- Speaker #0
Mon dieu, j'ai des issues ! On est fan ! Queen ! Quand on fait des combos... Mes yeux touchent le ciel ! Absolument ! Elle est morte et enterrée ! C'est trop marrant ! Bonjour, vous comment ça va ? Bienvenue dans ce nouvel Ex Libris d'Incuarto. Ce podcast vous est présenté par moi-même, Marine, libraire, bonjour ! Par Eva, éditrice...
- Speaker #1
Bonjour, pardon, je vais oublier mon texte.
- Speaker #0
On a pris envie de me dire bonjour, très bien.
- Speaker #1
Excusez-moi. Ça commence si mal.
- Speaker #0
Et Léa, médiatrice culturelle. Coucou. Et pour terminer notre petite série d'exhibits sur les métiers, nous allons attaquer celui des vats.
- Speaker #1
Pour terminer nos métiers, peut-être qu'on en fera avec des invités spéciaux. Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Ce serait super. Est-ce que ça vous intéresserait ? Dites le nom.
- Speaker #1
Dites oui. Oui, parce qu'on a envie d'inviter des gens.
- Speaker #0
Peut-être qu'en plus, on a des pistes, peut-être qu'on a des noms.
- Speaker #1
Peut-être bien. On connaît des gens.
- Speaker #0
Tout à fait, on crée du lien.
- Speaker #2
T'es dans la musique, toi ?
- Speaker #0
Oh wow, ça va être un long épisode.
- Speaker #2
Oui, on était chimés dès le début. Oui, pardon.
- Speaker #0
Ça va être...
- Speaker #2
Je rentre en moi-même, je suis désolée.
- Speaker #0
Tu sais quoi, on va te faire rentrer en toi-même, c'est toi qui va poser les questions aujourd'hui. Tu seras l'intervieweuse. Eva, tu seras l'interviewée.
- Speaker #2
Oui, ça tombe bien sur l'instar. Oui, ça tombe bien. C'est sur elle aujourd'hui. Magnifique, bah oui, puisqu'on va présenter quel métier aujourd'hui, madame ?
- Speaker #1
Bah moi, je suis éditrice.
- Speaker #2
Super. Super ça. Enfin d'ailleurs,
- Speaker #1
non. Je suis chef de projet éditorial, mais c'est chiant, donc je suis éditrice.
- Speaker #2
Ça change quelque chose ou pas ? Pas du tout. Ah bah voilà. Eh bien, comme pour nous toutes, pour commencer, peux-tu nous dire quelles études tu as faites ? Est-ce que les études que tu as faites sont le chemin royal vers le fait d'être éditrice ?
- Speaker #1
Je peux vous dire ça.
- Speaker #2
Super.
- Speaker #1
Alors moi j'ai fait un bac pas L, parce que j'ai pas eu le droit. J'ai fait un bac ES mais on s'en fiche. Ensuite j'ai fait une prépa littéraire. A.L. pour ceux qui se demandent. Personne ne se demandait.
- Speaker #0
Mais merci pour l'invitation.
- Speaker #1
Mais s'il y en a qui se demandent, j'étais A.L. Donc ça, c'est en deux ans. Ensuite, j'ai fait une L3, parce qu'il y a des ECTS, enfin, il y a des équivalents. Donc je suis rentrée directement en L3. Et alors là, attention, ma L3, elle s'appelait Livre... Enfin, en gros, c'est une licence de lettres, mais dans ma fac qui est Gustave Eiffel. La licence de lettres, elle est divisée en plusieurs groupes. Il y a les mefs qui se destinent à être maîtres et maîtresses... Comment on dit ?
- Speaker #0
D'école.
- Speaker #1
professeur d'école oui voilà instituteur c'est ça que je cherchais bref la licence lettre est divisée en plusieurs et moi j'étais en bon j'ai un doute mais il me semble que c'était donc c'est LCN c'est sûr et il me semble que c'était livre culture et numérique je suis vraiment pas sûr du culture mais c'est pas grave on va dire que c'est ça qui est la branche de lettres qui va vers le master édition de ma fac et du coup après j'ai fait le master édition le master édition c'est livre papier et numérique ce qui est important parce qu'il y a d'autres master édition qui sont que sur livre papier et du coup nous on a une double formation ce qui est très bien Et c'est un master pro aussi, donc je l'ai fait en alternance. Vous pouvez faire soit alternance, soit stage, et moi j'ai fait stage une année alternance. Voilà. Du coup, oui, j'ai fait des études pour être éditrice. Non, c'est pas obligatoire. C'est mieux maintenant. En fait, ce qui est un peu frustrant, c'est que tous les patrons de maisons d'édition actuelles, personne n'a fait des études d'édition, parce qu'à l'époque, déjà, ça existait beaucoup moins. Et voilà, maintenant... si tu veux faire de l'édition, oui quand même il faut avoir, c'est mieux de sortir d'un master édition ou d'avoir, après il y a plein de trucs il y a des DUT métier du livre plus générique, il y a des je sais qu'il y a un master commercialisation du livre pour être pareil dans la vente de livres mais tu peux finir libraire tu peux finir éditeur mais c'est quand même mieux d'avoir une base d'études adéquate Oogie. Parce qu'en fait, le truc, c'est qu'on travaille sur des logiciels qu'il faut quand même savoir gérer un minimum. Notamment InDesign, c'est très, très, très rare d'être éditeur et de jamais toucher à InDesign. Ça arrive, mais vraiment, c'est très rare.
- Speaker #2
Et puis, c'est un logiciel qui peut faire peur, en plus.
