- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Jour 1, le podcast qui explore les chemins vers la sobriété sous l'angle lifestyle. Car oui, pour nous les alcooliques, être sobre, c'est cool. Je m'appelle Cédric Couvès, je suis le fondateur de Jour 1 et une fois n'est pas coutume, pour ce tout premier épisode, je ne serai pas l'intervieweur mais l'interviewee. Je laisse donc la main à Romain, j'en liste de grands talents. Salut Romain !
- Speaker #1
Eh ben, comme tu vas ? Merci Cédric de me dérouler le tapis rouge. En vrai, ce que je trouve cool aujourd'hui, c'est que je vais découvrir et nos auditeurs avec moi Une autre facette de ta vie. Parce que, perso, je t'ai toujours connu comme un gars ultra créatif, mais aussi, et ça, il faut bien le dire, en octambule invétéré. Toujours un verre à la main et l'autre en train de mixer. Là, au moment où on se parle, c'est-à-dire début 2026, on remballe les platines et la boutanche. C'est une toute autre histoire que tu t'apprêtes à me raconter, celle de ton projet, mais aussi des 18 mois sans une goutte d'alcool qui t'ont amené à entamer ce nouveau chapitre. Bon. J'ai conscience que ça fait beaucoup d'infos d'un coup. Alors, on va revenir à l'essentiel avec la question qui s'impose. Qui es-tu, Cédric Couvez ?
- Speaker #0
Merci, Romain. Écoute, je m'appelle Cédric Couvez. J'ai bientôt 45 ans. Je vis à Bordeaux depuis 5 ans. Et avant, c'est une histoire assez classique dans « Gamins de banlieue » qui fait son rastignac. Je pars donc à 18 ans à la conquête de Paris. Je me fais virer de l'IUT de commerce dans laquelle j'étais prise au bout de 6 mois déjà. par rapport à un problème d'alcool. J'avais tendance à arriver en cours un peu éméché et à faire le mariole un peu trop vite. Ensuite, j'ai enchaîné les petits boulots. Je me suis retrouvé à être journaliste pour 20 minutes où là, en gros, je m'occupais de tout ce qui était chronique mondaine. Donc, je sortais tous les soirs pour raconter un petit peu la nightlife parisienne. En parallèle à ça, j'organisais également des premières soirées au club. Puis ensuite... j'ai intégré une émission musicale en qualité de chroniqueur qui s'appelle Moncleçon, c'était l'émission musicale hebdomadaire de France 4 et là pour le coup 6 ans de plateau, pareil un petit peu imbibé parce que c'était une époque où il y avait encore pas mal de vin dans les loges et un petit peu ce lifestyle là en parallèle à cette expérience télévisuelle, je me suis lancé en qualité DJ producteur sous le nom de Cat Cat comme le deux fois chat en anglais. Et là, une fois de plus, confrontation à ce milieu nocturne de fêtes, de musique, qui était une très, très belle expérience, mais qui, effectivement, a toujours été un petit peu en parcours imbibé. Ensuite, en 2017, j'ai réalisé un documentaire sur les super-héros. Puis, j'ai enchaîné avec un parcours dans la publicité, où je racontais des récits à travers l'angle journalistique que j'avais développé. Donc je vais bosser. pour différentes structures, en qualité de directeur éditorial, de créatif stratégiste. Ça m'a malheureusement également valu quelques ennuis, puisque j'ai notamment été deux fois licencié à cause des problèmes d'alcool.
- Speaker #1
Tu as toujours évolué dans les milieux plutôt festifs. Est-ce que c'est ça qui a déclenché ton alcoolisme ?
- Speaker #0
Ça a toujours été lié. En revanche, pour moi, ce n'est pas le fait déclencheur de mon addiction. C'est-à-dire qu'en réalité, ça a été en effet d'amplificateur. puisque effectivement, par exemple, en termes de qualité de DJ, quand j'arrivais dans une boîte de nuit ou dans un club, la première question du patron ou du booker, c'est « qu'est-ce que tu veux boire ? » Et généralement, la réponse était rarement du coca light. Donc oui, effectivement, ça a toujours été intrinsèquement lié. Cependant, il y a eu des premiers cas d'alerte avant. J'ai déjà eu des comportements qui étaient compliqués avec l'alcool avant cette nuit-là. C'est vrai qu'aussi, quand j'étais chroniqueur, pour 20 minutes et que je m'occupais des mondanités. Là, pour le coup, on arrive aussi en Paris très festif où les open bars étaient incessants. Il y avait des open bars partout et en fait, c'était un petit peu le jeu. On ne payait pas l'alcool. C'était très sympathique, sauf que moi, j'avais déjà ce problème-là, évidemment. À 24 ans, je me suis retrouvé avec que... de zulser, gastrite, des choses qui n'allaient pas très bien dans mon corps. Mais pour autant, l'addiction, ce n'est pas le boulot qui me l'a généré. J'étais addict, j'étais dépendant, et ces environnements-là ont été des amplificateurs, effectivement.
