Speaker #0Hola, bienvenue dans ce nouvel épisode de Hot 20s en fait, j'espère que tu vas bien et si ce podcast est fait pour rendre ta crise de la vingtaine plus cunt. Comme je l'ai annoncé dans le titre, voilà j'ai besoin d'aide parce que je me sens extrêmement perdue, donc je vous remets entre vos mains, entre vos oreilles, ma réflexion. Donc bref, à la base, il faut savoir que je n'osais absolument pas faire un épisode dans ce style, mais dans ma démarche de faire un podcast, un petit conversation entre copines, Je trouve que ça peut énormément apporter, et puis je trouve ça bien d'être honnête ici. J'avais pas non plus l'envie de sortir un podcast cette semaine, parce que comme c'est le début, mis à part le premier épisode qui a hyper bien marché, le reste a un peu flop. Donc je me disais que, bah ouais genre, on me tonte, on branle, c'est pas moi Lou 19 ans qui va donner aux gens envie de m'écouter, etc. Et bref, je me suis dit que c'était hyper illégitime, je me suis pris un big syndrome de l'imposteur en pleine gueule. Mais bref, le but premier de ce podcast... c'est pour moi de créer un endroit où je peux m'exprimer pleinement et donc ça marche au monde dès le début c'est pas un problème, donc bref c'est juste plutôt normal en fait et ça je pense que ça relate avec mon manque de patience accrue voilà, je suis comme ça depuis petite mais ça veut pas dire que ça peut pas s'arranger, donc bref l'idée de ce podcast est venue en regardant la série Clem, vraiment I love cette série genre pour moi c'est mon comfort show il a une place particulière parce que c'est une des séries que j'ai poncées pendant ma dépression Merci. parce que j'ai eu tendance à cette période-là à me plonger dans des séries pour pas avoir à face la vie, du moins ma vie en tout cas. Et c'est une des périodes où je me suis sentie le plus perdue donc je pense que j'ai un peu relate ce que j'ai ressenti à cette période-là à ce qui se passe en ce moment dans ma vie. Donc voilà, ni une ni deux, j'ai enfilé mes petits talons et une sexy mimi tenue en fait. Et je me suis embarquée au café avec mon carnet pour écrire cet épisode. Je signifie que Je suis allée au café parce que quand ça allait super bien dans ma vie, j'avais pris cette habitude-là d'aller au café pour écrire un peu tout ce qui se passait dans ma tête, pour décharger tout ce que je pensais, tout ce que j'analysais, etc. Et ça marchait énormément de faire du journaling. Voilà. Alors qu'à l'inverse, quand ça ne va vraiment pas, je n'écris pas du tout. Et c'est hyper illogique et contre-productif parce que c'est vraiment à ces moments-là, en fait, que je nécessite ce hobby. Mais bon. je suis un humain en fait donc forcément j'ai des contradictions j'essaie de m'améliorer aussi sur ce point là parce que d'une certaine manière écrire cet épisode alors que je me sens pas très très bien au café ça m'a demandé pas une énorme énergie mais plutôt de face un peu ce qui va pas et décortiquer vraiment le sentiment que je ressens au final, celui d'être perdue voilà en ce moment du coup je me sens extrêmement perdue Déjà parce que je travaille, donc ça veut dire que ça me fait moins de temps pour moi, pour voir mes copines, pour aller bronzer, pour faire de la musique, de la peinture, toutes les activités que j'avais tendance à faire avant. Et après, c'est totalement normal en vrai. C'est comme on dit souvent, franchement, sur les réseaux, je le vois beaucoup passer. Le travail, ça débadise. C'est un peu la débadification dans le sens où tu mets moins de bijoux, tu mets peut-être moins de maquillage, tu t'habilles pas forcément comme tu veux, etc. et moi c'est vrai que je le ressens énormément parce que Moi qui suis habituée à mettre des