- Speaker #0
Coucou mes gaillards, nous voilà de nouveau, je ne vous le présente plus, ce magnifique petit fauteuil des studios athées. Comme chaque dimanche 11h, on se retrouve pour Jump Back. Et aujourd'hui l'invité que je vais vous présenter, je vais essayer de vous le teaser avec une manière qui finalement je pense va vous mettre la puce à l'oreille et lui ressemble quand même pas mal. On va se plonger, vous savez que dans Jump Back, on a une déa quand même assez années 90, parce qu'évidemment, étant née en 88, toute une enfance en 90 et une adolescence un petit peu au-delà, on a quand même des principes de 1990. Et là, nous sommes le 7 décembre 1990. Ce jour-là sort un film culte qui va marquer des générations. Et comme mon invité, l'atmosphère est... tantôt lumière d'hiver et douceur et tantôt pétillante et mystérieuse. Ce qui saute aux yeux quand on pense à lui c'est généralement des couleurs, des couleurs qui vous portent comme une licorne vers un bel arc-en-ciel. Dans une simplicité et une chaleur naturelle c'est comme ça qu'il vous accueille. Alors, installez-vous ! vous, prenez un café parce qu'ici c'est la maison. Grâce à ses mains d'artiste, il ne cesse d'évoluer et quand il le partage, c'est en toute discrétion et avec une grande modestie. Et pourtant, les gaillards, avec son talent et ses ciseaux d'argent, personne ne le laissera enfermé dans son château au sommet de la colline. Je vous demande d'accueillir, non pas d'une poignée de main, mais avec beaucoup d'amour, Gaetano. Saporito, alias la main d'argent. Bonjour.
- Speaker #1
Comment tu vas ?
- Speaker #0
Très bien et toi ?
- Speaker #1
Ça va, un peu stressé, mais ça va.
- Speaker #0
C'est normal, moi aussi, je t'avoue. Mais au final, ça va très bien se passer. Je le sais, parce que c'est un peu comme dans ton salon ici. On se sent un peu comme à la maison. Oui, on se sent bien,
- Speaker #1
j'avoue.
- Speaker #0
Du coup, j'espère que t'es bien installé.
- Speaker #1
Oui, très bien. Ils ont confus.
- Speaker #0
Ils sont sains. Franchement, ils sont bien, ces petits fauteuils. Et chez Jembak, c'est chill, de toute façon. Donc, on va introduire tout doucement. Déjà, merci. Merci d'avoir fait le déplacement.
- Speaker #1
Merci à toi de l'invitation.
- Speaker #0
Merci d'être venu. Ça me fait vraiment très, très plaisir. Et je trouvais que c'était vraiment sympa de te recevoir parce que je sais que ton salon est dans la région. et que donc comme Voilà, le podcast le dit, on essaye de recevoir des entrepreneurs de la région. Et donc, j'ai voulu que tu puisses passer sur ce petit fauteuil pour nous parler de toi. Je vais te demander de te présenter comme si tu devais te présenter à une personne qui ne te connaît pas du tout. Et tu peux aussi nous dire ce que tu fais dans la vie, au cas où on ne l'a pas compris, et dans quelle région tu es née.
- Speaker #1
Ok, alors moi c'est Gaëtan O. J'ai 33 ans, je suis marié et j'ai un petit garçon de bientôt 2 ans et demi. Je suis coiffeur indépendant depuis bientôt 9 ans et ça fait 18 ans que j'exerce ce métier. Et je suis natif de la Louvière, dans le Hainaut et je suis un petit loup.
- Speaker #0
Exactement, c'est vrai, tu es un petit loup. Donc tu es vraiment né à la Louvière.
- Speaker #1
à l'hôpital de Tivoli, en plein centre. Exactement Je pense que c'est un peu l'hôpital
- Speaker #0
L'hôpital des naissances Finalement dans la région C'est vraiment ça Donc ouais je suis né à la Louvière même Mais t'as des origines
- Speaker #1
Italiennes des deux parents On va dire que c'est du pur souche Mais oui, des deux côtés.
- Speaker #0
Nickel. Quel enfant t'étais quand t'étais petit ?
- Speaker #1
Je dirais un enfant souriant, mais introverti. Un peu... Je me réfugiais un peu dans les jupons de ma mère. Donc, c'est-à-dire que jusqu'à 7-8 ans, j'étais enfermé à la maison. Je voulais dormir nulle part, sauf chez Nona. Chez ma grand-mère, qui est un peu une deuxième maman. Et il y a et que là que je pouvais aller parce que je ne voulais pas aller ailleurs donc très introverti et je m'enfermais dans ma bulle ou dans la nourriture c'était vraiment les choses dans ma petite bulle, dans la nourriture et j'ai toujours été attiré par ce métier, par la coiffure parce que j'avais je pense à peine 3 ans que je m'amusais avec les cheveux de mes tantes à les tresser et à jouer avec donc je pense que ça a été quelque chose d'assez viscéral et je sais que j'ai cette chance de faire ce métier qui est une passion en soi donc ça m'a toujours un peu bercé en soi depuis tout petit en fait t'avais déjà cette fibre de tout petit et ensuite ça a été je volais les barbies de ma soeur parce que j'ai une petite soeur du coup qui est 6 ans plus jeune et je lui volais les barbies et je coupais ses cheveux en cachette et je me les avais après elles avaient toujours un beau look mais oui je voulais le récit de ma à maman pour faire des mèches sur la tête. Oui, ça a toujours été, je pense, viscéral et inné en moi.
- Speaker #0
En plus, les Barbies de l'époque, il n'y en avait aucune qui avait les cheveux courts. C'était toujours le cliché. Les longs cheveux, tu devais t'éclater.
- Speaker #1
Oui, je m'amusais.
- Speaker #0
Et ta sœur ?
- Speaker #1
Elle était contente parce qu'après, c'était soit la Barbie, soit ses cheveux à elle. Même si je n'étais pas encore dedans.
- Speaker #0
C'est trop génial. Au final, de l'enfance, tu avais déjà cette fibre euh... Et tu n'as jamais eu de cliché à l'école par rapport à ça ? Le fait que tu étais un garçon ? Si, bien sûr. À l'heure actuelle, ça existerait peut-être moins. Mais je veux dire, on a quelques années d'âge de différence. Mais en soi, c'est la même vibes de l'époque et à l'école. De se dire, c'est un peu facile de critiquer celui qui est différent.
- Speaker #1
Je dirais que... J'ai subi un peu des fois des petites vagues d'harcèlement, mais qui n'étaient pas maintenant, comme on peut appeler le harcèlement à l'heure actuelle. Mais c'était, tu vois, le petit bouboule qui n'était qu'avec des filles, qui était niché avec des filles, qui n'aimaient pas le foot, qui n'aimaient pas... Mais ça ne m'a jamais traumatisé non plus. Parce que j'ai quand même été élevé dans une famille ultra bienveillante et qui n'a jamais été... T'es un garçon, tu dois faire ça. Des valeurs déjà très ouvertes. Donc je n'ai pas souffert de cette mise à l'écart. J'étais avec le groupe de nanas et c'est tout. Je pense que j'ai plus eu ça au niveau adolescence que niveau enfance. Au niveau maternel, ni primaire, je n'ai jamais vraiment ressenti ce côté exclu.
