- Speaker #0
Bienvenue dans la hotline des fondatrices, le podcast où les femmes entrepreneurs prennent la parole en vocal, sans filtre et sans mise en scène. Je m'appelle Sama et après plus de 12 ans d'entrepreneuriat, j'accompagne des femmes qui se lancent et j'organise des rencontres parce que le collectif, c'est ce qui fait la différence entre tenir et abandonner. Ici, c'est 100% collaboratif. Tu m'envoies tes vocaux, je les diffuse et la semaine suivante, un expert les décrypte et te donne les clés pour avancer. Pourquoi des vocaux ? Parce que ce qui m'intéresse, c'est d'entendre les émotions brutes, les vraies voix. la réalité d'une fondatrice. Alors on ne parlera pas que de réussite, mais aussi de doute, de peur et de la face cachée du business, celle des coulisses, celle qui s'appuie sur le collectif pour avancer. Parce qu'elle est là ma conviction, on va plus loin ensemble. Alors installe-toi, ce que tu vas entendre ce sont des vrais parcours et leurs histoires c'est peut-être la tienne. Bienvenue dans ce tout premier épisode. J'ai voulu commencer ce podcast par une période essentielle pour une entrepreneur, la fin d'année. Celles où on essaie de faire le bilan sur nos réussites, nos déceptions, nos difficultés, nos meilleurs moments. Et puis, dans quelques jours, 2026 qui arrive comme un nouvel élan possible. Mais comment, avec quels outils, avec quelles intentions on y va ? Il y a quelques jours, j'organisais un atelier Vision Board. 8 femmes entrepreneurs, 3 heures pour faire une rétrospective sur 2025 et comment on envisageait 2026. Et dans cet épisode, tu vas entendre 5 choses. Pourquoi on est incapable de reconnaître nos victoires et ce que ça nous coûte au quotidien ? Ce qui a vraiment permis à ces femmes de tenir en 2025, les vraies stratégies, pas des mantras Instagram. Leurs trois mots pour résumer l'année et ce que ça révèle de leur parcours. La prise de conscience, le moment où elles ont réalisé qu'elles s'étaient oubliées. Et puis, leur projection pour 2026. Pas des résolutions, mais des décisions réalistes, posées et essentielles pour la suite. Alors pourquoi c'est important de faire son bilan ? Déjà, je dirais que ce n'est pas un luxe, c'est un outil de pilotage. Et si tu ne sais pas d'où tu viens, tu ne peux pas décider où tu vas. Et pour faire toi aussi ce travail de ton côté, j'ai créé un template qui va t'aider à poser tout ça. Tu le retrouves en lien dans les notes. Alors c'est parti, on les écoute.
- Speaker #1
Ça m'amène à dire ce qui est bien. Et pour ma part, c'est très difficile de me dire ce qui est bien. Comme tu l'as dit tout à l'heure, on a tendance à... à voir ce qu'on n'a pas fait ou ce qu'on a pas réussi à faire, etc. Et là, je trouve que dans ces questions, c'est vraiment valoriser finalement ce qui s'est passé en annuant ça.
- Speaker #0
Alors, en écoutant ce premier vocal, on peut partir d'un premier constat. On ne sait pas reconnaître nos victoires, d'autant plus quand on est une femme. Notre cerveau est câblé pour repérer les problèmes. On voit ce qu'on n'a pas fait, ce qui manque, ce qui n'est pas encore abouti. Et ça, ça a un coût physique, psychologique, mental, physique, parce qu'on va s'épuiser à courir après ce qui n'est jamais assez. psychologique parce qu'on perd confiance en nos capacités et mentale parce qu'on ne capitalise sur rien, on recommence tout à zéro à chaque fois. Valoriser ce qui s'est passé, ce n'est pas de la gratitude feel good, c'est vraiment reconnaître ses forces pour pouvoir s'appuyer dessus. Alors on va écouter maintenant concrètement ce qui les a aidés à tenir en 2025.
- Speaker #1
Le sport en début d'année, ça a été clairement primordial pour moi et ça m'a permis de ne pas couler je pense en début d'année et il faut que je garde ça. Pour mes objectifs, ce qui m'a aidée, c'est de parler de mon réseau professionnel, que je suis parfois allée soit activer, soit que j'ai créé.
