- Speaker #0
Bonjour Avril.
- Speaker #1
Bonjour Madame Minitel.
- Speaker #0
Bonjour Pierre. Salut. Alors, en quelle année voulez-vous revenir pour cet épisode ? Comme tu veux. Oh oui, c'est toi qui choisis. Très bien, je choisis. Ouiiii. Cette semaine nous allons revenir en...
- Speaker #2
1929.
- Speaker #1
Wouah ! Je crois que tu m'as toujours pas pardonné le Madame Minitel.
- Speaker #3
Le Madame Minitel, chaque fois il me fait mal.
- Speaker #1
Et tu sais qu'en plus, il commence à me faire mal aussi, je crois que je me suis pas complètement...
- Speaker #3
T'as vraiment une voix de teubé mon gars. Au début c'était marrant, en fait c'était marrant les premières fois qu'on est surpris.
- Speaker #1
Il faut changer le jingle, il faut déjà le changer.
- Speaker #3
Faut juste changer ta voix mec.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue au podcast, je me souviens plus mais c'était cool ! Le podcast dans lequel un épisode égale une année, on revient sur les années en cours, ici avril je suis accompagné de
- Speaker #2
Pierre Metzger et donc cette semaine on revient en 1929.
- Speaker #1
Ouais bébé. Je précise quand même un truc, c'est que nous ne sommes pas historiens, nous sommes deux gogoles qui rep... parcourons une année en rigolant un peu de ce qui se passait dans le monde et en fait on prend aucune responsabilité parce que toutes nos infos on les tient de Madame Minitel qui est notre petit modem parce que nous sommes dans un bunker Pierre en 2000,
- Speaker #3
combien, 300 à peu près ?
- Speaker #1
412 !
- Speaker #3
Et tu crois qu'en 2412 le mot gogole on peut à nouveau le dire sans avoir de problème ?
- Speaker #1
Oui parce que c'est cyclique on n'a pas pu pendant 300 ans et comme on peut depuis 20 ans je me suis dit, et puis franchement on est dans un bunker, on est que tous les deux à ce qu'à un moment donné on peut pas faire preuve d'un peu de mensuétude quoi
- Speaker #3
Alors, sache que moi, personnellement, dans mon bunker en 2400, je suis toujours quelqu'un d'intègre et avec un cœur. Donc, le mot gogole, je ne le dis plus. Libre à toi de le dire.
- Speaker #1
T'imagines l'enfer si, même dans un bunker, les deux derniers survivants de l'humanité, t'es en mode... Putain, Pierre, tu fais chier.
- Speaker #3
Ce serait une horreur.
- Speaker #1
Ce serait terrible.
- Speaker #3
1929, ça t'inspire quoi, toi ? Tu faisais quoi en 1929 ? Mec, toi, t'as vraiment...
- Speaker #1
Une tête à vivre en 1929 ? Ouais,
- Speaker #3
clairement.
- Speaker #1
Je savais que t'allais dire ça.
- Speaker #3
Non mais t'aurais été très à l'aise dans les années 30.
- Speaker #1
Petit trait sur le côté. Très à l'aise dans les années 30.
- Speaker #3
Et je pense que t'aurais été à l'aise dans les années 30, mais t'aurais été à ton prime dans les années 40.
- Speaker #1
C'est-à-dire ? Qu'est-ce que tu entends par là en fait ?
- Speaker #3
Non, rien.
- Speaker #1
Non mais j'aurais été à mon prime, genre déchiqueté par la mitraillette, ou à mon prime justement dans les commandants méchants ?
- Speaker #3
Non, à ton prime, genre au top de ta vie quoi.
- Speaker #1
Mais qu'est-ce que t'as derrière la tête en fait ?
- Speaker #3
Rien du tout. Non, non, je veux savoir maintenant. Les gens qui nous écoutent se feront leur idée.
- Speaker #1
Ben oui, mais moi, tu sais que j'ai même pas le début d'idée.
- Speaker #3
Mettez-nous en commentaire. Ah non, je sais pas. Ouais, il s'est rien passé dans les...
- Speaker #1
Mouais. Bon, alors, on a découpé cet épisode en trois parties. Et Pierre va me faire chier sur les trois. La première partie, parce que bon, on va pas se mentir, 1929, c'est la grosse crise, le gros krach.
- Speaker #3
alors moi je pensais que c'était le choc pétrolier après est-ce que chaque crise économique entraîne Ouais mais non parce qu'en fait la vraie crise du co-choc c'est... Du coup je me suis renseigné en fait rien à voir et pourtant j'étais tellement sûr de moi.
- Speaker #1
Mais c'est pour ça que t'étais pas en gestion du Minitel.
- Speaker #3
Ouais en gros moi j'aurais même pas été vérifié je serais dit mais oui non c'est le choc pétrolier on va parler de ça.
- Speaker #1
Mais 1929 le sac de Napoléon je veux dire. Le mec il serait ramené en habit de cour et tout mais non c'est pour être dans le thème j'ai mis 1929 mec.
- Speaker #3
La crise quoi.
- Speaker #1
Il s'était bien habillé hein.
- Speaker #3
Ah j'adore cette époque pour les vêtements.
- Speaker #1
Ah putain c'est beau. Bon, le haut de forme, ça m'aurait saoulé, je pense.
- Speaker #3
C'est quoi ? Les chapeaux un peu... Tu sais les trucs là,
- Speaker #1
ouais, bah haut, en forme quoi. Enfin tu vois ça me rêve vraiment. C'est vraiment dans le nom quoi.
- Speaker #3
Même décryogénisé tu casses les couilles. Ça pourrait être autre chose un haut de forme, c'est pas forcément un chapeau.
- Speaker #1
C'est une forme haute, enfin je sais pas.
- Speaker #3
Mais je suis d'accord par contre les chapeaux hauts de forme c'est pas beau.
- Speaker #1
Bah si, moi je trouve ça joli, mais c'est juste c'est relou parce que, tu sais c'est-à-dire qu'il faut porter un truc sur la tête, et c'est pas genre une casquette qui épouse la forme de ta tête, C'est vraiment un truc qui monte vers le ciel C'est vrai que ça devait être chiant quand même
- Speaker #3
Parce que ça peut tomber à tout moment. Comment ils faisaient dans le métro ?
- Speaker #1
Moi, je vais grincer ma chaise, je suis désolé. Comment ils faisaient dans le métro ? Oui, il y avait le métro en 29, c'est vrai.
- Speaker #3
Après, peut-être que les gens de l'époque, ils étaient tout petits. Du coup, ils avaient des chapeaux haut de forme, mais en fait, ils avaient la taille normale. Non, c'est vrai. En fait,
- Speaker #1
ils faisaient 80 centimètres et des chapeaux d'un mètre.
- Speaker #3
Ils étaient tout petits, les gens, à l'époque.
- Speaker #1
C'était des Oompa Loompa. Non, mais c'est vrai qu'en vrai, le chapeau dans le métro, ça doit prendre la place. Alors oui, petite règle de savoir-vivre pour tous les gens qui prennent le métro et qui gardent le sac à dos sur le dos, c'est non. Quand on rentre dans un métro, on met le sac à dos entre ses jambes. Parce que ça prend de la place pour un humain sur le dos. Donc, si t'as un chapeau, est-ce qu'ils mettaient le chapeau entre leurs jambes ?
- Speaker #3
Mais ils embêtent personne en haut.
- Speaker #1
En haut. Oui, c'est vrai, oui.
- Speaker #3
Je comprends pas tout résoudre. Non,
- Speaker #1
mais c'est parce que si ça rentre pas, si le métro est pas assez haut, il est haut de forme, ils sont obligés de le mettre quelque part. Tu veux le mettre dans le dos ? Bah, en tout cas, c'est une mauvaise idée. J'espère qu'ils ne le mettaient pas dans leur dos.
- Speaker #3
Si tu as d'autres conseils comme ça de vie, n'hésite surtout pas à la fermer.
- Speaker #1
Des sangles sur le haut de forme.
- Speaker #3
Marc, tu le retournes, le haut de forme. Tu le mets dans ton dos avec des sangles Ça fait une sorte de grande poche.
- Speaker #1
Non, mec. Tu retournes à l'autre fin, mais tu mets tes pieds dedans. Tu mets un pigeon dans le chapeau. Et ça prend pas d'espace.
- Speaker #3
Tu dépasses pas en haut,
- Speaker #1
mais t'as les pieds dedans. Oui, oui, mais c'est rigolo.
- Speaker #3
OK, oui.
- Speaker #1
Il est très promedug aujourd'hui.
- Speaker #3
C'est vrai que je suis très promedug.
- Speaker #1
Tu sais que, alors, 29, c'est la fin de la décennie 1920. Et donc, on est en plein dans les années folles. Alors, les années folles, c'est pas que des gogoles. Non, j'arrête. Pardon, désolé.
- Speaker #3
les années folles c'est une idée J'ai fait le bruit ! Y'a rien qui va dans ce podcast.
- Speaker #1
Un podcast ?
- Speaker #3
On est fatigués. Je peux avoir des problèmes après entendre des trucs comme ça.
- Speaker #1
Non, c'est beaucoup plus problématique que moi. Donc,
- Speaker #3
les années folles, ouais. Donc c'est pas les gogoles, ni les gays du coup.
- Speaker #1
Non mais attends ! Là par contre, t'as fait ça pour que je me sente moins seul. Ouais,
- Speaker #3
mais vraiment c'était vraiment pour te soutenir. T'es un vrai copain. Je suis un pote mec.
- Speaker #1
Hi-fi, franchement c'est trop cool. Non, les années folles, tout le monde était fou en fait. tout le monde avait une camisole et courait dans la rue. ok mec ça serait pas incroyable il y a eu une épidémie de fou ce serait pas incroyable que le prochain covid le symptôme si tu deviens fou tout le monde court dans la rue avec le bite à l'air tu sais c'est un truc une sorte de truc qui te désinhibe complètement en fait t'imagines c'est le prochain covid t'as plus aucune notion de ce que tu peux pas faire en société déjà
- Speaker #3
que les gens sont trop désinhibés alors quelle horreur moi je les trouve un peu trop inhibés mais j'avoue j'ai pas envie de voir un mec sortir sa bite bah non personne n'a envie mais ce serait pas mal ce serait marrant en tout cas
- Speaker #1
Ok, alors tu sais d'où viennent les années folles ? Pourquoi on est rentrés dans ces années-là ?
- Speaker #3
Parce que c'était... je sais pas... J'imagine qu'économiquement ça devait aller trop bien, les gens se sont lâchés, c'était après la première guerre mondiale...
- Speaker #1
C'est surtout ça, c'est après la première guerre mondiale, t'as tout le monde qui a perdu les trois quarts de sa famille et tout, il y a un côté... On veut vivre ! On a envie de vivre !
- Speaker #3
Les gens ils oublient vite quand même !
- Speaker #1
Bon ça va quand même, ils ont... Attends ça finit en 1918, il y a eu la crise en 1929, ils ont eu 11 ans de c'était cool quoi !
- Speaker #3
Bon, du coup, t'as perdu les trois quarts de ta famille. 10 ans après, t'es déjà en train de... Ouais, c'est les années folles ! Ouais mec,
- Speaker #1
c'était les 10 ans de fou quand même, c'est incroyable. T'imagines, menu à Paris, tu te balades dans un truc, c'est qui ? Et la fille de Gérald, quoi ? C'est qui lui ? C'est Dali, mais c'est incroyable ! Peut-être que je suis pas dans la bonne décennie, mais...
- Speaker #3
Si, bah si, ça va d'or Dali, c'était ça.
- Speaker #1
Alors je te donne le contexte, ok ? Contexte, du coup, on est après la guerre, il y a euphorie, liberté, crédit, évidemment, parce que ça va ensemble, t'es là, c'est la fin de la guerre j'ai acheté une énorme maison Il s'est passé un truc trop fou sur le crédit, mais je le garde pour la partie crack, tu vas pas en revenir. D'ailleurs, tu apprendras que j'ai fait 4 librairies pour trouver des livres sur 1929, ils n'avaient rien. Très sous-documenté, 1929. Alors je suis pas allé à la FNAC.
- Speaker #3
Contrairement au génocide palestinien.
- Speaker #1
Ok, donc, du coup, contexte général, on est sortis aussi de taylorisme-fordisme, tu vois ce que c'est ?
- Speaker #3
Ouais, quand même.
- Speaker #1
Taylorisme, pour ceux qui nous suivent, du coup, c'est cette manière de... d'être un peu plus efficace sur la chaîne de prod c'est de l'organisation du travail et le fordisme c'est transformer finalement le taylorisme en système où partout le but c'est on va produire le plus vite possible donc ça crée des gens qui ont juste un boulon dans la main et qui font la même tâche toute la journée c'est le travail à la chaîne les temps modernes je crois que c'est pas 33 ou 36 un truc comme ça ? aucune idée alors ferme ta grosse gueule si c'est pas possible attends je vais demander j'ai jamais aimé Chaplin
- Speaker #3
Je crois que c'est grave.
- Speaker #1
Le bruit que fait mon clavier. Les temps modernes, 36 ! Ouais, ouais, est-ce que j'ai pas un petit... Oh yeah, 36, quelle culture. Ah ouais, enfin bref, les temps modernes, travail à la chaîne et tout, donc c'est à ce contexte-là où... C'est marrant d'avoir ce truc d'insouciance, genre la vie est trop bien, et en même temps, enfin, dans ton travail, c'est l'horreur, quoi. Peut-être que c'est pour ça qu'ils voulaient sortir de là et être...
- Speaker #3
Bah après, le truc, c'est que le travail à la chaîne, ça a aussi amené tellement de croissance, je pense, d'oseille pour les gens ils faisaient du travail à la chaîne peut-être bien payés à l'époque Moi aujourd'hui, le fait de faire du travail à la chaîne, c'est pas tant... Ah oui,
- Speaker #1
parce qu'en fait, la deuxième grosse idée de Ford, de ce que j'ai lu, c'est qu'en fait, il a mis les gens dans les saisies d'usine avec ce truc de travail, mais il a genre doublé leur salaire pour qu'ils puissent acheter les voitures qu'ils produisaient. Voilà.