- Speaker #0
J'ai posé la question parce que je sais que... Maintenant tu peux sortir du cadre, tu vois, et c'est tellement beaucoup plus chouette. Et par ton métier, on y reviendra après, sortir du cadre, tu connais, parce que tu peux te permettre maintenant de finalement faire beaucoup de choses. Dans nos années comme ça, un peu primaires, c'était encore un petit peu touchy, tu vois, parce que... Voilà, ces catégories, malheureusement, maintenant, je trouve que ça se ressent quand même vachement moins, même si ça existe toujours, malheureusement. Et donc, c'est pour ça que je te demandais si c'était vraiment quelque chose qui t'a vraiment fait finalement souffrir ou au contraire, tu kiffais ça et c'est resté comme ça pendant...
- Speaker #1
Oui, non, j'avais mon petit groupe de meufs avec qui on s'amusait et franchement... J'étais dans une école bienveillante, petite école de village. Non, je n'ai jamais eu. Même les garçons que je jouais au foot, des fois, ils essayaient de me prendre. Non, je n'ai pas envie. Donc non, je n'en ai jamais vraiment souffert.
- Speaker #0
Donc introverti, mais finalement, tu avais quand même ce côté caractère infirmé. J'étais dans mon monde et je ne voulais pas changer. Et ta famille a joué un rôle, je pense. Oui,
- Speaker #1
j'ai vraiment été élevé dans la bienveillance. Je n'ai jamais vraiment eu ce problème avec mes parents qui ont essayé de me diriger vers « Tu devrais faire ça ou ça » .
- Speaker #0
Non, pas vraiment. À la maison, c'était le cocon finalement, en sécurité.
- Speaker #1
Oui, c'était vraiment chez moi, ma petite bulle, sans avoir aucun problème.
- Speaker #0
Et les valeurs que tes parents ont ?
- Speaker #1
ton transmis tu penses que ça a joué un rôle dans finalement ta construction même petit finalement oui parce que j'ai toujours été du plus loin que je me souvienne a aidé papa et maman à faire le ménage à nourriture il n'y avait pas ce rôle de bête tu es garçon tu dois faire ça ou tu ne peux pas faire ça non j'ai toujours été élevé dans cette bienveillance et j'ai un peu mimé ce que mon papa est ce que mon grand père faisait et donc pour moi ça ça a déjà ouvert au et d'avoir un esprit beaucoup plus large donc Non, j'avoue que mes parents ont beaucoup aidé à cette construction.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Est-ce que tu as un souvenir qui te revient en tête ? Que tu peux te dire ? Après, j'imagine qu'il y en a plein, mais parfois c'est vrai qu'on y réfléchit. Il y a parfois des souvenirs que tu te rappelles comme ça. Et c'est celui-là, tu vois, finalement, qui revient un peu en tête de temps en temps et où tu t'es vraiment senti bien dans ton petit cocon. Ça peut être franchement un moment avec tes parents, un moment en famille, un Noël.
- Speaker #1
en fait c'est ce ressenti plutôt et comme je suis un gars d'automne-hiver moi c'est vraiment cette période où tu vois l'automne-hiver il fait sombre à 16h tu reviens de l'école et en fait t'es là, t'as préparé ta petite collation, tu te mets avec petit plaid, il faisait super chaud et en fait on était là en famille, on regardait soit un petit film ou soit je sais pas, il y avait vraiment ce côté bienveillance et chaleur et donc j'aspirais rentrer alors j'adorais être trempé c'est con Merci. mais j'adorais vraiment avoir les pieds mouillés chaussettes mouillées, en fait je les retirais je me blottissais sous la couette il y avait vraiment ce truc de réconfort et en fait la nourriture on était là, on rentrait, on allait manger quelque chose de chaud de réconfortant Et oui, je n'ai jamais eu non plus ces parents qui m'ont freiné en mode arrête de manger, ne fais pas ça. Non, j'ai toujours été dans cette bienveillance et je pense que ça m'a vraiment, vraiment, vraiment aidé à me construire psychologiquement de bonne valeur.
- Speaker #0
C'est hyper important,
- Speaker #1
je trouve.
- Speaker #0
Tu vois, ce que tes parents t'ont finalement inculqué et le fait que tu te sois toujours senti en sécurité, finalement, c'est le reflet de tout ce que tu viens de dire. que tu avais envie de rentrer, tu vois, que tu pouvais te blottir, profiter, que tu étais chez toi et que c'était dans ton cocon. Et ça, c'est génial. Et moi, ce que j'aimerais te demander maintenant, c'est finalement, à l'école, ça s'est bien passé, au niveau des primaires et tout ça. Est-ce qu'il y a un moment où, quand tu as dû, évidemment, te dire qu'est-ce que je vais faire maintenant comme étude, sans hésitation, tu t'es dit... Allez, let's go ! C'est inné, j'aime vraiment bien ça.
- Speaker #1
Mais en fait, ça a été un peu particulier parce que je viens de parents ouvriers. Et donc du coup, ben... Tes parents veulent que tu fasses des études, fatalement, parce que quand tu as des parents qui travaillent non-stop et qui se tuent au travail, ils veulent le meilleur pour leurs gosses. Et donc c'était, il faut que tu fasses des études, tu as la tête, il faut que tu y ailles. Et donc ma première idée, chose que j'aime toujours, c'est kiné ou ostéo. Il y a vraiment ce truc, toujours le soin de la personne. Donc ce côté kiné-ostéo, ils se disent, ouais tu peux, donc je fais première et deuxième secondaire. En fait, je me suis rendu compte que les études, c'était pas pour moi. J'étais beaucoup trop créatif. Je voulais vraiment ce côté où je voulais déjà bosser, être indépendant, voler de mes propres ailes et pas être enfermé dans une bulle et de pas savoir au final si vraiment c'est ce que tu aimes. Ouais, c'est ça. Et ensuite, j'ai fait un peu exprès de planter ma deuxième secondaire. Et mes parents m'ont dit, bon ok, tu peux aller en coiffure. Et là, je m'en souviens, je les ai fait mariner jusque-là. L'avant-veille, je pense, des dernières inscriptions. J'ai dit non, non, je vais commencer. Qu'est-ce qu'il va faire ? Je vais commencer mes secondaires, je vais continuer. Et pour le final, je me suis un peu remis en question en me disant, non, en fait, j'ai vraiment envie d'aller là-dedans, je vais essayer. Et donc, je suis rentré en troisième professionnel, du coup, à la Louvière. J'ai toujours fait mes études là. Et donc, c'était en école du jour, non-stop, donc tous les jours. C'était pas un... c'est fan, il y a un apprentissage. Et là, les profs ont convoqué mes parents en leur disant, mais qu'est-ce que vous avez attendu ? Pourquoi vous ne l'avez pas mis plus tôt ? Et je pense que mes parents l'ont fait vraiment de bienveillance parce qu'ils voulaient que j'ai un métier plus léger, parce qu'on ne veut pas se voler la face en étant indépendant ou même dans le manuel ou le professionnalisant. Comme dans tout métier, il y a du bon et du mauvais. C'est quand même ce qu'on doit prouver beaucoup plus. Et on subit un peu ce côté où quand on démarre en bas de l'échelle dans les métiers professionnalisant comme ça, c'est vraiment en bas de l'échelle. On a un peu les sous-fifres des gens. Donc moi je me suis jamais remis en question, en fait ça m'a poussé à aller encore plus loin. Et donc j'ai commencé en troisième et là j'ai eu un parcours à partir de cette année-là.
- Speaker #0
Facile et tu as trouvé ta voie directement ?
