Speaker #1Et bonjour, on va démarrer ce premier épisode ensemble et du coup mon petit esprit toqué s'est dit que on ne pouvait pas commencer sans commencer par le début mais littéralement le mot début donc le mot du jour sera début Et derrière, au début, il y a plein de choses, vous allez voir. Déjà, il y a l'étymologie. Je ne la connaissais pas du tout, je me suis renseignée justement parce que je me suis posé la question, quand j'ai choisi ce mot-là, de me dire, en fait, je n'arrive même pas à trouver une racine, genre... Je ne sais pas, des fois, même si je n'ai pas fait latin ou grec, il y a des mots, suivant la racine, tu arrives plus ou moins à deviner le sens. Et là, c'était tellement incongru. que du coup j'ai cherché. Mais j'ai pas cherché avec l'IA, j'ai cherché à l'ancienne. Alors pas l'ancienne ancienne avec mon dictionnaire d'étymologie, parce que j'en ai un, et qui m'avait été offert par mon grand-père, parce que j'étais passionnée par ça. Donc non, je suis quand même allée sur Google, mais disons que voilà, j'ai fait quand même une partie du taf. Et ce qui est rigolo, c'est que quand j'ai vu la signification, ça m'a carrément fait penser à mon lancement. Et en fait, le mot début, Ça vient des jeux de boules, genre la pétanque, mais en 1600, je ne sais pas si on appelait ça la pétanque. Et c'était des buts, débuter, enlever le but de l'autre. Voilà ce que c'était le début, genre enlever le but des buts. Et du coup, je me suis fait vraiment une réflexion style, du coup, si un début, c'est enlever l'avancement de quelqu'un. Le début, c'est forcément la fin de quelqu'un d'autre. Enfin, le début de quelque chose, c'est forcément la fin d'une autre chose. Ce qui a tout son sens, au final. Genre, le début de la parole, c'est la fin du silence. Voilà, basique. Le début du podcast, c'est la fin du non-podcast. Enfin, vous avez compris. Mais c'est vrai que ça a du sens, mais comme je ne connaissais pas l'étymologie du mot... J'étais vraiment loin de m'imaginer que c'était ça. Et voilà, je me suis dit, je vais partager cette petite info. Écoutez, pour aller étaler votre petite culture sur votre tartine, quand vous parlez aux gens, ça fait toujours bien en société, vous pourrez briller avec cette info. Ou plutôt, lors d'une partie de pétanque. Voilà, parce que pour ceux qui me suivent et qui ne me connaissent pas du tout, enfin, qui sont tombés là par le plus grand des hasards, parce que premier épisode, j'ai envie de dire, vous ne suivez rien du tout, je viens du Sud. Du Var, voilà. Donc il y a un petit accent, mais pas tant au final, parce que les Varois, on n'a pas trop trop d'accent, on est un peu passe-partout dans le Sud. Il faudrait que vous entendiez mon chéri dire qu'il va manger du peigne, et là, vous captez ce que c'est l'accent du Sud, mais c'est vrai que nous, on n'en a pas trop. Bref, donc c'est parti, partons du début. Et en plus, le début, je sais pas du coup vous si ça vous le fait, mais moi je suis une grande fan de début de tout. De début de semaine, de début de mois, de début d'année. C'est genre le champ des possibles en fait. Quand je commence un nouveau mois, je me dis ouais super. Comme si, alors qu'en fait vraiment quand on dit que le temps est relatif, c'est littéralement ça quoi. Si t'enlèves les mots qui correspondent au mois et au jour, le temps ça devient plus qu'une succession de lever et de coucher de soleil mais tu pourras pas dire si c'était lundi ou mardi tu diras si il y a trois levées de soleil ou un truc comme ils faisaient avant j'imagine avant les calendriers donc ouais du coup chez moi il y a vraiment un délire sur les démarrages et du coup il y a aussi un délire sur les fins genre le dimanche de tous les souvenirs que j'ai du dimanche je déteste ce jour mais Ça va mieux maintenant, mais vraiment, à avoir presque des angoisses le dimanche soir. C'est à être en bad. Je me rappelle, quand j'étais petite, je détestais ce moment-là. Et je vois mes enfants, surtout mon fils, ça lui avait fait un peu pareil. Je ne sais pas pourquoi. Et j'avais lu, c'est assez... Enfin, il y a beaucoup de monde qui ont ça. Après, a priori, de ce que j'avais vu, c'était quand même lié à des personnalités quand même anxieuses. Tiens, non ? Ça me ressemble un petit peu. Mais ouais. Donc c'est vrai que moi, le lundi, ça a toujours