Description
Le capitalisme, sans rival est le titre d’un best-seller tout récent de l’économiste Branko Milanovic — et il porte bien son nom. Oui, « le » capitalisme a de nombreux visages et s’abrite sous autant de « superstructures ». Il affiche parfois son wokisme, parfois pas ; il a tantôt des traits « asiatiques », tantôt américains, etc. Mais ce lien qui enserre l’ensemble du globe, consiste d’abord à croire :
- que la valeur ne naît pas du travail mais de la « valorisation de la valeur » ; – que la valeur – par exemple, spéculative s’accroît d’elle-même ;
- que chaque domaine de la vie, chaque région du monde et chaque peuple formé par l’histoire doivent se soumettre aux contraintes du mode de production capitaliste.
Cela signifie, en substance, qu’on ne cesse de réduire l’individu au rôle qu’il joue dans ce grand jeu de la concurrence – une concurrence qui s’appelle le « libre jeu des forces du marché ». La personnalité d’un individu, son intégration à une communauté, à une hiérarchie, la préservation active, créative, de sa famille, de son peuple, de la tradition : rien de cela ne compte. Ce qui compte, c’est ce que chaque individu « produit » ou « rapporte » sur le marché.
Intervention de Benedikt Kaiser le samedi 5 avril 2025 à La Maison de la Chimie.
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