Speaker #0Un jour on s'était complètement perdu, en fait on devait rejoindre un point très précis pour filmer une séquence de vidéo et en fait on s'était perdu, on s'était trompé de chemin et il faut vraiment imaginer un chemin de terre avec beaucoup de végétation autour et à notre gauche il y avait la mer avec des rochers et quelques habitations au bout. Et donc on s'arrête quand même pour contempler ce paysage qui était absolument magnifique. En plus, il y avait le coucher de soleil qui ne tardait pas à arriver. On s'arrête, on regarde un petit peu. Et là, on voit un Coréen garer sa voiture, sortir de la voiture en pantoufles, descendre. Donc il faut imaginer vraiment qu'il y avait des rochers comme ça empilés les uns sur les autres. Il descend, il sort sa canne à pêche et il cherche un spot pour pouvoir pêcher et faire sa meilleure séance de pêche. Et c'était très très calme, il n'y avait que nous et avec cet habitant de Jeju au loin comme ça avec sa canne à pêche. Et c'est là qu'on s'est dit ah ouais en fait ça n'a rien à voir avec ce qu'on connaît de la Corée du Sud, de ces grandes villes développées, très modernes. Et là on s'est dit ah ouais là on n'est pas sur le continent là, on est vraiment ailleurs. Donc c'est comme ça que je voulais commencer cet épisode de podcast sur Jeju, parce que c'est vraiment une image qui nous a marqués. et c'était vraiment une image de contraste. On s'est dit, waouh, c'est à la fois beau et à la fois déstabilisant parce qu'on ne pensait pas voir cette scène-là en Corée. Ça paraît un peu absurde, mais c'est vrai que si on se met à scroller sur les réseaux sociaux ou à aller voir sur Internet ou tout simplement scruter les infos et l'actualité, on dira que la Corée du Sud, c'est avant tout, surtout Séoul, mais c'est un peu le cas avec les capitales. C'est Séoul, c'est des buildings, c'est la K-pop, les K-dramas, j'en sais rien, plein d'autres tendances. Mais on ne s'imagine pas voir des Coréens sortir en chaussons, short, avec une canne à pêche et pêcher à 17-18h un mardi soir. Voilà, c'est ça en fait, c'est ce contraste entre ce qu'on peut imaginer et ce qu'on peut voir sur les réseaux et tout, et vraiment de ce qu'on peut voir de nos propres yeux. Mais voilà. C'est comme ça du moins que je voulais commencer cet épisode-là. Moi c'est Amanda, je suis co-fondatrice de la marque Just Backpacker et dans l'épisode d'aujourd'hui, je voulais vous parler de notre voyage à Jeju, qui est une île située en Corée du Sud. On est resté à Jeju pendant un petit peu plus de deux mois et on a vraiment eu un gros coup de cœur pour cette île. Voilà, donc je vais expliquer les raisons de notre coup de cœur, donc on expliquera un petit peu l'histoire de l'île. qu'est-ce qui se cache réellement derrière ces paysages paradisiaques et raconter quelques anecdotes. Alors avant tout, nous c'est vrai que Jiju, on n'avait pas trop d'attentes particulières. On n'avait même aucune attente particulière. Donc c'est aussi la raison pour laquelle on a souhaité aller là-bas, c'est parce qu'on voulait vraiment découvrir. Et donc oui, on a voulu creuser forcément l'histoire, savoir ce qui s'était passé là-bas et voir ce qu'il y avait au-delà des paysages. Nos premières impressions, c'est que Jeju a des paysages vraiment spectaculaires. Il y a une diversité de paysages, c'est complètement hallucinant. Ça nous a fait penser à l'Islande. Alors je ne sais pas si vous êtes déjà allé en Islande. Si c'est le cas, vous voyez sûrement de quoi je veux parler. C'est-à-dire qu'à Jeju, tu peux passer des montagnes aux falaises, des falaises aux cascades, des cascades aux plages, à une plage de sable blanc, puis à une plage de sable noir. Enfin, il y a vraiment une variété de paysages, c'est magnifique. Et ça nous a fait aussi penser à la Mongolie. Mais il y a une raison très précise à ça et j'y reviendrai dans la suite de l'épisode. Et pour finir sur cette première partie, c'est vrai que Jeju est vraiment, vraiment à part du continent. Ce que je veux dire par là, c'est que quand on connaît un petit peu la Corée du Sud, quand