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Épisode 78 - Vivre c'est Laisser mourir - partage spontané de Ben

Épisode 78 - Vivre c'est Laisser mourir - partage spontané de Ben

17min |20/05/2024|

103

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17min |20/05/2024|

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Description

Dans cet épisode, je vous propose de regarder la mort dans les yeux, la reconnaître pour ce qu'elle est : la Vie. Trop souvent, le rapport à la mort fait peur, on en est coupé, alors qu'elle est omniprésente dans tous les gestes et mouvements du quotidien. Comme quelque chose qui veut absolument ne pas y être confronté, que rien ne se termine jamais. Ouvrir son regard éveillé et laisser mourir ce qui s'achève, voici mon invitation de ces quelques mots de cette semaine.


📢Infos et contact : https://www.benjaminbouguier.fr

👉Entretien d'exploration 1 à1 : https://www.benjaminbouguier.fr/entretiens


Emission animé par Benjamin Bouguier / Suivre sur instagram @instantvertical_podcast et facebook : @instantvertical   


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut à toi, bienvenue dans l'instant vertical, le podcast qui pointe vers l'essentiel, qui remet de l'absolu nos temps relatifs et qui plombe dans la verticalité de cet instant. Installe-toi confortablement, ouvre grand tes oreilles et laisse-toi inspirer par l'épisode qui va suivre. En attendant, je te laisse à l'épisode qui va suivre après un court instant de silence. Bonjour à vous, bienvenue sur l'instant vertical. Aujourd'hui, nouvel épisode avec moi aux manettes. C'est mes mots qui vont se poser dans vos oreilles pendant quelques instants. Ce qui a envie de sortir aujourd'hui, c'est une invitation. Une invitation à reconnaître la place de la mort dans la vie. Je sors de quatre jours de retraite, je suis aussi en train d'accompagner un groupe qui s'appelle Cœur Esprit et le sujet de la mort a été ces derniers jours très présent. Pas le sujet de la mort comme la mort physique quoique, mais bien comme le fait de laisser les choses mourir. Il y a comme quelque chose en nous, comme un mécanisme qui voudrait avoir le contrôle de la disparition de quelque chose. Comme si ce mécanisme oubliait que les choses disparaissent par elles-mêmes. Et il y a également comme un attachement. à ce que ça ne meurt pas. Reconnaître ça, c'est offrir la possibilité à ce qui doit passer, à ce qui doit disparaître, à ce qui doit mourir, la possibilité de mourir. C'est donc avec les quelques mots que j'ai envie de poser ici, une invitation à laisser les choses de la vie retourner de là où elles sont arrivées. Pour commencer ce petit échange avec vous, j'ai envie de replacer la notion de vie et de mort, quelque chose que j'ai déjà fait dans plusieurs épisodes, mais le rappel fait du bien. La mort n'est pas l'inverse de la vie, contrairement à ce qui peut être cru d'une manière globale, notamment par la mécanique de pensée. C'est bien la naissance. la naissance qui est l'entrée, la mort qui est la sortie d'une manifestation. À chaque instant, il y a la naissance d'une inspiration et la mort d'une inspiration pour laisser place à la naissance d'une expiration, puis la mort d'une expiration, et ainsi de suite, et ainsi de suite, qui crée un mouvement global que l'on appelle la vie. Et si vous regardez bien dès maintenant, il suffit de rester en silence pendant quelques instants, vous pouvez voir que la vie n'est qu'une succession de choses qui apparaissent et qui disparaissent. Peut-être que l'on peut imaginer un monde où les choses ne disparaissent pas. Imaginez un monde où les humains vivent de manière éternelle d'un point de vue physique. Imaginez un monde qui fonctionnerait où il n'y a aucune disparition de quoi que ce soit. Eh bien, ça ne serait pas possible. Tout simplement, il y aurait beaucoup trop de monde, il n'y aurait rien à manger, il n'y aurait pas de cycle de saison, il n'y aurait pas de cycle d'évolution, il n'y aurait pas d'évolution, il n'y aurait pas d'apprentissage, il n'y aurait rien de tout cela. ce serait figé. Figé comme la pensée qui fige la vie. Imaginez que vous vivez quelque chose que vous avez particulièrement aimé, mais qui s'est terminé d'une manière ou d'une autre. Pourtant, une partie qui tient très fort à ce qui s'est passé va figer. ce souvenir et le nourrir et le nourrir et le nourrir pour pas qu'il disparaisse et d'ailleurs il va même y avoir une identification à ce souvenir en disant puisque j'ai vécu ce souvenir et ben je suis comme ceci ou comme cela C'est une manière de répéter, de répéter, de faire vivre quelque chose qui n'est qu'un souvenir et qui, au final, sorti de son contexte, puisque ce n'est plus d'actualité, peut également créer une forme de souffrance. Et si, dans un espace juste de calme et de silence qui est là maintenant, Il était possible non pas de vouloir faire partir quelque chose, le faire disparaître, comme ça peut être le cas souvent, mais juste laisser les choses apparaître par elles-mêmes, laisser être vivantes comme elles ont envie d'être vécues, laisser les choses être. Il peut être vu, et c'est ce que je vous propose de faire expérience, c'est que le cycle naturel de la manifestation va automatiquement vers la disparition. et donc si cela disparaît, ça ne fait plus partie de nous, il n'y a plus de possibilité d'identification. Donc, c'est une invitation à ne plus retenir les choses de la vie, mais les laisser aller là où elles ont besoin d'être. Pourquoi ça vient maintenant ? Parce que la semaine dernière, j'étais en retraite. et nombre de partages, de vécus ont été faits, ont été posés au centre. Et la plupart des choses dont on a parlé sont des choses du passé, d'un passé révolu, d'un passé qui prend beaucoup de place dans le présent, d'un passé qui veut se manifester à travers des mots, mais qui se manifeste aussi à travers des émotions. offrir de l'espace à reconnaître que ça se manifeste maintenant, peut-être en cessant aussi