Speaker #0Hola et bienvenue dans Hors des Cases, le tout premier épisode. Je suis tellement excitée et je ressens un mélange énorme d'émotions en lançant ce podcast. De l'excitation parce que ça fait littéralement des années que j'en parle, ça fait quatre ans que j'attends de lancer mon podcast. Mais également beaucoup de vulnérabilité parce que le sujet que j'ai choisi pour ce tout premier épisode est hyper intime et me touche directement. Et puis, il y a une part de peur aussi, parce que j'en ai pas vraiment parlé autour de moi, et je sais que ça peut faire réagir. En fait, j'avais pas du tout prévu que ce soit le sujet de mon premier épisode. À vrai dire, je pensais faire un épisode de mon histoire, un peu lambda, etc. Mais depuis le début de l'année, en fait, je me dis, ok, en septembre, je lance enfin mon podcast. Et là, septembre arrive et ça tombe pile au moment où il y a pas mal de changements dans ma vie et notamment où je reprends un travail dans le salariat. Du coup, je me suis dit, si je veux être honnête et vraie ici, alors autant commencer par ça. Parce que pour moi aussi, le podcast, c'est une forme d'authenticité et de vulnérabilité. Et je le dis et je le prône depuis le début sur mes réseaux que je veux être la plus authentique possible. autant commencer par là. Donc pour moi, ce premier épisode de podcast, il représente vraiment un changement de vie, un renouveau, et c'est surtout l'occasion de montrer que l'entrepreneuriat, la vie, c'est pas juste des réussites instagrammables et des discours motivants du style « si t'as un objectif, tu peux y arriver » , même si, on est d'accord, je dis aussi ce genre de phrases, mais avec ce premier épisode de podcast, j'avais envie de rentrer dans le dur et de vous montrer que ce qu'on voit sur les réseaux, c'est pas vrai, d'accord ? Donc moi aussi j'ai des rêves, j'ai des projets, je suis entrepreneur. Et en même temps, je retourne dans le salariat et c'est ok, et c'est ça la vraie vie. Il n'y a pas que des success stories. Et en fait, ce sujet, ça va être un peu l'âme de tout ce podcast, c'est de montrer que sortir des cases, ce n'est pas toujours facile, mais c'est beau et ça change la vie. En fait, à travers ce podcast, j'ai envie de vous inspirer, mais j'ai envie de vous montrer la vraie vie. Et la vraie vie, c'est que parfois, on prend des chemins qui ne ressemblent pas aux cases dans lesquelles on voudrait nous mettre. Et moi aujourd'hui, ma réalité c'est ça, je retourne dans le salariat. Commençons déjà par le commencement. Si je remonte un peu en arrière, ce qui m'a vraiment poussée à me lancer à la base dans l'entrepreneuriat et à quitter du coup le monde salarial, ça a été mon diagnostic de la maladie de Crohn il y a 4 ans, donc en 2021. Ça a été un énorme choc, mais surtout un déclic. Parce que je me suis rendue compte que j'étais pas vraiment heureuse dans le chemin que j'étais en train de prendre, dans mes études. et que je vivais un peu ma vie comme spectatrice. C'est clair, là t'es en train de te dire c'est hyper cliché, mais c'est vraiment ce qui s'est passé. En fait, ce diagnostic, il m'a forcé à me poser la question, ok, qu'est-ce que tu veux vraiment pour toi ? Et à ce moment-là, j'ai senti que j'avais besoin de redevenir l'actrice de ma vie. Parce qu'en fait, quand tu apprends du jour au lendemain que t'as une maladie à vie, tout de suite, la pression de la santé, de la mort, de tous ces sujets-là, Ils refont surface et tu te rends compte que bah ouais en fait t'as qu'une seule vie et que ça passe vite et qu'il serait peut-être temps de faire quelque chose qui t'anime vraiment profondément. Et du coup c'est dans ce contexte qu'on m'a parlé d'un projet entrepreneurial et honnêtement à ce moment là