décolletés, des choses qui me... Des choses qui me scied? Est-ce que ça se dit comme ça ? Des choses qui me vont particulièrement. Par exemple, je sais que j'ai une forte poitrine. Et du coup, pas que je mette des décolletés, mais je mets plutôt des trucs moulants. Parce que les big t-shirts larges, ça ne me va pas. Genre, ce n'est pas en accord avec ma morpho. Et ce n'est pas un style que j'apprécie forcément. Et là, bah... J'essaie de plus mettre des trucs qui me couvrent, etc. Parce que c'est le travail et que je n'ai pas envie d'avoir de problèmes, on va dire, avec les clients. Ou même en rentrant le soir. Enfin, même si j'ai le droit de m'habiller un peu comme je veux. Genre, j'ai d'un mis des jupes au travail. Il y a quand même un code vestimentaire à respecter. Un peu implicite. Bref, ou même, justement, avant j'allais à la salle le matin quand je me réveillais. Je prenais au moins un café par jour avec mes copines. Mes meilleures copines de Marseille, je les voyais pratiquement tous les jours. Là, ça fait une semaine que je ne les ai pas vues. J'ai l'impression que ça fait mille ans. Mes repères sont vachement devenus flous. Là, par exemple, depuis un mois et demi, je fais du pilates. Et la salle de sport, j'ai un peu abandonné. Parce que ça ne sert à rien d'aller à la salle. Enfin, pas que ça ne sert à rien. Mais dans le sens où je vais avoir des courbatures alors que je tape des 20 000 pas en service. Donc, un peu la flemme d'avoir mal. partout genre, mais je vais essayer de reprendre quand même ça sur mes jours de repos parce que là mon corps il nécessite même pour le mental en vrai ça me fait tellement de bien puis aussi je paye un abonnement, donc autant profiter de la clim en fait et construire un BBL naturel, parce qu'on a pas les sous là pour faire des injections aux fesses, donc bref Et du coup, ça rend vachement mes repères flous. Après, c'est totalement normal. Je fais des shifts entre 19h et 3h du matin maximum. Donc forcément, je n'ai pas du tout les mêmes horaires. D'habitude, je me couche à minuit, je me réveille à 9h du matin. Là, je me réveille plutôt vers 11h30 midi. 13h, quand vraiment on s'est fait arracher le service de la veille. Après, je ne vais pas non plus me plaindre d'une certaine manière comparée à l'année précédente. où je faisais du genre, je finis à 2h et le lendemain je recommence à 11h du mat. Voilà, ça me laisse plus de temps pour moi qu'avant. Et aussi, c'est déjà beaucoup plus légal parce que votre employeur n'a pas le droit de vous faire travailler sans vous laisser 11h de repos minimum entre deux shifts consécutifs. Voilà, c'est dans le code du travail. C'est gratuit, c'est cadeau, vous me remercierez plus tard. Donc bon, aussi, je pense que je me sens énormément perdue parce que maintenant, du coup, j'ai des obligations. Comme je l'ai dit en début de podcast, j'ai fait une dépression cette année, donc ça veut dire que j'ai dû prioriser ma santé mentale à, par exemple, les cours, parce que je n'avais pas la force ni la capacité de pouvoir assister aux cours, réviser, etc. J'étais vachement livrée à moi-même, mais l'objectif, c'était vraiment de survivre à ces périodes-là, donc je ne me blâme pas du tout. C'est juste que là, je reprends un peu la vie normale, le fait de sortir, le fait d'avoir des interactions sociales. Même si je voyais mes copines, etc., là, c'est autre chose, c'est me confronter à des gens que je ne connais pas forcément. Pas que ça m'angoisse parce que j'ai une nature très sociable de base, mais juste, c'est un peu reprendre le cours normal de la vie. Et surtout que de octobre à janvier, cette année, je ne suis pas sortie de chez moi, à part me chercher à manger au snack. Et encore, parce qu'au bout