de raconter la même histoire pour laisser ce qui créait l'histoire se manifester comme ça en vie d'être, c'est d'offrir à ce qui tourne en boucle la possibilité d'aller jusqu'au bout de son voyage, de laisser l'histoire se désintégrer, retourner à la source, mourir. Et pour cela, il n'y a rien à faire. Il n'y a pas une volonté particulière de mettre à mort quelque chose, ou de tuer une histoire, ou de se libérer de quelque chose. C'est simplement une reconnaissance de la vie. dans ce mouvement, qu'il soit émotionnel ou pensé, ou tout à la fois, et de le laisser aller tel qu'il a besoin d'être. Laissez les choses mourir. Bien sûr, ça fait peur de laisser les choses mourir, puisque la mort fait peur. Il y a comme une sorte de pensée d'imaginaire sur la mort qui se dirait La mort, c'est la fin de tout. Il n'y a plus rien dans la mort. C'est la fin de l'existence. Replacer la mort au sein de la vie, c'est voir tout simplement qu'à chaque instant, la mort est en action. Voilà une manière de se relier à quelque chose d'essentiel. La mort pointe vers quelque chose de l'essentiel. C'est un endroit d'ailleurs qui fait peur, où il y a beaucoup de réticence. Reprendre conscience de la mort fait souvent partie de nombreux cheminements spirituels. On pourrait vite dire, moi je vois que je n'ai pas peur de mourir. Ok, certes, peut-être que tu n'as pas peur de mourir, mais si tu regardes bien, si tu te replaces bien au centre de ce qui est vivant, peut-être qu'il y a une peur globale de la mort. Peut-être que ça n'a rien à voir avec toi, ou avec ce que tu penses, ou ce que tu penses être. Mais il y a bien une accroche à quelque chose qui est vivant. notamment une accroche au fait d'être une personne qui potentiellement va mourir. Laisser les choses mourir me fait également penser à... Au trouble de la digestion. Il y a comme quelque chose, si on regarde les chiffres en Occident notamment, il y a plus d'une personne sous deux qui souffre de troubles de la digestion. Mais ces troubles de la digestion ne sont pas vraiment liés au phénomène d'assimilation, d'absorption, pardon, excusez-moi, l'absorption qui serait la naissance du cycle de la digestion, ni globalement l'assimilation, ça veut dire la dissolution des nutriments et de tout ce qui s'ensuit. mais bien, pour la plupart des gens, l'élimination, qui est la dernière étape. Il y a des troubles de l'élimination. Les personnes sont constipées, ne vont pas aux toilettes, ou les ports sont bouchés, on ne peut plus souhaiter, on ne peut pas... Toutes les voies d'élimination sont souvent assez engluées. C'est comme si quelque chose ne voulait pas que ça disparaisse. Bien sûr, c'est inconscient, mais ça peut montrer également, en prenant cet exemple-là, qu'il y a quand même quelque chose qui s'accroche à vouloir que la vie reste en nous. Peut-être que changer de regard sur la vie, de voir que la mort c'est la vie, que de porter son attention sur ce qui meurt, met en lumière ce phénomène de vie dans sa globalité, et non pas l'inverse de la vie, peut aider à s'abandonner totalement, à se laisser traverser par la vie. Être traversé par la vie signifie bien qu'il y a un début, un milieu et une fin. Sans la fin. c'est pas vraiment être traversé par la vie, puisque ça ne ressort pas. Tout ce que je viens d'évoquer, c'est d'un point de vue relatif. Et si on regarde ça pendant quelques instants d'un point de vue de l'absolu, la véritable nature absolue que nous sommes n'est en aucun cas dans la rétention de quoi que ce soit. Il n'y a aucun problème d'ailleurs à ce qui est de la rétention de quoi que ce soit. Redécouvrir la nature de cet esprit avec un grand E, de ce calme profond, de cet amour inconditionnel, c'est d'observer qu'il n'y a rien qui freine quoi que ce soit. Il n'y a aucune résistance à ce qui est. La résistance apparaît dans la manifestation comme une friction nécessaire à la vie. Replacer son attention depuis cette véritable nature, cette nature fondamentale, cette essence, cela peut également offrir la possibilité relatif, de circuler sans obstacle, de voir qu'il n'y a aucun frein à une manifestation de A à Z. peut-être qu'il y a des pensées qui pourraient se dire oui mais pour cela encore faudrait-il prendre conscience de sa véritable nature tout à fait et si vous regardez bien c'est déjà ce qui se passe maintenant maintenant des milliers, des millions de choses sont en train de se manifester dont pour une grosse partie vous avez conscience maintenant et des millions de choses sont en train de disparaître. Regardez bien, vous respirez, des sons apparaissent et disparaissent, formant des mots, des bruits à l'entour. Il n'y a rien que vous puissiez faire pour retenir, c'est insaisissable. C'est donc bien que cette véritable nature est déjà là, beaucoup plus proche que ce que le mental, la pensée, peut imaginer. C'est la nature fondamentale de toute chose, de toute forme de manifestation. Et si vous regardez bien, elle n'est jamais née. Et si elle n'est jamais née, regardez bien, elle ne peut pas disparaître également. Laissez les choses mourir Ce sera donc le titre de cet épisode Laissez mourir C'est offrir la possibilité à ce qui est vivant d'aller jusqu'au bout au cycle de tournée, d'observer également tout ce qui tente de retenir, de figer. Voici une jolie piste d'exploration. Observons la vie, composée de ses naissances et de ses morts, retrouver le goût de la mort, dans la vie. Voilà. Je vous souhaite une belle semaine. A très vite. Voilà, c'est terminé. Merci de votre écoute. Je vous rappelle que vous pouvez faire un don via la plateforme Taipi pour l'instant vertical si le cœur vous en dit. Vous pouvez également retrouver ce podcast sur les réseaux sociaux, Instagram, Facebook et commenter, partager les épisodes. C'est d'un grand soutien pour moi et ça me fait toujours plaisir d'avoir de nouvelles les auditeurs. En attendant, je vous laisse quelques instants en silence. Profitez de la verticalité de l'instant. A la semaine prochaine.

