- Speaker #0
Si tu es une personne qui a mille envies en tête, des projets pro et perso, des rêves, des envies de changement, mais que tu n'oses pas encore passer à l'action, alors tu es exactement au bon endroit. Bienvenue dans l'univers Je suis Cap, là où tu commences ton premier pas. Ici, on va explorer et échanger sur toutes les clés pour enfin dire haut et fort Je suis Cap, dosé, dès maintenant. Salut Mathieu !
- Speaker #1
Bonjour Lorraine !
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Ça va super, merci et toi ?
- Speaker #0
Bah écoute, ça va. Ravi de t'accueillir du coup dans Je suis cap, le podcast, pour commencer notre première chronique.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Je suis ravie en tout cas. Je sais que ça a été beaucoup demandé à travers la dernière émission qu'on avait fait ensemble. Et il y avait eu beaucoup de demandes. Et donc du coup, c'est vrai que je me suis dit, pourquoi pas en fait en faire une chronique mensuelle où à cette occasion, tu pourras justement un peu... nous partager toutes tes clés, tout ce que tu sais, tout ce que tu as vu sur le terrain au sens propre et au sens figuré, pour en faire part en tout cas à tous ceux qui aimeraient en tout cas en savoir plus sur le mental. Alors cette chronique, on l'a construite ensemble et du coup voilà l'idée c'est pour que vous sachiez, sur le même principe qu'un vrai ou faux, Mathieu du coup à travers les questions que je lui poserai, ce sera des questions ou des affirmations en tout cas que beaucoup se posent en tout cas dans le quotidien. Et tu devrais nous dire si c'est mentalité ou réalité, à savoir est-ce que ça se passe dans notre tête ou est-ce que c'est ce qui se passe vraiment dans la réalité de tout le monde. Donc du coup, pour que vous sachiez, pour ceux qui n'ont pas écouté le podcast précédent, pour que vous ayez un peu une présentation, je pense que tu peux un peu te présenter en quelques mots qui tu es, qu'est-ce que tu fais dans la vie.
- Speaker #1
Ok, super. Je suis Mathieu, je suis préparateur mental pour les joueurs de tennis et de paddle. Aujourd'hui, j'aide les joueurs à être moins stressés, à être plus détendus, à jouer en match devant l'entraînement, à enlever leurs peurs, à avoir plus confiance en eux aussi, à oser faire des choses nouvelles ou difficiles. Et tout simplement pour atteindre leur objectif. Ça peut être différent en fonction de chaque joueur. C'est quasiment les mêmes choses qui reviennent chez les mêmes blocages et les mêmes problématiques qui reviennent chez à peu près tous les joueurs. peu importe leur classement, c'est ça qui est intéressant aussi. Ce n'est pas une question de classement, ce n'est pas une question d'âge, c'est vraiment une question problématique liée aux pensées collectives, liée au jugement, liée à plusieurs choses qu'on évoquera sans doute sur différents podcasts ou aujourd'hui.
- Speaker #0
En plus, ce que je trouvais pertinent, c'est d'ailleurs pour ça aussi que je me suis dit pourquoi pas lui proposer une chronique mensuelle. En fait, c'est qu'on se rend vite compte que... ceux qui sont en manque de confiance sur le terrain, peur du regard des autres, etc., c'est vrai qu'en fait, c'est souvent des peurs qu'ils rencontrent dans leur vie, parce qu'en fait, un joueur n'est pas juste un joueur de tennis, mais c'est aussi peut-être un père de famille, une mère de famille, c'est quelqu'un qui travaille, qui a des amis. Et en fait, ça qui est beau, je trouve, c'est qu'avec cette approche sportive, les joueurs sont amenés à travailler aussi dans leur vie en général, dans tous les domaines. Donc c'est... C'est incroyable.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça. Au sein de l'Académie Mentalité Gagnante que j'ai créée, les joueurs vont venir pour le tennis ou pour le paddle. Et d'ailleurs, tout ce qu'on va travailler va rayonner dans leur vie, personnelle, professionnelle, parentale. Et c'est ça qui est assez intéressant aussi pour amener des choses nouvelles et transformer la vie des personnes.