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est un logiciel très compliqué. Si, tu peux apprendre tout seul, mais...
- Speaker #2
Il faut être bon en informatique, quoi. Ou adorer regarder les tutos. Oui,
- Speaker #1
et puis, il ne faut pas avoir peur. Parce que la page, tu l'ouvres et elle fait peur. C'est vraiment très opaque. Pour ça, et même pour la chaîne du livre, c'est compliqué le monde du livre. Donc oui, quand même, il faut avoir une base d'études en édition.
- Speaker #2
C'est toujours ce que tu as voulu faire ?
- Speaker #1
Depuis que j'ai découvert ce que c'était un éditeur, j'ai dit je veux faire ça et je n'ai plus jamais bougé. Une fois, on m'a demandé en entretien. La dame m'a dit, c'est vrai qu'éditeur, c'est un métier pas très connu. Comment vous... Comment vous vous êtes rendu compte que ça existe, un éditeur ? Et en fait, j'ai trouvé la question rigolote, et je lui ai dit... En fait, moi, je suis une grande lectrice depuis toujours, et puis un jour, je me suis demandé ce que c'était les petits logos. Genre, c'est quoi le petit logo Hachette ? Du coup, j'ai tapé Hachette, et puis j'ai découvert ce que c'était un éditeur. Mais c'est vrai que c'est un métier... Enfin, il y a plein de gens qui ne savent pas que ça existe. Il y a plein de gens qui pensent qu'un auteur, il écrit un livre. et après ils le publient fin. Et qu'ils n'ont aucune idée qu'il y a un intermédiaire.
- Speaker #2
Il manque un petit maillon.
- Speaker #1
Et d'ailleurs souvent quand je dis que je suis éditrice, on me dit Ah oui ! Tu fais quoi ? Ils ont le mot mais c'est tout.
- Speaker #2
Et maintenant ils auront les réponses grâce à cet épisode.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Et tu parlais de la chaîne du livre, est-ce que tu peux expliquer ce que c'est ou pas ? Rapido. Tu expliques à des enfants de 6 ans. Gros faux merdo.
- Speaker #1
Alors en gros, mais vraiment en gros. Mais on en a déjà un peu parlé dans l'épisode libraire. En gros, il y a un auteur qui a créé un livre. L'éditeur, il améliore ce que l'auteur a fait. Et il fait le lien avec la fabrication, donc par exemple, l'imprimeur. On va faire vraiment en gros. Ensuite, ces livres-là, il faut les livrer aux libraires. Ça, c'est le rôle de la diffusion-distribution. Et les libraires, ils vendent les livres aux clients. Voilà.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #1
C'est ça, la chaîne du livre.
- Speaker #2
C'est l'ensemble des acteurs.
- Speaker #1
En gros, gros.
- Speaker #2
Dans le commerce du livre, de sa création à son achat.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #2
Très bien, merci. C'était limpide. Moi, je me demandais, quand on est éditeur, éditrice, est-ce qu'il faut aimer lire beaucoup ? Et même plus que ça, en fait, est-ce que vous lisez beaucoup, en fait ?
- Speaker #1
Oui. C'est pas la peine d'être un immense lecteur qui lit 200 livres par an. Mais il faut évidemment aimer les livres. C'est même pas la peine, en fait, d'aimer lire spécialement de la fiction, parce que tu peux être éditeur de livres de cuisine.
- Speaker #2
Ah oui, mais c'est très question ça.
- Speaker #1
Mais il faut aimer le... concept du livre, il faut aimer l'objet livre il faut s'intéresser quand même il n'y a pas par exemple de... parce que moi j'ai fait une prépa pour renforcer ma culture littéraire, ça c'est pas obligatoire c'est juste que moi j'adore la littérature mais il n'y a aucun besoin de connaissance c'est à dire que vous n'avez jamais lu Proust, tout le monde s'en fiche, tu peux être éditeur et n'avoir lu aucun classique, ça il n'y a aucune base de connaissances un peu théoriques à avoir, par contre oui il faut aimer la littérature il faut... Lire beaucoup, non, pas spécialement, parce que, comme je disais, si tu es éditeur de livres pratiques, donc le pratique, c'est les livres sur le jardinage, les livres sur le bricolage, les livres de cuisine, c'est les livres qui servent à faire quelque chose et qui ne sont pas des histoires, quoi. Bah si c'est ça, t'as pas besoin de lire beaucoup.
- Speaker #2
Mais il faut connaître ton marché, je suppose, il faut savoir comment ça marche,
- Speaker #1
il faut connaître les noms. Et il faut s'y intéresser. Enfin, c'est mieux, sinon tu vas pas vendre grand-chose. Et par contre, oui, on lit dans nos journées de travail. Parce que le rôle de l'éditeur, c'est d'améliorer le manuscrit d'un auteur. Donc déjà, il faut lire le manuscrit, puis après il faut le relire, puis après il faut le re-relire. Puis après, il faut mettre des commentaires, puis après il faut relire tes commentaires, puis relire le truc pour être sûr que ton commentaire est bon. Donc à la fin, le livre, tu l'as lu 18 fois.
- Speaker #2
Ah ouais, il faut être patient.
