- Speaker #0
Bonjour, vous voici dans ce nouvel épisode de K7 qui sera consacré aujourd'hui à l'une des figures majeures du mouvement du nouvel Hollywood, Martin Scorsese.
- Speaker #1
Et donc pour commencer le podcast, on aimerait d'abord parler de son histoire, qui il est. Martin Scorsese est un américain qui a grandi à New York dans le quartier Little Italy. Il a des origines italiennes de son grand-père qui vient de Sicile. Et le quartier dans lequel il habitait a influencé ses films parce que la mafia était vraiment présente dans ce quartier. Par exemple, dans son film « Mean Street » , son premier succès, il a directement été inspiré de sa vie à Little Italy. Petit, Martin Scorsese était un enfant malade puisqu'il avait de l'asthme. Il était souvent emmené au cinéma quand il faisait des sorties avec ses parents jeunes. C'est un monde qu'il a côtoyé assez tôt.
- Speaker #0
Et pourtant, il ne voulait pas forcément devenir cinéaste à la base, il voulait plutôt être prêtre. Et c'est pour ça qu'en 1956, à l'âge de 14 ans, il est rentré au séminaire. mais il a été renvoyé après seulement un an car il était jugé trop jeune et trop indiscipliné. C'est à partir de là qu'il va commencer à s'intéresser plus au monde du cinéma, dans le sens en faire sa carrière professionnelle. Et donc il va devenir étudiant de cinéma à la Tisch School of the Arts et fait rapidement entrer son histoire dans ses films.
- Speaker #1
Aujourd'hui, il a trois Oscars pour les infiltrés. qu'il a reçu en 1998. Et un peu plus tôt, il a eu une palme d'or pour Taxi Driver en 1976. De ce qu'il a réalisé, il est aussi le fondateur de la World Cinema Foundation et c'est le président de la Film Foundation. C'est une organisation à but non lucratif qui est vouée à la préservation du patrimoine cinématographique. Et à la prévention contre la décomposition des pellicules de films en stock. Après, ce qu'on peut dire de lui, c'est qu'il a des acteurs qu'il réutilise beaucoup dans ses films. Donc, De Niro, dix fois, et DiCaprio, six fois.
- Speaker #0
C'est une des caractéristiques du cinéma de Martin Scorsese, et c'est quelque chose que... Tout le monde a observé, c'est effectivement sa volonté d'utiliser toujours les mêmes, de travailler toujours avec les mêmes personnes. Donc ça se retrouve effectivement dans les acteurs, mais aussi dans le montage ou dans la bande-son, où il a souvent travaillé avec les mêmes personnes. On a aussi Harvey Kettle dans les acteurs, où il a travaillé six fois avec Comme DiCaprio.
- Speaker #1
Par rapport à sa relation avec le cinéma ? Sa vision sur le cinéma, il a une qui est assez particulière, il en parle beaucoup. Notamment ce qu'il fait le cinéma, ce que c'est le cinéma pour lui. Donc on pourrait dire que d'après lui, c'est quelque chose qui reste vraiment ancré en soi, le cinéma. Comme il dit, it's something that stays with you. C'est vraiment qui nous accompagne toute la vie. C'est-à-dire que quand tu le regardes le film aussi, des années après, tu as toujours de nouvelles choses à comprendre du film, à comprendre sur toi, mais aussi une nouvelle approche à apporter, un nouveau regard sur l'œuvre. Le film, tu le regardes plusieurs fois après, des années après, tu as toujours un nouveau sens à y trouver. C'est comme si ce n'était pas vraiment une seule œuvre, mais en fait plusieurs. Et aussi, ce qui fait le cinéma, c'est les détails que chacun peut remarquer et qui nous touchent individuellement dans ses films. C'est vraiment ça, c'est ce côté aussi, cette approche subjective qui est vraiment importante. Et puis, comment commence un bon film pour lui ? Comment commence le cinéma ? Il dit que c'est à partir d'une certaine force. Moi, je trouve ça vraiment sympa. C'est-à-dire que c'est un événement bouleversant dans la vie du réalisateur qui lui donne envie de créer ce film. Donc c'est pas vraiment juste pour faire du business, c'est vraiment une œuvre. qui ressort d'une personne, qui ressort de sa vie et qui exprime une émotion. Et je trouve ça vraiment intéressant comme approche.
