonctionne ce dernier. Mais j'apprends vite et seul, et il faut le dire, il n'y a rien de bien compliqué. J'entame mes rondes de tonte autour du jardin face à la maison, quand soudain l'homme a tout fait, sort en costard cravate, nickel et sans impli. Alors là je dois vous avouer que je ne comprends plus rien. Il se dirigera ensuite vers l'un des grands garages devant la maison, et il sortira un gros 4x4 blanc style Chevrolet qu'on voit dans les films américains. Bon, il semblerait que les apparences soient trompeuses encore une fois. Il me souhaite bon après-midi et il quitte la propriété. J'ai toute l'après-midi pour penser à ce qui vient de se passer. Et j'ai en conclu que ça doit être purement et simplement le propriétaire de cette somptueuse maison. Voyant au milieu d'après-midi que mon boulot de la journée est fini, j'entreprends de déjà commencer le travail du lendemain et je le finis également. Je pourrais bien évidemment m'arrêter là parce que je viens de réaliser le double du boulot qu'on attendait de moi aujourd'hui, mais je ne me sens pas à l'aise de rentrer dans cette maison seul alors que je viens d'arriver. Même si je pense qu'il ne me dirait rien, et puis si vous n'aviez pas encore compris, la Nouvelle-Zélande et tout particulièrement sa nature est un paradis pour moi. Par conséquent, je ne vois donc aucun problème à profiter de chaque instant à l'extérieur de ce magnifique pays. Pendant que je tondais la pelouse, j'ai aperçu des feuilles mortes tout autour de la propriété. Je déciderai d'entreprendre, de faire des tas avec ces feuilles mortes tout simplement grâce au râteau que j'aurai trouvé dans un atelier. Puis vers 19h, Greg revient, toujours en costard, avec cette fois une femme à ses côtés dans le véhicule. Pour ma part, je bosse depuis 13 heures, en ne m'arrêtant que pour boire de l'eau. Greg finit par me rejoindre dans le jardin, et si vous voulez tout savoir, il a deux bières à la main. Il m'en donne une, et avec un grand sourire, me dit que je peux arrêter pour aujourd'hui. Tout en me disant que je n'ai pas besoin de bosser autant. Mais il est content, et je ne sais pas pourquoi, mais ça me rend aussi content. Je lui dis que je vais finir ce côté du jardin avec les feuilles, et qu'après je viendrai dans la maison pour manger, c'est promis. Lui finit sa bière avec moi, et il ira préparer le souper. Le soir venu, je rencontrerai sa femme, Alison, que je finirai par appeler affectueusement. Ali, qui est sur le point de se faire opérer car elle a eu une chute à cheval. En effet, la famille a en sa possession, en plus des nombreux animaux déjà présents sur le domaine, plusieurs chevaux de course et Ali est joqué, en dehors de son travail dans l'entreprise familiale de Greg. Mais nous reviendrons sur ce point un petit peu plus tard. Ils me disent durant le repas qu'ils ont deux filles, dont une à Londres pour les études et une autre qui habite à deux pas d'ici avec son mari, et un fils qui lui vit avec eux, certains jours et d'autres jours avec son copain. Je dois dire que je me sens tout de suite très bien en leur compagnie. Ali et Greg sont deux personnes adorables que la vie m'a donné la chance de rencontrer. Et surtout, après mon expérience australienne plus que mitigée, c'est comme si la vie m'avait mis à l'épreuve pour mieux me récompenser une fois arrivé en Nouvelle-Zélande. Les jours s'enchaînent et plus ils voient que je suis débrouille, plus ils me donnent des tâches qui nécessitent un minimum d'attention, voire des compétences spécifiques. Comme nourrir les moutons, les vaches et parfois même les chevaux qu'ils ont. Ils apprendront que mon tout premier métier était forestier bûcheron et ils me demanderont de tailler leur immense haie. Car oui, en Nouvelle-Zélande, les haies peuvent atteindre plus de 5 mètres de hauteur, tant les terres y sont fertiles. Puis, ils me demanderont de tailler certains de leurs arbres. Je serai aussi chargé d'aider Ali, de temps à autre, même si je resterai principalement sur les extérieurs. Et je dois vous dire que ça me va très très bien. Ils me laissent même le buggy de la propriété pour pouvoir me déplacer d'un bout à l'autre plus facilement. J'irai jusqu'à scier et fendre leur bois de feu et à leur faire un joli tas devant l'entrée de leur maison. Un tas que je qualifierais de tas suisse. En effet, en 9 mois en