Description

Dans cet épisode, je vous propose de regarder la mort dans les yeux, la reconnaître pour ce qu'elle est : la Vie. Trop souvent, le rapport à la mort fait peur, on en est coupé, alors qu'elle est omniprésente dans tous les gestes et mouvements du quotidien. Comme quelque chose qui veut absolument ne pas y être confronté, que rien ne se termine jamais. Ouvrir son regard éveillé et laisser mourir ce qui s'achève, voici mon invitation de ces quelques mots de cette semaine.


📢Infos et contact : https://www.benjaminbouguier.fr

👉Entretien d'exploration 1 à1 : https://www.benjaminbouguier.fr/entretiens


Emission animé par Benjamin Bouguier / Suivre sur instagram @instantvertical_podcast et facebook : @instantvertical   


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Salut à toi, bienvenue dans l'instant vertical, le podcast qui pointe vers l'essentiel, qui remet de l'absolu nos temps relatifs et qui plombe dans la verticalité de cet instant. Installe-toi confortablement, ouvre grand tes oreilles et laisse-toi inspirer par l'épisode qui va suivre. En attendant, je te laisse à l'épisode qui va suivre après un court instant de silence. Bonjour à vous, bienvenue sur l'instant vertical. Aujourd'hui, nouvel épisode avec moi aux manettes. C'est mes mots qui vont se poser dans vos oreilles pendant quelques instants. Ce qui a envie de sortir aujourd'hui, c'est une invitation. Une invitation à reconnaître la place de la mort dans la vie. Je sors de quatre jours de retraite, je suis aussi en train d'accompagner un groupe qui s'appelle Cœur Esprit et le sujet de la mort a été ces derniers jours très présent. Pas le sujet de la mort comme la mort physique quoique, mais bien comme le fait de laisser les choses mourir. Il y a comme quelque chose en nous, comme un mécanisme qui voudrait avoir le contrôle de la disparition de quelque chose. Comme si ce mécanisme oubliait que les choses disparaissent par elles-mêmes. Et il y a également comme un attachement. à ce que ça ne meurt pas. Reconnaître ça, c'est offrir la possibilité à ce qui doit passer, à ce qui doit disparaître, à ce qui doit mourir, la possibilité de mourir. C'est donc avec les quelques mots que j'ai envie de poser ici, une invitation à laisser les choses de la vie retourner de là où elles sont arrivées. Pour commencer ce petit échange avec vous, j'ai envie de replacer la notion de vie et de mort, quelque chose que j'ai déjà fait dans plusieurs épisodes, mais le rappel fait du bien. La mort n'est pas l'inverse de la vie, contrairement à ce qui peut être cru d'une manière globale, notamment par la mécanique de pensée. C'est bien la naissance. la naissance qui est l'entrée, la mort qui est la sortie d'une manifestation. À chaque instant, il y a la naissance d'une inspiration et la mort d'une inspiration pour laisser place à la naissance d'une expiration, puis la mort d'une expiration, et ainsi de suite, et ainsi de suite, qui crée un mouvement global que l'on appelle la vie. Et si vous regardez bien dès maintenant, il suffit de rester en silence pendant quelques instants, vous pouvez voir que la vie n'est qu'une succession de choses qui apparaissent et qui disparaissent. Peut-être que l'on peut imaginer un monde où les choses ne disparaissent pas. Imaginez un monde où les humains vivent de manière éternelle d'un point de vue physique. Imaginez un monde qui fonctionnerait où il n'y a aucune disparition de quoi que ce soit. Eh bien, ça ne serait pas possible. Tout simplement, il y aurait beaucoup trop de monde, il n'y aurait rien à manger, il n'y aurait pas de cycle de saison, il n'y aurait pas de cycle d'évolution, il n'y aurait pas d'évolution, il n'y aurait pas d'apprentissage, il n'y aurait rien de tout cela. ce serait figé. Figé comme la pensée qui fige la vie. Imaginez que vous vivez quelque chose que vous avez particulièrement aimé, mais qui s'est terminé d'une manière ou d'une autre. Pourtant, une partie qui tient très fort à ce qui s'est passé va figer. ce souvenir et le nourrir et le nourrir et le nourrir pour pas qu'il disparaisse et d'ailleurs il va même y avoir une identification à ce souvenir en disant puisque j'ai vécu ce souvenir et ben je suis comme ceci ou comme cela C'est une manière de répéter, de répéter, de faire vivre quelque chose qui n'est qu'un souvenir et qui, au final, sorti de son contexte, puisque ce n'est plus d'actualité, peut également créer une forme de souffrance. Et si, dans un espace juste de calme et de silence qui est là maintenant, Il était possible non pas de vouloir faire partir quelque chose, le faire disparaître, comme ça peut être le cas souvent, mais juste laisser les choses apparaître par elles-mêmes, laisser être vivantes comme elles ont envie d'être vécues, laisser les choses être. Il peut être vu, et c'est ce que je vous propose de faire expérience, c'est que le cycle naturel de la manifestation va automatiquement vers la disparition. et donc si cela disparaît, ça ne fait plus partie de nous, il n'y a plus de possibilité d'identification. Donc, c'est une invitation à ne plus retenir les choses de la vie, mais les laisser aller là où elles ont besoin d'être. Pourquoi ça vient maintenant ? Parce que la semaine dernière, j'étais en retraite. et nombre de partages, de vécus ont été faits, ont été posés au centre. Et la plupart des choses dont on a parlé sont des choses du passé, d'un passé révolu, d'un passé qui prend beaucoup de place dans le présent, d'un passé qui veut se manifester à travers des mots, mais qui se manifeste aussi à travers des émotions. offrir de l'espace à reconnaître que ça se manifeste maintenant, peut-être en cessant aussi de raconter la même histoire pour laisser ce qui créait l'histoire se manifester comme ça en vie d'être, c'est d'offrir à ce qui tourne en boucle la possibilité d'aller