- Speaker #0
Deuxième constat, identifier des soupapes. Le sport, le réseau, des choses extérieures sur lesquelles on peut s'appuyer pour tenir et avancer. Et ce ne sont pas des bonus, du luxe, ce sont vraiment des garde-fous, des points d'ancrage quand ça vacille. Pour l'une, c'est le sport qui lui a permis de ne pas couler. Pour l'autre, c'est le réseau qu'elle a activé ou qu'elle a créé. Pour s'entourer et pour avancer, ça pourrait être la nature, les échanges, son rituel du matin, enfin peu importe. Ce qui compte, c'est vraiment de comprendre ce qui nous fait du bien et de capitaliser dessus. Pas quand tout va bien, mais surtout, surtout quand ça va mal. Et ne pas attendre de toucher le fond pour mettre des choses en place. Ces femmes-là, elles les ont identifiées, elles les ont protégées, elles les ont répétées. Et je dirais que c'est vraiment ça, construire un système qui tient. c'est prendre soin de soi en dehors de son business. Quand on connaît ses garde-fous, on peut vraiment prendre du recul et se demander comment je peux résumer mon année. Parce que là, dans cet atelier, je leur ai demandé de choisir trois mots, juste trois, pour dire le chemin parcouru. Et ce qui en est ressorti, ça en dit long sur les parcours, les expériences et le cheminement individuel.
- Speaker #1
J'ai noté construction, que du coup j'ai construit Eva, donc une entreprise de base d'aide. Sur le deuxième mot, je dirais structuration. Et le troisième mot, je dirais rencontre. Moi, l'entrepreneuriat, ça m'a vraiment réconciliée avec l'être humain.
- Speaker #2
Les trois mots clés de cette année ? Non pas une année, mais peut-être quatre années de merde. C'était vraiment à la transition, le nouveau souffle et le début de l'alignement. Vraiment, la plus belle chose, je pense, qui se soit passée pour moi, c'est d'emménager avec mon copain et que ça se soit bien passé. Ça m'a apporté énormément de stabilité émotionnelle, de confiance en moi. J'ai dormi énormément les premiers mois. Et puis, ça m'a donné aussi pas mal d'énergie pour prendre soin de moi. J'ai pris 30 kilos en l'espace de trois ans. J'ai fait un burn-out, je suis passée par plusieurs étapes et ça faisait 7 ans que je n'allais pas consulter un médecin.
- Speaker #3
Les trois mois qui ont résumé 2025, j'ai mis un petit détour, un recentrage et les battes pour mon avenir.
- Speaker #1
C'est vraiment une nouvelle année où il y a beaucoup de changements qui sont en train de se faire. C'était très dur, il y avait beaucoup de sous-études aussi, c'est pour ça que les ateliers m'ont beaucoup aidée. J'ai dû couper des liens avec des personnes avec qui je n'étais plus alignée. Par contre, à côté de ça, il y a toute la partie confiance que j'ai prise.
- Speaker #0
On vient d'écouter quatre témoignages puissants, quatre histoires, quatre parcours différents, avec des mots qui ressortent. Construction, structuration, rencontre, transition, nouveau souffle, alignement, retour aux bases. Et ça nous ouvre les yeux sur une réalité, c'est qu'il n'y a pas un seul chemin possible. L'une a construit son entreprise de A à Z cette année. L'autre a pris le temps de respirer après quatre ans difficiles. Une autre a fait un détour pour revenir à elle et est partie un mois au Japon toute seule. Chacune avance à son rythme avec ses propres étapes, ses propres priorités. Et c'est ça vraiment que j'ai envie de montrer. C'est vraiment ça les coulisses de l'entrepreneuriat. Ce n'est pas les success stories qu'on peut voir sur les réseaux sociaux. Non, c'est... 4 années de merde, c'est 30 kilos, c'est du burn-out, c'est 7 ans sans médecin, c'est de la fierté, c'est de la solitude, c'est plein de sentiments aussi bien positifs que négatifs. Il n'y a pas une seule recette, il n'y a pas un seul chemin, il y a notre chemin avec notre timing, avec nos détours, nos recalibrages. Et ce qui compte ce n'est pas de ressembler au parcours de quelqu'un d'autre, c'est vraiment de reconnaître. et d'embrasser le sien. Et c'est là que la force du collectif a fait son travail durant l'atelier. En s'écoutant les unes les autres, en voyant ces parcours différents, quelque chose s'est vraiment déclenché, des prises de conscience pour poser leurs intentions 2026. On écoute.