on a un petit peu visité et découvert quelques endroits en Corée du Sud, on se rend compte que J2 est vraiment À part du point de vue culturel, du point de vue de la langue, du point de vue du mode de vie. Il faut savoir aussi que Jeju a sa propre langue. Elle a des traditions uniques. Elle a vraiment son histoire. Il y a vraiment des événements historiques très propres à Jeju qui sont passés là-bas et qui font partie d'une période historique très marquante. J'en parlerai un petit peu après. En bref, notre première impression, c'était vraiment des paysages spectaculaires. et une identité forte et complètement à part du reste de la Corée. Maintenant, j'ai envie de vous poser une question. Est-ce que vous, ça vous est déjà arrivé d'arriver quelque part avec un certain nombre d'attentes et de découvrir... quelque chose de complètement différent. Dites-le nous dans les commentaires. On voulait faire cet épisode de podcast pour vraiment montrer le contraste qu'il peut y avoir entre des beaux paysages ou des paysages de carte postale et l'histoire qu'il y a derrière les paysages. Parce que dans le monde entier, on voit des paysages magnifiques, sublimes qu'on prend en photo, qu'on met sur les réseaux sociaux mais très souvent on ne se penche pas sur l'histoire qui a pu marquer les lieux. On est dans une phase où on en a marre de juste aller voir des paysages, juste prendre des photos et partir. Maintenant, on a envie de comprendre qui s'est vraiment passé. On a envie de retracer un petit peu l'histoire des lieux pour voir ce qu'il y a au-delà des beaux paysages. Le premier endroit que vous pouvez aller visiter à Jeju pour vous intéresser à l'histoire, c'est Seongsan Ilchulbong. Alors, excusez-moi pour la prononciation, on vous mettra tous les noms des lieux. dont on parle dans cet épisode, dans la description de l'épisode. Donc le premier lieu, c'est Seongsan Ilchulbong. Alors pour résumer vraiment brièvement, c'est un cône volcanique qui s'est formé il y a à peu près 5000 ans à cause d'éruptions sous-marines. A Jeju, c'est arrivé très fréquemment qu'il y ait ces éruptions sous-marines comme ça. C'est un site qui est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et c'est d'ailleurs un des sites les plus photographiés de l'île. Donc ce lieu a vraiment une réputation de... paysage de carte postale. Et c'est vrai, il est magnifique. Il est sublime. Encore plus l'été, là, quand on y était, il n'y avait pas trop de monde. Il y avait un grand ciel bleu. Mais comme beaucoup d'endroits, derrière la photo de carte postale, il y a une histoire. Et celle-ci, elle est tragique. Donc il faut s'imaginer vraiment une énorme falaise comme ça, entourée par l'eau. Et il y a des cavités dans cette falaise qui sont quand même assez grandes. Et ces cavités ont été creusées à même la roche. par les habitants de Jeju, qui étaient en fait réduits au travail forcé. Et en fait, ces cavités-là, c'est là que l'armée japonaise, donc à la fin de la Seconde Guerre mondiale, cachait des armes secrètes. On les appelait les shinyo. Et en fait, c'était des kamikazes, des bateaux bourrés d'explosifs que les pilotes japonais étaient prêts à lancer en cas d'attaque de l'armée américaine. Parce que l'armée américaine pouvait arriver en face. Mais voilà, là on a vraiment typiquement un paysage qui est à la fois d'une beauté incroyable et à la fois qui reflète vraiment les stigmates de la folie humaine. Et en plus quand on sait que ces cavités ont été creusées par les habitants de l'île, c'est encore plus triste et désolant. Donc là on a vraiment un contraste très très fort. Et c'est vrai que quand on est arrivé la première fois sur le site, on s'est dit... C'est trop beau, mais comment est-ce qu'il a pu y avoir cette histoire-là ? Comment il a pu se passer ça ici ? On s'est dit, mais ça se trouve, la plupart des gens passent devant sans même savoir ce qui s'est passé. Je disais un petit peu plus tôt dans l'épisode que certains paysages de Jeju ressemblaient à ceux de Mongolie. Parce qu'il y a très très longtemps, il y avait une dynastie qui s'appelait