- Speaker #0
Ouais meuf, juste pour te dire, j'ai grave mal à la chatte, on peut s'en parler bientôt ? Mais c'est trop bien comme sujet de podcast ! J'ai mal à la chatte, le podcast qui parle de disparu.
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Hello !
- Speaker #1
Moi c'est Lucie, je suis journaliste et militante féministe.
- Speaker #0
Ah ouais, carrément. Moi, c'est Mathilde et je suis concierge conjugale et familiale au planning familial des Deux-Sèvres. C'est à Niorin, pour ceux qui savent pas placer les Deux-Sèvres.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, on va vous parler de disparunis.
- Speaker #0
Les disparunis.
- Speaker #1
Disparunis.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Les disparunis, c'est les douleurs vulvaires vaginales pendant le sexe. Et t'es un peu une experte.
- Speaker #0
J'ai mis la casquette.
- Speaker #1
Parce que t'as travaillé sur ce sujet. On va y revenir. Et moi, je n'y connaissais rien. Et du coup, j'ai fait des petites recherches parce que je ne connaissais pas bien le concept. Et je suis allée sur Internet. Et qu'est-ce qui se passe quand on va sur Internet et qu'on google ce genre de termes ? La caverne d'Ali Baba, en fait. Déjà, il faut connaître le mot disparoni. Ce n'est pas tout le monde. C'est pour ça que nous, on a appelé notre podcast J'ai mal à la chatte. Donc, sur Internet, il y a beaucoup de choses. Il y a à boire et à manger. Et il y a surtout beaucoup de gens qui veulent t'aider, qui veulent te dire comment faire pour te guérir. et ça va être l'objet de notre discussion aujourd'hui. sur et si on arrêtait de se changer on est là pour vous dire lâchez nous la vulve, on est là pour niquer un peu le SEO, le référencement Google sur les disparunis peut-être niquer le patriarcat aussi parce que bon ça passe, c'est toujours le petit bonus au passage et voilà et on apprend un petit peu plus sur les douleurs vulvovaginales est-ce que tu peux toi nous dire ce que c'est les disparunis pourquoi tu t'es intéressée à ce sujet et pourquoi t'en sais un peu plus que la moyenne déjà
- Speaker #0
Du coup, dans le cadre de ma formation de conseillère conjugale et familiale, j'ai choisi de faire mon écrit pro sur, à la base, c'était le vaginisme. Je me suis interrogée sur comment, en tant que CCF, on peut accompagner sur le vaginisme. Parce qu'en fait, je me rendais compte qu'il y avait plein de gens autour de moi qui étaient touchés par le vaginisme, mais tout le monde était un peu en train de se dire, ok... le diagnostic n'est pas posé, on ne sait pas quoi faire, on tente plein de trucs, ça coûte un bon. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, le vaginisme, c'est un peu la big star des disparunis. C'est le mot qu'on entend le plus.
- Speaker #0
Un peu le mot valise, quoi.
- Speaker #1
Un peu le mot valise. Et du coup, c'est même ça un peu qui t'a interloqué au début. Tu t'es dit qu'est-ce qu'il y a derrière ce mot,
- Speaker #0
en fait ? qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que c'est vraiment le bon mot ? À la limite, je me suis rendue bien vite compte qu'on s'en branle un peu, je crois que ce soit le bon mot. L'idée, c'est de se dire que dès qu'on parle de vaginiste ou qu'on dit j'ai peut-être un vaginisme, en fait, ça veut juste dire qu'on a mal. Et juste déjà, ça, c'est une info en tant que telle. Et à partir de là, en me posant la question, je me suis rendue compte que le vaginisme, des fois, c'était le bon terme et des fois, c'était dans la grande famille des disparunis. Et du coup, en fait, c'est là où j'ai commencé un écrit sur c'est quoi les disparunis et comment est-ce que c'est pris en charge, surtout. Parce qu'on se rend compte qu'on s'est pris en charge de manière assez aléatoire. Ça coûte de la thune et il y a un peu de blabla autour de ça.
- Speaker #1
On y reviendra. Et du coup, dans le cadre de cet écrit pro, tu as interrogé des gens, des vrais gens. Raconte.