- Speaker #1
La question d'avant et le coup de table, moi, c'était de prendre conscience que je m'étais vraiment focus sur moi, Cheyennez, en tant que chef d'entreprise et pas forcément humainement parce que du coup, beaucoup d'entre vous parlaient de prendre soin de soi, d'aller au sport, etc. C'était pas bien. Et là, je me suis dit, wow, Cheynaise, ben ouais, ce serait bien aussi que tu penses à ça. Ça part, en fait, tout part de toi. Donc, si t'es pas bien... Et en fait, c'est vrai que du coup, là, sur les objectifs, j'ai fait un tableau objectif genre Cheynaise, chef d'entreprise et un tableau objectif Cheynaise, maman, femme. Et donc, voilà. Donc, merci.
- Speaker #2
En te disant, waouh, en fait, j'ai parlé que business, j'ai pas parlé. En fait, c'était moi, il y a mes débuts, c'était business, business. je verrai plus tard. Je me suis...
- Speaker #1
complètement cramé et puis oublié bon bref et là en fait quand tu as dit ça je me suis dit ah ben donc j'ai fait un sacré progrès parce que j'ai parlé que perso en 2025 alors que l'année d'avant je parlais que business donc tu me dis c'est bien si je fais une année sur deux et donc là j'ai réussi à faire les deux donc mon objectif what the fuck c'est perdre 10 kilos en vous écoutant je me dis wow et du coup je me dis peut-être en fait moi aussi j'ai envie d'être voilà d'être à mon tour
- Speaker #2
pouvoir inspirer d'autres personnes, parce que moi, je vous trouve hyper inspirante. J'ai envie de faire un peu plus des plus gros projets, m'autoriser à gagner un peu plus d'argent.
- Speaker #1
Moi, ce que j'ai mis pour 2026, c'est savoir me donner, moi, ma reconnaissance aussi, plutôt que d'aller chercher celle des autres aussi. Et puis, la méthode des petits pas. C'est pas simple, l'objectif, mais il est là, et tu l'entends.
- Speaker #0
En fait, ce qui s'est passé durant cet atelier, c'est qu'on a assisté à un effet miroir. Seule, on avance souvent avec des angles morts. Et à plusieurs, du coup, on voit ce qu'on ne voulait pas voir ou ce qu'on n'avait pas encore formulé. Les témoignages ne s'additionnent pas, ils se répondent. Ça fait vraiment écho. Quand l'une parle de sport, une autre réalise qu'elle est fatiguée, qu'elle a négligé sa santé physique. Quand l'une parle d'équilibre perso, une autre met enfin des mots sur le fait qu'elle s'était oubliée. Et du coup, ce n'est pas de la comparaison, c'est vraiment de la mise en perspective. Et si on prend un peu de recul, on voit une progression très concrète se dessiner. Au début, on est focus sur le business. Ensuite, on se rend compte qu'on a laissé le perso de côté. Et puis, petit à petit, on apprend à faire cohabiter les deux. Et c'est une étape normale du parcours entrepreneurial. Et pour 2026, ce qui change, ce n'est pas seulement ce qu'on veut atteindre, mais la manière aussi dont on se positionne. On n'entend plus seulement faire plus, mais on entend aussi s'autoriser, gagner plus, s'autoriser à se reconnaître, s'autoriser à avancer par petits pas. Et ça, en business, c'est vraiment fondamental parce que c'est vraiment ces ajustements-là qui rendent un projet durable, mais surtout viable. À travers ces échos, on a assisté à des choses hyper intéressantes sur la dernière partie de l'atelier. Je vous laisse écouter.
- Speaker #1
Je me dis que j'ai 33 ans et je ne me suis jamais posée chaque fin d'année pour faire un petit bilan sur moi, sur comment j'envisage l'année qui arrive. Et donc, je trouve ça génial parce que c'est un exercice que je n'ai jamais fait.
- Speaker #2
Je me sens vraiment apaisée avec ma personne, ça paraît dingue. Mais l'année dernière, j'avais tellement de colère en moi face à la manière dont tout ça s'était produit. Et comment je partais, entre guillemets, une main devant, une main derrière. Ce que ça m'a apporté,
- Speaker #1
c'est une meilleure connaissance de moi. Je me suis trouvée vachement résiliente. J'ai persévéré, j'ai cru et j'ai retrouvé mon côté optimiste. Donc ça, ça a été cool.