- Speaker #1
Et quelle image tu avais de la consommation d'alcool ? Tu associais ça à une sorte de lien social ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Pour moi, l'alcool, ça a toujours été une vision rock'n'roll, quasi même romantique. J'ai toujours adoré les anti-héros type Club 27, Pee Dirty, ce genre de gens. En gros, j'étais plus attiré par cet imaginaire un petit peu de destroy, d'autodestruction, de rock, plutôt qu'une image très saine. Ça, c'est une certitude. J'avais vraiment cette imaginaire-là en tête. Pour autant, je pense que je n'avais pas du tout intégré que ces gens-là étaient malades.
- Speaker #1
Et ta définition à toi de l'alcoolisme, c'est quoi ?
- Speaker #0
Ma définition à moi de l'alcoolisme, c'est la perte de contrôle sur l'effet de la modération. On n'a pas de modération. En fait, en alcoolique, c'est tout simplement quelqu'un qui n'a pas le bouton stop. Donc, il prend en verre et après, c'est parti mon kiki. En verre, en entraînant un autre. Et en fait, c'est un petit peu l'image comme allumé en barbecue quand tu es en pleine forêt et que tu n'as rien pour l'éteindre. C'est-à-dire que, grosso modo, tu allumes la mèche et après, ça part.
- Speaker #1
conscience que tu avais un problème avec l'alcool ?
- Speaker #0
J'en avais conscience, mais j'étais dans le déni. En fait, le truc, c'est que je me disais oui, je sais que j'ai un problème, mais en même temps, les idoles l'ont aussi, donc c'est cool, je me rapproche limite d'elles. Et à côté de ça, surtout, c'est que je n'avais pas l'imaginaire d'une vie cool sans ça. Parce qu'une chinée, voilà, c'était pour moi une sorte de petit bâton de maréchal, c'était un peu la course à qui était le plus défoncé, le plus bourré. Et comme j'ai un petit esprit de compétition, j'aimais bien être le premier. Et donc, voilà, j'en avais effectivement conscience, mais j'étais dans le déni. Et même des amis me disaient, ouais, je pense que t'as quand même un petit problème avec l'alcool, ainsi de suite. Même quand on était dans le lendemain de soirée ou ainsi de suite, où tout le monde s'était mis une mûrge. Bon, moi, j'avais quand même poussé l'écurseur trop loin, quoi, tu vois. Et là, j'étais clairement dans le déni.
- Speaker #1
Et ta consommation d'alcool, justement, c'était quoi ?
- Speaker #0
Alors, je buvais un peu... Tout sauf de la bière. Ça, c'est un truc assez drôle. Je n'ai jamais bu de bière de ma vie. Je déteste le goût. Et donc, même en qualité de DJ, quand je me suis retrouvé à jouer, par exemple, pour le séminaire Heineken, il ne se passait jamais rien pour moi de nul parce que, pour la bonne et simple raison, je ne buvais pas de bière. Donc, tout se passait bien. Ça aurait pu être des signaux très positifs. Mais sans ça, je buvais beaucoup. J'ai eu la chance de pouvoir écumer tous ces open bars-là. Donc là, pour le coup, t'imagines, c'est un peu comme si tu lâchais... en diabétique dans un magasin de bonbons et que tu lui disais, vas-y, serre-toi, tu vois. Donc bon, là, j'y allais sensiblement. Et puis, je me définissais, tu sais, comme un alcoolique mondain, en bon vivant, en gros gros fêtard. Donc bon, voilà, j'aimais bien les bonnes choses, mais dans des quantités qui étaient complètement délirantes. Et à la fin de ma carrière d'alcoolique pratiquant, Là, je me suis retrouvé à être vraiment enfermé. C'est-à-dire qu'au tout début, j'avais vraiment un alcool social. Je buvais beaucoup, très régulièrement, mais toujours accompagné. Et à la fin, c'est devenu un enfermement. C'est-à-dire que je buvais tout seul, dans un état de dépression très avancé. Et là, ça ne devenait vraiment plus du tout glamour, puisqu'à chaque fois, je partais en crise de folie, à chialer tout seul sur ma terrasse et en buvant des bouteilles de rouge. C'était du bon breuvage, mais l'effet était le même.
- Speaker #1
On voit bien, et tu l'as dit plusieurs fois, l'alcoolisme a eu un impact très concret sur ta vie professionnelle. Qu'en est-il du côté perso ?