- Speaker #1
Directement. En soi dans l'enseignement, on n'était pas obligé d'avoir des stages, directement et là je me suis dit je pense que l'école est trop, c'est un peu trop feutré, c'est un peu trop droit, j'ai besoin de voir plus loin parce que j'aime pas rester dans ce cadre à toujours être dans la droiture et de respecter les règles et donc je me suis dit tu sais quoi je vais chercher un salon et donc je vais être de salon en salon qui voulait bien prendre de moi un petit stagiaire qui venait de débuter qui savait limite pas faire un champ pour un en fait c'est limite un aidant parce que quand tu vas à l'école tous les jours tu dois pas faire de stage sauf en réto à la fin J'ai tourné de salon en salon et en fait, j'en ai trouvé un, puis un deuxième. Et je faisais les mercredis après-midi, les vendredis après, les samedis toute la journée. Et après, les jours de congé à l'école. Et au début, tu n'es pas payé et tu n'es pas obligé de payer parce qu'on te montre les cordes, un peu les ficelles du métier. Et c'est vrai que je faisais des heures et des heures et mes parents étaient dans la mode. Oui, mais j'aime bien. je veux, et ça m'a un peu porté préjudice à l'école parce qu'on me disait ici t'es à l'école, t'es pas en salon parce que automatiquement je voyais plus pendant qu'un exemple on coupait une base droite des petits carrés j'avais déjà vu des coupes extrêmes en allant en formation, mes patrons m'amenaient et donc pour moi je m'ennuyais à l'école, et donc j'ai été au début un petit peu recadré, c'est soit l'école soit le salon, et donc j'ai continué en école du jour, fatalement mais tout en étant un peu partout.
- Speaker #0
Donc les deux, déjà Merci. cette dynamique de je ne suis pas peur du travail.
- Speaker #1
À 14 ans, quand je suis rentré en coiffure, je développais déjà ma clientèle. J'allais de maison en maison et papa venait me conduire dans les maisons pour que j'aille développer ma clientèle. Je restais là et j'apprenais des fois, pas la colo, on me disait, mais ça serait pour une colo. Je regardais sur internet où j'allais me renseigner à la commerciale et j'essayais. Je me dis, tant pis, à Yolo, on teste et on verra. On va tester et on verra. Depuis mes 14 ans, je bosse et là, j'en ai 30 33, donc c'est pour ça que pour moi c'est vraiment une passion, c'est viscéral pendant que les autres s'amusaient j'ai plus de samedis de congés et j'ai pas connu d'adolescence avec des samedis de off, j'ai toujours bossé je m'en souviens quand on faisait même les jours de fête, on commençait à 6h du mat je terminais à 20h, 21h je faisais chez les patrons des nocturnes parce qu'on abuse un petit peu de ta gentillesse, on dit oui mais si tu veux être formé, c'est comme ça que ça se passe et pour moi c'était ok pour moi c'était comme ça, même si j'étais pas payé des fois Bon, t'apprenais les ficelles du métier, donc c'est normal, tu dois passer par là. Donc ouais, ça m'a un peu forgé.
- Speaker #0
Incroyable quoi. Ouais, parce qu'au final, c'est hardcore, mine de rien de se dire, bon, mais toi t'étais ok avec ça, ça t'a pas manqué quelques années après de...
- Speaker #1
de dire ma jeunesse elle est où tu vois est-ce que ben en fait je dirais oui et non parce que oui j'ai pas eu samedi mais j'avais les dimanches pour me reposer et comme j'ai été élevé dans une famille famille où tes parents travaillaient tout le temps, pour moi, c'était normal, le travail. Et je baignais avec des adultes, qui avaient des patrons, qui avaient entre 20 et 40 ans. Donc, pour moi, je voyais tellement de choses nouvelles, je dirais, et je m'amusais tellement que, pour moi, je n'avais pas ce besoin. J'avais juste besoin de ce côté, quand tu pars en vacances et que tu as ce besoin avec les parents. Mais, je pense que c'est à l'heure actuelle que je regrette de l'avoir fait, plutôt pour le repos. Parce que je me dis, voilà, maintenant, tes lances étaient obligées. Mais je n'ai jamais regretté d'avoir perdu de l'adolescence, parce que pour moi, je l'ai vécu pleinement.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Par rapport aux autres, disons que, toi, l'amusement, que tu aurais pu avoir avec des gens de ton âge, comme tu dis, le samedi, si tu n'avais pas bossé, tu aurais très bien pu sortir, ou te reposer, ou chiller, comme la plupart des ados. Après, j'aurais peut-être été un glandu sur les jeux vidéo H24,
- Speaker #1
et je n'ai pas eu cette addiction.
- Speaker #0
Finalement, c'est... et une jeunesse que toi t'as choisie et t'as toujours été entourée je vais dire de personnes dans les salons de coiffure où t'as travaillé l'atmosphère elle était toujours un peu cool ou bien alors est-ce que tu ressentais vraiment que c'était le cadre de travail parce que tu vois que parfois ça s'ajoute dans le fait où tu te dis bah non je ne vais pas avoir de regrets parce que les personnes que j'ai rencontrées elles sont extra, elles sont extra humainement, elles sont extra parce qu'elles m'ont appris plein de choses Merci. Tu vois, je me dis...
- Speaker #1
Je dirais que les métiers comme ça, c'est un peu space. On peut tomber dans des cadres assez familial, assez sympa. Mais tu peux aussi tomber sur des personnes qui abusent de toi, qui abusent de ta confiance, qui abusent de ta gentillesse, et qui en ont toujours plus, Et ça arrive aussi de tomber sur des patrons un peu pervers, un peu narcissiques comme ça, et qui te disent, tu es un peu l'esclave, et c'est comme ça. Et qu'on essaie de déconstruire pour ne pas que tu leur montes au-dessus. alors je dirais que ça peut J'ai pu en casser beaucoup. J'ai été dans une phase où je me suis toujours dit, je vais rester comme ça, soit ouvrier, soit stagiaire et je ne me montrerai jamais parce que c'est l'image qu'on te donne, ce côté hiérarchique. Et d'un autre côté, je dirais que ça m'a aidé à évoluer et à construire la personne que je suis parce que si on n'avait pas été, je pense, à certains moments... piquant comme ça ou rabaissant, je n'aurais pas pu me construire et devenir celui que je suis maintenant et de savoir ce que je ne veux plus du tout et ce que j'aimerais, parce que c'est important pour une construction. Je pense que quand il y a quand même un minimum de bienveillance, ça peut être cool. Après, j'ai subi. Je m'en souviens, il y a des employeurs chez qui on me disait « Ok, c'est que des shampoings, tu balayes, tu fais les cafés, tu récures les toilettes à la brosse à dents et c'est comme ça, tu t'es et tu fais. » Parce que pour toi, tu dois passer par là pour te construire et te dire « C'est normal. » Chose qui n'est absolument pas normale. Si maintenant, c'est des tâches que tu fais avec d'autres personnes et que chacun, tu as une tournante et que tu sais que c'est ok, pas de problème. de problème. Mais quand tu te sens exploité...
- Speaker #0
C'est le mot précis, justement. C'est un peu de l'exploitation.