- Speaker #3
Donc ça change tout. Moi, si j'ai un taf de merde, mais que je suis très bien payé, c'est quand même pas la même histoire que... Bon,
- Speaker #1
c'est pas de gauche que tu viens de dire. Non, le bien-être au travail, c'est le plus important. c'est le partage des richesses dans la gauche le plus important je regarde encore parce que là encore on va mettre le doigt sur les trucs ça sera trop intéressant en deuxième partie mais surtout le gros truc Parce que là, on parle des Etats-Unis, surtout pour 1929. Qu'est-ce qu'il y a eu de 1920 à 1933, Monsieur Pierre ? Allez, je, je dis oui ou non.
- Speaker #3
Qu'est-ce qu'il y a eu ?
- Speaker #1
Un truc qui s'est passé entre 1920 et 1933.
- Speaker #3
C'est politique, économique, sportif ?
- Speaker #1
Politique et économique, les deux.
- Speaker #3
Enfin,
- Speaker #1
c'est pas politique.
- Speaker #3
Économique, on va dire,
- Speaker #1
alors.
- Speaker #3
On a eu le droit de faire un nouveau truc ?
- Speaker #1
L'inverse.
- Speaker #3
Ah, on n'a plus le droit de faire quelque chose ? C'est pas sexuel ? français-française plus de levrette on a tous les deux pour ça comme c'est bizarre on est connecté aujourd'hui et c'est pas ce qu'on a fait on a plus le droit de faire un truc aux Etats-Unis de 1920 à 1933 attends mais c'est pas là qu'il y a eu la prohibition la prohibition de la manifestation bravo Pierre c'était à peu près à cette époque
- Speaker #1
qui a été chopé par le fisc. Allez, dans ton culu ! Ouais, la prohibition, c'est... Alors, l'État, moi, je me suis demandé, mais au fait, pourquoi il y a eu ça ? Pourquoi ils auraient interdit l'alcool ?
- Speaker #3
Mais pas en France, on est d'accord, toi, quand tu dis... Non, c'est aux États-Unis. Ah, aux États-Unis.
- Speaker #1
Donc, pourquoi ils auraient interdit l'alcool ? Et en fait, c'est pour moraliser la société, limiter la violence et purifier les mœurs. Résultat, explosion du crime organisé débarquant dans l'esclavage. Du jazz hypocrisie... Enfin, hypocrisie totale, quoi. Je pense que les hommes politiques buvaient leur mini-bar chez eux.
- Speaker #3
Ils allaient dans des bars sombres, dans des caves comme nous. qu'on faisait du stand-up pendant le Covid.
- Speaker #1
Du coup, la question, mec, c'est ça, c'est aujourd'hui, si la prohibition revenait aujourd'hui, qu'est-ce qui se passerait, à ton avis ?
- Speaker #3
Aujourd'hui, déjà, en vrai de vrai, si jamais il y avait un truc qu'on devait prohiber, est-ce que ce serait l'alcool qui rendrait fou la société ? Parce qu'on n'est plus dans les... À l'époque, ils avaient moins de loisirs, moins de choses à faire, un peu de machin. Donc, tu enlevais l'alcool et les bars, c'était quelque chose.
- Speaker #1
C'était le seul plaisir qu'ils avaient, c'est ça ? c'était un des gros loisirs j'imagine c'est toujours un des gros trucs en plus on est en France nous franchement tu mets la prohibition en France je pense qu'honnêtement t'as plus de gens dans la rue que si t'as tu te rappelles Margaret Thatcher quand elle avait interdit les pubs le dimanche un truc comme ça non parce
- Speaker #3
que toi t'es né pendant Margaret Thatcher mais moi je suis né bien après ils s'étaient tous bien déprimés gros ils ont dû arrêter ça a été terrible pour le pays non mais vraiment les anglais tu leur as enlevé les pubs ils étaient pas bien mais c'est pour ça que c'est un peuple ami Ouais, qu'est-ce qu'on ferait aujourd'hui si on te pense en franc ? Moi, je pense que ce serait très chaud si on enlevait l'alcool en France, mais moins chaud que si on enlevait les réseaux sociaux aux gens. Tu crois ? Ouais.
- Speaker #1
Ah oui, ok, la prohibition serait les réseaux sociaux. Ouais, je pense. Alors, ouais, sauf que j'ai un gros désaccord, c'est que si demain t'interdis les réseaux sociaux, les gens sont plus heureux qu'avant, alors que si t'interdis l'alcool, les gens sont moins heureux qu'avant.
- Speaker #3
Ouais, je suis d'accord avec toi. Mais si t'interdis les réseaux sociaux, est-ce qu'il n'y aura pas des réseaux sociaux...
- Speaker #1
des bars des bars de réseaux sociaux tu vas clandestin mot de passe télégramme rentrez tu descends vous pouvez rentrer vous pouvez vous connecter incroyable tu ferais des LAN tu ferais des bars clandestins avec des LAN comme à l'époque Counter Strike des ordi connectés entre eux t'es là oh oui la grande époque vous venez poster votre facecam clandestine oui blague à part t'interdis l'alcool en France aujourd'hui je pense que t'as les plus grosses manies mais plus grosses que les gilets jaunes honnêtement enfin ok je pense
- Speaker #3
Je suis pas sûr quand même J'ai pas l'impression que les gens boivent tant que ça Ah si mec
- Speaker #1
Déjà ils boivent beaucoup et puis surtout C'est culturellement important Tu as quand même ce truc du vin rouge Mais t'as pas vu Je regardais les infos de 2025 Ah t'es bon
- Speaker #3
La Ausha demandé d'interdire la buvette De l'Assemblée Nationale Ça a rendu fou les gens La droite ils étaient pas Il y a quelqu'un qui l'a dit Attends, c'était incroyable. Il y en a un, il a dit, à cause de la gauche, du coup, ça va détruire l'industrie viticole française qui est déjà pas bien.
- Speaker #1
Donc en fait, ils boivent tellement à l'Assemblée. Ils boivent tellement à l'Assemblée que c'est eux qui sauvent le secteur viticole français.
- Speaker #3
Les mecs, ils boivent tellement qu'ils se disent que c'est à eux seuls. C'est trop fou,
- Speaker #1
ils sont là, ouais, mais pour le travail, ça aide parce qu'on travaille tard. Je fais, mais tous les gens, ils travaillent tard, en fait. eux ils ont pas le droit à l'alcool sur le lieu de travail mais déjà qu'il y ait une buvette à l'assemblée nationale j'étais choqué,
- Speaker #3
rien que le mot buvette Mais qu'on n'est pas à la tombola dans le... Moi,
- Speaker #1
je ne suis pas choqué, mais genre que ça ouvre à 19h. Enfin, tu ne mets pas une buvette le midi, quoi. Après, les gens, en même temps, ils vont faire des repas, le déj. Tu vois, les déj dans les restos, ils peuvent se prendre un verre de vin, quoi.
- Speaker #3
Mais pas mieux de travailler. Dans un resto, toi, à la cantoche, quand tu travaillais, gros, tu ne pouvais pas te prendre un verre de vin.
- Speaker #1
Oh, mec, Gérald Larcher, il a dû voir la news, il a dû faire.
- Speaker #3
Ils ont pété un plomb. c'était trop marrant quelque part t'as quand même raison Si t'interdis l'alcool, je pense que les gens vont péter un câble.
- Speaker #1
Même moi, je suis dans la rue. Je bois pas tant que ça,
- Speaker #3
mais je suis dans la rue.
- Speaker #1
J'ai baissé, je suis même plus à 5 vers semaine, je suis à 3 vers semaine.
- Speaker #3
Tu te rends compte que si t'avais vraiment baissé, à chaque fois que t'as dit que t'avais baissé, tu l'as tellement dit toi, que si c'était vrai, tu boirais plus du tout.
- Speaker #1
Regarde mon étagère alcool juste ici. Moi, demain, ils mettent la prohibition.
- Speaker #3
Tu pars de ton mini-bar.
- Speaker #1
Mais ça, je vis tout en deux jours, mon mini-bar. C'est pas une mini-bar, y'a pas beaucoup de...
- Speaker #3
Il n'y a pas beaucoup de bouteilles ?
- Speaker #1
Il y en a une quinzaine.
- Speaker #3
Alors on est dans le bunker, mais quand même, t'as ramené pas mal d'alcool pour un mec cryogénisé.
- Speaker #1
Bah mec, tu rigoles ou quoi ? Gros, demain, on est vraiment pour de vrai dans un bunker et on n'a que 15 bouteilles. Mon gars, je l'ai fait durer.
- Speaker #3
Il a 15 bouteilles, il est tout seul. Il n'y en a pas une qui est à plus de la moitié.
- Speaker #1
Mec, tu me connais, ça fait 8 ans qu'elles sont là.
- Speaker #3
8 ans.
- Speaker #1
T'es vraiment d'une mauvaise foi.
- Speaker #3
Mon côté tiré manifesté. Ouais, mais je suis d'accord.
- Speaker #1
et j'ai un premier jeu pour toi est-ce qu'on se ferait pas un petit jeu les gars ? Ok le jeu ça s'appelle Prohibé ou pas prohibé Tu donnes des petites phrases et tu me dis Est-ce que c'était prohibé ou pas pendant la prohibition
- Speaker #3
Ah ils sont pas prohibés que l'alcool
- Speaker #1
Non mais tu vas voir Boire une bière dans son salon Parce qu'à l'époque de la prohibition tu avais le droit de boire une bière dans ton salon Ouais Ouais donc pas prohibé
- Speaker #3
Pas prohibé.
- Speaker #1
Ok. Et la réponse était... Prohibé. C'était prohibé. T'avais pas le droit de boire une bière dans ton salon.
- Speaker #3
Ah mais en fait t'avais plus du tout le droit à l'alcool.
- Speaker #1
Même au domicile.
- Speaker #3
Ok. C'était comme de la cocaïne aujourd'hui quoi.
- Speaker #1
C'est un peu ça. C'est fou hein.
- Speaker #3
Ah ouais quand même.
- Speaker #1
ok d'accord t'es là j'avais même pas Quand j'étais aux Etats-Unis, c'était pendant... Je suis allé étudier un an aux Etats-Unis.
- Speaker #3
Quel épisode de son alcoolisme va-t-il nous raconter ?
- Speaker #1
Un an aux Etats-Unis et j'étais... Bah non, parce que là-bas, quand tu te fais gauler en étant mineur, underage, moins de 21 ans, t'as des conséquences mais genre dramatiques. Donc vraiment, pour le coup, c'était hyper dur d'aller se dégoter de l'alcool. C'était pas un truc... Il n'y avait pas de cours interatifs. C'était vraiment...
- Speaker #3
Comme on voit dans les séries.
- Speaker #1
Un peu ça. Et en fait, un jour il y a un gars qui dit dans ma chambre venez j'ai des bières et c'était des bières genre les Heineken enfin c'était pas Heineken mais une petite bouteille comme ça Le mec de la résidence étudiante dans laquelle j'étais a ouvert la porte. On avait une bière chacun. C'est juste une bière. J'ai eu mon avertissement de l'école au deuxième été viré. J'ai eu 100 dollars d'amende et 10 heures de travaux d'intérêt généraux. J'ai passé deux dimanches après-midi à nourrir des SDF dans des églises, à servir les petites soupes et les machins et tout. Parce que j'avais été pris avec une bouteille d'alcool. En vrai, c'est beaucoup.
- Speaker #3
C'est énorme. Je ne sais pas pourquoi les Américains... Et aussi, moi, quand j'y étais allé, ils étaient vachement à cheval sur ne pas pisser dans la rue
- Speaker #1
Non mais c'est le pays de l'hypocrisie mec Ils vont chier sur l'Irak Mais t'as pas le droit de pisser dans la rue Oh il est engagé aujourd'hui Mais mec j'ai fait le test politiscapes là Je crois que je suis devenu de gauche c'est terrible J'ai une fleur sur mon drapeau mec Ma barre communiste est plus élevée que la barre capitaliste Et la barre révolution est plus élevée que la barre réformisme Mec j'étais là je me disais mais c'est pas possible Ouais ça y est Fallait que quelqu'un te le dise Deuxième question Les médecins pouvaient prescrire du whisky pour raison médicale.
- Speaker #3
Ah, un peu comme la weed aujourd'hui médicale, quoi.
- Speaker #1
En fait, on ne va pas dire prohibé ou pas prohibé, c'est t'as le droit, t'as pas le droit.
- Speaker #3
Moi, je dis, ils avaient le droit.
- Speaker #1
Oui, ils avaient le droit. Ils pouvaient presser du whisky pour raison médicale. Autant dire que mon médecin généraliste, il m'a vu faire des allers-retours. Troisième question. Les policiers avaient l'interdiction de boire pendant le service.
- Speaker #3
Bah oui.
- Speaker #1
De quoi ?
- Speaker #3
Bah oui, forcément.
- Speaker #1
Alors là j'ai du mal à comprendre comment c'est organisé, parce que ça n'est pas prohibé, donc c'était pas interdit d'avoir l'interdiction de boire, donc je pense que ça veut dire qu'ils pouvaient boire pendant le service.
- Speaker #3
Les keufs ils pouvaient boire pendant le service ?
- Speaker #1
C'est mal formulé.
- Speaker #3
Mais toi t'avais pas le droit de boire un verre chez toi dans ton travail.
- Speaker #1
J'ai trouvé un quiz, je suis pas sûr de ce que je suis en train de lire mais...
- Speaker #3
Mais t'imagines, si c'est l'ICAR, le nombre de gens qui vont s'engager dans la police ? Pourquoi on a autant de gens qui s'inscrivent au concours cette année ? Je comprends pas,
- Speaker #1
ils sont 2 millions.
- Speaker #3
Monsieur, vous êtes ingénieur dans l'aéronautique, vous voulez devenir flic à la circulation. Ouais, frère, mais j'ai le droit de boire pendant le service.
- Speaker #1
C'est trop drôle. La prochaine, elle est facile, mais parce qu'elle est juste marrante. Les femmes pouvaient tenir un bar clandestin.
- Speaker #3
Non, évidemment.
- Speaker #1
Mais ça serait marrant d'imaginer, alors les hommes, vous avez pas le droit de boire parce que vous êtes des gros porcs, vous savez pas vous retenir. Les femmes, vous avez le droit de boire de Margarita.