- Speaker #0
Tout à fait, il y a eu les deux. Sur le côté pro, moi, ça m'a clairement coûté deux CDI. Le dernier, en date, c'était tout simplement une soirée d'entreprise sous open bar non contrôlée. Et le premier verre en a déclenché d'autres. Et il y a un moment où je suis parti en blackout, je ne me souvenais plus de rien. Pour moi, c'était une bonne soirée. Et je pars en vacances, je reviens de là et on me dit, tiens, il va falloir qu'on se voie, c'est les RH, machin et tout ça. Et en gros, je me fais licencier parce que j'avais trop bu et racontais des trucs dont je ne me souvenais absolument pas. Typiquement, c'est là où je mets des points d'alerte, c'est-à-dire qu'au niveau pro, il y a eu beaucoup d'impact. Ma vie de DJ également, DJ producteur, a été impactée. J'aurais fait tous mes sets en buvant du tonic, mais sans mettre de votre caoutchouc de gin dedans. Je n'aurais pas eu la même carrière, ça c'est une certitude. Bon, après, c'est le passé, effectivement, mais il y a eu des sérieux impacts comme ça. D'un point de vue personnel également, il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées, des ruptures amoureuses qui étaient très dures à encaisser, où en fait, moi, je ne me rendais pas compte que ça atteignait aussi l'autre et que j'étais de façon très égocentrique, j'étais autocentré sur ma consommation et je pensais que c'était aux autres de s'adapter. Et il y a eu beaucoup, beaucoup de warning, parce que là, pour le coup, je pense que même ma frénésie de boisson et de vie... au sens large était était aussi une sorte de boulimie, de conquête ou d'histoire d'amour, tout ça pour me prouver plein de choses, je pense. Enfin, il y a des choses assez deep comme ça. Mais à chaque fois, l'alcool était entré en jeu et devenait effectivement très, très compliqué.
- Speaker #1
Ce sera certainement un passage clé dans toutes les interviews que tu vas réaliser dans les prochains épisodes de Jour 1. Mais quel a été ton déclic à toi pour arrêter de boire ?
- Speaker #0
Au fur et à mesure de cette consommation qui devenait de plus en plus solitaire et de plus en plus triste, les curseurs pétaient à l'intérieur c'est à dire que je n'avais évidemment j'ai jamais eu de modération mais là pour le coup c'était vraiment très triste et je m'enfermais complètement là dedans je devenais je pense incompréhensible pour moi pour les autres et ainsi de suite et le 16 juillet là j'ai fait une très très grosse connerie j'étais hyper énervé j'avais reçu une très très mauvaise nouvelle justement suite suite à un incident avec l'alcool et là j'ai voulu en finir en fait. Tout simplement, j'ai bu deux ou trois heures, je ne sais pas, peut-être cinq bouteilles en tout et pour tout de vin. Et ensuite, j'ai ingurgité une boîte d'hexanax. À ne surtout pas refaire, j'ai dormi pendant 15 heures. Je me suis réveillé, c'était mon chien qui me mettait les coups de langue comme ça. Et là, j'ai compris que je n'étais pas au paradis en sentant son haleine. Et en revanche, j'ai repensé à une discussion que j'avais eue avec quelqu'un. en ans auparavant, qui me disait, lui, ça faisait deux ans qu'il s'était inscrit dans un parcours de sobriété, et que sa vie allait mieux. Donc, suite à ça, j'ai eu le déclic de me dire, j'en ai eu marre d'en avoir marre, tout simplement. J'ai eu extrêmement honte, extrêmement peur également. Et là, tu te retrouves face à une situation où tu te dis, là, il faut absolument faire un virage à 180 degrés et essayer de prendre les choses en main.
- Speaker #1
Quelles mesures en particulier tu as mises en place pour devenir sobre et surtout le rester ?
- Speaker #0
J'ai poussé la porte d'un groupe de parole. Ça, ça a été extrêmement important pour moi comme première pierre dans la démarche. Et là, j'ai compris plein de choses. J'ai compris que je n'étais pas tout seul, j'ai compris que ça touchait tout le monde et qu'il y avait vraiment des trous communs à cette maladie. Pour moi, c'est une allergie. L'alcoolisme est une allergie à un produit qui amplifie. des émotions et une gestion chaotique des émotions. C'est vraiment là où on se situe. Et le déclic, ça a été ça, ça a été de m'immerger dans ce sujet-là et de changer ma carte mentale, en fait, tout simplement, et de me dire « wow, ok, donc t'es allergique à un truc, il y a des petites règles simples pour ne pas prendre le premier verre, et puis ensuite, ces groupes de paroles te permettent de pouvoir t'immerger dans le sujet. » Je me suis plongé... beaucoup de lectures. Une fois que j'ai compris que j'avais cette allergie, cette maladie, je me suis dit, oui, effectivement, ce n'est pas du tout une déviance comportementale telle que je l'imaginais. C'est plus profond que ça. Donc là, j'ai été digué là-dessus. Et voilà, ça a été les vraies mesures. C'était une abstinence radicale. En fait, le corps met peu de temps à se sevrer physiquement parlant. C'est assez rapide. Pour autant, l'aspect mental, lui, est à vie. Donc, c'est... de traitement à avoir. Avant, ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai eu des parcours de santé où j'avais un psychiatre, par exemple, et à chaque fois, je lui mentais, je lui racontais n'importe quoi. C'est-à-dire que concrètement, je lui disais, non, c'est bon, je suis bon vivant, mais c'est comme ça, c'est la vie, et ainsi de suite. Qu'est-ce qu'il peut faire ? Alors que là, de parler avec ses pairs, c'était une approche très différente et de s'immerger vraiment. dans le sujet, ça a été chouette. J'ai aussi décidé de transpirer un peu tout cet alcool que j'avais en moi en m'inscrivant à la boxe, c'est tout bête, mais ça a été une façon de canaliser un petit peu cette énergie et pour le coup, le faire de façon intensive m'a permis aussi de pouvoir avoir une activité physique.