- Speaker #2
Je le vis assez posément. Je suis trop bien de moi. Parce que je pense que je n'aurais pas géré comme ça la chose, même il y a six mois. Donc non, je suis contente.
- Speaker #0
On arrive au terme de ces premiers témoignages et l'une des participantes, tu l'auras entendu, nous a dit qu'à 33 ans, elle n'avait jamais fait de bilan, elle n'avait jamais pris le temps de le faire. Et dit comme ça, ça peut vraiment sembler anodin, mais en réalité, c'est hyper courant. On nous apprend souvent et la plupart du temps à avancer, à produire, à tenir, mais rarement à s'arrêter pour regarder comment on va vraiment, comment on avance, est-ce que c'est toujours en adéquation avec ce qu'on veut. Et quand on écoute ce qui vient d'être dit, on voit une vraie transformation. Lune nous disait qu'il y a quelques mois, elle avait en elle beaucoup de colère, de confusion, de fatigue après sept ans d'entrepreneuriat. Aujourd'hui, on entend vraiment de l'apaisement, de la fierté, une posture beaucoup plus posée et plus alignée avec ce qu'elle est aujourd'hui. Et ce qui est intéressant, ce n'est pas vraiment le changement en lui-même, mais le délai. Elle nous a dit qu'elle n'aurait pas réussi à gérer ça comme ça il y a simplement six mois. Six mois, ce n'est pas cinq ans, ce n'est pas dix ans, ce n'est pas un jour peut-être. Six mois pour passer de la posture de je subis ce qui m'arrive à je choisis où j'ai envie d'aller. Et pourquoi ? Parce qu'il y a eu un temps de recul et surtout parce que ce recul n'a pas été pris seul, il a été collectif. Faire un bilan, c'est se féliciter, mais c'est aussi prendre le risque de se juger, mais c'est surtout se donner de la clarté. Et concrètement, je dirais qu'un bon bilan, ça sert à... quatre points principaux. Comprendre ce qui a vraiment fonctionné pour pouvoir le refaire. Identifier ce qui nous a coûté trop cher en énergie, en temps, en santé pour l'arrêter. Repérer ses vraies forces, pas celles qu'on affiche ou celles qu'on utilise. Et poser ses limites pour l'année qui arrive. Faire son bilan, c'est vraiment encore une fois un outil de pilotage au même titre que les chiffres, que la trésorerie, que la stratégie. Et c'est pour ça que j'ai créé un template de Vision Board que tu vas pouvoir retrouver en téléchargement avec deux espaces. L'un sur les objectifs business et l'autre sur ces non négociables persos. Parce qu'on l'aura bien compris, l'un ne tient pas sans l'autre. Je te conseille de prendre vraiment une heure, de le remplir, de revenir dessus tous les trimestres ou tous les semestres. Et pourquoi pas de le faire en collectif avec des amis entrepreneurs ou ton cercle de soutien. C'est ce qui va vraiment te permettre d'avancer sans te perdre en route. On arrive au terme de ce premier épisode et j'espère vraiment qu'il t'a plu. ces voix, ces doutes, ces prises de conscience on les partage plus souvent qu'on ne le croit et c'est vraiment ce que j'avais envie de mettre aujourd'hui en valeur. L'outline des fondatrices, c'est vraiment ça, c'est des vécus bruts, des questions réelles, des réponses pour avancer, pas uniquement pour performer, mais pour avancer de manière plus juste, plus structurée, avec les bons outils. Et dans le prochain épisode, je resterai avec notre experte Marion Guizet, coach en leadership. Elle viendra justement décrypter ses témoignages, mettre des mots sur ce qui se joue vraiment à l'intérieur et et surtout nous aider à transformer ces prises de conscience en décisions concrètes. Pourquoi on a autant de mal à se reconnaître et à reconnaître nos réussites ? Pourquoi on reste coincé dans le mode business ? Comment se projeter sans s'oublier en route ? Et surtout, si toi aussi tu as une question ou un blocage d'une situation que tu vis en ce moment, envoie-moi un vocal, le lien est dans la note, on y répondra dans les prochains épisodes. A bientôt et d'ici là, fais entendre ta voix !