- Speaker #1
Voilà, et puis en vrai, je passe des étapes, mais après ça part à la correction et il faut intégrer. Donc après, il faut relire pour être sûr que ce soit bien intégré. Donc oui, il faut aimer lire. parce que dans ta journée tu vas lire et justement tu fais quoi dans tes journées ? à part lire j'entends par contre j'ai pas un livre derrière mon bras enlevez-vous ce cliché de la tête alors dans mes journées qu'est-ce que je fais ? ma maison d'édition c'est un peu particulier en gros il y a deux types de maisons d'édition ou plutôt deux types de livres parce qu'il y a des maisons d'édition qui font les deux il y a des livres où en fait un auteur écrit un livre enfin écrit un manuscrit puis il l'envoie en disant j'aimerais bien publier ça Et il y a des livres qu'on appelle de commandes, c'est ce que ma maison d'édition fait, où c'est l'éditeur qui dit « Ah tiens, j'aimerais bien faire un livre, par exemple, de cuisine sur les cupcakes. » Et du coup, on va voir un auteur en disant « Coucou, est-ce que tu peux m'écrire, s'il te plaît, un livre de cuisine sur les cupcakes ? » Donc ça, c'est de la commande, parce que c'est l'éditeur qui commande à l'auteur. Moi, c'est ça que je fais. Du coup, il y a un travail sur choisir les titres, mais ça, c'est le rôle du responsable éditorial. Donc là, par exemple, c'est pas mon rôle à moi. Moi, ce que nous, on fait, c'est qu'en fait, on a le planning avec les thèmes de l'année. Et après, tu choisis quel auteur on va mettre sur quel planning, sur quel livre. Oui, sur quelle thématique. Ensuite, tu fais ton petit... En fait, je peux pas trop faire ma journée type. Il faut que je fasse le...
- Speaker #2
Ça marche plus en temporalité.
- Speaker #1
La vie du livre, plutôt.
- Speaker #0
OK, OK. Parce que ta journée est basée sur le cheminement d'avancée d'un livre.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Donc, on a le thème du livre. On va choisir quel auteur on va mettre dessus. On va appeler l'auteur pour être sûr qu'il est dispo.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
d'abord il faut faire le rétro-planning pour avoir les dates, le rétro-planning c'est en gros nous on a une date à laquelle il faut envoyer le livre à l'imprimeur qui est en général 6 mois à 1 an après la date de maintenant et du coup moi je vais faire mes petites dates en disant ok si on envoie à l'imprimeur tel jour il faut que le livre il soit fini un mois avant, en cas où donc si le livre il doit être fini là il faut que les illustrations soient finies là et que le texte soit fini là comme ça quand j'appelle mon auteur je peux déjà dire que le texte il faudra qu'il soit fini dans 3 mois Moi. Pour être sûre que l'auteur soit dispo.
- Speaker #2
Mon enfer, les rétroplanes.
- Speaker #1
Moi, ça va, j'aime bien maintenant. Mais je comprends, au début, c'est un peu...
- Speaker #2
Est-ce que tu te mets des codes couleurs et tout ?
- Speaker #1
Oui, oui. Et des fois, je m'écris même les trucs genre « Appelez l'auteur le mardi 4 ! » Et genre en majuscule et tout.
- Speaker #2
Tu fais des autoscreamers, en fait.
- Speaker #1
En fait, le truc, c'est que comme j'ai plusieurs projets en même temps...
- Speaker #2
Bah oui.
- Speaker #1
C'est dur de...
- Speaker #2
Ouais, pareil,
- Speaker #0
je comprends.
- Speaker #1
C'est non-joubli, quoi. Donc voilà. Une fois que l'auteur est prévenu, Et ben on commence le... Je travaille du texte, donc je vais dire à l'auteur, bon bah voilà, il me faudrait un livre de cuisine sur les cupcakes, il me faudra la première version pour le 18 avril.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Le 18 avril, je reçois mon texte, il faut que je lise tout, que je relise tout, et en gros, je mets des commentaires sur là où on pourrait améliorer. Alors quand je dis améliorer, ça peut être plein de choses, ça peut être, bah la phrase elle est pas jolie, ça peut être il manque un mot. ça peut être, bah là ça plutôt on va le mettre en italique c'est plus joli, ça peut être quand c'est des oeuvres de fiction, bon là ça marche pas avec mon histoire de cupcake mais quand c'est des histoires de fiction bah là par exemple c'est incohérent le personnage il était pas là et là il est apparu ou alors bah avant il était blond pourquoi maintenant il est brun, voilà ça c'est le rôle de l'éditeur de repérer les incohérences et puis tout ce qui pourrait être amélioré une fois que t'as fait ça tu renvoies le projet à l'auteur avec tes commentaires qui va les intégrer on fait plusieurs allers-retours jusqu'à avoir une version définitive Moi, ma maison, c'est des livres illustrés. Donc, il faut en même temps travailler avec les illustrateurs. Là, ce qu'on fait, c'est des briefs pour les illustrateurs. Donc, en gros, moi, j'ai mon texte. Et par exemple, je vais dire à l'illustrateur, pour la page 6, il me faut une illustration d'un cupcake rose avec des petits vermicelles bleues. Puis, il faut que je lui trouve une référence sur Internet pour qu'il ait un exemple. Et après, tout pareil, l'illustrateur, il faut que je lui dise, ça, il me le faudra pour dans deux semaines, machin. Moi, mon rôle, c'est vraiment de gérer le planning et tous les intervenants. En gros, tu disais que... Toi, dans ton métier, Léa, t'es un peu le point que les gens reconnaissent. Moi, c'est pareil. En fait, moi, en gros, l'éditeur, c'est la seule personne qui est en lien avec tout le monde.
- Speaker #2
Moi,
- Speaker #1
je suis en lien avec les graphistes, l'auteur, l'illustrateur. Des fois, dans certaines maisons, l'imprimeur directement. Des fois, dans certaines maisons, les diffuseurs directement. Là, en l'occurrence, moi, je suis dans une structure plus grosse que ça, donc je gère pas à ce point-là. Mais dans les petites maisons, tu es en lien avec tout le monde.
