- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Jouer en, le podcast qui explore les chemins vers la sobriété sous l'angle lifestyle. Car oui, pour nous les addicts, être sobre, c'est cool. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Erwan, notre invité étant Frenchie d'Hollywood. Il va nous raconter son histoire, son filtre et son phare. Salut Erwan, merci beaucoup d'être avec nous. Peux-tu te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Salut, salut. Déjà, merci de m'avoir. Ça me fait super plaisir, étant donné que je suis récemment sobre. Franchement, c'est le podcast parfait pour moi. Donc je m'appelle Erwan, j'ai 29 ans, ça fait maintenant 8 ans que j'habite à Los Angeles. J'ai eu beaucoup beaucoup de problèmes d'alcool, de drogue et il y a 64 jours j'ai décidé que c'était terminé via l'aide de ma copine qui est aussi dans le programme de Qui est sobre depuis maintenant un an et quelques semaines. Et pour l'instant tout va bien, c'est pour ça que j'ai accepté volontiers de venir parler de mon histoire parce qu'il n'y a rien de mieux que la sobriété.
- Speaker #0
Écoute, félicitations en tout cas pour ton début de chemin, c'est vraiment génial. En toute façon, chaque jour compte, c'est ce qu'on n'arrête pas de prôner. L'idée, c'est que c'est vraiment en chemin et c'est extraordinaire. Est-ce que tu peux nous raconter ton histoire ? Déjà, d'où viens-tu ? Parce que ça fait donc huit ans que tu habites à Los Angeles, mais avant, tu es français. Raconte-nous un peu ton histoire et en parallèle, comment l'alcool s'est introduit dans ta vie.
- Speaker #1
Ok, alors moi je suis né à Auxerre de base, je suis bourguignon. J'ai passé mes 18 premières années entre Auxerre et Jouani, qui est une petite ville à côté de l'Auxerre. Et c'est la Bourgogne, donc j'ai grandi pas mal avec le vin, on est à côté de la Champagne, du Chablis. Donc j'ai été introduit à l'alcool assez jeune. Mes premiers taffes d'été quand j'avais 15-16 ans, c'était dans les vignobles. et où j'ai commencé à boire un petit peu avec les copains. Et j'ai commencé à sortir aussi très jeune, parce que j'ai une petite ville de campagne, du coup, il n'y a pas beaucoup de choses à faire. Du coup, le week-end, avec les copains, on va en boîte, surtout que c'était l'époque, il y a quasiment maintenant, il y a 15 ans. Donc, ce n'était pas aussi strict que ça l'est maintenant pour rentrer en boîte. Tout le monde pouvait y aller, même les mineurs. Donc, j'ai commencé à boire. Malheureusement, J'ai trouvé que c'était vraiment très, très cool de s'éclater la tronche, on va dire, tous les week-ends. Et malheureusement, je commençais à boire une fois par semaine, puis deux fois. Et quand j'ai eu 18 ans, j'ai eu la chance très jeune de gagner ma vie, on va dire, grâce à Internet. Donc, je n'avais pas de travail, pas de responsabilité autre que de faire mes sous moi-même. Et j'ai commencé à boire de manière journalière. Surtout que dans le marketing, j'étais amené à rencontrer des clients dans les restaurants quasiment tous les jours pour close des deals. Donc, tu commences à boire un verre de vin à 10h du matin. Puis, à partir du quatrième ou cinquième meeting, tu étais déjà bien arraché. Et c'était ça de façon journalière. Et en plus, en parallèle, je travaillais aussi dans le monde de la nuit. J'étais promoteur dans les boîtes de nuit sur Paris et autres. Donc, j'étais vraiment amené à être très proche de l'alcool. très très jeune.
- Speaker #0
Là, à ce moment précis, on comprend que tu as une vie qui tourne autour de la fête ou en tout cas qu'il y a peu de barrières qui t'éloignent de la fête. Est-ce que tu as des premiers signaux d'alerte ou tu es dans une consommation festive, dans le jeune homme qui effectivement a la chance de pouvoir évoluer dans un milieu qui lui plaît et de pouvoir profiter entre guillemets des bonnes choses ou déjà tu commences à te dire, j'ai peut-être des petits dérapages incontrôlés.
- Speaker #1
Alors pour moi, non, du tout, vraiment, ça est arrivé très tard où j'ai réalisé que j'avais un réel problème avec l'alcool. C'est arrivé il n'y a même pas un an. Donc ça faisait déjà quasiment dix ans que je buvais de façon journalière. Donc je ne voyais pas ça comme un problème dans le sens où pour moi, c'était même l'inverse. C'était j'avais quelque chose à prouver aux gens. Donc le fait d'être. d'être bourré tout le temps et de le montrer sur les réseaux. En fait, j'étais un petit con. Je voulais juste flexer autre chose que de montrer une vie un peu ennuyante. 9 to 5, vous travaillez à l'usine. Moi, c'était, regardez-moi, je suis bourré tous les jours. Je fais la fête, c'est cool. C'est vraiment l'inverse des convictions que j'ai à l'heure actuelle.
- Speaker #0
Alors justement, effectivement, cet imaginaire que tu projetais, c'était un imaginaire... De fait, plutôt dans le clubbing, où effectivement, c'était un peu la course à la défonce. Plus t'étais défoncé, plus c'était cool. Et en revanche, la personne qui, elle, s'abstenait ou ne buvait pas, c'était un peu le rabat-joie du coin.
- Speaker #1
Alors quand j'étais plus jeune, jusqu'à que j'arrive aux Etats-Unis, vraiment je buvais de façon festive. J'étais tout le temps dehors, donc en fait j'avais pas vraiment de barrière, donc je buvais vraiment tous les jours. Mais ça restait dans un cadre où j'étais accompagné de personnes, je ne buvais pas seul à la maison. Et c'est à partir du moment où je suis arrivé aux Etats-Unis que je suis vraiment tombé dans l'alcool, on va dire, par nécessité de boire tous les jours, même à la maison, même seul le soir ou même le matin. Commencer mes journées par un shot de vodka, il n'y avait plus d'aspect social à l'alcool. C'était vraiment moi contre moi-même et personne d'autre.
- Speaker #0
Raconte-nous justement cette arrivée aux Etats-Unis. Déjà, comment ça se passe ? Tu vas pour le boulot ou tu vas d'un point de vue personnel ? Et comment ça se transforme en consommation quotidienne et solitaire ?