- Speaker #0
J'ai interrogé une trentaine de personnes sur ces sujets, de 18 ans à 70 ans. Et je leur ai demandé à chaque fois, est-ce que tu as mal à la chatte ? déjà un, où tu as mal à chatte et comment ça s'inscrit dans ton parcours ? Qu'est-ce que tu as fait pour vivre avec ça ? Pour essayer d'aller mieux ? C'est quoi ton histoire ?
- Speaker #1
J'ai l'impression que dans beaucoup de témoignages, c'est un truc qui ressort. Je ne sais pas si je corresponds bien. C'est tellement un mot valise qu'il y a plein de réalités différentes derrière. Est-ce que tu peux citer Bye ! on va dire les disparunies les plus connues ? Parce qu'on dit vaginistes, mais en fait, en réalité, c'est des disparunies.
- Speaker #0
Alors, je vais faire une liste, mais elle ne va pas être exhaustive. De toute façon, avec Lucie, on va produire un livret qui sera issu de mon écrit pro avec une liste beaucoup plus détaillée et technique des disparunies. Comme ça, l'idée, c'est que vous ayez un outil pour... Gratuit, bien sûr ! En fait,
- Speaker #1
ce podcast, on ne va pas vous vendre des baumes vulvaires. On ne va pas vous chercher des solutions et on ne va pas vous faire payer.
- Speaker #0
déjà, on pose ça là pas de charlatanisme ici non, non, non donc les dyspareunies, qu'est-ce que c'est ? et voilà, des mots comme ça ce que c'est alors, les dyspareunies c'est considéré comme un trouble sexuel donc ça touche la vulve, le vagin en fait c'est toutes les douleurs qui tournent autour de cette zone pendant le sexe Ça peut parler aussi des pénis, mais nous, on fait vraiment Persona Vulv. C'est pas notre podcast, mais les Persona Vulv. On peut parler de clitodinie. Donc, c'est toutes les douleurs autour du capuchon ou du clan du clitoris. On peut parler de vestibulodinie, donc au niveau du vestibule. Du vulvodinite, au niveau de la vulve. On peut parler de vaginisme aussi. On peut parler de cystite, on peut parler de sécheresse vaginale, on peut parler de plein de choses, de mycoses, on peut parler...
- Speaker #1
Mais ça, c'est hyper intéressant, parce qu'en fait, je ne suis pas sûre que les personnes avules qui souffrent de mycoses, de cystites, de vaginistes, de vestibulodynie, se pensent appartenir à la même grande famille des disparus unis. En fait...
- Speaker #0
Vas-y,
- Speaker #1
vas-y. Alors qu'elles partagent souvent Pour les cites d'arrestation, les mycoses de répétition, en tout cas, j'imagine que répétition, c'est un peu important. Mais elle partage souvent cet état de fait, on va dire problème, mais le fait d'avoir des douleurs pendant les rapports sexuels.
- Speaker #0
Oui, carrément, elle partage ça. Et tu dis répétition, c'est vraiment important. Oui, non, parce qu'en fait, une dyspareunie, elle peut apparaître une fois, être désagréable et repartir après. Et des fois, en fait, ça va s'inscrire différemment sur le cours ou long terme, selon la vie des personnes.
- Speaker #1
Mais je pensais à une chose, c'est... aux chiffres. En fait, c'est pas très clair. Il y a plein d'études, mais j'ai l'impression que en pourcentage de personnes qui vont vivre des dyspareunis dans leur vie, de ce que j'ai lu, c'est entre 5% et 80% des femmes au long de leur vie. Comment tu en es sortie de ces chiffres-là ?
- Speaker #0
Je les ai pris un peu avec... J'allais dire avec dyspareunis. Non, c'est pas le mot. Je les ai pris avec... Comment on dit ? Bref, je les ai pris avec des pincettes ces chiffres. Déjà, il faut prendre en compte qu'il y a quand même plein de gens qui n'en parlent pas. Donc comment on comptabilise des douleurs qui ne sont pas nommées et qui ne peuvent pas être comptabilisées ? Et puis, il y a des douleurs qui sont mal diagnostiquées. Donc du coup, pareil, ça ne va pas rentrer dans le chiffre. Et en plus, on a tendance à avoir des chiffres, par exemple sur le vaginisme, des chiffres sur des fois les vestibulodynies, mais on n'a pas des chiffres globales qui comprennent les mycoses. Des fois, il y a aussi des disparunies qui sont dues à des IST. Et là, du coup, on ne va pas non plus les compter dedans. Donc, en fait, les chiffres, c'est difficile de prendre en compte. Moi, ce que je peux dire comme chiffre que je trouve intéressant, c'est qu'il y a une femme sur six qui dit ressentir cet inconfort, donc une disparunie dans sa sexualité, et qui décide quand même d'avoir des rapports sexuels, donc qui vit avec ces douleurs-là. Donc ça,
- Speaker #1
ce sera l'objet d'un... je crois même d'un épisode entier des douleurs et du sexe notamment.