- Speaker #2
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Voilà. Où j'en étais ? Bah voilà.
- Speaker #2
Là, t'as lancé les illustrations.
- Speaker #1
Les illustrations ça marche comme le texte, à la fin je reçois les illustrations terminées, si j'ai des retours je les demande, on fait des allers-retours une fois que tout est terminé j'envoie le texte et les illustrations à la maquette donc les graphistes leur rôle c'est de rendre le livre joli donc en gros elles vont mettre le texte mettre les illustrations d'une manière qui est jolie etc ça peut arriver qu'en tant qu'éditeur on fasse des briefs maquettes aussi, c'est à dire que moi je vais envoyer ma petite page en disant sur la page 6 le cupcake il faut qu'il soit Ciao ! en haut de la page et puis le texte en dessous on peut commander aussi des choses au graphiste et ensuite ça part à la fabrication donc là on envoie à l'imprimeur il y a aussi une phase de devis avec les imprimeurs et de choix moi je m'en occupe pas parce que la structure est grosse et en fait on a un pôle fabrication mais dans les petites maisons c'est le rôle de l'éditeur aussi de choisir le papier de choisir le poids du papier, la couleur du papier de choisir le poids de la couverture la taille du livre Voilà
- Speaker #0
Et ça, c'est des choix par rapport au prix de vente que vous fixez ? Est-ce que le prix du livre, ça va être l'alpha et l'oméga de tous ces choix ? Ou des fois, vous faites passer des choix que vous jugez purement esthétiques, et tant pis si ça fait gonfler le prix ou pas ?
- Speaker #1
Ça dépend si on peut gonfler le prix du livre à la fin. Par exemple, si tu fais un beau livre, de toute façon, tu vas pouvoir le vendre cher, le beau livre. Tu peux péter les dorures et les gros trucs et tout, de toute façon ton livre tu vas le vendre 45€, je parle des gros gros livres, des trucs...
- Speaker #0
Les livres d'art, ce genre de... Ouais,
- Speaker #1
ou les gros livres de voitures, ou les gros livres, les beaux livres quoi. Là tu peux faire plein de choses super cool en fab parce que tu sais que tu vas le vendre très cher. Moi ma maison elle fait des petits livres vraiment pas chers, qui sont tous à 5€, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Oui donc tu t'es content par l'argent sur les choix.
- Speaker #1
On peut pas mettre plus de pages, voilà. donc oui ça contraint pas mais en fait ça dépend complètement de la maison. Oui ça dépend de ce qu'elle crée oui et puis même il y a juste des maisons de luxe aussi. Il y a des maisons d'édition de luxe qui vendent très cher leurs livres mais parce que c'est des justement c'est du beau papier et puis de toute façon tu le sens à la main quoi au toucher.
- Speaker #0
Oui ça va pas être un papier transparent où on peut lire à travers des pages le dos il est pas cassé alors que j'ai ouvert deux fois le livre.
- Speaker #1
Bah par exemple les livres de poche ils sont si peu chers parce que le papier est très fin.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
C'est pas une question de taille spécialement. En vrai, la taille, un petit peu, mais c'est pas... Ce qui joue vraiment, c'est le papier.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #1
C'est pour ça que les livres de poche, ils sont un peu transparents et tout. Et sinon, tu peux pas les payer 8 euros.
- Speaker #2
Bah oui. Faut choisir. Et du coup, en termes d'horaire, on est sur des horaires de bureau ? Oui,
- Speaker #1
c'est des horaires de bureau complètement. Et ouais, bah du coup, ma journée type, ça dépend de à quel stade j'en suis dans tous mes projets. Je peux arriver et avoir... Bah j'ai reçu ma V1 de texte, donc il faut que je la lise et que je fasse mes retours. puis j'ai reçu les illustrations, puis après il faut que je briefe l'illustrateur d'un autre projet, puis après on a une réunion sur un concept qui arrive après, enfin voilà. Mais ça, ça bouge complètement. En fait, c'est toujours les mêmes missions mais l'ordre n'a aucun... Enfin, ça dépend complètement.
- Speaker #0
Oui, t'as pas d'ordre type parce qu'en plus comme tu gères plusieurs projets à la fois, tu peux être à différentes étapes sur une même journée de différents projets.
- Speaker #1
Oui, D'ailleurs, c'est souvent le cas.
- Speaker #0
Il faut t'organiser.
- Speaker #1
Ah bah oui. Oui, oui. C'est une des qualités principales qu'il faut avoir. Il faut être rigoureux et vraiment organisé. Moi j'ai un... J'ai un calendrier Google, j'ai un rétro-planning par projet. Des fois, j'ai même dans le projet des rétro-plannings par étapes de projet. Il faut savoir s'organiser sur... Par contre, je suis nulle en Excel. J'ai appris un peu comme ça, mais en vrai, c'est pratique de savoir gérer Excel.
- Speaker #0
Mais Excel, c'est un mal-aimé, mais en vrai, c'est un bon outil.
- Speaker #1
Non, c'est hyper pratique, c'est juste que c'est dur.
- Speaker #0
Il faut l'appréhender.
- Speaker #1
Mais oui, il faut être vraiment organisé et rigoureux parce que quand t'as un texte à lire et qu'il est 16h30 et que t'as fini ta journée dans une heure, t'es fatigué donc tu laisses passer des fautes. Et si tu laisses passer des fautes, c'est ta faute.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est toi qui es responsable du rendu du livre à la fin quand t'es éditeur.