- Speaker #0
Eh bien, je pense qu'on a beaucoup de choses à se raconter. En tout cas, je me languis d'avoir tous tes éléments de réponse. Alors le sujet qu'on a choisi de vous partager pour ce premier essai, cette première chronique, c'est le jugement en règle générale. Alors sans nous donner des réponses, mais est-ce qu'on peut comme ça, tu peux nous dire dans quel cas on peut avoir du jugement ? Qu'est-ce que ça veut dire finalement le jugement envers soi-même, envers les autres ?
- Speaker #1
Alors pour moi, il va y avoir deux types de jugement, comme tu l'as très bien dit, un jugement envers soi-même et un jugement envers les autres. Un jugement intrinsèque, un jugement extrinsèque. Donc ça va vraiment dépendre aussi de tout ça. Après, d'ailleurs, le jugement, ça peut arriver dans différentes situations. Le jugement, c'est souvent suite à une émotion, suite à quelque chose, une action qu'on a réalisée, qu'on a bien ou mal réalisée, justement. On va se juger soit dans le positif, soit dans le négatif. Ça sera encore une fois différent par rapport à chaque personne, par rapport au vécu aussi de chaque personne. Et puis voilà, par rapport à ça, par rapport à cette première introduction qui était sur le jugement.
- Speaker #0
On va pouvoir commencer, donc du coup, la première phrase que je me suis notée, que je vais te partager et sur laquelle on va te demander, je vais te demander de réagir, c'est « les autres me jugent constamment » . Réalité ou mentalité ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est une mentalité, dans le sens où aujourd'hui, quand les autres vont nous juger, c'est une perception de nous qui estimons que les autres nous jugent. Aujourd'hui, les personnes sont auto-centrées. La personne la plus importante de notre vie, c'est nous. Donc au final, on se juge, mais par rapport à nous. Pour moi, le jugement est interne à ce moment-là, et c'est toujours une perception que l'on va avoir par rapport aux autres.
- Speaker #0
C'est vrai qu'en fait, je me suis aussi dit que si tout le monde pense que tout le monde regarde les autres, ça veut dire que tout le monde se regarde soi-même. Donc en fait, personne ne regarde personne.
- Speaker #1
C'est un petit peu ça exactement. L'idée, c'est vraiment d'enlever aussi les perceptions, d'aller les transformer, d'aller les changer, notamment par une méthode qui s'appelle la dépolarisation que j'utilise, sur lesquelles j'ai été formé. Et c'est vraiment de changer ses perceptions et enlever le jugement, pour enlever le regard des autres. Parce qu'au final, une question de jugement, c'est souvent lié au regard des autres, de ce qu'on pourrait penser de nous-mêmes. Or, aujourd'hui, personne ne pense aux autres, c'est plutôt nous qui pensons que les autres pensent des choses de nous.
- Speaker #0
Oui, exactement. C'est vrai que c'est très pertinent en tout cas ce que tu dis, parce que ça fait énormément écho avec ce que moi-même je vais observer. Donc pour toi, mentalité, même si effectivement, je ne sais pas ce que tu en penses, mais on a tous des avis un peu sur les uns et les autres. Des avis plus ou moins constructifs, ça dépend toujours. Donc en fait c'est vrai qu'il peut y avoir un jugement des gens, donc là je dirais réalité, mais après c'est toujours, c'est quand on amplifie avec les gens sont toujours en jugement sur moi etc et tout, c'est là où on peut un peu doser aussi quoi.
- Speaker #1
Oui après aujourd'hui le jugement quand on va juger quelqu'un d'autre c'est tout simplement le reflet du jugement de nous-mêmes, donc en soi c'est ah cette personne est altruiste, il faut mieux être... Elle est trop altruiste, elle pense toujours aux autres. Mais au final, c'est qu'on a l'impression qu'elle ne pense pas à nous. À ce moment-là, ou inversement. Ou alors, elle est égoïste. Cette personne-là est égoïste, c'est peut-être plus facile à comprendre. Mais au final, quand on a l'impression que la personne est égoïste, c'est tout simplement à ce moment-là qu'on est centré sur nous. Et du coup, on émet aussi une forme d'égoïsme envers nous-mêmes.