- Speaker #3
Ça serait marrant.
- Speaker #1
est-ce que pardon
- Speaker #3
C'était de tenir ou d'aller dans un bar clandestin ?
- Speaker #1
De quoi ?
- Speaker #3
La question, c'était de tenir un bar clandestin ou d'y aller pour les femmes ?
- Speaker #1
De tenir. L'alcool industriel pouvait être détourné pour être bu ?
- Speaker #3
L'alcool ? Ouais, genre l'alcool pour...
- Speaker #1
Industriel.
- Speaker #3
Est-ce que c'était légal ?
- Speaker #1
Pouvait être détourné pour être bu.
- Speaker #3
Ouais, je pense que ça devait être fait. Je pense pas que c'était légal, mais les gens devaient le faire.
- Speaker #1
donc est-ce que tu penses que t'avais pas le droit de le faire ? ah non t'avais pas le droit en tout cas c'était pas mentionné en truc de la prohibition y'avait pas de truc sur ce truc quoi ok donc y'a des gens qui devaient se buter à l'alcool ben comme t'as genre en Iran et tout souvent des cas je lis d'alcool frelaté des trucs comme ça parce que les gens ils le font chez eux quoi entre
- Speaker #3
faire ton alcool t'as distillerie chez toi et boire de l'alcool industriel ah c'est pas la même je suis d'accord j'aimerais bien me faire mon alcool moi Evidemment
- Speaker #1
Non mais c'est le côté artisanal La fabrication quoi J'adore cuisiner pourquoi ne pas passer à la boisson Est-ce que tu avais le droit de vendre de l'alcool Pour financer une oeuvre caritative Bah non On avait pas le droit de faire ça Est-ce que les pharmacies pouvaient vendre de l'alcool médicinal Sur ordonnance Bah non vu qu'on avait pas le droit de
- Speaker #3
Attends tu m'as dit qu'on avait le droit les médecins de
- Speaker #1
Ils avaient le droit de prescrire du whisky pour raison médicale Et oui, ils avaient le droit. Donc je pense qu'en fait, tous les gens, soit ils s'engagent dans la police, soit ils sont allés à la pharmacie. On n'a que des pharmaciens et des policiers.
- Speaker #3
On a des keufs et des gens malades.
- Speaker #1
Et des pharmaciens. Et des pharmaciens. C'est vraiment tout ce qu'il y a dans ce pays. Il était prof, il a quitté son taf pour être pharmacien, je n'ai pas compris.
- Speaker #3
Oh putain, c'est trop marrant. En fait, si tu veux, demain, il manque des gens dans un certain corps de métier, en fait, tu fais ça, tu interdis l'alcool, mais tu le légalises dans un corps de métier. Alors, on manque de serveurs dans les bars. on interdit l'alcool mais les serveurs ont le droit de boire et c'est exactement ça et en fait c'est ça la solution Suis-moi, s'il te plaît.
- Speaker #1
Ouais, mais j'essaye.
- Speaker #3
J'essaie d'être drôle.
- Speaker #1
Non, non, mais t'as raison. Attends, on va la refaire. Pierre, on est tous les deux. On est en 1927.
- Speaker #3
Je te déteste.
- Speaker #1
Mais non, on est en 1927 aux Etats-Unis. Tout se passe bien, regarde. Tu peux le voir. Il y a un petit jazz en fond. Hop, on descend dans un petit bar clandestin. Mot de passe, Ausha.
- Speaker #3
On rentre. du spectacle de feu exactement c'était vachement bien qui a révolutionné les années 2020, j'ai 34 ans.
- Speaker #1
Il a eu trois mois incroyables dans sa carrière. Pierre, on arrive dans le bar clandestin, qu'est-ce que tu commandes ? Ça fait six mois que t'as pas bu une goutte. T'as le choix. T'as Zephyr, la serveuse qui dit, what do you want honey ?
- Speaker #3
Écoute, je commande un Cuba Libre.
- Speaker #1
Oh ! On fait venir le rhum de Cuba, double embargo ! On a un petit coquin à ma droite.
- Speaker #3
On est complètement engagés.
- Speaker #1
J'aime bien ce que tu me proposes. Moi, je commande un Whisky Sour. Ou un bourdon sour, un petit truc ouais. Ah la pièce de petit ariago avec la suavité qui l'endort. Moi j'aime le sour. T'es vraiment un mec du sour.
- Speaker #3
Moi je suis un mec du sour. A chaque fois que tu veux commander un truc c'est quelque chose sour.
- Speaker #1
Et là on t'appelle, Pierre ! Tu te retournes. Ha ha ha ! Et là c'est un soldat qui te saute dans les bras. Tu te rappelles en 1916 quand t'étais infirmier parce que t'avouais pas que tu pouvais battre. Parce que t'as fui la guerre, parce que t'es une...
- Speaker #3
je peux pas continuer tu étais à la cuisine à la cuisine tu es plus chez les patates mon gars demain moi je m'engage dans l'armée c'est pour les patates évidemment je m'évanouis à la vue du sang question que je fasse à l'armée évidemment voilà c'était la petite séquence prohibition je trouvais qu'il y avait une petite piste musicale qui était pas de refus tout ça pour la piste musicale je valide ah ouais c'est vrai c'est validé bon
- Speaker #1
en tout cas c'est l'âge d'or culturel Paris rayonne Hemingway Fitzgerald Picasso Dali Joséphine Baker et alors j'ai posé une question au Minitel parce que en fait, tu sais moi je vois des films et je lis des trucs dessus Les gens, ok, ils sont artistes, mais ils voyagent partout, ils disent « j'ai envie d'aller juste deux mois à Londres » , et ils y vont, ils ont une suite énorme, ils boivent et tout, et je me dis « mais en fait, c'était quoi le coût de la vie ? » J'ai l'impression que c'était trop simple à l'époque. Et en fait, alors j'ai demandé, je ne sais pas ce que ça vaut, mais aujourd'hui, le mode de vie un peu bohème de tout ça, j'ai lu que ça serait l'équivalent de 12-13 000 euros par mois, pour avoir cette espèce d'équivalent au niveau de vie, genre vas-y, tu prends un verre, tu prends un machin et tout.
- Speaker #3
mais d'où venaient leurs oeils du coup ?
- Speaker #1
Alors après, bon là, je parle des Ming-Wi, Fitzgerald, Picasso, les gens qu'on voit et qu'on lise, c'est quand même des gens qui réussissaient. Mais ça reste des artistes, quoi. Enfin, je veux dire, des artistes, est-ce qu'ils gagnaient si bien leur vie ?
- Speaker #3
Mais moi, je suis pas sûr que Picasso, de son vivant à ce moment-là, il gagnait si bien sa vie, tu crois ?
- Speaker #1
Alors, Picasso, il gagnait bien sa vie de son vivant, mais je crois plus tard. Peut-être plus tard. Mais en tout cas, t'as cette image des artistes... Je vais rester deux semaines à l'hôtel Hilton.
- Speaker #3
mais même juste en fait à l'époque y aller alors tu partais pas aux Etats-Unis gros ça devait être un délire quand même
- Speaker #1
Je vais faire 6 mois pareil, prendre le bateau. Il y a vraiment un truc de putain, mais c'est quoi le niveau de vie de ces gens ?
- Speaker #3
Ça devait être incroyable.
- Speaker #1
Oh mec !
- Speaker #3
En vrai, ça devait être incroyable.
- Speaker #1
Franchement, quand je lis des trucs genre, est-ce que je peux avoir un plat de pâtes, un dessert et puis un whisky, ça fera 2 francs. 2 francs, quelle est cette inflation ? Toi,
- Speaker #3
tu penses qu'à la bouffe, putain. Mais mec,
- Speaker #1
il n'y a pas d'autre raison de vivre en fait.
- Speaker #3
J'étais en mode, ça devait être incroyable. L'expérience de vie, les gens que tu rencontres, l'artistique, lui il est là. Ouais, ça devait être incroyable. t'es arrivé au bar tu peux commander trois pentes et deux plates
- Speaker #1
potes pour 5 euros mais gros quelle grosse merde je t'explique c'est à dire qu'à l'époque tu pouvais alors tu sors terrasse de café café croissant ce que tu veux déjà tu sors la première chose que tu fais terrasse de café mais mec c'est ça évidemment à l'époque tu serais pas aller voir Joséphine Baker non mais attends j'ai pas fini ma journée j'ai pas fini ma journée t'écris t'écris 3 heures incroyable tu vas à ton bistrot préféré c'est quoi aujourd'hui la spécialité on a un boudin aux pommes tu fais te péter le boudin avec un dijot ils te font ça à 1 franc et là un franc Tu sais, t'as 30 000 francs sur ton compte, ça te coûte rien. Tu passes l'après-midi, tu te balades au parc, tu fais une petite sieste à l'ombre des platanes, t'attends et tout, puis tu rentres chez toi, tu récris un petit peu, tu te poses, et 22h30, le téléphone sonne. Allô ? Ouais, on descend tous à la rue Abribar. Rejoins-nous, bien sûr.
- Speaker #3
Tu fais très bien la voix de Lina.
- Speaker #1
Alors reviens à la rue Abribar. Et là, t'arrives, t'as tous les gens, ils discutent. Alors par contre ils fument dans la gueule, ils sont là en intérieur t'es là à 2h du matin je vais peut-être rentrer quoi mais la soirée ne fait que commencer il y a Joséphine qui danse à la gaieté t'arrives oh putain et tout le monde danse mais mec c'est la folie quoi et après par contre quand ils font de l'héroïne là je rentre chez moi moi je pense que tu serais t'aurais pas survécu à cette époque en vrai de vrai je
- Speaker #3
pense que t'as quel âge là ? j'ai 33 je pense à 32 ans t'aurais été mort pourquoi ? parce que j'aurais trop bouffé la vie à pleine dent t'aurais été obèse A l'époque, il n'y avait pas de pontage cardiaque. Ils auraient pu faire un AVC. Ou alors du diabète. Ou même l'alcoolisme. Tu aurais été la personne la plus heureuse que je connaisse jusqu'à tes 32 ans et ta mort.
- Speaker #1
Ils auraient été... Avril, c'est le bon vivant. Il faut à tout prix le retrouver. Il connaît les meilleures adresses pour bouffer des flageolets dans Paris. Evidemment, ça aurait été génial.
- Speaker #3
Vous vous souvenez d'Avril ?
- Speaker #1
il avait vraiment les meilleures adresses c'était vraiment un bon vivant moi je vois pas d'autre intérêt à la vie que manger, boire et dormir je suis désolé d'ailleurs en ce moment parce que j'ai récupéré dans la vieille bibliothèque des années 2025 plein de livres je suis sur Pensée de Marc Aurel donc je suis un peu à fond dans le stoïcisme je comprends ça me donne envie mais ce côté tu dois maîtriser tes pulsions et tes sensations genre pas te laisser bouffer par tes envies de bonne bouffe dans la maîtrise ça m'aurait saoulé pour tout ? c'est un mode de vie c'est pas du tout que ça mais de l'ensemble c'est C'est accepter que le destin existe et que, entre guillemets, tout est la conséquence d'une cause d'avance sur laquelle tu n'as pas d'emprise. Du coup, il faut être à l'aise avec ça et vivre sa vie tranquillement. Un vrai stoïcien ne peut pas être désespéré.
- Speaker #3
Ok, mais est-ce qu'il peut être l'inverse de désespéré ? Dans l'excès, où il ne peut pas justement parce qu'il est stoïcien ?
- Speaker #1
Je n'ai pas tout compris.
- Speaker #3
Là,
- Speaker #1
comme ça, je dirais que non. Mais voilà, à cette époque-là, je dors culturel. Et il y a un mouvement artistique qui naît à ce moment-là. c'est le surréalisme le surréalisme avec Dabreton qui publie le manifeste en 24 après t'as Dali, Magritte, Bunuel qui explorent les rêves le hasard, l'inconscient tout ça et alors c'est trop drôle parce que je me suis renseigné j'ai dit mais est-ce qu'il y aura un parallèle moderne tu vois avec ça tu vois genre à l'époque il y avait un truc un besoin peut-être d'évasion je sais pas on va aller dans le non réalisme et en fait le Minitel m'a sorti ouais il y a beaucoup de mèmes comme ça des mèmes d'esthétique Dreamcore, tu vois ce que c'est les éthiques Dreamcore ?
- Speaker #3
Non
- Speaker #1
C'est des mèmes complètes, surréalistes pour le coup, avec des trucs qui n'ont aucun sens, des formes, des sons, des... Ah,
- Speaker #3
mais si !
- Speaker #1
Tu te rappelles de cette phase ?
- Speaker #3
Si, si, si, oui, oui, je vois. Mais qui m'aide très mal à l'aise, d'ailleurs.
- Speaker #1
Oh, souvent, ouais. Mais de toute façon, c'est ça. Parce que, alors, du coup, on s'est tous les deux mis un truc pour cet épisode. On a regardé tous les deux le court-métrage Un Chien Andalou de Dali et Bunuel. Ouais,
- Speaker #3
on a regardé hier dans le bunker parce qu'on a retrouvé la vidéo. Ouais. Et j'ai rien compris. Sincèrement la première image c'est une meuf qui se fait crever un oeil Et ça te met genre 8 ans plus tard
- Speaker #1
Mais alors Cette image de l'œil crevé, apparemment à l'époque il y a des gens qui étaient trop mal, ils ont quitté la salle Mais bien sûr,
- Speaker #3
mais même moi j'étais pas bien
- Speaker #1
C'est juste une lame de rasoir qui fait
- Speaker #3
Ah c'est une lame de rasoir qui ouvre un œil.