la dynastie Goryeo, qui capitulait face aux Mongols. et en fait il y avait un groupe de rebelles qui avaient refusé de se rendre donc ils étaient allés se réfugier sur l'île de Jeju et à ce moment là les mongols ont lancé un dernier assaut pour vraiment mettre fin à cette résistance les mongols ont gagné et par la suite ils ont transformé l'île de Jeju en centre d'élevage équestre et ils ont un petit peu façonné les paysages de l'île à leur image donc il y avait beaucoup beaucoup de plaines avec beaucoup de chevaux qui sont d'ailleurs maintenant croisés. Et donc c'est vrai que quand on se balade à Jeju, on voit certains paysages et on se dit mais en fait ça ressemble à la Mongolie. On avait vraiment l'impression de voir les steppes mongoles. Peut-être pas aussi vastes et étendues, mais il y avait un petit air quand même. Et ouais c'est marrant en fait d'avoir découvert la Mongolie l'année dernière, d'avoir vu ces paysages et maintenant d'aller en Corée du Sud. Et de voir ça sur une toute petite île comme ça, au sud de la Corée, c'est de dire, ouais, en fait, il y a une forte ressemblance. Et en plus, oui, il y a ces chevaux qui sont trop, trop beaux. Et d'ailleurs, à Légeau, il y a beaucoup, beaucoup de centric est. Donc voilà, l'île a gardé, en fait, cette influence, cette empreinte mongole. Il y a d'ailleurs les Mokos, ce sont les éleveurs mongoles, qui se sont installés sur l'île. Et en fait, ils se sont mariés, clairement, avec la population locale. Ensuite, je vais vous parler... Je crois que c'est un des lieux qu'on a préféré à Jiju, c'est le bultoc. On en a d'ailleurs parlé sur nos réseaux et j'en ai fait une vidéo Instagram. Le bultoc, c'est un abri circulaire fait à partir de pierres volcaniques. Il faut s'imaginer vraiment cet abri comme ça en cercle avec au milieu un feu. Et ce lieu servait de rassemblement. de rassemblement de vestiaires et d'espace de décision pour la communauté des NIO. Les NIO, ce sont les pêcheuses de Jeju. Vous les avez peut-être déjà vues sur les réseaux sociaux. Ce sont vraiment un groupe de plongeuses. Et elles plongent sans bouteille d'oxygène. C'est complètement dingue. En sachant que la plupart des NIO, alors je n'ai pas les chiffres exacts, je ne voudrais pas dire de bêtises, mais la plupart des femmes... Plongeuse Ennio a environ 70 ans, 80 ans. C'est complètement dingue. Et donc c'est là où elle se rassemblait en fait. Donc avant de pêcher, pendant les séances de pêche et après aussi, en fin de journée, elle venait ici dans ce boule-toc. C'est comme ça que ça s'appelle le boule-toc. Et elle venait se changer, elle venait se réchauffer après. après avoir plongé, parce qu'elle plongeait dans des eaux glaciales. Elle venait échanger des informations sur la pêche, sur les courants, sur leur technique de pêche. Et surtout, c'était un espace communautaire et 100% féminin. Les hommes ne connaissaient pas les secrets qu'elle s'échangeait. C'est quand même dingue. C'est vrai que quand je raconte ça, j'ai une image qui me revient en tête. C'est justement un jour, on était allé voir un boule d'oc qui était encore très très bien préservé. Il y a vraiment encore cet abri entièrement construit avec, on voyait l'espace au milieu, la terre un petit peu creusée. On se doutait qu'il y avait le feu ici. Et on voit comme ça, donc c'était au bord de l'eau évidemment, et on voit une camionnette arriver et on voit sortir une égnaille. Elle avait juste la combinaison comme ça qui sortait un petit peu. Elle avait un énorme panier sur le dos rempli de filets de pêche. Elle a à peine fait du bruit. C'est vraiment, elle est sortie peut-être entre deux séances de pêche. elle s'est faufilée à l'intérieur d'un bâtiment, et puis on ne l'a plus vue. C'est vrai que ça tombait pile à ce moment-là, on visitait un boutique, on était seules, et on voit une haine arrive, c'est vrai qu'on se dit c'était vraiment des femmes courageuses, et très très fortes. C'était aussi très très émouvant de se dire que les haineaux étaient vraiment le symbole de l'île. Et d'ailleurs les haineaux pêchent les ormeaux, je