Nouvelle-Zélande, jamais je n'ai vu ce que j'appelle un joli tas de bois. Et là, tu te dis certainement qu'un tas de bois, c'est un tas de bois. Eh bien, tu te trompes ! Un joli tas de bois, c'est un tas de bois avec à la base les plus gros morceaux de bois. Laisse-moi t'expliquer en 30 secondes ce que c'est qu'un joli tas de bois. C'est un tas de bois avec à la base les plus gros morceaux de bois qui montent sur plusieurs dizaines de centimètres tout en prenant soin de boucher un maximum les trous entre chaque bûche avec les bûches qui s'emboîtent le mieux à celles posées précédemment. Un peu comme un... puzzle si tu veux bien. Pour finir sur un perfect, tu peux même essayer de tourner chaque bûche de sorte à ce que l'écorce regarde vers le haut, afin que quand il pleut, sur ton tas de bois, l'eau ruisselle comme sur un rocher. On est vraiment en train de faire une théorie sur comment faire un tas de bois dans ce podcast ? Je t'avais dit que tu apprendrais plein de choses, et des choses un petit peu inattendues de temps à autre. Enfin bref, Greg rentre et le tas de bois qui venait fraîchement d'être fait était entreposé devant la maison. C'est donc une des premières chose. qu'il voit en rentrant. Et là, il me dit, purement et simplement, qu'il n'a jamais vu un si beau tas de bois de sa vie. Et que si tous les Suisses travaillent comme ça, je n'ai qu'à y envoyer des amis. Ce qui me fait bien rigoler, car... Pour moi, le tas de bois que je viens de faire est banal dans mon pays, voire pas si fou que ça. Les compliments à chaque travail que j'accomplis chez eux les rendent toujours plus confiants à mon égard. Bon, promis, j'arrête de vous parler de tas de bois. Continuons notre histoire. Les compliments qu'ils me donnent à chaque travail que j'accomplis ne fait que renforcer leur confiance à mon égard. Une confiance que je m'évertuerai à entretenir. Le courant passe tellement bien qu'ils me prennent comme un membre de leur famille. A leur sortie, tous les vendredis soir au pub de Lincoln, plus au sud et plus globalement à chaque activité, ils me prennent avec. Et à chaque fois qu'il faut des activités en famille, ils me prennent avec également. Je dois dire que ça me frappe d'aller tous les vendredis au pub avec eux, car ils sortent littéralement avec les enfants et les grands-parents, tout en passant par les petits-enfants. Et avoir le pub où je suis, ça n'a pas l'air d'être un cas isolé. Et je dois dire qu'encore une fois, la culture néo-zélandaise me plaît sur ce point. Sortir avec tout son petit clan, c'est pas trop la classe ça. Si je compare aux bars et pubs qui sont chez moi, je dois dire que jamais je n'irai avec mes enfants un vendredi soir dans l'un d'eux. Et plus globalement, je n'ai jamais vu ça nulle part en Europe. Et toi, si tu l'as déjà vu, n'hésite pas à me le dire. Le summum sera tout de même de me retrouver à aller faire du quad avec son fils et ses amis. Une expérience de dingue, tout simplement. Car oui, la Nouvelle-Zélande, c'est très, très sauvage. Et tu peux littéralement aller faire du quad en pleine nature sans aucun problème. Le tout en franchissant des rivières qui sont hors des sentiers battus ou en longeant de nombreux petits lacs. Et ça sur toute une journée. Le gros kiff. Cette connexion avec la nature quasi... permanente dont jouit chaque Néo-Zélandais est quelque chose d'incroyable à mes yeux. Et avoir la chance d'aller faire du quad dans des endroits perdus sans rien payer, et en étant le seul étranger à des lieux à la ronde, me fait vraiment me sentir privilégié. Mais où est Greg en fait, vous vous demandez certainement ? Il a eu l'immense gentillesse de me laisser son quad, et en quelque sorte de se sacrifier, si je puis dire, même si le mot est un peu fort, ainsi, de sacrifier sa place pour que je puisse profiter de ces somptueux paysages des Alpes Néo-Zélandaises. On finira par rentrer, puis quelques semaines plus tard, étant au pub comme tous les vendredis avec la famille Greg, il aura un anniversaire d'un ami à eux, et les enfants de cet ami viendront lui rendre visite. La plupart viennent de Nouvelle-Zélande, certains viennent aussi d'Australie. Nous formerons plusieurs petits groupes, le tout en buvant nos pintes de bière respectives. Jusqu'au moment où Greg me présentera à toute cette petite clique comme étant le gars qu'il n'a jamais vu bosser aussi