- Speaker #1
Ouais mais c'est pas un vrai œil
- Speaker #3
Excuse-moi monsieur Prome de Hogue, moi quand je regarde du cinéma je suis dedans tu vois, pour moi c'est un vrai œil Ah c'était horrible
- Speaker #1
Moi il y a quand même un truc dans le muet que j'aime trop, cette espèce de surexpression de tout il y a vraiment un truc qu'on peut pas expliquer par le test donc on va tout surjouer j'aime trop c'est trop joli moi j'aime bien les gens qui surjouent en fait maintenant je commence à aimer c'était qui qui avait dit ça il y a quelqu'un qui avait dit il y a pas de surjeu de sous-jeu il y a juste ou pas juste genre tu peux être juste dans le surjeu et c'est mieux qu'être faux dans le
- Speaker #3
tu vois alors je vais sortir du truc intello surréalisme ok pardon non non mais justement pour voir ce que tu dis là justement Et c'est ouf comment dans Friends, les acteurs, comparés à How I Met, sont plus à l'ancienne. Ils surjouent tout avec leur corps. Comment Chandler fait tout, mais à l'excès. Tu sais, leur position, leur visage, ils sont là en ouvrant la bouche, les trucs, toutes les expressions, les mimiques. Et quand il sort de la pièce en courant, il le fait en agitant les bras. C'est presque du...
- Speaker #1
Du clown.
- Speaker #3
Du clown,
- Speaker #1
donc fou, mais grave.
- Speaker #3
Et pourtant, du coup, moi, je préférais Hawaï Met, mais en voyant Friends après Hawaï Met, je reviens sur ce que je dis, Friends, c'est mieux, et les acteurs, mec, ils sont au-dessus, mais de malade.
- Speaker #1
Mais tu devais t'éclater de ouf à l'époque.
- Speaker #3
De malade, ouais. Mais je me rendais pas compte à l'époque.
- Speaker #1
T'imagines, parce qu'eux, en plus, ils jouaient devant des publics. Donc en fait, je pense, tu joues devant des publics, t'as le côté, c'est à moitié un truc audiovisuel et spectacle vivant. Spectacle vivant, il faut être plus dans l'excès que dans le visuel. Exactement,
- Speaker #3
et tu vois que Friends, ils jouent vraiment pour le public, ils jouent pas forcément pour la caméra et donc ils en font des tonnes et je trouve ça trop bien c'est cool hein je trouve ça trop bien ce qui moi à l'époque je m'en rendais pas forcément compte mais ouais ouais incroyable du coup ouais je suis d'accord avec toi y'a pas de tu surjoues pas en fait c'est juste enfin ils sont juste dans le surjeu quoi tout ça pour dire non mais c'était hyper intéressant on est d'accord un chien andalou on a tous les deux rien compris mais y'avait rien à comprendre ou y'avait quelque chose à comprendre alors je regardais un peu les commentaires y'a des gens apparemment qui disaient ouais le nombre de fois J'ai dû revoir cette vidéo pour tout comprendre
- Speaker #1
Et j'ai toujours rien compris.
- Speaker #3
Il avait l'air d'avoir compris chaque scène. J'ai dit, mais qu'est-ce que t'as bien pu comprendre avec la main pleine de fourmis coincée dans la porte ?
- Speaker #1
C'est fort, ça, quand même, de faire ces effets spéciaux à l'époque. Ouais, par contre,
- Speaker #3
il est impressionnant, le film. Même en montage.
- Speaker #1
C'est les années 20, quoi.
- Speaker #3
C'est assez fou. Vraiment, il y a des scènes qui sont assez incroyables. La main qui est... La scène de la main dans la rue avec les gens. Moi au début je croyais que c'était un chien Très bizarre Elle m'a marqué cette année.
- Speaker #1
Vous pouvez le voir en tout cas sur YouTube, c'est en accès libre. Un Chien Andalou sur YouTube, ça dure 16-17 minutes, vous avez tout. N'hésitez pas à regarder.
- Speaker #0
Alors, question avant de passer à la partie 2, au crack. Là, on est dans cette espèce...
- Speaker #1
Attends, juste un truc. Il t'a pas fait penser un peu ce film ? Moi, un de mes films préférés, c'est Holy Motors.
- Speaker #0
Celui d'Oscar Axe ?
- Speaker #1
Ouais. Il y a un peu ce côté-là de surréalisme, où tu comprends pas vraiment tout non plus, mais c'est très esthétique, très dans l'image.
- Speaker #0
Je savais pas qu'Holy Motors, c'était un de tes films préférés.
- Speaker #1
Si, j'adore ce film. Il m'a choqué.
- Speaker #0
Il est trop bien. Denis Lavan.
- Speaker #1
J'ai aucun nom, par contre. Ok, il est incroyable. ça m'a rappelé un peu ça j'ai trouvé qu'il y avait ça dans ce film là et je comprends maintenant pourquoi j'ai adoré ce film c'est que au delà du fait que lui au moins tu le comprends donc ça m'a ajouté à ça mais je trouve que dans l'image, l'esthétisme et des fois le décor où tu comprends pas tu comprends l'histoire mais tu comprends pas vraiment pourquoi c'est là à ce moment là ça m'a rappelé cette période,
- Speaker #0
je suis sûr qu'il s'en a inspiré après de toute façon dès que tu quittes un petit peu le réalisme et que tu vas vers autre chose tu vas être un petit peu associé à ça Moi je trouve la scène où Patrick Bouhèle mange du caca Elle est quand même incroyable ah oui c'est vrai qu'en 2040 il avait enfin sorti son documentaire pourquoi on repart à chaque fois mec c'est trop fou parce que ça nous amuse c'est pas de notre faute on pourrait forcer le rire mais c'est jamais forcé et donc moi je me pose une question parce que là on va arriver sur le crack et tout mais avant du coup t'as cette air de tout le monde s'amuse avant la grosse barre de machin est-ce que Merci. C'est pas les années 90, 1990, c'est celle qu'on a vécue quand on était enfant, est-ce que c'était pas un peu les dernières années folles ? Tu me posais la question.
- Speaker #1
Ah non, pas du tout.
- Speaker #0
Non ?
- Speaker #1
Ah non, je crois pas, les années 90 c'était dur en vrai.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Moi je pense que nous, moi je les kiffe perso parce que c'était ma jeunesse, mais j'ai pas l'impression que le monde était...
- Speaker #0
Ouais mais il y avait cette insouciance quand même, il y avait ce truc où, pour moi c'est le 11 septembre un peu, à l'époque, qui avait remis un peu dans la tête des gens, oh putain merde le monde est dangereux mais j'ai l'impression qu'en années 90 il y avait ce truc de
- Speaker #1
même si c'était dur c'est oh waouh ouais peut-être alors attends c'était quoi le ouais je sais pas j'ai pas l'impression il y avait un ouais je trouve qu'artistiquement peut-être mais et encore non mais les années 90 il y a v'là les problèmes les émeutes les machins oui bon d'accord aux Etats-Unis c'est archi tendu t'as le procès O.J. Simpson dans les années 90 avec tout le truc racial oui mais est-ce que c'est pire qu'interdire l'alcool
- Speaker #0
Est-ce que le problème des minorités... Il est bien gentil, O.J. Simpson. Les droits des Noirs, c'est bien gentil, mais interdire l'alcool, Pierre. Est-ce qu'on peut revenir un peu à l'essentiel ?
- Speaker #1
Alors, O.J. Simpson, c'est pas les droits des Noirs.
- Speaker #0
Oui, pardon. Là, j'ai confondu.
- Speaker #1
En tout cas, ce procès avait mis ça en avant. Non, je trouve pas que ce soit les années... Moi, les années folles... Ah ouais, c'est quoi les dernières années folles, en fait ? Peut-être les 30 glorieuses,
- Speaker #0
un peu.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'on est en crise maintenant perpétuelle Depuis si longtemps Parce que les années 80 c'était pas
- Speaker #0
Et en même temps peut-être que demain on aura une énorme crise Et on se rendra compte qu'en fait tout ce temps on était pas en crise du tout Tu vois on a pas connu les subprimes Moi j'ai connu les subprimes Non mais nous J'ai pas été impacté en tout cas On a pas été ces centaines de milliers de familles Qui sont limite sur les routes et tout Attends tu sais quoi il y a trop de trucs à dire On passe à la partie 2 t'es chaud ? Est-ce que tu sais quel jour a eu le Black Tuesday ?
- Speaker #1
C'est le 24 octobre 1929 Le 24 octobre 1929 Attends tu me poses une question et tu donnes la réponse directe
- Speaker #0
Parce que je sentais que... Non mais t'aurais eu le jour ? Le 24 octobre ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que le mec ne croit pas... Lui, il me pose des questions, mais il ne croit tellement pas en moi qu'à la fin de la question, il y a la réponse. J'ai mal formulé. Dans ce cas-là, ne pose pas de questions. Ok,
- Speaker #0
t'as raison, je me suis planté. Ça te va ?
- Speaker #1
Oui, j'avais la réponse.
- Speaker #0
Ok. C'est quand ?
- Speaker #1
Le 24 octobre.
- Speaker #0
Ah bah, j'aurais tellement aimé que tu me plantes là maintenant. Ça aurait été possible. Ça aurait été incroyable. Le 24 octobre, nous avons ça.
- Speaker #2
Les investisseurs fratricides ont dépassé leur stock à tout prix.
- Speaker #0
Tout le monde veut vendre,
- Speaker #1
personne ne veut acheter. Soudain,
- Speaker #0
même les sécurités les plus en colère sont pratiquement invaluables.
- Speaker #1
c'est combien de pinte au bar avril ?
- Speaker #0
100 millions mec tu sais combien de boudin aux pommes j'aurais pu manger avec 30 milliards mec j'aurais pu manger pendant des trillions d'années et il y a ouais donc c'est il y a une suite de voilà ruines, suicides panique tout ça et alors j'ai lu un truc trop trop fou parce que je me suis renseigné sur les causes en fait à l'époque donc t'as ce truc de déjà année folle tout le monde investit crédit et tout tu pouvais spéculer à crédit acheter des actions à crédit En fait,
- Speaker #1
t'as porté...
- Speaker #0
en fait t'apportais 10% d'apport et le reste emprunté donc la plupart des familles disaient bah j'ai 1000 dollars ils avaient pas 1000 dollars on va dire 100 dollars j'investis 100 dollars dans des actions là dedans mais j'achète pour 1000 balles d'action et je dois 900 balles et le reste je dois 900 balles et en fait tout le monde s'est mis à faire ça spéculation à crédit de fous malades, surproduction industrielle de malades, genre tout le monde va pouvoir acheter des voitures, machin. Donc il y a eu énormément de trucs. Et d'un coup, il y a ce truc où il y a tout qui pète en même temps parce qu'il y a un moment donné, on s'est rendu compte qu'ils ne pouvaient pas tenir, la bulle a éclaté et en fait, du coup, ce qui est passé, c'est que les banques se sont retrouvées dans l'incapacité de rembourser les trucs. Et en fait, les banques finançaient aussi la reconstruction de l'Europe après-guerre. Et en fait, c'est pour ça que toute cette bulle spéculative, quand elle a éclaté, ça a impacté l'Europe, en fait. Parce qu'il y a eu tous ces échanges de banques, si j'ai bien compris, entre les deux. Et donc, l'Europe qui se reconstruisait, ça a été un coup de massue énorme. L'Allemagne, c'est ce qui a fait que ça a plongé de ouf et qui, derrière, a amené la situation qui a atteint. Et en fait, j'ai lu un chiffre qui va te faire marrer. Enfin, c'est pas marrant du tout. En 1929, 1% des américains détiennent la moitié des richesses.
- Speaker #1
Ouah, ah ouais.
- Speaker #0
Est-ce que ça te rappelle quelque chose ?
- Speaker #1
Ça me rappelle... aujourd'hui clairement 1% des américains détiennent la moitié des richesses mais en France on doit pas en être si long non ?
- Speaker #0
je crois que dans le monde en ce moment le 1%
- Speaker #1
détient la moitié ouais je crois qu'on s'en approche on doit pas en être très très long de toute façon avec le nombre de milliardaires qui augmente donc ça doit être ça et en fait c'est ça il y a zéro régulation tout repose sur la confiance et c'est un peu
- Speaker #0
2008 avant l'heure c'est le même mécanisme, c'est ce truc de ouais, pas de soucis On y va à fond et on n'apprend pas des erreurs.
- Speaker #1
Derrière, il y a eu un paquet de bulles qui ont éclaté. La bulle Internet, c'était quoi ? C'était début 90, non d'ailleurs ? C'était début 2000, 90 ? Non, c'est avant les subprimes. Ouais, ça doit être dans les années 90.
- Speaker #0
C'est une bonne question. Bulle Internet ?
- Speaker #1
Quand tout le monde avait investi à mort sur toutes les nouvelles, les futures startups de mon cul qui ont toutes fermé d'ailleurs depuis.
- Speaker #0
Donc du coup, j'étais prévu au milieu de ça, un petit jeu. C'est de 1929 ou 2008. Je te sors des phrases qui ont été sorties par des politiciens ou des gens et tu me dis est-ce que c'était en 1929 ou en 2008.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
T'es chaud ?
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
Ok. Personne ne pouvait prévoir l'ampleur de la panique.
- Speaker #1
T'es un bâtard, gros. Alors là, pour le coup, c'est vraiment... C'est du pur hasard.
- Speaker #0
Un peu.
- Speaker #1
Personne ne pouvait prévoir la... Oh, 2008. En mars. Non, l'autre, l'autre, finalement. Bien joué,
- Speaker #0
c'était 1929. T'es un bâtard parce que le pad a pas marché.
- Speaker #1
non pas du tout Allez, une bonne réponse.
- Speaker #0
Les banques centrales injectent des milliards pour sauver le système.
- Speaker #1
Là, je dirais 2008. Attends. Ouais, 2008, ça, sûr.
- Speaker #0
Encore une bonne réponse. Bravo. Des familles entières perdent leur maison à cause d'un prêt qu'elles ne comprenaient pas.
- Speaker #1
Ça pue 2008, ça. Ouais, 2008.
- Speaker #0
Eh bien, c'est à la fois. C'était les deux. C'était les deux. Je t'ai mis un petit piège. Oui, il y aurait aussi les deux.
- Speaker #1
Il y avait ce film qui était incroyable. Tu as dû le voir. Big Short. Ouais. c'est le meilleur film qui a été fait sur la crise et ce film je l'ai vu par pur hasard mon gars j'ai tellement aimé
- Speaker #0
6 fois 7 fois
- Speaker #1
The Big Short regardez bien Christian Bale Steve Carell Brad Pitt regardez ce film en vrai pour le coup c'est le meilleur truc si tu veux comprendre cette crise l'absurdité de se rendre compte et le fait que ça va recommencer et le gars qui se rend compte qui sait que ça va arriver qui parie dessus c'est la folie de tout ça les
- Speaker #0
dirigeants promettent que l'économie réelle ne sera pas touchée ah
- Speaker #1
Ça, c'est une promesse de 2008.