de 5 mètres, j'avais des sueurs chaudes, j'étais à deux doigts de faire des malaises dans la rue. Tellement j'étais terrorisée à l'idée de sortir. Vraiment, j'avais une phobie de sortir. Enfin, vraiment, ce n'était pas fun. Après, je pense que je n'étais pas terrorisée. à l'idée de vivre dans mon mystère en mode genre j'avais peur qu'une voiture m'écrase ou un truc comme ça mais c'était surtout comme j'avais vachement ce truc là quand j'étais plus jeune, enfin même avant ma dépression en vrai de montrer que ça va, de sourire tout le temps mais le fait que ça aille pas et que ça se voit parce que j'ai pas la force de mentir sur mon état j'avais peur que les gens le remarquent et du coup bah de face par rapport au regard des gens, genre le fait que ça n'aille pas. Je suis littéralement enfermée. Voilà. Après, aussi, je pense que c'était aussi la première fois que j'abandonnais d'une certaine manière, genre, on a tous eu des périodes de merde, voilà, peut-être des phases de déprime, des épisodes de déprime, etc. Et voilà, mais j'avais jamais abandonné, par exemple, les cours et je me suis énormément voulue, genre, si j'ai eu la chance, entre guillemets. Je déteste cette expression de dire la chance, genre, ça, ce que tu mérites dans la vie. Mais bref, même si j'ai eu la chance, en tout cas, d'avoir mon copain avec moi, je culpabilisais énormément de lui faire ressentir ma dépression. Voilà, enfin, c'est jamais cool pour les proches. Enfin, même si la principale concernée, c'était moi, c'était pas cool pour lui d'une certaine manière. Enfin, c'était difficile, je pense. Et même pour mes parents, le fait de les inquiéter, de les décevoir, d'abandonner les cours aussi pendant un an. Enfin, voilà, pour contextualiser, j'ai toujours eu une mention très bien, brevet, bac. J'étais très bonne élève, très autonome. Enfin, voilà, j'ai jamais eu de problème par rapport à ça. Et je pense que, aussi, le manque de validation académique, cette année, il m'a vachement mis un coup. Genre, vraiment, qu'est-ce que je suis sans validation académique ? Genre, c'est limite ça, la question que je me pose. Le fait de, par exemple, faire mes parents, comme je l'ai dit. Genre, enfin, surtout, il me faut faire ce double collège, sur ce plan-là. Genre, parce que moi, j'avais pas des parents qui mettaient énormément la pression. Genre, en mode, faut que t'aies telle note, faut que t'aies ton bac, moi, je me sens très bien. C'est surtout genre, oui, alors, Lou, elle est très autonome et très mature, donc elle va pouvoir se débrouiller. On lui fait une totale conscience. Voilà, c'est un stode au-dessus, c'est-à-dire que c'est pas tes parents qui te mettent la pression, mais c'est qu'ils te font tellement confiance que c'est toi qui te mets la pression à toi-même. Et ça, c'est horrible. Bref, cette année, même si je suis pas allée en cours pour ma santé mentale, ce qui était nécessaire, ça m'a genre créé une sorte de phobie scolaire, genre en mode, la mercredi, je vais aller me réinscrire à la fac. J'étais terrorisée depuis deux semaines d'y aller, parce que j'avais trop peur que... Je ne faisais pas mes reinscrits parce que je n'étais pas allée en cours, que je n'étais pas allée au rattrapage, enfin, un peu un truc comme ça, qu'il ne voulait pas de moi parce qu'il pensait que je ne voulais pas travailler et tout. Enfin, voilà. J'avais trop, trop peur de ça. Et au final, en 10 minutes, c'était plié. J'avais juste hyper overthink la situation. Voilà. Donc, il faut prendre son courage à des mots. Il fallait juste qu'on n'ait pas envie de faire, même si ça nous fait peur, même si ça nous angoisse un peu la veille. donc voilà, tout s'est bien passé et au moins c'est fait parce que du coup je suis contente, je suis inscrite et l'année prochaine c'est reparti de nouveau et en vrai concernant la fac, je pense que si je me sens perdue c'est que Comme je n'ai pas travaillé l'année, je me dis que l'année prochaine, ça va être super dur pour moi. Je vais galérer. Ça va vraiment être dur. Ça se trouve, je vais rater mon année. Du coup, ça m'angoisse de ouf de ne pas réussir. Parce que pour moi, je sais que ça n'a jamais été envisagé. Et même, en vrai, depuis toute petite, je sais que je vais réussir. Je ne sais pas comment. