Speaker #0Salut à toi et bienvenue dans ce sixième épisode de Hors Carte, ton podcast de voyage et de bons plans. Aujourd'hui, on part sans plus attendre pour l'Australie. Et ne te dis pas que tu sais exactement comment c'est là-bas parce que tu y es déjà allé ou encore parce que tu connais quelqu'un qui y est déjà allé. Parce que oui, je crois qu'on connaît tous quelqu'un qui est déjà allé en Australie. Ici, je vais te raconter mon histoire et crois-moi, elle risque d'être à contre-courant de tout ce que tu peux trouver sur l'Internet francophone aujourd'hui. Déjà car je suis honnête et je ne vais pas me gêner de parler de ce que j'ai vécu de bien et de moins bien dans chaque pays que j'ai traversé. Et ensuite car il est important de souligner que je n'ai pas voyagé comme la plupart des gens lors de mon passage en Australie. Alors Ausha car aujourd'hui tu vas découvrir une facette de l'Australie à laquelle tu ne t'attends certainement pas et tu vas également apprendre à comment survivre au milieu de toute cette faune presque 100% hostile. Commençons par mon arrivée en Australie. J'ai décidé de faire la côte Est dans le sens inverse de la plupart des gens. C'est-à-dire, commencer à Cairns et finir à Sydney, du nord au sud donc. Petite parenthèse ici, je suis arrivé en Australie depuis Tokyo. C'était dans le cadre de mon tour du monde, où je faisais des missions humanitaires, et où je me déplaçais avec un mini-budget à pied et en autostop. Si tu veux en savoir plus sur mon tour du monde, tu as l'épisode 2 de ce podcast, et si tu veux vraiment en savoir davantage, alors c'est sur YouTube que ça se passe avec ma vidéo, qui s'intitule « Un tour du monde au-delà des préjugés » . Parenthèse refermée, nous pouvons continuer. J'avais trouvé sur Elpix un site qui est en gros un endroit où tu proposes ton aide contre le logis et la nourriture, un gars qui pouvait m'accueillir près du centre-ville de Cairns. Sa maison, je me rappelle encore très bien, était proche du principal centre commercial de la ville. C'est avec lui, un français expatrié, que j'ai donc fait mes premiers pas dans ce pays pour le moins sauvage. Il parlait donc parfaitement français et était venu me chercher à l'aéroport en voiture. Puis ensuite, nous sommes allés boire un verre face à la mer, verre qu'il avait fini par me payer d'ailleurs. Dans les jours qui suivirent, nous avons visité bien des lieux autour de Cairns, et il m'a expliqué de nombreuses choses, dont par exemple qu'il fallait éviter de se baigner en dehors des zones limitées, par des filets et des poutres métalliques. Car des crocodiles qui peuvent atteindre jusqu'à 6 mètres de long sont présents sous l'eau, et le long des côtes, et parfois même au large de ces dernières. Mais bon, ils sont limités, car au large c'est les grands requins blancs qui règnent presque sans partage. D'ailleurs, il n'est pas rare de trouver des crocodiles dans les jardins en pleine ville, tant ils sont nombreux. Enfin, je veux dire, 6 mètres, t'imagines ? C'est un truc de fou. C'est plus de 3 fois la taille de Michael Jordan, bordel. Non mais excuse-moi, mais c'est quand même assez dingue. Et vous pensiez que c'était tout ? Mais que nenni ! Il y a des méduses qui peuvent vous tuer en quelques secondes en paralysant l'ensemble de votre système nerveux. C'est donc affreux comme mort. Vous bavez, vous ne pouvez plus bouger aucun de vos membres, et vous finissez par vous voir mourir presque totalement paralysé, sans rien pouvoir faire, ni même appeler les secours. Si vous êtes seul, c'est la mort assurée. Mais rassurez-vous. ça ne dure que quelques minutes. Bien évidemment, c'est ironique. Mais il me raconte aussi qu'il faut toujours bien veiller à fermer la porte de chez lui quand il sort. Histoire qu'une vilaine bestiole style araignée Redback ou serpent