- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être avec Aurore. Bonjour Aurore.
- Speaker #1
Bonjour Célie.
- Speaker #0
Le thème de ce podcast aujourd'hui, c'est la Nouvelle-Calédonie, capitale French Tech et maintenant. Donc, qui de mieux que la directrice de la French Tech pour venir parler de la French Tech ? Donc, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Oui, donc moi, je suis Aurore Clépère. Je suis la directrice de la French Tech, Nouvelle-Calédonie, depuis bientôt quatre ans.
- Speaker #0
D'accord, ça fait déjà 4 ans que la French Tech ?
- Speaker #1
Ça va faire déjà 4 ans, oui. Que moi, je suis directrice et après, la French Tech Nouvelle-Calédonie, je m'y perds un peu, il y a 5 ans, elle est née en 2021, l'association.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu, nous présenter, qu'est-ce que la French Tech ?
- Speaker #1
Oui, alors, la French Tech globale, à la base, parce que nous, on est French Tech Nouvelle-Calédonie, on est déclinaison. de ce coq rouge qu'on voit un peu partout. Moi, je baigne dedans.
- Speaker #0
Si, moi, je le vois partout en tout cas aussi.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que dans le milieu de la tech, c'est assez reconnu. Et en fait, c'est né en 2013, 2014, quelque chose comme ça, au niveau de l'État français, qui voulait vraiment mettre en avant les startups, les entreprises innovantes de la France. vraiment dans un esprit de... C'était vraiment l'essor de... Enfin bon, le développement des startups. Et l'idée, c'était vraiment de dire, nous, en France, on a des talents, on a du savoir-faire, on innove. Et c'était de fédérer un peu cet écosystème et de lui donner une marque forte. Parce qu'aujourd'hui, c'est une marque collective. Ceux qui connaissent un peu les marques, c'est une marque collective. Et nous, du coup, d'avoir ce label, ça nous donne la possibilité d'utiliser cette marque qui ensuite est déclinée, en fait, sur les taille-toit. Donc il y a une marque French Tech, la French Tech, après French Tech Nouvelle-Calédonie, French Tech Polynésie, etc.
- Speaker #0
J'ai vu qu'il y a même French Tech Miami là.
- Speaker #1
Il y a French Tech Miami, oui, effectivement.
- Speaker #0
C'est impressionnant quand même, parce que là tu vois que ça s'est développé.
- Speaker #1
Oui, complètement. Aujourd'hui, je ne sais plus les chiffres exacts, mais il y a 130, 140 communautés capitales dans le monde. On expliquera après la capitale. mais l'idée de l'État, c'était d'aller labelliser des communautés qui sont éparpillées. dans l'Hexagone et aussi l'international et dans les Outre-mer pour fédérer tout cet écosystème de start-up au niveau local dans chaque territoire. C'est pour ça qu'on a des French Tech dans l'Hexagone, dans les grands centres. Et puis, dans les communautés internationales, c'est parfois des start-up qui se rassemblent au niveau d'une ville. Par exemple, French Tech Miami, il n'y a pas la French Tech Etats-Unis, parce qu'elle est tellement grande. Mais par contre, on a la French Tech Australie. Donc là, ils se sont rassemblés sous la manière Australie. Ils ont quand même des antennes à Brisbane, Sydney, etc. Mais il y a une seule French Tech au niveau de l'Australie. Ça dépend des pays. On a une French Tech Tokyo, par exemple.
- Speaker #0
Et du coup, c'est des Français ou c'est pas forcément ?
- Speaker #1
Alors, au niveau international, c'est des Français, francophones ou francophiles. Ça veut dire que, à la base, c'est des entrepreneurs français. Mais dans les adhérents, dans les gens qui... qui sont autour, qui gravitent autour, qui sont dans les différentes communautés. T'as parfois des gens qui soit travaillent dans des entreprises françaises, en fait, mais qui sont... Enfin, qui sont pas français, mais qui sont... Voilà. Soit qui aiment, on va dire, la culture française, mais en général, francophile, quoi. Et qui, du coup, se retrouvent là aussi. Bon, il faut que ce soit évidemment dans ces milieux-là. Et puis, des Français à l'étranger, quoi, puisque... L'ambition, encore une fois, globale de la French Tech, c'est les startups, les entreprises innovantes françaises qui innovent et qui rayonnent partout dans le monde.
- Speaker #0
C'est bien parce que ça développe aussi le réseau. Quand tu es ailleurs, ça t'aide à développer et à intégrer.
- Speaker #1
Tout à fait. La première mission de la French Tech, c'est effectivement ce réseautage. Et ce réseautage aussi international, parce que nous-mêmes, quand on va à l'étranger, ça nous est arrivé que ce soit à Singapour. en Nouvelle-Zélande, plus près de nous, ou même en Polynésie, c'est que quand on ne connaît pas les gens, mais qu'on va avoir le réseau de la French Tech, il y a tout de suite ce sentiment d'appartenance. C'était ça le but. Et d'entraide aussi. J'avais un adhérent qui allait un petit peu prospecter dans la région Asie-Pacifique, Philippines, Malaisie, etc. Il y a parfois des plus petites communautés, parce que des fois, à Singapour, la French Tech Singapour, ils sont plus de 1000. Parce que forcément...
- Speaker #0
C'est grand.
