Speaker #1Bonjour et bienvenue dans Il était une fois le basketball, le podcast des passionnés de basket. Moi c'est Maël, je suis passionné par le basket depuis que je suis petit et j'ai envie de partager ça avec vous. Dans chaque épisode, je vais vous parler d'un sujet concernant le basket. Joueurs emblématiques, événements mondiaux, tournois majeurs ou épopées marquantes. N'hésitez pas à partager vos avis ou à proposer les sujets que vous voudriez que je traite dans les commentaires. Et aujourd'hui, on va parler des Français en NBA. Depuis 2023, ce sont pas moins de 15 joueurs qui ont été sélectionnés à la draft, dont 2 en tant que first pick. De Tony Parker à Victor Wembanyama, en passant par Boris Diaw ou Nicolas Batum, on va revenir sur les exploits de nos talents outre-Atlantique. Le premier joueur à être drafté est Antoine Rigaudeau. Il est sélectionné en 15ème position par les Dallas Mavericks en 1993, mais doit attendre 2003 avant de fouler un parquet NBA. Lorsqu'il est drafté, Antoine est déjà reconnu sur le vieux continent avec deux titres d'Euroleague, deux titres d'Italie avec Bologne et un championnat de France avec Pau-Orthez. Malheureusement, le rêve va tourner au cauchemar. Antoine mesure 2 mètres, et la NBA n'est pas prêt à voir évoluer des meneurs de cette taille. Par conséquent, il joue ailier et ne peut pas démontrer son talent. 11 matchs plus tard, il est envoyé à San Francisco avant de demander à être coupé et de signer à Valence pour finir sa carrière. S'il est le deuxième à être drafté, il est le premier à avoir joué un match dans la grande ligne. En effet, le 11 novembre 1997, Tariq Abdul Wahad va jouer 10 minutes avec Sacramento dans une défaite contre les Clippers. Il jouera 59 matchs pour sa première saison et finit la saison 97-98 avec un carton face aux Vancouver Grizzlies avec 31 points. Il s'installe dans la rotation des Kings avec 18 points de moyenne, mais il est finalement tradé à Orlando puis à Denver. Pour le français, c'est le début de la fin. A cause de plusieurs blessures, il est moins efficace. Il finit sa carrière à 28 ans au Mavs. Mais qu'importe, aujourd'hui, il est vu comme celui qui a montré le chemin pour tous les jeunes talents français vers la NBA. Parmi eux, on retrouve Mike Pietrus, qui marque les esprits aux Warriors puis à Orlando, mais aussi Ian Mahinmi, qui fut un joueur précieux à Greg Popovich aux Spurs, ou à Dallas, avec qui il gagne une bague aux côtés de Rodrigue Beaubois, un autre Frenchie. Mais les plus importants viennent du Paris Racing et de Pau-Orthez. D'abord, en 2001, les Spurs font le pari de Tony Parker, un jeune espoir français, Puis en 2003, les Hawks sélectionnent Boris Diaw qui fait le doublé championnat et coupe de France cette année-là. Ce dernier gagne la confiance de son coach, mais celui-ci est renvoyé et Boris se retrouve sur le banc et même tradé à Phoenix. Avec la blessure d'Amare Stoudemire, il est propulsé dans le 5 majeur. par Mike D'Antoni. Babac devient une pièce incontournable aux Spurs. Au lendemain du Noël 2005, il claque 31 points et 11 rebonds pour battre Minnesota. Continuant sur sa lancée, même avec le retour de Stoudemire, Boris Diaw est très fiable. Sauf qu'un changement de coach va encore le freiner. Il quitte donc l'Arizona, direction les Bobcats de Charlotte, où il tourne à plus de 10 points par match pendant 3 saisons. Mais vous commencez à comprendre le scénario. Paul Silas, le nouveau coach des Bobcats, ne ménage pas notre français. Et à l'intersaison 2012, il se retrouve agent libre et rejoint les Spurs d'un certain Tony Parker. Dans le Texas, il est comme un poisson dans l'eau, emportant même un titre en 2014. Enfin, il termine sa carrière lors d'une dernière pige au Jazz en tant que vétéran. Mais revenons sur Tony Parker. Dans l'ombre de Laurent Sciarra pour sa première saison en pro, il se révèle l'année suivante avec 14,7 points et 5,6 passes. Il se présente donc à la draft 2001. R.C. Buford, le futur GM des San Antonio Spurs, réussit à convaincre Popovic de sélectionner ce petit meneur français de 1m88. C'est donc le 27 juin que Tony est appelé par David Stern. Il réalise une bonne première saison en finissant dans la First All Rookie NBA