Taipan, et autre joyeuseté, ne tente sa chance dans l'un de nos lits le soir venu. Et également d'éviter la mort qui va bien souvent de pair lorsque l'on croise l'une de ces charmantes bestioles. Bon, si vous pensiez que c'était fini, vous vous trompez encore une fois. Il faut veiller sur votre vie en quasi permanence dans le nord de l'Australie. et dans l'état du Queensland qui a un climat subtropical. Alors attention, quand je dis ça, c'est surtout quand vous voyagez comme je l'ai fait, c'est-à-dire en autostop, à pied, en dormant en extérieur. Cet expatrié français me raconte aussi qu'il ne faut pas approcher les kangourous. Et là, je dois avouer que je suis un peu perplexe. Cet animal si charismatique qui est l'emblème de l'Australie aurait lui aussi une arme prête à me faire trépasser en quelques secondes ? Rassure-toi, ce n'est pas le cas. Mais il m'explique que le kangourou peut aussi te prendre pour l'un des leurs. Et s'il te prend pour une menace, ces longs griffes ou ces pattes arrière très puissantes peuvent mettre à mal même notre cher Chuck Norris. Alors loin de moi l'idée de vouloir tuer ces belles créations mortifères que Dame Nature nous donne. Mais ne serait-ce pas plus sage de laisser certains états de l'Australie comme le Queensland par exemple, à ces créatures, voire l'entièreté de l'île, pour bien être certain que ces animaux comme nous soient en sécurité ? Bon, bien évidemment, je rigole. Parce que oui, si je ne vous l'ai pas encore dit, les créatures sauvages là-bas sont presque toutes protégées. Cela veut dire qu'elles pullulent littéralement. Du moins, dans le nord de l'île. Bon, voilà, pour vous faire un rapide résumé, tout ce que vous verrez en Australie, qui n'est ni de la race humaine, ni un koala, ni un animal domestique, essaiera au mieux de vous faire du mal, et au pire, de vous tuer. Si vous en approchez un peu trop. Ceci étant dit, et pour ceux qui suivent ce podcast depuis le début, vous vous rappelez donc que la plupart du temps, je dormais dehors dans mon hamac. Vous comprendrez donc pourquoi je mettrais autant l'accent sur ces bestioles dans cet épisode. De plus, le Queensland, c'est plus de la moitié de mon parcours en Australie. Je vous promets que je commence presque à avoir la boule au ventre à l'idée de quitter mon hôte dans quelques jours. Mais mon aventure autour du monde m'a tellement apporté, dont la faculté à vivre le moment présent et à ne pas me soucier du lendemain, que je me recentre sur le moment présent et me dis que Si mon corps et mon cerveau m'ont amené jusqu'ici, ils arriveront à me trouver une réponse pour affronter cette nouvelle situation délicate dans laquelle je vais être obligé de me jeter d'ici quelques jours. Le soir, nous rentrons et la personne chez qui je dors me montre sa perruche qui est domestiquée et en liberté quand il est là. Une très jolie bestiole pleine de couleurs et heureusement sans la moindre envie de me tuer. Enfin, je crois. Je parle de ma façon de voyager à mon hébergeur et il me dit que l'autostop en Australie est proscrit. Et plutôt correctement, puisque c'est... amendable si la police m'attrape mais on y reviendra bon je dois vous avouer que là je me dis super si j'avais au courant un doute je sais maintenant définitivement que l'australie n'est pas un pays pour ma façon de voyager puis pour revenir sur cette histoire d'auto stop ma soif de compréhension m'oblige à demander tout de même pourquoi est ce que c'est interdit en australie et il me dit que c'est principalement à cause des gens qui disparaissent dans le bush australien pas plus tard que trois semaines avant mon arrivée une jeune touriste a disparu en faisant du stop et personne ne l'a encore retrouvé à ce Parce qu'il paraît... ce n'est pas rare ici. En effet, l'Australie, c'est un petit peu le Far West. Et