- Speaker #0
Bonjour et bienvenue à toutes dans ce 79e épisode d'Instant Buissonnier. Aujourd'hui, nous parlons de comment garder son énergie ou à quelle posture être attentive si on veut soutenir sa connexion sans être perché. C'est le sujet d'aujourd'hui. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Instant Buissonnier. Aujourd'hui, j'ai une nouvelle invitée. Une personne qui m'est chère, c'est Sophie. Robert, bienvenue à toi ! Merci Céline ! Apprivoiser la femme en toi et à la libérer pour dire un grand oui à la vie. Qu'on soit dans sa vie à être affairé dans tous les sens, qu'on soit accompagnante ou thérapeute ou pas, on a besoin d'énergie en cette rentrée. Souvent, en cette rentrée de septembre, on utilise beaucoup, beaucoup d'énergie, on est sollicité dans tous les sens, on ne sait parfois plus où donner de la tête et c'est important de pouvoir garder son énergie. Ce qui m'a donné envie de vous parler de ce sujet, c'est que ma fille, l'autre soir, qui a fait ses 13 ans aujourd'hui même, le 15 septembre, elle est rentrée du collège en me disant la chose la suivante. Elle me dit « Maman, tous les matins, je me lève à 6h30 pour aller prendre mon bus. Et franchement, le jeudi, je me lève à 6h30, j'ai 3h de maths dans la journée et j'en ai une l'après-midi. » L'après-midi, j'imprime plus rien, je n'en peux plus. Quand je suis à la pause entre les maths et le cours d'après, je vais dans la cour, j'ai les oreilles qui sifflent, je vois trouble tellement j'en peux plus. Et le seul moyen que j'ai pour me reprendre dans ce collège, c'est d'aller dans le seul carré de pelouse qu'il y a autour du collège, d'aller vers ce petit arbre qui est tout jeune mais qui me plaît bien et de m'allonger. tout près, dessous. Et là, d'un seul coup, je m'enfonce dans l'herbe, je regarde les branches de l'arbre, je fais ça quelques instants, et en plus je fais ça avec une copine qui est dans le même état que moi, et après, on repart un peu plus droite, un peu plus d'aplomb, avec un peu plus d'énergie, et on n'a plus les oreilles qui sifflent. C'est ma fille, c'est son expérience. Je me suis dit, les Ausha... ne font pas des chiens. Que tu sois dans une vie trépidante et tu as du mal à garder ton jus ou que tu sois accompagnante comme Sophie Robert ici présente, aujourd'hui nous te parlons d'une clé majeure pour garder ton élan et cette clé devine c'est quoi ? C'est l'ancrage. Et là je donne la parole à Sophie Robert peux-tu te présenter en quelques secondes pour celles et ceux qui ne te connaissent pas pour qu'on voit le lien pour faire le lien aussi avec le sujet du jour comment garder ton énergie en
- Speaker #1
restant connecté sans être perché à toi salut Céline salut à toutes qui écoutent ce podcast ou tous peut-être aussi Alors Sophie Robert, moi je suis accompagnatrice en montagne et j'ai toujours vécu dans la nature parce que pour moi c'était vital, vital de mettre les pieds dans la nature, dans la terre pour pouvoir survivre dans ce monde de fous et voilà avec toutes les difficultés que j'ai traversées dans cette vie comme tout le monde, voilà c'est vraiment la nature qui m'a toujours aidé. J'ai fait pas mal de thérapie aussi et finalement, ce thème de l'ancrage me parle énormément. C'est peut-être la chose que j'ai le plus « travaillé » , le plus développé dans mon mode de vie pour rester stable sur cette terre. Voilà. Et je suis devenue thérapeute. Je fais des massages, donc toujours cette idée de rester en lien avec le corps, de garder le corps ancré. de garder le corps connecté sur terre pour pouvoir avoir une vie correcte. À partir du massage, j'ai développé des techniques psychocorporelles pour aider. pour aider chacun, chacune.
- Speaker #0
Juste pour toi Sophie, c'est quoi la connexion ? Et après tu nous expliqueras c'est quoi l'ancrage ?