- Speaker #0
Ok. Bon, écoute, tu veux passer à la suivante ?
- Speaker #1
Oui, on peut passer à la suivante.
- Speaker #0
Ok, alors, si je me trompe, on va penser que je ne suis pas à la hauteur. Mentalité ou réalité ?
- Speaker #1
Mentalité, complètement mentalité. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, c'est tout simplement une pensée collective, ce genre de pensée, où on va estimer que si on n'atteint pas son objectif ou si on n'arrive pas à faire quelque chose, on est nul, on n'a pas réussi. Sauf qu'aujourd'hui, c'est quelque chose qui est totalement faux. Il vaut mieux viser la lune et atterrir dans les étoiles plutôt que de viser des lampadaires et atterrir sur le trottoir. Donc viser grand, viser haut. L'erreur... C'est très simple, c'est très banal ce que je vais dire, mais l'erreur est humaine. Mais aujourd'hui, vous avez besoin de faire des erreurs pour progresser, pour apprendre, pour réussir. Donc au final, si je me trompe, on va penser que je ne suis pas à la hauteur. Pour moi, c'est carrément une mentalité et c'est quelque chose qui n'est pas juste, qui est faux.
- Speaker #0
Mais alors du coup, comment on peut distinguer la performance et l'identité ? Parce qu'au final, la performance, c'est un fait. Il faut être bon dans ce qu'on fait aussi, donc être à la hauteur. En même temps, c'est de dissocier ou d'associer à son identité, derrière ce qu'on se raconte à nous-mêmes dans notre discours interne.
- Speaker #1
L'identité et la performance, ce sont deux choses pour moi bien distinctes. C'est-à-dire que la performance fait partie d'un domaine de notre vie par rapport à notre sport, au milieu professionnel, ou par rapport à différentes choses en dehors. Mais par contre, notre identité est interne à nous-mêmes, propre à nous-mêmes. Et la différence entre des grands joueurs de tennis et des joueurs de niveau amateur ou qui ne travaillent pas sur le mental, c'est qu'aujourd'hui, on va se juger, on va impacter notre identité par rapport à nos résultats, par rapport à nos performances, du coup, plutôt que le joueur pro, il ne s'identifie pas à ses résultats et il n'impacte du coup pas son identité.
- Speaker #0
Ok. Ouais, donc c'est vraiment ce qu'on se raconte à nous.
- Speaker #1
C'est ça, mais on peut aller plus loin. L'identité, en fait, c'est tout simplement la personne que l'on est, qui je suis. Ok.
- Speaker #0
Comment on sait alors qui on est ? Dans l'identité, alors, je suis ?
- Speaker #1
Qui on est, c'est très intéressant. En soi, ça fait aussi partie des priorités intrinsèques qui vont nous permettre de définir qui on est réellement. Et après, tout simplement, qui on est, on est tout. Mais c'est qu'est-ce qu'on veut exprimer au maximum, qu'est-ce qu'on veut donner comme image, et qu'est-ce qu'on veut devenir plutôt que qu'est-ce qu'on veut obtenir. À ce moment-là, impacter notre identité.
- Speaker #0
Et en fait, tu sais à quoi ça me fait penser, ça ? C'est bon. L'alignement ? Oui, oui. Aligner en fait avec ses priorités et qui on veut devenir.
- Speaker #1
C'est ça. Si tu es aligné, en fait, derrière, il n'y a plus de... Il n'y a plus de sacrifice, il n'y a plus de il faut je dois, il n'y a plus de coeur, il n'y a plus de ah punaise j'ai travaillé trop. Si tu es aligné avec tes priorités, si par exemple dans tes priorités tu as le sport, tu as le travail et tu as la famille, si on te demande de faire une de ces trois priorités, pour toi ça sera facile, ça sera fluide, et tu ne vas jamais percevoir ça comme une charge de travail, ou comme une corvée, ou comme quelque chose où tu ne subiras pas, et tu ne vas pas te dire il faut que j'aille ici. Je prends un de mes exemples, pas le meilleur. Mais aujourd'hui, une de mes priorités intrinsèques, c'est de développer mon entreprise et d'accompagner au maximum les joueurs. Donc la valeur entrepreneuriale et la valeur don, on va dire. Donc aujourd'hui, quand je fais une journée de coaching, je peux en faire une de 8h à 22h. Et ça ne me pose pas de soucis.