- Speaker #0
En fait, il a une vision très pure de l'art que pourrait être le cinéma et qui n'est pas du tout biaisée par des performances ou par l'argent que peut générer l'industrie. Au-delà de ça, comme on l'a dit plus tôt, Martin Scorsese est l'une des figures majeures du nouvel Hollywood. Son cinéma est très influencé par les films qu'il a vus jeunes, et donc le cinéma classique, le néo-réalisme italien, la modernité européenne et aussi la nouvelle vague française. C'est ce qui caractérise ce mouvement du nouvel Hollywood, et c'est là où on comprend qu'il en fait pleinement partie. La deuxième caractéristique majeure, et ce qu'on retrouvera dans quasiment tous ces films, c'est la représentation de thèmes qui étaient jusque-là très peu évoqués, voire tabous, comme la corruption des pouvoirs politiques ou la violence. Si on s'intéresse un peu aux influences, aux films majeurs qui ont marqué Martin Scorsese, on retrouve beaucoup de films du néo-réalisme italien, comme Le Guépard de Visconti. qui évoque le déclin d'une aristocratie, d'un luxe indécent, et ce qui rappelle très fortement le Loup de Wall Street, un parallèle qu'on peut faire assez facilement. Mais il aime aussi beaucoup 8 1 demi de Federico Fellini, Salvatore Giulano de Francesco Rossi, qui est un film sicilien, qui fait écho à ses origines, et qui en plus est parsemé tout le long du film de violences soudaines, comme on le retrouve tout au long de sa filmographie. Enfin, il y a aussi le très classique L'Aventura d'Antonioni, ou Le fleuve de Jean Renoir. Mais donc, en fait, dans ces influences-là, on observe vraiment un cinéma européen qui l'a marqué beaucoup plus que le cinéma hollywoodien du début du XXe siècle, ou que d'autres influences, des influences d'autre part dans le monde. Et en fait, ces influences-là, on le retrouve dans son cinéma. qu'il a bien sûr adapté à sa propre vie, à sa propre volonté de raconter les choses. Et donc là, on retrouve cette influence, mais reflétée aux Etats-Unis.
- Speaker #1
Et donc aujourd'hui, il y a plusieurs thèmes qui ressortent de ces films. Notamment, tout simplement, je pense que si on a regardé la plupart de ces films, c'est qu'un thème qui revient assez fréquemment, c'est celui de la violence. Que ce soit de la violence morale, physique, psychologique, tout ce qui est violence physique, on ne le cache pas. Ça va vraiment être de la violence pure, que ce soit dans Goodfellas, ou alors dans Shutter Island, ou alors dans d'autres courts-métrages, avec vraiment une violence physique qu'on n'hésite pas à cacher.
- Speaker #0
Qu'on cherche même à représenter. Moi je pensais aussi à un de ces très bons films, que je trouve très bon en tout cas, c'est Gangs of New York. Et effectivement, la scène d'ouverture du film, c'est la guerre de gang, mais montrée dans sa façon la plus pure et violente. Surtout que c'est donc guerre de gang au 19ème siècle, où ils se battent à la hache, à l'épée, à tout ce qu'ils peuvent pour planter. abattre et donc en fait c'est c'est c'est en place n est représenté en plus dans la neige pour pour vraiment faire un contraste entre la violence des hommes le sang qui coule et donc la neige permet de beaucoup mieux voir le sang dans la scène et donc de représenter d'autant plus la violence que qu'un terrain boueux ou le sang aurait été beaucoup plus caché et moi ce que j'aime bien aussi c'est que
- Speaker #1
Quand on montre du coup cette violence, c'est toujours d'un point de vue aussi moralisateur. C'est-à-dire qu'on la critique, que ce soit dans les affranchis, la guerre de gang, et la mafia, c'est vraiment quelque chose qui est vraiment critiqué, qui est montré peut-être sous forme absurde. Ou alors, ce que j'aime beaucoup aussi, c'est dans le Loude Wall Street, cette violence un peu du monde capitaliste. et aussi de du trading et de la finance, qui est vraiment critiquée, puisqu'on voit vraiment que tout est dans l'absurde, dans la démesure. Et c'est un peu où est la violence de la société qui est toujours mise en avant et critiquée dans ses films.
