- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans le podcast Introspection, le podcast qui invite à la réflexion, la transformation, la conscientisation, mais plus encore aussi à l'inspiration. Aujourd'hui, nous sommes avec Hugo, il nous vient de Carcassonne, il est créateur et responsable de son propre salon et on va passer une petite heure ensemble. Bonjour Hugo !
- Speaker #1
Et bonjour Marie, merci de nous recevoir.
- Speaker #0
Merci à toi de venir et d'avoir accepté l'invitation sur ce podcast dans ce format unique. C'est incroyable d'être ici.
- Speaker #1
Pour le coup, c'est vrai que c'est la première. Franchement, plutôt pas mal.
- Speaker #0
Pour ceux qui nous écoutent sur les plateformes, on est aussi également sur YouTube. Si vous voulez voir nos doux visages et voir ce beau format, n'hésitez pas à rejoindre aussi la plateforme de YouTube. Merci Hugo d'être ici. Du coup, si tu peux te présenter à nos auditeurs et auditrices.
- Speaker #1
Pour ma part, je suis Hugo, directeur artistique et fondateur de la marque So Hugo. La marque So Hugo se découpe en deux parties. On a la partie salon privé basé à Carcassonne. Et ensuite, je suis en train de développer aussi la partie collectif. L'idée, c'est de regrouper tous les coiffeurs d'univers différents, soit la partie studio, coloriste, coupeur, responsable, fondateur de salon. L'idée, c'est de les regrouper à un seul et même endroit afin de converger. vers l'évolution de notre métier. Après, il y aura peut-être des concours, des choses comme ça qui vont être amenées sur ce collectif. Et donc, l'objectif aussi, c'est d'apporter des formations, des séminaires à travers ce collectif.
- Speaker #0
D'accord, et vous êtes combien là déjà dans ce collectif ?
- Speaker #1
Là, on l'a lancé il y a un mois, on est dix, mais dans six pays différents. Waouh ! Effectivement, c'est parti en fait. Moi, de base, j'avais quelques contacts sur Tokyo. Donc j'ai spitié un peu l'idée et c'est vrai que c'est très très bien parti d'un coup. Et donc là aujourd'hui on se retrouve à Tokyo, New York, Porto, Vancouver, Paris et d'autres villes en France.
- Speaker #0
Ah ouais c'est en tour du monde de la croix.
- Speaker #1
Ouais exactement, donc du coup c'est vrai que c'est un collectif qui est de suite venu international, mais c'était pas l'objet premier donc c'est que du bonus et c'est très flatteur pour le collectif et pour l'idée aussi.
- Speaker #0
Ah oui, complètement, parce que du coup, tu es à l'origine de cette idée.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Waouh !
- Speaker #1
Donc plutôt sympa, franchement, plutôt sympa. Sur les retours aussi, on a pas mal d'idées de retours sur Instagram, tout ça. Parce qu'en fait, l'idée aussi du collectif, pour une personne qui n'est pas forcément de la partie coiffure, c'est de se rendre sur l'Instagram et avoir une ouverture aussi sur la partie artistique, sur tout le boulot qui est fait de par les coiffeurs, de pouvoir s'inspirer, de pouvoir... Et l'avantage qu'on a, c'est qu'on est basé à travers le monde. Par exemple, si demain, tu pars en vacances à New York, je te donne un exemple, et que tu cherches un coiffeur, tu vas pouvoir te rendre sur Instagram et trouver le coiffeur dans la ville où tu vas.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait, c'est finalement un gage de qualité.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, le gage de qualité, c'est aussi les coiffeurs qui l'apportent de par leur vitrine aussi sur Instagram. C'est-à-dire que pour ma part, je mets en avant les coiffeurs, mais c'est aussi... eux à travers leur vitrine digitale qui vont avoir aussi leur impact sur le collectif.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que le digital a son importance aussi encore plus dans nos métiers et encore plus aussi dans la coiffure qui montre aussi tout l'envergure artistique. Du coup, toi Hugo, tu as 24 ans.
- Speaker #1
Et oui, 24.
- Speaker #0
Depuis combien de temps tu es dans la coiffure ? Qu'est-ce qui t'a amené à faire tout ça ?
- Speaker #1
Moi, j'ai commencé à 19 ans. En fait, j'ai très vite compris qu'il n'y avait pas forcément un feeling avec l'école. Donc il fallait trouver un métier. Et en fait, entre midi et deux, j'ai coiffé ma grand-mère. Et j'ai kiffé le moment que j'ai passé. Alors elle vous dira que le brushing était bien. Ça reste, quand il y a des cheveux qui sont un petit peu cramés, c'est jamais bon signe. Mais c'était le premier. Donc en fait, j'ai surtout aimé le moment que j'ai passé avec elle. Et donc j'ai compris que cela pouvait être un métier et que c'était de la coiffure. Et donc du coup, à partir de là, j'ai commencé à me renseigner. De base, je devais partir dans une école privée. Puis après, on m'a proposé un contrat d'apprentissage. Donc, j'ai commencé à Carcassonne. Et ensuite, tout de suite après, je suis parti sur Paris. Sur Paris, je suis parti là pour le coup avec une valise et une paire de ciseaux. J'arrivais là-bas, je toquais aux portes. Bon, ça a plutôt bien marché. Parce que du coup, après, j'ai intégré l'école internationale de coiffure où j'ai pu passer mon BP. Et après, j'ai de suite basculé sur de beaux salons sur Paris.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais ça s'est fait sous forme de rencontres, de feelings. Et après, c'est comme on m'a de suite fait confiance en salon.
- Speaker #0
Tout à fait. Parce que là, tu étais âgé de 19, 20 ans finalement.
- Speaker #1
J'avais 20 ans,
- Speaker #0
oui. Qu'est-ce que ça fait de tout quitter comme ça pour partir dans une grande ville ?
- Speaker #1
Disons que j'avais tous les collègues qui partaient sur Toulouse. Là, on tourne le podcast à Toulouse, mais j'avais tous mes collègues qui partaient sur Toulouse. Et c'est vrai que... Moi, je suis tout ou rien. Et en fait, je me suis dit à partir, autant directement partir à la capitale. Je n'avais rien à perdre. De part, je n'avais rien. Tu as gagné. Oui, j'apprenais. Donc, c'était pendant les études. Donc, c'est là où je me suis dit, tente le tout pour le tout. Va sur Paris. Tu prends ta valise, tes ciseaux, ce dont tu as besoin. Et après, tu vois ce que ça donne. Et puis, finalement, c'était très enrichissant aussi sur le plan personnel, mais aussi sur la partie professionnelle.
- Speaker #0
Professionnelle, oui. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ? Qu'est-ce que tu aurais aimé apprendre peut-être, comme ça, à partir avec rien, avec un ciseau, une valise ?
- Speaker #1
Tu apprends à te débrouiller seul, parce que du coup, je n'avais pas de famille, je ne connaissais personne sur place. C'est vrai que tu apprends surtout à te débrouiller seul. C'est vrai que quand tu es à Carcassonne, entouré de ta famille, dès que tu as un petit besoin ou quelque chose, « Allô ? Salut, ça va ? J'ai besoin de quelque chose ! » Et là, il n'y a pas. Ou sinon, c'est à l'autre bout de la France. Donc, se débrouiller seul. Et après, il y a des petites étapes, il y a des échecs, des choses comme ça qui font que tu essaies de remonter seul. Mais ce qui fait qu'au final, c'est super.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu grâce à ça finalement que tu es devenu la personne que tu es aujourd'hui,
- Speaker #1
professeur. Complètement, parce que quand je suis parti, j'ai fait le BP. La dernière année de BP, j'étais coiffeur en salon, mais en poste, boulevard Saint-Germain. C'est une belle avenue sur Paris. Et après, moi, ça m'a déclenché d'autres opportunités. Et donc, c'est là où, petit à petit, le step s'est élevé, on va dire. Et où j'ai pu finir, avant de monter mon salon, où j'ai pu finir, du coup, directeur d'un salon de coiffure au service de deux hôtels 5 étoiles.
- Speaker #0
D'accord. Ah oui, donc c'est une expérience hyper enrichissante, finalement, qui t'a donné aussi l'envie d'être ton propre patron,
- Speaker #1
si je puis dire. Ouais, exactement. En fait, c'était aussi le... Quand j'étais directeur au service des deux hôtels 5 étoiles, il y avait beaucoup de responsabilités en tant que directeur. J'avais 23 ans. Et du coup, il y avait beaucoup de responsabilités en lien aussi de par la clientèle, de par tout ce que ça engendre derrière. Parce que quand vous êtes dans les hôtels, il faut savoir quand même que vous avez la clientèle internationale qui vient.