- Speaker #0
Ah ok. Effectivement, tu ne vas pas forcément sentir une fatigue lourde. Tu vois, pour le coup, ça me fait réagir. mais moi-même quand j'étais ma salariée J'étais dans un bon environnement de travail, mais c'est vrai que la fonction en elle-même, ce n'était pas non plus quelque chose qui me passionnait de fou. J'ai vraiment voulu essayer pour aller au bout des choses et comprendre est-ce que c'est moi ou est-ce que finalement, c'est juste que ce n'est pas du tout ce que j'ai envie de faire. Et à cette période, je m'en souviendrai toujours, j'avais une fatigue mentale en rentrant le soir. Mais une fatigue pourtant qui n'était pas forcément physique, tu vois, parce que c'était... J'étais sédentaire en plus, donc pas vraiment en activité physique. Mais c'était physique, c'était mental, c'était sur les yeux, les paupières. J'étais fatiguée de ma vie. Et pourtant, aujourd'hui, je sais que je fais trois fois plus d'heures de boulot avec l'entrepreneuriat, tout ce que j'entreprends, etc. Et pour autant, je n'ai jamais pu ressentir cette même fatigue. Donc, le fameux alignement.
- Speaker #1
Je le vois beaucoup sur les enfants. Les enfants que j'accompagne sur l'aspect tennis, certains peuvent s'entraîner des heures et des heures, faire tous les exercices que je vais leur demander au niveau du mental, faire de la prépa physique, etc. Sans émettre de la moindre fatigue, parce qu'à ce moment-là, ils sont totalement alignés avec ce qu'ils veulent devenir. Et après, il y a un environnement à ce moment-là qui est sain aussi, qui permet à l'enfant de s'épanouir sans forcément chercher absolument le résultat. Et juste que l'enfant s'épanouisse et aille au plus loin et au plus haut de lui-même.
- Speaker #0
Oh là là ! Bon, tu relèves en tout cas un sujet, je pense qu'on évoquera ensemble peut-être dans les prochaines chroniques, qui est super, super, super important dans tous les domaines de vie, c'est l'environnement. Mais bon, n'allons pas trop le mitre en besogne. Mais effectivement, je suis complètement d'accord. Ok, alors ensuite. Le jugement des autres peut réellement freiner la performance. Mentalité ou réalité ?
- Speaker #1
Oui, si on ne prend pas conscience de son environnement et qu'on est impacté à ce moment-là par le jugement des autres et ce que les autres vont penser de nous, forcément ça va impacter nos performances. Je prends toujours cet exemple-là de si on s'imagine ou si on est sur le terrain en train de se dire mais qu'est-ce que les autres vont penser de moi ou qu'est-ce que je vais pouvoir raconter à la fin de mon match, à ce moment-là on n'est plus dans le moment présent et du coup on va être soit dans le futur, généralement on va être dans le futur dans ces moments-là, et pour moi le futur c'est tout comme le passé et tout comme l'environnement. Ce sont les trois grands ennemis de la concentration. Donc vous ne pouvez pas rester concentré à ce moment-là. Et du coup, votre performance va être impactée, va clairement être impactée.
- Speaker #0
Et pour toi, c'est aussi la même chose dans les autres domaines de vie que le sport ?
- Speaker #1
Bien sûr, pour moi c'est la même chose. C'est-à-dire que, comment dire, par rapport à l'entrepreneuriat, ça va être la même chose si on échoue ou si on se lance à fond dans une thématique. et qu'on n'est pas aligné aussi à ce moment-là, par rapport au jugement de ce que les autres pouvaient mettre, on ne peut pas forcément y arriver. Je prends mon exemple. Aujourd'hui, quand je me suis lancé dans la préparation mentale il y a à peu près trois ans, mon environnement qui était mes amis proches, c'était « Mais qu'est-ce que tu vas faire du mental ? Ça ne va pas marcher. Pourquoi tu veux commencer dans la préparation mentale pour les joueurs de tennis ? » Deux, trois m'ont soutenu. Une dizaine ne m'ont pas forcément soutenu ou se sont presque... Allez, excusez-moi du terme, mais... foutu de moi, alors je suis foutu de ma maman. Oui,
- Speaker #0
ils te moquaient quoi.