donc, certains endroits sont encore très sauvages, voire aucunement sous contrôle de l'État. Personne ne sait donc très bien ce qui s'y passe, sauf les locaux. Bien, vous pensiez que c'était fini, que j'arrivais au bout de mes peines ? Malheureusement, j'aimerais bien vous dire que oui, mais aujourd'hui, j'en rigole, même si sur le coup, c'était pas tellement fun. Eh ben, c'était sans compter sur la personne qui m'accueille. En effet, il m'a proposé de dormir dans sa chambre le soir même. Ce que j'ai déjà trouvé un petit peu bizarre... Enfin, je sais pas ce que tu en penses, mais moi j'avais trouvé ça bizarre, parce qu'on se connaissait même pas depuis 12h, et le gars veut déjà m'accueillir, dormir carrément dans son intimité, évidemment sur un autre matelas, mais c'était quand même chelou de se retrouver avec quelqu'un en train de dormir dans la même chambre que lui. Sa chambre en l'occurrence. J'ai donc accepté, en prenant bien soin de préciser que je voulais mon propre matelas, moyennement tranquille, à l'idée de dormir au pied du lit de ce quinquagénaire. J'ai donc dormi comme on pouvait s'y attendre. très mal. Mais heureusement, le lendemain, il a quitté sa maison en me laissant cette dernière. J'en ai profité pour faire la grasse mat. L'homme finit par rentrer au milieu d'après-midi et nous commençons à parler dans sa cuisine autour d'un petit verre de soda. Mais il fera une proposition qui achèvera mes doutes sur sa sexualité, c'est-à-dire un massage des pieds qui, bien entendu, j'ai décliné poliment. Mais il insistera, poliment aussi, en me disant qu'un massage des pieds, quand on marche autant que ce que je le fais, ça ferait du bien à mes petits pieds. Puis il a totalement dérapé en me disant qu'il pouvait commencer par les pieds puis continuer sur le reste du corps. Et à ce moment là, mon système d'alerte s'est mis en route. J'ai mis fin poliment à la conversation. Puis je suis sorti prendre le wifi dans le mall qui se situait, comme je vous l'ai dit au début de l'épisode, à côté de sa maison. Tout ça pour rappeler mes proches et leur raconter le cas. Pas que j'ai eu peur de lui. Mais plutôt que si d'un coup il tentait de me droguer ou de faire un truc pas net durant la nuit. enfin la nuit suivante, mes proches savent quoi faire sans nouvelles de ma part d'ici. 9h le lendemain matin. Et aussi, accessoirement, il savait où était ma position puisque je leur avais envoyé l'adresse à laquelle je me situais. Après avoir passé ce coup de fil, je passerai donc ma dernière nuit chez lui. Autant vous dire que si les deux dernières nuits n'avaient déjà pas été de tout repos parce que je me posais déjà des questions sur ce gars, cette dernière nuit n'arrangera rien du tout. L'esprit n'est absolument pas tranquille et je n'arrive pas à me reposer. Autant vous dire que je repars sur les routes le lendemain totalement crevé de fatigue, ce qui n'est vraiment pas idéal pour ce pays qui va me demander une attention de tous les instants. Mais bref, passons. Je commence donc à marcher vers le sud de la ville afin de la quitter. Je sais d'expérience que l'autostop dans les villes, ça ne marche que rarement, voire jamais. Je finis par quitter la ville en rejoignant sa périphérie. Je me rappelle de chaleur humide avec une fine pluie lors de ma sortie de la ville de Cairns. Pour l'instant, tout va bien. La pluie me rafraîchit un minimum face à cette chaleur écrasante. Je m'arrête dans un supermarché, racheter un litre d'eau. En effet, je ne vais pas faire comme il m'est souvent arrivé de le faire et... d'aller chercher de l'eau dans les cours d'eau environnants ou dans les forêts, puisque je le rappelle, tous ces endroits sont infestés de bestioles potentiellement mortelles pour moi et mon manque d'expérience en Australie. Je décide aussi de ne marcher que le