- Speaker #0
Donc, il faut parler anglais.
- Speaker #1
Exactement. Il faut parler anglais, savoir que mon anglais n'était pas... Enfin, il ne cassait pas trois pattes à un canard. On ne va pas se mentir, je n'étais pas bilingue. Mais il fallait se débrouiller.
- Speaker #0
Faire face aussi à des cultures différentes aussi. Peut-être que c'est différent.
- Speaker #1
Oui, des cultures différentes et puis des mentalités aussi différentes.
- Speaker #0
Tout à fait, oui. Dans le prestige, etc.
- Speaker #1
Exactement. Donc, il fallait, à 23 ans, être en capacité de gérer tout ça pour pouvoir proposer un service 5 étoiles.
- Speaker #0
Bien évidemment.
- Speaker #1
Et après, le transmettre aussi aux collaborateurs que j'avais sur place.
- Speaker #0
Waouh !
- Speaker #1
Voilà, voilà.
- Speaker #0
Donc maintenant, à 24 ans... Et du coup,
- Speaker #1
c'était un peu la suite. C'était un peu la suite dans le sens où j'ai réussi. Personnellement, je trouvais que j'avais réussi dans le sens où j'étais directeur, responsable. Dans les hôtels 5 étoiles, pour moi, c'était aussi un rêve de gosse d'arriver dans les hôtels 5 étoiles. Parce que je ne côtoie pas les hôtels 5 étoiles à mon habitude. Mais d'y travailler, d'être au service de cette clientèle, c'était aussi un rêve pour ma part. Et donc une fois que j'avais coché un peu cette case dans ma to-do list, j'avais cette petite voix qui me disait, bon maintenant il faut que t'ailles tout seul.
- Speaker #0
Tu peux passer à la prochaine étape. Ouais exactement. Mais t'as pas eu de crainte justement de te dire, bah là je suis drivé par personne si ce n'est que moi-même. J'imagine que ces expériences t'ont appris beaucoup de choses sur toi, moi aussi personnellement et professionnellement. Mais qu'est-ce qui t'a dit, allez on se donne le courage encore plus de passer une étape ?
- Speaker #1
Bah moi en fait je l'ai pas vu comme ça. C'est-à-dire que moi en fait, mon salon, la marque So Hugo, Pour moi, c'est juste une tribune pour m'exprimer sur le plan artistique, sur d'autres plans, enfin, sur le plan aussi entrepreneur, sur tous les plans. Mais pour moi, c'est juste une tribune pour m'exprimer. Donc, je ne me suis pas dit, tu vas monter cette société, ce salon, tout ça, et il y aura forcément un échec au bout. Moi, je me suis dit, voilà, tu dois laisser le temps, le temps au temps, même si ça ne fait que cinq mois et il y a de belles opportunités qui en découlent. Mais non, je ne l'ai pas vu dans cette optique-là, mais plutôt me dire, OK, maintenant, tu as cette expérience. à toi de te monter ta propre tribune et de travailler pour toi et essayer de te développer toi-même.
- Speaker #0
Oui, finalement, tu as suivi l'élan de ton cœur, ta passion, pour pouvoir t'exprimer dans ce que tu souhaites et dans ce que tu aimes, donc ça, c'est incroyable. Quelque part de ta passion et tu es libre d'en faire ce que tu veux.
- Speaker #1
Ce que je dis, c'est que moi, par exemple, je ne suis pas footballeur, je ne suis pas rugbyman, je suis coiffeur, mais par contre, moi, je vis de ma passion et à mon compte. C'est-à-dire que moi, par exemple, je peux comparer ça aussi avec des artistes. Quand ils sont indépendants, ils sortent par exemple un album ou des choses comme ça. Moi, si je sors un album, ça ne va pas être foufou, on va se le dire. Mais par contre, je coupe des cheveux, je fais des balayages, des couleurs. Et donc du coup, moi, je le vois plutôt comme ça. Moi, je ne sors pas un album, mais par contre, je sors un salon, un collectif. des choses comme ça.
- Speaker #0
C'est ça, oui.
- Speaker #1
C'est plutôt cette partie-là, moi, que...
- Speaker #0
Oui, parce que finalement, au-delà de sublimer la personne au travers de la coiffure, tu cherches aussi à regrouper, tu formes aussi des gens, des personnes, tu réalises un collectif, une communauté, ça s'incroyable, finalement, de mettre en valeur comme ça la coiffure, et d'être un peu en porte-parole aussi, quelque part.
- Speaker #1
Après, l'idée, c'est vraiment de mettre en avant les gens, parce que c'est vrai que... Aujourd'hui, c'est un peu décaze, du coup, c'est moi qui passe à la caméra. Les propos ne vont pas être... Mais c'est vrai que le but à terme, c'est vraiment de mettre en avant les gens. Moi, c'est vrai que mettre en avant, ce n'est pas forcément le but. Et pareil, dans mon salon, l'idée, c'est de refaire découvrir la personne, comment elle est vraiment, à travers une coupe. Je ne suis pas fort, mais vraiment de montrer le potentiel de la personne à travers une coupe, une couleur. Et à travers le collectif, c'est de mettre en avant des éléments qui sont... incroyable. Je pense par exemple à Lucie à New York, qui fait un travail juste énorme. Tous les ambassadeurs font des boulots juste incroyables. Et en fait, l'idée, c'est juste de les regrouper et se dire finalement, venez, on avance ensemble pour justement augmenter, enfin, grossir ensemble.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ensemble, on est plus fort, quoi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te pousse en toi de vouloir... Enfin, qu'est-ce qui t'a toujours driveé de vouloir réunir les personnes ou de vouloir sublimer les personnes ? Enfin, ça a toujours... fait partie de toi ou ça s'est traduit au fil du temps dans ton métier ou tu as toujours été comme ça depuis tout petit ?
- Speaker #1
Non c'est plutôt au fur et à mesure du métier. Comme j'y suis tombé dedans sans forcément le vouloir. Parce que comme je te disais tout à l'heure, l'école j'ai de suite compris que c'était pas forcément ça et puis j'ai coiffé ma grand-mère donc ça a été un déclic. Puis après le fait de partir sur Paris ça t'ouvre non pas forcément des portes dès le début mais une vision. C'est à dire que tu vas aller par exemple sur un show tu vas voir des choses et en fait tu te dis ben finalement pourquoi pas moi et en fait c'est aussi ça le truc c'est de se dire mais finalement pourquoi avec ce collectif dans deux trois cinq ans pourquoi nous on n'aurait pas notre show et à paris donc c'est plutôt dans cette idée là de se dire ben finalement pourquoi pas nous oui oui c'est ça tu as des rêves et au final tu fais en sorte de pouvoir les rêver ouais exactement après il y a les rêves et après il faut le moi ce que je dis souvent c'est que les rêves se transforment en objectif et après il y a tout un chemin pour y arriver Le plus dur, c'est le chemin. L'idée, on peut vite l'avoir. Mais du coup, le chemin, c'est le chemin à parcourir. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on est plutôt pas mal sur le chemin.
- Speaker #0
Alors, sur ce chemin, c'est un chemin qui est professionnel, c'est sûr. Mais c'est aussi un chemin qui impose une mentalité assez positive, j'imagine. Une certaine confiance en soi, une connaissance de soi aussi. Une introspection, un petit clin d'œil au podcast.
- Speaker #1
En fait, moi, je suis... C'est vrai que c'est... Comment te dire ? C'est vrai que moi, je suis... J'ai une autre passion aussi, c'est la mentalité de tous les chefs étoilés. Avec la remise en question régulière, l'exigence, toute cette partie-là, que moi j'essaye à mon échelle de reproduire dans mon boulot. C'est-à-dire que par exemple hier, comme tu l'as souligné, je fais de la formation. Hier j'étais en formation, dès ce matin 8h, j'ai essayé d'analyser la formation, savoir les points positifs, les points négatifs, pour justement... faire une meilleure formation la prochaine fois. Et je pars du principe que dans le positif, il y a toujours une petite part de négatif, et dans le négatif, il y a toujours du positif. Le plus dur, c'est le déceler, de le comprendre et d'essayer d'évoluer en fonction. Et donc, en fait, moi, c'est ça que j'essaye de faire à chaque fois, d'évoluer sur ces parties-là. Donc oui, après, de la confiance en soi, je pense qu'il y a confiance en soi, oui et non. Il y a toujours une part de...