- Speaker #1
L'alcool faisait partie de ta vie, il faisait même peut-être partie de ton identité. Est-ce que tu as eu peur de perdre ? ton cercle social, mais aussi ton image, ton image de marque en arrêtant de boire.
- Speaker #0
Effectivement, quand j'ai vraiment fait mon virage à 180 degrés et que je me suis inscrit sur ce parcours de sobriété-là, je me suis clairement donné cette dernière chance en disant aux autres, attention, là, je ne suis pas en train de faire une pause, je ne suis pas en train d'être en dry January ou ainsi de suite, je suis vraiment en train de changer parce qu'il le faut et c'est vital. Je n'ai plus le choix si je veux continuer à vivre. Et là, grosso modo... généralement t'as différents types de cercles tu as tes amis proches qui sont hyper contents en fait pour toi parce que pour eux ils voyaient voilà une version de toi qui n'était quand même pas glorieuse, ils te connaissent, ils ont peur pour toi, et là, ils se disent « Waouh, il y a une prise en main, donc ça, ces gens-là t'encouragent à fond. » Ensuite, tu as un autre cercle plus social, on va dire plus small talk et ainsi de suite, où là, très vite, c'est à toi de poser les conditions, c'est à toi de dire « Non, maintenant, je ne picole pas, en fait, ça ne me fait pas rire. » Tu vois quelqu'un qui est allergique aux cacahuètes, tu ne vas pas lui dire « Oui, tiens, mange des cacahuètes, parce que sans ça, il peut te faire un oedème de coinque. » Donc ça, c'est quand même compliqué. tu vois de l'imaginer et donc à partir de là voilà ça m'a permis de pouvoir de pouvoir de pouvoir reprofiler un peu ce cercle social là et puis le cercle aussi amical il ya un moment où bah ouais c'est tout bête a des choix à faire tu vas jouer au paddle tennis avec des potes et tu te retrouves sur le court et toi tu as oublié ta raquette mais concrètement tu as rien à faire sur le court et tu vas pas regarder tes potes jouer dans les grabins donc très vite tu te dis, bon ben voilà, il y a des moments qu'on va privilégier, donc ça ne veut pas dire ne pas voir même ses potes, juste tes potes de soirée au début, moi ce que j'ai fait, c'est que j'ai essayé de les voir à d'autres moments, et je voyais est-ce que ça marche ou pas, est-ce qu'on a des trucs à se raconter ou pas, si on n'a rien à se raconter c'est pas grave, on était potes de picoles bon ben on avait rempli les grandes communs maintenant on ne l'a plus, bon ben c'est comme ça
- Speaker #1
Et comment se sont passées les premières semaines d'abstinence ?