- Speaker #1
Alors non, moi plutôt, c'est que j'ai rencontré une fille sur une application de rencontre quand j'habitais à Paris. C'était une Américaine qui est venue de Los Angeles, qui était en voyage d'échange pour apprendre le français pendant l'été à Paris. Donc on s'est rencontré, on est tombé amoureux et on a voyagé un petit peu en Europe. On est parti au Portugal, on est vraiment une petite love story. Et elle devait rentrer directement à Los Angeles et m'a proposé gentiment de venir. chose que j'ai faite, parce que quand tu viens d'Auxerre... Et que, on va dire, t'as pas vu grand, grand chose de la vie. Moi, j'ai juste eu la chance une fois de partir en stage en Malaisie. Mais quand je suis rentré en France, je savais que dans tous les cas, je ne voulais pas rester en France. J'ai pris l'opportunité. Je suis parti vivre directement à Los Angeles. Et chose mauvaise, c'est que les campus universitaires américains, c'est comme dans les films. Il y a beaucoup d'alcool, beaucoup de soirées. donc pour moi qui... qui venait de ce milieu-là déjà, dans la capitale française. C'était vraiment le paradis. Je suis arrivé à Los Angeles, à l'UCLA, donc vraiment tout le monde qui portait les maillots universitaires comme dans les films. Et la culture de l'alcool chez les jeunes Américains. Ce qu'il faut savoir, c'est que les Américains ne boivent pas à 18 ans. L'alcool est autorisé à être acheté qu'à partir de 21 ans. Du coup, ils ont un rapport un peu différent. Ils font beaucoup de binge-linking parce que... Ce n'est pas possible de boire avant 21 ans ou s'il y a un adulte qui va acheter l'alcool. Mais ce n'est pas trop dans la culture. C'est que dès qu'ils ont 21 ans, les Américains, ils vont vraiment all-in à ce moment-là. Et je pense qu'ils ont rencontré la bonne personne. C'est que je les ai introduits à des jeux d'alcool. Je leur ai montré que malgré que j'avais 22 ans, ça ne faisait qu'un an que par rapport aux fuseaux américains, je pouvais boire. J'avais déjà un bon bagage derrière avec 5 ou 6 ans d'alcool quasiment journalière. que... Ça n'a pas aidé, on va dire, ma situation. Et tous les jours aux États-Unis, j'étais en soirée dans les fraternités. Ces fraternités, c'est là où tous les jeunes hommes vont et vivent, sous une même bannière, une même maison. Et vraiment, c'est de la défonce à tout le bas. C'est vraiment, ils veulent profiter de leurs années universitaires. Et j'étais vraiment le final boss pour eux, le petit Français qui arrive, qui a déjà de l'expérience. Donc c'était un petit peu compliqué.
- Speaker #0
Oui, tu étais plus à faire des fiestas avec les copains de la fraternité qui ont étudié ou vivent ta vie, c'est ça ? C'est ça,
- Speaker #1
et en plus, vu que je n'étais pas étudiant, j'habitais sur le camp Finiester parce que mon ex était directement à l'UCLA. Moi, je passais mes journées à rien faire, elle allait pendant 5 à 6 heures par jour en cours, sauf que moi j'avais du temps à tuer. Je jouais un peu aux jeux vidéo la journée, mais la plupart du temps, j'étais avec... les gars de la fraternité, et on pouvait boire dès 9h du matin. On commençait très tôt.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce que vous picoliez dans les fraternités ?
- Speaker #1
Alors, généralement, les étudiants qui sont à l'UCL, malgré le fait qu'on vit à Los Angeles, que c'est une ville très riche, et que l'UCL, c'est une université qui est considérée comme une des meilleures, donc c'est généralement que les gens qui ont beaucoup de chune, les jeunes n'ont pas envie de mettre toutes leurs économies dans l'alcool. où c'est généralement de la vodka premier prix, des 1,5 litres de vodka pour 15 dollars. Vraiment, ce n'était pas de l'alcool très sélectif. C'est tout ce qui venait, on prenait. C'était beaucoup généralement la journée de la bière et les soirées, alcool très fort, vodka, whisky, rhum, tout ce qu'on pouvait trouver, tout ce qu'on avait, c'était bon prétexte pour boire.
- Speaker #0
On est plus dans une recherche d'ivresse et de fun, entre guillemets, évidemment. Mais en tout cas, de s'échapper plutôt que de déguster des bons cocktails ou du bon vin. Ah oui, non,
- Speaker #1
c'est ce que je disais avec mes amis américains. Ce qui m'a le plus marqué, c'est qu'en France, malgré que généralement on boit beaucoup, ça reste dans un point de vue social. On boit généralement un cocktail pendant 15-20 minutes. Alors qu'aux Etats-Unis, surtout chez les étudiants, l'acupuncture, c'est vraiment du binge drinking. C'est qu'on va te mettre un entonnoir avec un tube et on va te mettre 3-4 bières d'affilée. C'est qui sera bourré le plus rapide ou c'est à base de shots. Ici, ils prennent beaucoup, beaucoup de shots. Je sais que ce n'était pas vraiment très commun en France. Un petit peu, il y en a quand même dans les bars. Mais ici, c'est tu commences à boire et tu commences par 4 ou 5 shots d'alcool. C'est un autre niveau. Par rapport à la France, c'est autre chose.
- Speaker #0
On va avancer un petit peu dans le temps. Une fois que tu quittes ce mode de vie étudiantin, même si toi, tu étais plus là pour profiter de la vie, on va dire. Donc, ça fait huit ans maintenant que tu es à Los Angeles. Raconte-nous, tu fais quoi maintenant ? En tout cas, qu'est-ce que tu as fait pendant ces huit années ? Et comment, justement, l'alcool pouvait jalonner tes étapes de vie ?
- Speaker #1
Alors après l'université, je me suis marié pendant... Pendant ce passage, je me suis marié avec cette personne. Du coup, j'ai eu une vie de couple pendant un an et demi. Et durant le Covid, des tensions se sont créées parce que moi, je suis quelqu'un de très autonome et cette personne-là aussi. Du coup, ça a créé beaucoup de tensions. On a décidé de se séparer. Donc moi, ça faisait que deux ans que j'étais aux Etats-Unis. J'avais que 23 ans. Je n'avais pas encore beaucoup travaillé parce que j'ai dû attendre pour mon visa. Du coup, il y a eu beaucoup de remises en question de me dire qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je dois rentrer en France ? Est-ce que je dois rester ? Et j'ai décidé de rester parce que je ne viens pas d'une famille de riches. J'ai grandi en campagne française et je me suis dit que c'est l'opportunité de ma vie, que j'ai travaillé dur, on va dire. Pas aussi dur que d'autres personnes, mais j'ai quand même fait mon beau chemin pour en arriver là. Donc, j'ai décidé de rester. Et j'ai eu la chance et la malchance de rencontrer quelqu'un, un mentor de travail qui m'a vraiment pris sous son aile pour l'aider dans ses business. Donc, je suis passé du petit jeune qui ne faisait pas beaucoup d'argent à un pseudo entrepreneur qui gagnait entre 10 et 15 000 dollars par mois. Je gérais des Airbnb avec lui sur Los Angeles. Donc, l'argent pousse à la fête, donc pousse à la consommation. Donc, Rebelote... Malgré que pendant le Covid, j'étais torché du matin au soir. Là, ça n'a pas aidé ma situation et j'ai continué à boire. Ensuite, j'ai eu l'opportunité de travailler dans le monde de la nuit à Hollywood. Vraiment, ce n'était pas un rêve de gosse pour moi, mais on va dire que c'était une consécration d'être payé pour faire la fête tous les soirs avec 15-20 frères à ma table. Vraiment, en plus, en tant que promoteur, généralement, tout le monde a un égo incroyablement haut. Donc, c'était vraiment, je me prenais pour le roi du monde. J'avais ma table tous les soirs en boîte. Mon métier, c'était d'interagir avec des femmes pour que des hommes puissent payer des bouteilles derrière. Et chose qui se faisait bien. Donc, je gagnais encore plus ma vie à boire. Et vraiment, le but, c'était de faire passer à ces femmes-là du bon temps. Du coup, tout le monde boit toutes les cinq minutes. Du coup, de 10h du soir à 2h du soir, en 20h du matin. En sortie de boîte, j'étais vraiment éclaté. Et j'ai fait ça pendant trois ans. Pendant trois ans, tous les soirs, j'étais en boîte de nuit à faire la fête. Et être payé pour ça. Je n'avais pas de problème de me dire que je ralentissais un peu. Ça risque d'attacher ma vie. Alors que non, c'était le plus... Le plus, j'étais sous alcool. Le plus, j'étais drôle avec les femmes. J'étais plus cool. Plus moi-même, on va dire. Ou la perception de moi-même. Et du coup, j'ai fait ça pendant quelques années. Et jusqu'au jour où c'est mon corps qui a un peu lâché parce que faire la fête tous les jours. Et surtout qu'à ce moment-là, j'ai commencé la cocaïne aussi. Donc, mix cocaïne et alcool, ça marche pendant un temps. Et après, le corps commence à vraiment fatiguer très rapidement. Donc, j'ai arrêté cette activité-là. Mais j'ai toujours continué derrière à boire. Je me suis lancé sur les réseaux sociaux. Donc pareil, rebelote, ne pas savoir de vrai, vrai travail, on va dire, de dépendre de moi-même. Et c'était à l'époque, c'était l'âge d'or de TikTok, où TikTok te payait énormément pour faire des vidéos de plus d'une minute. Donc je prenais des 7 à 15 000 dollars par mois en travaillant réellement. Si je peux appeler ça un travail, 35 minutes par jour, le temps de faire une vidéo, de m'enregistrer, de l'éditer, de la poster, donc très rapide. Et pareil, je passais mes journées encore à faire la fête. Et on va dire que je ne me suis jamais mis de limite jusqu'à l'année dernière où j'ai enchaîné addiction au jeu d'argent, addiction à la cocaïne, addiction à l'alcool et que j'ai vraiment quasiment tout perdu de journée.