- Speaker #1
Alors pour moi il y a deux connexions et deux ancrages. Il y a la connexion à son propre corps, à son propre corps, à sa matière, à sa respiration, à soi. Et puis il y a la connexion à la terre. Cette terre qui nous accueille pour l'incarnation. Donc voilà, c'est deux niveaux de connexion différentes et donc deux niveaux d'ancrage différents, on pourrait dire. Je suis ancré dans mon corps et je suis ancré dans la terre.
- Speaker #0
Alors, je suis ancré dans mon corps. Tu parlais d'incarnation. Le précédent épisode d'Instant Bissionnier parlait d'incarnation. Donc, on est bien sur les mêmes sujets. Moi, j'ai l'habitude de dire, ok, ancrage dans mon corps et enracinement à la terre, même si finalement, c'est de l'ancrage. juste pour faire la petite nuance entre les deux pour pas qu'on se perde qu'est-ce que t'en penses ?
- Speaker #1
ouais donc enraciné à la terre c'est ça que tu dis ? oui c'est bien de faire la différence entre est-ce que je suis bien connecté à mon corps et là est-ce que je suis connecté à la terre pour moi il y a enfin est-ce que je suis enraciné à la terre pour moi il y a deux dimensions qu'il est utile de pouvoir sentir
- Speaker #0
de manière différente et est-ce que dans ta vie t'as vu la différence ? Quand tu étais connecté, c'est-à-dire ancré, enraciné, et quand tu ne l'étais pas, quel effet ça pouvait avoir sur ton énergie, sur ta manière de faire un massage, sur ta manière d'avancer dans ta vie ?
- Speaker #1
Oui, c'est tellement énorme la différence. Quand on n'est pas connecté au corps, quand on n'est pas ancré dans la terre, souvent on est dans notre tête, on est dans nos émotions. on est préoccupé par plein de choses et on oublie complètement qu'on a un corps, on oublie qu'on respire, du coup on respire de moins en moins, et on oublie qu'on peut prendre ressource dans la Terre. Et à ce moment-là, effectivement, on s'épuise, parce qu'on n'est pas connecté aux énergies qui nous entourent, on n'est pas connecté à l'énergie de la Terre, toutes ces énergies universelles qui nourrissent notre propre corps énergétique.
- Speaker #0
Alors vous... pour plein de guerrières des temps modernes qui survolent le sol tellement elles vont vite dans leur vie, l'idée qu'il y ait plein d'énergie autour de nous, des énergies universelles comme tu dis, pour certaines, c'est vraiment une vue de l'esprit. Toi, comment tu vis quand tu es connecté à ça ? Comment tu sens ça ? Comment tu le perçois ? Parce que là, on est dans le percevoir, on est dans le sentir et le percevoir, on n'est pas dans le comprendre avec la tête. Est-ce que tu peux nous aiguiller pour celles qui verraient cette idée-là comme une vue de l'esprit ?
- Speaker #1
Alors, moi, je pense que c'est difficile à expliquer et que le mieux, c'est de l'expérimenter. On pourrait demander à ta fille, quand elle est sous l'arbre, ben voilà, c'est ce qu'elle a témoigné, elle se met sous l'arbre. Elle s'enfonce dans la terre, elle s'autorise à se déposer à ce moment-là et à lâcher toute sa fatigue. Et là, ça lui fait du bien. Donc, en fait, je dirais que c'est... c'est l'intention qui compte. L'intention de se dire, ok, là je vais me poser, ne serait-ce qu'une minute, et je vais tout lâcher, et je vais juste accueillir ce qui est là, comme c'est, comme ça vient, et puis d'accueillir ce qui vient. Il y en a qui vont avoir des sensations de ça chauffe, d'autres qui vont dire, je me détends, d'autres qui vont bailler, d'autres qui vont s'endormir. Voilà, chacun va réagir à sa manière. Je sais que quand je me connecte comme ça, je me mets à bailler profondément, profondément, et j'ai les yeux qui pleurent. Voilà. Quand j'en suis là, je me dis c'est bon, je suis connectée. Et j'ai l'énergie universelle.
- Speaker #0
Je suis connectée et je suis en train de me recharger, du coup.
- Speaker #1
Voilà. Après, c'est bien d'y mettre l'intention. C'est-à-dire que la connexion et l'action, l'effet de l'enracinement dans la Terre, Ça va dans les deux sens, c'est-à-dire qu'à la fois on peut se décharger de la fatigue et à la fois on peut se recharger d'énergie, retrouver l'énergie. Donc quand on se dépose sous l'arbre comme ta fille, c'est bien de pouvoir se dire « Ok, là j'ai besoin de me décharger et de retrouver l'énergie. » Comme ça, ça va dans les deux sens.