- Speaker #0
En fait les premières semaines moi j'ai été et Victime, je me viens des guillemets à victime de ce qu'on appelle la période rose. C'est-à-dire qu'en fait, jour après jour, quand tu réussis à chevaucher le tigre, à ne plus consommer, je te dis, c'est génial. Et en fait, c'est tout bête, mais au bout d'une semaine, je m'étais... En fait, j'avais un pote qui m'avait prêté une maison avec piscine. en périphérie de Bordeaux, et je me suis retrouvé au bout d'une semaine à inviter des potes en disant, viens, on se fait un barbecue. Eux, ils picolaient, pas moi. Et à la fin de la journée, sur les coups de 19h, c'était un déjeuner, tout le monde rentre chez soi, et moi, j'étais hyper fier de moi. J'étais dit, waouh, génial, j'ai pas eu de tentation. Là, je sentais que je tenais un truc. Ça, c'était quand même hyper important. Et en fait, après, on va pas se mentir, Arrêtez de boire et être sombre, c'est tout. très très bien, mais ça ne fait, ça ne te résout pas tous les problèmes, ça ne résout pas les problèmes de ta vie, il y a les emmerdes du quotidien qui restent les mêmes, la seule différence c'est que là tu as les idées claires pour les affronter, donc ça c'est quand même vraiment une nouvelle chose, c'est que tu ne te réfugies pas, tu ne te caches pas derrière ta consommation, tu ne te caches pas derrière toi-même dans un sale état, là voilà, tu es obligé de mettre les mains dans le cambouis. Donc, la vie n'a pas été tendre. J'ai vécu un crash de vie suite à cette expérience-là. Professionnellement parlant, ça a été un enfer complet. C'est compliqué aussi parce que tu grilles beaucoup de cartouches et puis il y a un moment où les gens t'associent à ce moment de consommation. Et donc, ça, ce n'est pas du tout cool. Et donc, tu as des points de confiance à regagner petit à petit. Et ça, ça met du temps. c'est pas au bout de deux semaines où on dit c'est cool il a pas bu, non c'est à l'épreuve du temps que ça se façonne parce que de toute façon même si t'as pas toi fondamentalement changé tes actes prouvent mieux que tes dires et donc voilà ça s'est construit au fur et à mesure et j'ai eu quand même des très grosses épreuves pendant ma première année d'abstinence et là pour le coup c'était vraiment la preuve pour moi que ça marchait et que j'étais sur la bonne voie parce que Alors... J'ai eu des épreuves financières, économiques qui étaient très très chaudes. J'ai dû reprendre des taffes alimentaires, des choses dont je ne m'imaginais absolument pas. Pour moi, c'était vraiment « waouh, retour à la caisse départ » . Réellement, j'ai 18 ans, je sors de la banlieue et j'arrive dans la vie. Et d'un point de vue personnel aussi, j'ai eu un choc qui était immense. Et en fait, je n'ai pas bu. Et ça, c'était quand même très très chouette.
- Speaker #1
Comme aujourd'hui, tu as délibérément choisi de parler de ton alcoolisme. et de ta rétention, en tout cas du chemin que tu as accompli depuis. Tu l'as fait aujourd'hui au podcast, mais tu l'as fait bien avant sur les réseaux sociaux. Est-ce que je peux te demander pourquoi ?
- Speaker #0
Quand je suis sorti du bois sur ce nouveau parcours sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram, c'était pour, en premièrement, avoir des témoins par rapport à cet engagement qui n'était que personnel. C'est-à-dire que concrètement, une fois de plus, l'idée de... de rentrer en abstinence d'alcool, je l'ai faite pour moi, je ne l'ai pas faite pour les autres. Et ça s'est imposé comme ça. Mais en revanche, c'était intéressant d'avoir des témoins et de pouvoir se dire, tiens, voilà, là, j'ai décidé d'arrêter concrètement. Il y a également aussi l'idée de, c'est tout bête, mais quand tu recroises des gens, ils te proposent moins de verre s'ils savent que tu es abstinent et que tu es sobre à nouveau. donc on va Au moins, ça permet de pouvoir clarifier les choses. Et puis après, je trouvais ça... C'est important de pouvoir transmettre ce message-là, de pouvoir aussi parler de cette chose très intime. Je pense qu'aujourd'hui, de toute façon, la parole se libère sur moult sujets. Et ça, c'était le sujet qui, pour moi, était le plus personnel. Et donc, il y avait un petit peu tout qui se crée par rapport à ça. Prendre à témoin les gens, réussir à poser les mots aussi de façon publique, sans se cacher souvent. C'est vrai que les réseaux sociaux, c'est un peu là où on expose tous nos trophées, nos victoires et ainsi de suite. Là, l'idée, c'était plutôt de se dire, bon, parfois, la vie peut dérailler. Et c'est intéressant de pouvoir en discuter et d'ouvrir le débat aussi.
- Speaker #1
Allez, on entre dans le concret. On a parlé du pro, du perso. Maintenant, on va parler du projet Jour 1. Comment a germé l'idée de Jour 1 ?
- Speaker #0
Joran, en fait, c'est né d'une... D'une observation, c'est-à-dire qu'en fait, je pense que l'identification a été hyper importante dans mon parcours et l'est dans d'autres parcours. C'est-à-dire qu'en fait, quand tu as déjà quelqu'un qui est passé par là, tu as une sorte de mentorat qui est assez diffus, mais qui existe. Et donc, le jour 1, c'était de se dire, OK, moi, je suis assez fan de Nassim Taleb et notamment du concept d'antifragilité, qui est en in fine une sorte de résilience fois mille. J'ai encaissé ces coups-là. toute ma vie, j'ai réussi à faire quelque chose d'assez incroyable, à savoir, pour moi en tout cas, à savoir poser le verre et ne plus être tenté là-dessus, comment je fais maintenant pour aider les autres ? Et donc, Jouran est né de cette histoire d'identification, sachant que l'idée, c'était de créer un sober club pour des gens qui partagent autre chose aussi que juste la maladie et l'alcoolisme.