Team. Puis, lors de la deuxième, il devient le premier Français à remporter un titre NBA. Il finit ses premières finales avec 14 points et 4 passes de moyenne. Puis en 2005, il gagne sa deuxième bague avec un rôle mineur en finale à cause de la défense étouffante de Chauncey Billups. En 2007, il est le premier français à être sélectionné pour le match des étoiles. Puis en finale, il est tout simplement exceptionnel en compilant 24,5 points et 5 rebonds avec un pic à 30 points lors du Game 2. Ainsi, les Spurs sweepent les Cavaliers du jeune Lebron. Et Tony est élu MVP des finales. Une première pour un joueur non américain, ouvrant ainsi la voie à des Antetokounmpo, Jokic et autres SGA. En 2007, il est de nouveau sélectionné au All-Star Game, durant lequel il délivre 10 passes. Pour la saison suivante, il réalise sa meilleure année au scoring avec 22 points, dans un match fou dont lequel il score 55 points plus un buzzer beater pour envoyer le match en double prolongation, où TP va achever Minnesota. Avec ses moyennes, il devient le premier français à intégrer une All NBA Team, la troisième. Et il participe au All-Star pour la troisième fois. Puis Tony enchaîne les bonnes saisons en étant sélectionné dans la All NBA Second Team et All-Star Game en 2012, 2013 et 2014. En 2014 justement, il empoche sa quatrième bague face aux Heat de LeBron, Wade et Bosh, lors d'une revanche mythique. Puis plus grand chose. Mais alors qu'on pense qu'il va prendre sa retraite à San Antonio, il surprend tout le monde en signant chez les Hornets d'un certain Nicolas Batum. Il remplit à merveille son rôle de sixième homme de luxe, mais ne parvient pas à faire qualifier son équipe en playoffs. Il prend ainsi sa retraite après 18 saisons passées en NBA. Le 11 novembre 2019, son numéro 9 est retiré à San Antonio. Pour résumer sa carrière, Tony a suivi le chemin tracé par Tariq Abdul-Wahad, mais il est devenu le meilleur français, incarnant à son tour celui qui montre la voie aux jeunes espoirs. Mais TP et Babac ne sont pas les seuls de leur génération à avoir performé en NBA. Les deux joueurs encore actifs aujourd'hui continuent d'inspirer par leur longévité. D'abord Nico Batum. qui entame sa 18ème saison Outre-Atlantique, égalisant Tony, puis la tour de contrôle Rudy Gobert. Batum est drafté en 2008 par Houston, mais est envoyé directement à Portland, où il reste jusqu'en 2015, avant de partir à Charlotte, puis au Clippers, où il joue actuellement. Puis Rudy Gobert, qui est sélectionné en 2013 par Denver, est échangé dans la foulée à Utah. Là-bas, il forme un tandem avec Donovan Mitchell. Il va même remporter trois trophées de meilleur défenseur de la Ligue, devenant le second français à gagner cette distinction après Joackim Noah. Après 9 ans, il quitte Utah pour Minnesota. Il rejoint le jeune Anthony Edwards. Et en 2024, il empoche son 4ème titre de défenseur, devenant avec Ben Wallace et Dikembe Mutombo, le joueur avec le plus de DPOY. Il compile également 3 sélections au All-Star Game, 4 apparitions dans les All-NBA Team et 8 dans les Defensive Team. Depuis, une autre génération est arrivée dans la ligue, avec en figure de proue un géant de 2m25, Victor Wembanyama. En effet, le premier first pick français bat tous les records de précocité avec une franchise bien connue dans l'Hexagone, les San Antonio Spurs. Et sans s'habiller sur l'an dernier, il aurait sûrement déjà remporté le titre de meilleur défenseur de l'année. Lors de la draft suivante, Zaccharie Risacher est lui aussi sélectionné en premier choix par les Atlanta Hawks. Et avec Bilal Coulibaly, 6ème en 2023, Alex Sarr, 2ème en 2024, Noah Essangue, 12ème en 2025 et Nolan Traoré, 19ème en 2025, ce sont 19 joueurs français qui évoluent aujourd'hui au sein de la Ligue. Et ce en partie grâce à Tariq, Tony et Boris et les 33 autres Frenchies passés par la Grande Ligue. D'autant plus qu'une nouvelle génération se prépare avec Adam Atamna, Hugo Yimga Moukouri, Nathan Soliman, Aaron Towo-Nansi et bien d'autres. Alors que la NBA s'ouvre de plus en plus sur le monde, la France se place parmi les acteurs majeurs de cette ouverture. Merci à tous d'être restés jusqu'au bout. 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