- Speaker #1
J'avais 15-16 ans et il y a des salons où je faisais pendant les congés du mardi au samedi. Je cumulais peut-être 80 heures semaine. J'avais peut-être 15 euros. J'étais encore content, mais j'avais fait... Pour moi, j'avais appris sans apprendre parce que je ne pouvais pas pratiquer. C'était tu passais le ballet, tu faisais un café, tu récurais les toilettes et c'est tout. Et... Mais je dirais que ça m'a aidé quand même. Parce que j'étais quelqu'un qui se laissait faire et sur qui on pouvait marcher. Et pour demander des choses, je devais toujours mettre des gants ou je marchais sur des oeufs. Et là, maintenant, je fais. Et ça te plaît, ça te plaît, ça te plaît pas. C'est le même. Donc là,
- Speaker #0
tu étais encore dans ta période, allez, malheureusement, avec les rencontres que tu as peut-être fait un peu négatives, des personnes qui ont un peu abusé de ta gentillesse, comme tu as dit. Ça, ça... Il y a un déclic à ce moment-là qui se fait et que tu te dis, BÊTE Là, c'est stop.
- Speaker #1
En fait, il y a un déclic. Et d'un côté, tu vois, je suis resté aussi dans un salon assez longtemps, pendant presque 12 ans. Et il y avait des hauts et des bas. Alors, je pense qu'avec le recul, tu vois maintenant que j'ai vieilli, que j'ai mûri un petit peu. Parce que ça fait... En soi, mon histoire, c'est que je suis resté... Ça fait 9 ans que je suis indépendant. Mais j'ai fait 5 ans de complémentaire. Et maintenant, ça fait 4 ans que je suis à temps plein. Et donc, j'ai fait pendant... un moment du 7 sur 7. Donc je faisais dimanche, lundi, mardi chez moi, du mercredi au samedi chez un employeur. Je cumulais en même temps des cours du soir parce que j'avais repris des cours dans l'enseignement pour avoir un A2 et un papier. Enfin, je voulais vraiment avoir un total. Et je peux comprendre mon employeur avec du recul sur certains points que je ne comprenais pas avant. Donc c'est normal que quand tu travailles pour quelqu'un, tu es engagé et tu dois tout faire pour l'entreprise. Même si ce n'est pas la tête, tu dois être 100% focus. Et quand tu goûtes à l'indépendance... tu as toujours envie d'aller plus loin et tu as toujours envie de plus donc là maintenant à l'heure actuelle je remercie certaines personnes d'avoir été un peu dur même si ça n'a pas été facile et que j'ai eu de la haine mais de l'amertume envers ces personnes et à l'heure actuelle ben je les remercie Merci, parce que si on n'avait pas été comme ça, je ne serais peut-être pas là en ce moment, soit à te parler ou soit encore dans la coiffure, parce que des fois, on te dégoûte à ne plus vouloir faire ce métier. Et si tu as la niac... Oui, tu aurais très bien pu prendre... Ah, j'aurais pu bifurquer. Mais encore une fois, j'ai eu une famille bienveillante, j'ai eu... une épouse bienveillante aussi qui me poussait parce qu'elle m'a quand même aidé dans mes idées farfelues en me disant « Écoute, si t'es fan de ça, soit on voit péter les personnes, soit t'avances et t'acceptes. » Et du coup, il y a eu le chemin en milieu-milieu. J'ai accepté au début. et après j'ai envoyé Boulet bon des fois malheureusement quand tu prends plus de gants tu le fais pas d'une certaine façon que tu devrais peut-être faire et tu dis peut-être des fois des paroles que tu dois pas même si c'est resté dans le respect tu t'en rends compte peut-être plus tard tu te dis jeaurais peut-être dû faire ça autrement mais...
- Speaker #0
Voilà. Mais c'est que ça devait être comme ça.
- Speaker #1
Parce que je pense que comme dans un couple et dans tout, tu as de la communication. Des fois, les communications sont un petit peu altérées. Mais avec le recul, tout est bien qui finit bien. Je pense qu'il fallait passer par cette étape-là.
- Speaker #0
Et donc, tu dirais quand même que... c'est ta femme, ton déclic de dire...
- Speaker #1
Ah oui ! Ah moi si elle n'avait pas été là, je serais jamais indépendant. Parce que quand j'ai dit à ma famille, ok, je me mets indépendant plein, que ce soit la famille ou la belle famille, c'était, oh, mais t'es malade ! Indépendant, tu sais ce que ça engage. Et elle m'a dit de toute manière Tu as des diplômes, tu bosses Tu retrouves un autre salon, tu vas dans autre chose Tu vas dans l'enseignement, tu vas dans d'autres salons Tu retournes en complémentaire Mais si tu ne le fais pas maintenant, tu ne le feras plus jamais Et en fait si je pense qu'elle n'avait pas été là Je ne serais pas indépendant, je n'aurais pas osé
- Speaker #0
Donc tu as eu ce soutien finalement Autant que tu as toujours eu le soutien de ta famille
- Speaker #1
Je l'ai toujours eu Mais comme je viens de parents ouvriers Qui ont peur un petit peu, tu vois ce côté conservateur De reste dans ton cadre Si tu te sens bien, reste dans la sécurité Merci. Donc je comprends, c'est vraiment... la bienveillance, mais il y a ce truc où, si elle n'avait pas été là, je ne serais pas ici.
- Speaker #0
Heureusement finalement qu'on a un bon cocon, parce que souvent le cocon ça fait une grosse différence.
- Speaker #1
Je pense que je me serais laissé vivre, parce que pour moi c'était, tu te mettrais indépendant plus tard. Et en fait plus tard il n'y a pas. Quand tu veux être indépendant et que tu veux te lancer, je prône l'indépendance. Alors ça fait peur, parce que tu n'as pas... Tu n'as pas toutes ces garanties. Tu es malade, tu bosses, ou alors tu n'as pas d'argent. Tu veux partir en vacances, tu n'as pas de 13e mois, tu n'as pas de congé payé. Mais c'est comme ça aussi, c'est un luxe de vie. Tu peux faire ce que tu veux, quand tu veux. Non, pour moi, être indépendant, si elle n'avait pas été là, je n'aurais pas été. Et ça a été jackpot. Alors, ça fait vers 14 ans qu'on a deux. Et elle me pousse, chose qu'elle devrait elle aussi être poussée. Parce que c'est, vas-y, fais-le. Mais oui, j'ai un soutien de ma femme qui est ouf parce que si elle n'avait pas été là, je pense qu'avec des parents autant conservateurs et je pense que c'est vraiment pour ton bien pour pas que t'aies une grosse claque et une chute trop brutale, j'aurais jamais été indépendant Ah non, jamais Je restais dans le salon où j'étais et je pense que là j'aurais pu bifurquer et changer de vocation
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Parce que je ne me considère pas non plus que j'irais le mot artiste ou créateur c'est gros parce que je suis coiffeur avant tout mais je pense que quand on te bride et que tu ne peux pas faire ce que tu veux parce que c'est pas ton salon donc t'as quand même des règles à suivre tu t'éteins un peu quand tu es un peu artiste je pense que tu t'éteins quand t'es pas exécutant et donc je sentais que je commençais à m'éteindre et je faisais que pratiquer et qu'exécuter chose qui est pas moi j'ai besoin d'avoir ce quelque chose en plus pour avancer et la vie Et là, je ne l'avais plus. Donc, je pense que...