- Speaker #0
Donc c'est comme, moi le terme qui me vient pour ce genre d'expérience, c'est une forme d'abandon. On s'abandonne à ce qui est. à ce qui est en nous, à ce qui est autour de nous. Et on se laisse faire un peu par la vie. Parce que je reviens toujours à mon idée de la guerrière qui avance comme une forcenée. Et elle, elle a du mal à lâcher, elle a du mal à s'abandonner. D'ailleurs, quand on lui dit il faut lâcher, ça l'énerve profondément. Et puis, moi-même, j'ai été une guerrière. Toi-même, Sophie, je sais que tu es une guerrière. Peut-être que nous ne sommes plus des guerrières comme avant. Nous sommes peut-être devenus des guerrières de lumière. Ça, c'est un sujet qu'on pourra traiter dans les semaines qui arrivent encore. mais Quand tu as du mal à t'abandonner, à te laisser faire par la vie, à te connecter, en somme, à toi et au creux de la terre, c'est quoi le meilleur conseil que tu donnerais à ces femmes-là ?
- Speaker #1
Moi, j'ai développé, enfin j'ai appris une technique pour le faire. Et donc, j'applique méticuleusement la technique. et ça permet d'avoir un... de faire un focus sur les différentes étapes de la technique et de ne plus être dans le mental ou dans les émotions. C'est comme descendre d'un escalier. Des fois, en méditation, on fait ça. On descend marche après marche pour aller en état d'onde alpha ou d'onde je ne sais quoi. Moi, en ce qui me concerne, ce n'est pas ça que j'utilise, mais c'est d'avoir un outil et de l'appliquer. En fait, il y en a plein des outils. Donc, il faut les expérimenter et puis suivre la méthode qu'on nous propose.
- Speaker #0
Donc, ça veut dire que là, on est en train de dire qu'il y a comme une sorte de protocole, de mode d'emploi. Et il y a plein de protocoles et de modes d'emploi sur cette Terre pour se connecter à la Terre. Parfois, donc des fois, c'est très, très, très, très, très codé. Et c'est rassurant pour la guerrière de dire qu'elle fait quelque chose. Elle suit le mode d'emploi. Oui. Et en suivant le mode d'emploi, elle est tellement concentrée dessus que son mental, il n'est pas en train de lui dire. « Ah ouais, non mais là, c'est pas bien ce que tu fais. » Ou alors, si ça raconte que c'est pas bien, elle continue de suivre le mode d'emploi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis petit à petit, à force de s'entraîner à le faire, après, on n'a plus besoin du mode d'emploi. Moi, j'ai vraiment développé ça parce que dans les massages que je donne, au début, je me fatiguais énormément. Parce que, alors je ne savais pas pourquoi au début, je ne comprenais pas d'où elle venait cette fatigue après les massages. Et puis... Je suis allée explorer plein de choses, l'énergie, le Reiki, pour essayer de comprendre pourquoi ça me fatiguait. Un jour, j'ai observé mes pensées. J'avais assez de lucidité ce jour-là pour voir ce qui passait dans ma tête. C'est la métaposition de pouvoir s'observer en train de faire quelque chose. C'est très important de s'accorder des temps pour mieux se connaître. Et j'ai vu que dans mes pensées, quand je massais, il y avait beaucoup d'attentes. Et c'était des attentes qu'on me dise, c'est bien, ton massage il est super. J'avais besoin de reconnaissance. Et c'était intense. J'ai même entendu, j'espère qu'elle va me dire que c'est le meilleur massage qu'elle ait jamais reçu. Et là je me suis dit, aïe aïe aïe, d'accord, je suis gratinée là. Donc je l'avais entendu dans la théorie qu'il fallait enlever les attentes. Mais sauf que je ne m'en rendais pas compte, et ce jour-là je m'en suis rendu compte. Donc à partir de là, je suis restée vigilante à enlever les attentes et à me libérer du résultat. Et quand on est libre du résultat, il y a quelque chose qui s'apaise à l'intérieur. Ça n'empêche pas qu'une fois qu'on s'est libéré de ça, de bien poser les pieds à terre, ça permet de faire ça aussi. Pour récupérer l'énergie et donner à la personne à laquelle on parle, ou à la personne que je masse, lui transmettre de l'énergie, mais qui n'est pas la nôtre, qui est l'énergie qui circule à travers nous, qui est l'énergie de la Terre, ces énergies universelles dont je parlais, qui sont inépuisables. Voilà, de transmettre cette énergie-là. On dit qu'on est canal d'énergie. Donc en fait, dans un métier comme le mien, ou comme le tient Céline, c'est important. de bien se connecter avant une séance, sinon on se fatigue. Mais dans notre quotidien, on peut aussi, pour soi, se dire, OK, là, je sens que je fatigue. Tiens, je vais faire comme quand je fais une séance pour quelqu'un. Je vais me connecter et me recharger.
