LéaBonjour tout le monde, aujourd'hui je vais vous parler de quelque chose que je suis en train de vivre en ce moment même en enregistrant cet épisode de podcast et en fait j'ai envie de vous parler de ce fameux premier pas. Ce premier pas qui pèse 15 tonnes, celui qu'on n'arrête pas de reporter, de reporter, de réécrire, de supprimer, de recommencer. Ce fameux premier pas en fait qu'on ne fait jamais jusqu'au jour où on le fait. Voilà, je parle de ça aujourd'hui parce que ça va faire deux ans que je veux le lancer, ce podcast, deux ans. Et aujourd'hui, c'est enfin le jour où je fais cet épisode et où cette fois, je ne changerai pas d'avis. Donc, j'avais envie de partager ça avec vous et ça me fait sourire quand j'y pense. Je suis quelqu'un d'assez bulldozer dans la vie. Voilà, quand j'ai une idée, quand j'ai un projet, je fonce. J'ai lancé Instinctiva. des formations, j'organise des voyages en Afrique, je fais plein de choses et j'ai plein de projets et tout ça je le fais, il n'y a pas de soucis. Par contre le podcast, il a été deux ans dans un tiroir. J'ai enregistré des épisodes, plein plein plein, je les ai réécoutés, à chaque fois je me disais « Oh mais je ne suis plus cette personne » , le temps y passait évidemment, les mois, les mois, le ton, le sujet, ça ne me plaisait pas, du coup paf je supprimais. quand un truc ne me plaît pas. ou que j'estime que c'est terminé, je supprime tout, ce qui n'est pas du tout le plus malin, surtout dans la création de contenu. Et du coup, j'ai passé mon temps à tout recréer de zéro, de zéro, encore et encore. Et voilà. Et du coup, ce paradoxe-là m'a longtemps intriguée à mon sujet. Comment est-ce qu'on peut être capable de mouvements sur certaines choses et être complètement figé sur d'autres ? Et puis, vraiment, voilà, évidemment, avec le temps, je me suis dit, c'est pas forcément une question de tu es capable ou pas. ou pas, c'est pas tant une question de capacité ni vraiment de compétence et de temps finalement mais peut-être d'enjeu. Et donc je me suis questionnée là-dessus, sur la valeur de l'enjeu sur ces mises en action, ces premiers pas que l'on veut faire. Et très souvent évidemment, les projets qui vont nous bloquer sont rarement les plus petits. Et pourtant, on peut être capable de mettre en place et d'actionner des projets qui vont être vraiment volumineux, très importants, très engageants pour nous. Mais c'est vrai qu'on va bloquer selon qui l'on est devant des choses qui vont vraiment compter pour nous et qui vont peut-être mettre en avant des parts de nous qui ne sont pas encore vraiment confortables. Par exemple, ce podcast, pour moi, c'est un peu le cas. C'est quelque chose qui se fait du coup à l'oral. Il faut parler. Et même si aujourd'hui, depuis le temps que je suis sur les réseaux sociaux, que je forme, que je fais des réels, que je tourne des vidéos, etc. Et que je communique beaucoup avec mes communautés et tout, c'est vrai que j'ai vraiment appris à parler davantage. Alors qu'à la base, je suis quelqu'un de pas du tout verbal, pas du tout oral, Je serai le genre de personne à une table qui ne parlera jamais. Voilà, c'est pas mon style. Et pour autant, j'ai toujours eu envie de faire ce podcast. Et ça a traîné, ça a traîné. Et je n'arrivais pas à faire ce premier pas. Et effectivement, voilà, je me dis, il faut poser sa voix dans un podcast. C'est très vivant, c'est direct. Et moi, en plus, je le voulais vraiment dans cette forme où je ne fais pas de montage, pas de retouches. J'ai envie que ça soit nature peinture, comme on dit. J'ai juste envie que ça soit tranquille parce que ce n'est pas un espace où j'ai envie d'être dans de la construction. J'ai plutôt juste envie d'être dans de la spontanéité. dans une envie de partage et d'échange avec vous et c'est ça qui me porte dans ce podcast. Mais voilà, et du coup c'est faire appel à de l'oral, au fait de parler encore et encore et de lâcher sa voix comme ça dans la nature pour échanger avec vous. Et écoutez, je ne sais pas, il y a quelque chose là-dedans qui m'a bloquée, qui m'a fait me procrastiner tout ce temps sur le fait de lancer ce podcast. Et pour ceux d'entre vous qui me suivent sur les réseaux sociaux depuis un moment, vous le savez, j'en ai longtemps parlé que j'allais enfin