- Speaker #0
C'était ton moment. Oui, ma devise,
- Speaker #1
c'était je ne vais pas travailler les pieds de plomb. Si un jour, tu vas travailler les pieds de plomb, tu changes. Parce que je ne pouvais pas... En tout cas, pour moi, je comprends qu'il y ait des boulots alimentaires pour t'aider dans la vie. Mais là, j'étais encore chez mes parents. Donc, je me sentais OK de le faire. Ça m'a pris à me découvrir. Parce que, tu sais, quand tu sors du cursus scolaire et que tu es chez... en commun, va chercher. patron tu peux pas faire ce que tu veux et j'ai toujours été en formation je me suis toujours projeté sur des coiffeurs aux états unis en asie dans l'europe entière et je me disais mais en fait je fais pas ce que j'aime donc est ce que c'est vraiment fait pour moi parce que je me disais en fait ce que je vois là ça me fait kiffer mais ce que je pratique ça me fait pas kiffer et je pense que réellement le fait de mettre de m'être mis indépendant c'est là que je me suis dit ah ouais Oui, c'est ça. En fait, c'est ça, ce côté que j'aime, c'est ce côté artistique où tu n'as pas de jugement, où tu n'as pas de... Je ne dirais pas ce côté où on te dit tu dois faire telle et telle couleur ou telle coupe. C'est tu fais par rapport à ta cliente. Tu t'en fous du reste. Si tu dois passer cinq heures avec elle, tu passeras cinq heures avec elle. Tu apprends d'abord à la connaître. Et je reviens comme je disais précédemment, la communication, ça fait beaucoup. tu apprends à communiquer, tu apprends à connaître et ensuite tu te laisses aller avec elle, et tu la valorises. Tu la fais redevenir peut-être une personne qu'elle avait oubliée ou peut-être une nouvelle personne qu'elle n'aurait jamais osé être. Et donc, oui, je dirais derrière chaque artiste, il y a une âme d'enfant. Ça, c'est sûr. Et je vais te dire, c'est là où je suis le plus épuisé, que je déniche de plus belles choses parce que je suis toujours dans l'hyper contrôle de moi. Et donc, quand que t'es trop avec tes idées claires t'oses pas faire certaines choses et quand t'es claqué tu dis je m'en fous, ça plaît ça plaît, ça plaît pas, tant pis tant que c'est pas raté c'est ok et en fait c'est là que tu crées et que tu crées vraiment avec ton âme et sans filtre. Donc, je dirais que oui, être indépendant, ça m'a vraiment permis de savoir ce que c'est d'être artiste.
- Speaker #0
C'est la plus belle partie de toi, tu dirais, le petit garçon qui laisse un peu...
- Speaker #1
Oui, c'est une belle revanche. C'est une belle revanche parce qu'on m'a toujours dit, tu vois, c'est pas bien vu le métier professionnel. Alors, ça commence tout doucement, les métiers manuels à être mis en lumière. Mais on te dit toujours tu vas être un mandaille. tu ne vas rien faire de ta vie, tu vas être le petit coiffeur de village. Et en soi, c'est ce que je pensais être, parce que le salon, là, il est chez ma grand-mère. Donc déjà, la première chose aussi, c'est si elle, elle n'avait pas été là, je ne serais pas non plus là. Parce qu'elle m'a donné cette chance, cette opportunité et cette bienveillance de me léguer une partie. de sa pièce de vie pour pouvoir créer et il y a vraiment ce truc où j'ai appris et j'ai pris conscience de ce que j'aimais faire.
- Speaker #0
C'est trop...
- Speaker #1
Ouais c'est...
- Speaker #0
Ouais c'est beau et en même temps je veux dire ça comme j'ai dit dans l'intro quand on arrive tu vois dans ton salon C'est cosy. Je voulais qu'il y ait l'ambiance comme à la maison. Voilà, c'est comme à la maison, vraiment. Et tu rentres chez la nonna. Et c'est comme ça, tu sens la chaleur, tu sens le café qui est prêt à n'importe quelle heure parce que tu sois n'importe qui. Tu peux t'asseoir, tu peux être cosy, tu peux boire un café.
- Speaker #1
C'est un double tranchant, tu sais, parce qu'à l'heure actuelle, on pense aussi qu'au paraître. Et donc, aller dans une pièce un peu, je dirais, Vétuste qui n'est pas Instagramable du tout, c'était aussi un qui te double. Tu te dis soit ça passe, soit ça casse et en fait les gens vont dire en fait non c'est moche, je vais pas là. Et j'ai eu plusieurs personnes qui ont refusé. refuser de bosser avec moi parce que ce n'était pas Instagramable. Et tu te remets aussi en question et tu te dis, en fait, tant pis. Ça ne peut pas plaire à tout le monde. Je ne peux pas plaire à tout le monde tant qu'on ne vient pas dire que j'ai été... je dirais méchant, hautain ou j'ai raté quelqu'un, je m'en fous de pas dire aux gens. Tu vois,
- Speaker #0
t'es accueilli dans un milieu où finalement c'est chaleureux, il y a plein d'histoires et moi je trouve que c'est ça qui est beau parce que ça relie vraiment l'art que tu mets dans ton métier et finalement c'est ce côté humain et privilégié. Tu nous fais rentrer finalement dans une petite partie de toi qui est vraiment privilégiée et moi je trouve ça vraiment incroyable et je tenais vraiment à le mettre C'est trop bien. en lumière parce que malgré qu'on a une entreprise l'âme avant tout c'est l'âme du petit garçon artiste ah oui c'est sûr est-ce que tu as un petit souvenir à partager avec moi sur un moment ici récemment On va partir sur l'idée qui t'a ému.
- Speaker #1
Par rapport à mon métier ?
- Speaker #0
Par rapport à ton métier, parce que c'est plus facile maintenant, c'est tout à fait ok que tu nous dises un moment privilégié en famille, un moment que tu as partagé... Avec des équipes ou quoi que ce soit parce que finalement tu touches quand même énormément de casquettes et de catégories de personnes et l'émotion elle peut être vraiment multiple. Mais là c'est l'occasion de mettre le doigt sur peut-être un petit moment tu sais qui est un peu privilégié et que tu pourrais partager avec nous.
- Speaker #1
Mais je dirais que... il ya peut-être quoi six mois maximum c'est par rapport à une de mes clientes qui est venu pour la première fois très discret très voilà elle voulait elle voulait changer changer de vie. Et en fait, je me suis dit, ok, bon, je communique avec elle, je vois un peu, mais tu voyais qu'il y avait ce côté exigence, mais sans l'être, elle voulait se laisser porter. Et en fait, je l'ai coiffée, ça s'est passé. J'ai mis cinq heures à bosser comme un fou dessus. Elle est rentrée et une semaine après, je reçois un pavé. Et je me dis, oh là là, mon avis, c'est que ça ne va pas. Première chose. Et en fait, non, elle me remerciait parce que c'était une fille qui était en pleine dépression. Et qui pensait à mettre fin à sa vie. Et elle m'a dit que je l'avais aidée à être celle qu'elle était. elle a pu faire un chemin de vie et elle a pris des décisions qui ont permis de lui faire vraiment un swipe. Parce qu'il faut savoir que dans le salon, j'ai un peu des petites commères. Et donc, pendant que je la coiffais, pendant que je la coiffais, d'autres personnes la conseillaient aussi. Et donc, elle a dit qu'elle s'est tellement sentie bien qu'elle n'a pas voulu s'en arrêter là et qu'elle a voulu continuer. Et là, je me suis dit, OK, on a toujours dit qu'un coiffeur avait une casquette de psy. et je pense que réellement ça aide beaucoup de gens parce que la première chose quand tu ne te sens pas bien dans ta vie ou pas bien psychologiquement, physiquement tu changes tes cheveux que ce soit homme,
- Speaker #0
femme,
- Speaker #1
tu as envie de changer tu as vraiment envie de dire je vais me faire un coup de frais tu te sens mal habillé, tes cheveux sont faits tu te sens bien et donc le fait d'avoir pu aider cette fille et peut-être d'avoir pu aider d'autres personnes à se sentir mieux dans leur peau je pense que pour moi c'est une des plus belle chose. que je peux mettre en lumière, mis à part que je passe aussi plein de moments fous avec plein de personnes. Mais vraiment, ce qui m'a le plus touché, ça a été ça. C'est vraiment... Ce que je veux mettre en avant, c'est que tu aides les gens malgré tout.