ne sais pas si vous avez déjà goûté ce croquillage, c'est un croquillage que les haineaux pêchent. et qui sont d'ailleurs très difficiles à pêcher parce qu'il y a une certaine technique de pêche à avoir pour pouvoir les pêcher correctement. Et il y a aussi énormément de... Il faut très bien connaître les courants. Et donc à Jeju, vous pouvez déguster l'ormo. Il y a l'ormo, je crois, bouilli, l'ormo en soupe, l'ormo sous forme un peu de barbecue, comme ça. Alors l'ormo, on l'a goûté et on va d'ailleurs publier une vidéo YouTube sur les différentes dégustations qu'on a pu avoir à Jeju. Donc voilà, ça devrait pas tarder à arriver, je suis en train de monter la vidéo là, mais comme je suis en train d'apprendre à utiliser le logiciel de montage, ça prend évidemment du temps, mais la vidéo sortira courant septembre sur notre chaîne YouTube. Donc voilà, les NEO c'est vraiment, littéralement ça veut dire les femmes de la mer, et elles sont vraiment devenues les piliers d'une structure matriarcale. Voilà, et pour la petite histoire, on en parle un petit peu plus sur les réseaux, on en parlera plus dans la vidéo YouTube, mais en gros... les NIO existent parce qu'il y a très très longtemps, c'est les hommes Adjéjou qui pêchaient, mais il y a eu un certain nombre de guerres, ce qui fait que les hommes étaient envoyés soit en mer, soit mouraient sur le terrain à cause de la guerre. Donc les femmes, pour pouvoir survivre et nourrir leur famille, elles ont pris le relais sur la pêche. Sauf qu'il y a eu des taxes royales venues du continent par les rois qui ont été imposées sur la pêche des femmes, et donc elles devaient à la fois rendre des comptes, à la cour royale parce qu'il y avait un fort tribut forfaitaire sur la pêche, donc elles devaient pêcher énormément. Et en plus, elles devaient se nourrir elles et nourrir leurs familles. Et cette tradition existe encore, mais c'est un métier qui tend à disparaître malheureusement. C'est à discuter en vrai, c'est à discuter. Pourquoi est-ce que les nouvelles générations ne veulent pas faire ce métier-là ? Est-ce que c'est à cause de la dangerosité du métier ? Est-ce que c'est parce que les traditions ne suivent plus ? Est-ce que c'est parce qu'il y a d'autres envies de la part de la jeunesse ? On avait déjà posé cette question sur les réseaux, je crois sur Instagram. Et quelqu'un, il me semble, avait répondu, sûrement parce que les jeunes femmes coréennes se rendent compte que c'est un métier quand même très très dangereux et qu'il y a vraiment des risques derrière. Dites-nous ce que vous en pensez d'ailleurs, ce serait intéressant de savoir. Pour continuer sur l'histoire de Jeju, un jour on s'est dit qu'on allait visiter le musée du 4.3. Le 4.3, ça fait référence au 3 avril. Et c'est vrai que quand on est sorti de ce musée-là, on s'est dit mais... Comment c'est possible de parler de Jiju sans mentionner le 4.3 ? Et encore une fois, c'est quelque chose qu'on ne voit jamais sur les réseaux sociaux, voire très très peu, et pourtant franchement, ce serait bien d'en parler, pour prendre conscience de certaines choses et pour réaliser en fait tout ce qui... qui s'est passé sur cette petite île isolée comme ça. Alors le 4.3, c'est pour résumer une période de répression sanglante qui a été menée fin des années 40, début des années 50 par l'armée et la police sud-coréenne et ça a entraîné la mort d'environ 30 000 civils innocents sous prétexte de lutte anticommuniste. C'est vrai que cette période de l'histoire a été mise sous silence. Pendant très très longtemps, c'est une affaire qui a été étouffée par notamment la peur des représailles. Mais voilà, sur l'île de Jiddu, il y a donc plusieurs lieux qui font référence directement à cette période de l'histoire qui est très très sombre. Pareil, alors si vous voulez plus d'informations sur quoi voir en fonction de vos centres d'intérêt, si vous êtes plus branché histoire, plus gastronomie, plus nature, peu importe, Si vous souhaitez découvrir Jeju en fonction de vos centres d'intérêt, si vous voulez en savoir plus sur le 4.3 ou sur les NIO, on