le sortir. Sauf que... Ce moment n'est jamais arrivé. Voilà, bravo pour la constance, Léa. Mais ce n'est pas grave, c'est comme ça. Et au fond, ça me fait beaucoup penser, ce que j'ai vécu avec ce podcast, à ce truc de la page blanche, de l'écrivain qui ne commence pas son livre, ou de musicien qui n'arrive pas à enregistrer sa chanson, de l'entrepreneur qui attend que tout soit parfait avant de se lancer. Et finalement, je me dis, mais on est tous comme ça à un moment ou à un autre, un écrivain devant une page blanche. Et la question qui m'intéresse vraiment, du coup, c'est mais qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Qu'est-ce que ça cache ? J'ai beaucoup réfléchi. Moi, j'aime bien penser beaucoup, réfléchir beaucoup, observer beaucoup. Et quand j'ai creusé honnêtement ce qui me travaillait au niveau de ce podcast... J'ai trouvé deux choses qui coexistent d'ailleurs très souvent, même si en vérité, généralement, on n'en voit qu'une à la surface. La première, c'est la perfection. L'idée que voilà, c'est pas encore assez bien, que c'est pas le bon micro, que ce sujet pour ce premier épisode n'est pas le bon, que ma voix ne sonne pas bien ou que je parle trop comme ci ou pas assez comme ça, que j'aurais dû attendre d'avoir 30 épisodes de près avant de publier le premier. Voilà donc cette perfection qui est en fait finalement avec du recul. Une excuse extraordinaire parce qu'elle ressemble à de l'exigence. Elle se fait passer pour nous qui voulons être sérieux, qui voulons faire les choses bien. Donc elle se déguise, cette perfection, elle se déguise en qualité. Alors qu'en vérité, c'est juste une folle du contrôle et qui vient nous maintenir dans une façon de ne jamais vraiment incarner ce que l'on veut, de ne jamais vraiment faire ces premiers pas qui nous permettent d'avancer. Et aussi, finalement, de ne pas s'exposer, que ça soit s'exposer publiquement parce qu'on est sur les réseaux sociaux ou parce qu'on fait un podcast ou s'exposer parce qu'on veut incarner un projet et qu'on a peur des retours qu'il y a dessus ensuite. Donc, finalement, quand quelque chose n'est pas sorti, on ne peut pas être jugé dessus. On ne peut pas avoir de retour négatif et finalement, on ne peut pas nous descendre de notre nuage ou de notre illusion qui nous faisait envie qu'on était bien à l'intérieur. Donc, il y a ça. Il y a cette première partie que j'ai observée chez moi. Et puis la deuxième, c'est aussi vis-à-vis en tout cas de moi pour le podcast, c'est cette peur de l'engagement. Donc ce n'est pas forcément vraiment la peur d'échouer parce que je ne considère pas qu'il y ait quoi que ce soit à échouer en lançant un podcast. En tout cas, moi, je le fais vraiment juste simplement dans une dynamique de partage avec vous, d'échange, envie de vous partager ce qui me passionne, ce que j'expérimente. Et ce qui pourrait peut-être vous, vous aider, résonner à l'intérieur de vous et vous guider ou pas à l'intérieur de votre vie aussi. Mais finalement, ce qui m'a vraiment pris, moi, avec le podcast et ce qui m'a fait traîner, c'est cette peur de m'engager dans quelque chose que je ne pourrais pas tenir. Ça, c'est quelque chose qui est assez particulier, difficile pour moi parce que je me suis dit, OK, si je le lance, ce podcast, et que dans trois mois, je n'en ai plus l'énergie. Et si du coup, j'arrête tout pendant quelques semaines ou quelques mois. Est-ce que ça va décevoir les gens qui s'abonnent ? Et si finalement la régularité de ce podcast est quelque chose qui me pèse et qui devient une contrainte plus qu'un plaisir ? J'ai eu cette peur-là qui a été assez paralysante pour moi dans la réalisation de ce podcast et je ne sais pas si ça résonne avec toi aussi, si tu as vécu des choses similaires. Parce que j'ai tellement l'habitude, moi aussi, au niveau de mon travail et de ce que je fais et de ce dans quoi j'œuvre, d'être beaucoup dans du forcing de tout le temps. de tout le temps aller au bout même si je le sens plus parce que quand j'ai dit que j'ai fait un truc je suis assez têtu bonjour les taureaux et du coup je me suis dit ok j'ai décidé ça je le fais c'est tout et en fait cette rigidité là elle me dessert dans ces moments où finalement je pourrais juste aller suivre avec le flow et donc faire ce