- Speaker #0
T'es en train de dire que je suis en train de spoiler.
- Speaker #1
Du tout, c'est vrai, je fais du teasing. Un épisode à venir où on parlera complètement de sexe tout le temps.
- Speaker #0
Du cul, du cul, du cul.
- Speaker #1
Et du cul nul,
- Speaker #0
du cul qui fait mal. Et du cul des fois qu'on préférait ne pas faire.
- Speaker #1
Bon. On peut partir sur une femme sur deux ?
- Speaker #0
On peut partir. En fait, si on se rend compte que le disparu ni c'est... hyper large, peut-être qu'à l'échelle individuelle, on peut se rendre compte qu'on a eu au moins une fois mal à la chatte et on a quand même eu des rapports alors qu'on avait mal à la vulve ou à l'intérieur du vagin. Je pense qu'une fois sur deux, même si c'est un chiffre qu'on va dire qui est sorti de notre cul.
- Speaker #1
J'ai un jeu de mots, je l'ai noté.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Je peux y aller ?
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Est-ce que tu dirais qu'on a du mal à mettre le doigt dessus ?
- Speaker #0
Oui. Je dirais qu'effectivement, on a du mal à mettre le doigt dessus. C'est très pertinent ce que tu dis. Oui,
- Speaker #1
allez, d'accord. Donc, on a du mal à mettre le doigt dessus. Ce qui revient beaucoup quand on parle de disparunis, en tout cas de vaginisme, encore une fois, Big Star des disparunis, c'est l'errance médicale. J'ai vu un chiffre sur les vestibules d'idées. Source à vérifier.
- Speaker #0
Ah, d'accord. Non, vraiment,
- Speaker #1
on va vérifier. J'ai vu une source. On la vérifiera. si elle est fausse.
- Speaker #0
Et on la mettra dans les P.O. du podcast de l'épisode.
- Speaker #1
Pour les vestibulodinies, 5 ans en moyenne d'errance médicale.
- Speaker #0
Ah bah ouais.
- Speaker #1
Et à ce sujet, j'aimerais lire un des extraits d'une personne qui témoigne que t'as interrogé. Ok. Donc là, c'est le témoignage de S qui parle de l'errance médicale en rapport avec sa vestibulodinie. Donc elle dit Merci. Ma vestibule au dîni a duré 4 ans. Ma gynécologue m'a fait prendre une trentaine de traitements antibiotiques différents. Des trucs pour les mycoses, pour la vessie, parce qu'elle a cru que j'avais une déformation de la vessie qui descendait trop loin. Mais je n'en sais pas plus puisqu'elle ne m'expliquait pas grand chose. Des traitements et des traitements matin, midi et soir. J'ai de la chance que ça ne m'ait pas causé de problèmes de santé parce que je ne pense pas que ce soit hyper bon de prendre autant d'antibiotiques. Je ne sais pas combien de prises de sang ou combien de prélèvements gynéco j'ai fait, et puis rien. La gynécologue ne trouvait pas. Elle était gênante. Elle m'a dit que je devrais boire un peu d'alcool avant d'avoir un rapport sexuel. Non, je suis partie.
- Speaker #0
Ce témoignage, il fait déjà pas mal référence à beaucoup, beaucoup de récits dans mes entretiens, et de manière générale aux gens, quoi. C'est que t'as une douleur, déjà, il y a un temps. entre la présence de la douleur et le fait que toi, tu te dises qu'apparemment, ça ne passe pas et qu'il faut le prendre en charge. Et du coup, tu as à réaliser qu'on a mal, réaliser que ce n'est pas normal, qu'on n'est pas censé avoir une sexualité avec de la douleur. Donc, c'est un truc qu'il faut faire. Réaliser qu'on a envie qu'on nous donne une réponse. Donc, du coup, on va voir la première personne. Soit on va en parler avec la médecin G ou le médecin G, soit on va aller voir une sage-femme. On ouvre une première porte.