- Speaker #0
On va reparler évidemment de ton déclic un peu plus tard dans le podcast. J'aimerais bien justement revenir un petit peu sur l'épisode Covid, l'épisode également promoteur, un peu plus en détail et de voir comment tu pouvais avoir ou pas. d'ailleurs des signaux d'alerte ou comment tu feintais ou ton cerveau feintait pour les ignorer l'épisode Covid alors nous on l'a vécu en France pour moi ça a été une torture personnellement j'avais carrément 45 minutes de lucidité par jour et puis après je commence à picoler et c'était parti mon kiki vous aux Etats-Unis à Los Angeles comment ça s'est géré effectivement est-ce que ça consommait beaucoup pendant cette période là plus même d'ailleurs que d'ordre général ?
- Speaker #1
Ah oui, totalement. En plus, moi, le gros désavantage, c'est que mon ex-femme était chinoise. Donc, avec tous les clichés qu'il y a eu que le Covid venait de Chine, elle avait une peur monstre de sortir dehors, d'être insultée. Alors que pour moi, je ne voyais pas ça de son point de vue, vu que je suis blanc et français. Donc, c'est un peu différent. Mais elle m'a interdisé de sortir parce qu'en plus, elle était dans ce monde partiel. Du coup, elle passait ses journées à réviser et moi, c'était vraiment une torture. C'est que je passais mes journées de base à être dehors, à explorer la vie. Et là, je pouvais juste aller sur mon toit et marcher, faire le tour de mon toit comme si j'étais en prison. Donc, ça créait beaucoup de tensions et c'était vraiment une période compliquée dans le sens où j'avais plus ma liberté. Et moi, je me suis toujours battu pour être libre de faire ce que je voulais. Donc dès le matin, je jouais aux jeux vidéo, je jouais à FIFA et dès 10h du matin, c'était pack de bière, pack de bière et l'après-midi, je passais directement à la vodka. Je passais mes journées à vraiment y aller très fort dans le but de dormir plus, donc que le temps passe plus vite.
- Speaker #0
Là, à ce moment-là, tu t'inquiétais un peu sur cette consommation-là ? Tu avais quand même des signaux d'alerte ou bon, pour le coup, c'était quand même une période tellement anxiogène, tellement inédite aussi. Pour nous, on n'avait jamais vécu de confinement. Tu peux dire bon, voilà, c'est passager. C'est comme ça, quand la vie reprendra son cours, je ralentirai. Tu l'as senti comme ça toi ou au contraire ?
- Speaker #1
Pour moi, c'était juste, l'alcool était devenu vraiment une partie de ma vie. Je ne voyais pas les dangers directs, dans le sens où tout le monde dit que généralement, quand tu vas boire trop, tu peux prendre beaucoup de poids, donc ça peut avoir des problèmes.
- Speaker #0
Je suis très maigre de base,
- Speaker #1
donc je n'ai jamais vraiment eu de soucis d'apparence. Je n'ai jamais pris du ventre, je n'ai jamais eu un déclic, que ce soit physique ou mental. C'est que déjà en plus, en Californie, le cannabis est légal aussi. Du coup, moi, c'était un cocktail que je me mettais dès le matin à fumer, à boire pour ne pas être lucide. Et je n'ai jamais vraiment eu de problème à réaliser que j'avais un problème. Dans le sens où ma vie de tous les jours, c'était d'être le plus défoncé possible, donc ne pas avoir vraiment d'élan, de lucidité dans quoi que ce soit. Et parce que je n'avais pas trop à me soucier, que ce soit d'argent ou autre.
- Speaker #0
Dans ta carrière de promoteur, donc là, c'est presque un rêve de gamin qui devient réalité. Donc, promoteur pour nos amis qui nous écoutent et qui ne sont pas forcément hyper introduits dans le monde de la nuit, c'est des personnes... qui sont payées par des clubs pour justement effectivement faire venir de jolies femmes, leur faire passer de bons moments. Et grosso modo, si on reprend la mécanique, tu l'as suggéré tout à l'heure, l'idée c'est qu'autour traîneront des hommes qui ont en pouvoir d'achat, qui vont prendre des bouteilles pour pouvoir séduire ces jeunes dames. Là, toi, quand tu mélanges « fête » et « boulot » , puisque d'un côté, tu es là pour bosser et de l'autre côté, tu fais la fête, ça se passe bien, tu n'as pas de signaux. Justement, là, il n'y a pas de dérapage, tu gères. On a l'impression aussi qu'aux États-Unis, contrairement à la France, l'alcool est quand même vu de façon assez différente, peut-être de façon plus prude.