podcast et que si je le sens plus je le sens plus et si ça m'inspire et que je veux continuer je continue et en fait il n'y a rien de mal à avoir des des élans des bases d'élan et un élan qui revient. C'est vrai qu'on a tendance à tout le temps vouloir être linéaire ou en tout cas, si vous êtes comme moi et que quand vous voulez faire quelque chose, vous avez cette tendance à croire que votre effort, que votre moteur, que votre qualité d'exécution doit être permanente sans jamais faillir, un de mes grands défauts. Du coup, quand on est là-dedans, on a l'impression que tant qu'on ne peut pas tenir un marathon de 3000 km non-stop, on ne se lance juste pas. Finalement, c'est ça qui a souvent été un frein, surtout pour moi et notamment avec ce podcast. Et aujourd'hui, vraiment, je me dis qu'en fait, le fait de projeter cet abandon futur complètement hypothétique, j'ai réalisé que c'était en train de justifier mon immobilité actuelle vis-à-vis du podcast. Et donc, je me suis dit, c'est quand même fascinant. C'est fascinant et ça m'a frappée quand je me suis confrontée à ça. Parce que c'est un mécanisme que je reconnais vraiment beaucoup et je le vois même chez les personnes que j'accompagne, je le vois même chez certains animaux. Et notamment chez les personnes qui apprennent à communiquer avec les animaux, qui se forment auprès de moi, etc. Parce que quand quelqu'un va commencer la communication animale, et si c'est ton cas peut-être que ça va te résonner, il y a toujours ce moment de suspension avant de se connecter, ce moment de doute, avant de se lancer à vraiment faire la communication animale. où on va être dans ce questionnement intérieur, dans cette sorte de retrait où on va se dire ok, alors est-ce que ce que je vais ressentir ça va être vrai, est-ce que ça va être vraiment ça, est-ce que je vais pas être plutôt en train de me raconter des histoires, est-ce que je vais être complètement en train de me planter Est-ce que je le fais finalement ? Est-ce que je le fais pas ? Est-ce que j'essaye ? Ou est-ce que je recule de 30 pas ? Etc. Et ce moment, je l'ai vécu des centaines de fois avec les personnes que j'ai accompagnées au cours des années. Et ce que j'observe, c'est vraiment que cette peur de s'engager dans une perception qui pourrait être juste ou pas juste en fait, c'est vraiment ce qui va nous paralyser parce qu'on se retrouve face au fait que peut-être on ne va pas pouvoir tenir le coup. Après, là, dans l'exemple de la communication animale, il y a aussi beaucoup une peur de l'échec et beaucoup d'émotionnel impliqué. Et il y a en fait des millions de choses. Et heureusement que dans un podcast, je peux faire plein d'épisodes parce qu'il y aura beaucoup de choses à dire. Mais en vrai, en fait, il faut oser se lancer et se dire que peu importe ce que ça sera, du moment où on va suivre cet élan à l'intérieur de nous, ça a déjà une certaine justesse. Et ça, déjà, ça change les choses, je trouve, dans notre démarche, dans notre élan. quand on veut faire quelque chose. Et finalement, quand on se lance dans une communication animale, ou moi là, en me lançant enfin vraiment dans des épisodes de podcast que j'ai décidé que je posterais, que j'arrêterais de laisser ça dans un placard ou de les supprimer, finalement, on va se rendre compte que ça change notre vision du monde parce qu'on se dit, ok, j'ai eu cet élan, je l'ai senti, et ensuite, j'ai fait en sorte qu'il existe, qu'il se dépose, qu'il s'incarne. Et donc finalement, ça change tout. Parce qu'au lieu d'être quelque chose, d'être un être, une personne qui va ressentir des envies, des besoins, des idées, qui va juste les mouliner à l'intérieur et jamais les acter, en commençant à les acter, on ne devient plus quelqu'un qui ne fait que rêver ou qu'avoir des projets, on devient quelqu'un qui peut être moteur, acteur de sa propre vie, de sa propre créativité, de ses propres élans. Et ça, je trouve que c'est immense. C'est super important, mais du coup, finalement, cette chose-là, justement, on se dit « Attends, mais si je commence vraiment à incarner le truc, ça veut dire que ça va devenir vraiment réel. » Et c'est là où, souvent, on peut faire des pas en arrière, on peut reculer, ça peut être vertigineux, et on se dit « Attends, attends, attends, finalement, je