- Speaker #1
Ça peut être Internet, d'ailleurs, la première porte.
- Speaker #0
Et il y a de tout.
- Speaker #1
Il y a à boire et à manger.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Et puis, des fois, il y a des soignants qui ne vont pas être formés, mais qui ne vont pas forcément le dire. Du coup, ils vont essayer de faire leur truc. S'ils ne trouvent pas, ils vont dire, il faut aller voir quelqu'un. Non seulement, ça coûte un bras. c'est-à-dire que le nombre de sous qui est mis là-dedans, c'est quand même énorme. Et en plus, on ne nous dit pas clairement, je ne suis pas formée, je ne peux pas répondre à ça, mais par contre, voici une personne formée. Donc, ça dure longtemps. Puis quand on ne trouve pas de raison, et c'est difficile pour un soignant de ne pas trouver une cause et d'avouer qu'on ne sait pas, du coup, on va dire à la personne, soit c'est dans ta tête, et là, on parle de la psychologisation de la douleur, mais du coup, on en reparlera plus tard, ou alors, on va dire, OK, tu veux une solution ? T'as qu'à te déclencher la tronche. Boire de l'alcool, te détendre. Il y en a qui donnent aussi des crèmes anesthésiantes.
- Speaker #1
Ah oui, on parle des solutions. C'est quoi un peu, c'est quoi les solutions ? Si là, je tape, j'ai un problème de vaginisme dans Google, c'est quoi les solutions qu'on va me proposer ?
- Speaker #0
Je fais un petit prélude avant de donner les listes. Il n'y a rien que je condamne.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Vraiment, c'est pas mon propos.
- Speaker #1
Que vous, en gros, on peut le dire en avance, que vous utilisiez l'encens ou bien des écarteurs, pour nous, c'est OK. On ne veut juste pas que vous vous sentiez obligés de quoi que ce soit. On ne veut juste pas que n'importe quelle personne soit obligée de quoi que ce soit.
- Speaker #0
On rappelle qu'on a le choix et rien n'est obligatoire. En fait, les solutions proposées, elles fonctionnent pour des personnes. Le but, c'est qu'on n'est pas obligé de tout faire et on n'est pas obligé de faire quelque chose. On peut aussi décider de ne rien faire et c'est tout aussi OK. Il y a plein de trucs. Peut-être qu'on condamnera, mais on en parlera plus tard, c'est tout ce qui va être l'ésotérisme qui vous font dépenser une thune sans avoir d'impact derrière. Oui,
- Speaker #1
et encore ?
- Speaker #0
Si ça marche, si tu brûles ton ensemble et que ça fonctionne à la limite.
- Speaker #1
On en reparlera. On a autre chose à dire là-dessus. Croyez-nous.
- Speaker #0
Donc, il y a l'hypnothérapie qui va fonctionner. Il y a la sexologie qui peut fonctionner. Il y a des suivis psy qui peuvent fonctionner. Il y a l'utilisation des bougies. Bon, ça, personnellement, j'ai des trucs à redire là-dessus. Mais c'est plutôt à titre personnel qu'à titre... Enfin, que pour tout le monde. Il y a des gens pour qui ça fonctionne. Moi, j'ai du mal avec le fait de forcer l'ouverture d'une cavité qui fait mal. Mais bon, voilà. Qu'est-ce qu'on a ? Il y a des crèmes anesthésiantes. Donc, c'est ce que je disais. Il y a l'utilisation de... Je ne dis pas un peu de lubrifiant. Je parle de douche de lubrifiant. OK. Donc, voilà. et puis il y a le fait de pas faire de pénétration vraiment énormément de choses il y a de la kiné aussi,
- Speaker #1
du périnée il y a vraiment plein plein de trucs j'ai envie de te faire écouter un extrait d'une des personnes que t'as réjuvée, l'extrait de CL je sais pas,
- Speaker #0
n'importe quel autre problème médical que t'as, c'est pas genre va mettre un doigt dans ta plie c'est vraiment quoi faire ça ?