- Speaker #1
Oui, et moi, pour expliquer un petit peu une journée type, c'est qu'un promoteur, comme tu l'as dit, C'est quelqu'un qui est payé pour amener du business dans la boîte. Et donc, une journée standard, c'est que j'arrivais à 10h du soir, j'avais déjà ma liste de femmes qui étaient à ma table. En gros, en fait, ici, ce n'est pas les mêmes boîtes qu'il y a en France. Les boîtes de promoteurs ici, c'est qu'il va y avoir plein de banquets, plein d'espaces un petit peu VIP. Et un promoteur va avoir sa propre table. Et le but, c'est d'avoir les plus belles femmes à sa table. Parce qu'il y a des hommes derrière qui vont arriver, qui vont venir me parler en mode « Ah bah tiens, j'aimerais bien faire la fête avec ces femmes-là. » C'est qu'on met une bouteille. Et là, en fait, notre but en tant que promoteur, c'est de vendre des bouteilles. C'est que je suis payé, on va dire, au nombre de femmes que je ramène, c'est à peu près 10 à 12 dollars par femme que je ramenais. Donc je prenais en moyenne entre 200 et 250 par soir. Mais le plus gros était que je prenais 15 à 20% par bouteille rendue. Et les bouteilles dans ces clubs d'Hollywood, ce n'est pas des bouteilles à 200 ou 300 dollars, c'est que ça commence à minimum 2000 dollars. Du coup, en une bouteille vendue, je pouvais me faire des 200, 300 dollars. Donc, il y avait l'appel de l'argent. Et pour que la table où j'étais ne soit pas ennuyée, le but, c'est qu'on avait des bouteilles gratuites, c'est qu'on boit le plus possible, d'être bourré le plus possible. Ça chante, ça fait du bruit, ça se remarque. Donc, c'est du bon marketing et c'est ce qui vend le plus. Et là, à ce moment-là, j'ai commencé à avoir des petits signes de rentrer tous les soirs éclatés, de me réveiller avec des mal de crâne en me disant « Ouais, ok, je peux être promoteur, mais je n'ai pas besoin de me mettre aussi minable tous les soirs » . Mais ça n'a pas changé le fait que tous les soirs, c'était reparti. C'est que je suis alcoolique et je me suis rendu compte très tard que je ne peux pas boire comme les personnes normales. C'est que je ne peux pas m'arrêter à un ou deux verres. J'allais à la bouteille.
- Speaker #0
Donc pour terminer sur ce passage de la vie d'avant, donc là on a compris après que tu as trouvé encore une autre gâche qui était quand même assez cool, c'est où grosso modo tu travaillais 35 minutes par jour pour créer du contenu, que tu étais très bien payé pour et donc ça te laissait 23h et 25 minutes de liberté pour certes dormir un peu mais aussi vraiment faire la fête. Là concrètement ton quotidien c'est quoi pendant cette période-là, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors j'ai commencé à créer du contenu en 2020. 2002, 2023, parce que j'ai eu la chance aussi d'être créateur. Du coup, j'ai commencé à montrer ma vie aux Etats-Unis. Et aussi derrière, j'ai commencé à travailler pour des personnes riches. J'étais, on va dire, assistant de milliardaires. Donc, je passais mes journées dans des grosses villas, à Pasadena ou à Beverly Hills, avec des clients très, très fortunés. Ce qui a fait que, on va dire, j'ai réussi à bien me lancer sur les réseaux. C'est que je montrais leur quotidien en étant assistant. C'est que malgré le fait que j'étais... bourré tout le temps du matin au soir. Ma plus grosse force, c'est mon network et c'est le fait que j'arrive à m'adapter dans n'importe quel type de situation et le fait que je parle plusieurs langues. Du coup, ça aide énormément à Los Angeles d'être trilingue. Et j'ai commencé à travailler pour des personnes assez fortunées. Mais pareil, c'était pas réellement du travail dans le sens où je pouvais être amené à prendre la Rolls Royce de ma cliente pour aller lui acheter ses smoothies bio à Ausha droite. En plus, c'était devenu une amie à moi. s'il n'y avait pas trop l'aspect de travail. Et j'ai commencé à documenter ma vie en tant qu'assistant. Donc c'était vraiment la bonne planque d'être payé déjà par ces personnes assez riches. Donc je prenais un salaire qui était vraiment entre 7 à 8 000 dollars par mois pour arroser trois plantes et aller ramener une Rolls Royce, une Lamborghini en révision. Donc j'avais une vie assez de rêve, plus les revenus que je générais directement avec TikTok derrière. Et pareil, mes clients qui étaient assez riches, c'était à base de Meatsim Pro. Donc, j'étais tout le temps avec eux en restaurant. Et là, j'ai commencé à être introduit à l'alcool de riche. Donc, les bouteilles de vin à 2-3 000 balles, les bouteilles de whisky japonais à 700-800 balles. Et j'ai commencé à boire, on va dire, des choses de qualité, ce qui n'a pas aidé, sachant que j'étais déjà très fort dans l'alcool. Mais j'ai découvert une autre facette de la buvette. Et le fait que je gagnais très bien ma vie, c'est pareil, je n'avais pas encore de problème de me dire, les alcooliques, généralement, ils perdent leur travail, ils perdent tout. Je me suis dit, je suis peut-être l'exception, je me voyais vraiment au-dessus de la norme. Alors qu'au final, j'ai fini comme tout le monde à perdre tout ce que j'avais.
- Speaker #0
Quels sont les incidents qui ont émaillé cette fin de carrière dans l'alcoolisme ? Pratiquant ? Parce que pour le coup, effectivement, si tu commences à conduire des Rolls ou des Lamborghinis, tes clients vont être complètement dévorés. Faire attention à ne pas tomber dans le décor ou même de te faire retirer le permis. Parce que pour le coup, la police américaine ne rigole pas trop avec la conduite sous influence, comme ils disent.
- Speaker #1
Ah oui, le DUI aux Etats-Unis, c'est quelque chose de très sérieux. Déjà, ça amène à la prison dans tous les cas. Ça amène à la prison pendant... Si tu fais ça en semaine, tu as assez de chance, tu peux sortir... Généralement le lendemain, si tu te fais arrêter un vendredi soir, tu passes le week-end en prison. Heureusement, ça ne m'est jamais arrivé, déjà pour la simple et bonne raison que j'ai toujours conduit des Tesla avec le mode autopilote. Donc après, c'est ce qui m'a sauvé. Je n'aime pas faire la promotion de ça, mais ce qui m'a sauvé tous les soirs, c'est que je pouvais boire en illimité. Et l'avantage, c'est que la Tesla avec le mode autopilote me conduisait en sécurité chez moi. C'est... C'est la seule chose qui m'a sauvé dans mon malheur. Mais derrière, j'ai commencé à me disjoncter parce que je commençais à générer pas mal de sous. Je suis tombé dans les addictions de jeux d'argent. J'ai perdu plus de 250 000 dollars en un an et demi. Je passais mes week-ends à Vegas où j'y allais avec des liasses de billets pour jouer au poker. Mais généralement, quand tu joues au poker, sous alcool et sous tout type de drogue, tu n'es pas aussi bon que tu crois. Et ton égo prend vite un coup. Donc j'ai perdu. Donc, à peu près 200, 250 000 dollars. Ce n'est pas 250 000 dollars que j'avais dans la poche. C'est juste qu'un jour, je pouvais gagner une somme que j'allais reperdre directement. Mais grosso modo, de mon argent personnel, j'ai dû perdre plus de 100 000 balles cash quand même. Donc, ça va très, très vite. C'est à base de 10 000 dollars de mes économies perdues chaque mois. Derrière aussi, introduction à la cocaïne, aux drogues. drogue de synthèse, j'allais en festival, je ponnais vraiment, j'étais descendu au point bas où je pouvais prendre de la guétamine dès le matin, des speed, j'avais aucune limite, mis à part le crack et l'héroïne que je n'ai jamais pris et je pense que c'est peut-être ce qui m'a sauvé la vie. Mais petit à petit, je disjonctais, j'ai perdu beaucoup d'amis parce que ma personnalité avait changé, j'étais éclaté du matin au soir, il n'y a plus moyen d'avoir une conversation avec moi. J'avais perdu tout mon argent, j'avais perdu certains contrats de travail. Ma famille, je ne l'avais pas vue depuis quelques années déjà, donc je n'avais plus aucun repère. Et au final, même sur les réseaux sociaux, ça ne payait plus parce que je ne prenais même plus le temps de poster. Je pensais que j'avais réussi, alors que non, pas du tout. Vraiment, j'ai tout arrêté pendant quasiment un an. L'année mi-2024 à mi-2025, c'était vraiment une descente aux enfers. Total pour moi, j'arrête les réseaux sociaux, j'arrête de travailler pour des personnalisés, je suis à la maison du matin au soir, je fais des choix débiles, je prends des drogues, je vais en rave, je me bats, je me suis inquiété, je me suis quasiment fait arrêter plusieurs fois, mais j'ai toujours eu de la chance de ne pas avoir eu de problème derrière et j'ai tout perdu du jour au lendemain.