- Speaker #0
1929, disaient déjà les dirigeants de prometter ça. Les traders font la fête juste avant la faillite.
- Speaker #1
Mais mec !
- Speaker #0
Tu peux dire les deux.
- Speaker #1
C'est vraiment le jeu ?
- Speaker #0
Tu peux dire les deux.
- Speaker #1
Les deux.
- Speaker #0
C'est les deux, bravo Pierre.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Un responsable politique a dit, c'est une correction passagère, pas une crise.
- Speaker #1
La correction, elle est énorme. Je dirais 2008 quand même.
- Speaker #0
C'était les deux, encore une fois. Il y a deux fois où les hommes politiques ont dit cette phrase. En fait,
- Speaker #1
c'est tellement la même chose.
- Speaker #0
Et la dernière, un homme politique a dit « C'est la plus grande opportunité d'investissement de notre vie. »
- Speaker #1
Moi, c'est pas bête. Je dirais 1928.
- Speaker #0
2008, c'est 29. Et tout va bien.
- Speaker #1
Qui a dit ça ? Personne ?
- Speaker #0
Je n'ai pas noté le nom. Je n'ai pas noté le nom, mais tu as ce truc, quand Wall Street tombe, plus de crédit, effet domino mondial. Ça devait être... Tu sais, les gens, ils se retrouvent vraiment à la rue. Il y avait des suicides dans les bureaux. Les gens, ils ont absolument tout perdu.
- Speaker #1
Les gens qui se jetaient par la fenêtre. C'est une dinguerie. Mais c'est fou quand même ce truc de, à chaque grosse crise quand même, on le remarque, c'est quand même souvent juste une... Comment on dit ? Je ne sais pas comment on dit, une solidification du marché. En effet, c'est terrible pour la population au final, mais les grandes banques rachètent les petites et il y a plein... En fait, il y en a beaucoup qui s'enrichissent énormément jusqu'à la prochaine crise.
- Speaker #0
De toute façon, c'est toujours un jeu où chacun va essayer d'en profiter au même moment.
- Speaker #1
L'argent ne disparaît pas quand même. Il est quand même juste redistribué dans certaines porches et ce n'est pas les nôtres.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je reprends un petit peu. Je regarde avec le Minitel en même temps. Donc, tu as les années folles. Tout repose sur une illusion. Le crédit, on achète tout à crédit. Les actions en bourse, les voitures, les maisons. Tout le monde devient investisseur. les coiffeurs, les profs, les livreurs, et pourquoi pas, la bourse monte tous les jours. C'est la fête.
- Speaker #1
Il y a un côté, la Startup Nation. Tout le monde a sa micro-entreprise, tout le monde peut investir en bourse, tout le monde peut devenir riche.
- Speaker #0
Tout le monde fait pareil, donc les cours montent artificiellement, une bulle spéculative, mais à l'époque, personne n'a envie d'écouter les économistes qui préviennent, parce qu'il y a toujours des économistes qui préviennent un petit peu.
- Speaker #1
Mais ils sont relous. C'est juste des gens qui gâchent la fête.
- Speaker #0
Ça produit trop. 1% des Américains possèdent la moitié des richesses du pays. Aujourd'hui, les chiffres sont quasi identiques, même schéma, inégalité, spéculation, autosatisfaction. c'est ça, c'est dans le fond le pays dans déséquilibre à la surface, les barques clandestines, le jazz résonne,
- Speaker #1
Gatby je crois que c'est fait plus tard mais ça parle de ça j'ai l'impression qu'aujourd'hui on pourrait pas se retrouver dans la même moi je pense c'est pas que je pense qu'on pourrait pas, je pense qu'on limite on y est, mais il y a un tel pouvoir aujourd'hui de de de distraction des gens que je suis pas sûr que les gens s'en rendraient si compte que ça
- Speaker #0
Je sais pas, là je regarde, effet domino mondial, l'altruisme s'effondre, plus personne ne prête, les banques européennes ferment à leur tour, des centaines de milliers de gens dans la rue font la file d'attente, des millions d'Américains perdent leur boulot, les usines ferment, les paysans ruinés perdent leur terre, il y a des bidonvilles, mec.
- Speaker #1
Quand tu vois le shutdown aux Etats-Unis en ce moment, t'as vu les files d'attente de fonctionnaires, enfin des gens qui font la queue pour manger un peu ?
- Speaker #0
Bah il y en a de plus en plus.
- Speaker #1
Non mais aux Etats-Unis avec le shutdown, t'as pas vu ?
- Speaker #0
À cause du shutdown ?
- Speaker #1
Ouais. non mais il se retrouve ce mec a des queues d'un kilomètre pas des tous les mecs de l'administration, des gens qui peuvent plus se nourrir, en fait. C'est ça.
- Speaker #0
Ils disent à l'époque, les gens mangent dans les soupes populaires, troquent leur bien, vivent dans des cabanes faites de tôle. Enfin, t'as vraiment ce truc du jour au lendemain. Enfin, t'imagines, demain, nous, ça nous arrive. Pour ça, on dit, on n'a pas connu les années folles. Peut-être que ce qu'on vit, c'est déjà incroyable par rapport à ce qui peut arriver.
- Speaker #1
Par contre, une chose est sûre, c'est que je reste dans mon importe.
- Speaker #0
Ah si demain il y a un truc ?
- Speaker #1
Ah je vais...
- Speaker #0
C'est mort Ah parce que toi t'es locataire Et tu dis en gros je reste dedans Ah ouais Y'a aucun moment
- Speaker #1
Je sors Enfin je...
- Speaker #0
Voilà, ne n'achetez pas des appart'
- Speaker #1
les gars C'est vraiment la solidarité mon gars Si c'est la galère, tu vas m'aider Et m'aider, c'est mon appartement Je pense même que je deviens propriétaire
- Speaker #0
Je crois que c'est un peu après que sort un chien en doualou justement T'as vraiment ce truc de délire, de rêve, sexe, absurdité C'est le moment où les artistes sentent Qu'il y a un truc de réalité qui vacille Les gens s'étaient habitués à une réalité Puis il y a tout qui part en couille On se dit, on va partir dans autre chose J'aimerais bien savoir, en dehors des mèmes, c'est quoi le surréalisme aujourd'hui tu vois ? Est-ce que c'est possible qu'il y ait une nouvelle vague qui arrive comme ça artistiquement ?
- Speaker #1
T'imagines si là, là, elle est faute la question. On trouvait dans ce podcast la prochaine vague incroyable qui va révoluer le monde. On arrête le podcast, on va la faire tout de suite. En vrai,
- Speaker #0
on la connaît parce qu'on est 300 ans après, on sait ce qui s'est passé. Mais si on se projette en 2025 ? Oui,
- Speaker #1
mais ce serait quoi la prochaine ? On ne la connaît pas, mais j'aimerais bien savoir c'est quoi la super tendance qui serait au niveau du surréalisme. Je ne sais pas,
- Speaker #0
je me demande, ça ne peut pas se prévoir. Tu vois genre à l'époque quand t'as le je sais pas, le réalisme qui arrive justement où il y a ce truc où les gens ils en ont marre de représentations de trucs qu'ils connaissent pas, de symboles tu pouvais prévoir qu'il y aurait un retour à ça ?
- Speaker #1
Déjà ce serait quoi artistiquement en ce moment le courant ?
- Speaker #0
En ce moment ?
- Speaker #1
Ouais, comment on pourrait le désigner ? Ce serait quoi pour toi ? On serait dans quoi ?
- Speaker #0
Je m'y connais pas, c'est en art, peut-être un truc réaliste en vrai Non mais même l'art d'aujourd'hui,
- Speaker #1
on s'en fout, c'est pas forcément l'art de demain, je parle le même populaire sur les réseaux sociaux ce que font les gens en ce moment Toi, tu dirais ça ?
- Speaker #0
Je sais pas. J'arriverais pas à le définir. Moi,
- Speaker #1
j'ai l'impression qu'on serait vraiment dans le réalisme, pour le coup. Pourquoi ? Parce qu'en ce moment, ce que les gens aiment dans le divertissement, dans tout ce que peuvent proposer les artistes, c'est justement ce côté très réel. Limite, aujourd'hui, trop de qualité dans la réelle, trop de qualité dans l'image. Ça peut un peu perturber les gens. On aime les scènes caméra à l'épaule dans les films. On aime le côté... L'image, elle est un peu sale. C'est la vraie vie.
- Speaker #0
un peu à la caméraman d'ailleurs est-ce que c'est pas l'IA qui va relancer justement un nouveau mouvement artistique moi je vois les créations qui sont faites avec l'IA c'est que des trucs de presse d'onirisme de machin on comprend plus rien il y a des doigts qui disparaissent les vidéos on comprend rien est-ce que c'est pas ça qui va ramener du coup une espèce de courant un peu surréaliste quoi c'est possible d'ailleurs
- Speaker #1
je regardais un truc sur l'IA dans les années 2025 Je ne sais pas si tu as vu la capacité énergétique qu'il faut pour l'IA. C'est quasiment la totalité des foyers de la France juste pour des recherches sur le GPT. C'est une folie. Ce n'est pas viable, en fait. Je ne vois pas comment on va y arriver. Ils n'ont pas réussi, d'ailleurs. C'est pour ça qu'on est dans le bunker.
- Speaker #0
On va manger la soupe populaire. J'ai vu un truc à pendant. Tu disais, c'est quoi le cours actuel ? Le post-modernisme bâti sur les ruines des idéologies du passé. La pensée post-moderne cherche à comprendre. fonctionnement de société à travers pluralisme, déconstruction, est-ce qu'il n'y a pas un truc ?
- Speaker #1
Ouais, ça pourrait être ça.
- Speaker #0
Ouais, bon, j'y connais pas assez, là je suis en train d'inventer complet, quoi.
- Speaker #1
Mais c'est pas grave, on est là pour ça.
- Speaker #0
Tu penses ? Donc là, gros crack. Et je parle pas de ton cul, Banks !
- Speaker #1
De ton slip. On craque son slip.
- Speaker #0
On craque son slip ?
- Speaker #1
Bah ouais, dommage.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #1
Craquer un cul, ça veut rien dire.
- Speaker #0
Bah non, c'est le craque dans le cul. Enfin, le crack. En fait, aux Etats-Unis, je crois que l'arrêt du cul, ça se dit le crack.
- Speaker #1
Ouais, mais tu sais qu'on est en France. Et en France, on a un truc qui s'appelle craquer son slip.
- Speaker #0
Ouais, peut-être, ouais, mais je sais pas.
- Speaker #1
Toi, tu fais le patriote, mais en vrai, t'es vraiment le pire des libéraux. Mais ça, c'est le problème.
- Speaker #0
c'est vraiment le problème quand t'es complètement bilingue c'est que tu perds tes repères
- Speaker #1
Excuse-nous, excuse-nous le bilingue.
- Speaker #0
Je sais pas, c'est quoi aujourd'hui notre craque de 1929 en fait ? Est-ce que ça peut être le... Tu vois, tu parles des données, l'IA, tu vois ? C'est genre on va se rendre compte que c'est plus viable et tout s'éteint. Ou est-ce que ça peut être le climat,
- Speaker #1
tu vois ? Mais l'IA c'est complètement lié au climat. Parce que ça provoque un changement climatique. Enfin c'est terrible ce que ça engendre.
- Speaker #0
Non mais demain ça peut être notre 1929, si on prend un degré d'un coup Et puis je sais pas, toutes les cultures s'arrêtent, on peut plus importer, on est là mais on peut plus manger de carottes. Eh ben non, y'a plus de carottes, et t'es là putain,
- Speaker #1
comment faire sans carottes ? Ouais, c'est ce qu'il disait dans le rapport de je sais plus quoi, ça va être les mouvements migratoires. Le GIEC. Ouais, le fait de devoir partir de là où tu vis parce que c'est plus viable en fait. Et on va tous se retrouver à des mêmes endroits, à se battre pour des terres, ça va être la guerre.
- Speaker #0
On va retrouver Patribel sur le bord des routes, allez,
- Speaker #1
mangez tout le reste. Il n'y a plus rien à manger, les gens n'ont plus à manger.
- Speaker #0
les codes sont de moins bonne qualité y'a plus de fibres franchement c'est terrible alors tu sais quoi avant de passer du coup justement moi j'aimerais bien imaginer un peu comment on serait dans ce monde là on va dire qu'on passe à la partie 3 partie 3 donc c'est les conséquences le chaos, la colère, la crise financière devient politique, de confiance Etats-Unis chauffage massif,
- Speaker #1
y'a des bidonvilles qu'on appelle les Hooverville aux Etats-Unis dans ton pays parce que toi t'es un américain oh you mean my Bidenville
- Speaker #0
By Payton City ? Ouais mais là c'est 1929, on parle surtout des Etats-Unis Et donc, alors, moi ce que Y'a Roosevelt qui arrive et on va parler du New Deal Mais d'abord je t'ai créé un jeu Un dernier jeu mec Est-ce que tu reconnais ça ?
- Speaker #1
Oui, le D
- Speaker #0
Est-ce que les gars, vous êtes prêts ? Je vais mettre un petit bruit, est-ce que vous êtes prêts pour Le jeu de rôle Pierre le trader Je suis trader Je peux me suicider direct ou pas ? Alors j'ai prévu des options comme ça Ah. Allez, tu sais quoi ? Si tu fais 2, 2, 6 d'affilé, parce que sinon tu veux pas te suicider le début du jeu. 2, 6 d'affilé, t'as le droit de te suicider.
- Speaker #1
Non, 2 fois entre 1 et 2 d'affilé.
- Speaker #0
Vas-y, ok.
- Speaker #1
Non, je suis trader, mec, je veux pas vivre, je te le dis.
- Speaker #0
C'est l'équivalent de 1, 6, vas-y.
- Speaker #1
Bah l'équivalent de 1, 6 ?