- Speaker #0
Et pour autant, je trouve que Scorsese, il aime bien brouiller. la limite entre le bien et le mal dans le sens où même si certains personnages sont violents en tout cas dans pas mal de ces films que j'ai vu ils brouillent le il essaye de de trouver une raison une explication et il essaye de nous faire comprendre que ça va plus loin qu'une qu'une que juste le bien et le mal on peut on peut parler de Je pourrais réévoquer Gangs of New York où c'est assez clair, où effectivement la première scène nous attribue à un méchant, et au final c'est beaucoup plus compliqué que ça parce que chacun essaye de survivre comme il peut.
- Speaker #1
Je pense forcément à Taxi Driver aussi, beaucoup, avec le personnage principal qui, malgré, qui fait dans la violence évidemment, mais c'est dans le but de sauver cette jeune fille de la prostitution. Donc d'un côté, on poursuit un but qui pourrait être honorable, mais avec des moyens qui ne le sont pas forcément. Et c'est vrai que tu as cette frontière entre ce qui est bien et ce qui est mal, qui est difficile à discerner.
- Speaker #0
Elle est un peu brouillée. Et effectivement, l'évocation de Taxi Driver, ça permet d'évoquer la violence psychologique. C'est un thème qu'il aime aussi employer, c'est utiliser des personnages torturés, presque fous, voire fous, pour étayer ce panel de la violence. Et donc on retrouve ça évidemment dans Taxi Driver, où il se bat contre lui-même, notamment dans l'une des scènes les plus connues du cinéma, qui est la scène du miroir. On retrouve ça aussi dans Shutter Island. Tout le contexte du film est autour de l'hôpital psychiatrique, de comment gérer des gens comme ça, de qu'est-ce qu'on peut faire, voir qu'est-ce qu'on les fait subir. C'est tout un travail de psychologie, d'essayer de comprendre des gens qui peuvent avoir des problèmes. liées à des traumatismes et qu'on cherche soit à utiliser, soit à guérir, mais dans tous les cas, qui sont assez bien représentés dans ce film.
- Speaker #1
Moi, ce que je prendrais aussi comme film, c'est After Hours, avec ce processus d'une personne saine qui devient à la fin complètement bouleversée psychologiquement. Et donc, on a ces étapes. au fur et à mesure de la nuit où ce qui devait se passer enfin un date qui devait bien se passer finit complètement enfin prend une tournure catastrophique et donc on voit en fait toute la psychologie du personnage qui devient de plus en plus oui de plus en plus fou un autre thème qu'on peut évoquer
- Speaker #0
et qui par certains côtés se rapproche de ce thème de la violence, c'est celui de la religion. Parce que, comme on l'a dit plus tôt, Martin Scorsese a d'abord eu une vocation d'être prêtre, et donc nécessairement la religion, et notamment le christianisme, ont eu une place centrale dans sa vie. Et donc il n'hésite pas à développer... cet aspect de la religion dans beaucoup de ses films. On peut évoquer Moon Street où tu as le personnage de Charlie Capa qui s'auto-punit à l'église en s'approchant de la flamme. On a aussi la scène d'ouverture de Gangs of New York où effectivement on retrouve un espèce de rituel religieux avant la bataille pour avoir Dieu derrière soi. On a des films beaucoup plus évocateurs comme La dernière tentation du Christ qui est consacré à la vie de Jésus, voire même pour parler d'autres religions, à Kundum, qui utilise... qui retrace l'histoire du Deilai Lama au Tibet, et au moment où la Chine annexe le Tibet, et donc l'évolution de ce personnage, cette personne, au moment critique de l'histoire du pays.
- Speaker #1
Un autre thème qu'on est vraiment abordé avec Alexis, c'était la représentation des Etats-Unis. dans les films de Scorsese, parce que ça c'est un thème qui est vraiment présent, qui ressort dans beaucoup de films, donc Killers of the Flower Moon, ou alors dans Irishman.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, on a certains de ces films, comme les deux qu'Annec vient de citer, qui représentent les Etats-Unis. de façon assez globale, on voyage à travers le pays. On retrouve aussi un peu ça dans le Loot Wall Street, où il a tendance à partir un peu partout. Et donc, il s'attarde à représenter assez justement les États-Unis.
- Speaker #1
Et la culture américaine.
