- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'être avec Bertrand. Bonjour Bertrand.
- Speaker #1
Bonjour Célie.
- Speaker #0
Le thème de ce nouveau podcast, c'est de chef d'entreprise à président du MEDEF. Je vais d'abord te laisser te présenter brièvement ce que tu fais aujourd'hui et après, on va revenir sur toute ta carrière.
- Speaker #1
Donc, je m'appelle Bertrand Courte. Je suis chef d'entreprise en Nouvelle-Calédonie. Je dirige un groupe familial de quelques entreprises que mon père a montées. dans les années 80 après avoir quitté la banque. On travaille toujours un peu en famille, puisqu'aujourd'hui, il y a également mon frère qui a été présent jusque récemment. Et en parallèle, je suis assez engagé. J'ai été engagé beaucoup dans le monde associatif, notamment sur le sport. J'ai été président du tennis club du Mont-Cofin pendant 3-4 ans. Aujourd'hui, je suis trésorier de la Ligue canadienne de tennis. J'ai mon fils qui joue beaucoup au tennis. C'est quand même moi qui l'ai entraîné, ce n'est pas le contraire. Et depuis, pendant les quatre dernières années, j'étais vice-président du MEDEF, avec ma présidente, enfin ex-présidente Mimsy Dehlé. Et elle, elle a choisi une autre voie depuis le début de l'année. Et du coup, j'ai naturellement pris sa place en tant que président du MEDEF.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, super intéressant. Donc, ton papa, il a quitté, il travaillait en banque, c'est ça ? Il a quitté. Tu peux nous raconter un petit peu ?
- Speaker #1
Alors lui, il est arrivé en Calédonie vers la fin des années 60, tout début 70.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En fait, c'était Paris-Bas qui ouvrait une succursale en Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et comme il n'avait pas forcément d'attache, il a sa famille en métropole, mais il avait envie de découvrir un peu autre chose. Il a été volontaire pour venir en Nouvelle-Calédonie. Quand ils ont fait l'appel au volontariat à Paris-Bas, à Paris, Il n'y en a pas beaucoup qui ont levé la main. Personne ne savait où était la Nouvelle-Calédonie. Donc, il a dit j'y vais. Il est venu. Ils ont fait l'ouverture de Paribas à Nouméa. Paribas, c'est juste la petite anecdote. À l'époque, Paribas a ouvert à la demande d'Edouard Pentecôte. Pas celui qu'on connaît aujourd'hui, son grand-père.
- Speaker #0
Ah d'accord, ok.
- Speaker #1
Et en fait, c'était pour Edouard Pentecôte et pour l'ouverture, le financement à l'époque de l'usine du Nord.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Déjà.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
L'usine du Nord a pris quelques années à se faire derrière. Et malheureusement, Edouard Pentecôte est décédé juste avant l'ouverture de Paris-Bas.
- Speaker #0
Ah mince.
- Speaker #1
OK. Mais la banque a ouvert. Et ensuite, au bout de quelques années, il est tombé amoureux de la Nouvelle-Calédonie. Il en a profité, entre guillemets, pour tomber amoureux de ma mère, qui est originaire des îles de Tiga.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et ensuite, il s'ennuyait un petit peu dans son job à la banque. Lui n'était pas côté commercial, il était côté plutôt back-office dans tout ce qui est administratif. Et à l'époque, à la banque, c'était les commerciaux qui avaient des plans de carrière, pas les administratifs. Donc il savait qu'il allait stagner. Et il avait un client à la banque qui venait de créer une société. On est à la fin de l'année 82-83. Et il venait de créer une société de gardiennage qui s'appelait Le Vigilant. C'était Gabriel Sembel. Et il propose à mon père de... de s'associer avec lui. Gabriel, qui était lui pied noir, il avait un tempérament, une personnalité très commerciale. Et mon père était très administratif. Donc, ça fait un bon duo. Et après, il est arrivé ce qui est arrivé en 83-84 en Nouvelle-Calédonie. Il y a eu les événements. Et là, forcément, pour une activité de gardiennage, ça a complètement explosé. Et c'est comme ça que ça a démarré. Et ensuite, venant de la banque, en fait, il savait ce que les banques avaient besoin en termes de prestations de services. Après, c'était toute la période des Vigis.
- Speaker #0
C'est ça, j'ai vu. C'est vous qui avez créé
- Speaker #1
Vigifon ? Vigifon, Vigiply, Vigilex. C'était la Hermès Protection. C'était la grande période des Vigis.
- Speaker #0
D'accord. En plus, c'est des entreprises qu'il y a encore aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est des entreprises qui existent toujours aujourd'hui. Que la prestation est bien, il y a toujours ce besoin. Après, nous, on est sortis d'Ivigi à un moment parce que c'était quand même des activités qui employaient beaucoup de personnes.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai qu'il y a une grosse masse salariale.
- Speaker #1
Le vigilant, c'était plusieurs centaines de personnes. À un moment où il y avait notamment avec les syndicats de salariés des tensions très fortes avec les employeurs. Et mon père qui passait sa journée en fait à faire du social.
- Speaker #0
Oui, et plus à diriger l'entreprise.
- Speaker #1
Et plus à faire ce qu'il aimait, c'était développer. s'était créé. Quand moi, je suis arrivé dans les entreprises, j'ai commencé le 1er octobre 1999. Il me dit, moi, je ne veux pas de ça pour vous. Vous allez vous user la santé sur ces problèmes-là. On va céder les vigies. Et c'est comme ça qu'au fur et à mesure, on a cédé tous les vigies. Aujourd'hui, il n'y a plus aucun vigie dans le groupe.
- Speaker #0
D'accord. Et là, du coup, aujourd'hui, qu'est-ce que vous faites exactement ?