- Speaker #2
ça me dépasse complètement et tous les articles aussi ce qu'il y a là dessus c'est de changer, de faire comme le SEO lesbienne quand tu tapes vaginiste, c'est pas là dessus que tu tombe en premier parce que tu vois je dis ça mais je pense que si tu tapes pas le vaginiste tu vas savoir la couleur en fait, que c'est affreux t'as l'impression que tu es chien dans le terre ouais Le but, est-ce que ça vous plouve ? Est-ce que vous avez une réponse ? Je ne me passe pas ça, juste pour voir.
- Speaker #0
Elle est trop bien, c'est elle, sur ce sujet. Et je trouve que ça parle vachement bien. C'est vrai que... Est-ce que tu vas mettre un doigt dans ta plaie ? quand t'as une plaie en fait d'ailleurs elle parle de,
- Speaker #1
c'est rigolo parce que ce qu'on appelle les bougies c'est en gros des dilatateurs du canal vaginal, du vagin d'ailleurs elle souvent dans son entretien elle parle de gode, elle appelle ça des gode et du coup je trouve qu'effectivement c'est hyper ça peut être vécu de manière hyper violente d'ailleurs elle le dit, elle dit mais je pense que ceux qui n'ont pas de vaginiste ne peuvent pas comprendre la douleur sachant qu'on parle de personnes qui un... Un vaginisme assez fort, ne serait-ce qu'un tout petit doigt, ça fait très mal. Alors, introduire des choses de plus en plus grandes, c'est, elle le dit, une torture. Et j'adore aussi qu'elle dise, moi j'aimerais qu'on puisse changer le référencement. Et je crois que, c'est pour ça qu'on dit disclaimer, aucune méthode n'est la mauvaise. Mais je pense qu'on trouve ça un petit peu violent qu'une des solutions qui est fortement mise en avant, quand on tape ça dans Google, c'est de proposer de dilater ton vagin.
- Speaker #0
Ouais, carrément. Et puis je pense que ça induit en erreur plein de soignants aussi. Parce que si c'est la seule réponse qu'on voit quand on tape sur Internet, ça veut aussi des choses qu'on va plutôt proposer facilement. Alors qu'en fait, il y a plein d'autres choses à faire avant ça et peut-être plein d'autres choses à faire à la place de ça. Mais ça va marcher pour des gens. Je sais très bien qu'il y a des gens pour qui ça fonctionne. Mais bon, c'est vrai que ce n'est pas la seule solution.
- Speaker #1
j'ai envie de te lire je ne citerai pas ce podcast mais j'ai écouté un podcast sur le vaginisme j'ai envie de te lire la description l'épisode. Et tu vas me dire ce que t'en penses. Qu'est-ce qu'un échec ? Peut-on vraiment échouer à guérir du vaginisme ? Dans le parcours de guérison, on le sait, il y a des hauts, il y a aussi des bas. Il est donc important de rebondir lorsque quelque chose n'a pas fonctionné. Puis, le programme de guérison qui a changé ma vie, deux points, lien internet. Besoin de plus d'infos, réserve ton appel gratuit, deux points, lien internet. Mes dilatateurs favoris, de point via internet.
- Speaker #0
Ça, ça me fait péter un câble.
- Speaker #1
Ça m'a fait péter un pré.
- Speaker #0
Mais parce qu'en fait, déjà, il y a un truc quand même, start-up nation et productivité à se dire ce qui ne te tue pas ne te rend plus fort. Si tu n'y arrives pas, continue et persévère parce que c'est qu'avec la persévérance qu'il faut que tu vas rebondir réussir ta vie. Déjà, le but d'un vagin, ce n'est pas forcément d'être pénétré et pénétrable. Et en plus de ça, est-ce qu'on peut juste se laisser le temps de souffler ? Est-ce qu'on est obligé de trouver une solution à tous les problèmes ? Tu as mal à la chatte ? Peut-être qu'il y a des choses qui te font particulièrement mal. Tu as le fait.
- Speaker #1
Tu ne l'as pas fait. Presque que j'ai envie de le dire à la première personne. Je ne vais pas le faire.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
D'ailleurs, il y a un extrait que j'aimerais bien qu'on écoute. Encore de CL. L'extrait lactose.