- Speaker #1
Ils sont moqués carrément. Et d'ailleurs, si j'étais resté focus là-dessus, et si j'avais mis du jugement, ou si j'avais pris en compte ce qu'ils me disaient, je pense que je ne serais pas en face de vous, et je ne serais pas en face de toi, et je ne serais pas en train de faire ce podcast par rapport à tout ça. Et je n'aurais pas accompagné plus de 250 joueurs.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, je pense que tu t'es remercie de ne pas les avoir écoutés.
- Speaker #1
Elles-mêmes reviennent vers moi en me disant « comment t'as fait ? » C'est incroyable. Donc au final, c'est quelque chose qui change vite. Et ça, c'est pareil pour tout. Aujourd'hui, allez-y, osez, ne vous souciez pas de ce qui va se passer autour de vous. C'est pour ça qu'un travail est aussi nécessaire sur soi. Ce n'est pas venu non plus d'un claquement de doigts où je me suis dit « maintenant, je n'écoute plus personne et j'y vais tout seul » . C'est un travail que j'ai fait depuis... Depuis de longues années, grâce à ma mère notamment.
- Speaker #0
En fait, c'est là où il faut justement ne pas non plus se fermer à l'environnement et à ce qu'il a à dire. Tant que c'est constructif, moi je suis pour la critique, les avis, mais si c'est constructif, sinon non. Mais en tout cas, c'est là où je pense, à force, tu apprends à mettre des filtres entre l'information que tu entends et celle que tu vas garder pour nourrir une réflexion interne. dans ta vie.
- Speaker #1
Bien sûr. Alors après, ça c'est totalement vrai, mais il faut savoir aussi que l'environnement aujourd'hui, quand ils me disaient ce genre de choses, c'était pour mon bien. Ils ne voulaient pas mon mal. Ils n'étaient pas en train de me dire... Ils voulaient juste me mettre en garde et ils exprimaient à ce moment-là des peurs qu'eux avaient et qu'ils voulaient transmettre sur moi. Mais en soi, c'est OK.
- Speaker #0
Mais oui,
- Speaker #1
de fou. En fait, c'est ça qu'il faut bien garder en tête et il ne faut pas leur en vouloir en fait.
- Speaker #0
C'est toujours pareil,
- Speaker #1
ça part souvent d'un bon sentiment.
- Speaker #0
C'est même pas quelque chose qui est fait dans le but qu'on soit malheureux, bien au contraire. Et en fait, c'est là où on voit que des fois, il y a des conseils qui, de prime abord, peuvent paraître en tout cas bienveillants, mais qui derrière peuvent être un peu bridés. Et nos décisions, c'est un peu avoir une autocritique de ce qu'on entend. Et surtout, c'est ce que j'avais déjà dit d'ailleurs dans d'autres émissions, Mais quand ce n'est pas le cas, il faut se rapprocher d'un environnement qui ressemble à ce qu'on aimerait faire en tout cas.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Après, c'est toujours pareil. On reprend toujours cette phrase qui est bateau, mais qui est réelle. Au final, on est la moyenne des cinq personnes que l'on côtoie le plus. Donc au final, c'est une réalité. D'ailleurs, moi, je me suis éloigné de certaines personnes ou certaines personnes se sont éloignées de moi tout simplement parce qu'on n'avait plus la même vision ou la même longueur d'onde, si je puis dire. Mais en soi, c'est totalement OK.
- Speaker #0
Mais oui, c'est OK. Et puis, en fait, des fois, ce n'est pas une question d'affection. Des fois, les parallèles sont plus parallèles, en fait. Et des fois, ça peut se retrouver plus tard et sans amertume. Mais des fois, on n'a pas toujours les mêmes rythmes de décision. OK, top. Exactement. Bon, on passe à la suite ?
- Speaker #1
Allez.
- Speaker #0
Vouloir plaire à tout le monde empêche d'oser. Mentalité ou réalité ?