- Speaker #1
Alors, il a eu comme idée, ce n'était pas une mauvaise idée, je reconnais. Il a dit, on va se mettre dans le doc. Et on a dit, on va remplacer nos problèmes sociaux. par des problèmes avec les banques. Il me dit, vous allez voir, c'est plus facile et sympa de discuter avec les banquiers qu'avec les syndicats. Et donc, on s'est mis... On a racheté un... On avait noumé Archive, avec un gros doc qu'il avait acheté à la Générale, à la Société Générale, qui avait leurs archives au 4e kilomètre. Je ne sais pas si tu te souviens, il y avait Cargo Cash là-bas, il y avait Tennessee Farm après. Et en fait, la Société Générale a hérité de tout, on va dire, tout l'immobilier de la Westpac. La Westpac avait collectionné les bâtiments, les immeubles. Et quand la Générale est arrivée, ils se sont dit, ça ne ressemble à rien, on va enlever tout ça. Et ils se sont mis à céder l'immobilier. Et il y avait ce doc là. Et c'était Jean-Pierre Dufour à l'époque qui dit à mon père, tu pars acheter le doc là-bas au quatrième. Il va, il va voir. Et puis à l'étage, il y avait toutes les archives de la Banque Indosuèze et de la Westpac. Et il dit à Jean-Pierre Dufour, il dit, moi, je veux bien te racheter le doc à deux conditions. Un, tu me finances parce que je n'ai pas un rond. Et deux, tu me laisses tes archives. Et c'est comme ça qu'a été créé Noumé Archives. Et là, Noumé Archives, qui est très consommateur d'espace, donc on a commencé à multiplier un peu les... les docs. On rachète également après une petite structure dans un gros doc à Ducos, à côté de SQ. C'était les magasins généraux. En fait, la personne à qui ça appartenait, c'était M. Boniface qui venait de décéder, je ne sais plus si c'était en local ou en Australie, mais son fils était en Australie. Donc il avait ce grand doc dans lequel, en fait, c'était du self-stockage sur palettes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, le... fils Boniface, qui a, par l'intermédiaire d'un ami, pris contact avec mon père. Il lui a dit, voilà, j'ai un doc à vendre. Est-ce que ça vous intéresse ? Bon, mon père, il va voir. Et là, il voit, un, deux grands docs, deux beaux bâtiments, tout en béton, et puis des palettes avec des affaires. Bon, il dit, bon, OK, je vais te racheter ça. OK, bon. Et quand le premier client qui sort, de... des magasins généraux, donc avec sa palette et ses affaires. Il fait tout un pataquès pour une histoire d'un CD qui aurait disparu et une roulette de barbecue cassée.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc mon père a dit, c'est pas bon, la formule, elle n'est pas bonne. On ne va pas se bouffer avec chaque client qui sort parce qu'il lui manque un CD sur lequel il n'y a pas eu d'inventaire de toute façon. Bon. Et à Paris, dans le métro, il est à une gare de métro, il attend et puis il voit en face une publicité. Et là, il se dit, mais c'est ça qu'il faut faire. Et c'est comme ça qu'a été créé l'OkaBox.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, en fait, il transforme le stockage sur palettes dans le dock. Il découpe et il saucissonne le dock en plusieurs dizaines, voire centaines de box. Et c'est comme ça qu'on a créé l'OkaBox.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et là aussi, donc très consommateur d'espace, on multiplie un petit peu les docks.
- Speaker #0
D'accord. Mais du coup, là, j'ai une question. On a peut-être un peu brûlé les étapes. Quand est-ce que toi, ça a été le moment où tu as rejoint ton papa ? Parce que... Tu n'as pas parlé du coup de... Quel âge tu avais quand ton papa, il a quitté la banque pour aller monter ses premières entreprises ? Raconte-nous un peu ça. Ça, ça peut être intéressant.
- Speaker #1
Moi, j'avais 5 ans. Moi, je suis né en 78. Donc, ça me fait 48 aujourd'hui.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, j'avais à peu près 5-6 ans. Donc, tu étais très jeune. J'étais très jeune. Et après, on a baigné un peu dans l'univers. des entreprises familiales, qu'avec mon père, il n'aimait pas trop qu'on reste à rien faire pendant les vacances.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, il a commencé à nous mettre au boulot. Mon frère a deux ans de plus que moi. Moi, je devais avoir à peu près dix ans. Et on a commencé, je me souviendrai toujours, par nettoyer tous les matins, pendant les vacances, on nettoyait les voitures des gardiens du vigilant. Donc, les voitures du vigilant. Je me souviens encore, j'ai rarement vu... des voitures aussi sales, avec des sandwiches collés sous les sièges, de la crasse comme ça sur le tableau de bord. C'était horrible, Et depuis, je crois que je suis devenu un maniaque un peu de la voiture. Ma voiture, elle est toujours propre. Je la nettoie tous les week-ends. On peut manger par terre. Ça a commencé comme ça. Après, on a eu le droit d'aller dans les bureaux et de faire des rouleaux de pièces pour Vigifon. Ensuite, on a monté un peu d'échelon au fur et à mesure des années et de la maturité. Ensuite, on est passé au comptage de fonds. On a eu le droit de toucher aux billets et aux pièces.
- Speaker #0
C'est super intéressant. Quand on a pu conduire,
- Speaker #1
on est passé vigipli.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça, c'était plutôt sympathique. On a fait beaucoup de destructions à Noumé Archive. Ça, je m'en souviendrai. On a fait les déménagements à Noumé Archive. Moi, j'avais déménagé toute la BNC. Mon frère avait fait la BCI. J'avais déménagé toute la Société Générale en archive. En fait, on a baigné dans les sociétés depuis. depuis toujours. Et après, à un moment, il fallait faire dans les études. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire, comme beaucoup de jeunes. Et mon père, qui était très malin, il dit, bon, en fonction des tempéraments, toi, tu vas aller sur le commerce et toi, tu vas aller sur la finance. Du coup, mon frère s'est retrouvé à l'EGC et moi, je me suis retrouvé en BTS compta. Bon, personne n'a été forcé.