- Speaker #0
De doute ? Oui,
- Speaker #1
de doute. Voilà, mais toujours essayer de croire. Moi, la ligne de conduite, c'est les rêves. Donc toujours essayer d'y croire, même si des fois, ça peut partir dans tous les sens, de par la grandeur des rêves. Mais aujourd'hui, on peut constater quand même que j'ai été directeur d'un second dans deux hôtels 5 étoiles, ce qui était mon rêve quand j'ai commencé à 17 ans la coiffure. Et finalement, avec beaucoup de sacrifices, là par contre, avec les sacrifices, il y en a énormément.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
C'est-à-dire, les sorties, on n'y est pas trop. Les appels, oui, tu peux sortir, s'il te plaît ? Non, je ne peux pas. Finalement, je suis désolé, ce n'est pas possible. Après, c'est vrai que j'ai un cercle d'amis qui le comprend. Et c'est OK avec ça. Mais c'est vrai qu'au début, typiquement dans les hôtels, je parle beaucoup de cette expérience, que c'était l'une des plus belles expériences, de par la confiance aussi qui m'a été émise par la direction. Exactement. Parce qu'à 23 ans, me donner les rênes, c'était assez dingue. C'est vrai que ça a été assez fou. Mais derrière, il y avait énormément de travail. C'est-à-dire que je pouvais travailler 7 jours sur 7.
- Speaker #0
C'est ça finalement ta vie de jeune adulte, elle a été un petit peu coupée au travers de... D'abord la priorité c'est le travail, mais alors évidemment tu as toujours suivi ton rêve, mais est-ce qu'au fond de toi tu te dis, bah mince, est-ce qu'on rattrapera ce temps qui n'a pas été alloué quelque part à profiter avec les amis ? Ou comment tu le vis quelque part ?
- Speaker #1
Alors là je pense que dans l'instant T si je parle comme ça c'est que j'ai pas réussi quelque chose. Ok. Très honnêtement, après, les conseils, on les fera quand je serai à la retraite ou des choses comme ça. On constatera si j'ai bien fait ou pas. Mais là, pour l'instant, comme je dis, c'est bien un rêve. Oui, t'es au clair avec ça. Je suis largement au clair avec ça. Et finalement, je vois que ça fonctionne. Ça paye, tu vois. C'est ça. Et comme je dis souvent, là, en ce moment, avec tout ce qui se passe, tout ce qui peut se passer. De positif. Oui, de positif. C'est vrai que j'ai clairement la tête dans les nuages, mais les pieds bien sur terre pour... continuer le chemin encore qui est encore bien long mais non là aujourd'hui je peux pas te dire qu'il y a du regret il y a que du kiff là c'est des sacrifices mais les sacrifices ils deviennent je pense un mode de vie donc moi aujourd'hui ça a toujours été comme ça. Non ouais mon salon il est ouvert le dimanche le lundi tu vois donc c'est pour moi c'est ok avec ça et c'est un mode de vie aujourd'hui oui et tout l'entourage que j'ai savent que les dimanches faut pas m'appeler savent que mon jour de repos c'est le mardi ou des fois le mardi je suis ailleurs etc mais voilà j'ai essayé de bâtir toute ma vie autour de ça et aujourd'hui je me suis dit très fier parce que je trouve qu'à
- Speaker #0
24 ans c'est un bon début à 24 ans t'as une maturité qui est incroyable d'ailleurs j'ai appris aujourd'hui que t'avais 24 ans alors que ça fait quelque temps qu'on se connait quand même mais des fois j'essaye de le cacher
- Speaker #1
Je suis en formation, je ne dis pas souvent mon âge. Oui,
- Speaker #0
mais c'est tout à ton honneur.
- Speaker #1
C'est incroyable.
- Speaker #0
C'est une maturité. C'est surtout aussi une vision que tu as pour l'avenir de la coiffure, pour ton avenir à toi. Et ça, c'est incroyable que tu aies cette distanciation, finalement, de construire ton avenir au travers de tes rêves. Et je trouve ça hyper inspirant. Parce qu'il faut écouter son cœur, il faut suivre sa passion. Et c'est ce qui nous donne envie de nous lever chaque matin.
- Speaker #1
Et ça c'est ? C'est ça, parce qu'après des fois on a toujours des moments bas, ça arrive à tout le monde, mais après du coup quand c'est ton rêve qui devient un projet, et quand c'est quelque chose qui te touche à l'affect, en fait c'est différent, c'est-à-dire que des fois bien sûr que t'as pas envie de te lever à 6h pour faire telle ou telle chose pour le plan administratif ou quoi que ce soit, mais t'as toujours ce petit rattachement où tu te dis finalement je suis en train de kiffer. Et on le fait ? Ouais, et tu le fais. Moi, je vois des fois, je me lève à 6h et des fois, à 21h, je finis le salon et je finis à 22h. Mais c'est juste un kiff. Donc, c'est différent. Et après, il faut faire attention parce que du coup, l'affect, quand tu fais un truc qui te tient énormément à cœur. Mais du coup, les fois, le côté négatif t'affecte deux fois plus que si c'était quelque chose de lambda.
- Speaker #0
Oui, au final, c'est un bout de... ton âme aussi, ce projet. Tout ça, c'est ta passion, ton rêve. C'est une partie de ton expression aussi, comme tu disais en tout début de podcast. Mais du coup, pour ceux et celles qui nous écoutent, j'ai quand même une question parce que toi, ta passion, tu l'as trouvée à 19 ans et souvent... 17 ans, pardon. Oui, 19 ans, tu étais à Paris déjà. Elle était déjà partie, la passion.
- Speaker #1
Au contraire.
- Speaker #0
Elle peut driver déjà plutôt.
- Speaker #1
Elle peut driver déjà, oui.
- Speaker #0
Mais pour ceux et celles qui sont toujours en quête de trouver une passion ou qui se demandent peut-être, ben voilà, moi je vis ma vie comme ça, mais je n'ai rien qui me transcende. Comment on fait pour trouver cette passion ? Parce que toi, finalement, jamais de ta vie, de tes zéros à 17 ans, tu te serais dit, la coiffure, c'est ma passion, c'est ça qui va driver.
- Speaker #1
Pas du tout intégrer le JGN. Voilà. On était sur un autre projet.
- Speaker #0
On est aux extrémités.
- Speaker #1
On est vraiment à l'opposé. L'un de mes premiers kiffs, quand j'étais en école primaire, c'était vraiment d'intégrer le GIGN. Ah ouais ? Ah ouais, j'étais prêt.
- Speaker #0
Après, en soi, si on fait la corrélation, t'es un fonceur, t'es un visionnaire. Si on peut dire le parallèle, le GIGN, il pense aussi.
- Speaker #1
Il faut réfléchir quand même.
- Speaker #0
Mais bon, je...
- Speaker #1
C'est quand même clair. Après, le truc, je trouve... La passion c'est d'essayer en soi. Moi par exemple, typiquement avec la coiffure, j'ai fait un brushing à ma grand-mère. Parce que sa coiffeuse était malade, que son brushing était... C'est vrai qu'à un certain âge c'était très important. Et donc pour elle c'était juste pas possible de sortir son brushing. Et donc du coup, les aléas ont fait que j'ai dit, pour lui faire plaisir, vas-y je te le fais. Comme je disais tout à l'heure, c'était une catastrophe, c'était vraiment... pas passable, mais du coup, finalement, ça a découlé sur une passion. Donc c'est plutôt essayer des choses, finalement.
- Speaker #0
Du coup, c'est un petit peu un hasard de la vie, pas si hasardeux. Donc, j'ai une question quand même pour toi. Est-ce que tu penses que c'est un peu le destin qui t'a amené à faire ça ? Ou, ben voilà, c'est comme ça et on...
- Speaker #1
Non, après oui, je pense que c'est le destin avec du recul, je pense. Je pense que rien n'arrive par hasard. Moi, quand j'ai vu la coiffure entre les mains, je ne me suis pas dit, oh non, ce n'est pas possible, on reste dans le gygène. Je me suis dit, bon... Pourquoi pas, ça me tombe là-dessus, j'ai kiffé le moment. En soi, pourquoi pas, je peux gagner un peu d'argent.