long des routes afin d'accélérer mes déplacements et d'augmenter la sécurité lors de mes déplacements également. Je décide aussi de ne marcher que le long des routes afin d'accélérer mes déplacements et de prendre le moins de risques possible avec les créatures qui m'entourent. Et une fois sorti de la ville totalement, je décide qu'il est temps de refaire de l'autostop. Le tout en utilisant ma vision d'aigle afin de repérer la moindre patrouille de police et de me remettre à marcher comme si de rien n'était dès que je vois l'une de leurs voitures au loin. Peut-être que certains d'entre vous sont des gens qui respectent la loi quoi qu'il en coûte, ou même que vous vous dites que vu ce que j'ai raconté auparavant, c'est stupide de faire du stop en Australie. Mais j'ai deux choses pour vous dire. Petit 1, j'ai eu en permanence sur moi un couteau de chasse avec une lame longue de plus de 13 cm en cas de dernier recours. Et ceci toujours caché entre mon sac et moi. prêt à être dégainé en cas de besoin. Petit 2, la distance de Cairns, qui est mon point de départ en Australie, je le rappelle, à mon point d'arrivée, qui est Sydney, est longue de plus de... 2600 km ce qui vous fait un peu plus que deux fois et demi la longueur de la france métropolitaine si vous mesurez depuis son point le plus au sud jusqu'à son point le plus au nord autant vous dire que je n'ai pas le temps ni l'envié de m'éterniser ici et tout particulièrement dans l'état du queensland surtout que le pays qui m'attend après sydney n'est pas seulement mon pays préféré c'est carrément mon pays coup de foudre dont je suis on peut le dire totalement totalement amoureux. D'ailleurs, si vous pensez savoir de quel pays je parle, alors si vous écoutez ce podcast sur YouTube, n'hésitez pas à le mettre en commentaire. Ceci étant dit, je me rends vite compte qu'après ma première nuit passée proche des routes d'Australie, à soit me faire réveiller par de grosses fourmis qui piquent et qui envahissent mes affaires, soit par des bestioles dont je ne connais absolument pas le nom et qui par conséquent peuvent être potentiellement dangereuses, au vu de tout ce qu'on m'a dit sur la faune locale, je décide d'inverser mon cycle de sommeil. Je m'explique. Je pars du principe qu'un plus grand nombre de gens roulent la journée. et donc que s'il m'arrive quelque chose, je pourrais avoir plus de chances d'au moins être secouru. Alors que la nuit, non seulement l'être humain peut se montrer moins amical, mais je suis aussi moins visible avec mon hamac couleur kaki. De plus, personne ne s'arrêtera de nuit s'il entend quelqu'un qui crie à la mort au cas où je me ferais attaquer par quelqu'un ou quelque chose. Je dormirai donc la journée, de 8h à 15h ou 16h, dépend de ma fatigue. Et je commence à faire du stop en fin d'après-midi, Quand les gens n'ont pas de... pas le stress d'arriver à l'heure au boulot, afin d'augmenter mes chances d'être pris. Je profite de me déplacer au maximum avant que la nuit tombe. Puis, une fois la nuit tombée, j'entame mon repas qui se fait maigre quand on a l'équivalent de 5€ par jour, même avant le Covid, ça reste une somme très faible pour un pays comme l'Australie. Puis, une fois l'aube arrivée, j'installe mon hamac et bien souvent après une nuit de marche, je finis par m'écrouler, même si le bruit environnant est élevé. Une fois en début de soirée, je suivrai une route qui me semblera étonnamment calme. Une fois, en début de soirée, je suivrai une route qui me semblait étonnamment calme, mais qui était indiquée sur Google. Après tout, Google m'avait guidé à travers les rizières du Vietnam, ou encore à travers le Japon, et dans plein d'autres endroits où je n'ai jamais été déçu tout au long de mon tour du monde. Alors là, je dois vous expliquer que j'ai été un petit peu surpris. Avec la