- Speaker #0
Oui, ça s'est fait naturellement.
- Speaker #1
Ça s'est fait naturellement et puis ça collait bien à nos tempéraments, à l'un et à l'autre. Et du coup, moi, je suis parti sur la filière comptes à finances. J'ai fait mon BTS ici au La Pérouse. Après, je suis allé à Jules Garnier passer mon DECF. Et ensuite, pour la filière expertise, il fallait partir. C'était la fin de la filière en Nouvelle-Calédonie. Et quand j'ai passé mes épreuves du DECF, ou même pendant l'année, on apprenait en comptabilité à passer des écritures comptables pour des sociétés cotées en bourse.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et là, je me suis dit, si c'est pour terminer dans les sociétés familiales, je ne suis pas sûr que les écritures du CAC 40 vont beaucoup me servir.
- Speaker #0
Parce que je ne suis pas sûre qu'il y ait des sociétés calédoniennes qui sont cotées en bourse.
- Speaker #1
Non, je ne pense pas.
- Speaker #0
Je n'ai pas l'impression d'avoir entendu ça déjà.
- Speaker #1
La SLN via Eramet, mais c'est tout.
- Speaker #0
Oui, mais bon, on est sur un autre degré d'entreprise.
- Speaker #1
Et donc je lui dis, là, il commence à y avoir un décalage. Je lui dis, bon, je fais mon DCF, je termine et je vais travailler. J'avais terminé mes épreuves mi-septembre 99. Je dis à mon père, je vais prendre un peu de vacances. Il dit, OK, il n'y a pas de problème, tu as deux semaines.
- Speaker #0
Super. Finalement, ça colle bien avec l'enfance, pendant les vacances, vous travaillez.
- Speaker #1
Et du coup, j'ai commencé le 1er octobre 99, à travailler dans les sociétés. Du coup, j'avais commencé sur Vigifon.
- Speaker #0
D'accord. Et là, du coup, tu étais directement comptable dans toute la partie financière ?
- Speaker #1
J'étais d'abord sur la partie financière. Et puis, à un moment, mon père, lui, me dit, bon, c'est jamais bon d'être deux. Les gens, il faut qu'ils aient qu'une seule personne, qu'un seul chef à qui s'adresser. Dans un bateau, il y a un capitaine, il n'y en a pas deux. Donc, toi, tu restes ici. Moi, je vais au PK4. D'accord. C'est comme ça que ça s'est passé, la transition. D'accord. Et ce qui était bien... c'est que lui, il n'était pas du tout accroché à son statut et à ses fonctions de dirigeant absolu du groupe. À chaque fois qu'il pouvait faire un pas en arrière, il en faisait deux.
- Speaker #0
Mais c'est hyper intéressant du coup qu'il t'ait laissé directement la main, qu'il te fasse confiance sur les décisions, sur la prise de décision, etc. Parce que ça peut être quand même difficile quand c'est toi qui as monté, de faire confiance pleinement.
- Speaker #1
Oui, je pense que si j'avais fait n'importe quoi, il aurait mis un frein rapidement. Après, on est forcément, au départ, quand tu commences, il y a forcément la comparaison qui se fait. Oui,
- Speaker #0
c'est sûr.
- Speaker #1
Donc là, tu es challengé par les clients, surtout. Et sur Vigifond, on n'avait pas beaucoup de clients, principalement quatre, les banques et l'OPT. Et là, je me souviens, c'était une personne qu'on adorait. mais qui savait mettre la pression, c'était à la Société Générale. C'était Anne-Marie Tessarolo, qui est toujours vivante, que je vois de temps en temps. Et c'était la responsable logistique. Au départ, je me suis dit, il ne faut pas se louper avec elle. On ne va pas beaucoup rigoler là, sinon. Et c'était la SG, la Société Générale, était client numéro un de Vigifond. Donc, il ne fallait franchement pas se planter.
- Speaker #0
Trop bien. Et du coup, raconte-nous un petit peu comment toi, tu as vécu cette évolution aux sociétés que tu as aujourd'hui. Comment tu... Parce que là, du coup, vous avez revendu toute la partie Vigie. Aujourd'hui, toi, tu t'occupes de quelle partie des entreprises du groupe familial ?
- Speaker #1
Alors, une fois qu'on avait vendu les vigies, à un moment, tu es content de gérer les structures. Et à un moment, tu as envie de créer ta société. Parce que tu dis, je suis l'héritier d'eux, mais à un moment, moi aussi, il faut que je crée. Et il y a eu une opportunité qui s'est présentée. Un ami qu'on a ici, qui a sa famille, qui lui est originaire des Antilles, de Martinique entre autres. Donc, il a son neveu qui était responsable informatique d'un réseau de sociétés de logistique dans les Antilles qui s'appelait Frigodome. Il faisait donc de la logistique en froid négatif et froid positif. Donc, tout ce qui est surgelé et tout ce qui est froid positif, fromage, yaourt, beurre, etc. Et à l'époque, c'était donc le groupe Ayotte venait d'investir en Nouvelle-Calédonie et le groupe Ayotte était client. du réseau Frigodome aux Antilles.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et les dirigeants du groupe IOT, les représentants locaux en tout cas, ont dit à Didier Mayenob, qui était le fondateur de Frigodome, ils disent, nous, ça nous intéresserait d'avoir les mêmes prestations en Nouvelle-Calédonie. Donc Didier Mayenob regarde, bon, la Calédonie est très loin, lui n'a pas forcément envie de venir ici, puis de gérer une structure à distance. d'aussi loin. Donc, il y a son responsable informatique qui dit, moi, j'ai de la famille en Nouvelle-Calédonie, j'ai mon oncle. Il lui en parle, son oncle nous en parle. On était déjà un peu dans la logistique et la location d'espace avec Locabox, Numership. On avait une petite société de transport. Il nous en parle et je me mets en rapport du coup avec Didier Mayenob. Et là, le courant passe super bien. Je me souviens, j'ai toujours dans mon bureau de frigo d'hommes ici. accrochés au mur. Mon premier mail échangé en 2014 avec le neveu de notre ami. Je le laisse accroché au mur. Ça fait toujours des souvenirs. Je me rapproche d'eux. Ils viennent ici. Le courant passe bien. On essaie de jauger un peu le marché. Voir quelle dimension surtout du bâtiment il faut faire. Et c'est comme ça que démarre l'aventure Frigodome. Et c'est comme ça que du coup, je crée ma société avec Frigodome Nouvelle-Calédonie. qui, pour le coup, était un sacré challenge, que c'était un investissement conséquent. Il y en avait pour clé en main, tout compris. C'est un investissement d'un milliard 600 millions.