a rédigé un article de blog qui est disponible sur notre site internet. Je vous le mets aussi en description de l'épisode. Et ça vous met vraiment tout ce que vous pouvez voir, tout ce que vous pouvez apprendre sur Jeju en fonction de vos passions. Donc voilà, on vous a vraiment tout mis dans cet article de blog. Il est disponible. Le 4.3, c'est un élément d'histoire de Jeju qui est très important, très touchant. C'est peut-être l'élément historique principal de Jeju. Et c'est là qu'on se prend la plus grosse claque, je crois, en termes de paysage versus histoire. Et pourtant, l'île de Jeju nous a accueillis très chaleureusement. On a rencontré des gens très souriants. Pour finir sur cet épisode sur Jeju, qu'est-ce que Jeju nous a appris concrètement ? Pour la petite anecdote, nous, ça fait maintenant un petit... petit moment qu'on voyage en backpack, au-delà de tout l'aspect historique ou culturel de Jeju qu'on a pu découvrir. Il y a aussi une chose dont on voulait évoquer dans cet épisode de podcast, c'était le slow travel. Alors nous, pour la petite histoire, ça fait maintenant un petit moment qu'on voyage en backpack, et l'année dernière, quand on avait... quand on a commencé à voyager en backpack, on enchaînait les destinations, on avait la fameuse liste des incontournables. qu'on Ausha les uns après les autres. Et en fait, au bout d'un moment, on a eu un déclic où on s'est dit que c'était pas du tout ce qu'on voulait faire et en fait, on ne s'y retrouvait absolument pas. On suivait juste ce qu'il fallait faire, entre guillemets, et ce que les gens disaient de faire sur les réseaux. Mais nous, ça ne nous plaisait pas du tout et on avait envie d'en savoir plus. On avait envie de découvrir un pays autrement. Et c'est comme ça qu'on s'est dit, mais en fait, nous, on adore l'histoire, on adore la nature, l'architecture, la gastronomie. On s'est dit, mais en fait, on pourrait carrément découvrir un endroit ou un pays. et essayer de retracer un petit peu l'histoire. Au moins, essayer de comprendre ce qui s'est réellement passé. Et c'est pour ça que depuis un certain temps, on a décidé de voyager plus lentement, en prenant vraiment notre temps. Et c'est aussi comme ça qu'on a eu l'idée de développer notre chaîne YouTube et de lancer notre concept de vidéo. Donc Jeju nous a appris à faire ce dont on a réellement envie. On n'a pas couru après une liste d'incontournables à faire ou à voir à Jeju. On a choisi un sujet et on s'y est tenu. Et ça nous a enrichi aussi personnellement. Je me souviens, avant d'y aller, on s'était dit « Ok, on se donne pour objectif de grimper le mont Alassane. » Le mont Alassane, c'est la plus haute montagne de l'île. Il est possible de la grimper. Il se trouve qu'on ne l'a pas fait. C'est absolument pas grave. Parce qu'au final, nous, ce qui nous faisait vibrer, c'était vraiment de découvrir les lieux et de comprendre ce qui s'était passé. Ça nous est complètement sorti de la tête, en fait, cette excursion au mont Alassane. Et c'est pas grave, peut-être qu'on le fera un jour. peut-être jamais. On s'est juste dit bon bah si on a le temps en plus de ce qu'on veut faire sur place bah on le fera et si on le fait pas bah c'est pas grave. Ça nous a aussi appris à vraiment aller là où on avait vraiment envie. Ça peut être par exemple, c'est tout bête mais ça peut être aller plusieurs fois dans le même restaurant si c'est excellent. Pourquoi est-ce qu'on se forcerait à aller tester tous les restaurants de la ville parce qu'il y a aussi très souvent une tendance de il faut tester plein de restaurants dans un même endroit pour voir quel est le meilleur mais si on a juste adoré le cadre, l'accueil la carte, les saveurs d'un même restaurant pourquoi est-ce qu'on se forcerait à aller ailleurs donc nous ça nous est arrivé d'aller plusieurs fois dans le même restaurant parce que c'était trop bon et parce qu'en plus de ça on avait noué des liens avec les serveurs, d'ailleurs ça me fait penser qu'il y avait un restaurant juste à côté de chez nous et c'était un restaurant familial donc il y avait les