Description
Vivre son deuil plutôt que de le « faire », une idée ?
(50ème épisode d'Instants buissonniers ! Youhou) !!
Aujourd'hui, j'aborde un sujet touchy et une prise de conscience que j'ai eu sur le deuil, thématique très en lien avec le principe de vie et en résonance avec la fête des morts, du week-end dernier. Ça sort à peine de la série "Tes dons dans tes peurs".
Combien de temps dure un deuil ? Se soigne-t-on un jour de la mort d'un proche ? Est ce que "vivre" son deuil n'est pas l'occasion de redevenir entière, quand des bouts de nous se sont détachés, pour ne pas souffrir ?
Je ne parle pas seulement du deuil de quelqu'un, je parle aussi des fois où j'ai peur de laisser aller une idée, un projet, une relation. Cela dépasse de loin, la perte, et ça s'applique à de nombreux passages délicats, souvent teintés de peurs.
De quoi avez-vous peur quand vous bloquez ces traversées ou potentielles évolutions ?
En parlant de mort, je partage un point de vue personnel, fruit de l'observation de mes séances. J'espère que ces éclairages vous inspireront et vous permettront de prendre du recul.
Je me suis questionnée, suite à un atelier d'écriture, auquel j'ai participé, pendant le festival du Raffut pour la fête des morts.
À côté de moi, une femme endeuillée, ayant perdu son mari d'un suicide, dès le début, s'est mise à pleurer. Lors d'un exercice sur le souvenir, ça n'a pas été facile, pour elle. Son ressentiment s'est mis à déborder de sa blessure rouverte. Elle a quitté l'atelier avant la fin, pleine de peine et de colère, 17 ans après, encore.
Cela m'a laissée perplexe. Voilà pourquoi j'avais envie, de prendre les chemins de traverse et vous dire, non pas de faire votre deuil, je ne me le permettrais pas. Par contre, il est temps, parfois, de remettre un souffle de vie dans ses liens blessées, ma mission de vie.
J'irais même plus loin :
¤ Ne laissez pas s'évanouir des parties de vous, par peine.
¤ Ne les laissez pas pourrir et devenir mortes.
=> Acceptez de les déterrer.
En Grèce, à Madagascar, chaque année, les morts sont déterrés pour en nettoyer les os. Et si vous nettoyez les vôtres pour libérer la femme en vous ?
Je parle ici des morts mais aussi de toutes ces morts ou tempêtes de vie que nous traversons, femmes en chemin. Ralentissez pour mieux repartir et observez :
¤ Ces souvenirs dont vous ne voulez pas vous défaire,
¤ Ces actions n'ayant plus lieu d'être que vous avez peur de laisser aller.
¤ Ces croyances vous maintenant dans le passé et ou vous donnant peur de l'avenir.
Plutôt que de fuir, en guerrières épuisées, accueillez-les, au lieu de rester accrochée à de vieux os ? Pourquoi par fidélité, acceptez-vous de conserver cela si longtemps ?
Outre les 5 étapes du deuil, bien connues, et l'injonction ambiante de "faire son deuil", celui-ci est souvent à la mesure du temps, où vous circonscrivez ces zones, en vous.
Peu importe le deuil, ne l'enfouissez pas. Accepter sa peine n'est pas vain, pardonner non plus. Peut-être que vos morts, depuis là où ils sont, implorent votre pardon pour faire, eux aussi, leur chemin.
Ouvrez votre cœur. Choisissez la vie plutôt que la mort... pour redevenir entière, ré-ensemencer ces parts blessées, retrouver de l'énergie et vivre une transformation personnelle voire un nouveau départ.
90% des personnes que j'accompagne ont des liens souffrants avec leurs défunts. Et si en les pansant, vous redeveniez bien vivantes, votre sensibilité féminine serait un cadeau et vos retrouveriez énergie positive ?
=> ça vous parle ? Contactez-moi si besoin.
À la semaine prochaine !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.