- Speaker #2
C'est comme une intolérance au lactose quoi. Ça veut dire juste... C'est genre rien quoi. Une intolérance au lactose c'est plus chiant. C'est pas un truc que je souffre. C'est pour ça que je suis mal à dire que c'est une maladie. C'est pour ça que c'est juste un truc que ton corps peut pas faire. Ouais. Comme une allergie. C'est pas un handicap quoi. C'est pas une chose qui est grave.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Mais je l'aime trop, cette CL. Enfin, je la trouve...
- Speaker #1
Vraiment pas en soit le titre de l'épisode. Le vaginisme, une intolérance au lactose comme une autre quoi.
- Speaker #0
Non, mais moi, ce que je trouve... Le fait de dire que c'est comme une intolérance au lactose, voire en fait l'intolérance au lactose, c'est plus chiant. Donc là, ça, c'est sa version et sa perception de vouleur à elle. Mais... Nous, je pense que ce sujet et cet épisode-là, ce qui était important pour nous, c'est de décloisonner les parcours, c'est de se dire, en fait, il y a des gens qui ont décidé de ne pas trouver de solution et qui s'en portent tout aussi bien. Et en fait, c'est aussi essayer de sortir de ce besoin de solutionner les choses.
- Speaker #1
Mais, si toi, derrière tes écouteurs, dans ton casque-là, tu es une warrior, tu es une type de personne à aller faire Koh Lanta, que le challenge, tu adores ça, et que tu as envie de suivre ce parcours, de god de plus en plus grand dans ton... Mais on est là pour toi aussi. On trouve ça aussi super. Le problème, c'est chacun sa solution. Chacun son... Son chemin,
- Speaker #0
finalement.
- Speaker #1
Putain, c'est une chanson. Je ne sais pas. Et le truc de la tolérance avec toi, c'est pas obligé de se changer. On peut se lâcher la vulve.
- Speaker #0
On va bien se lâcher la vulve. Ouais, non mais carrément, l'intolérance au lactose, moi je trouve que c'est vraiment pas mal pour expliquer et faire différemment.
- Speaker #1
Et ça me rappelle une anecdote qui a peut-être un peu rien à voir, je la couperai peut-être au montage, mais qui je pense... Et une chose qui nous ressemble pas mal, ce truc de vouloir se laisser tranquille, c'est que moi j'ai des dents pourries, j'ai pas mal de problèmes de dents, et pendant des années j'ai vu des dentistes qui me disaient qu'il faut arracher 8 dents... Mettre un appareil dentaire, potentiellement casser un bout de la mâchoire.
- Speaker #0
C'est vrai que tout le temps qu'il sort du nez c'est un peu anodin je te le dis.
- Speaker #1
Non mais genre casser des bouts de mâchoire, faire de la rééducation pendant des mois. Non, non, non. Et en fait, il y a un dentiste qui m'a dit, oui, vous pouvez faire ça. Ou bien, vous ne faites rien du tout. Et juste, potentiellement, à partir de 60 ans, vous aurez plus de problèmes dedans que la moyenne. Il m'a dit, c'est une option, en fait. Et j'ai choisi cette option. Je ne veux pas me faire massacrer la mâchoire pour la reconstruire, pour machin, pour... Voilà.
- Speaker #0
Mais pourquoi, en plus ? C'est quoi le but ?
- Speaker #1
Non, non. Il y a des vraies raisons médicales. Pour la maintenance des choses, je ne sais pas trop quoi. Mais j'ai aimé que le corps médical, à un moment donné... Et c'est arrivé hyper tardivement. Je pense que c'est le huitième dentiste que j'ai consulté qui m'a dit ça. Enfin, voilà. Et je trouve qu'il y a aussi de ça.
- Speaker #0
Mais de ouf.
- Speaker #1
Voilà. Et si vous voulez faire l'opération de la mâchoire, mais bien sûr. Et je vous apporterai de la soupe.
- Speaker #0
Voilà. Avec une petite paille, parce que c'est plus simple.
- Speaker #1
Mais si vous voulez pas la faire, on vous dira pas. Fais un effort.