- Speaker #1
D'ailleurs, j'ai oublié une étape, le livre part en correction aussi à un moment, parce que sinon il y a des fautes à la fin.
- Speaker #0
Oui, il part en correction, ça dépend des maisons.
- Speaker #1
S'il y a un éditeur, il part toujours en correction.
- Speaker #0
Donc ça existe des maisons d'édition des publiants qui n'ont pas d'éditeur derrière, il n'y a pas de travail d'édition sur des livres qui sortent en magasin ? Je pose la question mais j'ai déjà la réponse, c'est pour que vous l'ayez aussi.
- Speaker #1
Oui, ça existe, ça se voit vite.
- Speaker #0
Bah ouais.
- Speaker #1
Tu vois la collection trop belle des, comment il s'appelle, les romans éternels, il y a toujours la pub à la télé qui sont genre à 2€ et c'est du Victor Hugo et tout.
- Speaker #0
C'est tout ce qui est en kiosque en fait, c'est beaucoup les collections de kiosques.
- Speaker #1
Ah pas toujours, il y a des collections en kiosque où il y a des éditeurs, mais celle-là, les romans éternels. tout le monde dit qu'il y a des fautes non mais il y a des pages blanches même des fois mais en fait personne ne vérifie c'est à dire que vraiment là c'est un en fait c'est des textes libres de droit qui prennent sur wikimedia et ils font copier, il y a un mec qui fait copier coller sur word, hop imprimeur, c'est tout et bah oui ça se voit du coup il y a des fautes, il y a des erreurs de traduction parce que les textes tu sais pas où ils les récupèrent il y a des pages blanches parce que des fois une design bug, il y a personne a vu que ça avait bugué vu que personne l'a relu donc oui c'est possible,
- Speaker #0
c'est rare mais ça existe après ils vendent leurs romans 2 euros oui quand tu mets peu d'argent dans ce que tu achètes c'est un peu comme partout faut pas demander une qualité exceptionnelle quand tu payes une pièce ton livre oui par exemple la couverture est jolie mais bon oui par contre ils sont très beaux je les achète parce qu'ils sont beaux oui c'est plus un phénomène de collectionnisme oui bah de toute façon les trucs dont je parle c'est des abonnements oui oui c'est ça complètement et du coup pour tout ça tu gagnes combien quand t'es éditrice elle a eu mal vous avez pas l'expression faciale mais elle a eu mal
- Speaker #1
Euh oui, alors le salaire.
- Speaker #0
Il y a des choses qui fâchent, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
Non mais en fait, il n'y a pas vraiment de normes. Si vous regardez sur internet, il y a un peu tout et rien. Là je vois par exemple, entre... Déjà la fourchette est hilarante. Entre 1800 et 2500 euros brut par mois.
- Speaker #0
Oui c'est large.
- Speaker #1
Mais par exemple, l'ONICEP dit 2580 euros brut par mois, ça a l'air débutant. Ça fait rêver. Non. Ça dépend vraiment des maisons, mais vraiment, en aucun cas, vous allez toucher 2800 euros en débutant. En gros, vraiment, ça dépend beaucoup, beaucoup des maisons. Mais en sortie d'école, vous allez toucher plutôt un petit peu plus du SMIC. Là, le SMIC, il est à 1480, là, maintenant,
- Speaker #2
c'est ça ? C'est ça, quelque chose comme ça.
- Speaker #1
Et en gros, en sortie d'école, tu touches genre 1600, quoi.
- Speaker #2
Après un bac plus 5.
- Speaker #1
Et après, avec l'expérience, tu peux monter. Ça dépend aussi de ton grade. Là, on parle d'éditeur, mais en fait, tu peux être assistant éditorial et dans ce cas-là, tu touches moins. Éditeur et dans ce cas-là, tu touches plus. Et responsable éditorial et là, tu touches plus parce qu'en gros, t'es le patron de tous les éditeurs. Ça dépend du grade et ça dépend vraiment beaucoup de la maison. Évidemment, normalement, quand t'es dans une grosse, grosse maison,
- Speaker #0
t'es payé plus. Mais là, bon, c'est comme dans toutes les structures. Oui, plus la structure est grosse, plus t'as de chance d'avoir un salaire gros. Ça, c'est logique.
- Speaker #2
Et du coup, toi, tu disais que t'es dans une maison qui fait des commandes. Est-ce que, du coup, tu peux choisir pour l'année, enfin, pour la saison d'après, en gros, les sujets ? Tu peux proposer toi-même les sujets que tu veux faire ?
- Speaker #1
Ouais, nous, ce qu'on fait, c'est que tous les ans, on a un brainstorming avec toute l'équipe. Tout le monde propose des sujets pour l'année prochaine. Et ensuite, c'est le responsable éditorial et la directrice générale qui font le tri, en gros, et qui choisissent quels livres on va sortir et à quelle date on va les sortir.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Ce qui va faire le planning de l'année, quoi.
- Speaker #2
Oui, j'imagine que c'est en fonction de l'actualité aussi, beaucoup.
- Speaker #1
Oui, on a une maison sur l'histoire, et du coup, tous les anniversaires du débarquement, des trucs comme ça, on sort évidemment les livres sur la Seconde Guerre mondiale pour l'anniversaire du débarquement.
- Speaker #2
Bah oui.
- Speaker #1
Et puis après, il y a des trucs dans toutes les maisons, c'est le cas. On va sortir... Des livres sur les femmes, fin février, pour être proche du 8 mars.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
On va sortir, je sais pas, des trucs sur les vampires pour Halloween, on va... voilà. Après, il y a des trucs qui sont communs à tout le monde, quoi.