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas... Voilà, mais j'ai cette intime conviction de savoir que je vais pouvoir avancer dans la vie et réussir tous mes objectifs. C'est juste que je n'ai pas forcément encore le chemin. Et c'est normal parce que c'est la vingtaine, c'est flou, c'est super angoissant et ça fait que je me sens énormément perdue, genre. Mais bref, je pense qu'aussi le fait de travailler, ça m'angoisse énormément pour plus tard. Genre en mode, est-ce que je vais pouvoir mettre assez d'argent de côté pour mon futur ? Pour partir en vacances ? Pouvoir m'acheter des sacs et des chaussures de rêve, en fait ? Est-ce que ça va... être ça plus tard ma vie ? Est-ce que je vais vivre pour le boulot, faire que tout tourne autour de ça comme là je le fais maintenant dans le sens où le soir je travaille et dans la journée, ok je fais le podcast, ok peut-être que je sors au café une ou deux fois par semaine mais je ne profite pas pleinement de ma vie. Je trouve que c'est énormément angoissant. Est-ce que j'aurai encore des vacances en famille ? Parce que comme mon papa il était prof, il avait deux mois de vacances l'été. Et du coup, on partait tous ensemble. Et moi, ça manque de ouf parce que ma famille... Bon, forcément, la famille, les proches, ça me manque. Mais j'ai surtout l'impression de rater l'évolution de ma petite sœur et de mon petit frère. Ma petite sœur, elle passe en seconde. Mon petit frère, il passe en sixième. Enfin, je ne sais pas, c'est un peu des main events dans la vie d'enfant, au final, d'adolescent. Et je ne sais pas, ça me fait culpabiliser de ne pas être là pour les accompagner. Et même ma mie, je suis culpabilisée de grave faire passer, on va dire, ma construction de futur. en travaillant, en m'étant de côté, etc. Tout ça là-là. Et du coup, des pas proches. Mais après, je sais très bien que c'est de l'oversing parce que je sais que j'ai raison de me prioriser. C'est ma vie, c'est moi. Mes proches, c'est mes proches. Et je les aime d'amour. Mais je ne peux pas mettre, par exemple, 300 balles dans des billets pour voir tout le monde. Parce que dans tous les cas, soit je dois voir mon père qui est potentiellement avec les enfants, soit je dois voir ma mère qui est potentiellement avec les enfants. Après, il y a ma grand-mère aussi, mais elle est... pas au même endroit que mes parents, donc c'est hyper galère, faudrait faire des allers-retours, même au Verne, c'est hyper mal desservi en termes de gare, c'est super cher et tout, et je travaille, donc dans tous les cas, j'ai pas toute faim, sur deux jours de repos, je peux pas faire dix heures de train, enfin, ce serait totalement débile, genre. Bref, voilà, ça fait six mois que j'ai pas vu mes frères et sœurs, et ça me manque, genre. Après, je tiens quand même à préciser que je me plains pas d'avoir trouvé de travail dans la France de ma peau, plus je parle vraiment des répercussions sur ma vie, du fait de travailler, du fait que... ça me perd parce que j'ai réfléchi à plein d'autres choses. Précisément, je suis très contente, j'ai une belle équipe et tout, c'est cool et c'est bonne ambiance. Et puis, je fais de l'argent, en fait. C'est hyper cool, mais