été... J'avais vraiment une attente. J'avais vraiment une attente du lundi. C'était le Messie, quoi. Il allait me sortir du dimanche, donc forcément... Le lundi, je kiffais et j'étais trop contente de démarrer ma semaine. J'ai jamais détesté les lundis, il y a des gens qui détestent ça. Oh là là, moi le lundi, c'est quel bonheur. Et encore maintenant, je peux passer le meilleur week-end et pour autant, le lundi, je suis trop contente de recommencer la semaine. Et ça, c'était le cas quand j'étais salariée, depuis que je suis à mon compte. Enfin, ça, c'est pas une histoire de travail, pas de travail. C'est vraiment presque ancré dans mon ADN. Ça redémarre, ça me plaît, quoi. Et du coup, j'ai ce truc-là sur les mois. Et plus je vieillis, plus je deviens mi-sorcière, je ne sais quoi. Donc, c'est vrai que là, maintenant, je me fais des délires chaque début de mois à poser mes intentions pour le mois qui arrive, avec des petites bougies de l'enceinte. En mode vraiment witchy, quoi. Et je ne sais pas, franchement, ça me fait du bien. Donc, les gens qui diront... Que ça marche pas, que ci, que là, qu'est-ce qu'on s'en fout en fait ? Est-ce qu'on a vraiment besoin d'avoir un truc prouvé scientifiquement si quand on le fait, ça nous fait du bien et ça nous met dans un état, je sais pas, dans un meilleur mood que ce qu'on était avant de le faire ? Voilà quoi. À partir du moment où c'est pas dicté par un gourou ou je ne sais quoi et que ça vient vraiment de notre libre arbitre de se dire bah tiens là... Au début de mois, je vais allumer une bougie, je vais allumer de l'encens, je vais prendre un oracle ou un tarot et je vais faire un tirage, un machin, je vais écrire mes intentions sur le papier. Et alors ? Voilà. Et alors ? C'est aussi un peu pour ça que j'ai fait ce podcast-là. C'est qu'en fait, typiquement, si tu dis à quelqu'un ou si tu postes sur les réseaux que tu fais ça et tout... tu vas avoir forcément des gens qui vont dire « Ouais, ce que tu fais, ça sert à rien. C'est pas du tout prouvé. C'est du bullshit. Je sais pas pourquoi tu fais ça. » Puis après, t'as ceux qui disent... Bref, tout le monde te distille son avis. Alors que concrètement, tu l'as pas demandé. Et si montrer quelque chose, ça veut dire qu'on te demande l'avis, bah en fait, je suis pas d'accord. Parce qu'au final, montrer quelque chose, c'est juste dire quelque chose sur soi, et on n'attaque pas. On n'attend pas forcément en disant quelque chose sur soi d'avoir le retour de l'autre. En fait pour ça il y a vraiment un truc assez fou et vraiment simple. C'est-à-dire poser une question, mettre un point d'interrogation, interroger l'autre. Et là effectivement on est dans l'attente de l'avis. Mais en fait s'il n'y a pas de demande, je ne vois pas pourquoi on va aller donner son avis sur le schmilblick. Donc ouais. Donc je me suis dit, ce serait bien un petit endroit comme ça, où je peux parler de ce que je veux, où j'ai personne pour m'interrompre, pour me dire que ouais, non, je ne devrais pas dire ça, ou ça c'est faux, ça si, ça là. Moi je suis bien, moi, de moi à moi. Et franchement, je vous invite vraiment à vous lâcher du regard des autres, et à arrêter en fait d'être dans cette attente. Parce qu'il y en a qui cherchent, il y en a qui cherchent à être validés, et typiquement les réseaux sociaux c'est vraiment le lieu par excellence. De l'attente, de la validation de l'autre, de l'exposition de l'ego. Et franchement, quand on arrive à se détacher de ça, alors on n'est jamais détaché à 100% de son ego, parce que sinon on ne survit pas. On a quand même besoin de lui pour tenir debout et pour rester debout face au monde. C'est quand même important. Sans ego, c'est comme si on n'avait pas de squelette. Mais en tout cas, il faut arriver à le voir. Il faut arriver à voir quand c'est lui qui dirige et quand ce n'est plus ce qui se passe dans votre tête. Et juste un peu dézoomer pour se dire, ouais, ok, là, cette situation-là, voilà. Typiquement, quand je vois des influenceurs qui commencent à poster des « Ouais, qu'est-ce que vous voudriez que je poste ? » parce que là, j'ai pas de like, vous likez pas mes commentaires, vous likez pas mes posts, blablabla. Tu sens, là, tu vois l'ego derrière le clavier qui en peut plus, qui se dit « Mais bordel, j'existe pas, personne me prête attention. » C'est... C'est