- Speaker #2
Ouais. Et si t'étais pas dans une maison qui fait des commandes, tu pourrais choisir tes propres projets ?
- Speaker #1
Alors, je sais pas, moi j'ai travaillé que dans une maison de commandes, mais comme c'est des auteurs qui envoient... En gros, nous, on va voir les auteurs en disant « il me faudrait un livre sur les vampires, est-ce que tu peux me l'écrire ? » Dans les maisons, pas de commande. Je pense qu'il y a ça en nom, mais j'ai pas le nom. C'est les auteurs qui envoient leurs manuscrits et le rôle de l'éditeur, c'est lire tous les manuscrits qu'il reçoit et choisir lesquels sont bons.
- Speaker #2
Ah oui.
- Speaker #0
Ça, c'est plus ce qu'on a en tête, nous, quand on pense à un éditeur, je pense. Oui, c'est vrai. On voit plus ce bureau maculé de dossiers, de manuscrits. et puis... Les post-it posés partout dessus, en mode ça c'est bien, ça poubelle, rappelé, incomplet.
- Speaker #1
Ça c'est ce qui se passe dans les maisons où c'est pas de la commande. Et dans ce cas-là, en fait, si tu... Alors moi j'ai jamais travaillé dans une maison comme ça, mais je suppose que si tu lis un manuscrit et que tu découvres un auteur génial, c'est toi qui t'en occupes, je pense.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Après les maisons d'édition qui fonctionnent comme ça, c'est pareil. Enfin, c'est... Même si tu tombes sur un auteur génial, si jamais... Le texte ne correspond pas à une ligne éditoriale.
- Speaker #1
De toute façon, il faut suivre la ligne éditoriale. Mais après, oui. Je ne l'ai pas dit, ça me paraissait évident. Mais c'est vrai que si on reçoit un manuscrit sexiste dans la collection féministe de Point, ça ne sortira pas, peu importe qu'il soit bien écrit. Bon, après... Du coup, non, mais...
- Speaker #0
Un peu à la contre-soncronie.
- Speaker #1
Évidemment, il faut que ça suive le... La ligne éditoriale, c'est pour ça qu'il y a des auteurs qui nous écoutent. Je vois tout le temps dans les conseils et tout, lisez la DA des maisons d'édition. Oui, ça ne sert à rien d'envoyer à tout le monde. Mais vraiment, ça ne sert à rien. Et au contraire, ça vous grille en fait. Parce qu'on se dit, ils n'ont même pas regardé qu'on publie des trucs pour les ados. Ils nous envoient un truc de SF adulte. Ça ne passera jamais. Ça ne sert à rien, vraiment.
- Speaker #2
C'est comme dans tous les métiers. Vous avez votre réseau, vous allez en parler entre vous. C'est trop bête.
- Speaker #1
Ah oui, et en plus, vraiment dans l'édition, tout le monde se connaît. Mais tout le monde se connaît, vraiment. Parce qu'en fait, comme on sort tous des mêmes masters, on a tous un copain qui travaille chez Hachette et une copine qui travaille chez Larousse et machin. Donc ça sert à rien. On s'appelle, on se dit... « Eh,
- Speaker #0
tu sais passer quoi, la dernière ! »
- Speaker #1
Voilà. Donc envoyer son manuscrit à tout le monde, ça ne sert à rien. Et oui, t'as raison, c'est un peu ce que les gens voient plutôt...
- Speaker #0
Je pense que c'est l'image qu'on se fait de ce métier à la base, alors que c'est un métier qui a beaucoup de facettes, puisque comme tu l'as dit, ça dépend vraiment du produit final que tu sors. En fait, c'est un métier qui est très... Conditionner au produit qui va sortir. Vous devez vraiment vous adapter à ce que vous voulez créer. Une ciné. Oui. Ta démarche, ta journée, ton emploi du temps ne sera jamais le même que tu sortes un roman de romance, un livre de cuisine, un guide de voyage. Les appels ne vont pas être les mêmes.
- Speaker #1
Les missions sont les mêmes. Et le trajet du livre est le même. Mais par contre, le produit final, on ne va pas vers le même but.
- Speaker #0
Oui. Puis si tu fais du roman, du fictionnel, par exemple si tu crées un livre de romance, un truc de l'IT, un truc de SF... Il n'y a pas ce côté illustration que toi tu as dans ton travail ?
- Speaker #1
Pas forcément, mais ça peut. Il y a des romances illustrées. Il y a des...
- Speaker #0
Là, c'est le cas, romans classiques. Ah oui,
- Speaker #1
oui. Oui, du coup, le côté... Oui, bien sûr. Alors en fait, il y a plein d'aspects que vous pouvez avoir ou non. Moi, j'ai une maison d'illustrés, donc on gère les illustrateurs. J'ai une maison avec une charte très stricte, donc il faut gérer la charte. Mais par exemple... Il y a des maisons où la maquette, par exemple dans les livres pratiques, ça arrive souvent, où la maquette est différente à chaque fois. Donc en fait, il n'y a pas vraiment de DA de la maison d'édition. Dans un livre de bricolage, par exemple, je ne sais pas, achète pratique, leur maquette est différente à chaque fois. Ou alors, ils ont une maquette par collection, voilà. Donc dans ce cas-là, il y a beaucoup moins à faire le tri de « ah bah ça, ça ne rentre pas dans la ligne éditoriale de la maison » . Mais des fois, c'est vrai que le métier d'éditeur, il peut être très différent selon la structure où tu es, le genre de livre que tu fais, la cible. Voilà.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Mais du coup, le rôle de l'éditeur, c'est de gérer tout ça en même temps. De suivre l'année éditoriale, d'être sûr que c'est bon pour la cible. Moi, par exemple, je fais des livres pour les enfants. C'est bête, mais il ne faut pas qu'il y ait de gros mots. Il ne faut pas qu'il y ait des armes. Il ne faut pas qu'il y ait des mots trop compliqués. Il ne faut pas que le texte soit trop long, parce que sinon il décroche. Il faut que tout soit adapté. Donc voilà. Il y a aussi ça qu'il faut prendre en compte.