parents qui travaillaient et le fils qui aidait aussi au service Et le fils parlait très bien anglais et nous avait demandé mais vous venez d'où ? Alors on lui avait dit France. Il m'a dit ah oui oui France, je connais Lyon, je connais Nice. C'est souvent les mêmes villes qui reviennent d'ailleurs. Mais bref, il connaissait un petit peu la France et à un moment donné il nous demande... Mais qu'est-ce que vous venez faire à Jeju ? Et on lui dit, bah nous, on voulait absolument découvrir cette île. On en parle très peu, on la voit pas trop sur les réseaux et tout. Et on s'est dit, mais c'est... Ouais, on était juste curieux, quoi. On avait envie de voir autre chose de la Corée. T'es là, bon, je reviens pas, mais vous êtes là depuis combien de temps ? C'était à la fin de notre séjour, donc ça faisait maintenant un petit peu plus de deux mois. Il était vraiment très très étonné, quoi. On avait l'impression qu'il se disait, mais qu'est-ce que vous venez faire chez nous ? Alors que c'est pas... c'est pas tip-top. On avait envie de lui dire, vous vous rendez compte que là, vous avez une île qui est tellement riche d'histoires, et nous, on est tombés vraiment amoureux de votre île, et si on pouvait rester encore quelques temps, on le ferait. Ça nous a aussi appris à vraiment ralentir et se reposer s'il le faut. Si vous avez envie de juste avoir des jours off, où vous voulez juste chiller, ne rien faire, rester à l'intérieur, ou juste aller chiller dans un café, ou aller chiller à la plage, c'est totalement ok. Parfois, on peut... On peut avoir l'impression qu'il faut absolument courir partout, qu'il faut enchaîner les lieux, qu'il faut courir d'une ville à l'autre, qu'il faut avoir une liste de choses à faire. Je vais prendre l'exemple de la plage. Mais si vous voulez juste aller chiller à la plage et ne rien faire, et faire la crêpe juste tout l'après-midi, il n'y a pas de problème. En plus, chiller à la plage, je prends cet exemple. Bah, il y a aussi un peu une dimension culturelle, parce que... à la plage, on voit aussi comment se comportent les autres. Par exemple, nous, quand on était à la plage à Jeju, on voyait que les Coréens, par exemple, ils se baignaient habillés. Ils se baignaient en famille, en grand groupe. Enfin voilà, il y a aussi comme ça, il y a des choses à observer. Même dans ce genre de situation-là, le fait de ralentir en voyage, ça permet aussi de créer et de nouer des liens. Nous, c'est ce qui nous était arrivé du coup avec ce commerçant dans un konbini. parce qu'on venait chez lui tous les 2-3 jours pendant un mois non-stop. Donc forcément, au bout d'un moment, il y a des sourires, il y a des bonjours, bonne journée. Donc c'est parfois plus facile aussi de créer comme ça des relations, des liens. Donc voilà, pensez à faire ce à quoi vous aspirez vraiment. Est-ce que c'est plutôt bouger ? Est-ce que c'est marcher ? Est-ce que c'est l'histoire ? Est-ce que c'est la gastronomie ? Est-ce que c'est plus la culture ? Et nous, c'est ce qu'on veut faire avec Just Backpacker. C'est vraiment retracer les histoires. Et connaître les endroits où on décide de s'installer, connaître les endroits où on décide de mettre les pieds. C'est pas juste les survoler, mais c'est vraiment les comprendre. Donc voilà, on espère que cet épisode de podcast vous aura plu. Franchement, je pourrais encore continuer à parler de Jeju, mais je pense que l'épisode durerait des heures et des heures. Donc encore une fois, si vous voulez en savoir plus sur Jeju, je vous mets le lien vers notre article de blog dans la description de l'épisode. donc vraiment n'hésitez pas à aller jeter un oeil suivez-nous aussi sur les réseaux sociaux on poste des vidéos sur Instagram, on poste des vlogs sur TikTok, on est aussi sur Youtube Short, sur ce podcast, n'hésitez pas aussi à nous suivre sur Youtube pour ne pas rater la publication de la vidéo et voilà encore une fois j'espère que cet épisode vous aura plu n'hésitez pas à nous faire un petit retour, à partager autour de vous, à enregistrer et à être présent et présente lors du prochain épisode