- Speaker #0
Ouais, non, mais grave. Mais en fait, c'est ça. C'est tout l'enjeu, c'est de se dire, c'est de reconnaître l'expertise des personnes par rapport à leur propre douleur et essayer de se baser sur elle pour qu'elle puisse... expliquer en fait comment elles ont mal et se dire que le seul truc qui compte c'est le choix de la personne, c'est pas ce qu'elle devrait faire pour aller mieux c'est en fait est-ce qu'elle a envie d'aller mieux maintenant est-ce que c'est le bon moment maintenant c'est la personne à un moment donné parce qu'en fait si elle revient dans sa vie elle aura peut-être hyper envie, un autre elle sera il y aura d'autres choses qui se passent dans sa vie en fait ce sera pas le moment peut-être t'as du coup tellement mal que t'as plus envie de ken et du coup dans ces cas-là t'as peut-être pas envie de t'occuper Ah oui,
- Speaker #1
parce que ça. Encore une fois, on en refera un épisode, mais ce truc de « il faut surtout maintenir la flamme avec votre partenaire, ne pas arrêter » . Pardon, arrêtez. Arrêtez !
- Speaker #0
Arrêtez ! Est-ce qu'on a dit ça ? Que nous, on parle de personnes avulves ? On parle pas de femmes et de couples hétéro-centrés Avec des tubs Voilà Des tubs de mecs cis On parle vraiment de personnes avulves Donc soit des hommes trans Soit des personnes non-binaires Soit des femmes cis Enfin voilà vous voyez quoi
- Speaker #1
Bah voilà Est-ce qu'on a conclu cet épisode C'est lâchez-nous la vulve Lâchez-vous la vulve Voilà
- Speaker #0
faites ce que vous voulez nous on est vraiment là pour prôner l'autodétermination chacun fait bien comme on veut on peut citer plusieurs mots à 4 syllabes autodétermination empouvoirment,
- Speaker #1
la gentilité ça c'est si vous avez fait un M2 sociaux,
- Speaker #0
normalement vous les avez toutes parce que ce qu'il faut vous dire c'est que Lucie avant de commencer le podcast elle m'a vraiment dit genre je t'interdis de prononcer des mots à plus de 4 syllabes et je lui ai dit nique toi c'est vrai qu'elle a dit ça
- Speaker #1
Donc cet épisode est terminé Si vous avez aimé, abonnez-vous sur les plateformes Parlez-en, abonnez-vous sur notre compte Instagram J'ai mal à la chatte Parlez-en autour de vous, notez-nous,
- Speaker #0
mettez des commentaires tout ça tout ça On a un mail aussi J'ai mal ? Non c'est J'ai mal chatte C'est J comme le G, mal et chatte Voilà, on a fait comme on pouvait, arrêtez de nous juger, arrobase gmail.com, donc si vous voulez nous partager des anecdotes, nous faire un repos constructif, nous dire, Lucie, blablabla, ferme bien ta bouche parce que tout le temps tu parles. Non, c'est pas vrai.
- Speaker #1
Et tu fais tout le temps la parole à Mathilde.
- Speaker #0
Non, moi j'y fais ça aussi. Nous envoyer des petits cœurs, c'est assez cool aussi. Des photos de vulves, c'est possible aussi, mais il faut que ce soit intéressant pour le podcast, voilà. Ouais, je dirais.
- Speaker #1
Et mettez un trigger. Ouais,
- Speaker #0
peut-être quand même. On flash pas les gens comme ça.
- Speaker #1
Exactement. Dans le prochain épisode, on parlera... On dit ou pas ? On parlera d'un grand sujet aussi des disparunies, qui est le rapport au trauma. Au trauma sexuel. Est-ce que c'est une info ? Est-ce que c'est une intox ? Est-ce que c'est une info, mais on s'en fout ?
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
C'est un peu la DA, quand même.
- Speaker #0
On s'en fout, mais peut-être pas, en fait. Si vous n'en foutez pas, on s'en fout pas.
- Speaker #1
De disparunies et de traumatismes sexuels.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
A bientôt. Bisous.
- Speaker #1
Ce podcast a été créé et imaginé par nous-mêmes, Mathilde Gritten et Lucia Rondour.
- Speaker #0
Il est produit par le planning familial des Deux-Sèvres et soutenu par le Fonds pour le développement de la vie associative des Deux-Sèvres. Merci à Clara Sauset pour son aide, à Quentin Maillot pour la prise de son et à Thibaut Lafitte pour le graphisme. J'ai ma... J'ai ma... La chatte !