- Speaker #2
C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
J'étais en train de réfléchir là, en t'écoutant. Et j'étais en train de me demander est-ce que je connais, est-ce que je sais pas dans la culture, la pop culture, je connais une éditrice, un éditeur, et horrible, mais le seul personnage fictif qui m'est venu à l'esprit, c'est Anastasia Steele dans 59 degrés.
- Speaker #1
Ben oui, et c'était, je pense que moi aussi. C'est la première fois que je voyais un éditeur à la télé, quoi. Ouais,
- Speaker #2
ouais. Sur l'écran.
- Speaker #0
Ouais. Moi j'ai en tête le Diab Sabiha Prada, mais parce que c'est... Ah mais elle est rédactrice. Voilà, c'est un autre univers, c'est le magazine. Je sais pas à quel point un éditorialiste livre et un éditorialiste presse, à quel point c'est la même chose ou pas.
- Speaker #2
Ouais, j'avoue, je sais pas.
- Speaker #0
Je sais pas compris là. Un éditeur et un rédac chef, tu veux dire ? Quelqu'un qui travaille dans le milieu de la presse, donc qui serait rédac chef notamment, et quelqu'un qui travaille... dans le milieu vraiment littéraire, à quel point les métiers sont les mêmes ? D'ailleurs, est-ce qu'il y a des gens qui font des formations d'éditeurs et qui finissent dans les grands magazines, des choses comme ça ?
- Speaker #1
Sûrement. Je sais pas, honnêtement, c'est pas mon domaine, mais pour moi, rien à voir. Si, oui, le rédac chef, c'est un peu l'équivalent de l'éditeur, mais c'est pas les mêmes missions. Pour moi, je pense que je m'y connais pas assez. Ouais,
- Speaker #0
ok. C'est une réponse en soi. C'est-à-dire que vos métiers sont assez éloignés pour qu'il n'y ait pas des passerelles évidentes.
- Speaker #2
Ouais. Et est-ce que tu trouves que, je sais pas si ce serait par exemple dû à ce magnifique chef-d'oeuvre qui est 51° C'était ironique, au cas où J'ai pas de problème dans mes dégâts Est-ce que t'as l'impression qu'au fur et à mesure du temps, des années, il y a de plus en plus de gens qui veulent être éditeurs ou éditrices ?
- Speaker #1
Oui, parce que BookTok et tout Et en fait, du coup, les gens surtout les jeunes lisent de plus en plus du coup ils adorent les livres, du coup ils veulent travailler dans les livres Ouais Donc oui, un peu plus. Par contre, ça c'est vraiment la sphère un peu les jeunes femmes qui ont Instagram, TikTok, etc. Qui est quand même un truc un peu niche, voilà, BookTok, Bookstagram. Sinon, dans le grand public, les gens ne savent pas ce que je fais vraiment. Mais ce que je disais tout à l'heure, ils ne savent même pas que ça existe un éditeur. Très souvent. Vraiment, à chaque fois que je dis à un adulte « je suis éditrice » , il me répond « c'est quoi ? » Tout le temps, tout le temps. À moins que ce soit un professeur de lettres ou voilà. Si t'es pas dans le milieu... Un éditeur, ils savent pas ce que c'est. À la limite, la plupart des gens confondent éditeur et maison d'édition, et du coup ils disent, en gros, bah ah oui c'est toi le logo, c'est toi qui vends les livres.
- Speaker #2
Ah oui, ok.
- Speaker #1
Et non, enfin si, mais pas que. Il y a quand même un travail derrière. On fait pas juste envoyer.
- Speaker #2
Ah bon ?
- Speaker #0
Ah non.
- Speaker #1
Bah sauf les romans éternels du coup.
- Speaker #0
Pour finir un petit peu cette ex-libris, parce qu'on est des fouines. Est-ce que tu as une petite anecdote, un petit truc un peu croustillant à nous donner ? Du drama, du drôle, du scandale, quelque chose ?
- Speaker #1
Oui, j'ai une anecdote rigolote. C'est pas la mienne, mais c'est... Bon, voilà.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
C'est pas la mienne, mais j'étais là, quoi. J'ai visionné le...
- Speaker #0
J'étais la spectatrice.
- Speaker #1
En fait, on travaille sur une couverture, et l'éditrice qui s'occupe du livre fait donc le brief pour l'illustrateur qui va illustrer la couverture. Et donc, sur le brief, elle explique qu'il faut... qu'il y a un moment dans le livre où on parle de l'hermione, donc le bateau. Vous l'avez ?
- Speaker #0
C'est hilarant. C'est cocasse.
- Speaker #1
Après c'est niche, il faut... Moi je l'ai compris, c'est parce que j'adore le bateau. Voilà. Donc il y a un moment dans le livre où on parle de l'Hermione.
- Speaker #0
On parlait du bateau, l'Hermione.
- Speaker #1
Et donc, qui est donc un bateau, oui. Et donc, bah voilà, le brief c'est ok, bah voilà, dessinez l'Hermione, quoi. Et puis la couverture arrive et il y a la tête d'Hermione d'Harry Potter. Sur la couverture.