- Speaker #0
Ah oui, OK, d'accord.
- Speaker #1
Et c'était le plus gros endettement du groupe en une seule fois.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc là, gros challenge, parce que tu me dis, Bertrand, si tu te plantes, tu plantes le groupe avec et toute la famille en même temps.
- Speaker #0
J'avoue que là, ça met un peu la pression.
- Speaker #1
Ça met un petit peu la pression. Ça met un petit peu la pression, surtout qu'au départ, le doc, on a ouvert mi-novembre 2018.
- Speaker #0
OK. Ah oui, donc c'est pas... C'est très récent. Oui, c'est récent, finalement.
- Speaker #1
C'est très récent et pas de clients au départ. Le doc est resté. Je vais, à l'époque, je vais avec mon copain, c'est Xavier Calonne, qui était à Gastronomie Import.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
Donc, je vais le voir. Je vais lui dire, écoute, moi, je viens d'ouvrir. J'ai la Martinique qui arrive dans une semaine pour former les équipes. Je n'ai pas un carton pour faire au moins la formation de mes équipes. Je dis, tu n'as pas un conteneur qui arrive ? Il me dit, je ne te le facture pas, mais j'ai besoin d'un conteneur. Et il me dit, si j'ai un conteneur qui arrive, je dis, écoute, si ça ne te dérange pas, je le prends, je ne te facture rien. Mais au moins, ça me permet de démarrer avec mes équipes. Donc, je récupère son conteneur. Du coup, c'était mon premier conteneur et mon premier client. Et j'avais mon conteneur au moins pour l'arrivée. Et c'est comme ça que ça démarre. Mais après, on est resté très vide pendant au moins 7-8 mois.
- Speaker #0
Ah ouais ? Et comment, du coup, vous avez géré, vous, en interne, ça ? Parce que c'était le plus gros investissement du groupe. Et puis,
- Speaker #1
ben... Ces mois-là ont été très longs.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Très, très longs. Oui, j'imagine. Parce qu'à un moment, tu te mets au... J'ai mon bureau qui est au premier étage à Frigodum. Je me mettais à la fenêtre et je regardais la route. Je me disais, il y a peut-être un camion qui va passer à un moment. Mais c'était terrible. Terrible, terrible. Et surtout qu'on a fait un gros doc avec 5 250 emplacements palettes. Il était quasiment vide à part au gastronomie à port qui venait de me mettre ses marchandises. Et je me suis dit, quand tu fais visiter, alors on a fait visiter, mais quand tu fais visiter un doc vide.
- Speaker #0
C'est impressionnant.
- Speaker #1
Ça ne donne pas confiance. Les gens se disent, bon, on va attendre, on va laisser venir d'abord quelques clients. S'il n'y a personne aujourd'hui... c'est que peut-être que ce n'est pas bien.
- Speaker #0
C'est dingue comment les gens ont besoin de la preuve sociale quand même pour passer le cap à chaque fois.
- Speaker #1
Oui, et puis c'était un moment où, en Calédonie, on met toujours un peu plus de temps à assimiler et à ce que la modernité arrive. Et pendant longtemps, les Calédoniens ont besoin d'avoir les marchandises qui sont derrière le bureau. Parce qu'ils ont l'impression que quand tu leur enlèves leurs marchandises, qu'ils perdent la maîtrise de leur business, alors que c'est tout le contraire. perdent la maîtrise et tu as l'impression que tu leur arraches le cœur quand tu leur enlèves leur carton. C'était ça en Calédonie. Donc il fallait arriver à faire accepter et à démontrer que l'externalisation coûtait beaucoup moins cher et était beaucoup plus souple et intéressant financièrement pour eux que de garder leur doc et leurs marchandises.
- Speaker #0
Et du coup, comment tu as fait pour arriver à faire passer ce cap ?
- Speaker #1
Alors, on avait du coup... ça a démarré, le premier gros client, ça a été Cerdis. Avec le groupe Balland. Ça a été Cerdis. Et en fait, Cerdis, donc il y avait, Cerdis avait juste quelques années auparavant et c'est dommage que mon doc n'était pas prêt. Ils avaient brûlé puisque le doc était à but à Ducos.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Quand le tout bâtiment avait brûlé, il y avait Cerdis également.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc ça avait brûlé. Je me souviens, moi, le responsable à l'époque m'avait appelé. Il me dit, Bertrand, t'en es où dans ton doc ? Je dis, non, je ne suis pas prêt. Mon doc n'est pas là encore. Et il dit, bon, tant pis. Donc, ils ont trouvé un autre doc derrière la GBNC.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et ils avaient beaucoup de marchandises, beaucoup de conteneurs. Et le responsable logistique, un jour, m'appelle. Il me dit, voilà, j'aimerais visiter votre doc. Donc, il vient, on le fait visiter. C'était Patrick Chikovsky, qui a son âme, il est décédé il y a quelque temps. Et il me dit, bon, il m'expose sa problématique, il me dit, nous, on a des conteneurs, on a trop de conteneurs, des fois, on prend du retard ou notre dock est plein, les conteneurs dorment au port, donc ils payent cher, ils payent du gardiennage au port et des frais auprès des compagnies maritimes.
- Speaker #0
Ça peut vite monter en plus.