- Speaker #0
Non, allez, il a fait 3, il peut pas se suicider. Ok. Non mais t'es pas trader. Pierre, on commence le jeu ? Est-ce que je mettrais pas une petite bande-annonce jazz pour annoncer le jeu ? Moi j'ai bien aimé tout à l'heure. Pierre, tu vis tranquillement dans ta ferme non loin de Boston. Mais un jour, tu décides d'investir en bourse. Pourquoi pas tous tes amis le font ? Si tu fais 1 ou 2, tu investis dans les matières premières. 3 ou 4, l'armement. Et 5 ou 6, le cinéma. Dans ce dé, mais pas sur la tap stop. Prends ça dans ta main. Ok, 1 ou 2, matières premières. 3 ou 4, armement. 5 ou 6, cinéma.
- Speaker #1
Allez, 5 ou 6.
- Speaker #0
Deux, il investit dans les matières premières. Wow, quelle horrible personne. Tu spécules sur ce que les gens ont besoin de manger.
- Speaker #1
C'est toujours mieux que l'armement.
- Speaker #0
Oui, mais bon.
- Speaker #1
Je ne sais pas en fait.
- Speaker #0
Ça dépend. Est-ce que tu peux tuer quelqu'un avec une fraise ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu la lances assez fort. Bref, tu investis. Et là, oh non, c'est la crise de 1929. Non, c'est la crise. Pourquoi ça ne marche plus ? En ce moment, je m'emmêle les pinceaux. C'est la crise. Oh non, tout le monde vend. Autour de toi tout le monde vend, tu fais quoi ? De 1 à 3 ? Tu gardes. Tu rigoles ou quoi ? Vaut mieux rester debout dans la tempête. Je ne vais pas suivre ces moutons de merde.
- Speaker #1
Je ne peux pas choisir des fois.
- Speaker #0
Ils vendent tous. Entre 4 et 6, tu vends. Qu'est-ce que tu ferais si tu n'avais pas le dé ?
- Speaker #1
Moi, je vends direct.
- Speaker #0
Ok, lance le dé. On va voir. Pas grave, ça arrive. Ce n'est pas comme si on était rigolo sur le dé. 1, 3, tu gardes. Il garde ses sous. Tout le monde vend. Il garde ses sous. Ça ne vaut plus rien. Tu es ruiné. Ta famille crève de faim, mais il y a une bonne nouvelle, c'est que tu peux te suicider en faisant 6. Oui ! Je l'ai jamais vu aussi excité ! Le jeu qui donne envie de se buter.
- Speaker #1
Oui ! Oh non ! Le jeu est fini ! Allez, casse-toi, t'as travaillé pour rien !
- Speaker #0
Pierre, il a fait 6 !
- Speaker #1
Allez, au revoir cette vie de merde et mes actions. Ma famille, ils se débrouilleront sans moi de toute façon. J'en veux plus, j'étais trader, c'est nul. Nul, t'entends ?
- Speaker #0
Ok, Pierre. Donc Pierre, tu t'es suicidé, bravo à toi. T'as abandonné toute ta famille dans la misère. Parfait ! Bravo, franchement, bravo. J'espère que t'es content. Mais il y a une bonne nouvelle.
- Speaker #1
Oh non !
- Speaker #0
C'est que du coup... Comme tu crois en la réincarnation, tu reviens dans le cerveau de ta femme et tu gères la famille à sa place. Pierre, tu es désormais Madame Metzger. La famille est ruinée, il n'y a plus une thune, mais il y a une bonne nouvelle. Tu entends qu'il y a des opportunités en Californie. Si tu fais 1, balèque de la Californie, on reste dans la banlieue de Boston. Exactement. De 2 ou 6, on prend le chariot familial avec les 7 enfants et endiamo.
- Speaker #1
Attends, de 2 à 6 ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais il n'est pas très équilibré, toi.
- Speaker #0
Bah non, parce que moi, je veux te guider vers un scénario.
- Speaker #1
T'es un bâtard, mec. J'espère que je fais 1.
- Speaker #0
Cassé. 3. Ok, Madame Metzger, vous êtes désormais en route vers la Californie avec votre chariot.
- Speaker #1
Je vais être une star, mec.
- Speaker #0
Ça fait désormais trois mois que vous voyagez.
- Speaker #1
À moi, Los Angeles.
- Speaker #0
Trois mois. Vous êtes vraiment à trois mois. La moitié de ta famille est morte sur le trajet parce que c'est hyper dur de suivre ces conditions. Attends,
- Speaker #1
mais on est combien dans ma famille ?
- Speaker #0
Il y a sept enfants, il y a les grands-parents, il y a les oncles et les tantes. Vous partez tous. C'est le chariot familial.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
C'est toi qui gérez ta famille, mais comme tu t'es suicidé... En fait, tu t'es mis un piège ou même si tu te suicides, c'est quand même toi le gros bâtard.
- Speaker #1
Non, tu l'as inventé sur place, le pire espèce de bâtard. Mais si, tu t'attendais pas du tout à ce que je me suicide. Tout est écrit.
- Speaker #0
La moitié de ta famille est morte. et l'autre crève de faim et tu sais pas quoi faire si tu fais entre 1 et 2, on mange les morts si tu fais entre 1 et 2, on mange les morts dont Pierre, bah non toi tu t'es suffisé trop tôt mais on mange les grands-parents qui sont morts,
- Speaker #1
parce que là la moitié de la famille est morte 3 et 4,
- Speaker #0
on enterre les morts et tant pis pour ceux qui ont faim et bah tant pis, tu manges de l'herbe 5 ou 6, tant pis on s'arrête là, on vit avec les indiens qu'on a croisés parce qu'on les a croisés sur les steppes
- Speaker #1
Après il devait pas avoir une vidéo ouf à l'époque les pauvres.
- Speaker #0
Non. 6 ! On vit avec les Indiens ! Et on vit avec les Indiens ! Oh là là, c'est complètement dingue ! Vous vivez un temps soit peu avec les Indiens, ça dure 6 mois, et puis les Indiens sont massacrés par les Américains qui n'avaient pas encore vu cette petite partie de prairie. Tu dois repartir sur ton chariot et le reste de famille. Il y avait du pétrole, c'est ça, sur la prairie ? Oui, et tu repars avec le peu de famille qui te reste. Et là, c'est la dernière question.
- Speaker #1
On a le droit au pétrole, au moins, un peu ?
- Speaker #0
Attends, Pierrette. Ça y est, la Californie, les opportunités reviennent, et on te propose un taf à Goldman & Sachs. tu sais que c'est les méchants mais il te propose un gros salaire et tu peux subvenir aux besoins de toute la famille entre 1 et 3 tu refuses Pierre t'as une dignité jamais je m'associe au diable de 4 à 6 merci pour l'opportunité monsieur Goldman je suis très ravi de venir travailler chez vous entre combien ? entre 4 et 6 1 ou 3 tu dis non t'as une dignité 4 et 6 tu t'écrases 5 Pierre ce jeu de rôle franchement c'était parfait parce que du coup t'as mal géré tes finances tu t'es suicidé Ta femme a traversé le pays, la beauté de la famille est morte. Elle a refusé de manger les morts et ça c'est cool. Et en arrivant en Californie, elle a tout de suite accepté la proposition de M. Sachs pour être dans la dignité, mais elle a un peu honte. Et c'est la dernière question. Si tu fais 6, Mme Pierre Metzger peut se suicider aussi. Et c'est la fin du foyer. Et elle me rejoint. Et elle te rejoint.
- Speaker #1
Et sinon, elle devient riche.
- Speaker #0
Au paradis des communistes.
- Speaker #1
Non ! Ah oui, 6 !
- Speaker #0
Il a fait 6 !
- Speaker #1
Elle me rejoint.
- Speaker #0
Donc, Madame Metzger te rejoint. Donc, les deux Metzger se sont suicidés et vos 7 enfants sont envoyés à l'orphelinat parce que vous êtes des parents indignes qui ne pensaient pas à votre progéniture. J'ai honte pour vous. Bravo, Pierre.
- Speaker #1
Bah oui, bravo. On a accepté, mais au moins, on a eu des remords.
- Speaker #0
Le son n'est pas plus fort que tout à l'heure ?
- Speaker #1
Je suis très fier de ma femme. Non, le son est très bien. Tu casses les couilles.
- Speaker #0
Ok. Tiens, Pierre, franchement, j'ai un peu honte parce que là du coup, on va pas se mentir On est à un moment donné, la crise est passée, on est vraiment dans le dur, on ne sait pas ce qui se passe, et c'est un peu le désert quoi. Il a prévu des sons de désert. Ah oui c'est stylé. C'est stylé. Là c'est la bande son post-1929. On dirait qu'on est dans mon cerveau quand tu me demandes de faire une tâche administrative. Faire des cris au comptable. Pierre, t'as lu le livre sur 29 comme je t'ai demandé ? Pierre, t'as lu mon livre ? Pierre, t'as lu mon livre ? Oh là là ! C'est marrant quand même. Là, on arrive dans les bidonvilles. Et alors, on va sortir de 1933, de 1929 pour aller en 1933. C'est pas l'année, mais juste pour te parler d'un truc. En 1933, il y a le New Deal. C'est Roosevelt qui arrive et qui dit non, on va relancer tout ça. emploi public, investissement massif social, aide sociale, régulation bancaire, une politique progressiste, presque de gauche pour l'Amérique de l'époque, qui relance le pays avec efficacité.
- Speaker #1
Comme par hasard !
- Speaker #0
Et en Europe, misère, colère, fascisme, Hitler, Mussolini, Ligue en France, crise économique qui entraîne une crise démocratique. Donc, ma question c'est Pierre, est-ce que tu penses que la gauche est la solution ?
- Speaker #1
Je ne vais pas répondre à cette question aussi.
- Speaker #0
Non, mais en vrai, je trouve que les... Pour le coup, pour revenir du sérieux, Pierre... Ouais, l'analogie qu'on peut faire avec aujourd'hui est complètement dingue. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, t'as ce truc de, pareil, bus spéculatif, l'économie qui s'effondre un peu. Et t'as un peu ce choix, en fait. T'as soit le choix de la relance, soit le choix du cycle un petit peu d'austérité avec la montée des extrêmes. et c'est ce qui se passe en ce moment.
- Speaker #1
clairement ce qui se passe, avec ce refus seulement d'investissement dans le public. Tout est fait pour ne pas investir dans le social,
- Speaker #0
dans le public.
- Speaker #1
Et à chaque fois que quelqu'un parle de relancer l'économie, on lui explique que non, parce que ça va creuser la dette. On est vraiment dans ce combat.
- Speaker #0
Et en France, en 36, il y a le Front Populaire, réaction de Ausha la crise. Donc un peu ce truc de hier la crise faisait monter la gauche, aujourd'hui j'ai l'impression qu'elle la coule. Aujourd'hui, la crise fait perdre des voix à la gauche.
- Speaker #1
En tout cas, oui, on a fait perdre pendant des années. Je suis pas sûr que ce soit encore le cas aujourd'hui.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #1
J'ai l'impression que là, il y a une sorte de regain. Vraiment, on allait tellement loin dans cette crise que les gens commencent à... Tu le vois avec ce qui se passe à New York, en vrai. T'as vraiment l'impression qu'il y a une nouvelle... qu'il y a d'autres possibilités.
- Speaker #0
Je sais pas, je m'en rends pas trop compte. Moi, je vois juste les analogies avec avant. Et c'est vrai que pour le coup, quand tu compares États-Unis et Europe, il y a quand même une zone qui s'est enfoncée dans le... Je dis pas que je suis fan de Mussolini et Hitler, mais je pense qu'on aurait pu faire mieux.
- Speaker #1
Attends, mais pour toi, si on compare à avant, parce qu'avant, c'était du coup les Etats-Unis qui font le New Deal et l'Europe qui se met dans les trucs plus extrêmes, machin, etc. Mais là, aujourd'hui, pour toi, c'est la même chose. Je suis d'accord avec toi, on retrouve les mêmes machins, mais j'ai l'impression que tout le monde et l'Europe...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
même les Etats-Unis.
- Speaker #0
Mais après, c'est vrai que quand tu penses... Le New Deal, c'est un truc pour faire passer un truc comme ça.
- Speaker #1
autant entre guillemets de gauche aux Etats-Unis même à l'époque ça devait être complètement faux il faut ne plus rien avoir à perdre c'est vraiment que les gens pour en arriver là c'est qu'ils ont plus rien c'est un peu le truc de la dernière chance allez on va essayer la gauche mais t'as peut-être le début là à New York le maire qui a été élu il y a peut-être ce truc de bon les gars là on a fait confiance Trump et tout et on voit que ça change encore rien quelle est la solution radicale qu'on nous propose je pense que les prochaines élections américaines pour le coup elles vont vraiment pour une fois être intéressantes C'est la première fois où tu vas te dire, ok, c'est pas genre Biden contre Trump. C'est vraiment deux points de vue complètement différents. Et c'est ça que le meilleur de New York, c'est intéressant, parce que c'est la première fois que t'as... Bon, ça reste les États-Unis. On n'est pas sur du communisme, mais t'as un mec vraiment de gauche. C'est pas juste un démocrate qui a une vraie politique de gauche, avec le gel des loyers. Il a quand même pas mal de propositions assez cool. Donc je suis assez curieux de voir ce qui va se passer. Mais t'as peut-être raison, peut-être que ça va refaire exactement la même chose. Les États-Unis vont partir dans les prochaines élections sur un truc très de gauche. en mode New Deal, et nous on va s'enfoncer avec des Bardella, l'Europe je sais plus c'est quoi le truc de l'ECDU je crois en Allemagne etc et on va s'enfoncer dans...