- Speaker #0
Allez, on y va. On y va. Parce que finalement, qu'est-ce qui te plaît dans la coiffure ? Le contact humain ?
- Speaker #1
Ouais, le contact humain, c'est dingue de voir une personne rentrer de façon des fois un peu difficile, parce que des fois, il y a des moments difficiles avec la personne, avec la personne qui passe des moments difficiles.
- Speaker #0
Dans sa vie ?
- Speaker #1
Dans sa vie, sur le plan personnel, etc. Et c'est vrai que tu peux... redonner le sourire à quelqu'un. Et donc ça c'est vrai que c'est quand même assez fun quoi.
- Speaker #0
Oui, assez valorisant de pouvoir l'accompagner. Parce que du coup tu l'accompagnes dans la coiffure mais au final vous avez aussi un échange ?
- Speaker #1
Oui, plus particulièrement dans le salon à Carcassonne, le salon privé. Il faut savoir que vous êtes seul dans le salon.
- Speaker #0
C'est génial ça. Ouais,
- Speaker #1
ça c'est top. Et ça c'était vraiment le truc que je voulais faire.
- Speaker #0
Pour que les personnes puissent se sentir en confiance ? Oui,
- Speaker #1
pour qu'il n'y ait pas de barrière, pour que juste la personne soit à l'aise. Après, il y a d'autres particularités sur mesure que je mets en place. C'est-à-dire que quand vous rentrez dans le salon, vous pouvez choisir votre musique.
- Speaker #0
Ah, on arrive, on met la playlist ?
- Speaker #1
Vous mettez la playlist que vous voulez.
- Speaker #0
C'est génial !
- Speaker #1
Donc en fait, tout est mis en œuvre pour que la personne se sente bien et puisse se libérer un maximum.
- Speaker #0
Bien sûr !
- Speaker #1
Parce que c'est vrai que dans d'autres salons, ça peut être compliqué d'effort de se lâcher complètement. on va appuyer à des moments de vie, donc des fois en période de cancer ou de choses comme ça, la personne a envie de se retrouver seule avec son coiffeur. Et donc c'est pour ça que moi j'ai mis en place toute cette partie-là, pour que vraiment la personne se libère durant ce moment.
- Speaker #0
Et est-ce que tu accompagnes à la libération au travers de questions, ou tu laisses un petit peu la personne se livrer, ou parfois la personne ne se livre pas et juste reste un peu dans sa bulle de confort ?
- Speaker #1
Sur la partie de diagnostic, moi j'ai plusieurs parties. Il y a vraiment la partie historique, donc historique de son cheveu, pour après pouvoir voir ce qu'on peut faire, pas faire, etc. Ce qui a été fait avant, les points qu'elle a aimés et pas aimés sur les coupes précédentes. On peut aimer une coupe, mais on peut aimer certaines choses de la coupe. Et ensuite, surtout, quand on fait le diagnostic, je regarde surtout les mimiques de la cliente.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc si elle passe la main sur la main de ce côté, de l'autre, pour pouvoir après placer sur une frange ou des choses comme ça. Donc c'est vrai que quand la cliente rentre... On va dire que chaque détail compte pour pouvoir faire soit une coupe sur mesure et soit auquel cas une coloration ou un balayage sur mesure. Et donc c'est sur tous ces points-là qu'on va axer sur quelque chose qui est vraiment à la personne.
- Speaker #0
D'accord, c'est génial, c'est du sur mesure.
- Speaker #1
C'est pas mal, c'est l'idée. En fait,
- Speaker #0
on entre dans le salon et on tombe dans une expérience 100% immex.
- Speaker #1
Exactement, l'idée c'est vraiment d'avoir une expérience complète, d'où la musique, etc., de pousser la chose au maximum. Pareil sur la gamme de produits que j'utilise et dont je suis formateur, les formulations, tout ça, sont vraiment sur mesure. On va vraiment pousser le sur mesure au maximum pour justement avoir une couleur unique. L'avantage, c'est que la cliente ne peut pas retrouver la couleur partout, pas le maintien. Mais il y a aussi ce côté unique que la cliente va avoir aussi. Oui,
- Speaker #0
et puis ce côté humain, ce côté relationnel, parce que j'imagine, quand on sort de ton salon, on a le sourire. Est-ce que tu as des petites anecdotes de personnes qui t'ont déjà dit des petites...
- Speaker #1
choses positives ?
- Speaker #0
Les clients qui t'ont marqué ?
- Speaker #1
En fait, quand j'ai ouvert, je sais que tout ce qui est réseau social, c'est qu'il faut y être.
- Speaker #0
Et c'est difficile !
- Speaker #1
Et je n'y suis pas forcément, et je ne suis pas tout le temps dessus, je l'avoue. Mais du coup, sur mon site internet, elle m'avait mis un message juste exceptionnel où en fait, elle a retranscrit tout ce que je voulais mettre dans le salon. C'est-à-dire qu'après, il y a du conseil. Je vous donne des conseils sur comment se coiffer à la maison. Moi, je pars du principe que je suis le coiffeur, et je suis le coiffeur d'un jour. Le vrai coiffeur au quotidien, c'est vous qui allez vous recoiffer au quotidien. Donc si derrière, vous n'avez pas des petites astuces pour pouvoir vous recoiffer, en fait, vous pouvez faire la meilleure coupe du monde, ou n'importe quel coiffeur va faire la meilleure coupe, mais si vous n'essaiez pas de le mettre en avant de façon quotidienne, ça peut être délicat. Et en fait, du coup, sur le commentaire, elle avait vraiment illustré tout ça. Et là, quand j'ai reçu le message, j'ai fait...
- Speaker #0
Wow ! Est-ce que t'as eu la larme à l'oeil ou pas ?
- Speaker #1
Il y a eu de l'émotion. Pas de mentir, il y a eu de l'émotion. Il y a beaucoup de travail pour monter des projets, des choses comme ça. Il y a beaucoup de... Quelques galères. Et c'est vrai que quand tu reçois un message comme ça où... Mais ce n'est pas une amie à toi, ce n'est pas prévu, ce n'est pas une chose comme ça. C'est au moins une cliente lambda. Donc du coup, là, ça vient du cœur. Donc là, du coup, c'était dingue.
- Speaker #0
Ah ben, c'est la raison pour laquelle tu fais ce métier.
- Speaker #1
Ouais, et tu te dis, ce n'est pas pour rien que tu travailles tous les jours.
- Speaker #0
C'est clair. Oui, on sait pourquoi on se lève le matin. Pour donner du baume au cœur aux personnes.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Oui, parce qu'au final, au-delà d'être un coiffeur, tu apportes du positif dans la vie des personnes. et je le sais, tu me l'as dit en... off, tu coiffes aussi pas seulement dans ton salon professionnel. Tu es aussi dans une structure avec des personnes âgées. Et je trouve ça magnifique aussi d'apporter du réconfort à ces personnes-là.
- Speaker #1
En fait, j'ai la chance d'avoir un métier qui est très vaste. Partout où il y a de l'image, il y a un coiffeur. Il y a un coiffeur partout. Et donc, du coup, quand j'ai ouvert le salon, j'ai voulu vraiment coiffer tout le monde. Et coiffer tout le monde, ça comprend aussi la personne qui a 20 ans, la mère de famille, le père de famille, etc. Mais il y a aussi une autre partie, donc qui était personnes âgées, et où je voulais quand même que dans mon planning, mettre un moment pour elles, pour eux, pour mes femmes, axé vraiment que pour elles. Et donc du coup, le mercredi matin, j'ai toute la matinée dans une résidence senior à Carcassonne, où je vais les coiffer. D'accord. Et donc, du coup, c'est déjà rien que pour moi très valorisant, dans le sens où c'est des sujets de conversation complètement différents.
- Speaker #0
Bien sûr, ouais.
- Speaker #1
C'est une autre approche de la vie. Oui, c'est ça. Complètement. Et donc, du coup, c'est super enrichissant, en fait. C'est-à-dire qu'effectivement, je donne parce que du coup, c'est moi qui fais la prestation, on est ensemble, on passe un bon moment. Mais aussi, en fait, eux, ils m'en rendent énormément.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Là, je te donne l'exemple, j'ai une cliente qui est là toutes les semaines. La plupart sont là toutes les semaines. Et en fait, au final... Tu tisses des liens. Bien sûr qu'on reste sur le parti professionnel, bien entendu. Mais ça reste... C'est différent. C'est-à-dire que je commence à 9h, à 8h45, elle est devant le salon. Et c'est des moments qui sont super. C'est des moments de vie que je trouve incroyables. Et c'est pour ça que je trouve que dans la coiffure, on a cette chance de pouvoir étayer un peu pas mal d'univers. Et je trouve ça bien de pouvoir justement tester tous ces univers.