- Speaker #1
Mentalité, encore une fois. J'ai l'impression que tout sera mentalité. Non, mentalité, pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, c'est tout simplement qu'on n'est pas centré sur soi et qu'il y a des peurs qui se retrouvent par rapport à ça, qu'il y a le regard des autres qui va impacter, qu'il y a la confiance en soi également. Pour moi, ça c'est une question ou plutôt une affirmation qui englobe plusieurs sujets. Donc vraiment, c'est cet aspect confiance, cet aspect regard des autres, cet aspect identité et cet aspect penser à soi plutôt que penser aux autres. Aujourd'hui, les gens ne vous aiment pas pour ce que vous faites, ils vous aiment pour qui vous êtes. Donc vouloir plaire à tout le monde empêche clairement d'oser. Parce que d'ailleurs, on va mettre des hits faux-jeu-dois, on va penser à si je ne réussis pas, qu'est-ce qui va se passer. Donc aujourd'hui, ce sujet est tellement vaste que je ne vais pas pouvoir rentrer beaucoup plus loin par rapport à ce que je viens de te dire. Mais il y a vraiment quelque chose à chercher et à creuser par rapport à ça, c'est énorme.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est d'ailleurs tout l'ADH de ce podcast, ça tourne autour d'oser. mais effectivement, la plupart du temps, c'est nous-mêmes qui nous mettons nos propres barrières. Donc effectivement, tu nous confirmes bien que c'est vrai. En tout cas, de ton côté. Oui,
- Speaker #1
oui, oui,
- Speaker #0
quand même. Alors ensuite, le jugement peut devenir une force. Mentalité ou réalité ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est une mentalité. Pour moi, le jugement, c'est quelque chose qu'il faut réduire au maximum. Il faut réduire au maximum, pourquoi ? Parce que ça nous impacte trop sur notre identité. On va se juger toujours par rapport à une émotion. Aujourd'hui, les émotions peuvent être bien, elles peuvent être moins bien, ça dépend, elles ont tous une fonction de toute façon, mais plus on va être stable, moins on va avoir des émotions hautes et des émotions basses, plus on va réussir ce que l'on veut mettre en place, et plus on va avoir la prise de recul nécessaire pour faire les bonnes actions au bon moment. Donc aujourd'hui, la question de jugement peut devenir une force. Je pense que ce n'est pas faux, mais pour moi, plus on va se détacher du jugement, plus on va être épanoui dans sa vie et plus on va réussir les choses.
- Speaker #0
Ok, très bien. Écoute, effectivement, avec toutes ces questions, je me rends compte qu'énormément de choses, toutes tes réponses étaient mentalités. Alors maintenant, la question, je pense que peut-être vous allez vous poser avec moi, mais qu'est-ce que selon toi est la réalité alors ?
- Speaker #1
Très bonne question. Pour moi, en fait, il n'y a pas de réalité. C'est-à-dire qu'on crée notre réalité, on est la personne qui a créé notre réalité, parce que pour moi aujourd'hui, tout est une question de perception. On a tout en nous, tout va être évoqué ou tout va être montré à différentes échelles, à différents degrés par rapport à notre vécu, par rapport à ce qu'on veut dégager, par rapport à ce genre de choses. Aujourd'hui, il n'y a rien qui est réalité. C'est-à-dire qu'à partir du moment, je prends cet exemple-là, mais si maintenant j'estime que quelque chose est un problème, je crée le problème. Mais en soi, c'est un problème pour moi, ce n'est peut-être pas un problème pour toi. Donc au final, c'est moi qui me crée ma réalité en disant que ça c'est un problème. Alors que c'est peut-être pas du tout un problème pour plein de personnes. Comme par exemple, quand je rate quelque chose. Aujourd'hui, en fonction du niveau de... Je prends l'exemple d'un joueur de tennis. Si je suis classé... Tu ne connaîtras peut-être pas les classements, mais si je suis classé 0, et que je rate un coup de roi entre guillemets mi-cours, ben là, on va émettre une forme de je suis nul, et ça sera une réalité. Mais ça serait le... Cette réalité-là, elle sera pour le joueur qui est classé 0. Le joueur qui a fait deux ans de tennis et qui est 32 ou 31, ça ne sera peut-être pas une réalité pour lui. Pour lui, le même coup droit, il va se dire qu'il a fait un super coup droit. Donc au final, c'est toujours une question de perception, une question d'alignement, une question de vision, encore une fois. Et c'est nous qui créons notre propre réalité.