jusqu'au bout de son voyage, de laisser l'histoire se désintégrer, retourner à la source, mourir. Et pour cela, il n'y a rien à faire. Il n'y a pas une volonté particulière de mettre à mort quelque chose, ou de tuer une histoire, ou de se libérer de quelque chose. C'est simplement une reconnaissance de la vie. dans ce mouvement, qu'il soit émotionnel ou pensé, ou tout à la fois, et de le laisser aller tel qu'il a besoin d'être. Laissez les choses mourir. Bien sûr, ça fait peur de laisser les choses mourir, puisque la mort fait peur. Il y a comme une sorte de pensée d'imaginaire sur la mort qui se dirait La mort, c'est la fin de tout. Il n'y a plus rien dans la mort. C'est la fin de l'existence. Replacer la mort au sein de la vie, c'est voir tout simplement qu'à chaque instant, la mort est en action. Voilà une manière de se relier à quelque chose d'essentiel. La mort pointe vers quelque chose de l'essentiel. C'est un endroit d'ailleurs qui fait peur, où il y a beaucoup de réticence. Reprendre conscience de la mort fait souvent partie de nombreux cheminements spirituels. On pourrait vite dire, moi je vois que je n'ai pas peur de mourir. Ok, certes, peut-être que tu n'as pas peur de mourir, mais si tu regardes bien, si tu te replaces bien au centre de ce qui est vivant, peut-être qu'il y a une peur globale de la mort. Peut-être que ça n'a rien à voir avec toi, ou avec ce que tu penses, ou ce que tu penses être. Mais il y a bien une accroche à quelque chose qui est vivant. notamment une accroche au fait d'être une personne qui potentiellement va mourir. Laisser les choses mourir me fait également penser à... Au trouble de la digestion. Il y a comme quelque chose, si on regarde les chiffres en Occident notamment, il y a plus d'une personne sous deux qui souffre de troubles de la digestion. Mais ces troubles de la digestion ne sont pas vraiment liés au phénomène d'assimilation, d'absorption, pardon, excusez-moi, l'absorption qui serait la naissance du cycle de la digestion, ni globalement l'assimilation, ça veut dire la dissolution des nutriments et de tout ce qui s'ensuit. mais bien, pour la plupart des gens, l'élimination, qui est la dernière étape. Il y a des troubles de l'élimination. Les personnes sont constipées, ne vont pas aux toilettes, ou les ports sont bouchés, on ne peut plus souhaiter, on ne peut pas... Toutes les voies d'élimination sont souvent assez engluées. C'est comme si quelque chose ne voulait pas que ça disparaisse. Bien sûr, c'est inconscient, mais ça peut montrer également, en prenant cet exemple-là, qu'il y a quand même quelque chose qui s'accroche à vouloir que la vie reste en nous. Peut-être que changer de regard sur la vie, de voir que la mort c'est la vie, que de porter son attention sur ce qui meurt, met en lumière ce phénomène de vie dans sa globalité, et non pas l'inverse de la vie, peut aider à s'abandonner totalement, à se laisser traverser par la vie. Être traversé par la vie signifie bien qu'il y a un début, un milieu et une fin. Sans la fin. c'est pas vraiment être traversé par la vie, puisque ça ne ressort pas. Tout ce que je viens d'évoquer, c'est d'un point de vue relatif. Et si on regarde ça pendant quelques instants d'un point de vue de l'absolu, la véritable nature absolue que nous sommes n'est en aucun cas dans la rétention de quoi que ce soit. Il n'y a aucun problème d'ailleurs à ce qui est de la rétention de quoi que ce soit. Redécouvrir la nature de cet esprit avec un grand E, de ce calme profond, de cet amour inconditionnel, c'est d'observer qu'il n'y a rien qui freine quoi que ce soit. Il n'y a aucune résistance à ce qui est. La résistance apparaît dans la manifestation comme une friction nécessaire à la vie. Replacer son attention depuis cette véritable nature, cette nature fondamentale, cette essence, cela peut également offrir la possibilité relatif, de circuler sans obstacle, de voir qu'il n'y a aucun frein à une manifestation de A à Z. peut-être qu'il y a des pensées qui pourraient se dire oui mais pour cela encore faudrait-il prendre conscience de sa véritable nature tout à fait et si vous regardez bien c'est déjà ce qui se passe maintenant maintenant des milliers, des millions de choses sont en train de se manifester dont pour une grosse partie vous avez conscience maintenant et des millions de choses sont en train de disparaître. Regardez bien, vous respirez, des sons apparaissent et disparaissent, formant des mots, des bruits à l'entour. Il n'y a rien que vous puissiez faire pour retenir, c'est insaisissable. C'est donc bien que cette véritable nature est déjà là, beaucoup plus proche que ce que le mental, la pensée, peut imaginer. C'est la nature fondamentale de toute chose, de toute forme de manifestation. Et si vous regardez bien, elle n'est jamais née. Et si elle n'est jamais née, regardez bien, elle ne peut pas disparaître également. Laissez les choses mourir Ce sera donc le titre de cet épisode Laissez mourir C'est offrir la possibilité à ce qui est vivant d'aller jusqu'au bout au cycle de tournée, d'observer également tout ce qui tente de retenir, de figer. Voici une jolie piste d'exploration. Observons la vie, composée de ses naissances et de ses morts, retrouver le goût de la mort, dans la vie. Voilà. Je vous souhaite une belle semaine. A très vite. Voilà, c'est terminé. Merci de votre écoute. Je vous rappelle que vous pouvez faire un don via la plateforme Taipi pour l'instant vertical si le cœur vous en dit. Vous pouvez également retrouver ce podcast sur les réseaux sociaux, Instagram, Facebook et commenter, partager les épisodes. C'est d'un grand soutien pour moi et ça me fait toujours plaisir d'avoir de nouvelles les auditeurs. En attendant, je vous laisse quelques instants en silence. Profitez de la verticalité de l'instant. A la semaine prochaine.