- Speaker #0
C'est hilarant.
- Speaker #1
Et le pire, c'est que personne ne l'a vu. Parce qu'en fait, c'est une couverture avec plein de petits éléments.
- Speaker #0
L'easter egg de fou. Ah, j'adore.
- Speaker #1
Et on faisait en même temps un livre où on parlait d'Harry Potter. Et en fait, tout le monde était en mode... On n'a juste pas calculé que c'était pas le bon livre.
- Speaker #0
Est-ce que ça a franchi ? Vous vous êtes rendu compte assez tôt ? Ah,
- Speaker #1
il a publié comme ça !
- Speaker #2
Tu me l'as montré en plus au magasin ! C'est hilarant.
- Speaker #1
En fait, on s'en est rendu compte avant que ça parte à l'impression. Sauf que... En fait, les couvertures, c'est quelque chose qui prend vraiment beaucoup de temps. Et on était tous en mode... Au pire, ça se voit pas. C'est pas grave.
- Speaker #0
C'est un homophone, au pire. Oui, et puis au pire, ça fait rire les adultes qui l'ont.
- Speaker #1
Mais il faut vraiment faire le lien. Parce que c'est un tout petit moment dans le livre. Mais c'est juste que quand tu regardes la coupe, t'es en mode... Pourquoi il y a Hermione ? Qu'est-ce qu'elle fait là ?
- Speaker #0
J'adore. Ah bah merci. Elle est superbe.
- Speaker #1
C'était un petit quiproquo. C'était pas assez clair dans le brief.
- Speaker #2
Hermione bateau. Oui, puis c'est un très vieux bateau, après, avec les ramènes. Donc bon, c'est drôle. T'en as une autre ou pas ?
- Speaker #1
Oui, j'en ai une à laquelle je pense, mais ça va pas vous donner envie de faire le métier, c'est vraiment mon anecdote personnelle, ça n'a pas grand lien avec le métier. C'est juste que... Alors moi j'adore mes collègues, coucou. On a de la chance qu'on ait une équipe très jeune, très féminine, qui s'entend très bien, donc en fait on se voit même en dehors, on est devenus très copines et tout. Et cette année on a fait notre soirée de Noël, comme dans toutes les entreprises. et en fait nous on se rend pas compte parce qu'on est tout le temps ensemble on s'adore et tout mais c'est vrai que quand je le dis aux gens ça parait toujours bizarre ma soirée de Noël on a fini en boîte et j'ai fini par danser avec ma patronne et qui peut dire ça ? et on a croisé un gars qui était très sympa donc qui a passé la soirée avec nous et à un moment il nous dit ah mais du coup vous êtes potes vous connaissez comment et tout et on a dit non non on est collègues c'est la soirée de Noël là et il a dit un truc en fait ça m'a fait t'es sérieuse ? Moi, les soirées de Noël, je suis en face de mon patron, on est tous comme ça sur la table, on se regarde, personne parle, et au bout de 20 minutes, c'est fini, et nous, il était 4h du matin, on était en boîte, on était tous genre « Mais nous, on est bien ! »
- Speaker #2
Bah au lieu que ça se passe comme ça, hein. Ah bah ça donne envie, hein.
- Speaker #1
Ah pour le coup, l'équipe est vraiment géniale. J'ai de la chance. Et ça, c'est un truc dans l'édition, en vrai, qui est très important, parce qu'on travaille beaucoup en équipe, et surtout, l'éditeur, comme tu disais tout à l'heure, on est en lien avec tout le monde.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Donc il faut s'entendre bien avec tout le monde et avec tous les pôles.
- Speaker #0
Ah bah oui.
- Speaker #1
Vu que tu parles à tout le monde. Donc voilà.
- Speaker #0
Eh ben merci. Ouais, merci. De belles anecdotes pour conclure cet épisode.
- Speaker #2
J'ai mal au zigomètre.
- Speaker #1
Une petite dédicace à mes auteurs que j'adore, mes autrices que j'adore. Parce que je les adore.
- Speaker #0
C'est très mignon tout ça. Eh ben ça y est. C'est la fin. Oui. Mais il faut, à un moment, on a tout dit. Après, si vous avez des questions, on reste dispo sur Instagram.
- Speaker #1
Ouais. Oui, et comme on disait au début de l'épisode, s'il y a d'autres métiers du livre qui vous intéressent, dites-le à nous.
- Speaker #0
on a des contacts donc dites nous et on invitera notre copine du master notre copain du machin on a de la ressource oui demandez vous recevrez comme on dit il n'y a pas de soucis alors si vous avez aimé cet épisode abonnez-vous il faut aussi parler de Inquarto à vos amis et si vous n'avez pas aimé bouh déjà ouais mais au pire parlez-en à vos ennemis ça leur fera les pieds retrouvez-nous sur insta avec le at inquarto.podcast tout pareil pour tiktok at inquarto.podcast sur ces réseaux là on va poster plein de choses un peu inédites, des contenus exclusifs des photos des jeux,
- Speaker #2
des vidéos parce qu'on est hyper marrantes,
- Speaker #0
n'est-ce pas ? on espère que cet épisode vous a plu, n'oubliez pas de vous abonner et de nous noter sur la plateforme sur laquelle vous nous écoutez, on espère que vous avez passé un très bon moment et on va vous souhaiter une bonne fin de journée soirée, matinée, whatever you are listening, nous sommes internationales n'est-ce pas ? cet épisode de podcast vous est présenté par Léa Marine et Eva, à très bientôt ! Bisous !