- Speaker #0
Et là, à ce moment précis, quand ce chemin arrive de pétage de plomb, moi je l'ai vécu aussi, c'est compliqué parce que... Il y a un côté de nous qui se dit, c'est bon, c'est encore la fête, je maîtrise, je gère. Et puis en fait, en réalité, on ne gère plus rien. La machine est lancée et c'est un peu l'effet boule de neige. C'est-à-dire que chaque jour qui passe amène son lot de problèmes. Et généralement, le meilleur moyen pour contourner ces problèmes-là, c'est de se redéfoncer la tête et ainsi de suite. Et là, c'est là où le problème devient de plus en plus proéminent dans nos vies. Toi, il y a ce moment précis où tu commences à te dire genre « Waouh, là, j'arrive plus à m'arrêter, mais je suis en train de péter en plomb » .
- Speaker #1
Ouais. Alors moi, ça va être un passage un peu sombre que je vais te parler. Mais en gros, le 5 septembre 2023, j'ai essayé de faire une tentative de suicide parce que pour moi, j'étais vraiment hopeless. Comme on dit, je n'avais plus d'espoir, rien du tout. Je n'avais plus d'envie de vivre, plus d'envie de continuer quoi que ce soit. Et j'ai fini en hôpital psychiatrique en Californie pendant une semaine sous quelque chose qui s'appelle un 50-150. Ça veut dire qu'en gros, tu n'es plus libre de faire tes propres choix. Pendant une semaine, tu es en institut spécialisé jusqu'à ce qu'il remarque que tu n'as plus envie de mourir. Donc j'ai passé une semaine vraiment enfermé, comme on dit chez les fous, comme on pourrait dire. Et pendant une semaine, du coup, sevrage. Donc j'avais juste le droit à deux cigarettes par jour. Mais le fait que j'avais pu mon alcool journalier, c'était une semaine horrible. Je commençais à avoir des effets de manque, trembler, des mal de crâne, des sueurs. C'était vraiment atroce. Au bout d'une semaine, il m'a demandé si je souhaitais toujours mourir. J'ai fait non, je veux sortir. Pas pour aller mieux, mais vraiment pour... Le premier truc que j'ai fait, c'est que je suis sorti de l'hôpital psychiatrique. J'ai couru, j'avais encore la camisole, mais en gros, le veston de l'hôpital. Merci. couru dans le premier liquor store, magasin spécialisé d'alcool, pour acheter une boisson. J'avais acheté une petite bouteille de vodka. Je l'ai tapé cul sec au goulot. Et c'est là où vraiment j'ai commencé à avoir ma zone très sombre. Et pendant un an, je ne me rappelle même pas trop de ce qui s'est passé dans la vie. Je passais du matin au soir à... À boire, mais vraiment, j'étais une homme. J'avais plus envie de mourir, plus envie de vivre, mais j'étais à la maison tout le temps, je passais mes journées à jouer aux jeux vidéo et j'ai passé un an comme ça.
- Speaker #0
Et là, pour le coup, on ressent dans ton récit un enfermement solitaire dans ta consommation. Là, ce n'est plus du tout festif, on n'est plus dans les nightclubs d'Hollywood. Ah non,
- Speaker #1
j'avais perdu mon travail de promoteur. Enfin, perdu, c'est que j'avais arrêté réellement et que j'avais arrêté de donner des nouvelles. Et moi là c'était vraiment plus j'étais avec une personne, j'étais en couple avec une fille qui pareil avait des problèmes d'alcool. Donc c'était à base de on se prenait la tête tout le temps, je me suis vraiment isolé sur moi-même et en plus c'est une personne qui était assez toxique. Donc je prenais des réflexions dans le visage tout le temps et je me suis vraiment renfermé sur moi-même. Je vivais tout seul et vraiment je passais juste mes journées à boire à la maison tout seul. Je ne sortais même plus en boîte ou quoi que ce soit, c'était vraiment... Je restais à la maison 24h sur 24, juste à boire. La seule fois où j'allais dehors, c'était pour aller acheter de l'alcool.
- Speaker #0
Et là, à ce moment précis, ton entourage français, même si effectivement t'es à une belle distance d'avion et à 9h de décalage, s'inquiète pour toi ? Il comprend que toi t'es en détresse là, concrètement ?