chaleur du Queensland, je ne vois que très mal au loin, vu que la route fait un petit peu comme dans les films américains, lorsque la chaleur est étouffante et que le bitume vient à trop chauffer. Vous savez, cette espèce d'effet de vague que l'on peut voir au loin. Du coup, je ne voyais pas la fin de la route. Je finis par voir une autre route au loin, où des voitures roulent, mais presque totalement perpendiculairement à la route où je me trouve. Je me dis donc que je vais arriver sur une intersection, logiquement, mais il n'en est rien. La route finit par se faire avaler par le bouche australien, et je me retrouve entouré de hautes herbes dans un champ en pleine chaleur de fin de journée. Pour rejoindre la vraie route, maintenant, j'ai deux solutions. Soit je rebrouche chemin, chose que je n'ai fait qu'en cas de danger avéré durant mon tour du monde, soit je continue tout droit avec le risque que des serpents soient déjà sortis de leur tanière et tu sais quoi, je ne le saurais pas vu que les herbes sont trop hautes pour les voir. Je prends donc comme choix la deuxième option, mais pas sans précaution. Je sais que tous les serpents du monde ont peur des ondes et qu'ils évitent de se retrouver face à l'homme, intentionnellement du moins. Je décide donc de marcher lourdement tout en marmant de deux longs bâtons afin de taper tout autour de moi le terrain environnant et de faire le plus de bruit possible et le plus de vibrations par conséquent, afin de faire peur à tout serpent tenté de se taper un casse-croûte d'1m84 pour cette nuit. Et c'est efficace, je ne peux pas vous le garantir, mais psychologiquement, c'est très très très efficace. Et bien évidemment, je me sens rassuré. J'arrive enfin à la route, non pas sans une certaine fierté d'avoir traversé ce champ, à deux pas des champs de canne à sucre qui sont réputés pour être eux-mêmes infestés de serpents. Un soir, en faisant du stop, je tomberai, entre autres, sur une Australienne qui est en train de faire son troisième tour. tour d'Australie, seule, avec son campervan et son perroquet blanc, qui défèquent un peu partout à l'avant de son bus. Elle m'embarquera avec elle pour trois jours de folles aventures et de découvertes. Et comment vous expliquer, avec cette fille, tout est très étrange. Une heure, elle est toute folle de joie et plein sourire, a parlé presque trop, puis l'heure d'après, elle est d'un calme presque olympien, mais en fin de compte, ça ne me dérange pas tellement, car j'aime profiter des paysages que nous traversons en silence. Et je dois dire que la presque... année de tour du monde que j'ai fait tout seul m'a rendu un peu solitaire à vouloir rechercher des moments de calme pour me perdre dans mes pensées mais tout ce que je vous raconte ici aura son importance pour la suite de mon périple avec elle elle me laisse dormir dehors le problème c'est que cette fille elle allait à brisbane qui était mon premier grand objectif et c'était environ trois jours de voiture et je préférais diminuer les risques de ne pas pouvoir me faire prendre un stop et de ne pas réussir à continuer mon voyage en continuant le voyage avec elle plutôt que de lui dire, écoute, voilà, je te laisse, et puis maintenant, je vais essayer d'aller faire du stop ailleurs. J'ai donc décidé de rester avec elle, de remettre le rythme comme il était, et puis de dormir dehors. Cette fois, je dois vous l'avouer, on dormait sur des sortes d'air... de repos ou des petits camping avec elle mais le danger reste là on reste à l'extérieur un soir je n'aurai pas d'autre choix que de dormir à même le sol vu qu'elle s'arrêtera dans un coin sans aucun arbre mais elle ne voit absolument pas où est le problème puisque c'est une chasseuse de ce qu'elle me dit de ce qu'elle me raconte et de ce que je peux voir dans son bus et la plusieurs