ça couchait un peu toutes les cases. Ça parlait de bien-être donc ça me permettrait de prendre soin de moi, de me challenger et de sortir de cette impression de subir ma vie. Du coup j'ai décidé de me lancer. Évidemment, il y a d'autres sujets qui ont fait que j'ai eu envie de me lancer dans l'entrepreneuriat, mais ça, ce sera l'occasion d'un autre épisode. Donc si tu m'as bien écouté, ça fait 4 ans que je me suis lancée dans l'entrepreneuriat. Au début, à côté de mes études, et depuis quelques mois, à temps plein. Mais du coup, pourquoi est-ce que je retourne dans le salariat concrètement ? En fait, récemment, j'ai dû me dire, ok, j'y retourne. Honnêtement, ce n'était pas une décision facile à prendre. Parce que la vérité, c'est que si je fais ce business, si je suis entrepreneur, c'est justement pour ne pas être dans le salariat. Et en même temps, c'était une décision assez évidente. En fait, depuis janvier, depuis la fin de mes études, je me consacre à plein temps à mon activité. Et franchement, je prends un pur plaisir à développer mon business. Mais la réalité, c'est que face à énormément de challenges, déjà mon manque de discipline, mes peurs, donc la peur de l'échec, mais aussi la peur de la réussite, la peur de l'insécurité financière. Tout ça, ça pèse. Et je sais pas si tu crois un petit peu à tout ce qui est développement personnel, à tout ce qui est loi de l'attraction, etc. Mais quand tu te focuses... sur tes peurs, elles arrivent et tu les attires à toi. Donc petit à petit, ça m'a mise dans une spirale où je ressentais une énorme pression. Une pression que je me mettais à moi-même et ça se voyait dans tout, dans mon business, dans mes échanges avec mes clientes, même dans mon envie d'aller sur les réseaux. Et ça a eu un impact aussi sur mes relations. Du coup, j'ai pris conscience que retourner dans le salariat, ce n'était pas un échec. Honnêtement, ça m'a pris un peu de temps. Mais je me suis dit... que c'était une solution pour retrouver de la paix, pour retrouver de la joie dans mon business aussi, avoir un cadre, un dynamisme, une équipe avec qui travailler. Puisque je me suis rendue compte que rester seule chez moi toute la journée, ça ne me correspondait pas. Donc voilà, aujourd'hui, je pense que c'est la meilleure décision que je pouvais prendre pour moi. Alors oui, même si je ne vois pas cette étape comme un échec, et que je sais que c'est un choix qui a du sens, ou en tout cas, dans lequel j'essaie de voir du sens, Je ressens quand même beaucoup de peur face à ce nouveau chapitre de ma vie. Je l'ai quitté le salariat pour des raisons très concrètes, notamment pour préserver mon corps avec ma maladie, parce que je sais à quel point c'est prenant. Du coup, revenir à un travail salarié me fait peur. J'ai peur de ne pas réussir à combiner les deux, même si je l'ai déjà fait par le passé. J'ai peur de perdre la liberté que je me suis créée pendant ces neuf mois, cette autonomie, ce rythme qui m'a fait du bien. Et même si je ne le vois pas comme un échec, il y a une part de moi qui se demande si j'ai bien géré, si j'ai réussi finalement. Parce qu'après 4 ans d'entrepreneuriat, retourner dans le salariat, bah oui, la première pensée c'est de se dire que j'ai pas réussi. Mais c'est pour ça que cet épisode il me tenait à cœur, parce que c'est aussi un moyen de me rassurer moi-même. Mais aussi de vous montrer que c'est normal d'avoir peur, et que ces émotions, bah elles font partie du chemin. Et que malgré tout, avancer reste possible et légitime. Une des peurs que j'avais aussi c'était la pression des autres et leur regard sur le fait de reprendre. un travail. D'ailleurs, les premières questions qu'on m'a posées, ça a été « Mais comment tu vas faire ? » Mais en