- Speaker #0
Et la culture américaine. Et pour autant, il la romantise aussi un petit peu. On a encore une fois une caméra qui... qui parle beaucoup et qui... Et donc on a du mal à savoir à quel point ce qu'il montre est vrai, parce que c'est toujours réaliste, et pour autant ça apporte une... Enfin, c'est ce qu'on a déjà dit, mais ça apporte une image très soignée, très intrigante de ce pays.
- Speaker #1
On reprend l'histoire. l'histoire de l'Amérique, de la culture américaine, mais toujours en se libérant aussi un peu de ce qui s'est réellement passé. En même temps, il prend une certaine liberté, mais ça reste toujours ancré sur du réel. Donc, par exemple, les Affranchis, c'est basé sur une histoire vraie. On va vraiment reprendre de vrais faits. Et puis le Louisville Street aussi, je pense que ça décrit parfaitement bien ce qui s'est passé dans les années 2000 avec cette euphorie de cette époque.
- Speaker #0
Et donc au-delà de ça, au-delà de cette représentation des États-Unis, il s'attarde aussi à représenter les Américains et notamment dans beaucoup de ses films qui se passent au XXe siècle. enfin le film c'est pas le XXème siècle, il s'attarde à représenter les différentes communautés, puisque effectivement le communautarisme était encore très présent, enfin même aujourd'hui, mais il a évolué, et donc il montre, il représente que ça soit les Irlandais, les Italiens, les Juifs, etc., il montre la segmentation de la société américaine, et comment ces communautés vivent entre elles. et ne cherchent pas à être dépendantes des autres. Pour reprendre un exemple concret, The Irishman, comme le titre l'indique, sur les Irlandais, sur le communautarisme en Irlande, sur comment chaque communauté, notamment dans le système des Irlandais, cherche à avoir le plus de pouvoir pour avoir le plus d'impact sur le pays, au bénéfice de... de leur communauté et même comment l'intégration d'un groupe dépend beaucoup de tes origines. Et donc encore une fois, tu ne rentres dans leur groupe que si tu es d'origine irlandaise.
- Speaker #1
Et pour les affranchis, c'est exactement la même chose. Donc pour le personnage principal, si vous voulez faire partie des gangs... Et s'il a pu en faire partie, c'est parce qu'il était d'origine italienne. Et en fait, c'était vraiment une grande famille dans laquelle on peut se faire confiance. Et ça, Scorsese, je pense qu'il s'est vraiment appuyé de ce qu'il a vécu, lui, et de ce qu'il a vu quand il a grandi dans le quartier de New York, Little Italy.
- Speaker #0
Parce qu'effectivement, au-delà de représenter les États-Unis... Scorsese, s'il y a quelque chose qui le représente, c'est surtout New York, dans beaucoup de ses films. On revient effectivement sur ses origines, on comprend son attachement pour cette ville. La liste est très longue. Il s'attarde à représenter New York à différentes époques, de différentes manières, pour qu'au final, quand on fait sa filmographie, on ait une image globale de qu'est-ce que New York.
- Speaker #1
Et c'est vraiment une représentation. New York, ça devient un thème à part dans ses films. Moi, quand je pense à New York, c'est tout de suite Taxi Driver. que je vois avec ces scènes justement dans le taxi, avec la musique et ces lumières de New York, ces rues, où justement tu as ce côté assez sombre mais aussi vivant des quartiers la nuit, que je trouve vraiment bien réalisé pour le coup.
- Speaker #0
c'est vraiment romantisé en fait dans quasiment tous ses films il représente un New York qui connait plus ou moins ou en tout cas qui lui est contemporain que ce soit dans Taxi Driver en 76 où il représente la nightlife new-yorkaise de ces années là que ce soit dans New York New York ou même beaucoup plus récemment Effectivement, le Loot Wall Street est sorti en 2013, et donc il représente le New York du début des années 2000. On a encore Casino, on a encore Godfellas. Et donc c'est là où, par exemple, un film comme Gangs of New York, c'est une image, c'est une représentation un peu originale de la part de Scorsese de cette ville, parce que... au lieu de représenter le New York qu'il connaît, il en retrace les origines et nous propose une représentation historique de New York pour nous offrir une nouvelle image et pour autant nous montrer que c'est plus ou moins toujours la même. Le New York du début du 19e, du milieu du 19e, n'est pas du tout la même que celle du 20e siècle. Et pour autant, on a les mêmes tendances de quartier, de communauté, de mouvement de vie, qui fait que New York a changé, et pourtant New York est toujours la même. Et c'est un New York qui définitivement plaît à Martin Scorsese.