- Speaker #1
Il le voyait réellement pas, parce que j'ai toujours réussi à cacher le fait que j'avais un problème avec l'alcool, sachant qu'à ce moment-là encore, je ne pensais pas que j'avais un problème avec l'alcool. Vraiment, c'est arrivé qu'il y a quelques temps où je me suis dit, ouais, là, je dois vraiment stopper. Mais à ce moment-là, non, ma mère me voyait boire assez souvent. Je l'avais en FaceTime assez souvent. Elle me disait « Mais t'es-tu pas en train de boire ? » Je lui dis « Ouais, faut que je fasse gaffe. » En tant que maman, je sais que ça l'inquiétait. Mais pareil, je suis quelqu'un de très borné. Donc, on aurait pu me dire quoi que ce soit. J'aurais dit « Non, vous avez tous tort. » J'ai raison. Je sais que je n'ai pas de problème. Je bois parce que je ne suis pas bien. Mais je trouvais toujours un « mais » à n'importe quoi. Cet épisode-là, c'était l'année dernière, en début d'année. J'avais essayé de me remettre sur les réseaux en 20 challenges de prendre du poids parce que l'alcool et les drogues m'avaient fait énormément maigrir. Au plus bas, je suis descendu à 48 kilos pour la 28-32. Du coup, c'est très, très, très mince, voire très dangereux. J'avais réussi à tenir une ou deux semaines à gauche, à droite. Mais après, dans mon bonheur d'essayer d'arrêter, j'avais perdu mes comptes de réseaux sociaux parce que j'avais fait une dépression. Donc, j'avais filé tous mes comptes à un ami. Je lui avais dit, tiens, garde, moi, je ne veux plus cet environnement, parce que les réseaux sociaux, c'est assez toxique, avec tous les commentaires que tu peux te prendre, ça va très, très vite. Et je n'étais déjà pas bien mentalement, donc j'avais décidé de l'arrêter. Mais j'ai décidé de le reprendre l'année dernière. Et je suis devenu viral très rapidement. Ma meilleure vidéo, elle a 9 millions de vues à l'heure actuelle. J'ai gagné 45 000 abonnés via une vidéo. Et en 90 jours, je suis passé d'un compte Instagram quasiment vide à avoir plus de 100 000 abonnés. Sauf que derrière, je montais à ma communauté, dans le sens où... ça va mieux, je commence à me guérir, je commence à me sevrer. Alors que non, j'arrivais à prendre un petit peu de poids parce que j'allais au sport et que je me forçais à manger. Vraiment, j'essayais le maximum. Mais je n'étais pas honnête avec moi-même ni avec les gens. C'est qu'en dehors des caméras, de poster, regardez, je vais trop bien aujourd'hui. Non, j'étais toujours à boire du matin au soir. Et quelque chose qui a commencé mon déclic, c'est que j'ai fait une prise de sang parce que je commençais à saigner de la bouche, mais pas d'un saignement, on va dire, juste d'une dent. c'est que je crachais du sang à longueur de journée. Je me suis dit, je ne pense pas que ce soit normal. J'avais été voir un médecin qui m'a dit que j'avais les reins complètement flingués. J'avais 28 ans, mais j'avais les reins de quelqu'un qui avait 60 ans déjà. Il m'a clairement dit, il m'a mis un ultimatum. Il m'a dit, c'est ton choix de vie, c'est ce que tu veux. Mais à ce rythme-là, dans moins de trois ans, tu seras décédé parce que tes reins vont lâcher. Derrière, ça va générer d'autres problèmes. Ton système immunitaire va lâcher. C'est là que j'ai commencé à me rendre compte qu'il fallait peut-être que les choses changent. Mais au final, pareil, je suis retourné en dépression derrière. Donc j'avais accepté un petit peu mon sort de me dire, dans trois ans, je ne serai plus là. Et ce n'est pas grave, j'aurai quand même une belle vie. Je viens d'une famille très modeste du fin fond de Lyon. J'ai quand même fini à Los Angeles. J'ai conduit de l'amborghini. J'ai fait la fête avec des femmes incroyables. J'ai côtoyé des personnes, que ce soit même des célébrités ou autres. euh... Ma vie pour moi, même si je ne passais pas les 32 ans, elle était déjà bien réussie.
- Speaker #0
Il y a effectivement cette maxime, tu sais, c'est « too old to die young » . C'est aussi le truc où on se dit « ah, c'est bon, j'ai loupé le club 27, il ne fallait pas que tu loupes le club 22 » . Ouais, je venais de le louper, donc en vrai… Donc là, tu te dis « ah non, bon allez, finalement » . Et donc justement, on va parler de ce déclic-là. Alors là, on a compris qu'on était quand même dans une phase assez sombre. de ta vie, qu'elle soit mentale ou physique d'ailleurs, parce que souvent, les deux vont de pair, mais pas que, on peut très bien effectivement cacher sous une certaine bonhomie, là on t'entend, tu t'exprimes, bon là, tu adoptes ton chemin de sobriété, donc c'est normal que ça aille mieux, mais on peut cacher des choses, on peut être justement, on peut masquer, mais à l'intérieur, ça bouillonne et ça devient terrible à gérer. Raconte-nous justement, là on va passer à la phase déclic, comment ça s'enclenche chez toi ?
- Speaker #1
Je voulais juste faire un petit point par rapport à la question de derrière. C'est qu'en plus en tant que personnalité publique, vu que j'ai une certaine audience sur les réseaux, c'est hyper compliqué d'être sincère quand ça ne va pas parce que tout le monde voit les créateurs de contenu, les influenceurs, même si je déteste ce mot parce que j'étais... J'étais pas une bonne influence, donc j'influençais des mauvaises choses, surtout que je me cachais pas de montrer mes soirées en boîte quand j'étais promoteur. J'avais toujours eu ce problème d'ego, d'essayer de prouver des choses aux autres, alors qu'au final, maintenant que j'y pense avec du recul, ça sert à rien. C'était vraiment même plus mauvais pour mon image et pour ce que je dégageais aux gens. mais clairement j'ai j'ai C'était hyper compliqué d'allier ma vie personnelle avec ma vie professionnelle, sachant que je n'allais pas bien, mais que je devais toujours essayer de montrer que j'avais une vie parfaite. Et pour répondre à ta question du déclic, la fin 2025, j'étais encore en couple avec mon ex-copine, qui était une personne très toxique, avec qui on pratiquait ce qu'on appelle le chemsex, on prenait des substances juste pour s'envoyer en l'air. Et à un moment donné, mon corps a vraiment lâché, je ne pouvais même plus me lever le matin, je traînais limite par terre, j'étais sous cocaïne du matin au soir, sous alcool et mon corps a pris vraiment un gros coup. Et j'ai réussi à me séparer de cette relation qui était toxique parce que cette personne avait un emprise psychique sur moi de me dire que sans elle, ma vie était faussue. Et surtout que j'étais vraiment au fin fond des addictions, donc je n'avais plus trop de lueur d'espoir. J'ai réussi à me séparer de cette personne-là au début de l'année 2026. Et j'ai eu la chance de rencontrer ma copine actuelle. Et cette femme-là, déjà, elle a 7 ans de plus que moi. J'ai 29 ans, elle a 36 ans. Du coup, elle a beaucoup plus d'expérience dans la vie. Et le gros, gros avantage, c'est qu'elle est sobre. Donc, j'avais plus besoin de sortir avec des filles qui étaient tout le temps, comme moi, torchées du matin au soir. Là, j'ai découvert un nouveau mode de vie. Mais quand j'ai commencé à fréquenter cette femme-là en fin janvier, j'étais toujours bourré du matin au soir. Ça a commencé à aller mieux parce que j'ai arrêté la cocaïne au nouvel an. J'ai fait un début de petite overdose. J'ai mon cœur qui commençait à taper lors d'une soirée du nouvel an, à taper en dehors de ma cage thoracique. Du coup, j'ai vraiment eu une peur dingue en plus avec ce qui se passe avec le fentanyl et autres aux Etats-Unis. Il y a une épidémie par rapport à ça. C'est à ce moment-là que j'ai eu un premier déclic de me dire que j'allais vraiment mourir. En plus, j'ai perdu des personnes que je connaissais à cause du fentanyl, à cause que les drogues étaient coupées à cette chose-là. J'avais réussi à faire un premier stop sur la cocaïne. Et derrière, quand j'ai rencontré ma copine, qui au bout de quelques semaines m'a demandé si ça m'intéressait, d'essayer de me sevrer pour mon bien et aussi pour le bien de cette relation. Et elle m'a emmené à un meeting des alcooliques anonymes. Et c'est un peu ce qui a fait le déclic. Le premier meeting, c'était vraiment très... Pour moi, c'est parce qu'en plus, je ne sais pas comment c'est en France, mais ici, c'est vraiment très religieux. Les gens peuvent voir ça un peu en mode sectaire. Mais je me suis dit, dans tous les cas, qu'est-ce que j'ai à perdre d'essayer ? Dans tous les cas, j'ai déjà tout perdu. Là, j'ai quand même la chance de... de tomber sur une femme qui veut mon bien, qui ne veut pas que je finisse à la rue ou autre. On pourra en discuter après, mais j'ai fini aussi à la rue il y a quelques mois. Et que cette personne-là m'a mis directement, m'a trouvé au plus bas et m'a quand même aidé à aller mieux. Je suis parti à un meeting, deux meetings, trois meetings. Et là, aujourd'hui, ça fait 64 jours que je suis sobre. Donc, comme quoi, il y a du monde dedans. Et vraiment, ça a changé ma vie.