- Speaker #0
C'est parfait. Je donnais une séance, là, ce week-end à une jeune personne. C'était vraiment très chouette. C'était aussi très intense, ce qu'elle a réussi à partager, traverser. transformé. Et elle m'a encore dit, comme pas mal de personnes me disent en fin de séance, elle m'a demandé, elle m'a dit, mais est-ce que ça t'épuise quand tu fais tout ça ? Je dis, ben non, si ça m'épuisait, je ne le ferais pas. Non, je ne le ferais pas. Par contre, effectivement, j'ai besoin d'être connectée. Et si je suis bien dans mon axe énergétique, si je m'abandonne à l'expérience de t'accompagner dans ce que tu as à traverser, eh bien, ça ne s'accroche pas à moi. Si maintenant, comme tu le dis, mon esprit est parasité par l'idée de bien faire, ben là, ça s'accroche. J'ai vraiment besoin d'être totalement là pour accompagner, sans attente de résultat de quoi que ce soit, pour que tout ce qui a besoin d'être traversé par la personne que j'accompagne puisse circuler aisément. Et effectivement, comme tu le dis, que je puisse transmettre de l'énergie. Parce que, effectivement, comme tu disais tout à l'heure, des fois on a besoin de décharger des choses. Quand j'accompagne, il y a des gens qui déchargent des choses. Et ensuite, je peux aussi donner de l'énergie pour que la personne puisse elle-même se recharger. Mais l'idéal, c'est que les personnes n'aient pas besoin de nous. C'est qu'elles apprennent à se décharger et à se recharger en se connectant à elles-mêmes, en s'ancrant à leur corps, en s'enracinant à la terre. C'est ça l'idée quand même. C'est l'autonomie et la liberté de pouvoir. Ne pas être dépendante de personnes comme nous, même si des fois on en a besoin.
- Speaker #1
Voilà, tout à fait. Et plus on le fait, plus on s'entraîne, plus ça devient naturel. Moi, je sais qu'au début, j'avais besoin d'un quart d'heure pour me préparer avant de recevoir quelqu'un. Maintenant, juste à l'idée que je vais aller dans ma yurte faire une séance, je commence à bailler et j'ai déjà les yeux qui commencent à pleurer. Donc, je sais que ça y est. Je suis en condition, je n'ai plus besoin de mon quart d'heure pour me préparer. Ça devient automatique. Donc c'est vraiment... Voilà, il faut s'entraîner.
- Speaker #0
Et ça veut dire que toi, avec ce protocole que tu avais,
- Speaker #1
et que tu ne te dis presque plus,
- Speaker #0
puisque maintenant ça se fait naturellement, juste par l'intention, tu as aussi repéré les signes. Ah, je me mets à bailler, j'ai les yeux qui pleurent. Ok, ça y est, je suis prête.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est ça. Chacune trouve... son protocole, son exercice, et va repérer comment elle réagit, quels sont les signes qui montrent qu'elle est refaite, qu'elle est reboostée, rechargée, et comment finalement, quand on pratique cette connexion, on peut devenir presque instantané.
- Speaker #1
C'est ça. De toute façon, la connexion, elle est là. On va dire qu'elle est permanente. Sauf que c'est comme si la connexion était bouchée, ou en partie bouchée. C'est comme un vaisseau qui nous relie à la Terre. Et puis s'il n'est pas utilisé, au bout d'un moment, ça se bouche. On va dire que la Terre sèche dedans et puis l'énergie ne circule plus très bien. Mais elle circule toujours, parce que sinon on ne serait pas vivant. Donc l'idée, c'est de réutiliser cette voie. régulièrement pour que la circulation se fasse bien et voire même se développe.