triste parce qu'en fait, vivre toujours dans l'attente de la validation de l'autre, c'est peine perdue. C'est vraiment surtout encore plus dans le monde dans lequel on vit, où au final, des fois, les seuls avis qu'on les donne sur vous, ça va être du négatif. C'est quand même très très rare qu'on pose du positif sur les gens. À la rigueur, les gens qu'on aime, mais encore, c'est pas une évidence. C'est vraiment pas une évidence. C'est pas parce qu'on a des gens qui sont censés être de notre cercle proche que ça va être des gens qui vont nous valider et qui vont... nos portées pour lesquelles nos victoires sont les leurs, etc. Et c'est ok, en fait, finalement. A partir du moment où les règles du jeu, c'est de vivre pour soi et d'être individualiste, bon ben, ok, soyons-le. Mais n'attendons pas de l'autre qui fasse ce qu'on ne fait pas, tout simplement. Quand on poste quelque chose... Il faut juste se faire le film arrière. Est-ce que je vais aller liker tout ce que je vois ? Est-ce que je vais envoyer un commentaire à toutes les personnes qui ont fait du contenu ? Est-ce que je vais aller reposter toutes les personnes qui ont fait du contenu ? Est-ce que je vais aller féliciter toutes les personnes qui ont fait une victoire ? Non, des fois, on passe, on regarde. Et voilà, et on voit, on prend note, on prend acte. Voilà, sans donner son avis, sans... Et moi, je trouve ça plutôt sain, en fait. Je trouve ça plutôt sain de ne pas être dans l'attente. à chaque fois d'un geste, d'une action de la personne en face de soi ou des personnes en face de soi parce que ça démontre quand même qu'on n'arrive pas à être sûr de soi-même tout seul. Et en fait, on est seul au monde, vraiment. Genre quand il t'arrive une galère, c'est là où tu vois bien que tu es tout seul en fait. Tu es tout seul dans ta galère. Avec un peu de chance, tu as un conjoint, tu as un parent qui est là pour toi, mais il ne sera pas là tout le temps. Tu es seul avec toi-même, tu te couches, tu te lèves. 24 heures sur 24, t'es dans tes pensées, dans tes problèmes, y'a personne qui peut rentrer à l'intérieur de toi, et voilà, t'as béquille tout le temps, non, non, non, t'es tout seul. Bref, vous allez voir les mots bref reviennent souvent, j'essaye de les enlever quand je fais mon mixage. Ah, mais c'est un tic de langage assez insupportable. Et du coup, vous voyez bien à quel point je passe du coq à l'âne. Je ne me rappelle même pas comment je suis partie de là-bas pour arriver jusqu'ici. Mais ce n'est pas grave, on va revenir au début, puisque c'est le mot. Enfin, voilà. Et du coup, est-ce qu'on peut revenir sur cette étymologie du début, de débuter, qui, du coup, par essence, a une action sur l'autre ? Je pense que c'est intéressant aussi. Est-ce que chaque début, c'est forcément la fin de quelque chose ? Ou la fin de... Ouais, la fin de quelque chose, la fin d'un autre événement. Et je trouve ça assez fou quand même de... Vraiment, cette étymologie, elle m'a fait un truc. Et de dézoomer ce truc-là, c'est assez dingue. Du coup, je pense à tous mes débuts et à toutes les fins. qui implique que j'ai décidé que là, c'était le début. Et du coup, la fin de l'autre. Et ouais, est-ce qu'on pourrait essayer de débuter les choses sans les finir ? Vous avez 4 heures. Enfin voilà, c'était ma petite pensée. Je ne vais pas faire plus long. Je pense que... En tout cas, j'ai fait le tour de ce que j'avais à dire. Je ne sais pas si ça vous a inspiré quelque chose. N'hésitez pas du coup à... à venir m'écrire ou à me faire un retour sur ces débuts, littéralement. Et pour me retrouver, c'est simple, sur Instagram, c'est Maman Duvar, c'est moi. J'ai une page aussi dédiée au diabète de type 1, si jamais c'est quelque chose qui vous touche de loin, de près. Donc j'ai une page Insta, Insuline et moi, avec des petits points entre Insuline et moi. Et j'ai aussi un podcast qui porte exactement le même nom, Insuline à l'américaine, sans le E. Donc voilà, n'hésitez pas à y faire un tour si c'est un sujet qui peut vous parler. Et aucune idée du prochain mot, ma foi il arrivera bien tout seul comme un grand, ça je me fais pas de soucis. la vitesse à laquelle vont mes pensées. Voilà, je vous souhaite une bonne fin de ce que vous étiez en train de faire et un bon début de ce que vous vous apprêtez à faire. A bientôt.