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Dans cet épisode, je vous propose de regarder la mort dans les yeux, la reconnaître pour ce qu'elle est : la Vie. Trop souvent, le rapport à la mort fait peur, on en est coupé, alors qu'elle est omniprésente dans tous les gestes et mouvements du quotidien. Comme quelque chose qui veut absolument ne pas y être confronté, que rien ne se termine jamais. Ouvrir son regard éveillé et laisser mourir ce qui s'achève, voici mon invitation de ces quelques mots de cette semaine.


📢Infos et contact : https://www.benjaminbouguier.fr

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  • Speaker #0

    Salut à toi, bienvenue dans l'instant vertical, le podcast qui pointe vers l'essentiel, qui remet de l'absolu nos temps relatifs et qui plombe dans la verticalité de cet instant. Installe-toi confortablement, ouvre grand tes oreilles et laisse-toi inspirer par l'épisode qui va suivre. En attendant, je te laisse à l'épisode qui va suivre après un court instant de silence. Bonjour à vous, bienvenue sur l'instant vertical. Aujourd'hui, nouvel épisode avec moi aux manettes. C'est mes mots qui vont se poser dans vos oreilles pendant quelques instants. Ce qui a envie de sortir aujourd'hui, c'est une invitation. Une invitation à reconnaître la place de la mort dans la vie. Je sors de quatre jours de retraite, je suis aussi en train d'accompagner un groupe qui s'appelle Cœur Esprit et le sujet de la mort a été ces derniers jours très présent. Pas le sujet de la mort comme la mort physique quoique, mais bien comme le fait de laisser les choses mourir. Il y a comme quelque chose en nous, comme un mécanisme qui voudrait avoir le contrôle de la disparition de quelque chose. Comme si ce mécanisme oubliait que les choses disparaissent par elles-mêmes. Et il y a également comme un attachement. à ce que ça ne meurt pas. Reconnaître ça, c'est offrir la possibilité à ce qui doit passer, à ce qui doit disparaître, à ce qui doit mourir, la possibilité de mourir. C'est donc avec les quelques mots que j'ai envie de poser ici, une invitation à laisser les choses de la vie retourner de là où elles sont arrivées. Pour commencer ce petit échange avec vous, j'ai envie de replacer la notion de vie et de mort, quelque chose que j'ai déjà fait dans plusieurs épisodes, mais le rappel fait du bien. La mort n'est pas l'inverse de la vie, contrairement à ce qui peut être cru d'une manière globale, notamment par la mécanique de pensée. C'est bien la naissance. la naissance qui est l'entrée, la mort qui est la sortie d'une manifestation. À chaque instant, il y a la naissance d'une inspiration et la mort d'une inspiration pour laisser place à la naissance d'une expiration, puis la mort d'une expiration, et ainsi de suite, et ainsi de suite, qui crée un mouvement global que l'on appelle la vie. Et si vous regardez bien dès maintenant, il suffit de rester en silence pendant quelques instants, vous pouvez voir que la vie n'est qu'une succession de choses qui apparaissent et qui disparaissent. Peut-être que l'on peut imaginer un monde où les choses ne disparaissent pas. Imaginez un monde où les humains vivent de manière éternelle d'un point de vue physique. Imaginez un monde qui fonctionnerait où il n'y a aucune disparition de quoi que ce soit. Eh bien, ça ne serait pas possible. Tout simplement, il y aurait beaucoup trop de monde, il n'y aurait rien à manger, il n'y aurait pas de cycle de saison, il n'y aurait pas de cycle d'évolution, il n'y aurait pas d'évolution, il n'y aurait pas d'apprentissage, il n'y aurait rien de tout cela. ce serait figé. Figé comme la pensée qui fige la vie. Imaginez que vous vivez quelque chose que vous avez particulièrement aimé, mais qui s'est terminé d'une manière ou d'une autre. Pourtant, une partie qui tient très fort à ce qui s'est passé va figer. ce souvenir et le nourrir et le nourrir et le nourrir pour pas qu'il disparaisse et d'ailleurs il va même y avoir une identification à ce souvenir en disant puisque j'ai vécu ce souvenir et ben je suis comme ceci ou comme cela C'est une manière de répéter, de répéter, de faire vivre quelque chose qui n'est qu'un souvenir et qui, au final, sorti de son contexte, puisque ce n'est plus d'actualité, peut également créer une forme de souffrance. Et si, dans un espace juste de calme et de silence qui est là maintenant, Il était possible non pas de vouloir faire partir quelque chose, le faire disparaître, comme ça peut être le cas souvent, mais juste laisser les choses apparaître par elles-mêmes, laisser être vivantes comme elles ont envie d'être vécues, laisser les choses être. Il peut être vu, et c'est ce que je vous propose de faire expérience, c'est que le cycle naturel de la manifestation va automatiquement vers la disparition. et donc si cela disparaît, ça ne fait plus partie de nous, il n'y a plus de possibilité d'identification. Donc, c'est une invitation à ne plus retenir les choses de la vie, mais les laisser aller là où elles ont besoin d'être. Pourquoi ça vient maintenant ? Parce que la semaine dernière, j'étais en retraite. et nombre de partages, de vécus ont été faits, ont été posés au centre. Et la plupart des choses dont on a parlé sont des choses du passé, d'un passé révolu, d'un passé qui prend beaucoup de place dans le présent, d'un passé qui veut se manifester à travers des mots, mais qui se manifeste aussi à travers des émotions. offrir de l'espace à reconnaître que ça se manifeste maintenant, peut-être en cessant aussi de raconter la même histoire pour laisser ce qui créait l'histoire se manifester comme ça en vie d'être, c'est d'offrir à ce qui tourne en boucle la possibilité d'aller jusqu'au bout de son voyage, de laisser l'histoire se désintégrer, retourner