ne suis pas sûre. » Finalement, ça fait peur. Et je me dis « En fait, cette histoire de la page blanche, cette histoire de... » de ne pas oser le faire ce podcast, de ne pas oser créer ce programme, de ne pas oser faire ce projet, je ne sais pas ce qui vous concerne. Finalement, je vois ce truc de la page blanche, cette peur du vide de la page blanche, et je me dis mais en fait, peut-être que finalement ça n'est pas une peur du vide, mais plutôt une sorte de vertige devant quelque chose qui peut devenir vraiment bien réel. Et je crois qu'on a tous ça, en nous en fait, cette capacité de se mettre dans l'action, cette capacité d'incarnation de ce que l'on souhaite, de nos élans. Mais en fait, c'est recouvert de tonnes de couches, de mental, d'analyse, d'auto-jugement, de peur du regard des autres par exemple, mais aussi peut-être de certains restes d'expériences qu'on a eues avant qui nous ont appris à douter de nous, etc. Et en fait, on est devenus avec le temps des êtres vivants vraiment très doués pour pousser trop loin la réflexion et finalement assez mauvais pour agir simplement depuis ce que l'on ressent d'une manière générale. En tout cas, même si ce n'est pas dans tous les domaines de la vie, parce que pour moi, par exemple, j'arrive assez facilement à me lancer, mais le podcast est resté malgré tout dans un tiroir pendant deux ans, un grand challenge. Donc, ce n'est pas forcément que soit on l'est à 100% comme ça, soit on l'est à 0%. Ça peut dépendre de... Voilà, des zones de nos vies, de ce qui va nous challenger plus ou moins, etc. Mais en tout cas, en tout cas, voilà, généralement, on est assez fort pour surmentaliser absolument tout. Et dès qu'il faut passer à l'action, alors qu'on pourrait juste suivre l'élan qui finalement nous est donné à l'intérieur, le suivre comme surfer une vague. Mais on va freiner tout ça pour aller se torturer l'esprit. Et pendant que je vous parle de ça, ça me fait penser à une élève que j'ai... que j'ai dans ma formation en communication animale, reliance animale, qui a mis huit mois avant d'oser partager sa première communication animale. Donc elle a mis huit mois à observer en sous-marin les autres, à pratiquer dans son coin, à se dire qu'elle ressent des choses, elle pense mais elle n'est pas certaine, elle doute, elle a peur, etc. Et elle était tellement terrorisée de partager avec les autres sa CA. et en fait Quand elle l'a fait, ça s'est avéré que ça a été vraiment juste, que ça a été hyper juste, vraiment très très juste. Et en fait, elle a eu huit mois de retard. on va dire, pour un message qui était là depuis le tout début. Et elle s'est rendue compte qu'en fait, si elle n'avait pas attendu ces huit mois pour oser partager aux autres qu'elle avait fait une connexion, etc., si elle n'avait pas attendu tout ce temps, elle aurait eu... Elle aurait eu une confirmation de ses capacités tout de suite. Alors bien sûr, cette élève, elle avait bien évidemment fait le retour tout de suite à l'humain de l'animal. Bien évidemment, parce que quand on fait une communication animale, il faut faire un retour tout de suite. On ne garde pas les informations dans son coin. Mais même si l'humain avait dit que c'était assez juste, etc., elle n'y croyait pas. Elle avait peur. Et en fait, elle voulait vraiment le partager aux autres. et c'est ça qui pourrait aller être le résultat. finalement de sa réussite entre guillemets dans sa communication animale parce que du coup elle aurait pu elle a pu comparer avec ce que les autres ils ont perçu ils ont pu échanger ensemble et c'est ça qui pour elle le rendait vraiment réel pas juste être dans sa bulle avec l'humain de l'animal avec lequel elle avait fait une com enfin bref et du coup elle a réalisé que vraiment elle a eu des mois et des mois de retard et qu'elle aurait pu se tranquilliser tout de suite et se rendre compte tout de suite qu'elle avait été dans la capacité de faire quelque chose. Et au lieu de ça, elle s'est bloquée. Elle s'est bloquée parce qu'elle avait peur de faire ce premier pas, de pour la première fois vraiment partager pleinement à plusieurs personnes ce qu'elle recevait. Et en fait, vraiment, ce premier pas dont je parle depuis tout à l'heure, ce premier pas qu'on a parfois du mal à