- Speaker #1
Ok, je vois le topo, mais concrètement, c'est quoi Jouran ?
- Speaker #0
Alors Joran, c'est un sober club, je l'ai imaginé comme une communauté privée et indépendante qui va s'atteler à démystifier les problèmes d'addiction autour de l'alcool et parler de sobriété. Cette communauté va s'articuler autour de trois piliers. Le premier, ça va être une série de podcasts où je vais partir à la rencontre de personnes qui s'inscrivent sur ce chemin de sobriété, qui vont nous partager leur expérience. Le deuxième, je le qualifie volontiers de tourisme à sens. on va organiser des week-ends d'initiation à la Sober Curiosity dans des endroits paradisiaques et l'idée c'est de mener ces réflexions très profondes dans un cadre très lifestyle le troisième volet s'adresse lui aux organisations que ce soit les entreprises ou les écoles supérieures et de mener une action de sensibilisation à travers un format de conférence, la Sober Conf où je vais exposer mon parcours, mon combat contre l'addiction, contre l'alcool, comment ça a impacté ma vie professionnelle et essayer au maximum de planter les graines qui permettront aux personnes de s'identifier et peut-être de s'éviter en crash.
- Speaker #1
C'est un drôle d'exercice auquel je te demande de te livrer aujourd'hui, puisqu'on est en train d'enregistrer le premier épisode de jour 1. Mais que vont raconter les épisodes 2, 3, 4, 5, 6 et tous les suivants ?
- Speaker #0
L'idée, ça va être de partir à la rencontre d'hommes et de femmes. qui rencontrent ce problème-là, qui ont rencontré ce problème-là et qui sont inscrits dans un chemin de sobriété et ce, quel que soit finalement leur nombre de jours d'abstinence. On commence tous par en premier jour. C'est pour ça que Jour 1 s'appelle Jour 1. C'est pour moi un peu le jour fondateur. C'est là où se crée ce chemin de sobriété. Et donc, à partir de là, on va recevoir des gens de tout âge qui ont des temps de sobriété très différents. Et l'idée, c'est... Parce que chaque chemin de sobriété est unique, malgré un tronc commun qui est la même maladie, c'est de voir comment tout le monde s'en sort. Et en fait, l'idée derrière ces podcasts, c'est vraiment d'inspirer les gens et de planter la graine auprès de personnes qui vont se reconnaître par rapport au profil qu'on va interviewer, que je vais interviewer. Et ça, c'est hyper important. Une fois de plus, l'effet d'identification va être en moteur, je pense, de ces podcasts-là. Et l'idée, c'est que ce soit des podcasts intimes, il n'y aura pas de vidéos, on est là pour se concentrer sur des histoires. tout en restant très cool dans l'approche, puisque l'idée, c'est effectivement de parler de nos vies communes.
- Speaker #1
Si je te suis bien, tes podcasts et les interviews de tous ceux qui se prêteront à l'exercice vont fournir des clés, non seulement de compréhension et de prise de recul vis-à-vis de l'alcoolisme, mais aussi peut-être sur des leviers pour parvenir justement à combattre cet alcoolisme. Est-ce que c'est du coup à un public de personnes qui s'interrogent sur leur relation à l'alcool que tu destines ce podcast ? mais aussi ce tourisme à sens dont tu parles avec des week-ends d'initiation lifestyle.
- Speaker #0
En fait, c'est super simple. En gros, l'idée, c'est d'offrir des week-ends d'initiation à la sober curiosity. Là, l'idée, on s'adresse vraiment à des gens qui s'interrogent très, très fortement sur leur liberté face à l'alcool, qui ont déjà identifié qu'ils ont un problème, mais qui n'en sont pas au point de pousser la porte de certaines fraternités ou d'être... d'arrêter par eux-mêmes, in fine. Et donc là, l'idée, c'est tout simple, c'est une porte d'entrée qui va nous permettre de pouvoir explorer la sobriété... in real life, dans un endroit paradisiaque, qui est le Cap Ferret, et de montrer à tout le monde que la sobriété peut être lifestyle, on peut vraiment s'immerger dans une sorte de tourisme à sens. Une finée, c'est un peu comme les retraites de yoga, sauf que là, tu remplaces la posture du lotus en partage d'expérience, par des clés pour s'inscrire dans un chemin de sobriété, et tout en étant très lifestyle, c'est-à-dire que l'idée, c'est... pas de se dire, en aucun cas, je crée un établissement médical ou une cure, c'est pas ça. Là, on va aller manger des huîtres, on va aller se promener sur la plage et on va se raconter nos expériences, notre vie et l'idée, moi, c'est de partager de façon très intime ces moments-là avec les gens et de montrer que la sobriété, une fois de plus, on peut vraiment très très bien la vivre de façon très cool. Souvent, en fait, la sobriété peut faire peur parce qu'on n'a plus le filtre de l'alcool. Et donc, typiquement, c'est un peu comme quand tu te retrouves dans une soirée hyper chiante ou avec des cons. C'est sûr qu'avec l'alcool, ça peut plus se passer parce que tu masques ça. Mais en réalité, si le paysage est très beau et que les paysages humains le sont tout autant, tu n'as pas besoin d'alcool. Et en fait, l'idée vraiment de Jouer en, ça va être ça. Ça va être grosso modo du samedi au dimanche, dans une villa au Cap Ferret, de se poser par petits groupes. On sera cinq, six personnes grand maximum. et de partager ce moment-là pour... échanger, comprendre d'où ça vient de façon très confidentielle et s'inscrire dans un chemin de sobriété, j'espère.