à la source, mourir. Et pour cela, il n'y a rien à faire. Il n'y a pas une volonté particulière de mettre à mort quelque chose, ou de tuer une histoire, ou de se libérer de quelque chose. C'est simplement une reconnaissance de la vie. dans ce mouvement, qu'il soit émotionnel ou pensé, ou tout à la fois, et de le laisser aller tel qu'il a besoin d'être. Laissez les choses mourir. Bien sûr, ça fait peur de laisser les choses mourir, puisque la mort fait peur. Il y a comme une sorte de pensée d'imaginaire sur la mort qui se dirait La mort, c'est la fin de tout. Il n'y a plus rien dans la mort. C'est la fin de l'existence. Replacer la mort au sein de la vie, c'est voir tout simplement qu'à chaque instant, la mort est en action. Voilà une manière de se relier à quelque chose d'essentiel. La mort pointe vers quelque chose de l'essentiel. C'est un endroit d'ailleurs qui fait peur, où il y a beaucoup de réticence. Reprendre conscience de la mort fait souvent partie de nombreux cheminements spirituels. On pourrait vite dire, moi je vois que je n'ai pas peur de mourir. Ok, certes, peut-être que tu n'as pas peur de mourir, mais si tu regardes bien, si tu te replaces bien au centre de ce qui est vivant, peut-être qu'il y a une peur globale de la mort. Peut-être que ça n'a rien à voir avec toi, ou avec ce que tu penses, ou ce que tu penses être. Mais il y a bien une accroche à quelque chose qui est vivant. notamment une accroche au fait d'être une personne qui potentiellement va mourir. Laisser les choses mourir me fait également penser à... Au trouble de la digestion. Il y a comme quelque chose, si on regarde les chiffres en Occident notamment, il y a plus d'une personne sous deux qui souffre de troubles de la digestion. Mais ces troubles de la digestion ne sont pas vraiment liés au phénomène d'assimilation, d'absorption, pardon, excusez-moi, l'absorption qui serait la naissance du cycle de la digestion, ni globalement l'assimilation, ça veut dire la dissolution des nutriments et de tout ce qui s'ensuit. mais bien, pour la plupart des gens, l'élimination, qui est la dernière étape. Il y a des troubles de l'élimination. Les personnes sont constipées, ne vont pas aux toilettes, ou les ports sont bouchés, on ne peut plus souhaiter, on ne peut pas... Toutes les voies d'élimination sont souvent assez engluées. C'est comme si quelque chose ne voulait pas que ça disparaisse. Bien sûr, c'est inconscient, mais ça peut montrer également, en prenant cet exemple-là, qu'il y a quand même quelque chose qui s'accroche à vouloir que la vie reste en nous. Peut-être que changer de regard sur la vie, de voir que la mort c'est la vie, que de porter son attention sur ce qui meurt, met en lumière ce phénomène de vie dans sa globalité, et non pas l'inverse de la vie, peut aider à s'abandonner totalement, à se laisser traverser par la vie. Être traversé par la vie signifie bien qu'il y a un début, un milieu et une fin. Sans la fin. c'est pas vraiment être traversé par la vie, puisque ça ne ressort pas. Tout ce que je viens d'évoquer, c'est d'un point de vue relatif. Et si on regarde ça pendant quelques instants d'un point de vue de l'absolu, la véritable nature absolue que nous sommes n'est en aucun cas dans la rétention de quoi que ce soit. Il n'y a aucun problème d'ailleurs à ce qui est de la rétention de quoi que ce soit. Redécouvrir la nature de cet esprit avec un grand E, de ce calme profond, de cet amour inconditionnel, c'est d'observer qu'il n'y a rien qui freine quoi que ce soit. Il n'y a aucune résistance à ce qui est. La résistance apparaît dans la manifestation comme une friction nécessaire à la vie. Replacer son attention depuis cette véritable nature, cette nature fondamentale, cette essence, cela peut également offrir la possibilité relatif, de circuler sans obstacle, de voir qu'il n'y a aucun frein à une manifestation de A à Z. peut-être qu'il y a des pensées qui pourraient se dire oui mais pour cela encore faudrait-il prendre conscience de sa véritable nature tout à fait et si vous regardez bien c'est déjà ce qui se passe maintenant maintenant des milliers, des millions de choses sont en train de se manifester dont pour une grosse partie vous avez conscience maintenant et des millions de choses sont en train de disparaître. Regardez bien, vous respirez, des sons apparaissent et disparaissent, formant des mots, des bruits à l'entour. Il n'y a rien que vous puissiez faire pour retenir, c'est insaisissable. C'est donc bien que cette véritable nature est déjà là, beaucoup plus proche que ce que le mental, la pensée, peut imaginer. C'est la nature fondamentale de toute chose, de toute forme de manifestation. Et si vous regardez bien, elle n'est jamais née. Et si elle n'est jamais née, regardez bien, elle ne peut pas disparaître également. Laissez les choses mourir Ce sera donc le titre de cet épisode Laissez mourir C'est offrir la possibilité à ce qui est vivant d'aller jusqu'au bout au cycle de tournée, d'observer également tout ce qui tente de retenir, de figer. Voici une jolie piste d'exploration. Observons la vie, composée de ses naissances et de ses morts, retrouver le goût de la mort, dans la vie. Voilà. Je vous souhaite une belle semaine. A très vite. Voilà, c'est terminé. Merci de votre écoute. Je vous rappelle que vous pouvez faire un don via la plateforme Taipi pour l'instant vertical si le cœur vous en dit. Vous pouvez également retrouver ce podcast sur les réseaux sociaux, Instagram, Facebook et commenter, partager les épisodes. C'est d'un grand soutien pour moi et ça me fait toujours plaisir d'avoir de nouvelles les auditeurs. En attendant, je vous laisse quelques instants en silence. Profitez de la verticalité de l'instant. A la semaine prochaine.