- Speaker #0
C'est une très belle influence d'ailleurs, par amour, de pouvoir influencer son conjoint ou sa compagne sur un chemin de sobriété. Et c'est vrai que rétrospectivement parlant, les personnes sobres auraient vraiment du mal à vivre avec quelqu'un qui se met la tête à l'envers tout le temps. Comment se sont passés tes premiers jours d'abstinence ? Parce que là, on a bien compris que tu étais quand même dans un mode de vie très rock'n'roll. par rapport à tes addictions, par rapport à ta dépression, par rapport justement à l'épisode que tu viens de nous signaler. Comment tu as vécu tes premiers jours d'abstinence ?
- Speaker #1
Alors les premières nuits, pour moi c'était plus les premières nuits qui étaient compliquées, c'est que mon corps pendant ces, on va dire, dix années, malgré que j'étais en train de boire aussi le matin ou l'après-midi, c'était le soir qui était compliqué, je pense que c'est le soir qui est compliqué pour tout le monde, parce que c'est là où on est plus amené à boire. Donc le soir, j'avais vraiment des sueurs froides de me dire « putain, j'aimerais bien prendre juste un verre, juste un verre, juste un verre » . Mais on va dire, je pense que l'amour a anesthésié le fait que j'ai eu... que j'ai envie de replonger, sachant que cette femme-là, qui n'a rien demandé, a donné son temps de sa personne pour m'aider, donc je ne voulais pas la décevoir. Et parce que je vais avoir 30 ans, je pense que je commence à être un peu plus lucide et un peu plus dans l'acceptation que j'ai un problème. Et je me suis dit que ce serait pas mal d'essayer. J'ai perdu tellement de choses à cause de l'alcool que là, j'ai quand même la chance d'avoir une femme qui m'encourage à arrêter, qui est là pour mon bien. Donc, je me suis forcé à arrêter. Ce n'était pas super drôle au début. Mais l'avantage, c'est que j'allais à des meetings d'alcooliques anonymes tous les jours. Mes premières semaines, j'allais entre deux à trois meetings par jour. Du coup, en fait, je rencontrais des gens d'un monde différent, du monde de la sobriété. Et j'arrivais à essayer de me dire, aujourd'hui, je suis sobre, c'est une journée, on verra comment demain, je prenais chaque jour comme il venait. Et pareil, ma copine m'encourageait énormément, on faisait beaucoup d'activités, vu que pendant les quelques années où j'étais vraiment au plus bas, je ne sortais même plus de chez moi. Donc là, ma copine m'emmenait dans les parcs, dans la plage, faire des activités, garder mon cerveau le plus en dehors des envies de boire ou autre. Et je pensais que ça allait être plus dur que ça, parce que quand on entend ce vrage au début, j'entends des histoires de personnes qui vraiment ont vécu l'enfer. Moi, je pense que c'est l'amour qui m'a anesthésié, qui a fait que ça n'était pas aussi difficile que ça. J'ai eu quelques petits épisodes, jour 49 et il y a 4-5 jours, où j'ai failli tout envoyer chier et boire. Mais le gros avantage, c'est que, aux alcooliques anonymes, quand tu as atteint un certain jour, au bout de 30 jours, on te donne un petit pin avec marqué 30 30 days dessus. Et c'est con, mais moi, je suis toujours un gamin dessus. Je prends ça comme un jeu vidéo en me disant, j'ai envie d'atteindre le prochain palier. Et c'est devenu psychologique dans le sens où là, si je me dis que j'ai 64 jours, je me dis que si je rechute, je n'ai pas envie de repasser à un jour 1. Je suis déjà avancé dans le programme. Donc là, j'ai déjà un double digit et je m'approche très fort des 3 mois. Et je me dis qu'en plus, vu que ma vie a changé du jour au lendemain, depuis le jour 1, J'ai décidé de me sevrer, j'ai vraiment fait plus en ces 64 derniers jours que j'aurais fait en 8 ans. D'un point de vue professionnel, d'un point de vue psychologique, d'un point de vue même avec ma famille, avec mes amis, j'arrive à avoir des émotions. C'est incroyable comment la vie peut changer du jour au lendemain quand tu décides de dire stop à l'alcool.
- Speaker #0
Cette renaissance, tu l'accueilles, on l'entend avec beaucoup de joie. en fait c'est presque une libération c'est à dire que souvent aussi quand on arrête de picoler, on n'arrête pas en fait on ne perd rien, on regagne de la liberté et ça c'est vraiment le message de Joran qui est effectivement attention pour nous qui avons ce problème d'addiction le fait d'arrêter, de s'abstenir n'est pas du tout une souffrance on n'abandonne rien on regagne de la liberté, on reprend des points de vie et on reprend effectivement aussi le contrôle de nos émotions tu l'as souligné souvent l'alcoolisme est un symptôme maladie émotionnelle qui nous ronge aujourd'hui chaque jour qui passe tu te félicites il y a effectivement cette idée des coins des A qui peuvent être hyper motivants moi aussi je suis pareil que toi j'étais hyper motivé quand j'avais eu mes premiers et dans mon groupe d'attache il y avait une américaine qui avait compris que c'était très important pour moi d'avoir le reward, d'avoir la récompense et je voulais absolument ma pièce et effectivement Et puis, au fur et à mesure aussi, ça devient une habitude. Et raconte-nous justement les bienfaits que ça te procure. Tu as commencé à esquisser cette discussion-là, mais c'est hyper intéressant de voir, tu es dans un début d'abstinence, un début de sobriété. Les bienfaits que ça te fait au jour le jour, les petites surprises que la vie te réserve.