bien. Je me sens à la fois honoré et énormément gêné de me faire complimenter de la sorte devant tout le monde, et je pense que l'alcool n'y est pas pour rien. Évidemment, euh... J'ai l'habitude de dire que l'alcool fait ressortir votre vraie personnalité, et celle de Greg est celle d'un leader qui a bien compris que mettre l'être humain au premier plan dans une entreprise, quand il a le mérite d'au moins faire quelque chose de bien pour cette entreprise, est un terreau encore plus fertile que sans cette composante. Et c'est donc pour ça qu'il me fait cet éloge, à mon avis. Grâce à ce qu'il vient de faire, je trouverai du travail plus que facilement dans les quatre coins de la Nouvelle-Zélande. En effet, Greg a une certaine réputation en Nouvelle-Zélande. Si le but Premier était de rejoindre l'Antarctique en bateau en venant ici. Je dois dire que petit à petit, il n'y a plus de bateaux qui descendent là-bas comme je l'ai dit précédemment. Et puis il faut aussi que je pense à économiser de l'argent. Et comment économiser de l'argent ? Eh bien en bossant contre le logis bien sûr, ce qui me permet de ne plus rien dépenser, littéralement plus rien. Et je dois le dire, si j'avais encore un doute, je peux affirmer aujourd'hui que la Nouvelle-Zélande est mon pays de cœur, mon pays préféré. Le simple fait d'y penser me fait me sentir bien, car c'est un pays connecté à la nature. aux valeurs très proches des miennes, et c'est certainement du moins avant 2019 le pays où je me sentais le mieux dans le monde. Voilà, ceci étant dit, je me rappelle d'un soir, peu avant mon départ de chez Greg, où nous faisions une grillade dehors, seul, lui et moi, pendant que les autres nous attendaient dedans. Une bière néo-zélandaise à la main, nous discutions de tout et de rien. Mais surtout de tout, et nous arriverons sur le sujet de son entreprise. Il me confiera de nombreuses choses sur ce qui se passe, et je finirai par y confier que si j'avais connu un patron comme lui en Suisse, alors toute ma vie aurait été plus simple. et je n'aurai... jamais eu besoin de lancer ma propre affaire. Il me dit que ce n'est pas plus mal qu'un gars comme moi ait sa propre affaire. En effet, mon surplus d'énergie serait un gaspillage s'il était entièrement consacré à quelqu'un d'autre que moi. Et je me dis que c'est bien vrai. Même si je reste convaincu qu'avec un leader comme Greg, j'aurais facilement pu devenir son bras droit. Et bien évidemment, il m'aurait fallu aussi la nationalité néo-zélandaise et des compétences en construction. Parce que oui, Greg a une entreprise de bâtiment, de construction de bâtiment et de gérance de bâtiment. Je travaillerai donc Merci. Un petit peu pour lui, quelques jours pour son entreprise, sans rémunération évidemment car je n'ai pas de working visa, mais mon aide à certains travaux pratiques autour de son entreprise lui sera quand même bénéfique. Et dans cette entreprise, il emploie quand même plusieurs dizaines d'employés. Cette expérience m'avait montré à quel point la Nouvelle-Zélande était une terre d'opportunités, où les self-made men pouvaient encore se faire une place de choix dans l'entrepreneuriat. Nous arrivons aujourd'hui où Greg me prêtera une voiture pour faire le tour de la Nouvelle-Zélande. Et même si c'est ma deuxième fois au pays des kiwis, Je tiens cette fois non seulement à essayer de faire tous les ports du pays pour trouver un bateau qui traversera le Pacifique, et Dieu sait qu'il y en a, mais je tiens... aussi à faire le tour complet de la nouvelle zélande pour être certain de tout voir de ce magnifique pays et de ne pas louper un port ce ne sont heureusement que des au revoir avec greg et sa famille car d'ici quelques mois il faudra que je lui ramène sa voiture je dormirai dans ma voiture afin d'économiser les nuités et les campings et même si en nouvelle zélande le camping sauvage est interdit je ne me ferai attraper qu'une fois car de 1 je passe incognito dans une voiture endormant dans cette dernière à la place d'un camping car par exemple et de 2 la police là-bas travaille majoritairement avec le cœur plutôt qu'avec la tête. Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Et bien que même en me faisant attraper une fois de nuit en dehors d'un camping, le policier a regardé tout autour de mon véhicule avec sa lampe de poche, et quand il a vu qu'il n'y avait pas de déchets, il a décidé de me laisser tranquille, tout en me disant que demain il ne voulait plus me voir là. Alors que si il travaillait selon la loi, et donc comme je l'ai dit plus haut avec son cerveau seulement, j'aurais dû prendre une amende et il aurait dû me ramener dans un camping pour terminer ma nuit. Il a donc non seulement diminué les risques car j'étais fatigué et c'était en pleine nuit, il m'aurait réveillé et ça aurait augmenté les risques, mais en plus de ça, il a été humain. Il a décidé donc de faire preuve de bonté et de se dire que de toute façon, je ne dérangeais personne. Pourquoi le camping sauvage est interdit en Nouvelle-Zélande, vous vous demandez peut-être ? Eh bien, comme bien souvent à cause des gens très mal éduqués qui laissent des déchets après leur passage. D'où le regard du flic autour de mon véhicule lors de notre rencontre. Je passe donc plusieurs mois à voyager, travailler, et chercher un bateau autour de la Nouvelle-Zélande. Avec tout un tas d'aventures tout aussi diverses que variées. J'ai même une fois travaillé dans des champs de kiwi, d'avocat ou encore d'olivier, avec bien souvent de superbes baraques. Et même une fois, crois-le ou non, avec une grande chambre qui donne directement sur une superbe baie qui a elle-même un balcon, qui a lui-même, Ausha bien, un jacuzzi. Et oui, je ne l'ai que pour moi en plus. Donc voilà, c'est assez dingue. Cette aventure en est bien une. Et ça, donc... tous les sens du terme. Je serai autant passé par les moments difficiles que des moments où la vie me récompense bien plus que ce que je n'aurais pu l'imaginer. Ce qui me conforte dans mon idée que dans la vie, plus vous vous mettez en difficulté, plus cette dernière vous récompensera. C'est ce que la plupart des gens appelleraient sortir de sa zone de confort. Mais ce terme est devenu un petit peu trop générique à mon goût et je n'aime pas spécialement l'utiliser à toutes les sauces. Mais passons. Durant ce voyage, je ferai une de mes 5 actions d'aide à l'environnement où pendant 3 jours, j'irai me perdre dans les Alpes néo-zélandaises. Et quel rêve mesdames et messieurs ! Non seulement j'irai me perdre et je ne rencontrerai aucune trace de civilisation pendant ces trois jours, mais en plus j'irai à la rencontre du seul perroquet de montagne du monde, à savoir le Nestor Kea, qui est une espèce endémique de la Nouvelle-Zélande. Et durant un de ces trois jours, je signalerai à la compagnie de rangers locales, une fois mon retour à la civilisation, que j'ai vu des Kea et où je les ai vus, et ce, afin de pouvoir aider à leur protection en les répertoriant et en notant leur lieu d'habitation sur une carte. Je dois dire que je n'ai jamais vu de perroquets aussi curieux et aussi téméraires, et surtout dans un cadre montagneux, où normalement aucune espèce de gros animal ne vit. On ne trouve que quelques souris d'habitude à ces hauteurs-là, mais eux viennent presque à bout de bras, tellement intéressés par mon trépied ou encore par mon sac qu'ils pensent rempli de nourriture, qu'ils osent presque venir me grignoter les semelles de mes chaussures. Après cette aventure fascinante, je reprendrai la route. Je me rappelle également avoir trouvé un boulot dans la ville la plus grande de Nouvelle-Zélande, à savoir... à Auckland. C'était un garage où je dormais dans ce garage, ce qui était assez spartiate, je vous le concède, car quand les voitures rentraient dans le garage, je sentais l'odeur qui émanait de leur pot d'échappement. Jusqu'à ce que l'on pourrait qualifier de salle qui me servait de chambre. Mais autre chose de plus surprenant se déroulait sous mes yeux. Le garage qui était un des plus grands de la ville était tenu d'une main de fer par une femme macho. Alors oui, si vous ne comprenez pas, laissez-moi quelques secondes pour vous expliquer et vous donner quelques exemples. Tout d'abord, elle avait une bonne voix bien rogue de la fumeuse de 50 ans. Et puis sa façon d'être, c'était vraiment celle d'un homme. Et c'était vraiment marrant à voir, je dois dire. Tous les gars la respectaient comme jamais je n'ai vu quelqu'un se faire respecter de la sorte. Et même les nouveaux rentraient vite dans le rang. Car elle dégageait un certain charisme, il faut bien le dire. Et une assurance qui était assez inouïe. Je me suis toujours dit que je l'aurais bien vue au gradé dans