- Speaker #0
Et évidemment, on est dans une culture ou une société où on ne nous apprend pas ces choses-là. Ce n'est pas dans notre culture de dire, quand je suis crevée, je vais mettre les pieds dans la terre, je vais me balader pieds nus, je m'arrête. On ne nous dit pas de nous arrêter. Ça reste nécessaire des fois d'aller visiter. Ces petits canaux, ces petites capillarités qu'on a un peu là, dans notre être, autour de notre être. Donc, je parle des corps énergétiques, qui fait que des fois, en fait, on est tellement dans la tête qu'on se coupe de notre corps physique, et puis on se coupe de nos corps énergétiques, même si c'est toujours là, on y a moins accès. Et là, l'idée, justement, c'est d'aller revisiter ces choses-là pour pouvoir réouvrir ces canaux.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis, on parle d'ancrage à la terre, mais il n'y a pas que la terre. Quand je parle des énergies universelles, il y en a plusieurs. Il n'y a pas que celle de la terre, il y a celle du ciel, il y a celle de l'espace, il y a celle de la nature, des arbres, de tout. On parle de prana en Inde, qu'on inspire par le nez, on parle de chi. Enfin voilà, c'est partout autour.
- Speaker #0
Et on baigne là-dedans, mais on ne le sait pas la plupart du temps. Et si on mettait de la conscience là-dessus, tout simplement de l'intention, eh bien ça pourrait nous atteindre en fait, nous toucher.
- Speaker #1
Quand tu mets le mot conscience, ça me parle, parce qu'en fait on est habitué à fonctionner avec notre mental. avec notre intellect, on nous apprend à développer notre intellect, et ensuite avec notre mental, on élabore des stratégies, on pense à demain, on pense à hier, on fait des tas de choses, en plus il y a l'ego qui s'en mêle, qui veut être le meilleur, etc. Et on reste bloqué sur ces trois dimensions-là, alors qu'il y en a une quatrième, c'est cette fameuse conscience. Et la conscience, elle englobe tout. Elle n'est pas que dans le cerveau, elle est partout autour. Elle englobe nos corps énergétiques, elle englobe nos racines dans la terre, elle englobe notre connexion au ciel, etc. Elle englobe tout, la conscience. Elle n'est pas localisée. Elle est partout. Et donc, plus on pense à cette conscience, plus on y met de la conscience, c'est ça, on élargit notre champ de conscience. et donc là On peut accéder à ces autres dimensions qui vont nous équilibrer en fait et donc nous recharger parce qu'on est des êtres multidimensionnels. Et donc plus on a conscience de ces différentes strates, plus on va les nourrir et plus notre corps dans sa globalité, nos corps dans la globalité vont s'harmoniser les uns avec les autres et mieux notre énergie sera.
- Speaker #0
Donc ça veut dire qu'on se connecte à plus grand ? Ça ne veut pas dire que nous sommes des gens perchés. c'est à dire qu'on peut se connecter à plus grand tout en veillant à garder cette connexion, cet ancrage dans notre corps, tout en veillant à avoir conscience de nos racines en lien avec le creux de la terre et donc en fait on peut être dans cette connexion avec ce qui est grand au dessus de nous tout en gardant les pieds dans la terre jusqu'au genou ... C'est ça l'idée en fait, c'est qu'il y ait une harmonie entre les énergies du dessus et les énergies du dessous.
- Speaker #1
En fait, selon les tempéraments de chacun, il y en a, on dit cette personne-là, elle est charismatique, cette personne-là, elle est ancrée, elle est dans la matière. Je pense à mon fils par exemple qui est bâtisseur. Lui, il a naturellement cette énergie très dans la matière, très en lien avec son corps physique, etc. Et puis, une autre personne qui est très littéraire, par exemple, qui va écrire des poèmes, on va dire de cette personne, tiens, elle est quand même perchée, celle-là. Et en général, c'est les personnes très intellectuelles ou très... ne sont pas beaucoup dans leur corps physique et peuvent être gauches dans leur corps. Et l'idée c'est... C'est de pouvoir rassembler toutes nos dimensions, tout en sachant qu'on a des prédispositions à être plus dans le corps, ou plus dans l'intellect, ou plus dans le spirituel. Donc voilà, chacun sa prédisposition. Mais on a tous toutes les dimensions. Et l'équilibre se trouve dans la... dans la conscience de qui on est, de nos forces et de nos faiblesses, et ensuite de pouvoir harmoniser l'ensemble.