- Speaker #1
Alors déjà, il y a quelque chose qui m'a vraiment très impressionné, c'est que j'avais arrêté de rêver à cause, je pense, de toutes les substances que je mets dans le crâne. Donc à partir du jour 17, j'ai commencé à faire des rêves très lucides et c'était vraiment très incroyable. Je pense que dans les dix dernières années, je ne me rappelle pas d'une fois où j'ai fait des rêves, où je m'endormais juste parce que mon cerveau ne pouvait plus et qu'il n'y avait rien qui se passait dedans. Et pendant mes deux premières semaines, je faisais des rêves lucides, mais incroyables. Je me réveillais, j'étais vraiment... c'est incroyable, j'avais complètement oublié que je pouvais rêver que je pouvais avoir des nuits bien, donc ça c'était vraiment déjà un premier facteur qui était vraiment cool et derrière c'est les émotions qui revenaient même là à l'heure actuelle, je pleure du matin au soir, vraiment je vais voir un oiseau dehors, ça y est les larmes qui vont monter, c'est que l'alcool et les drogues, en fait t'anesthésies de toute émotion humaine même quand j'ai perdu mon ex-femme, j'ai même perdu des amis, je pouvais me... pleuré, je ne ressentais plus rien au fond et là je commence doucement à avoir des émotions, c'est pas facile tous les jours c'est que j'ai toujours des problèmes de anger management, des problèmes en gros je suis énervé du matin au soir, c'est que après ma copine le comprend, j'essaie de pas mettre mes nerfs sur elle, mais elle comprend que j'ai été tellement anesthésié pendant plusieurs années, que là j'ai du mal à canaliser mes émotions, mes réactions humaines Merci. Mais je trouve que c'est magnifique. L'autre fois, je suis parti voir le coucher de soleil. Je me suis mis à chialer, mais je n'étais pas triste. J'étais heureux de me dire que pendant huit ans, j'aurais pu juste sortir sur mon toit et regarder un coucher de soleil. Alors que la nature est magnifique, je sors tout le temps dehors maintenant. Je rattrape le temps perdu. Je n'ai pas de regrets directs de ce qui s'est passé. Je prends chaque jour comme il vient. Ma vie s'est beaucoup améliorée, même du point de vue professionnel. J'ai toujours été très bon avec tout ce qui est réseaux sociaux et marketing. J'avais abandonné l'idée, vu que je pensais plus à la défense qu'autre chose. Là, en 64 jours, je suis en train de refaire mon passeport pour aller en France. Je n'ai pas vu ma famille depuis cinq ans. C'est vraiment une réussite de me dire que je prends mes responsabilités. Je suis en train de refaire mon passeport, tenue de papier. J'ai enfin une assurance, j'ai refait mon permis. J'avais plus qu'un papier, j'étais arrivé à un point où même juste refaire un permis, c'était trop compliqué pour moi, je voulais même plus me perdre le temps de ça. Là, j'ai refait tous mes papiers, j'ai lancé mon agence marketing, je commence à avoir des clients, je me réveille tôt le matin en pleine forme, plus de gueule de bois. Je rends même ma famille fière, c'est que ma famille, ils m'ont dit clairement qu'ils s'étaient rendu compte que j'avais un problème. Et là, maintenant, je leur parle très souvent, ils voient que je suis lucide, que je suis réfléchi, que tout s'améliore dans ma vie. Donc vraiment, c'est toujours au début de ma sobriété, mais j'ai fait plus dans ces 64 derniers jours que j'aurais fait en 8 ans de physiqueur en point de vue.
- Speaker #0
Quel est le plus beau cadeau que ce début de sobriété t'offre ?
- Speaker #1
Alors, c'est une bonne question, mais je dirais d'avoir envie de continuer, d'avoir envie de me battre et de me dire que j'ai eu un passage sombre dans ma vie, mais que là, les meilleures choses arrivent. J'ai toujours eu peur d'avoir... 30 ans, quand j'étais plus jeune je me suis dit ça y est 30 ans je vais être un vieux con et tout alors que là j'ai 30 ans dans 4 mois et pour moi ça va être une nouvelle vie c'est déjà une nouvelle vie maintenant mais je me suis dit que tout ce que j'ai pas pu faire pendant que j'étais sous alcool ou sous drogue, je vais pouvoir enfin le réaliser, je vais pouvoir voyager je suis enfin avec quelqu'un qui me comprend, qui m'aime pour ce que je suis, j'ai des projets de voyage, des projets de fonder une famille à un moment donné de voir ma famille Je suis pressé de récupérer une vie normale. Malheureusement, j'ai commencé à boire et à prendre des drogues très jeune. Du coup, je n'ai pas eu une vie d'adulte comme tout le monde. Surtout qu'en plus, je suis dans une culture différente et que j'ai eu accès à un train de vie différent de ce que j'aurais pu avoir si j'étais en France. Mais là, je me dis que si j'ai réussi à faire des belles choses en étant sous alcool et sous drogue du matin au soir, le futur va être encore plus beau.
- Speaker #0
C'est tout ce qu'on souhaite évidemment à Erwan. Pour conclure cet entretien, quel message aimerais-tu passer à quelqu'un qui s'interroge sur sa consommation ?
- Speaker #1
Alors, si vous vous posez une question, est-ce qu'il y a un problème ? Oui, il y a déjà un problème. Parce que se poser la question, c'est déjà la première étape. Et de deux, c'est que je ne pensais pas qu'une vie sobre était possible et était possible dans le sens où j'allais me faire chier du matin au soir. Alors que non, je profite beaucoup plus de la vie maintenant que je suis sobre. les freins et les problèmes que j'avais rencontrés quand j'étais sous alcool à travers les mauvaises décisions. La sobriété, il n'y a rien de mieux dans le sens où c'est une nouvelle vie qui s'offre à vous, où vous allez enfin pouvoir prendre le contrôle de votre vie. Et que vraiment, ce n'est pas ennuyant. Moi, je m'amuse beaucoup plus maintenant sobre que j'aurais pu m'amuser quand j'étais, on va dire, anesthésié par alcool. La vie, elle est magnifique malgré tout ce qui se passe dans le monde. Et ça vaut le coup de se battre. Et déjà, l'acceptation de se dire qu'il y a un problème, c'est une première étape. Et que le combat peut paraître compliqué, mais le jeu en vaut la chandelle, comme on dit. Vraiment, se sevrer, ça ouvre les portes sur une meilleure santé, une meilleure santé mentale. Ça fait 64 jours que je n'ai pas eu une pensée suicidaire ou une pensée négative. Alors qu'avant, c'était du journalier, j'étais anxieux et dépressif. J'ai toujours l'anxiété parce que je pense que dans tous les cas, c'est aussi les facteurs d'avoir des nouvelles émotions ou autres. Mais je n'ai plus de réelle dépression. Je me réveille tous les matins en pleine forme et heureux malgré les épreuves de la vie. Donc, il y a beaucoup de choses bien qui arrivent via la sobriété. Et vraiment, je n'ai pas encore vu une seule chose de mauvaise. Vraiment, je ne me suis jamais dit encore, ah bah putain, ça me manque. Non, tout est positif. Et déjà en plus vous allez économiser de l'argent parce qu'on n'en parle pas assez mais économiquement ça revient cher surtout qu'après si tu combles les additions à l'alcool avec des drogues ça coûte très cher donc là tu vas économiser des sous que tu vas pouvoir réinvestir derrière dans toi-même ou dans les voyages ou à te faire plaisir autrement qu'avec la défonce et c'est magnifique Merci infiniment Erwan pour ton témoignage sans filtre et sans phare
- Speaker #0
C'est toujours un plaisir d'explorer les chemins de sobriété de chacun de nos invités. J'espère sincèrement que ton chemin de sobriété inspirera nos auditeurs autant qu'il m'a inspiré. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Jour 1. Et d'ici là, n'oubliez pas, pour nous les addicts, jamais le premier verre et 24 heures à la fois. A très vite les amis. Encore merci à Juan.