- Speaker #0
Et tu vas changer. Je te l'avais dit, c'est psychologue un petit peu. Oui, c'est psychologue. Les coiffeurs,
- Speaker #1
mais à fond. Mais sinon, oui, non. Pour avoir quelque chose de plus lumineux, parce que c'était un petit peu plus sombre. Mais c'est vrai que... Je vis tellement de moments que je pourrais pas te dire, il y a vraiment un seul moment précis. Je suis conscient que je vis vraiment une vie de rêve par rapport à mon métier. Parce que pour moi je travaille pas, je m'amuse avec la vie. les gens et c'est une passion. Donc je ne vais pas travailler les pieds de plomb. Maintenant, ce serait mentir de dire qu'il y a des jours où je n'ai pas envie de bosser. Mais à 95% du temps, je fais ça avec plaisir. Moi, je ne bosse pas. Je passe des bons moments.
- Speaker #0
Parce que c'est... c'est ton choix de cœur, finalement, ce métier. Mais c'est clair que tu ne peux pas minimiser le fait que, voilà, tous les jours, être indépendant, c'est pas tous les jours bisanche non plus,
- Speaker #1
mais voilà. Il faut s'accrocher, quoi. Oui, d'avoir 8-7 sur 7, et tu ne vois pas ta famille non plus.
- Speaker #0
Ce que j'aimerais voir avec toi, maintenant, qu'on a parlé un peu de toute ta carrière, même s'il y a encore d'autres parties qu'évidemment, on va y venir. Évidemment, on va y venir. Bye ! Le Gaetano, quand il est chez lui, chill, comment il est ?
- Speaker #1
Il est chiant.
- Speaker #0
Chiant dans quel sens ? Je sais que, bon, par rapport à ce que tu partages, ce qui est vraiment chouette, c'est que c'est sans filtre.
- Speaker #1
Il n'y a pas de filtre.
- Speaker #0
Et ça, c'est c'est déjà hyper bien parce qu'on voit finalement ton côté humain, ton côté finalement famille. Parce que sans finalement le montrer, en le préservant, je sais que ton petit garçon a une place immense dans ta vie. Mais c'est vrai que, voilà, en dehors de ça, c'est beaucoup du pro.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et donc on sort un peu du cadre ici et on se dit, Gaetano quand il est chez lui, est-ce que...
- Speaker #1
Ben, je dirais quand je dis il est chiant, c'est parce que ma femme me dit toujours... tu sais jamais rester à rien faire en fait j'ai tellement ce problème de bouger tout le temps que je m'ennuie à la maison donc je suis content que je profite un peu avec ma famille parce que c'est vrai que mon petit va rentrer au mois d'octobre à l'école et j'ai pas vu ça passer d'ailleurs pour l'anecdote quand il est né j'ai même réfléchi à arrêter pour me mettre en un peu en pause carrière et ce que je voulais être un peu papa au foyer parce que j'avais besoin de profiter après je me suis non c'est pas pour moi je devais bouger mais en fait je suis nerveux et j'ai pas le temps de me reposer donc je pense que si j'avais ce besoin de me redécouvrir et d'être tranquille il faudrait peut-être 15 jours parce que j'étais là tellement des idées qui fusent en tête. C'est quand tu es en repos que ton cerveau fuse. Sinon, remis d'être le Gaetano chiant, je dirais que je suis un papa et un mari aimant. J'exécute ma deuxième passion comme tout le temps, c'est la cuisine. J'adore cuisiner. J'adore cuisiner, j'adore balader. J'aime ce côté cocooning, mais je ne pourrais pas rester un jour enfermé à la maison. J'ai toujours besoin d'inventer un truc où il manque quelque chose pour faire les courses.
- Speaker #0
Tu as besoin de sortir.
- Speaker #1
En fait, j'ai besoin de voir des gens. Et c'est quand vraiment que je sens que la limite a... à frôler le trop plein parce qu'on a toute une limite sociale il y a tout ce côté pression où tu as besoin et tu sens et là je me renferme dans ma famille j'ai envie de voir personne et quand je dis ma famille j'aime mes parents, j'aime ma soeur, j'aime ma grand-mère mais quand je dis ma famille c'est ma femme et mon fils et j'ai besoin d'être encadré que d'eux et ils m'oxygènent un peu c'est vraiment ce côté où des fois j'ai ce besoin d'être avec eux non-stop et là j'ai envie de poser mais sinon mis à part ça je dirais que je suis un peu je mets ma deuxième casquette de papa et de marie et de cuistot et j'aime ça et tout ça me détend c'est autant un moment un moment de bien être mais
- Speaker #0
je dirais que je suis un peu chiant parce que je sais pas déconnecté ça tu penses que c'est un petit peu le côté indépendant qui fait ça ou créatif peut-être le côté aussi créatif
- Speaker #1
Oui, c'est ce côté, je dirais la combinaison des deux. Mais c'est plutôt le côté indépendant parce qu'en étant indépendant, même si je prône l'indépendance pour tout le monde, ton cerveau n'est jamais à l'arrêt. Parce que tu te dis, si un jour je n'ai pas de client, comment je fais ? Quelle idée je pourrais sortir pour que les gens ne s'ennuient pas ? Pour que les gens ne se disent pas, ah bah oui, c'est encore ça, il a encore fait ça, il a encore besoin de prouver.
- Speaker #0
T'as quand même toujours ce besoin de te projeter un peu plus loin. Ta semaine est finie, tu penses déjà à la suivante, peut-être au mois d'après. Je pense,
- Speaker #1
là je sais déjà jusqu'à l'année prochaine ce que j'ai besoin de faire. Si je veux vraiment me mettre en off, je dois partir à l'étranger et là je me coupe de tout, je ne prends pas mon agenda. D'ailleurs, je suis venu ici dans Bassacoche, et moi, j'ai un an de rendez-vous. Parce que je sais que déjà, quand je rentre dans l'auto, je check mes messages, je regarde dans les DM quels rendez-vous ont besoin d'être mis. Et voilà, quoi.
- Speaker #0
Voilà. Ça, c'est accompli. Ça, c'est accompli. Est-ce qu'à l'heure d'aujourd'hui, avec, bien évidemment, les opportunités que tu as eues, grâce à ton talent, et aussi grâce... à la porte ouverte que Gaël t'a faite est-ce que t'as envie de partager un petit peu avec nous est-ce que tout ça a apporté un plus dans ta carrière et est-ce que ça te permet aussi de voir un peu plus loin parce que finalement c'est une personne qui est visionnaire sur énormément de choses aussi Est-ce que, du coup, toi, tout ça, ça te permet quand même de dire, grâce à cette collaboration qui, finalement, aujourd'hui, me permet d'avancer dans, finalement, d'autres choses que, finalement, ce que tu peux faire quand tu as une cliente à la fois, tu vois, parce que là, je suppose que c'est des collaborations entre plusieurs personnes. Est-ce que, du coup, ça, ça te rajoute un paquet supplémentaire de Dieu ? Ok, moi tout seul Gaëtanos, je dois encore faire ça, mais nous tous ensemble, on doit encore faire ça aussi, et deux parallèles à se dire, on doit toujours encore voir plus loin quoi.