faire, mais en fait, il vient nous révéler. Et c'est vrai pour ce podcast que je suis en train de faire là. C'est vrai pour votre projet dans le tiroir, pour vous, ce que vous avez à dire, à créer, à transmettre. Ce n'est en fait pas vraiment dans le futur, c'est déjà là. Et du coup, ce premier pas, il n'est pas là pour faire apparaître, pour créer de zéro cette chose-là, mais plutôt tout simplement pour le laisser sortir. Et quand je me suis un peu focus sur cette vision-là, je me suis dit, ok, mais en fait, ça n'est pas créer de zéro le truc, c'est tout simplement lui déblayer le terrain pour qu'il puisse glisser tout seul vers l'extérieur, en fait, en quelque sorte. C'est un peu comme l'intuition, par exemple. L'intuition, en nous, elle n'est pas à créer de zéro, c'est pas quelque chose qu'on doit construire, c'est quelque chose qui est déjà là et qu'on doit laisser se révéler à nous-mêmes. Donc en fait, c'est un peu pareil avec ce truc de la page blanche, je trouve, voilà, je trouve que, en tout cas, moi, ça m'a beaucoup aidée. De sortir de cette vision que j'ai l'impression de devoir me sortir de nulle part un truc, mais plutôt qu'il est déjà là, puisque l'élan est là, puisque l'énergie est là. Mais en fait, il faut juste lui faire l'espace pour que ça sorte. Et je ne sais pas si vous voyez la différence, mais pour moi, il y a eu vraiment un positionnement qui n'a pas du tout été le même. Et c'est ce qui me permet de voir les choses différemment. Et je trouvais ça assez intéressant, c'est pourquoi je vous le partage aujourd'hui. Et il y a aussi un fait intéressant pour parler de tout ça. C'est quelque chose qu'on apprend, je trouve, quand on observe les animaux, notamment les animaux sauvages. C'est que dans la nature, une immobilité prolongée d'un animal, ça a toujours une signification. Ça n'est pas pour rien. Un animal qui ne bouge plus, ça peut être un animal qui se repose, ok. Mais ça peut être un animal qui attend quelque chose qui ne viendra peut-être pas. Ou un animal qui dépense une énergie à tenir une posture pour sa survie. Et donc, finalement, je me dis que cette énergie que je mettais à ne pas lancer ce podcast, mais à y penser constamment, à culpabiliser, à m'en vouloir, à me critiquer et blablabla, à recommencer des épisodes que je supprimais, donc toute cette énergie-là... Cette énergie, elle était réelle en fait. Elle n'était pas en train de disparaître sous prétexte que je n'agissais pas et que je ne postais pas le podcast. Et finalement, dans l'immobilité, dans la non-action, il y a aussi, comme on dit, déjà un choix, il y a aussi déjà de l'investissement, de l'énergie qui est en cours de route, qui est là en train de se dépenser, de fonctionner, d'être en action. Et en fait, cette énergie qui est là... en mouvement et qui se consomment en fait, qui se consument plutôt pendant qu'on est dans une inaction de quelque chose qu'on se retient de faire ben on pense que ça ça a moins de poids que celui de faire ce premier pas et d'enfin se lancer dans ce projet qu'on a dans le tiroir donc on reste dans cette immobilité mais qui est en fait extrêmement énergivore Et très chronophage aussi, si vous êtes de mon genre à répéter 15 fois les trucs, puis à les supprimer, puis à les refaire. Et du coup, finalement, c'est là où je me dis que la vision, elle est faussée, en tout cas de mon côté, dans ma perception. Parce que cette énergie-là de la non-action et de l'immobilité, elle est extrêmement lourde et elle se transforme en un poids qui, plus le temps passe, généralement, plus ça nous écrase, plus c'est lourd. Alors que ce premier pas, et peu importe ce qui peut nous faire peur derrière ou ce qui peut nous retenir derrière, finalement ça a l'air d'avoir un poids sur l'instant, mais la vérité c'est qu'une fois que la mise en action a été faite, une fois qu'on a actionné, qu'on a acté, c'est une libération, c'est une révélation, une libération et une ouverture qu'on a derrière. Donc finalement on reprend tout d'un coup une respiration et ça soulage et ça va mieux. Alors que quand on reste dans notre immobilité, ça reste juste un poids qui est là et qui nous pèse sur l'estomac et c'est tout en fait. Voilà. Et du coup, c'est ce dont je me suis rendue compte. Oui, j'ai beaucoup observé, je