- Speaker #1
Ça peut monter très vite. Et sur un volume comme AVCR 10, c'était très important. Donc, on commence à discuter. Il y a un truc que je me souviendrai toujours. À chaque fois, il venait, puis il me sortait sa vieille calculatrice sur le bureau. Et il me dit, tu me sors encore ta calculatrice ? Et il me dit, oui. Il me dit, oui, mais ton problème avec ta calculatrice, c'est qu'elle ne connaît que les moins. Jamais les plus, Patrick. Donc, après, on a toujours très bien échangé. Il y avait une relation très franche. et presque très amicale qui était établie. Et finalement, on tombe d'accord. Il m'a un peu tordu le cou quand même. Quand tu es vide, le pouvoir de négociation n'est pas de mon côté.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Mais après, sincèrement, la discussion et la finalité étaient plutôt assez, je ne dirais pas équilibrées, mais en tout cas justifiées. J'aurais aimé arracher quelques dizaines de francs supplémentaires sur le prix du stockage de palettes. Mais bon, c'est comme ça. Mais en tout cas, après, il a tenu parole sur le volume et sur les flux. Et on a commencé à rentrer. Là, pour le coup, c'était des palettes de poulet. Et là, on a commencé à remplir le doc. Et après Serdi, c'est arrivé une autre enseigne du groupe Balland, c'était Thirier. Et après, quand on commence à avoir ce flux-là et ces clients-là...
- Speaker #0
Ça apporte tout de suite.
- Speaker #1
Et c'est plus la même chose quand tu fais visiter. Ça apporte confiance dans les autres et c'est comme ça que ça a démarré. Donc...
- Speaker #0
Je vous oublie. Mais c'est vrai que j'imagine que c'est surtout en termes de normes que ça doit être compliqué d'avoir un doc en négatif en termes de normes L'avantage c'est que dans le réseau Frigonome on était le sixième bâtiment froid donc
- Speaker #1
les normes sont les mêmes dans les départements d'outre-mer et on bénéficiait du coup de toute l'expérience des cinq premiers bâtiments qu'on a emmenés chez nous Et donc, on était tout de suite, par rapport à d'autres docs existants en Calédonie, on avait mis d'un seul coup la barre très haute avec les normes qui étaient respectées, la chaîne du froid qui était entièrement respectée, un vrai WMS avec des stats informatiques, des inventaires automatisés pour le client. Donc, on avait mis d'un seul coup, on avait mis un peu la logistique froid à un autre niveau que ce qui existait en Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #0
En plus, en ce moment, ça fait un peu débat, justement, les bactéries, etc., dans la nourriture. Et je crois qu'ils veulent passer des nouvelles normes alimentaires. Je ne sais pas si ça va concerner le froid.
- Speaker #1
ils peuvent toujours les mettre chez nous, il n'y aura pas de problème. Je peux garantir.
- Speaker #0
Et du coup, là, comment toi, tu as passé un peu crise Covid et les émeutes finalement très peu impactées, parce que les gens continuent à consommer. Il y a toujours ce flux de bateaux.
- Speaker #1
Covid, on a été plutôt... Ça a été pour cette partie-là, comme pour beaucoup d'enseignes en Calédonie, ça a été plutôt une période plutôt intéressante parce que les gens ne pouvant plus voyager, ils se lâchaient dans autre chose. Donc, ils consommaient, ils consommaient bien. Nous, on voyait des marchandises d'un certain prix. Donc, ça consommait beaucoup, en fait, sur la période Covid. Le creux, c'est à la sortie du Covid.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Quand les gens, d'un seul coup, ils avaient besoin d'espace et de sortir. Là, il y a eu un vrai creux derrière le Covid. Il y a eu un vrai creux. Et après, non, les émeutes n'ont pas eu plus d'impact que ça. Disons qu'après un moment, on a trouvé notre rythme de croisière. Et aujourd'hui, ce qui nous pèse un peu, ce qui pèse à tout le monde, c'est la crise économique qu'il y a en ce moment. Là, on l'a vu, c'est un très net ralentissement de la consommation, y compris sur les marchandises, je veux dire, entre guillemets, très populaires, poulet, saucisse de poulet, boulette. Là, on a vu une vraie chute et on s'est dit mince.
- Speaker #0
C'est l'indicateur, je trouve, qui est un peu inquiétant. C'est le fait que poulet, boulette et saucisse, le fait qu'il y ait un ralentissement de la consommation, tu te dis, ah oui, là, il y a quand même vraiment une crise, finalement, qui est en train de s'installer, parce que ça reste quand même les premiers produits de consommation alimentaire.
- Speaker #1
Oui, absolument. Et on s'est dit, tiens, c'est quand même pas bon. Nous, on voyait des fois qu'on regarde les gens à Frigodome qui déjeunent le midi. Même là, dans ce qu'ils mangeaient le midi, on voyait qu'ils ne consommaient plus de la même façon. Donc c'est une situation qu'il ne faut pas qu'elle dure trop longtemps. Parce que là, il y a beaucoup de gens qui souffrent et qui souffrent vraiment.
- Speaker #0
C'est là où du coup, on va avoir une bonne transition avec ta casquette de président d'IMEDEF maintenant. parce que c'est vrai que le MEDEF oeuvre beaucoup en ce moment pour les entreprises. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton rôle au sein du MEDEF ?