- Speaker #1
En fait, je dirais déjà, il y a une première chose, c'est parce que j'ai envie de mettre plusieurs personnes en lumière. Parce que si j'ai réussi à bosser avec Gaëlle, qui hormis d'être une cliente, qui est aussi devenue une amie, parce qu'on tisse des liens d'amitié, je l'ai connue par le biais d'eux, puis par le biais d'eux. Parce que si j'ai commencé à rentrer dans ce milieu, ça a été grâce à l'ami d'une ancienne prof. à moi, qui ensuite j'ai bossé sur la fille de cette prof là, qui connaissait Loïc Noté, qui en soi l'a un peu interpellé en demandant d'où elle allait se coiffer, j'ai commencé ça avec Lowe il y a huit ans. J'ai fait beaucoup de choses avec lui, j'ai bossé sur des clips, sur des concerts, des festivals, des shootings photos. Et ensuite, lui qui m'a fait connaître tout cet univers soit cet univers musical qui est assez dur de faire sa place et après de là sur un de ses clips vidéo j'ai fait la rencontre d'une make up artist qui bossait avec gaël et qui m'a dit j'adore ton aura et qui a essayé de prendre connaissance et je dis écoute moi je flippe parce que ça faisait une semaine que je ne me lancer à temps plein c'était les les tout débuts du coup de ton parcours d'indépendance. Je commence en complémentaire avec Loïc et mon ancien patron qui après a découlé, et là j'ai eu cette pièce qui m'a dit ok je me mets plein et on verra et donc je lui explique et elle me dit écoute donne moi ta carte je ne savais pas avec qui elle bossait elle me dit donne moi ta carte et si un jour j'entends qu'on parle, qu'on a besoin pour un shooting on fera appel à toi et je pense que 3-4 jours après je reçois un message d'une personne qui bossait avec Gaël et qui m'a demandé si j'étais disponible pour... un shooting pour une palette halloween et là je me suis ok qu'est ce qui m'arrive ça fait une semaine que je suis à temps plein et on me demande ça s'enchaîne ok bah je teste au début j'ai ma femme qu'est ce que je fais elle me dit mais vas-y je suis ouais mais si ça se passe mal tant pis tu l'auras fait une fois et en fait là je suis arrivé sur le shooting et je rencontre gaël et là je me dis oh waouh c'est une personne en plus elle veut Je venais d'accoucher de son premier petit bébé. Et je découvre vraiment une personne qui est juste exceptionnelle. Franchement, et je me dis, OK, je ne peux pas laisser passer cette chance. Et donc, du coup, ça a fait ce premier jour de shooting. Et là, elle me dit, tu t'appelles comment, du coup ? Ah, Gaëtano, OK, pour moi, tu seras Jon Snow. Tu seras Jean Neige. Et je te rajoute sur les réseaux. Et donc, je vois là, et je suis en mode, mais dans quel monde on vit là ? Dans quel monde parallèle on vit ? Qu'est-ce qui m'arrive ? Et de... de là, elle s'est enchaînée un shooting, deux shootings, un déplacement, deux, trois, et là, avec elle, ça va faire quatre ans que je bosse avec elle. Et puis, Voilà, elle m'a tellement, tellement apporté. C'est vraiment l'uneur parce que quand je réfléchis d'où j'ai commencé, si on m'avait dit un jour tu arriveras à ça, et pour moi c'est pas fini, c'est que le début, j'aimerais pas. Jamais j'aurais pu y croire. De se dire, faire tout ça, bosser avec plein de gens, bosser avec de la bijouterie, bosser pour des défilés. J'ai fait aussi la Fashion Week à un moment donné. Là, de faire le festival de Cannes. cette année avec elle deux fois et plein d'autres projets qui arrivent et c'est là où tu te dis, je pense c'est la première fois de ma vie où à l'heure actuelle avec du recul quand je bosse avec des gens comme ça j'ai plus cette peur j'ai plus ce truc où je me sens dévalorisé parce que c'est des personnes tellement saines qui te mettent en lumière et qui te portent et qui t'encouragent alors je flippe à chaque fois que je dois la coiffer à chaque tournage à chaque événement je flippe Flip d'ailleurs, même si elle passe par là, je flip meuf. Mais je flip parce que j'ai envie de donner à 100%. Ce n'est pas je flip pas parce qu'elle est exigeante, parce que je la connais maintenant, donc je sais ce qu'elle veut, ce qu'elle ne veut pas. C'est plutôt j'ai peur de décevoir. Et j'ai peur de perdre ce taf là, parce que ça m'apporte tellement, hormis le côté financier, ça m'apporte tellement humainement la rencontre avec des gens et de voir aussi ce côté en intérieur. parce que c'est tellement dur d'arriver à ce niveau-là, à ce niveau que eux sont. Ils ont aussi des vies de famille, mais de zinzins, où ils ne profitent pas assez. Et on voit, tu vois, ce côté l'influence, la mode, le chant, comme des...
- Speaker #0
L'envers du décor, on ne le voit pas.
- Speaker #1
Mais bien sûr, c'est des humains comme nous, et qui bossent pour arriver là, et qui ont du mal, et qui des fois sont... sous pression et malheureusement des fois ça déraille un peu et après ça reparle et on est reparti mais en fait c'est tellement magique de travailler là dedans en tout cas parce que je suis encadré de bonnes personnes et oui ça m'a apporté beaucoup ça m'a apporté beaucoup mais il faut pas oublier quelque chose c'est que si j'avais pas eu moi mes créations mes clientes jamais j'aurais pu arriver là là parce que ça m'a créé une carte de visite. Donc sans mes clientes, j'aurais pas pu non plus être là. Et ça m'apporte parce que les gens c'est bête mais ils savent que tu coiffes un tel et un tel et ils vont venir. Et des fois je me dis mais c'est un peu ridicule parce que j'ai pas envie d'être reconnu pour être le coiffeur d'un tel. Je veux que tu viennes parce que tu m'apprécies, que tu aimes mon boulot. Parce que le un tel, toi tu me demandes une couleur extrême, c'est pas ce que je fais sur un tel.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
Donc je pense qu'il y a cette confiance en disant si ces personnes-là lui donnent une certaine confiance, on aura confiance. Mais c'est pas parce que je réussis ces personnes-là que je vais réussir à toi. Donc j'ai pas envie que tu viennes te coiffer parce que je suis le coiffeur d'un tel. Je veux que tu viennes te coiffer parce que tu m'apprécies que tu aimes mon identité que tu aimes mon aura, que tu aimes la personne que je dégage.
- Speaker #0
Pour qui tu es ?
- Speaker #1
Pour qui je suis.
- Speaker #0
Pour le travail que tu accomplis et pas parce que...
- Speaker #1
Et pas parce que je veux faire un selfie avec toi parce que t'es le coiffeur d'un tel.
- Speaker #0
Ça t'est déjà arrivé une petite anecdote là-dessus ? Ah ouais ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ah ouais, ils arrivent au salon et tout, de but en blanc. Ah ouais ?
- Speaker #1
Mais t'es le coiffeur de Gaël, t'es le coiffeur de Luc, est-ce que je peux avoir une photo ? Est-ce qu'ils se sont déjà assis là sur ce fauteuil ? Et t'es là en mode... Wow. Mais... Mais je peux comprendre parce que c'est des personnes qui te motivent dans la vie, qui te donnent un but aussi. Mais moi ce que je veux c'est que tu viennes parce que tu m'apprécies. Je veux pas que tu viennes parce que t'as envie d'être proche de ces personnes là. Je veux que tu viennes pour moi, pas pour eux. Et c'est vrai que j'arrive à avoir ça avec le recul parce que j'ai su scinder un peu des deux. Mais ouais c'est...