- Speaker #0
Oui, parce que du monde t'en rencontre. T'as touché différents milieux entre Paris, Carcassonne, là on avait le collectif, etc. Qu'est-ce que t'as appris auprès de ces différentes personnes ? Est-ce qu'il y a des choses qui t'ont marqué ?
- Speaker #1
Des choses qui m'ont marqué ?
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
je sais pas. Après, ce qui m'a marqué, c'est que sur Paris, ça a été vraiment que tout était possible. À Paris, je trouve que beaucoup de choses sont possibles. Après, en termes de temps, ça met énormément de temps. Moi je suis resté que 4 ans, donc honnêtement c'est pas assez pour avoir un grand nom, pour faire plein de choses sur place. Mais par contre sur le plan personnel, ça m'a appris que finalement tout est possible. Et en fait quand je suis revenu de là, à l'hôtel 5 étoiles, je suis revenu avec une mentalité où tout était vraiment possible. Et donc ça m'a aidé sur la prise de fonction dans l'établissement. Parce que du coup au début t'es un peu pas légitime. Quand t'as 23 ans, tu rentres dans un hôtel 5 étoiles, t'es surtout impressionné par le lieu.
- Speaker #0
Oui, bonjour !
- Speaker #1
Salut, ça va ? Et du coup, je suis le coiffeur. Mais après, il faut être honnête sur les choses, dans le sens où tu rentres dans une atmosphère qui est vraiment exceptionnelle. Et des choses qui, moi, me faisaient rêver avant, moi, je te donne un petit truc, moi, quand je suis descendu de l'hôtel, et que je suis descendu au casier, j'avais mon propre casier. C'était une dinguerie. C'est-à-dire que moi, je rentrais dans le salon. Je rentrais pas dans le salon, je rentrais comme dans un match de rugby, tu vois, à l'époque où tu rentres, tu vois, tu te changeais, tu te mettais en uniforme et tu partais, tu vois. Et donc, ouais, ça m'a appris vraiment que tout était possible. Mais par contre, derrière, il y a énormément de travail à faire. Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui, même si tout part très bien, on va pas se mentir, je suis très content du démarrage. Je suis surtout conscient du chemin qui reste à accomplir. Ah ça,
- Speaker #0
ouais. Est-ce que pour toi, t'es heureux, là, dans ton travail ? Mais est-ce que tu penses que tu pourrais encore plus l'être ?
- Speaker #1
Je pense qu'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. C'est-à-dire que là, déjà, je me suis mis à mon compte. Il y a énormément de projets qui popent et qui vont popper encore dans les prochaines semaines, prochains mois. Et je pense qu'il ne faut pas tout confondre dans le sens où il ne faut pas aller trop vite. Moi, j'ai la chance aujourd'hui, en termes de structure, de tout ça, d'avoir tout ce que je rêvais. Bien sûr. Dans le sens où avoir un salon que je coiffe tout le monde, être formateur pour une marque, avoir un collectif. qui est au début mais qui commence très très bien donc je pense qu'il ne faut pas tout confondre c'est à dire qu'aujourd'hui pour moi je suis extrêmement heureux c'est à dire que tout se passe...
- Speaker #0
Comme tu l'imagines.
- Speaker #1
Comme prévu, honnêtement. Après, il y a toujours des petits aléas. Bien sûr. Mais la ligne... On est au bon endroit. Tout se passe comme je le souhaitais. Après, plus, je pense qu'il faut laisser le temps. Je pense qu'il faut laisser le temps. Et surtout, il faut laisser le temps à moi d'être en capacité de tout gérer.
- Speaker #0
C'est ça, parce qu'on dit bien... Encore une fois, je le répète, parce que je trouve ça très... Je suis très admirative de ton parcours. et de ton chemin qui comme tu dis en est il reste à faire et c'est vrai que quand on aura fait du chemin tu pourras te retourner et te dire ah oui quand même waouh c'est le but mais pas mais pour autant tu es quand même seul dans ce que tu fais est ce qu'il ya des personnes qui t'aident ou parfois en tant qu'entrepreneur directeur artistique etc on peut ressentir de la solitude aussi en fait le collectif et oui c'est ça parce qu'en fait on est en métier quand même qui reste seule,
- Speaker #1
un peu solitaire Et en fait, moi, c'est que quand j'ai monté le salon privé, franchement, c'est top. Le salon, c'est ce que j'ai toujours voulu avoir. Mais il y a le côté seul. Et donc, du coup, l'idée de regrouper justement des coiffeurs d'un petit peu partout, avec des univers différents, etc. C'est de créer un groupe où justement, on se sent moins seul en quelque sorte. Moi, je l'ai perçu comme ça. Et en fait, de faire évoluer après le collectif sur la partie formation, collection, etc. Mais l'idée première, c'est de se sentir moins seul en quelque sorte. D'accord. et de s'unir vers une même direction. Mais oui, après, je suis seul, effectivement. Après, j'ai un entourage qui m'aide pas mal. On ne va pas se mentir. Moi, je ne fais que le pro quasiment l'affaire.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Je me maintiens et d'où mon retour à Carcassonne.
- Speaker #0
Oui, pour revenir vers tes proches, ton entourage. Oui,
- Speaker #1
exactement, pour revenir autour de l'entourage, de la famille, etc. Parce que je savais, de par mon expérience sur Paris et sur Bordeaux, que les projets que j'allais mettre en avant allaient demander beaucoup de travail. Du coup, je me suis dit autant me mettre dans des conditions max, où je peux bien, pour bien pouvoir gérer cette partie-là à 100%.
- Speaker #0
Je trouve que c'est assez incroyable, parce qu'il y a toujours tes rêves, tes passions qui t'ont driveé, mais au final aussi, quelque part, on parle de cette solitude qui t'a entraîné aussi vers ce collectif. Donc il y a aussi peut-être les vulnérabilités que tu as pu rencontrer tout au long de ce chemin. qui t'ont aussi poussé à t'améliorer ? Oui. Est-ce qu'il y a d'autres choses aussi, autres que cette solitude que tu as pu ressentir et que tu as transformé en positif pour ta carrière ?
- Speaker #1
Alors moi, la réalité, c'est que quand je suis monté sur Paris, c'était pour un objectif d'être directeur artistique.
- Speaker #0
Mais c'est-à-dire directeur artistique ?
- Speaker #1
En fait, gérer les collections, apporter justement une vraie identité autour des marques, etc.
- Speaker #0
D'accord, mais vraiment hors coiffure alors ?
- Speaker #1
Non, sur la partie coiffure. Sur la partie coiffure. On est en coiffeur. En fait, dans un coiffeur, tu as une partie direction artistique, où c'est des coiffeurs, du coup, c'est logiquement les meilleurs coiffeurs ou ceux qui ont une vision propre à eux, qui vont te former, créer les collections, et ensuite développer toute la partie artistique d'un groupe.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc du coup, quand je suis monté sur Paris, j'ai senti que la marche était très très haute. Pour contextualiser, j'arrive en tant qu'apprenti. J'arrive en tant qu'apprenti, et moi, j'ai cet objectif d'être directeur artistique. je toque à beaucoup de portes et bien avec du recul c'est normal c'est à dire que c'est la base ils vont pas me dire oui avec du recul aujourd'hui c'est normal mais au moment clairement mais en plus ils ont raison c'est normal c'est un milieu qui est petit et puis il faut quand même avoir les épaules et le courage de dire bonjour donc en fait le déjà bonjour bonjour ça va nickel et en fait du Du coup, toutes ces étapes, on ne fait que à travers le collectif. mais il y a la partie artistique. Et en fait, du coup, vu que j'ai compris en quelque sorte que ce n'était pas possible dans l'état actuel, à travers une marque, de pouvoir m'exprimer, j'ai du coup SoHugo qui est ma tribune pour m'exprimer, où je vais pouvoir le faire à travers des collections. Pour te donner une date, on a sûrement une première collection qui arrive en janvier. Je dis ça, je ne dis rien. Mais c'est aussi ça le but. C'est-à-dire que moi, quand je redescends de Paris, j'ai fait de très belles maisons, mais mon réel objectif n'est pas atteint. Donc en fait, je redescends, après tout le monde me dit « Ouais, c'est trop bien ! » Et tout, t'as fait un truc de fou. Et au fond de moi, en fait, j'ai rien fait. J'ai pas fait ce que je voulais faire.