- Speaker #1
Alors, MEDEF, j'ai commencé il y a un peu plus de 4 ans. Donc, c'était l'ex-présidente Mimsy Dehlé qui m'avait approché pour me dire que ça ne t'intéresserait pas de t'engager un peu au MEDEF. Mais bon, OK, pourquoi pas ? Allez, allons-y. Et moi, je pensais m'engager, je ne suis pas dans le codier ou le bureau, mais avoir un petit rôle que je ne connaissais pas. Pour rentrer, il y a certainement des étapes. Il faut prendre connaissance un peu de la structure, des gens, des équipes et des adhérents. Et on était, je me souviendrai, on était à Comex. Du coup, je ne vois plus Mimsy pendant quelques temps. Moi, j'étais au COMEX parce que je représentais le MEDEF au Conseil économique et social. Et on approchait de l'Assemblée générale élective pour élire la nouvelle équipe. Et Mimsy, la présidente ou le président, doit annoncer son bureau à ce COMEX-là, au comité exécutif, où il y a une quarantaine d'entreprises qui représentent le commerce, l'industrie, le tourisme. les services. Et donc là, elle dit, bon voilà, trésorier, ça sera un tel, ok, et vice-président, ah ben, c'est Bertrand. Et j'ai découvert ce jour-là que j'allais être vice-président. Bon, je dis rien, moi je suis surpris.
- Speaker #0
Honoré quand même un peu.
- Speaker #1
Oui, absolument. Honoré, parce que je ne m'y attendais pas du tout, mais surtout, je ne savais pas ce que c'était, moi. Du coup, à la fin de la réunion, je dis, ah mais si, je peux te voir. Donc on va dans le petit bureau qui est à côté de la salle de réunion où on m'élève. Et je lui dis, OK, merci, c'est super gentil. Je lui dis, mais il fait quoi, le vice-président du MEDEF ? Il dit, ne t'inquiète pas, Cédric, il va te donner le truc, il va t'expliquer. Et dans les statuts, le règlement intérieur, je ne sais plus, il y a un paragraphe sur le rôle du vice-président du MEDEF qui doit faire 10 lignes. Et c'est comme ça que j'ai pris connaissance de la fonction. Je lui dis, bon, après, on verra bien. Et puis, ça a démarré comme ça. Puis, j'étais très content, ça s'est super bien passé. Et je n'avais aucun doute. Moi, je me suis toujours très, très bien entendu avec Mimsy, avec le bureau, avec le codire qu'il y avait. C'était une super équipe. Et après, elle m'a mis en charge des relations sociales également, la commission relations sociales. Donc, c'est moi qui avais le privilège d'avoir les... les relations privilégiées avec les syndicats de salariés, que je ne connaissais pas du tout.
- Speaker #0
et puis ça te ramène à Vigifon c'est exactement ce que je me disais je me disais tu vois ton père il avait sorti les sociétés pour éviter cette partie là et tu te retrouves avec eux au Medef bon ça me dérange pas je pense que c'est moins problématique dans ce sens là absolument mais il faut apprendre pareil à connaître et qu'ils apprennent à te connaître aussi que ce que je voulais c'était absolument on a besoin à... on discute en permanence avec les syndicats de salariés, surtout en ce moment, ce qui est très important, c'est d'établir un lien de confiance. C'est ce que j'allais dire. C'est la base de tout. On peut ne pas être d'accord, on peut discuter sur beaucoup de sujets, on peut être d'accord sur un certain nombre de décisions à prendre, mais s'il n'y a pas le lien de confiance, rien n'est possible. Et c'est ce que je voulais absolument établir rapidement, c'était ce lien de confiance. Donc moi, de manière générale, je suis quelqu'un qui écoute beaucoup. Et puis je suis quelqu'un qui tient toujours ses engagements. Et ça, c'est quelque chose que les syndicats de salariés ont reconnu et qui respectent. On peut leur dire les choses, mais après, on tient ses engagements. Si on dit qu'on s'engage sur quelque chose, on va jusqu'au bout. Par contre, quand c'est non, je leur dis non.
- Speaker #1
C'est bien parce que c'est rare. Il vaut mieux des fois dire non et puis tenir ses engagements. Mais c'est rare. Il y en a beaucoup des fois qui prennent des décisions et qui disent oui, Après, ça ne se fait pas et c'est vrai que ça casse quand même la confiance.
- Speaker #0
Dès qu'après, on met une petite faille dans la relation, c'est terminé. C'est très compliqué de revenir en arrière. Très compliqué. Et ça, je ne veux pas. De manière générale, c'est comme ça que je fonctionne. Je préfère dire non, dire les choses. Pourquoi ? J'explique, par contre. Pourquoi ? Pourquoi je ne suis pas d'accord ? Pourquoi ça ne s'est pas bien ? Ils acceptent ou pas, mais au moins c'est dit. Et après, on arrive à avoir des relations qui sont équilibrées.
- Speaker #1
C'est ça, c'est l'équilibre le plus important.
- Speaker #0
En permanence. Et aujourd'hui, ça se passe plutôt bien. On arrive à bien discuter. Alors moi, j'ai la particularité, c'est que j'ai, entre guillemets, des affinités familiales avec l'USTKE. Parce que du coup, Kotra Euregei, qui a fondé l'USTKE, c'est mon oncle.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et un certain nombre de ma famille sont dans l'USTKE.
- Speaker #1
Ça facilite un peu.
- Speaker #0
Ça facilite certaines choses aussi. Ça facilite certaines choses aussi avec eux.
- Speaker #1
Et là, ta transition de vice-président à président, tu es toujours à la gestion de cette partie sociale ou maintenant ça a quand même changé ?
- Speaker #0
Du coup, Mimsy, on fait notre mandat. Elle se représente, on repasse, on est réélu. De début 2026, elle fait le choix de prendre une autre direction que le MEDEF et la représentation des entreprises. Elle décide de s'engager sur un parcours politique. Son début a bien commencé puisqu'elle est élue à la ville de Nouméa. Bravo à elle. Et du coup, moi, je me retrouve président du MEDEF. Les statuts sont ainsi faits que quand la présidence... s'arrête, s'en va, en cours de mandat, c'est le ou la vice-présidente qui prend le relais jusqu'à la prochaine assemblée élective, à moins que le COMEX en décide autrement et demande une assemblée élective. Du coup, j'ai pris depuis février la présidence et j'ai gardé la partie relations sociales, parce que c'est quelque chose que je veux garder. Je pense que ce n'est pas la bonne période en tout cas. pour changer forcément d'interlocuteur et de repartir entre guillemets sur quelqu'un qui va devoir regagner la confiance des syndicats de salariés et des autres partenaires, puisqu'il y a aussi les autres organisations patronales. On est dans une période où il faut continuer. Il y a trop de sujets délicats en ce moment. La situation est trop dégradée pour qu'on change certaines choses.