- Speaker #0
L'ECDU en soi c'est chrétien démocrate après ils s'allient avec l'AFD donc c'est chiant alors j'ai oublié de te dire un truc, c'est en fait le scénario de tout à l'heure où tu te suicides mais on va quand même en Californie j'ai insisté pour aller dans cette voie là parce que en fait je t'ai fait rejouer, c'est les raisins de la colère c'est le roman de Steinbeck qui a été adapté par John Ford au cinéma c'est une famille qui perd tout croit qu'en Californie il y a des solutions à tout et qu'il va en Californie et qu'il perd la moitié de la famille sur la route et c'est un peu un film sur la solidarité entre les gens qui ont tout perdu et qui essaient de s'en sortir c'est beau,
- Speaker #1
j'ai jamais vu ce film,
- Speaker #0
j'en ai beaucoup entendu parler j'ai vu que le plan final alors là il va y avoir du spoil,
- Speaker #1
je vais vous le raconter mais il ne faut pas spoiler les raisins de la colère qui sont sortis,
- Speaker #0
ça me donne envie de boire du vin d'entendre les raisins de la colère c'est vraiment en fait t'as l'héroïne, elle perd son bébé genre son bébé mort-né et en fait du coup le dernier geste qu'elle fait c'est elle nourrit un pauvre qu'elle a croisé avec le sein maternel qu'elle de toute façon peut donner à personne avec le lait maternel qu'elle peut donner à personne oui elle donne pas le sein au pauvre juste elle sort le lait et elle lui donne et c'est le dernier plan, c'est la solidarité dans l'horreur elle donne pas le sein au pauvre t'imagines vous êtes dans la mer monsieur ?
- Speaker #1
t'imagines dans le métro des meufs qui font les maraudes Ouais je suis enceinte je vais faire des maraudes. On n'a vraiment plus d'oseille, on n'a plus rien à leur donner.
- Speaker #0
J'imagine le SDF qui est là. C'est en train de se passer. Même dans mes rêves les plus fous. Quoi ? Mais attends le SDF il doit être trop content. Il a du lait gratos, il a un sein, c'est trop bien.
- Speaker #1
Oh mec c'est le truc le plus pervers que j'ai jamais entendu. Pourquoi ? Même dans mes rêves les plus fous. Y'a pas une meuf qui me donne le sang.
- Speaker #0
Mais t'as aucune empathie, faut se mettre à leur place mec. Franchement t'as faim.
- Speaker #1
toi t'as pas faim alors toi t'es pas SDF mec t'as pas de soucis de s'en dégager t'as dit dans mes rêves mais non mais je parlais à la place du SDF non je suis pas sûr ah si si on mettra la VAR on mettra la VAR t'étais pas du tout à la place de qui que ce soit t'étais toi même on mettra complètement la VAR parce que la VAR c'était évident que j'étais à la place du SDF personne
- Speaker #0
fait attention à toi on te dit pas bonjour on donne pas de sous et là il y a une femme qui arrive elle te dit tu veux du lait et tu veux un sein arrête un peu arrête un peu La plupart des S sont contents C'est dégueulasse Je pense que je dis non en direct Ouais grave moi aussi.
- Speaker #1
Non le lait maternel, ça c'est marrant c'était dans un épisode de Fren justement. Récemment où Ross il refusait de goûter le lait maternel de son ex-femme.
- Speaker #0
Parce que c'est dégueulasse. Moi, je le comprends un peu, quand même.
- Speaker #1
Bah, bien sûr ! Alors, pour le coup, oui.
- Speaker #0
C'est archi dégueulasse.
- Speaker #1
En plus, ex... Il y a vraiment un truc, genre... Non, si tu te débarrasses d'une relation, il faut... Ouais, si tu jettes les souvenirs que t'as avec une personne, tu peux pas boire son lait derrière. Ça se fait pas, quoi. C'est pas cool.
- Speaker #0
Mais quel rapport, putain ! Arrête ! On arrête de parler de ça.
- Speaker #1
C'est pas possible. Je sais pas, à la limite, tu fais des crêpes avec, mais... Et voilà. Donc, là, Pierre, on a franchi le triptyque, du coup, année folle, 1929 et puis ce qui s'est passé après, donc avec les conséquences qu'on connaît aux Etats-Unis, en Europe, tout ça. On a parlé de moi, on a dit moi j'aurais été apprendre des boudins aux pommes tous les soirs et tout. T'aurais été qui en 1929 ?
- Speaker #0
En vrai je pense que je me serais lancé dans une carrière de sportif. Parce qu'à l'époque tout le monde devait être rachitique, ils avaient plus rien à manger. C'était le moment de battre le record du 100 mètres mondial. De toute façon tout le monde devait le faire en chaise roulante où ils avaient plus rien à manger.
- Speaker #1
Mais mec, c'est horrible ce que tu racontes. Je suis choqué par ce que tu racontes. Tu profites d'une opportunité pour te faire de l'argent. C'est exactement ce que j'aurais fait. Bravo.
- Speaker #0
Merci, on aurait fait des combats de boxe illégaux contre des gens qui meurent de faim. Qui c'est le champion du monde WBA ? C'est moi !
- Speaker #1
Tu aurais été payé avec un ticket d'or et t'es là, ça mène à quoi ? Et là, on te chuchote. Oui ! Tu veux qu'on parle sport un peu ?
- Speaker #0
Vas-y, chaud.
- Speaker #1
bah attends on va demander un peu à ma petite c'était quoi le sport dans les années Alors que me dit le petit Minitel Hachedor du baseball aux Etats-Unis Le baseball, les Yankees de MeToo Avec Babe Ruth qui est une superstar absolue J'ai envie de regarder quoi il ressemble Babe Ruth
- Speaker #0
En même temps Est-ce qu'aux Etats-Unis le baseball c'est pas le sport le plus facile A pratiquer quand t'as pas grand chose Wouah mec regarde
- Speaker #1
Non mais franchement n'importe qui aurait pu être sportif
- Speaker #0
Alors les mecs qui font du baseball Ils ont toujours eu, même aujourd'hui encore Ils ont des physiques dégueulasses des fois Oh la vache regarde moi ça
- Speaker #1
tapez Babe Ruth B-A-B-E-R-U-T-H franchement en fait ça je me dis putain mais en 29 j'aurais pu alors il avait sûrement un talent fou pardon mais t'es un mec il a une tête à venir te cambrioler chez toi là franchement j'avoue on dirait vraiment on dirait un casseur oh là là c'est un casseur avec sa grosse batte un black bloc mais genre qui a trop vieilli qui a pas voulu changer un blick bloc un blick bloc un
- Speaker #0
blick bloc ouais baseball t'as déjà compris ce sport en vrai de vrai toi
- Speaker #1
J'ai essayé, mais ça m'a vite saoulé, en fait. Après, je suis sûr que c'est intéressant. J'aime bien les lanceurs. Tu sais, quand tu vois les effets des balles, à quel point elles tournent. C'est lourd, ces trucs, pour mettre un effet là-dedans.
- Speaker #0
Tu peux te confier un secret ?
- Speaker #1
Tu as déjà fait du baseball ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Où ?
- Speaker #0
J'utilise.
- Speaker #1
Longtemps ?
- Speaker #0
Deux bonnes années, je pense.
- Speaker #1
Ah ouais ? Wow ! C'est ce que ça m'évoque, franchement c'est complètement fou Attends,
- Speaker #0
tu veux que je te dise Là vraiment c'est assez fou ce que je vais te dire Tu sais c'était quoi notre nom ?
- Speaker #1
Non, oh merde, attends, attends, attends Je veux me préparer un petit peu Qu'est-ce que je peux mettre pour me préparer ?
- Speaker #0
T'es pas prêt mec
- Speaker #1
Les peanuts Oh mec,
- Speaker #0
les peanuts
- Speaker #1
Les cacahuètes
- Speaker #0
Tout est vrai On avait la vraie tenue mec, bleu Attends,
- Speaker #1
t'étais jeune ? Parce que moi, j'ai vraiment un truc où j'imagine...
- Speaker #0
J'étais au collège.
- Speaker #1
J'imagine, mec. Moi, dans ma tête de petit blanc de province, ce truc de... On fantasmait la banlieue, genre c'est dangereux. C'est les mecs dangereux et tout. Et j'imagine, on affronte des gens des Ulysse, tu te chies-tu et faites du bruit pour les peanuts !
- Speaker #0
On avait un petit club de baseball.
- Speaker #1
Mec, les peanuts !
- Speaker #0
Les peanuts,
- Speaker #1
les cacahuètes, c'est un truc le plus drôle.
- Speaker #0
On devait être quatre.
- Speaker #1
Mais comment t'as pu en faire ? T'as vu toi ?
- Speaker #0
non mais en vrai tu nous as dit plusieurs fois que tu voyais rien quand t'étais petit mais en vrai à ce niveau là quand tu tapes dans la batte c'est plus donc t'as aimé le sport ? en vrai moi je trouve ça trop bien je trouve ça trop bien les règles et tout mais c'est pas vraiment un sport pour moi on est d'accord c'est tu lances l'autre il le tape et tu dois le rattraper bah en fait il y a un lanceur un batteur en fait le but c'est de faire le tour du terrain il y a des bases donc c'est d'attendre une base à chaque fois que t'atteins une base tu peux t'arrêter et t'es sauvé on peut pas te toucher mais à partir du moment où t'es en dehors d'une base l'équipe peut t'éliminer en te touchant avec la balle faut que le gars qui te touche tienne la balle c'est comme une sorte de chat en fait une sorte de chat où il y a des maisons et les maisons c'est les bases et si t'arrives à passer toutes les bases et à faire le tour ça marque un point pour l'équipe et en fait ce qu'on se capte pas c'est que le jeu s'arrête jamais vraiment au baseball c'est à dire que même quand le lanceur fait quelque chose il peut faire tout ce qu'il veut il peut se mettre à courir vers toi et te toucher il peut lancer la balle qui va te toucher et toi tu peux tricher en volant des bases c'est à dire qu'à tout moment tu peux te mettre à courir sur une autre base là dit comme ça c'est la rigolo donc en fait c'est hyper rigolo et c'est vachement stratégique mais c'est plus un jeu c'est pas vraiment un sport ça demande pas un physique de ouf est-ce que quand tu gagnes du coup en niveau est-ce que tu deviens les Bretzels ?
- Speaker #1
Ou est-ce que c'est vraiment tu restes les peanuts tout le temps ?
- Speaker #0
Tu deviens les chouchous.
- Speaker #1
Les chouchous ! Oh mec ! Et maintenant faites du bruit pour les chouchous ! Pierre qui arrive, coucou ! Franchement ça aurait été incroyable !
- Speaker #0
Je ne pensais pas te le dire un jour ça les peanuts.
- Speaker #1
Ah mec, mais merci pour ça.
- Speaker #0
De rien, ça fait plaisir.
- Speaker #1
C'est le moment en tout cas où le sport devient un peu du show business. Ça devient vraiment des trucs. Ça te remplisse les Yankees, tout ça domine tout.
- Speaker #0
C'est marrant qu'en pleine crise, c'est un moment où les gens vont au stade.
- Speaker #1
Alors après, à cette époque-là, il y a un truc aussi, c'est la boxe est monstrueuse à ce moment-là. Les Jack Dempsey, les Gene Tony. Et apparemment, ça fait des audiences radio délirantes. Et chose à foutre, c'est-à-dire qu'on va écouter la boxe. C'est un truc qui se regarde tellement, c'est tellement visuel, la boxe. Après, les présentateurs, peut-être c'est là où... Oh, le percutre, le machin. Enfin, peut-être c'est là que tu donnes envie, quoi.
- Speaker #0
Après, les commentateurs, à l'époque, devaient être des génies.
- Speaker #1
Ouais, grave.
- Speaker #0
Parce que, vraiment, ça devait être un... Pour le coup là c'était vraiment un métier.
- Speaker #1
Oui c'était pas Riolo quoi.
- Speaker #0
Tu devais vraiment faire vivre le combat, donc il devait jouer... de ouf, genre, il met un uppercut incroyable ça se trouve que le combat n'avait rien à voir, alors des fois il devait vraiment il devait rien se passer, ça devait être éclaté les mecs ils mettaient des vieux trucs avec l'animateur tu devais t'imaginer des folies il monte sur la troisième corde pas du tout,
- Speaker #1
ouais, oh grave tu pouvais mentir sur tout,
- Speaker #0
tu pouvais dire ce que tu voulais,
- Speaker #1
personne il sort sa teub, oh il a sorti sa teub elle est verte, elle est complètement verte ça devait être terrible, et d'ailleurs à cette époque là Radio, boxe et tout, c'est le début. Paris sportifs, corruption, et en même temps on parlait des Al Capone pendant la prohibition. Je pense que tout devait se faire en sous-main, l'économie underground devait être énorme.
- Speaker #0
Ça devait être assez fou. Les paris sportifs à l'époque ça devait être un délire aussi.
- Speaker #1
C'est un grave, oh la la. T'écoutes à la radio, t'entends il y a une bite verte, tu fais 20 dollars. 20 dollars sur la bite verte. Et t'es là, non, j'ai tout perdu. Littérature aussi, parce qu'on a parlé, oui, art visuel, tout ça, les Dali, Magritte, Buñuel, tout ça, mais... En cinéma, c'est quand même la révolution du parlant, tu vois, c'est... Je crois que c'est en 27, Le chanteur de jazz, qui est le premier film parlant de l'histoire.
- Speaker #0
C'est quoi ce film qu'on avait vu, qui était trop bien justement sur le... Ah, mais c'est sur le début du cinéma parlant. Mais si gros !
- Speaker #1
C'est l'artiste ?
- Speaker #0
Non, c'est un film qui est sorti il n'y a pas si longtemps, qui dure trois heures avec Brad Pitt.
- Speaker #1
Ouais, bien sûr, Babylone.
- Speaker #0
Babylone ! C'était ça en fait. C'est le début du cinéma parlant, et à quel point ça a dû... Ça redistribue les cartes dans le cinéma, en fait.
- Speaker #1
Et parce qu'on parlait du surjeu, les acteurs qui s'étaient formés au surjeu... Ça n'avait pas joué. Ils étaient là, qu'est-ce qu'on va faire ? Les artistes parlent de ça aussi.
- Speaker #0
Ouais, mais je ne l'ai pas vu, ces artistes.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Désolé.
- Speaker #1
Quand même, on a quand même Sean qui a pris un Oscar, en fait. Ouais,
- Speaker #0
mais j'ai préféré voir Babylon. J'aime le bon cinéma,
- Speaker #1
en fait. D'accord. Et je chie sur du genre d'os. Ok, wow. mais d'ailleurs ça devait être fou ce moment on a cette image de toute la famille autour de la radio t'as écouté ?
- Speaker #0
toi dans ta jeunesse t'écoutais la radio ou pas ?