voilà. Après, comme je l'ai dit au début, je suis hyper impatiente. Je veux toujours aller plus vite que la musique et je me sens vite découragée, en mode, pas que je pense que ça ne sert à rien de travailler pour ses objectifs, mais c'est juste que j'ai en tête l'objectif qui est super lointain. Exemple tout con, plus tard, j'ai envie de devenir avocate et en fait, je me vois déjà... avocate avec mes petits dossiers à la main, mon petit sac Fendi à l'épaule, en train de promener mon chien avant d'aller au cabinet, tu vois. Alors qu'en vrai, là, pendant les six prochaines années, j'ai bouffé études, études, études à plein régime. Voilà. Et au final, l'objectif, il est hyper lentin. Alors peut-être que je manifeste indirectement parce que je vois très bien l'objectif, mais sur le plan théorique, ça me perd énormément parce que en fait, je vois surtout les six ans qui me plombent le truc. avant d'arriver à mon objectif final. Alors qu'en vrai, je pense que si je prends les choses dans le sens « Ah putain, j'apprends, je grandis, j'apprendis ma réflexion » , tu vois, ce serait peut-être plus bénéfique, en fait. Peut-être que ça rendrait le cercle un peu plus vertueux que de me dire « Ah putain, les études et tout, avant mon objectif initial » . Et c'est pareil concernant tout ce qui englobe la vingtaine, genre le globe physique, le globe mental. Par exemple, je fais du sport. Et comme je vois pas le résultat directement, ça m'angoisse de me dire « Ah putain, mais je fais tout ça pour rien. » Alors qu'en vrai, de moi-même, je pense que potentiellement, c'est même sûr, je fais de la dysmorphophobie, donc je vais pas voir les changements. Mais au lieu de retenir le fait qu'en fait, faire du pilates le matin, aller à la salle de sport, ça me vide la tête, c'est mon moment à moi, c'est le moment où je déconnecte totalement. Au final, je veux voir les abdos en béton ou le bibi et le naturel, alors que, oui, évidemment qu'il y a... un objectif esthétique, mais c'est surtout pour le mental qu'il faut que je le voie, tu vois. Et bref, c'est comme, par exemple, le mental, genre, j'ai envie d'apprendre à être plus sûre de moi-même. Mais au final, il y a toutes les petites contradictions en moi-même qui font que je suis perdue. Je suis humaine, évidemment que je vais penser à si lui pense ça, ou si elle pense ça. Même si je fais vite taire ses voix dans la tête, c'est quand même des réflexions qui sont présentes. Et s'en défaire, c'est super difficile. J'ai un peu l'impression d'avoir réussi à lister tous les objectifs, mais juste de ne pas forcément savoir comment y parvenir. Et je pense que c'est ça qui me perd plus. Je ne suis pas perdue dans le sens, et je pense qu'on n'en parle pas assez, de ne pas être perdue par rapport à ce qu'on veut faire, mais d'être perdue sur comment y arriver. Pour moi, c'est clair. Je vais être avocate. Je vais pouvoir subvenir à tous mes besoins. Je vais avoir tous les sacs de rêve que je veux, toutes les paires de chaussures que je veux, genre les Manolo Blahnik. I will have them. Et voilà. Bref, mais par contre, comment y parvenir ? Par exemple, acheter une maison. Mais une maison, ça coûte tellement cher. Genre là, j'ai le dixième en ma position pour acheter une maison. Comment je vais faire pour d'ici dix ans pouvoir m'acheter une maison ? Enfin, je ne sais pas, j'ai toujours ça. Enfin, je ne sais pas, ça m'angoisse énormément. Et du coup, voilà, après, c'est normal. Je ne veux pas avoir tout, tout de suite. Sinon, ce serait beaucoup trop simple. Et pour moi, la vie, je pense que c'est un peu l'évolution des choses. C'est apprendre, grandir. parvenir à force d'efforts et d'une réflexion mature mais bref c'est quelque chose qui