Description
Olympus Has Fallen : Make the White House Gory Again
On ne va pas se mentir : le choix de ce film ne doit rien au hasard. Entre le retour fracassant de Donald Trump sur le devant de la scène et ce film qui transforme le 1600 Pennsylvania Avenue en stand de tir géant, le pont était trop facile à traverser. Est-ce qu’on cherche des messages politiques là où il n’y a que des douilles vides ? Peut-être. Mais c’était surtout l’excuse idéale pour analyser l’un des derniers bastions du film d’action "décomplexé" (comprendre : très violent).
Le Pitch : Die Hard à la Maison Blanche
Sorti en 2013, Olympus Has Fallen (La Chute de la Maison Blanche) nous présente Mike Banning (Gerard Butler), un agent des services secrets mis au placard après un accident tragique. Manque de bol pour les terroristes nord-coréens qui décident d’envahir la Maison Blanche avec la subtilité d'un bulldozer, Mike est resté coincé à l’intérieur. Seul contre tous, il va devoir sauver le Président dans ce qui ressemble trait pour trait à un remake sous stéroïdes de Piège de Cristal.
Un style unique : La violence comme gag visuel
Ce qui fait le sel (et le sang) du film, c’est son absence totale de retenue. Antoine Fuqua délaisse la dentelle pour nous offrir une violence tellement exacerbée qu’elle en devient presque comique. On ne compte plus les coups de couteaux dans le crâne, les punchlines hurlées entre deux explosions et les CGI parfois douteux qui transforment Washington en zone de guerre. C’est généreux, c’est viscéral, et ça repousse les limites du "patriotisme de divertissement" jusqu'à l'absurde.
L’héritage : Le John McClane du pauvre ?
Si le film s’inscrit clairement dans la lignée de l’héritage Die Hard, il troque l’ironie de Bruce Willis contre la mâchoire serrée de Gerard Butler. Le film est le témoin d’une époque où Hollywood tentait de ressusciter les action-movies des années 80 : un héros increvable, un lieu clos emblématique et une vision du monde très binaire. C’est le "survival" ultime pour ceux qui trouvent que les films de super-héros manquent cruellement de sang sur les murs.
En résumé
Olympus Has Fallen, c’est le film qui prouve qu’on peut faire un carton au box-office avec un concept vu mille fois, pourvu qu’on y mette assez de conviction (et d'hémoglobine). C’est bruyant, c'est idéologiquement fascinant quand on regarde l'actu de Trump en parallèle, et c’est surtout une capsule temporelle sur ce que le cinéma d’action "testostéroné" a encore à offrir.
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