- Speaker #1
Et qui est la personne type que tu imagines pour assister à ces week-ends, pour se joindre à toi sur ces week-ends ?
- Speaker #0
Ça va être des personnes qui sont impactées par ce problème-là, une fois de plus. C'est un tourisme à sens qui va être quand même polarisé vers des personnes qui ont identifié le fait d'être... d'être en danger par rapport à leur consommation. Et moi, j'imagine des gens avec qui on va pouvoir se parler d'autre chose que d'alcool aussi. Ça, c'est hyper important. C'est vraiment une porte d'entrée supplémentaire. C'est l'idée d'avoir des bons vivants, des épicuriens, mais qui peuvent comprendre qu'on peut manger une bourriche d'huître avec de l'eau pétillante et que c'est tout aussi bien, et pouvoir se fédérer à une sorte de petite communauté privée quand même. hyper importantes pour nouer des liens aussi. Ça, c'est très, très important avec des gens qui ont d'autres choses à se raconter que seulement leurs problèmes d'alcool. Mais en tout cas, d'avoir une clientèle de « branchouille » .
- Speaker #1
Alors, dans ton projet, il y a également un volet qui s'adresse aux organisations. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #0
Jouer avec les organisations, c'est simple. Là, on est là pour planter la graine sous un format de conférence. L'idée, c'est très bête. Ça va être de moi... expliquer mon rise and fall un peu comme une série Netflix, comment l'alcool m'a accompagné, mais surtout comment l'alcool m'a détruit et comment je me suis détruit avec l'alcool d'un point de vue aussi très professionnel. Et une fois de plus, là, on va partir sur un système d'identification où je vais raconter sans phare ce qui m'est arrivé. Et essayer d'inspirer les gens, puisque l'idée, c'est de pouvoir planter la graine qui, en jour, pourra germer si besoin et d'ouvrir la discussion. Et je pense que c'est hyper important, ces actions de sensibilisation dans le cadre d'entreprises ou d'écoles supérieures.
- Speaker #1
Arrivé là, nos auditeurs pourraient se dire « Ok, c'est très bien Cédric, mais qu'est-ce qui te rend légitime ? »
- Speaker #0
Pour moi, de toute façon, la légitimité ne s'acquiert pas. pas avec des diplômes, mais avec du vécu. En fait, en accompagnement de qualité, c'est un peu comme les hackers repentis qui vont finalement, in fine, travailler dans des sociétés de cybersécurité. C'est-à-dire que moi, je l'ai vécu de l'intérieur et donc je peux avoir un discours de paix avec les gens. C'est-à-dire que vraiment, il y a un témoignage de sincérité et de vérité qui, une fois de plus, se veut complémentaire de toutes les approches médicales. Et vraiment, l'idée, c'est de s'identifier. Je pense que c'est de trouver des parallèles qui permettent d'avoir... Un peu comme quand tu regardes un documentaire ou tu lis un bouquin où tu te dis « Ah ouais, là, ça sent le vécu. Moi, j'ai toujours aimé le gonzo journalisme. » Et là, pour le coup, j'ai été à fond sur le sujet de l'alcool.
- Speaker #1
On entre dans la partie pratique de l'interview. Que dirais-tu à quelqu'un qui s'interroge sur sa consommation d'alcool ?
- Speaker #0
S'il s'interroge par rapport à sa liberté face à l'alcool, ça veut déjà dire qu'il a mis le doigt sur un sujet. C'est-à-dire que réellement, quand il n'y a pas... problème, généralement, on ne se dit pas « oui, je suis alcoolique » , ainsi de suite. Là où ça commence à être complicado, c'est quand on commence à se trouver des excuses, quand on commence à se mentir. Et là, pour le coup, ce qu'il faut, c'est vraiment essayer de creuser et de se renseigner le plus possible pour éviter le crash. Une fois de plus, ce qui est important, c'est de savoir où on en est dans sa dépendance. Il y a Charlie Sheen qui était l'objet d'un super documentaire sur Netflix. et en fait lui résume sa vie en trois phases il dit la première phase c'était la fête, la deuxième phase la fête et les emmerdes, la troisième les emmerdes et le problème c'est que quand t'es dans la troisième tu penses encore que t'es dans la première ou voir la deuxième donc il y a un moment où il y a ce petit curseur quand même à trouver et à se dire on peut comme Charlie Sheen, où est-ce que j'en suis donc l'idée de s'interroger oui là faut en parler, surtout faut pas rester seul et faut pas avoir peur de se dire oh j'ai peut-être cette allergie ça c'est effectivement le premier pas qui permet de Merci. d'arrêter le déni.