m'angoisse quand même vachement et après concernant le sport je pense que je serai jamais forcément contente de moi à 100% ou du moins pas maintenant même si j'y travaille énormément que je vais voir une psy notamment également pour ça mais comme j'ai détesté ça ça laissera toujours des séquelles mais quand je repense à la moi du collège qui s'en battaient les couilles, qui revendiquaient jusqu'à son dernier bourrelet. Voilà, ça me fait bien rire de savoir qu'un an après, à cause de deux espèces de petites connasses, j'ai commencé à ne plus bouffer. Et ça a duré trois ans quand même, ces petites conneries. Parce que pour la petite anecdote, en ce compte, je suis devenue copine avec deux meufs qui avaient des TCA. Moi, j'avais à l'époque jamais entendu parler d'anorexie, de boulimie, d'hyperphagie et tout tralala. Et du coup, en tant que super copine, on mangeait au self ensemble. Et elles ont commencé à critiquer ce que je mangeais, à base de « Ah mais moi je pourrais jamais manger tout ça, c'est sûr que tu veux manger tout ça, t'as pas peur de grossir ? » Enfin bref, au bout de quelques mois ça m'a eu, et je pense que je regrette énormément du coup la période collège-lycée où je m'habillais un peu comme je voulais. Parce que oui, même si au lycée j'avais des TCE, j'avais quand même mon propre style. J'apportais quand même les choses sur la table, genre par exemple, bah du coup je venais de la campagne, et... Pas pour me jeter des fleurs, mais en gros, j'ai commencé à porter des TN. Et tout le monde me critiquait au début. Et genre, trois mois après, tout le monde avait des TN. Genre, j'avais... Enfin, pas que j'avais le seum, mais dans le sens où... Vas-y, genre, je m'étais pris toute une... Enfin, toute une rafale de critiques dans la gueule. Pour au final que ça devienne la mode trois mois après et que personne ne me crédite. Genre... Mais c'est ok. C'est ok. Donc bref. Après, je ne dis pas que porter des TN, c'est hyper extravagant. Mais, enfin, je ne sais pas, je n'osais pas... plus, genre je me rappelle au collège j'avais un big pantalon cargo rouge alors que maintenant ça me viendrait pas forcément à l'idée de porter autant de couleurs flashy comme ça d'un coup j'avais des coupes quand même vachement aléatoires mais je sais pas ça me faisait kiffer, je me maquillais tarpon et pas je me maquillais tarpon c'est genre juste j'avais pas en mode pour m'hypersexualiser ou quoi mais genre plutôt pour montrer un peu mon style, genre pour m'affirmer Et ouais, même par rapport au corps, je m'en foutais de prendre du poids ou pas. Pour moi, manger, c'était la raison de vivre. Je faisais du sport à côté. J'avais une relation saine avec la nourriture, entre guillemets. Même si je pense que ça arrivait à tout le monde, même des très jeunes, de manger nos émotions. Enfin, voilà, c'était pas non plus catastrophique. Et voilà, je pense que là, pour me reconnecter un peu avec mon identité, parce que je pense que je suis aussi perdue par rapport à ça. Et en termes d'identité, genre physique, surtout que je pense qu'il faut que je me reconnecte à l'extravagance, au fait d'oser. De me dire vraiment, je m'en fous de ce que les autres vont penser. Même si j'arrive déjà à le faire, tu vois. Mais que ça devienne optimal et que ça ne vienne plus pop dans ma tête, la vie des autres. Ou potentiellement le fait qu'ils n'apprécient pas. Parce que la vie, elle devient tellement plus douce quand tu es en accord avec toi-même. Et ce, complètement. Parce que pour avoir déjà vécu des périodes où je me sentais vraiment en paix avec moi-même. Sans avoir de comportement destructeur. Parce que pour moi... se dire ah je me sentais trop bien à cette époque là parce que tu faisais peut-être 5 kilos