vrai, quand j'ai commencé à en parler autour de moi, la première personne que j'ai informée, c'était évidemment mon conjoint, puis les personnes avec qui je travaille dans mon activité entrepreneuriale. Et elles ont tout de suite trouvé que c'était une bonne idée parce qu'elles savent à quel point je me mets une pression énorme au quotidien et à quel point c'est pas simple de passer d'une activité à temps partiel à un temps plein entrepreneurial, surtout en termes de discipline, chose que je n'ai pas vraiment. Elles savaient que c'était la meilleure décision pour moi. Mais quand j'en ai parlé à ma famille, leur réaction a été un peu différente. Il y a eu cette joie, presque un soulagement pour eux, du style « enfin, elle va avoir un CDI, une stabilité » , ce que je peux comprendre totalement. Et en même temps, moi j'avais cette peur, la peur que les gens voient ça comme un abandon, comme un échec, comme si je laissais tomber mon business, et d'ailleurs certains l'ont pensé. Mais la question qu'on me pose le plus souvent, c'est « mais comment est-ce que tu vas gérer les deux ? » Alors que, soyons honnêtes, pendant trois ans, j'ai géré mon activité en parallèle de mes études et de mon alternance, donc je sais que j'en suis capable. Mais il y a eu une surprise qui m'a beaucoup touchée. En fait, j'ai fait un post sur Instagram pour dire que j'allais potentiellement reprendre un post salarial, et là, j'ai reçu une vague énorme de soutien. Des entrepreneurs qui m'ont écrit pour me dire qu'ils s'étaient totalement retrouvés dans mes mots, et ça, ça m'a fait réaliser que j'étais pas seule à vivre ça. Alors non, pour moi, ce n'est pas un échec. Au contraire, je pense que c'est une force. Une force d'être capable de dire, ok, ce n'est peut-être pas le bon moment. Là, mon manque de discipline, mon énergie, mon instabilité et ma vie personnelle impactent mon business, donc je choisis de revenir dans le salariat pour retrouver un équilibre. Honnêtement, j'admire tous les entrepreneurs qui l'ont fait. Je peux te dire que le premier jour de mon travail... J'ai pleuré sur toute la ligne de métro. Tellement je me suis sentie mal. Mal de me rendre compte que je n'avais pas atteint mes objectifs. Mal du fait de retourner dans quelque chose que j'avais réussi à fuir. Mal de retourner vers quelque chose qui allait m'enlever cette liberté. Et en même temps, je l'ai toujours dit. Si un jour je retournais dans le salariat, ce serait pour un job qui me faisait kiffer. Qui allait avoir du sens pour moi. et qui allait servir également à mon business. Un poste où j'allais pouvoir rencontrer des gens, créer du contact et continuer à évoluer. Et c'est exactement ce que j'ai trouvé. Donc non, ce n'est pas un échec. C'est juste une autre étape. Et accepter ça, même si ce n'est pas facile, c'est déjà une victoire. En fait, le message que j'ai envie de transmettre à travers tout ça, ce n'est pas juste raconter mon histoire et m'apitoyer sur mon sort ou que sais-je. Non, en fait, si je devais parler à une fille qui rêve d'entreprendre mais qui doit garder un job à côté, je lui dirais simplement à travers ce podcast et à travers mon histoire que tout est possible. Et honnêtement, c'est même ce que je conseille à toutes les personnes que j'accompagne. Garde un job à côté. Ne te lance pas dans le grand bain direct parce que ça peut faire hyper peur, et surtout parce que c'est important d'avoir une stabilité financière. Je l'ai fait, pour tester, et ça fait flipper. Donc un projet entrepreneurial, ça doit être une passion, certes. Ça doit te faire vibrer, te donner envie de te lever le matin, te donner de l'énergie. Mais si tu te mets à 100% dessus alors que ce n'est pas encore stable, tu risques de faire