- Speaker #0
Et puis des fois aussi, on a des cycles dans notre vie. Il y a des moments où on va être beaucoup, beaucoup dans l'action, beaucoup dans la matière, beaucoup dans les pieds, dans le ventre. Et puis il y a d'autres moments dans notre vie, si on se laisse un peu respirer, on va être beaucoup plus dans se laisser aller à des accès poétiques, à laisser de la place dans notre vie et être inspiré. Bref, il peut y avoir des cycles dans la vie, mais en tout cas, effectivement, comme tu le dis, tout est là et à nous de convoquer quelque part, de s'abandonner à ce qui nous appelle.
- Speaker #1
Oui, et puis comme on a appris à l'école à développer notre intellectuel, notre mental, dans la stratégie, etc., ça s'apprend aussi de se connecter à tout ce qui est subtil. Voilà, donc ça peut venir spontanément, mais ça c'est des petits instants fugaces, des moments de grâce, ça arrive à tout le monde à des moments d'avoir un moment comme ça, mais si on veut le développer, ça s'apprend.
- Speaker #0
Et puis après ça devient comme un réflexe.
- Speaker #1
Oui, comme quand on a appris à développer notre intelligence mentale, on sait, après c'est acquis.
- Speaker #0
Ça devient une compétence, ça devient quelque chose de naturel et ça n'est plus étranger.
- Speaker #1
En fait, un bébé qui arrive, un petit enfant, il a tout, il est connecté à tout. Sauf que dans notre monde, ici en tout cas, civilisé, on va dire entre guillemets.
- Speaker #0
Occidental.
- Speaker #1
Occidental. On nous dit mais non, ça, ça n'existe pas. Ce qui est important, c'est ce que tu apprends à l'école. Voilà. Et c'est le calcul, c'est tout ça. Donc, du coup, l'enfant, il coupe ses connexions subtiles pour développer d'autres capacités. Et puis, à un moment, on se rend compte que, bah si, en fait, on a aussi besoin des autres dimensions si on veut ne pas péter les plombs, quoi.
- Speaker #0
C'est comme quand tu regardes un bébé qui vient de naître, quoi. Il a comme une lumière sur lui qui est bien plus large que lui. Il émane quelque chose qui hypnotise, qui magnétise tout le monde, tellement c'est puissant. C'est de ça dont on parle. Et l'enjeu, c'est qu'au cours de son chemin de vie, c'est de reconnecter à ce genre de choses et de retrouver cette lumière, de retrouver par la présence à soi, dans son corps. par la connexion à la terre et au ciel, de retrouver cet émerveillement que ça peut produire de vraiment dire oui à la vie. Qu'est-ce que t'en penses ? C'est bon de dire ça.
- Speaker #1
Oui, en fait, rien que d'en parler, ça fait du bien.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est signe qu'en fait, c'est déjà là et qu'il suffit de réactiver, de réouvrir. Moi, j'aime bien me nourrir de livres. qui parlent de spiritualité, par exemple, parce que d'un seul coup, ça vient réactiver mes canaux spirituels qui sont là. Sauf que moi, tout seul, je ne le fais pas. Alors que quand j'ai des lectures ou que j'écoute des podcasts ou autres sur ces thèmes-là, je sens que pouf, ça y est, il y a quelque chose en moi qui s'ouvre, qui se dilate, exactement comme maintenant. Ceux qui nous écoutent, ceux qui nous écouteront le sentiront, mais... Voilà, ça se fait parce qu'on se connecte à ça, on s'intéresse, on se met dans un environnement où c'est possible.
- Speaker #0
Nous sommes des chercheuses. Des chercheuses de ça. Et moi, ça me fait penser que mon livre qui est toujours en écriture, ou plutôt en réécriture, ça a été une vraie question. Comment je mets de la lumière dans mes mots ? Et en fait, je pense que... Pour mettre de la lumière dans mon histoire, au sens écrit, écriture, mais au sens de ma vie, j'ai aussi été amenée à aller visiter mes ombres. Et donc du coup, je ne sais pas si c'est encore bien le sujet, mais le fait, des fois ce qui nous empêche de nous connecter à nous, vraiment, à chacune de nous, au fond de nous, et à la terre et au ciel, etc., et bien c'est que des fois il y a encore des zones d'ombre. à l'intérieur de nous, on n'a pas vraiment dit oui à la vie. Et donc, ça nous coupe encore de ces canaux, de ces connexions, etc.