- Speaker #0
Oui, en fait, finalement, t'as pas vu ça comme un échec. T'as vu ça quelque part comme quelque chose pour rebondir et te dire « Bon, bah, j'ai pas pu accéder à ça, tant pis je vais créer
- Speaker #1
Mon propre univers.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
exactement. L'idée, c'est juste de comprendre, de par les échecs, de comprendre les tenants et aboutissants, pourquoi ça n'a pas été. Et après, de faire mon propre univers à moi.
- Speaker #0
Oui parce qu'au final pour toi un échec n'est pas un échec, c'est plutôt une expérience.
- Speaker #1
Ouais clairement. Après tu vois en fait quand tu essayes de casser un peu les codes et un peu de partir à droite à gauche, d'essayer des choses, l'échec fait partie de ton quotidien. Autant te dire que ça fait partie du truc.
- Speaker #0
Est-ce que l'échec devient ton meilleur ami finalement pour devenir une meilleure version de toi-même ?
- Speaker #1
Après ça dépend de ce que t'en fais, c'est toujours pareil. Si tu prends un échec pur et dur pour un échec, effectivement ça va pas. Par contre si tu prends un échec pour justement... comme je disais tout à l'heure, d'essayer de comprendre le pourquoi du comment, essayer de peser le pour et le contre, ce qui a été, ce qui n'a pas été, essayer de comprendre pourquoi il y a eu cet échec, finalement, je me dis que tu as de belles leçons à en sortir. Oui,
- Speaker #0
encore une fois, on en revient à cette maturité, cette capacité à s'introspecter. Et d'où ça te vient, tout ça, là ? Ce mécanisme intérieur de toujours te dire, allez, on y va.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'il y a un objectif, il faut l'atteindre, quoi qu'il arrive.
- Speaker #0
donc peu importe
- Speaker #1
Peu importe ce qui va se passer.
- Speaker #0
Si il y a un caillou,
- Speaker #1
on passe. En fait, le caillou, c'est soit il va falloir le sauter, passer à côté, mais il faut trouver la solution. Mais en tout cas, l'objectif est là et il doit être atteint. Quel que soit le temps, les moyens, tout ce qu'il va mettre à disposition, il faut que ça gagne.
- Speaker #0
Mais je veux dire, d'où te vient cette mentalité ? Est-ce que tu te l'es construite ou est-ce qu'elle a toujours fait partie de ta personne ?
- Speaker #1
Je pense qu'elle a toujours fait partie. Je pense que ça a toujours été un truc où quand je veux quelque chose...
- Speaker #0
On y va.
- Speaker #1
En quelque sorte... Je veux l'avoir. Sauf qu'après, tu apprends avec les échecs que ce n'est pas comme ça que ça se passe. Ce n'est pas quand je veux ça, il y a ça. Il y a d'autres parties. Et du coup, je me suis dit, des échecs, finalement, je vais en avoir. Et ça fait partie du jeu. Finalement, c'est un jeu. Et moi, je veux juste aller au bout du jeu. Et pour ça, l'échec va faire partie de mon quotidien. Donc l'idée, si je me dis, chaque échec, finalement, ça ne va pas le faire ou c'est nul, ou des tas de choses comme ça, finalement, tu ne fais pas grand-chose. Parce qu'en fait, des échecs, il y en a tout le temps. Et donc finalement, tu ne fais pas grand-chose. Donc moi, l'idée, ce n'est pas seulement de rien faire, mais du coup, d'essayer de comprendre le pourquoi du comment, pourquoi ça s'est passé comme ça, pourquoi il y a eu ça, est-ce que c'est de ma faute, est-ce que c'est aussi l'orateur en face qui a eu un petit problème ou quoi. Donc c'est de comprendre. Et après, de jamais remettre forcément la faute sur les autres, mais aussi se dire que peut-être que le problème, finalement, c'est toi. Et c'est moi, du coup. Pas toi, mais moi. Moi ? non mais essayer de comprendre que finalement peut-être que le problème des fois, pas tout le temps parce que faut pas aussi abuser mais des fois c'est peut-être toi le problème oui c'est nos parts d'ombre nos parts de blessure,
- Speaker #0
nos parts de croyance nos parts de... oui c'est ça donc c'est toute cette chose là à l'intérieur de nous et toi t'as souvent été le problème ou pas du tout ?
- Speaker #1
c'est secret je sais pas si on peut le divulguer ça c'est vraiment Non, mais après, le truc, c'est que des fois, je visse trop gros. Et en fait, des fois, au début, je ne comprenais pas pourquoi on me disait non. C'est-à-dire que moi, par exemple, d'être directeur artistique, c'est-à-dire que moi, dans ma chambre de bonne, je dessinais, je faisais des trucs, je créais des shows. Et je me dis, ben ouais, moi, je peux le faire. Enfin, je peux le faire. Pas dans le sens où, ben moi, c'est possible, je suis go. Non, dans le sens où, peut-être que je peux avoir une chance. Et en fait, le truc, c'est qu'il n'y a pas eu de chance. Mais aujourd'hui, je le répète encore une fois, avec le recul, c'est normal. On m'a juste dit qu'attends ton temps. Toute ta vie. Attends ton moment. Et du coup, après le moment, je commence à le créer.
- Speaker #0
C'est incroyable parce qu'on dit souvent que quand on est à notre bonne place et sur notre bon chemin, il y a tout qui s'aligne. Malgré certaines embûches, il y a quand même la ligne directive qui se fait naturellement. Et quand on regarde ton parcours, ça c'est incroyable. Faire le brushing à ta grand-mère, partir à Paris, te prendre des portes en pleine face, entrer dans un hôtel prestigieux pour au final revenir enrichi de toutes ces expériences et pouvoir finalement mettre en œuvre tout ça avec cette force et ce courage et se dire on fonce parce que je crois en mon rêve et en ma passion. Oui,
- Speaker #1
ça c'est super.
- Speaker #0
C'est assez incroyable. Donc finalement, oui, il y a une part de destin, de hasard, etc. Il y a aussi le fait qu'on crée aussi notre propre réalité. Et je trouve que sur ça, c'est assez incroyable parce que tu ne perds pas espoir. Tu fonces.
- Speaker #1
Non, mais non, après, il ne faut pas. Après, le truc, c'est que tu ne peux pas perdre espoir aussi.
- Speaker #0
C'est vrai, mais j'ai envie aussi de partager ça à nos auditeurs et auditrices de croire en vos rêves, croire en votre passion.
- Speaker #1
Après, il faut vraiment. c'est à dire que Quoi qu'il arrive, il faut toujours se dire que c'est possible. Après, à quel moment, quel degré de difficulté on va rencontrer, ça, c'est encore autre chose. Je veux dire, ça dépend des rêves. Par exemple, demain, c'est... Le rêve est immense et bien sûr qu'il y aura des difficultés qui seront en concordance avec le rêve.
- Speaker #0
Oui, il faut aussi réajuster la chose et pas l'envisager trop.
- Speaker #1
Oui, toujours. Après, des fois, il y a des opportunités qui font que ça part trop loin. Que ça part des fois...
- Speaker #0
À l'international, Tokyo,
- Speaker #1
New York. Oui, par exemple, et que ce n'est pas prévu. Mais du coup, c'est aussi pour tout ça que tu peux... Moi, par exemple, aujourd'hui, dans mon cas de figure, je ne peux pas arrêter. Aujourd'hui quand tu as des coiffeurs à New York, Porto, Tokyo, qui croient au projet, et qui sont vraiment... Moi je les ai eu au téléphone de temps en temps, et quand tu vois les yeux qui pétillent avec le projet, ça part dans une autre dimension. C'est-à-dire que là, maintenant il faut tout donner. Là tu es limite un peu un chef d'équipe en quelque sorte, où ton but c'est de valoriser leur travail et de les mettre en avant. Certes, mais du coup c'est toi qui vas donner la ligne directive. Et donc,
- Speaker #0
c'est à toi aussi de prendre les responsabilités et les graines.
- Speaker #1
Quand il y a un échec, le jugement, c'est moi. Et quand il y a une réussite, c'est les autres. C'est comme ça.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu acceptes les réussites ? Est-ce que tu arrives à bien vivre ces réussites-là ? Ou est-ce que tu te dis non, ce n'est pas assez, on passe à la prochaine étape ? Est-ce que c'est difficile des fois de se dire bravo à soi et d'être aussi fier quelque part ? Même s'il y a eu un petit chemin.