- Speaker #1
Mais Scorsese, il représente toujours ce qu'il a vécu, ce qu'il a connu, et aussi lui-même. au sein de ses films. Donc dans Les Affranchis, au départ, le personnage principal, c'est un peu lui. C'est-à-dire, à cette époque, dans ces quartiers italiens, qui découvrent un peu ce monde à sa fenêtre. Et puis dans Mean Street aussi, je crois, comme tu disais, où il y a vraiment... Hum. ce parallèle entre ces films et lui. Et je trouve que ça représente vraiment ce qu'il disait sur la vision du cinéma. C'est-à-dire que le cinéma, c'est vraiment avant tout une expérience, un sentiment à partager, quelque chose qui ressort de notre zone de vie. Et c'est ça, une œuvre cinématographique.
- Speaker #0
Effectivement, on revient sur ce qu'on a dit plus tôt. On comprend l'importance du cinéma chez Scorsese à travers son enfance, à travers sa vision de l'art. Et encore une fois, au-delà d'être un réalisateur, Scorsese s'est intéressé à beaucoup de rôles du cinéma. Et donc il a tendance à effectuer beaucoup de caméos dans ses films, voire même dans d'autres films. On le retrouve à l'arrière du taxi un moment dans Taxi Driver, on le retrouve dans Main Street, on le retrouve dans Casino, on le retrouve dans Gangs of New York, on le retrouve un peu partout parce qu'il adore jouer, il adore vivre son cinéma. Il y a même quelques séries où il joue son propre rôle et donc c'est là où on comprend l'importance pour lui de cet art.
- Speaker #1
Et je pense aussi qu'on peut dire que ces films, c'est vraiment lui, en ajoutant que ses parents ont joué dans ces films, particulièrement sa mère. Donc ça rend en fait... Le film beaucoup plus personnel, beaucoup plus intime, en fait, intimiste avec lui.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de mères des personnages principaux qui sont en fait jouées par sa mère. Au-delà de ça, il y a beaucoup de scènes où on voit ses deux parents. Par exemple, dans le café au début de After Hours, ses deux parents sont en date, en train de manger à côté. Et effectivement, ses parents ont une importance capitale dans son cinéma. Sa mère a d'ailleurs fait quelques interviews avec lui, où elle parle de Martin Scorsese pour qu'on ait une vision beaucoup plus intimiste d'eux. Et ils adorent raconter que sa mère italienne faisait des pattes pour tout le plateau. Et donc ça renforce ce côté famille et ce côté intimiste dans le cinéma. De la même façon, Il y a une anecdote assez connue qui est que De Niro a le privilège, quand il tourne une scène, de la tourner seul avec Scorsese. C'est-à-dire que c'est le seul acteur où l'équipe part pour les laisser qu'à deux et pour que la scène soit la plus intimiste possible. Donc c'est vraiment une représentation du cinéma qui... qui est assez particulière et qui est très intéressante, je trouve.
- Speaker #1
Je trouve ça cool parce qu'une fois que tu connais Scorsese, un peu son histoire, qui il est, tu apprécies d'autant plus ses films, tu les comprends, d'où ils viennent, et qu'est-ce qu'ils représentent.
- Speaker #0
Finalement, Martin Scorsese est donc l'une des figures majeures d'Hollywood, pas forcément que du mouvement de la nouvelle Hollywood, mais du cinéma en général. qui a aujourd'hui une filmographie en nombre de longs métrages longs comme deux bras et qui pour autant s'est aussi intéressé à d'autres formes de représentation de l'image, que ce soit le court métrage, que ce soit le documentaire, voire même la réalisation de clips comme celui de Bad de Michael Jackson. C'est donc un homme qui semble aimer profondément le cinéma, qui adore le transmettre. Autant qu'il aime le regarder et qu'il s'est attardé tout au long de sa vie à nous partager des œuvres, notamment sur son New York, pour nous faire comprendre la beauté du cinéma. Merci beaucoup, c'est la fin de ce nouvel épisode de Cassette consacré à Martin Scorsese. C'était Alexis. et analgues.