l'armée. Bon, à ce stade, vous devez encore vous dire, ça passe Lysias, mais en quoi ça fait d'elle une macho ? Tout ça, c'est juste une femme qui se fait respecter, non ? Détrompe-toi ! Plus tard, j'irai une fois dans sa splendide demeure durant une journée, afin de l'aider à faire des travaux qui nécessitent une certaine force. On sera plusieurs à se retrouver là-bas, et on va l'aider un petit peu à déménager certaines choses, les meubles, etc., tout autour de sa maison. Je me retrouverai donc dans un salon en arrivant, avec elle et d'autres jeunes qu'elle emploie, comme moi. Dont un couple de français qui font un peu ses domestiques dans sa grande maison. Et ils m'expliqueront plein de choses que je finirai par voir de mes propres yeux. Comme par exemple qu'elle traite sa copine comme une femme des années 50, puis qu'elle se traite elle-même comme un homme des années 50. Elle rentre à la maison, elle dit ce qu'il faut faire, et c'est tout. Elle se pose dans son fauteuil et attend qu'on lui amène sa petite bière. Puis une fois rentrée dans son mini-centre de contrôle, elle... qui désordre à tout le monde sauf aux hommes présents dans la maison. Et pour nous, elle propose une bière. Aussi, mais que pour nous. Pas que les femmes n'y aient pas le droit, mais plutôt que nous on est des hommes, donc selon sa logique, on doit boire et surtout on doit pas faire grand chose à la maison et laisser les femmes de la maison nous servir. C'est assez dingue quand j'y pense d'être une femme et de se comporter de la sorte. Enfin, je ne juge pas, mais c'est tellement original je trouve. Pour finir, les femmes iront nous chercher des bières et s'en prendront une au passage. C'est assez malaisant pour moi, je dois l'avouer. je suis ma foi habitué à au moins aider quand j'arrive chez quelqu'un mais bon ce n'est pas mon problème surtout que je quitterai ce lieu d'ici le soir venu enfin reprenons le voyage il est temps de me retrouver à nouveau sur la route pour retourner chez greg et retrouver mon ex copine qui me rejoindra en nouvelle zélande et qui m'apportera du matos pour la suite de mon aventure elle restera aussi trois précieuses semaines avec moi et je peux encore la remercier aujourd'hui car même si la nouvelle zélande est un pays dont je suis fou ça fait du bien bien de voir la personne que l'on aime. Nous voyagerons ensemble avant de revenir chez Greg. Et pour finir, elle rentrera. Puis, voyant que la Covid arrive et qu'un décès dans ma famille proche aura eu lieu, je déciderai de rentrer. Effectivement, il y avait trois conditions pour notre rentrée. La première était une guerre globale, la deuxième était un décès dans la famille proche et la troisième était une pandémie mondiale. Et là, on avait quand même sur trois raisons de rentrer, deux qui étaient bel et bien présentes. Mais avant de rentrer, Greg me ramènera. Après avoir fait encore quelques semaines chez lui. Il me ramènera à l'aéroport de Christchurch. où il me dira que sa porte me sera toujours ouverte et que je ne dois pas hésiter si un jour j'ai besoin d'un foyer pour moi et mes proches en Nouvelle-Zélande à le contacter ou tout simplement à revenir chez eux. Quelle joie de pouvoir compter sur des gens aussi bons et tout ça à l'autre bout du monde. A travers la Nouvelle-Zélande, j'aurais trouvé un des seuls pays au monde qui respecte les gens qui vivaient là avant les colons européens et qui les intègre dans toutes les strates de la société, mais également un pays grand comme cette fois la Suisse, environ. avec la moitié moins d'habitants. Autant vous dire que c'était très, très sauvage, et le tout sans danger notoire. Un pays qui n'utilise aucune énergie nucléaire depuis longtemps, et c'est également un pays qui a tous les biomes possibles, en passant des bords de mer avec palmiers, aux montagnes enneigées, et le tout sans oublier de passer par les déserts de l'île du Nord. En bref, c'est une terre d'aventure et d'aventurier. Je pourrais faire l'éloge de la Nouvelle-Zélande encore longtemps, mais tu risquerais de t'endormir et de quitter ce podcast. Je voudrais donc finir ce podcast avec une phrase que j'avais lue quelque part il y a bien longtemps. Dieu a créé la terre en six jours, et quand il a fini au sixième jour, il prit tous les plus beaux endroits du monde afin de créer la Nouvelle-Zélande. Merci pour ton écoute, et ciao !