Description

Dans cet épisode, je vous propose de regarder la mort dans les yeux, la reconnaître pour ce qu'elle est : la Vie. Trop souvent, le rapport à la mort fait peur, on en est coupé, alors qu'elle est omniprésente dans tous les gestes et mouvements du quotidien. Comme quelque chose qui veut absolument ne pas y être confronté, que rien ne se termine jamais. Ouvrir son regard éveillé et laisser mourir ce qui s'achève, voici mon invitation de ces quelques mots de cette semaine.


📢Infos et contact : https://www.benjaminbouguier.fr

👉Entretien d'exploration 1 à1 : https://www.benjaminbouguier.fr/entretiens


Emission animé par Benjamin Bouguier / Suivre sur instagram @instantvertical_podcast et facebook : @instantvertical   


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut à toi, bienvenue dans l'instant vertical, le podcast qui pointe vers l'essentiel, qui remet de l'absolu nos temps relatifs et qui plombe dans la verticalité de cet instant. Installe-toi confortablement, ouvre grand tes oreilles et laisse-toi inspirer par l'épisode qui va suivre. En attendant, je te laisse à l'épisode qui va suivre après un court instant de silence. Bonjour à vous, bienvenue sur l'instant vertical. Aujourd'hui, nouvel épisode avec moi aux manettes. C'est mes mots qui vont se poser dans vos oreilles pendant quelques instants. Ce qui a envie de sortir aujourd'hui, c'est une invitation. Une invitation à reconnaître la place de la mort dans la vie. Je sors de quatre jours de retraite, je suis aussi en train d'accompagner un groupe qui s'appelle Cœur Esprit et le sujet de la mort a été ces derniers jours très présent. Pas le sujet de la mort comme la mort physique quoique, mais bien comme le fait de laisser les choses mourir. Il y a comme quelque chose en nous, comme un mécanisme qui voudrait avoir le contrôle de la disparition de quelque chose. Comme si ce mécanisme oubliait que les choses disparaissent par elles-mêmes. Et il y a également comme un attachement. à ce que ça ne meurt pas. Reconnaître ça, c'est offrir la possibilité à ce qui doit passer, à ce qui doit disparaître, à ce qui doit mourir, la possibilité de mourir. C'est donc avec les quelques mots que j'ai envie de poser ici, une invitation à laisser les choses de la vie retourner de là où elles sont arrivées. Pour commencer ce petit échange avec vous, j'ai envie de replacer la notion de vie et de mort, quelque chose que j'ai déjà fait dans plusieurs épisodes, mais le rappel fait du bien. La mort n'est pas l'inverse de la vie, contrairement à ce qui peut être cru d'une manière globale, notamment par la mécanique de pensée. C'est bien la naissance. la naissance qui est l'entrée, la mort qui est la sortie d'une manifestation. À chaque instant, il y a la naissance d'une inspiration et la mort d'une inspiration pour laisser place à la naissance d'une expiration, puis la mort d'une expiration, et ainsi de suite, et ainsi de suite, qui crée un mouvement global que l'on appelle la vie. Et si vous regardez bien dès maintenant, il suffit de rester en silence pendant quelques instants, vous pouvez voir que la vie n'est qu'une succession de choses qui apparaissent et qui disparaissent. Peut-être que l'on peut imaginer un monde où les choses ne disparaissent pas. Imaginez un monde où les humains vivent de manière éternelle d'un point de vue physique. Imaginez un monde qui fonctionnerait où il n'y a aucune disparition de quoi que ce soit. Eh bien, ça ne serait pas possible. Tout simplement, il y aurait beaucoup trop de monde, il n'y aurait rien à manger, il n'y aurait pas de cycle de saison, il n'y aurait pas de cycle d'évolution, il n'y aurait pas d'évolution, il n'y aurait pas d'apprentissage, il n'y aurait rien de tout cela. ce serait figé. Figé comme la pensée qui fige la vie. Imaginez que vous vivez quelque chose que vous avez particulièrement aimé, mais qui s'est terminé d'une manière ou d'une autre. Pourtant, une partie qui tient très fort à ce qui s'est passé va figer. ce souvenir et le nourrir et le nourrir et le nourrir pour pas qu'il disparaisse et d'ailleurs il va même y avoir une identification à ce souvenir en disant puisque j'ai vécu ce souvenir et ben je suis comme ceci ou comme cela C'est une manière de répéter, de répéter, de faire vivre quelque chose qui n'est qu'un souvenir et qui, au final, sorti de son contexte, puisque ce n'est plus d'actualité, peut également créer une forme de souffrance. Et si, dans un espace juste de calme et de silence qui est là maintenant, Il était possible non pas de vouloir faire partir quelque chose, le faire disparaître, comme ça peut être le cas souvent, mais juste laisser les choses apparaître par elles-mêmes, laisser être vivantes comme elles ont envie d'être vécues, laisser les choses être. Il peut être vu, et c'est ce que je vous propose de faire expérience, c'est que le cycle naturel de la manifestation va automatiquement vers la disparition. et donc si cela disparaît, ça ne fait plus partie de nous, il n'y a plus de possibilité d'identification. Donc, c'est une invitation à ne plus retenir les choses de la vie, mais les laisser aller là où elles ont besoin d'être. Pourquoi ça vient maintenant ? Parce que la semaine dernière, j'étais en retraite. et nombre de partages, de vécus ont été faits, ont été posés au centre. Et la plupart des choses dont on a parlé sont des choses du passé, d'un passé révolu, d'un passé qui prend beaucoup de place dans le présent, d'un passé qui veut se manifester à travers des mots, mais qui se manifeste aussi à travers des émotions. offrir de l'espace à reconnaître que ça se manifeste maintenant, peut-être en cessant aussi de raconter la même histoire pour laisser ce qui créait l'histoire se manifester comme ça en vie d'être, c'est d'offrir à ce qui tourne en boucle la possibilité d'aller jusqu'au bout de son voyage, de