l'inverse, de te réveiller le matin sans envie de mettre une pression énorme, de perdre la joie et la créativité qui t'ont donné envie de te lancer au départ. Donc, en fait, oui, à travers cet épisode, j'ai envie de te dire que c'est totalement possible d'avoir les deux. Et à mes yeux, c'est même la meilleure option. Parce que tu peux développer ton activité à côté, petit à petit, à ton rythme, et le jour où tu auras remplacé ton salaire, voire même le doublé, Alors là, tu pourras te lancer à temps plein. Après, il y a plein de parcours différents. Certaines personnes, elles se lancent après leurs études grâce au chômage. Et je trouve ça génial. Et à la base, c'est ce que j'ai fait d'ailleurs. Mais très vite, je me suis rendu compte que vivre avec 900 euros par mois de chômage, ce n'était pas viable. Et que ça me mettait une pression énorme. Donc voilà, j'ai préféré reprendre un boulot pour retrouver la sérénité et du kiff dans mon business à côté. Ce podcast, il s'appelle Hors des Cases, parce que selon moi, on a le droit de prendre des chemins hors des cases, même si ça inclut le salariat. En fait, je suis persuadée que dès l'enfance, on est formaté pour devenir de bons salariés. École, études, carrière en entreprise. Et c'est pas mauvais, loin de là, parce que pour beaucoup de gens, le salariat fonctionne très bien. Et moi-même, après 7 ans d'études, j'ai compris que je préférais un poste plus concret. Vendeuse, conseillère, travailler au prix des enfants, plutôt que d'être enfermée dans des bureaux. En fait, ce qui compte, c'est que chaque parcours peut être aligné avec nos valeurs et nos envies. Aujourd'hui, notre génération cherche à se retrouver, à se sentir utile, à mettre du sens dans ce qu'elle fait. Et parfois, ce chemin hors des cases peut inclure un travail en salariat, même si la société le voit comme moins prestigieux. L'important, c'est que ça ait du sens pour nous. Et ce que je veux vraiment que tu retiennes, c'est que c'est ok. C'est pas un échec. On n'a pas besoin de suivre un modèle parfait. Et les réseaux sociaux montrent des vies clean, parfaites. Facile. Mais en vrai, c'est pas le cas. Et ça ne veut pas dire qu'on abandonne ses rêves. Ça veut juste dire qu'on construit notre chemin, à notre rythme, avec nos choix, nos priorités et notre équilibre. Au final, ce que j'ai envie que tu retiennes, c'est que chaque chemin est unique. Y'a pas de recette magique, pas de case obligatoire à remplir. Reprendre un job, garder un revenu stable, se donner le temps de construire son projet, c'est pas un échec, c'est une force. C'est un choix conscient pour préserver son énergie, rester aligné et avancer vers ses rêves sans se brûler. Alors ? Si tu rêves d'entreprendre, mais que t'as un job à côté, sache que c'est possible. Tout est possible. L'important, c'est de trouver ton équilibre, de mettre du sens dans ce que tu fais, et surtout de ne pas te comparer aux vies parfaites que manquent les réseaux sociaux. Ton parcours, tes choix, tes réussites, tout est légitime. Et c'est ça la vraie force. Alors voilà, c'est déjà la fin de cet épisode. Donc, peu importe le chemin que tu choisis, souviens-toi. Avancer à ta manière, hors des caisses, c'est déjà une victoire. Merci d'avoir écouté ce tout premier épisode d'Hors des Cases. J'espère qu'il t'a parlé et qu'il t'a rassuré autant qu'il m'a permis de me poser et de mettre des mots sur tout ça. Si tu te reconnais dans ce que j'ai partagé, n'hésite pas à le partager à une amie qui a besoin d'entendre que c'est ok de tracer son chemin à sa manière. Et si tu veux suivre la suite de mes aventures et continuer à explorer la vie hors des cases avec moi, abonne-toi au podcast pour ne rien manquer. A très vite et cœur sur toi. Bisous !