- Speaker #1
Mais disons que vu que, comme je t'ai dit, il y a le chemin. et que j'ai l'objectif à la fin qui est bien clair et bien défini, pour moi, c'est des micro-victoires. Donc, bien sûr qu'il faut les savourer. Bien sûr. Tu vois, je compare très souvent ça, par exemple, au rugby. Tu vois, dans un championnat, dans un sport ou quoi, quand tu gagnes un match, t'es content. Moi, par exemple, il y a des réussites, des micro-réussites, on va dire. T'es content. On ne peut pas se mentir que c'est du bonus. C'est très bien. Mais par contre, quand il y a l'objectif final, par exemple, je pense à Carcassonne qui ont été champions de France nationale. Je le place quand même. Ils ont gagné un titre, par exemple. Mon titre à moi, par exemple, c'est faire un séminaire ou des choses comme ça. Donc, effectivement, sur le chemin, il y a des micro-réussites. Et je pense que c'est bien de prendre conscience de ça. Parce qu'après, sinon, tu peux vite tourner en rond dans le négatif. Et il y a toujours du positif. Mais ne pas se reposer sur ses lauriers dans le sens où il faut être conscient de l'objectif final.
- Speaker #0
Tout à fait. Et du reste... la coupe à la fin quoi. Ouais,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Pour rester dans le domaine. Exactement.
- Speaker #1
On n'oublie pas le beau brushing qu'il faut à la fin.
- Speaker #0
C'est quoi d'ailleurs ce que tu préfères faire en termes de coupe ?
- Speaker #1
En termes de coupe, moi je suis un fan des coupes courtes.
- Speaker #0
Ok. Là, tu me coupes les cheveux quoi.
- Speaker #1
Non. D'abord, on va faire le diagnostic voir en fonction de tes envies et ce que tu aimes faire et ce que tu as l'habitude de faire. Et ensuite, si le projet te convient, on partira sur une coupe courte. Disons que voilà, mais du coup, tu vois, pur et dur, ce que j'aime faire, tu vois, sans avoir la partie diagnostic, etc. C'est-à-dire les coupes courtes avec des franges très graphiques et des choses comme ça. Ça, je suis sûr que...
- Speaker #0
Et ça, ça fait partie de la direction artistique du coup ?
- Speaker #1
Ça va peut-être faire partie. Peut-être faire partie de la collection qui va arriver. On ne sait pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, voilà.
- Speaker #0
Et du coup je trouve qu'en effet on reparle de maturité etc. Mais il y a quand même une part de psychologie finalement je trouve dans ton métier vu que tu es quand même dans le relationnel, l'empathie, la bienveillance etc. Est-ce que c'est des choses qui t'intéressent pour mieux accompagner les personnes par exemple ? Ou c'est juste naturel et on échange ?
- Speaker #1
Après il y a la partie naturelle. Je pense que moi j'aime bien converger avec les gens, essayer de leur apporter du plus. Après, c'est vrai que dans mon métier, il ne faut pas poser des questions pour rentrer trop dans la vie privée de la personne. Donc, finalement, on récupère ce que la personne a envie de nous donner. Et donc, du coup, après, avec ça, effectivement, il faut composer. Et du coup, avoir le côté vraiment bien-être, là, ça intervient. Parce que du coup, quand on nous apprend, quand on nous dit certains événements qui ont pu se passer dans leur vie, etc. On n'aborde pas forcément les mêmes choses que pour en définir Chanel, par exemple.
- Speaker #0
Bien sûr. Et ça, est-ce qu'on vous l'apprend en formation ou c'est en tant que coiffeur qu'on l'apprend par soi-même ?
- Speaker #1
On l'apprend après sur le temps. Très honnêtement, sur la partie psychologique, comment on se comporte avec les clients, etc. Il y a une base, mais poussée dans le détail, on n'a pas. Et puis ça, on l'apprend vraiment en fonction de sa clientèle. Aussi, chaque coiffeur est différent, chaque coiffeur est unique. Donc déjà, quand par exemple un client vient, je veux la même coupe. que le coiffeur de... Non. C'est-à-dire que même si on fait les mêmes sections, les mêmes choses, ça sera pas la même chose. Du coup, c'est chaque coiffeur aussi qui va mettre son identité et qui va apporter son petit truc en plus. Et donc, pareil pour la partie psychologie. Il y a des coiffeurs qui adorent parler. Peut-être que c'est moi.
- Speaker #0
Exactement ce que j'allais te demander. Peut-être que...
- Speaker #1
Peut-être que... Peut-être, ouais, j'aime bien parler. Ouais. J'aime bien parler, mais il y a des coiffeurs, par exemple, qui parlent pas.
- Speaker #0
Bien sûr, ok.
- Speaker #1
Et donc, c'est ça aussi la beauté d'un métier, c'est-à-dire qu'il y a des coiffeurs qui sont... Enfin, on a des coiffeurs différents, quoi.
- Speaker #0
C'est vrai. Au moins, chaque client peut aussi trouver le coiffeur ou la coiffeuse qui correspond aussi à sa personne.
- Speaker #1
Mais est-ce qu'elle recherche avec le service ? tu vois, est-ce qu'elle recherche, est-ce que vraiment elle veut passer un moment de bien-être ou elle veut... ou est-ce qu'elle veut juste une coupe en 10 minutes et repartir ? 10 minutes, j'extrapole bien sûr, mais je fais des choses assez rapides. Et donc c'est aussi le coiffeur en phase de pouvoir répondre à ça.
- Speaker #0
Toi tu trouves que c'est dommage et que ça manque justement cette formation un peu psycho, apporter du bien-être ou s'adapter à la personne, ou pas forcément ?
- Speaker #1
Après ça dépend où tu bosses, mais des fois la clientèle te le fait vite.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu fais vite sa voix. Donc après, t'apprends sur le terrain, après c'est vrai que ça peut être intéressant de le complémentariser avec l'apprentissage, toute cette partie là, mais après en vrai l'apprentissage aujourd'hui, coiffeur, il y a tellement de...
- Speaker #0
de formations ?
- Speaker #1
de formations, ouais, de formations et tellement de choses à savoir. Aujourd'hui un coiffeur qui coupe des cheveux, ça suffit plus aujourd'hui pour exister. On a parlé tout à l'heure des réseaux sociaux. Effectivement, si demain tu me demandes quel CAP sur mesure il faudrait faire, mais effectivement la partie communication doit intégrer. La partie psychologique doit être intégrée dans l'apprentissage. Mais bon, après, il y a tellement de choses. Et aussi, c'est bien des fois d'apprendre un peu sur le temps. Ça permet aussi de fouiller, de chercher, d'apprendre par soi-même.
- Speaker #0
Et de créer finalement son propre métier.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, chaque coiffeur est artiste, on ne va pas se mentir. Et donc, pour créer sa propre identité, même à travers un salon, Chaque coiffeur, comme je te disais tout à l'heure, est unique. Mais du coup, il va chercher, il va fouiller dans tous ces espaces pour créer sa propre identité.
- Speaker #0
Du coup, Hugo, j'ai une petite question pour toi. Si tu pouvais, à l'enfant intérieur que tu as été, qu'est-ce que tu lui dirais aujourd'hui ?
- Speaker #1
Eh bien, il continue. C'est pas mal. C'est pas mal parce que du coup, les cases se cochent petit à petit. Donc finalement, t'es plutôt pas mal parti. malgré que l'école c'était pas foufou et qu'on disait pas forcément de bien sur un avenir professionnel ben finalement plutôt pas mal, regarde on se retrouve dans un podcast avec trois caméras sur le visage donc c'est top magnifique, merci avec plaisir,
- Speaker #0
j'en profite de même parce que je te l'ai jamais offert bon livre du coup le bon château light journal pour parler à ton petit Hugo justement impeccable merci beaucoup et du coup les amis pour terminer ce podcast introspection accompagné de Hugo je te propose un petit jeu t'es prêt ou pas ça s'appelle le flash introspectif je te pose des questions courtes si tu veux pas y répondre tu me dis gentiment je veux pas y répondre et si jamais tu souhaites y répondre tu me fais juste une petite réponse courte et on pourra clore ce magnifique podcast
- Speaker #1
évidemment ce n'est pas fini donc restez bien jusqu'à la fin alors le mot qui te définit le mieux aujourd'hui déterminé d'entrer cash en rentrant dans le livre du suivi je crois qu'on s'en serait pas du tout douté je crois pas je sais pas la
- Speaker #0
chose dont tu es le plus fier la marque So Hugo So Hugo ouais donc on le rappelle on mettra le Instagram merci beaucoup Pour les amis qui souhaitent te retrouver. Tu peux aussi te déplacer.