- Speaker #1
Et puis là, c'est surtout que j'ai l'impression que le MEDEF a quand même son importance. Très facilement, quand tu es chef d'entreprise, tu te retournes vers le MEDEF. Moi, c'est comme ça que j'ai intégré le MEDEF. Je me suis dit au moins en intégrant une association qui regroupe des entrepreneurs, on va pouvoir s'entraider, on va pouvoir trouver du conseil là où on n'en a pas forcément. Et on se sent quand même un peu moins seul. Et là, j'ai l'impression que depuis les émeutes, c'est vraiment le MEDEF a pris quand même une importance auprès des chefs d'entreprise, ce qui n'est pas négligeable. Ne serait-ce pas les petits déjeuners. Vos équipes sont hyper sympas aussi. Donc, c'est hyper agréable.
- Speaker #0
Elles apprécieront. Mais c'est vrai que... Du coup, je vais faire un petit peu la pub du MEDEF. Tant pis pour mes confrères de la CPME et de la FINC. Avec qui on s'entend bien. On a des bonnes relations. Le MEDEF, aujourd'hui, c'est la première organisation représentative patronale en Nouvelle-Calédonie. On est trois organisations MEDEF, CPME, FINC. Il y avait l'UDP également, mais qui aujourd'hui n'est plus représentatif. Et le MEDEF, ce qui est important au MEDEF, c'est ce que les entreprises, je pense, et nos adhérents apprécient. C'est la qualité de l'équipe permanente.
- Speaker #1
Oui, alors franchement, je ne peux que confirmer parce qu'ils sont vraiment très sympas.
- Speaker #0
On a des juristes qui sont de grande qualité dans tous les domaines, que ce soit en fiscalité, que ce soit en RH. que ce soit en économie de manière générale, en formation, sur les dispositifs de formation, sur tout un tas de sujets. Du coup, on a Cédric, notre directeur général, qui fait un boulot absolument extraordinaire. C'est la comptabilité, l'assistant de direction qui est hyper performante. On a une équipe de permanents, du coup, qui est de 7-8 personnes, qui est à disposition des adhérents. Et quand les adhérents ont une question, ils appellent et il y a toujours quelqu'un qui décroche. qui est là pour les aider, qui est là pour les conseiller, qui est là pour les chercher de l'information, qui est là aussi pour les assister des fois sur des sujets sensibles, notamment ce qui concerne les ressources humaines, quand il y a une discussion avec un syndicat qui peut-être ne se passe pas très bien, le MEDEF peut intervenir, le MEDEF intervient en tant que conciliateur. Et ça, ce sont des petits plus qui sont très appréciables. Donc en plus de ça, il y a les petits déj, tu l'as dit, que les adhérents apprécient beaucoup sur différentes thématiques à chaque fois.
- Speaker #1
C'est que ça te permet de rencontrer des gens que tu n'aurais pas forcément rencontrés dans la vie de tous les jours parce qu'ils ne sont pas dans ton domaine d'activité. Mais tu peux créer, ça fait vraiment du networking, tu peux créer des relations et puis pourquoi pas des opportunités professionnelles grâce à ça. Et c'est hyper intéressant et pas négligeable en ce moment.
- Speaker #0
Oui, c'est une des peut-être la première raison pour laquelle peut-être les gens viennent. C'est pour cet aspect réseau qu'ils adhèrent au MEDEF. Au MEDEF, on est à peu près, il y a à peu près 600 adhérents. Donc c'est beaucoup pour la Nouvelle-Calédonie. Et c'est quelque chose que les gens apprécient. Ils utilisent beaucoup les petits déjeuners. Ils apprécient beaucoup, on a une newsletter hebdomadaire qui donne tout un tas d'informations, qui est hyper transparente sur tout ce qui s'est passé, toutes les actions du MEDEF, les interventions dans les médias, l'évolution des dossiers qui sont en cours.
- Speaker #1
Et ce qui est hyper intéressant avec cette newsletter, c'est qu'elle est tout le temps là. Il y a vraiment cette régularité et c'est là où ça fait de la qualité aussi du Medef. C'est la régularité parce que du coup, on a toujours. Et c'est bien parce qu'on attend ce moment-là, on attend ce récap. Et des fois, moi, je suis inscrite à des newsletters, par exemple, dans la tech ou dans d'autres domaines d'activité. Et ça me permet d'avoir ma newsletter qui regroupe ce qui se passe en Calédonie et avoir l'actualité calédonienne.
- Speaker #0
Et le dernier grand atout du MEDEF, et moi, j'ai pu le constater lors de mon déplacement à Lille il y a deux mois, c'est d'être attaché au MEDEF national. C'est une machine de guerre fabuleuse. C'est impressionnant. C'est exactement ça, mais c'est impressionnant. C'est une machine qui est énorme, avec des gens de grande qualité. que tout est... Tout est super bien huilé et ils sont actifs, ils sont sur tous les fronts. Enfin, il n'y a pas, si on regarde un petit peu, qu'on est abonné au Medef National sur les réseaux, sur LinkedIn. Le président Patrick Martin, mais il est partout, tout le temps et sur tous les sujets. Et ce qui est important et ce que j'essaye aussi avec les équipes du coup et avec notre bureau et notre codire, le Medef doit être force de proposition. On ne doit pas être là que pour subir, on doit être force de proposition pour faire en sorte qu'il y ait des mesures qui soient là pour aider les entreprises, pour développer l'économie et pour que tout le monde puisse se développer, créer dans des bonnes conditions. Ça, je pense que c'est le côté important du MENEF. Et généralement, on essaye d'avoir des propositions toujours justifiées et toujours réalistes. On ne demande pas des choses qui sont irrecevables. On essaie d'avoir des propositions qui soient efficaces et raisonnables.