laisser l'histoire se désintégrer, retourner à la source, mourir. Et pour cela, il n'y a rien à faire. Il n'y a pas une volonté particulière de mettre à mort quelque chose, ou de tuer une histoire, ou de se libérer de quelque chose. C'est simplement une reconnaissance de la vie. dans ce mouvement, qu'il soit émotionnel ou pensé, ou tout à la fois, et de le laisser aller tel qu'il a besoin d'être. Laissez les choses mourir. Bien sûr, ça fait peur de laisser les choses mourir, puisque la mort fait peur. Il y a comme une sorte de pensée d'imaginaire sur la mort qui se dirait La mort, c'est la fin de tout. Il n'y a plus rien dans la mort. C'est la fin de l'existence. Replacer la mort au sein de la vie, c'est voir tout simplement qu'à chaque instant, la mort est en action. Voilà une manière de se relier à quelque chose d'essentiel. La mort pointe vers quelque chose de l'essentiel. C'est un endroit d'ailleurs qui fait peur, où il y a beaucoup de réticence. Reprendre conscience de la mort fait souvent partie de nombreux cheminements spirituels. On pourrait vite dire, moi je vois que je n'ai pas peur de mourir. Ok, certes, peut-être que tu n'as pas peur de mourir, mais si tu regardes bien, si tu te replaces bien au centre de ce qui est vivant, peut-être qu'il y a une peur globale de la mort. Peut-être que ça n'a rien à voir avec toi, ou avec ce que tu penses, ou ce que tu penses être. Mais il y a bien une accroche à quelque chose qui est vivant. notamment une accroche au fait d'être une personne qui potentiellement va mourir. Laisser les choses mourir me fait également penser à... Au trouble de la digestion. Il y a comme quelque chose, si on regarde les chiffres en Occident notamment, il y a plus d'une personne sous deux qui souffre de troubles de la digestion. Mais ces troubles de la digestion ne sont pas vraiment liés au phénomène d'assimilation, d'absorption, pardon, excusez-moi, l'absorption qui serait la naissance du cycle de la digestion, ni globalement l'assimilation, ça veut dire la dissolution des nutriments et de tout ce qui s'ensuit. mais bien, pour la plupart des gens, l'élimination, qui est la dernière étape. Il y a des troubles de l'élimination. Les personnes sont constipées, ne vont pas aux toilettes, ou les ports sont bouchés, on ne peut plus souhaiter, on ne peut pas... Toutes les voies d'élimination sont souvent assez engluées. C'est comme si quelque chose ne voulait pas que ça disparaisse. Bien sûr, c'est inconscient, mais ça peut montrer également, en prenant cet exemple-là, qu'il y a quand même quelque chose qui s'accroche à vouloir que la vie reste en nous. Peut-être que changer de regard sur la vie, de voir que la mort c'est la vie, que de porter son attention sur ce qui meurt, met en lumière ce phénomène de vie dans sa globalité, et non pas l'inverse de la vie, peut aider à s'abandonner totalement, à se laisser traverser par la vie. Être traversé par la vie signifie bien qu'il y a un début, un milieu et une fin. Sans la fin. c'est pas vraiment être traversé par la vie, puisque ça ne ressort pas. Tout ce que je viens d'évoquer, c'est d'un point de vue relatif. Et si on regarde ça pendant quelques instants d'un point de vue de l'absolu, la véritable nature absolue que nous sommes n'est en aucun cas dans la rétention de quoi que ce soit. Il n'y a aucun problème d'ailleurs à ce qui est de la rétention de quoi que ce soit. Redécouvrir la nature de cet esprit avec un grand E, de ce calme profond, de cet amour inconditionnel, c'est d'observer qu'il n'y a rien qui freine quoi que ce soit. Il n'y a aucune résistance à ce qui est. La résistance apparaît dans la manifestation comme une friction nécessaire à la vie. Replacer son attention depuis cette véritable nature, cette nature fondamentale, cette essence, cela peut également offrir la possibilité relatif, de circuler sans obstacle, de voir qu'il n'y a aucun frein à une manifestation de A à Z. peut-être qu'il y a des pensées qui pourraient se dire oui mais pour cela encore faudrait-il prendre conscience de sa véritable nature tout à fait et si vous regardez bien c'est déjà ce qui se passe maintenant maintenant des milliers, des millions de choses sont en train de se manifester dont pour une grosse partie vous avez conscience maintenant et des millions de choses sont en train de disparaître. Regardez bien, vous respirez, des sons apparaissent et disparaissent, formant des mots, des bruits à l'entour. Il n'y a rien que vous puissiez faire pour retenir, c'est insaisissable. C'est donc bien que cette véritable nature est déjà là, beaucoup plus proche que ce que le mental, la pensée, peut imaginer. C'est la nature fondamentale de toute chose, de toute forme de manifestation. Et si vous regardez bien, elle n'est jamais née. Et si elle n'est jamais née, regardez bien, elle ne peut pas disparaître également. Laissez les choses mourir Ce sera donc le titre de cet épisode Laissez mourir C'est offrir la possibilité à ce qui est vivant d'aller jusqu'au bout au cycle de tournée, d'observer également tout ce qui tente de retenir, de figer. Voici une jolie piste d'exploration. Observons la vie, composée de ses naissances et de ses morts, retrouver le goût de la mort, dans la vie. Voilà. Je vous souhaite une belle semaine. A très vite. Voilà, c'est terminé. Merci de votre écoute. Je vous rappelle que vous pouvez faire un don via la plateforme Taipi pour l'instant vertical si le cœur vous en dit. Vous pouvez également retrouver ce podcast sur les réseaux sociaux, Instagram, Facebook et commenter, partager les épisodes. C'est d'un grand soutien pour moi et ça me fait toujours plaisir d'avoir de nouvelles les auditeurs. En attendant, je vous laisse quelques instants en silence. Profitez de la verticalité de l'instant. A la semaine prochaine.

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