- Speaker #1
Est-ce que tu as d'autres conseils pratiques pour emprunter ce chemin comme toi et y parvenir ?
- Speaker #0
Si quelqu'un est vraiment allergique et sait qu'elle n'a pas le contrôle, elle n'a plus le bouton stop, elle n'a plus de modération possible, là ça va être très simple, ça va être d'éviter le premier verre. Il faut absolument éviter le premier verre parce que c'est le premier verre qui enflamme tout le monde. Il y a également l'idée des coups durs une fois qu'on s'est lancé sur un chemin de sobriété. Là, l'idée, c'est de se dire, OK, quand il t'arrive un coup dur dans la vie, tu as ce coup dur-là, mais tu ne te rajoutes pas un deuxième problème. C'est-à-dire que si tu bois, tu vas amplifier ce coup dur-là. Et tu n'auras non plus un problème, mais deux problèmes, puisqu'effectivement, de fait, tu as cette addiction-là. Et ensuite, le dernier conseil pratique que je peux donner, c'est essayer de revoir sa carte mentale sur les projections qu'on peut avoir. C'est-à-dire que vraiment, là, je parle de vision et d'antivision, c'est tout bête. mais moi si Quand j'ai identifié que j'avais des problèmes là-dessus, si je m'étais plus imaginé comme un super-héros, c'est Eminem qui dit ça et c'est assez joli, il dit en fait que la sobriété, ça m'a donné un super pouvoir. Et en fait, l'idée de voir ça plutôt comme un truc genre « Waouh, c'est génial parce que je réussis à m'en sortir en ne picolant juste pas, parce que la seule responsabilité, c'est de ne pas prendre le premier verre » , ça te permet de pouvoir te projeter dans des imaginaires quand même plus sympathiques. Donc ça, c'est vraiment, on conseille aussi, c'est de revoir sa carte mentale et de dégager le côté romantique, punk et rock de la consommation, qui peut être très très cool sur plein de trucs, je ne dis pas attention que c'était chiant, mais en revanche, attention, il y avait quand même pas mal de gens qui étaient un peu malades quand même dans cette histoire-là, et donc là, l'idée, ça va être de rebasculer un peu les cartes du jeu et d'y trouver une certaine fierté, parce que c'est quand même cool d'être sombre.
- Speaker #1
Et pour finir, quel est le... plus beau cadeau que t'as offert ta sobriété.
- Speaker #0
Le plus beau cadeau que la sobriété m'ait offerte, c'est la liberté. C'est tout bête, c'est la liberté. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'aujourd'hui, malgré mon âge avançant, je n'ai pas renoncé à mes activités de DJ ou même d'organisateur de fêtes. Et l'été dernier, j'organisais à Biscarros, sur le lac de Biscarros, en hôtel, une beach party le dimanche de midi à minuit. Et à chaque fois, je rentrais à minuit sur mon scooter de Biscarrosse à Bordeaux. Ça met à peu près une heure et demie. Et là, c'était assez fou parce que je me suis dit, waouh, je me suis offert ça en fait. C'est-à-dire que je me suis offert l'idée de pouvoir rentrer en toute sécurité sans avoir à me poser de questions en me disant, je suis trop bourré. Je suis à une heure et demie de scooter de chez moi. Avec qui je vais rentrer ? Est-ce que j'ai fait le con ? Est-ce que je ne vais pas me faire virer ? Non. Et là, en fait, je repartais de façon… très sereine. Et en fait, pour moi, le plus beau cadeau que la sobriété m'ait fait, c'est vraiment cette liberté-là. Aujourd'hui, je me souviens de tout. Si je m'engueule avec quelqu'un, je m'en souviens. Il n'y a pas de problème. Mais voilà. Donc, in fine, c'est ça qui est chouette. C'est de pouvoir avoir une espèce d'espace comme ça de liberté et de ne pas s'embêter à avoir honte, à être dans l'apitoiement, dans le ressentiment,
- Speaker #1
dans... Voilà. Tous ces états qui sont émotionnellement assez compliqués à gérer quand justement on a une gestion chaotique de nos émotions.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté le Manifesto de jour 1. Rendez-vous dès la semaine prochaine pour le premier épisode de notre série d'entrevues. D'ici là, n'oubliez pas, jamais le premier verre et 24 heures à la fois. A très vite les amis !