Description
L'Éveil au fil du flux de l'innocence
L'absence d'espace est l'infini.
L'absence de temps est éternelle.
Si je suis loin de moi, ce n'est ni d'un micron ni même d'un flash du temps, mais de l'immensité séparant du Réel le lieu de chaque instant.
Réel pourtant situé mieux là que nulle part, maintenant que jamais.
Le souffle des Pléiades imprime son tempo aux mouvements des astres, à celui des marées et des respirations. Et de si nombreux règnes de nature flamboyante foisonnent de maintes formes et de mille beautés. Chaque particule de gaz, bulle d'air, goutte d'eau se recycle en scellant d'innombrables missions.
L'inspir nourrit, avant que l'expir purifie. Devance, le flux qui livre, le reflux qui délivre la liberté subtile du fil de la Vie.
Ce qui s'en va, ira et servira ailleurs.
Tant que l'air environne et que coule le fleuve, il n'y a ni lieu, ni temps de se sentir perdu. Nul vraiment n'échappe à l'essence de son âme, ni influence, ni change les cycles de son milieu ou même de l'univers.
Si redoutable qu'elle soit, la dure loi de la jungle et ses rapports de force se subordonne à l'ordre de collaboration qui régule les sorts et bride les instincts en esprit de service et de haut sacrifice, dans l'inconscient commun du Tout-universel. Parfaite orchestration dont nul ne connaît vraiment la partition.
Intuitionnons alors que la clé des portées, sans doute est l'innocence qui délicatement préserve des incidences de tout ce qu'elle n'est pas.
Les crêtes qui se dressent par delà nos sentiers, sont nos digues intimes, les reliefs apparents de nos regards posés.
S'il est une distance à la Paix véritable de l'île des innocents, c'est seulement franchie au cœur de la conscience, où affluent sans compter les bonnes volontés des âmes fatiguées sur des galères poussées aux vents du libre-arbitre, des pagaies du pardon.
Dès l'origine de tout, la Source en abondance de la connaissance est disponible en nous et il ne tient qu'à nous l'élan de faire silence, tout en stabilité et réceptivité, pour trouver constamment nos yeux de l'entendement, afin de dépasser méconnaître à savoir, avant que de connaître en vivant l'expérience, puis intégrer enfin jusqu'à prendre conscience.
Voici qui nous oblige sans aucun retour. Responsabilité : le sparadrap têtu, satanément collé à la Vraie Liberté.
Nous n'avons pas créé l'Amour qui nous transporte et qui gouverne tout, car il nous constitue. C'est pourquoi soyons cool, puisque coule le fleuve sur une Terre qui tourne, enveloppée d'un ciel à l'azur froid et clair.
Sauf à nous orienter dans un contre-courant, à nous aventurer vers les flots turbulents d'une quête d'autrement, vue dans un autre temps. Nous opposer en fait à qui nous sommes pourtant à l'autre extrémité de notre proximité, si grande toutefois.
Oui, c'est bien par nos murs, nos clôtures, nos armures, nos peintures et nos voiles que nous nous séparons, parce que nous confondons les verbes Avoir et Être.
Avoir la paix, est si loin d'Être en Paix.
Car, l'énergie d'avoir attribue l'apparence, l'éphémère et aussi le virtuel. Satisfaction, plaisir, bonheur, en contrepoids de soucis et tourments, regrets et culpabilité. Puis toujours des idées.
Cette énergie, vraiment, elle ne sera jamais la Joie d'Être Juste en Paix.
Tu grandis et t'éveilles devant ton personnage à t'en émanciper jusqu'à t'en détacher, voyant qu'il n'est pas toi, puisque tu réalises que tu ne peux pas être et celui qui est vu et celui qui le voit. Celui-ci, hâte toi, Oui, hâte-toi, non pas de l'être, ce que tu n'as jamais cessé, mais plutôt de le vivre, comme s'incarne le ciel qui fait fi des nuages.
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Texte déposé ©Renaud Soubise
Musique : ©Max Richter - Dream 3 (in the midst of my life)
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