- Speaker #1
jamais,
- Speaker #0
nostalgie chez RFM dans la voiture on allait voir les grands-parents c'est tout moi c'est marrant parce que dans ma jeunesse c'était encore très normal d'écouter la radio par contre c'était un truc très individuel c'était plus un truc comme tu dis dans les années 30 où c'est vrai qu'il y avait toute la famille qui écoute que va dire les informations le match il y avait la radio libre dans les années
- Speaker #1
Mais tu te dis, putain, ça devait être tellement facile de faire de la propagande à l'époque. T'avais pas 120 chaînes, 40 réseaux sociaux. C'était vraiment illégal. Il y a une radio, je fais ce que je veux, je passe mon discours, vous faites ce que vous voulez. Pas trop de contre-infos.
- Speaker #0
Et à l'époque, j'ai l'impression que... Au contraire, j'ai l'impression qu'à l'époque, c'était facile de faire de la propagande, mais à la fois, si tu mentais et que tu te faisais griller, c'était grave. j'ai l'impression qu'il y avait des conséquences
- Speaker #1
Oui, à l'époque, on avait des valeurs, la vérité avait encore du sens.
- Speaker #0
Bah ouais, en tout cas, c'était grave. Tu vois, le Watergate, aujourd'hui, frère, il y en a un tous les jours, tout le monde s'en bat les couilles. Il n'y a personne qui va démissionner parce que...
- Speaker #1
C'est vrai que Sarkozy, il a huit affaires au cul, il y a encore des gens pour dire « Libérez-le ! »
- Speaker #0
Il lui envoie de l'oseille en prison. Il y a quand même ce truc-là. Il y avait quand même des conséquences. Après, on sait tout ce qu'on ne sait pas. Après,
- Speaker #1
tu dis, c'était plus important avant, je vois, c'est le début de la press people aussi, les premiers ragots de stars ça c'est donc les premiers mensonges du coup t'as vraiment ce truc début de la culture de masse avec tout le
- Speaker #0
le bordel que ça apporte ça devait être ouf tu sais qu'on a oublié aujourd'hui la press people en fait pourquoi ? parce qu'il n'est pas paradis ça n'existe quasiment plus tu rigoles ou quoi ? non en gros c'est pas comme à l'époque peut-être moins qu'avant mais parce qu'aujourd'hui les gens se mettent en scène aussi eux-mêmes oui les réseaux sociaux ont tué ça parce que maintenant les artistes maîtrisent mais mec tu te souviens qu'on était jeunes et bah tu vois quand on dit qu'il n'y a pas d'avantage aux réseaux sociaux ça c'est trop bien moi je me souviens des stars j'ai vu récemment un truc sur Amy Winehouse frérot c'était une... dinguerie. Dès qu'elle sortait de chez elle, t'avais 200 journalistes, les machins, elle pouvait pas vivre. Aujourd'hui, ça existe plus.
- Speaker #1
Mais si,
- Speaker #0
ça existe encore.
- Speaker #1
Je te parle en tant que star. Moi, mec, t'imagines même pas le nombre de photographes qui m'attendent en bas de chez moi quand je vais acheter du pain. C'est l'horreur.
- Speaker #0
Ça doit être terrible.
- Speaker #1
Oh, on a pas parlé de littérature. Vas-y, on finit sur la littérature un peu ? Tu vas me dire si t'as lu les livres. Parce que c'est l'époque du coup où des romans de la désillusion, c'est les écrivains, ils sentent que le rêve américain s'effrite à ce moment-là.
- Speaker #0
Y'avait la bibliothèque Rose qui a été inventée à l'époque ? Non.
- Speaker #1
Non. Non pire. Et Astrapie et Tom Tom et Nana non plus. Oui oui la gomme magique. Et l'attaque des titans n'est pas passée à cette époque-là. Ah merde ! Ah merde ! Y'avait l'adieu aux armes de Hemingway.
- Speaker #0
Ok. Ah !
- Speaker #1
Il est juste ici derrière toi. Putain, c'est cool, j'ai la plupart des livres de cette...
- Speaker #0
T'aimes bien toi, Hemingway ? Je te le raconte un peu. L'analyse. Non mais c'est dur d'avoir un avis sur quelqu'un en plus là tu me demandes qu'est-ce que toi t'apprécies lire ces livres moi je sais que j'en ai lu je me rappelle même plus mais j'en ai lu deux je crois avec l'école et j'avais adoré
- Speaker #1
Ah ouais ? Ouais ! J'en ai 5, je les ai tous lus J'aime bien y'avoir un petit côté aventure dans ces livres En fait y'a un côté un peu classique dont je sais pas trop ce que je pense dans le sens que c'est écrit d'une manière très y'a pas un style qui déborde surtout sur ce dont il parle Oui. à l'époque comme tu dis un peu l'adieu aux armes c'est quand même le truc c'est le soldat traumatisé par la guerre c'est moi qui vais dire Hemingway c'est neutre d'un point de vue style moi Voyage au bout de la nuit de Céline en parlant des soldats traumatisés par la guerre ça m'a 100 fois plus impressionné que l'adieu aux armes après mec tu sais que t'as le droit de pas aimer un mec qui est reconnu comme tout le monde non mais j'aime bien il avait fait un livre Hemingway sur les 3 héros l'éloge des Toreador et de la Corrida J'ai adoré. En fait, il m'a fait comprendre en quoi ça pouvait être très beau. Je suis quand même pour l'interdire. Genre chaque époque, c'est bon, on est passé à autre chose. Mais il le décrivait d'une manière, il rend vraiment poétique des trucs assez chouettes. Et le vieil homme et la mère, tout le monde a dû le lire, je crois, au collège. Ah,
- Speaker #0
c'est celui-là. C'est un des deux que j'ai dû lire, je pense. Ouais, moi,
- Speaker #1
il m'avait saoulé.
- Speaker #0
Moi, j'avais adoré.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais. Alors, je crois que... Tu connais ma mémoire. pêche le ton putain de poisson je sais plus ah oui c'est ça bah oui c'est celui-là que j'ai lu il était trop bien non j'avais adoré
- Speaker #1
même année t'as aussi le bruit et la fureur de Faulkner alors ça c'est alors pour le coup on parle de style celui-là le bruit et la fureur mon gars faut se le traverser mais c'est incroyable Faulkner c'est complètement fou Virginia Woolf putain mais Bernanos en fait c'était incroyable c'était complètement dingue et en plus il mangeait du boudin aux pommes quelle époque littérature ah ouais Virginia Woolf alors une chambre à soie je l'ai pas lu alors Bernanos du coup c'est un écrivain qui écrit beaucoup sur la question religieuse Je crois que c'était le journal d'un curé de campagne, c'est pas de connerie. Et je vois un truc là, tension spirituelle après la guerre. C'est marrant ce truc aussi de, après la guerre et dans des périodes très mercantiles comme ça, la spiritualité qui revient comme une question derrière,
- Speaker #0
tu vois. Dans ces années-là, il y a eu un...
- Speaker #1
En fait, je me dis...
- Speaker #0
Je suis curieux de savoir ça en fait, s'il y a eu un regain de spiritualité pendant les années folles.
- Speaker #1
Peut-être surréalisme. Et du coup... Mais non, après les années folles justement.
- Speaker #0
Oui, après. Sur la fin des années folles.
- Speaker #1
Surréalisme et spiritualité, les deux trucs qui peuvent ressortir dans les moments plus trop... plus notre autre sens. Et d'ailleurs, la petite question impie et athée, est-ce que la spiritualité et la religion ne sont pas des surréalismes ? Non.
- Speaker #0
Je répudie vraiment ta question.
- Speaker #1
J'essaie d'être marrant,
- Speaker #0
ça n'a pas marché.
- Speaker #1
Mais non, peut-être que je suis un génie.
- Speaker #0
Non, je pense que tu es un génie. Tu es un génie incompris.
- Speaker #1
Tu penses ? Je suis très incompris. Mais après, je ne me comprends pas.
- Speaker #0
Un jour, tu vas te comprendre. Les gens vont te comprendre, ça va s'aligner.
- Speaker #1
Tu penses ?
- Speaker #0
Et bah oui on le sait de toute façon vu qu'on est en 2400 Et bah toi t'as percé après T'as percé En 2034 Je veux pas percer moi je veux juste être heureux Il a tout gâché Non mais c'est bon c'est pour moi C'est vraiment le truc que je voulais Je te propose un dernier petit jeu Pierre Ah oui tu sais comment m'avoir Ça va peut-être pas être évident pour toi
- Speaker #1
Je t'explique j'ai pris la piste jazz du début Et je l'ai ralenti Pour faire une espèce de choum et je vais te demander de retracer toute l'année 1929 un gros récapitulatif de l'année avec ma mémoire en impro tu vas essayer de nous caler ça mais la musique ralentit donc il y a un truc qui foire donc tu vas essayer de me surprendre peut-être de caler des trucs c'est ton exercice d'impro peut-être que ça te plaira pas mais j'ai envie d'essayer c'est ici le récapitulatif de l'année 1929 Pierre Metzger
- Speaker #0
Ah de l'année 1990 La guerre des délireurs J'étais pas obligé de chanter
- Speaker #1
Mais bon il chante
- Speaker #0
Attends j'allais le faire en jazz Genre en mode je suis en rite Ah putain Eh c'est hilarant J'allais le faire j'étais même pas inquiet
- Speaker #1
Ah merde c'est trop rigolo Bah attends c'est bon je le fais pas en jazz tu vas recommencer genre on entre dans un bar, prohibition, je prends un whisky tu vois t'essaies de retracer un peu ok tu fais ce que tu veux, t'es prêt ? t'as carte blanche ?
- Speaker #0
Pierre c'est parti nous sommes en 1929 la première guerre mondiale y aller loin. Nos familles sont mortes, certes, mais qu'est-ce qu'on s'en bat pas les couilles. Et le plus important aujourd'hui, c'est de s'amuser. Est-ce qu'on n'a pas un peu d'oseille ? Oui. Est-ce qu'on peut investir ? Oui. Est-ce que l'État nous prête de l'argent gratos ? Oui. Les conséquences ? Rien à foutre. C'est l'année 1929. Du coup, qu'est-ce qu'on fait ? On met tout notre argent, absolument tout, en bourse. On investit. On est tous un peu un patron. Oui. On est tous un peu un futur milliardaire. Et du coup, on investit
- Speaker #1
tout dans la bourse malheureusement j'interviens juste une seconde pierre tu vas finir tu auras encore l'opportunité mais moi j'aimerais dire un truc c'est que la pierre on est dans un bar de la prohibition j'ai un whisky sourd un cuba libre et mon est dans un bar c'est une j'ai un whisky sourd un cuba libre et ouais et là en fait le serveur nous dit de quoi avez-vous besoin et je le regarde dans les yeux et je lui ai dit ce qui nous aiderait c'est de mettre sur le tipeee Parce qu'en fait on a un Tipeee, on a une plateforme dans laquelle vous pouvez mettre de l'argent pour nous soutenir, pour nous permettre d'avancer dans nos projets et le serveur fait What ? What ? What's a fucking Tipeee ? How much ? How much would I put like ? How much money ? What do you mean ? Et on serait là, bah tu mets ce que tu veux en fait mais ça commence... commence à 2 balles par mois, 2 balles par mois c'est le prix d'un café, et ça nous aide, ça nous permet de traverser nos projets, et c'est important.
- Speaker #0
À l'époque, 2 balles par mois c'est le prix de 10 cafés.
- Speaker #1
C'est le prix de 40 boudins aux pommes, donc c'est méga important. et au-delà de ça, vous pouvez aussi simplement parler du podcast autour de vous, mettre des notes, Apple Podcasts, Spotify, le Parc des Sables. partager, en parler, on a besoin de ça. Un épisode toutes les deux semaines. On va avoir des guests bientôt pour nous accompagner de temps en temps sur des épisodes. Et là-dessus, je reprends mon Whiskey Sour et Pierre reprend son récit.
- Speaker #0
Je sais plus où j'en étais, c'était avant le crash. Le crack ? Le crash ? Mais c'est un crash !
- Speaker #1
Non, attends, là, ton état d'esprit correspond à un autre son.
- Speaker #0
C'est fou j'en souviens pas C'est le cerveau de Pierre maintenant Tout le monde est pauvre, les gens se mangent entre eux, une femme donne le sein à un SDF Quoi ? Patrick Bruet lui chie dessus L'année 1929 est vraiment atroce, pourquoi Pierre Metzger avait été champion du monde de boxe ? Ça n'a aucun sens ! Avril, arrête de manger ce boudin aux pommes
- Speaker #1
Franchement Pierre, tu t'en es très bien sorti.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Je suis vraiment fier de toi. Je pense qu'on peut signer la fin de l'épisode.
- Speaker #0
L'épisode ?
- Speaker #1
L'épisode !
- Speaker #0
La fin de l'épisode ? Non, les années 40.
- Speaker #1
La fin de l'épisode !
- Speaker #0
Les années 40. Prochain épisode, 1942 ! C'est le prochain épisode !
- Speaker #1
La meilleure année de tous les temps, 1942 ! Non, pas du tout.
- Speaker #0
Aïe, aïe, aïe ! On va finir là-dessus.
- Speaker #1
Mais non, parce que t'as dit au début que dans les années 40, j'aurais été bien. C'est pourquoi du coup... Tu aurais été à ton prime. Tu peux le raconter ? Pourquoi maintenant ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, peut-être parce que...
- Speaker #1
J'aurais été na...
- Speaker #0
complètement fasciste dans ta manière de penser complètement dans mon test politique j'ai eu 72% d'écologie t'es un mec totalitaire non je suis un mec total parce que je suis entier je suis un mec entier je dis ce que je pense la station total je suis un mec de total je bosse littéralement pour total je suis un cédé j'ai un 13ème mois monsieur
- Speaker #1
C'était l'épisode sur 1929, c'était Avril et Pierre Metzger, je me souviens plus mais c'était cool, merci de nous avoir écoutés.
- Speaker #0
La bise ! Quel bâtard, allez voir le spectacle d'Avril, c'est le bruit qu'il y a dans la salle quand il fait ses blagues.
- Speaker #1
Ah le bâtard, le bâtard !