- Speaker #1
Mais oui, pour moi, c'est évident. Si on a peur, moi, pendant très longtemps, j'avais peur de la spiritualité. Oui. J'avais peur de toutes les religions et de tout ça.
- Speaker #0
Oui, et puis il y avait un mélange spiritualité-religion aussi, parce que dans notre monde, on mélange tout aussi, en France en particulier.
- Speaker #1
Donc, forcément. Tant qu'il y a une peur, on ne peut pas ouvrir les canaux. Il faut d'abord aller visiter les origines de cette peur pour ensuite pouvoir en être libre.
- Speaker #0
Et en être consciente. C'est faire un bout de chemin. Quand on pose de la conscience sur ces ombres, on les libère, on les transforme.
- Speaker #1
Tant que les peurs dirigent nos choix, c'est... ça ne va pas aller vers la lumière. Si on se libère de nos peurs et que c'est notre âme qui nous souffle les bons choix pour nous, alors là, on va vers la lumière.
- Speaker #0
Alors du coup, juste pour terminer ce podcast, quels conseils tu donnerais pour que les femmes qui nous écoutent puissent rester connectées, mais pas perché, et soutenir leur propre énergie ?
- Speaker #1
Alors, d'aller faire des expériences, de s'inscrire à diverses activités. Là, on est en début d'année, septembre, c'est le moment d'y aller, de s'inscrire à un cours de yoga, de s'inscrire à un cours de Qigong, je ne sais pas, d'aller faire du sport, etc. Et de voir qu'est-ce qui fait le plus de bien. Quelles sont les portes d'entrée en fait ? Moi clairement, ma porte d'entrée, c'est le corps physique. Mais il y en a d'autres, ce sera autre chose.
- Speaker #0
Pour moi, c'est la forêt. Ouais, et puis d'autres, ce sera de la lecture ou des textes sacrés ou j'en sais rien.
- Speaker #1
Ou la danse.
- Speaker #0
Voilà, enfin, peu importe. C'est à chacune de trouver ses outils et d'essayer les outils en observant comment ça fait du bien, comment ça ressource, si ça ressource, c'est que c'est bon. Moi, il y a quelque chose qui me fait beaucoup de bien aussi, c'est le chant. Parce que ça m'aide à respirer. Mais en fait, le sport aussi, ça m'aide à respirer. Et du coup, en respirant mieux, ça me permet de relâcher les endroits de peur, en fait.
- Speaker #1
De contraction.
- Speaker #0
Contraction dans le corps et de fermeture. Et en libérant ces zones de fermeture, ça me connecte.
- Speaker #1
Et ça te permet aussi de revenir dans ton corps.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
De ne plus rester ou à l'extérieur ou caché derrière les tensions, quoi.
- Speaker #0
Oui. Oui, pour moi, les antennes, elles sont dans le corps. Donc quand même, aller choisir une activité qui inclut le corps, ça me paraît vital.
- Speaker #1
Super important de remettre du corps dans nos vies. Oui, ça c'est un super message. On néglige souvent trop notre corps, on ne l'écoute pas, alors qu'il nous envoie plein de signaux. C'est ça, hein ?
- Speaker #0
Ben oui. On écoute nos antennes corporelles, alors on a toutes les informations dont on a besoin.
- Speaker #1
C'est parfait. Merci beaucoup Sophie. Merci d'avoir, dans la simplicité, partagé ton expérience, quelques outils, quelques billes à se mettre sous la dent pour pouvoir avancer sur notre chemin, chemin de vie, un chemin de lumière, un chemin où on ose s'en remettre à plus grand, en nous et autour de nous. L'invitation, c'est de remettre du corps et de tester, d'essayer et ensuite de voir ce qui nous convient le mieux. À bientôt ! Et à bientôt, donc, la semaine prochaine pour un nouvel épisode d'Instant Buissonnier. Ce sera le dernier de la série Connectés mais pas perchés. À bientôt, Sophie !
- Speaker #0
Salut !