- Speaker #1
Mais c'est hyper intéressant et ça se ressent. Ça se ressent parce que je pense qu'on manquait quand même de structures qui étaient force de proposition avec des choses qui allaient un petit peu changer. Finalement, on est tous des chefs d'entreprise à créer, à innover et à vouloir se démarquer un petit peu. Et là, ça se ressent dans le MEDEV, donc hyper intéressant.
- Speaker #0
Alors en plus, on est dans une période qui est compliquée économiquement, socialement.
- Speaker #1
Et puis même, de toute façon, psychologiquement. Psychologiquement. C'est compliqué aussi.
- Speaker #0
sur les dernières années. Je ne vous parle pas depuis le 13 mai 2024, il n'y a pas beaucoup de réunions, on a des bonnes nouvelles, on constate très régulièrement, trop d'ailleurs, la détresse des chefs d'entreprise, qu'on essaie d'aider à notre niveau, après on ne peut pas faire de miracle non plus malheureusement pour tout le monde, mais c'est terrible, c'est terrible, il y a des réunions. Heureusement qu'on est en premier étage, parce que sinon, j'y jetterais par les fenêtres. Il y a des fois. Mais il faut garder, on essaie toujours de garder le moral, d'essayer, moi, c'est un peu aujourd'hui, le message que j'essaie de faire passer aux entreprises, c'est d'essayer d'avoir des messages qui soient positifs. Oui, c'est important. Parce que, de toute façon, aujourd'hui, on est dedans. Il faut y aller. Il faut... continuer ce qu'on aime faire, ce qu'on sait faire, créer, développer, même si c'est compliqué, mais on n'a pas le choix, il faut qu'on avance. Il faut qu'on avance. Et moi, je crois beaucoup, de toute façon, en l'avenir de ce pays. Il va y avoir un rebond. Il y aura des belles années encore pour la Nouvelle-Calédonie. C'est juste une question de temps et là, le rôle auquel j'essaie de m'attacher, c'est de faire en sorte que ce temps soit le plus court possible.
- Speaker #1
Très belles paroles. Je pense qu'on peut même terminer le podcast sur ces magnifiques paroles. J'espère que ce sera entendu. Et est-ce que tu avais envie de faire une dernière petite conclusion, même si là, je pense que tu as tout dit ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a un sujet qui est également primordial aujourd'hui, qui l'a toujours été, mais encore plus aujourd'hui, c'est la jeunesse. Le MEDEF national est très engagé sur la jeunesse. Le MEDEF en local également. On essaie d'aider beaucoup toutes les initiatives. Quand il y a quelqu'un qui crée quelque chose pour inculquer un petit peu l'entrepreneuriat dans l'esprit des jeunes. Je pense notamment à Julie Micheli, au lycée Jules Garnier, avec sa caravane de l'entrepreneuriat, qui fait quelque chose d'absolument fabuleux. Elle est d'une énergie incroyable. Je suis très triste qu'elle s'en aille en fin d'année. Mais il va falloir continuer. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut absolument que le MEDEF... Moi, j'ai ma première intervention avec des lycéens jeudi matin, grâce à une amie qui est prof. On échangeait par Messenger. Je lui dis, écoute, si ça te dit, moi, je peux venir. Je vais te passer quelques messages aussi. Et je pense que c'est quelque chose que je vais renouveler, qu'il faut s'occuper des jeunes. Il faut leur expliquer que l'entrepreneuriat... C'est possible pour tout le monde.
- Speaker #1
Mais ça, je pense que c'est vraiment bien que tu puisses faire ce genre de choses parce qu'il y a énormément de gens au collège ou au lycée qui ne savent pas. Tu te fonds dans une masse quand tu es adolescent pour pouvoir t'intégrer. Mais en fait, toi, ce n'est pas vraiment ta façon de penser, ta façon d'être. Et quand tu vas parler avec des entrepreneurs ou avec des personnes qui ont un parcours qui est différent dans l'entrepreneuriat, qui n'ont pas forcément fait des études ou autre, mais qui se sentent... épanouis dans ce qu'ils font, ça donne de l'espoir et tu peux te projeter après toi pour ton avenir, tout simplement.
- Speaker #0
Et l'entreprise, on a toujours l'impression que c'est quelque chose d'inaccessible, qui est réservé qu'à une certaine élite. Pas du tout. Si tu as une idée, une bonne idée, c'est mieux quand même. Mais si tu as une idée, elle peut se concrétiser. C'est une question beaucoup plus que... de compétence, c'est surtout une question de motivation, de volonté et de détermination. Si tu as tout ça, il y a quand même des chances que ça marche.
- Speaker #1
Ça, je te rejoins tout à fait et je pense que c'est ça le message le plus fort, c'est que tu n'es pas obligé d'avoir fait un bac plus 5 pour être excellent dans ce que tu fais. Tu peux avoir toi cette fibre qui est différente et cette détermination que par exemple, si tu avais fait un bac plus 5, tu aurais eu... Peut-être que tu ne l'aurais pas développé de cette manière-là, tu te serais contenté de suivre une voie particulière. Et je pense que c'est important aujourd'hui de dire à tout le monde que si vous voulez, vous pouvez.
- Speaker #0
Je vais donner un exemple. Moi, je n'ai pas que plus 3 en compta. Je n'ai pas que plus 5. Mon père a loupé son bac.
- Speaker #1
Tout est dit. Merci beaucoup Bertrand pour ce partage.
- Speaker #0
Merci Célie, merci beaucoup.
- Speaker #1
Et puis plein de bonnes choses pour la suite. Et bon courage.
- Speaker #0
Merci, c'est gentil.
- Speaker #1
Merci à vous d'avoir écouté ce nouvel épisode. Et puis nous, on se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité. A bientôt.