- Speaker #1
Je crois que je peux me déplacer. Je crois que je suis mobile.
- Speaker #0
Mobile, exactement, c'est ça.
- Speaker #1
En France et à l'étranger. Ah,
- Speaker #0
d'accord. Comme ça.
- Speaker #1
Tu places ça pour moi. Vraiment, partout, partout. Ne vous inquiétez pas.
- Speaker #0
Une peur que tu as dépassée ?
- Speaker #1
Parler face aux gens.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En public.
- Speaker #0
Incroyable. Là, on passe un step supplémentaire. Oui. On est en podcast, là.
- Speaker #1
On est, clairement. Bon, on y est, tu vois.
- Speaker #0
Un moment qui t'a le plus marqué dans ta carrière ?
- Speaker #1
Quand j'ai été embauché à l'hôtel.
- Speaker #0
On s'en serait pas douté.
- Speaker #1
Pas non plus, je crois pas.
- Speaker #0
Quoi faire pour toi ? C'est plus un métier ou une mission ?
- Speaker #1
Une mission.
- Speaker #0
Une petite phrase supplémentaire ?
- Speaker #1
On a dit courte ! Une mission pour apporter le plus de bonheur aux gens à travers le métier. On n'a pas la prétention d'apporter du bonheur au sens large, mais à travers notre métier, de donner du bonheur aux gens.
- Speaker #0
Tu portes ta pierre à l'édifice quoi.
- Speaker #1
Oui, on fait en sorte.
- Speaker #0
Bon, tu l'as dit tout à l'heure, mais peut-être que tu nous diras une autre réponse. Si tu n'étais pas coiffeur aujourd'hui, tu ferais quoi ? J'ai dit. Ouais, hein. Ça m'a changé.
- Speaker #1
Non, on part sur...
- Speaker #0
Une croyance que tu as déconstruite récemment sur toi-même. Ouais, je sais pas. Ou une peur. Non, on l'a déjà dit là-bas. Une peur,
- Speaker #1
on l'a déjà dit.
- Speaker #0
On peut switcher. On switch ?
- Speaker #1
Allez, on switch. Allez, on switch ! Merci beaucoup.
- Speaker #0
Quand ça ne va pas, qu'est-ce que tu fais pour aller mieux ?
- Speaker #1
J'écoute de la musique. Je m'enferme tout seul et j'écoute beaucoup de musique.
- Speaker #0
Ok, t'es plutôt quel style musical ?
- Speaker #1
Techno house, un peu tout, honnêtement. Ça peut dériver sur du rap français, ça peut... Tout ce qui ne me fait pas penser que ce soit au boulot ou à la vie actuelle. Tout ce qui est...
- Speaker #0
Pour déconnecter.
- Speaker #1
Tout pour déconnecter.
- Speaker #0
Ok, une phrase ou un mantra qui te suit et qui te drive dans ta vie ?
- Speaker #1
Je suis tes rêves.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
On ne s'en serait pas douté. On ne s'en serait pas douté, vraiment.
- Speaker #0
Si tu avais la possibilité de passer un moment avec la personne de ton choix, mais qui tu veux, clairement, qu'il soit encore là ou plus là, qui ce serait ?
- Speaker #1
Mon arrière-grand-mère. Ok. Décédée juste avant que je vous le salue.
- Speaker #0
Wow, ok. Bon, ben...
- Speaker #1
Petit bisou à elle. Ouais.
- Speaker #0
Quel est le moment où tu te sens le plus vivant ?
- Speaker #1
Avec des ciseaux. Ça fait un peu bizarre dit comme ça, mais contextualisons, je suis coiffeur. Je suis vraiment coiffeur.
- Speaker #0
Rappelez-vous, on entend.
- Speaker #1
Rappelez-vous, je suis coiffeur.
- Speaker #0
Comment tu vois ton futur en un mot ?
- Speaker #1
Beaucoup de travail.
- Speaker #0
Super, on te le souhaite.
- Speaker #1
Ah ben, super, j'espère.
- Speaker #0
Si tu devais recommencer ta vie, tu changerais quoi ?
- Speaker #1
Je changerais quoi ? Là, je t'avoue, pas grand-chose.
- Speaker #0
Elle est parfaite ?
- Speaker #1
À mon regard, à mon sens,
- Speaker #0
oui. C'est génial, hein ?
- Speaker #1
Plutôt pas mal, oui.
- Speaker #0
On n'est pas en train de faire un contrôle,
- Speaker #1
hein ? Oui, c'est ça. Est-ce que je dis la bonne chose ? Est-ce que ça va ? Est-ce que c'est bon ?
- Speaker #0
Le premier mot qui te vient quand je te dis introspection ?
- Speaker #1
Développement personnel.
- Speaker #0
OK. Et si je devais inviter une personne pour ce podcast ? À ton avis, qui est-ce que tu aimerais voir ?
- Speaker #1
Qui est-ce que j'aimerais voir ?
- Speaker #0
De Toulouse, hein ?
- Speaker #1
Ou pas ? Je sais pas si...
- Speaker #0
T'as le droit d'aller dans le domaine du rugby,
- Speaker #1
si c'est pas du bon. Eh ben Antoine Dupont, hein. Ah ouais ? Eh voilà, on vit ce gros, Antoine Dupont.
- Speaker #0
Bon, ben si tu nous écoutes, tu es le bienvenu au Studio Blocks à Toulouse.
- Speaker #1
Et voilà, exactement.
- Speaker #0
On fait les...
- Speaker #1
La pub à tout le monde. On fait la pub. On est généreux.
- Speaker #0
On est généreux. C'est le but du podcast. Fais la vie. Bon, mais pour terminer, le mot de la fin, là, tout de suite, pour celles et ceux qui nous écoutent, un conseil, un mindset, je ne sais pas, une phrase de fin, une conclusion, un message d'amour. Tu peux dire aussi coucou maman.
- Speaker #1
Coucou maman, ça va ? Regarde, je suis sur les réseaux sociaux, c'est super. Tu ne sais pas trop l'utiliser, mais il fait super. En vrai, je ne sais pas, là, je t'avoue, un message de fin.
- Speaker #0
Je ne sais pas, une leçon que je pourrais porter, c'est à ceux qui se lancent dans l'auto-entrepreneuriat.
- Speaker #1
Ne pas lâcher malgré les murs et les défaites que vous pouvez avoir. Ça peut toujours se transformer en positif. Et des fois, on a une ligne de conduite, une ligne, un chemin. Et des fois, sur ce chemin, il y a des tas de choses qui vont arriver, mais qui ne sont pas du tout prévues. Et des fois, de trop planifier, ce n'est pas bon, parce qu'il y a des choses qui vont arriver. et qui sont 100 fois mieux que ce qu'on avait planifié. Donc finalement, se laisser un peu porter.
- Speaker #0
Par la magie de la vie.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que la vie nous surprend toujours.
- Speaker #1
À chaque fois.
- Speaker #0
Est-ce qu'elle te surprend au quotidien ?
- Speaker #1
Oui, toujours. Oui ? Oui, elle est plutôt sympa avec moi et elle me surprend toujours.
- Speaker #0
Elle est gentille cette vie.
- Speaker #1
Elle est toujours gentille. Elle est gentille.
- Speaker #0
Merci Hugo infiniment pour ta présence. Merci pour ton partage, merci pour ta force, ton courage. Franchement, tu m'as motivé rien que de t'écouter.
- Speaker #1
C'est gentil, c'est gentil. Il faut, il faut.
- Speaker #0
Écoutez, pour retrouver Hugo, il est sur Carcassonne. Il est aussi sur les réseaux sociaux. Je mets tout en description de ce podcast. N'hésitez pas à liker, n'hésitez pas à faire un petit commentaire. N'hésitez pas aussi à m'envoyer un message si vous souhaitez aussi également être interviewé dans ce magnifique studio. On ne le redira jamais assez. On espère que vous avez apprécié cette épo... et on vous dit à très vite pour un prochain podcast introspection à bientôt au revoir