plumes d'oiseaux et la plusieurs couteaux avec différentes longueurs et la même une espèce de de machette. Et puis, elle me dit très clairement que de toute façon, je ne risque rien. Bref, je tombe sur un Australien au début de mon voyage à Cairns qui me raconte que l'Australie, c'est plein de dangers. Et je tombe sur une femme qui est australienne et qui, sans être méchant, me paraît un petit peu perché par moments, qui me dit qu'il n'y a aucun risque. J'aime bien jouer la carte de la modération et me dire qu'il y a de toute façon, partout où vous allez dans ce monde, toujours un petit risque qui existe, mais ne pas paranoïer. Bon. Pour être très honnête, je n'étais pas du tout rassuré dans le fait de dormir dehors à même le sol. Et donc, je me retrouve tout seul dehors avec elle qui vient de fermer son van à clé, avec comme seule défense mon hamac et sa moustiquière qui fait à peine 1 mm d'épaisseur. Le tout posé, je le rappelle, à même le sol. Si tu penses vraiment que la moustiquière peut faire l'affaire face à un brown snake, qui sont les gens à proximité des champs de canne à sucre, ben dis-le moi, moi j'ai des doutes très personnellement. Mais heureusement, ma bonne étoile sera encore là cette fois. La seule chose qui me surprendra au réveil sera ces trois gros varans qui grimpent et vont partout, qui seront soit sur les arbres environnants, soit dans la pelouse à quelques mètres de moi. Heureusement, aucun ne m'a approché durant la nuit, du moins je crois. Et qui sait, ils m'ont peut-être même protégé des serpents et autres joyeuseries qui rôdent tout autour de moi. Nos journées ne se ressemblent pas, mais alors pas du tout. Un jour, on va cueillir des noix de coco pour les transformer en cocktails de soir venu. Comment on fait ça ? Je lui fais la couche. courte échelle pour qu'elle puisse monter avec son couteau de chasseuse et couper les grappes de coco. Le lendemain, elle m'apprend que tous les cours d'eau ne sont pas infestés de crocodiles et que les rivières avec courant ne risquent rien puisque les crocodiles n'aiment pas quand il y a trop de mouvement dans l'eau. Par conséquent, je prends mon premier bain naturel en Australie. Oui, je vous rassure, naturel. Puis, elle m'emmènera sur la plage des kangourous où malheureusement nous arriverons sous la pluie et très peu seront présents. Très peu de kangourous du coup. Mais elle fera un move que je n'ai pas trop compris sur le coup. et elle finira par se mettre seins nus et en string pour courir sur la plage. Pas que ça ne me dérange, mais ses regards étaient plutôt insistants, si vous voyez ce que je veux dire. Et étant en couple à l'époque, il était hors de question de céder à une quelconque avance, aussi claire soit-elle. Surtout qu'après trois jours ensemble, elle savait que j'avais une copine. Mais bref, si j'avais un doute sur ses intentions, tout s'est confirmé une fois revenu dans le bus. Elle n'a plus rien dit. Et quand j'essayais d'engager la conversation, elle me remballait limite. J'ai donc décidé de lui demander de me déposer à la prochaine intersection afin d'abréger l'ambiance morose qui venait de s'installer dans le véhicule. Chose qu'elle a fait en me disant à peine merde une fois parti. J'avais encore peine à comprendre ce qui venait de se passer, mais aujourd'hui avec le recul tout est très clair. Décidément, j'ai vraiment trop de succès avec les personnes de tous bords en Australie. Je décide de ne pas rentrer dans Brisbane et de profiter de l'intersection pour contourner la ville en voiture, afin d'éviter la fameuse galère de l'autostop une fois dans la ville. Chose plutôt bien réfléchie puisque la même journée, je croiserai la route d'un des nombreux taxis qui s'arrêteront presque sur la route pour me proposer de me prendre alors que je leur réponds toujours « No, I