- Speaker #0
ça m'a apporté beaucoup de visibilité je ne vais pas mentir peut-être pas de la clientèle mais le tremplin quand même au niveau visibilité peut-être de carrière bien sûr et ça je remercie toutes les personnes avec qui je travaille depuis le début,
- Speaker #1
depuis ces 9 années parce que c'est grâce aussi aux gens qui m'entourent l'homme que tu es aujourd'hui et l'artiste que tu es
- Speaker #0
Ça ne change rien, tu vois. Non,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Tu restes quand même entier, je vais dire. Et le fait d'être aussi entouré de belles âmes, de belles personnes, de cette équipe finalement, qu'au début tu étais peut-être un peu impressionné, mais que finalement tu te retrouves parce qu'ils sont lumineux comme toi, ils ont peut-être aussi des valeurs qui vous relient, et ça je trouve que c'est méga beau. Et c'est hyper important de le dire que finalement la notoriété ça aide beaucoup, mais l'envers du décor c'est...
- Speaker #1
C'est génial, mais je me suis retrouvé dans mon âme d'enfant. Parce que tu vois, les choses étaient en mode, oh waouh, ça existe. Ça existe de faire des choses pareilles. exceptionnel. Et je le souhaite à tout le monde. Et c'est pour ça que tu vois, pour moi, je vois vachement plus loin dans le futur, mais il faut que les générations à venir ne pensent pas que tout est facile, mais par contre, rien n'est impossible. Si tu t'en donnes les moyens, tout est faisable. Franchement, tout est faisable. Mais il faut juste s'en donner les moyens. Et ne pas avoir peur. Il faut y aller au culot. Il faut vraiment... Tu vas te casser la tronche. Et plus d'une fois, tu vas te casser. Il faut se relever. Si tu as le bon entourage, tu peux te relever.
- Speaker #0
C'est ça. C'est hyper important. C'est vraiment chouette que tu le remettes sur le tapis. Parce que l'entourage, ça fait énormément. Merci d'avoir partagé tout ça. Est-ce que ça te dit qu'on termine sur des petites questions ? mais des petites questions où on va dans la spontanéité, tu vois ?
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Le plus rapidement possible, hop hop, tu réponds.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est pas compliqué, mais bon.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je le dis parce que c'est sympa, tu vois, de savoir cette... Allez, tac tac. Tac tac. Qu'est-ce qu'on répond ? Un mot qui te définit ?
- Speaker #1
Généreux.
- Speaker #0
Une peur. Oh !
- Speaker #1
Une peur ? Ah punaise, c'est compliqué. Je dirais l'angoisse, c'est ce qui me tétanise le plus, le stress.
- Speaker #0
Un rêve ?
- Speaker #1
De ne pas m'arrêter là. J'ai vraiment, j'ai beaucoup de rêves en tête et je ne veux pas m'arrêter là.
- Speaker #0
Une habitude secrète ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup de tocs. Du genre, je vérifie trois fois à chaque fois si les choses sont faites. La porte est fermée, je vais vérifier trois fois. J'ai ces petits tocs comme ça qui sont... J'essaye d'améliorer... améliorer, mais ouais, et je m'autoparle tout seul, pour me rassurer. En faisant le schéma dans la tête, ok, je vais faire ça, ok, on va me dire ça, et après ça va être ça, ok, non, ça va aller, t'inquiète, et au pire, ça va pas, tant pis pour eux. Tu vois,
- Speaker #0
c'est vrai. J'ai l'image. Tu vois cette vision,
- Speaker #1
le fou du bus qui tourne autour de la table ? Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Une personne que tu admires ?
- Speaker #1
Oh. Dans quoi ? Dans...
- Speaker #0
Ce que tu veux. Ça peut être familial, ça peut être une rencontre professionnelle, ça peut être une personne qui t'a aidé dans...
- Speaker #1
Bah je dirais, je vais t'en dire une dans le familial. une dans le pro ma grand-mère parce qu'en fait sans elle je ne serais pas ici oui clairement elle c'est la créatrice des parents tu vois mais grâce à elle si elle n'était pas là je ne serais pas ici et dans le milieu pro vraiment Gaël pour moi c'est la business woman à l'état pur qui n'a pas froid aux yeux et qui combine vie de famille et tout ce qui s'ensuit et malgré que comme dans toute personne on juge beaucoup c'est
- Speaker #0
vraiment un modèle j'espère qu'elle regardera parce que vraiment c'est hyper beau de voir justement cet envers de décor qu'on ne voit pas c'est trop bien, merci beaucoup un petit regret ?
- Speaker #1
de ne pas mettre l'ancé putain
- Speaker #0
Un moment que tu voudrais revivre ?
- Speaker #1
La naissance de mon fils. Impeccable.
- Speaker #0
Franchement, c'est trop chouette. Ça, c'est le petit objet que je t'ai demandé d'apporter. Je le rajoute aussi aujourd'hui parce que je voulais encore donner plus de profondeur humaine à ce podcast. euh... Je voudrais que tu nous le montres, si tu veux bien, et que tu nous expliques brièvement ce qui symbolise vraiment pour toi.
- Speaker #1
Alors c'est l'alliance de mon grand-père, donc du mari de Nona, qui en fait elle me l'a donné quand j'étais jeune, je devais avoir 14-15 ans. Et en fait ça a toujours été mon petit port de bonheur et que je donnais aux gens. Quand ils avaient besoin d'avoir de la chance. En tout cas, ma femme, pendant toutes ces années d'études, à chaque blocus, à chaque exam, quand je devais passer un entretien, quand je devais faire des projets, je l'ai souvent avec moi. Alors, je la laisse à la maison parce que j'ai peur de la perdre, mais quand j'ai des choses importantes, et en fait tout est relié à la famille encore une fois à Nona, à tout ça et c'est elle qui m'a transmis ça à Chevalière donc c'est vraiment l'objet que j'ai besoin pour m'apporter de la chance pour relier à la famille c'est magnifique franchement merci,
- Speaker #0
merci mille fois ce que je vais te demander le dernier exercice avant qu'on clôture tout doucement le podcast c'est face cam si tu veux bien si tu devais aujourd'hui dire une phrase au petit garçon que tu étais qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
je dirais crois en toi ne baisse jamais les bras n'écoute personne n'écoute que toi et la petite voix que tu avais dans ta tête et que tu vas y arriver voilà trop bien
- Speaker #0
Je pense que tu peux être très très fier de ce petit bonhomme, parce qu'il en a fait du chemin en tout cas. Merci beaucoup Gaëtanod d'avoir été avec nous. Je vais te laisser après signer le petit livre d'or, c'est un petit rituel qu'on a. Dedans j'aimerais que tu nous laisses ton ressenti sur finalement la petite heure qu'on a passée ensemble. Et que tu te dises si moi je devais faire l'interview de quelqu'un. ça serait qui ? du coup merci beaucoup d'avoir regardé et d'avoir écouté l'épisode n'oubliez pas pour ne rien rater sous la vidéo d'activer la petite cloche et de nous laisser un petit like abonnez-vous évidemment comme ça vous nous aidez à gagner du coup en visibilité et surtout ne rien rater et en audio on vous attend sur toutes les plateformes donc n'hésitez pas à nous noter 5 étoiles ça nous aide énormément à avancer et je vous dis à dimanche prochain