de moins mais que à côté de ça tu t'affamais et t'avais pas envie de vivre tout simplement, je trouve que c'est pas une période de paix genre oui t'étais en paix peut-être avec la balance mais ton corps il était pas en paix, là je parle vraiment de paix où vraiment tu te sens pleinement bien tu fais gaffe à ce qui te nourrit, à ce qui te transcende et à partager le bonheur avec toi. En fait, ça se voit sur ta gueule que tu es en paix avec toi-même. Et vraiment, j'aimerais retrouver cet état de flot un peu de saint Graal où tu te sens vraiment en accord avec toi-même. En fait, être en paix avec toi-même, je ne pense pas que ce soit hyper silencieux. Au contraire, ça crie, mais toi, tu ne cries pas. Ça émane de toi. Vraiment, c'est une aura. Et ça fait tellement de bien à ton cœur et ton corps. Genre vraiment, je ne sais pas, ça me manque cet état de paix. Et je pense que c'est aussi le moment où je faisais le plus. Genre je mettais des big mini-jupes, big fossiles, big décolletés. Je ne dis pas qu'après, il faut mettre ça pour se sentir en paix avec soi-même. C'est juste que moi, je trouvais que c'était vraiment mon era prime. Ou surtout, je m'en battais les couilles, je portais des trucs qu'on ne voyait pas forcément. dans la rue et j'étais très contente. Donc, voilà. Et après, je pense que le dernier truc aussi qui fait que je me sens vachement paumée avec moi-même, c'est un peu la dichotomie que les gens font entre la fille jolie et la fille intelligente. Je m'explique. En gros, j'ai passé des années à vouloir être perçue comme belle, d'où mon hypersexualisation à l'adolescence. Et je me suis vachement construite sur l'idée que j'étais moche parce que je suis rousse, que j'ai des tâches de naissance sur tout le corps. Et vraiment, les vestiaires de sport, c'est vraiment ma honte. Et j'étais la grosse Antello. Enfin, j'avais la totale, le pack enfant bully. Et au lycée, j'avais voulu un peu me défaire de cette image-là d'Antello. Pour au final passer pour la conne au gros sang. Mais même maintenant encore, genre. Le fait de plus passer parce que je m'en décolletais sur une vidéo TikTok. Plus qu'en racontant des trucs intéressants et qui peuvent potentiellement aider à faire le up les gens. Et ça crée en moi un truc flou. En mode, je me dis... Je dois choisir entre ces deux personnalités. Est-ce que je suis la meuf belle ou la meuf qui raconte des trucs intéressants ? Parce qu'en fait, je suis moi et je n'ai pas envie de choisir entre ces deux aspects. Personne n'a à choisir d'être moi entièrement. Par exemple, je fais de la musique, je fais de la peinture, je lance mon podcast, je fais des études de droit, je fais du sport, je travaille. Je ne sais pas, ça fait partie de moi. C'est en moi global et je n'ai pas à choisir juste pour être appréciée ou pour rentrer dans une niche. J'ai l'impression qu'il faut absolument que je rentre dans une case, alors que je sais personnellement qu'il n'y a aucune case dans laquelle je serais heureuse. Je ne sais pas comment créer cette case-là pour me sentir bien à fond, sans me sentir en marge, mais sans me sentir comme les autres non plus. Je pense qu'il faut que j'arrive à décentraliser les gens de ma vie. Parce que c'est normal d'avoir des séquelles du harcèlement, notamment le fait que j'ai été considéré comme moche. un peu le pressing de la pute du lycée ou je sais pas trop où elle m'habite forcément même si j'ai appris avec le temps à commencer à m'en foutre du regard des autres, déjà que j'ai réussi à décentraliser les hommes de ma vie, là c'est vraiment l'aspect juste les autres humains enfin voilà, je suis le personnage principal de ma propre vie mais je suis pas le centre du monde et c'est totalement ok genre, et