don't have any money » . Non, je n'ai pas d'argent en français. Mais il y en a un qui insistera et qui finira par s'arrêter carrément sur le bas-côté sur la voie opposée à celle sur laquelle je marche en me criant « Tu parles français ? » . Et bien évidemment, j'y répondrai « Oui » avec un grand sourire plein d'espoir. Ah, le fameux accent francophone qui nous trahit, peu importe. où nous nous trouvons à l'étranger je me dis donc qu'étant francophone nous avons un gros point commun et tous ceux qui ont déjà voyagé le savent une personne qui parle sa langue n'importe où dans le monde sauf chez soi évidemment fait de nous presque instantanément un petit clan voir des amis si le courant passe bien alors cette personne c'est guy et il vit sur la gold coast il vit en australie depuis plus de 20 ans et s'est marié à une australienne je dois dire que les expatriés français là-bas, ça ne manque pas. Il conduit son taxi presque tous les jours. et il vit avec sa femme qui est devenue son ex-femme. Elle a la maison et lui vit dans le sous-sol de la maison de son ex-femme. Ils s'entendent encore bien et la femme me prendra dormir chez elle alors que Guy dormira dans son espèce de mini-studio au sous-sol. Je me retrouve donc dans une maison, gratuitement, proche de la Gold Coast, avec un français d'origine pour m'emmener un peu près. partout et qui plus est qui est passionné par mon voyage nous passons donc de longues soirées ensemble à siroter des bières et à discuter et je me rends aussi compte en me pesant sur la balle en chez lui que j'ai perdu 10 kilos depuis le début de mon aventure bien évidemment avec environ 5 balles par jour pour manger impossible d'avoir les trois repas où l'on mange à sa fin et dépend le pays c'est même un repas par jour et là je tiens quand même à préciser un petit truc j'entends déjà les spécialistes en survie crier au manque de savoir faire car n'importe où il se trouve ces surhommes peuvent survivre même sans un sou et bien sachez que la chasse dans la plupart des pays du monde est interdite sauf en cas d'extrême nécessité en d'autres termes tant qu'une crève pas de faim tu n'as pas le droit de chasser comme ça n'importe où enfin bref si tu entends ce podcast dit merci encore pour tout à toi et à ton ex femme car cette rencontre a vraiment marqué un tournant dans mon aventure en australie après ça tout est devenu plus simple c'est peut-être Peut-être aussi... car je quittais bientôt le Queensland et que les dangers sont moindres plus au sud. Mais tout de même, j'ai passé des soirées proches de la forêt sans voir la moindre bestiole s'approcher. Avec l'aide de Guy, je finirai par arriver à Sydney. Pas d'une traite, je vous rassure, mais tout de même. Je passerai 5 jours dans cette ville remuante et très jolie. Je peux même dire qu'elle est emblématique. Pas grand chose de spécial à expliquer ici. C'est une grande ville comme il en existe tant d'autres à travers le globe. Mais j'ai particulièrement apprécié le Royal Botanic Garden. qui se situe en partie derrière l'Opéra de Sydney. Pour être sûr de ne pas louper mon avion, j'irai dormir dans le parc proche de l'aéroport et le lendemain, je décollerai pour notre prochaine destination, chères auditrices et chers auditeurs. Dans deux semaines, tu auras l'épisode sur la suite directe de mon voyage, ce qui n'arrive pas souvent avec les épisodes de hors-carte qui ne suivent aucun ordre chronologique et ce, pour différentes raisons éditoriales. Si tu m'écoutes sur YouTube, merci de t'abonner et de partager. Un like serait même un plus. Et si tu m'écoutes sur une autre plateforme de streaming, Merci de partager. également. Je te dis merci d'avoir écouté ce podcast jusqu'ici et je te souhaite une bonne journée ou soirée, tout dépend de quand tu m'écoutes et à dans deux semaines. Allez, ciao !