- Speaker #0
Ok. C'est chouette parce que du coup, ça veut dire qu'en soi, on est tous... J'aime bien cette phrase, mais... L'acteur de notre propre vie et l'écrivain des prochains chapitres. Donc chaque réalité peut être vue de manière unique. Et du coup, chacun a une réalité différente. Et c'est ce qui fait d'ailleurs la beauté du monde, je trouve. C'est qu'on est tous singuliers parce qu'au final, il y a une phrase un jour que j'ai entendue. On est tous la mosaïque de toutes nos expériences passées. Et cette mosaïque, elle est unique parce que... personne n'a jamais vécu la même chose. Donc du coup, on a un effet cumulé de tout ce qu'on a vécu.
- Speaker #1
Notre cerveau, il ne fait pas la distinction entre le réel et l'imaginaire. Donc en fait, il va croire tout simplement ce qu'on lui dit. Et ça, la même expérience vécue par la même personne peut être interprétée et mettre une forme de réalité différente juste par rapport à sa perception et à sa vision des choses.
- Speaker #0
Écoute, je te propose de terminer avec une petite chose. Qu'est-ce que tu dirais, là, maintenant, tout de suite, de manière un peu synthétique sur tout ce qu'on s'est raconté, justement, à cette personne qui nous écoute peut-être en ce moment et qui a peur du jugement, du jugement des autres et du jugement envers soi-même ?
- Speaker #1
Une phrase qui résume parfaitement tout ça. Les autres ne vous aiment pas pour ce que vous faites, mais ils vous aiment pour qui vous êtes. Donc, restez sur vous, faites les choses comme vous avez envie de les faire, regardez quelles sont vos priorités intrinsèques à vous. pour mettre en lien toutes les actions par rapport à ça. Et encore une fois, il va falloir travailler. Il y a des choses à travailler en interne, sur des traits de caractère qui nous agacent, sur des choses qu'on idéalise, sur des faux-jeux d'oie, sur des peurs, sur des objectifs, pour tout simplement changer notre perception, changer notre vision des choses, changer la façon dont la société nous amène à penser aussi, pour qu'on puisse penser par nous-mêmes et nous réaligner, et tout simplement qu'on puisse atteindre aussi nos objectifs comme on a envie de les atteindre, sans émettre une forme de... d'euphorie, sans émettre une forme d'idéalisation dans certaines choses parce qu'en soi, tout est tout est ok, tout est linéaire tout est ok, tout doit être aligné par rapport à ça, vu que nous sommes dans un monde de dualité, où à la fois on est soutenu et à la fois on est challengé mais ça dépend ce que l'on va voir, et je vais terminer par ça si je vous montre un dé vous allez voir le 1, moi je vais voir le 6 mais qui a raison, on a tous les deux raison donc allez voir le 1 et le 6 allez changer vos perceptions aussi par rapport à ça
- Speaker #0
Ça mériterait aussi, encore une fois, une autre émission. Je me le note pour les prochains sujets, en tout cas, qu'on évoquera. En tout cas, merci d'avoir partagé toutes ces belles informations précieuses. Je sais que c'est des informations que tu donnes dans le cadre de tes formations aussi.
- Speaker #1
Oui, on en a donc au plus loin.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, c'est justement l'objectif. N'hésitez pas à aller retrouver Mathieu sur ses réseaux sociaux qui seront dans la description juste en dessous. En tout cas, merci d'avoir écouté cette émission. Je suis ravie d'avoir partagé ce moment avec toi et avec vous aussi, d'une certaine manière. Les prochains sujets seront annoncés sur nos réseaux sociaux respectifs. Et d'ici là, je vous souhaite une bonne journée si vous l'écoutez en journée et une bonne soirée si vous l'écoutez en soirée. Prenez soin de vous.
- Speaker #1
Bonne soirée, bonne journée. Merci beaucoup.