me suis beaucoup observée par rapport au lancement de ce podcast. Et bon, après, ça ne veut pas dire que tout est plus simple une fois qu'on a fait ce fameux premier pas. Mais en tout cas, moi, en enregistrant cet épisode aujourd'hui, je me rends compte que c'est quand même libérateur. Libérateur de tout simplement ne pas attendre... Le micro parfait, de ne pas me prendre trop la tête sur mes tics de langage, le son de ma voix, les petits sons qu'il pourrait y avoir autour, mes bugs, moi qui bafouille, etc. Que je n'ai pas forcément attendu, que je ne vais pas attendre d'avoir forcément 30 épisodes déjà prêts pour publier, lancer et incarner l'Instinctiva Podcast. Voilà, que je n'ai pas forcément attendu que tout soit parfait. Et j'ai juste décidé, en fait, là, ça m'a pété, je me suis décidée que, voilà, deux ans d'inaction, d'immobilité, de perte de temps à refaire, supprimer, refaire des épisodes, etc., c'était largement suffisamment long comme préparation qui, en fait, n'en était pas vraiment une, au final. Et du coup, je me dis, ok, vas-y, enregistre ton truc, ça suffit, y'en a marre. Et là, maintenant, en parlant avec vous, je reconnais... Je reconnais vraiment, en parlant avec vous et en ayant pris cette décision de vraiment poster ce que je suis en train de faire là, c'est ce sentiment que je retrouve aussi après une CA par exemple, c'est vraiment cette notion d'évidence, d'être là à faire quelque chose qui a toujours été là depuis le début en fait, et qu'il fallait juste que je laisse œuvrer, que je laisse sortir dans le monde de manière plus concrète. Donc finalement, voilà, je me dirais que cette moralité, peu importe si cet épisode de podcast sera, enfin si je pourrais le juger comme parfait ou pas, j'essaye de ne pas du tout me projeter là-dessus. Mais finalement, voilà, le premier pas ne sera peut-être pas parfait, il pourra être brouillon, imparfait, trop long, trop court. Mais en tout cas, il sera réel. Et ? dans le réel, dans le concret, il y a malgré tout, entre guillemets, une perfection que les choses qui restent dans notre tête, qui ne s'incarnent pas, qui restent dans nos tiroirs, n'auront jamais, puisqu'elles ne sont pas en train d'être réelles et de s'incarner, entre guillemets, bien sûr, d'accord ? Parce que je ne suis pas en train de dire que ce qu'on a à l'intérieur de nous, qu'on ne montre pas à l'extérieur, ça n'est pas réel, c'est pas ce que je suis en train de dire, je vois déjà les remarques qu'on peut me faire, donc je dis, attention, c'est pas ce que je suis en train de dire. Mais, même si ce premier pas, il n'est pas parfait, au moins, il a le mérite d'être fait, lui. Voilà, ça que je veux dire. Donc, au fond, même s'il y aurait peut-être 300 trucs à redire sur cet épisode de podcast que je suis en train de faire, au moins, il est fait et au moins, il sera publié. Et je me concentre là-dessus et je me dis que c'est ça qui est l'important. Surtout qu'en plus, je suis extrêmement heureuse, moi, de le faire, ce podcast, depuis le temps que j'en ai l'élan, justement. Je me dis, c'est même un affront d'avoir attendu autant de temps pour vraiment concrétiser le truc. Donc, si vous avez un projet dans un tiroir, je ne sais pas, vous aussi peut-être, ce podcast que vous n'avez pas encore lancé ou cette conversation que vous n'avez jamais eue ou ce changement que vous repoussez depuis trop longtemps, je veux vous laisser avec cette question finalement. Quelle énergie est-ce que vous dépensez à ne pas faire ce pas justement ? Et qu'est-ce que vous feriez de cette énergie si vous la libériez en le faisant, ce premier pas ? Voilà, j'adore les questions, vous commencerez à le comprendre en apprenant à me connaître. Et ceux qui me connaissent déjà depuis toutes ces années que je suis à mon compte sur les réseaux, vous savez. Merci d'être là en tout cas et d'avoir écouté jusqu'au bout ce premier épisode d'Instinctiva Podcast. Si cet épisode vous a parlé, vous a touché, n'hésitez pas à... à mettre une petite note sympa, à partager avec quelqu'un qui en aurait besoin aujourd'hui ou même à laisser un commentaire pour me partager votre ressenti, votre expérience, ça me ferait très plaisir. Et puis je vous souhaite une belle journée et je vous dis à très très vite pour la suite. Ciao !