bref tout ça ça m'angoisse vachement de me dire ah putain genre C'est ma personnalité. En fait, c'est ça. C'est vraiment le sentiment d'être floue, de devoir choisir entre belle, intelligente, et pas les deux. Comme le fait qu'être belle, ça devait être ma nature première, et qu'être intelligente, ça devait être un plus. Alors qu'en vrai, je suis un être humain bien pensant, et ça devrait être plutôt le fait d'être jolie qui est un plus, et surtout que la beauté, c'est subjectif. Donc en fait, ça annule tout ce que j'ai dit avant, au final. Je serais la moche de quelqu'un, la pute de quelqu'un, la conne de quelqu'un, et voilà. Mais c'est vrai que je pense que si je suis perdue, c'est aussi parce que, soyons honnêtes, j'ai encore beaucoup trop d'importance aux gens. Et c'est normal, à la vingtaine, on est encore des bébés, même il y a de parpaings d'adultes qui le font encore parce qu'ils n'ont pas la façon de travailler. Je pense que déjà s'en rendre compte, écrire le problème, réfléchir à des solutions, même si ça n'arrange pas. complètement le problème, ça fait déjà vachement avancer la discussion. Donc bref. Mais après, concernant tout ce que j'ai dit sur mon physique, genre le fait que je pouvais me sentir un peu mal, etc., pas forcément à mon prime en termes de vêtements, c'est aussi parce que je viens d'avoir mes règles. Donc c'est très probable que les hormones parlent. Donc bon, voilà. Mais bref, pour en revenir au sentiment d'être perdue, je pense qu'il faut en plus s'imaginer en mode... Ta vie, c'est un peu en film diffusé au cinéma, t'as tarpin de spectateurs dans la salle et écoute les merdes, tous les sentiments par exemple d'être perdu, de te sentir mal, bah c'est des plot twists. Et faut t'imaginer ce que tous les gens dans la salle, ils te créeraient de faire. Genre par exemple... Tu te sens perdu parce que t'aimes pas tes études, bah, change tes études, genre. Et ça paraît super con dit comme ça, mais je pense que si on essaie de se retrouver un peu notre enfant intérieur et qu'on essaye de faire ce que Louis, que lui souhaiterait, on irait beaucoup mieux. Genre, par exemple, à plein de moments, ça va pas et j'ai envie de rester sous la couette. Et les meilleurs moments que je passe, c'est quand je sors de cette couette, que je sors de cette couette, Et que je sors voir la vie en fait. Aller à la plage, boire un café, aller dans un magasin. Je dis pas qu'il faut consommer pour se sentir vivant, pour aller mieux. Mais juste sortir en fait. Même si tu marches 5 mètres dans la rue, je te jure que tu respires un arbre frère. Tu te sens tellement mieux genre. Bref, et en vrai après avoir écrit cet épisode, je me suis surtout sentie apaisée. Parce que je me suis rendu compte que c'était un peu des problèmes fictifs. entre guillemets, ce que je ressentais. C'est-à-dire qu'il ne m'est rien arrivé de grave. Je n'ai pas eu d'accident. Personne n'est mort. C'est peut-être un peu extrême ce que je dis, mais dans le sens où tout ce que j'ai cité, c'est quelque chose qui peut se changer. Le fait que je ne me sente pas bien de ne pas aller à la salle de sport, je peux aller à la salle de sport et mieux m'organiser. Je vois mon copine, je peux essayer de trouver plus de temps pour mes copines, faire de la musique, je peux trouver plus de temps de faire de la musique au lieu de rester derrière un écran parce que je suis fatiguée et de me dire je me repose parce que du coup je suis derrière un écran et je fais rien. En vrai, se reposer vraiment, c'est pas faire des choses pour soi que de passer sa vie derrière un écran. Bref, c'est sur ces derniers mots que je vous abandonne et que je vous dis à dimanche prochain. Mucho love et prenez soin de vous d'ici là.