- Speaker #1
Oui, comme c'est une place internationale de la tech et en plus, il y a beaucoup de Français, du coup, la communauté est très grande. Là où dans d'autres pays, c'est plus dilué. Ce n'est pas forcément dire qu'il n'y a pas beaucoup de Français, mais c'est un peu plus dilué. Dans des pays comme l'Indonésie aussi, il y a une French Tech à Jakarta. ils sont moins nombreux, mais tout de suite, c'est des réseaux assez forts et encore une fois, qui sont connectés avec les autres.
- Speaker #0
Et puis, tu as l'entraide après qui prend le dessus. Et on voit aussi l'importance de cette labellisation French Tech, parce que je ne la mesurais pas. Et même au niveau des banques, quand on dit ça y est, on a été labellisé French Tech. Ah ouais, d'accord, ok. Et tu vois que ça donne une dimension... Oui,
- Speaker #1
tout à fait. C'est vraiment ça l'idée de la marque, c'est de dire tu donnes une image à ce collectif, une image forte. Et je pense que dans ce point de vue-là, d'un point de vue, c'est une politique publique à la base de l'État. C'est assez réussi parce que ça a été maintenant reconnu dans ce milieu. Il y avait Vivatech il y a deux semaines, où la French Tech, encore une fois, était très très présente. C'est une communauté très très forte sur le salon, parce que c'est un salon de la tech. en France et c'est le mouvement des startups français donc forcément l'impact est grand et donc tu as cette image collective et après ça fait tout à fait partie de ça les enjeux c'est de donner une reconnaissance, une légitimité à cette communauté parce que par définition les startups on en parlera peut-être plus tard, c'est forcément plus risqué, plus compliqué de se développer donc c'est pour ça qu'il y a aussi ce soutien, ce soutien là des politiques des politiques publiques en France et ici aussi très fort.
- Speaker #0
Et du coup, pour revenir un petit peu à toi, ton parcours, ça fait quatre ans que tu es directrice de la French Tech en Nouvelle-Calédonie. Comment tu t'es retrouvée à être directrice ?
- Speaker #1
Ça n'a été pas tout à la fois un hasard par hasard. Je travaillais avant au Pôle Innovation quand il était à la DECAL, donc l'incubateur accélérateur des entreprises. entreprise no-vente où j'avais travaillé pendant 4 ans. J'accompagnais mon travail, c'était d'accompagner, de conseiller les startups dans la durée qu'on les incubait. Ce qui est un autre travail que celui de la French Tech. En parallèle, les startups localement se sont rassemblées et se sont constituées en French Tech. Ils sont allés chercher le label avec l'appui à l'époque du Polino, l'incubateur. avec l'appui du gouvernement, de la Nouvelle-Calédonie et d'un certain nombre d'acteurs ici pour aller chercher ce label, parce que nous, c'est un label renouvelable tous les trois ans. On doit déposer un dossier pour avoir le droit de décliner cette marque. Et donc, ils ont créé, c'était en 2020, cette French Tech Nouvelle-Calédonie en allant chercher ce label, puisque la communauté, quand on commençait à grandir ici, on commençait à comprendre mieux qu'est-ce qu'une start-up, parce que ce n'était pas forcément évident, même au niveau de la reconnaissance. de l'innovation au niveau des acteurs économiques, on va dire. Donc le sujet et l'écosystème grandissent en maturité. Donc ils sont allés chercher ce label. Donc moi, j'ai participé et j'ai vu ça au travers de mon travail de conseiller en innovation au Pôle innovation. Et puis ils étaient au début constitués dans un groupement et puis ils ont créé une association avec, comme tout asso, un conseil d'administration, des bénévoles. On élit un président. À l'époque, il y avait un coprésident. Et puis, grâce à ce label, on peut aller chercher des financements auprès de la mission FreshTech. Ils ont eu des fonds du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, d'un certain nombre d'acteurs au départ, l'OPT, etc. Et puis, comme dans toute structure, les chefs d'entreprise bénévoles, leur temps est limité. Donc, pour structurer l'association, il fallait avoir quelqu'un à demeure, qui soit là tous les jours. Donc, ça, en discutant, ça s'est vraiment fait. Assez naturellement, en discutant avec certains pionniers de l'époque, ils m'ont dit, écoute, nous on cherche quelqu'un qui peut développer la communauté. Et comme dans mon précédent travail dans l'Hexagone, j'avais déjà dirigé des associations, je savais comment effectivement ça fonctionnait d'aller chercher des financements, des cofinancements, monter des projets collectifs. J'avais déjà fait ça par mon précédent travail. Donc j'avais un peu cette double casquette qui est plutôt pas mal, c'est que je connaissais les startups, puisque je les accompagne au quotidien, et précédemment, j'avais piloté et géré une association un peu du même type, qui rassemblait finalement des acteurs publics et privés, pour mener des projets d'intérêt général, entre guillemets, parce qu'on aide les startups, mais c'est des enjeux de développement économique. Donc ça s'est fait comme ça.
- Speaker #0
D'accord, mais tu as toujours été passionnée par l'innovation, la tech, etc. ? où c'est au... Voilà, tu as dirigé cette association, tu as eu ce poste de conseillère et maintenant tu es à la French Tech.
- Speaker #1
C'était au fil de l'eau, en fait. C'était vraiment au fil de l'eau. Quand je suis sortie de la fac, j'ai eu un parcours assez généraliste, économie. J'ai fait un peu d'économie. Et en master 1, master 2, j'ai commencé à me spécialiser un peu dans l'économie de l'innovation. À l'époque, on commençait à parler des enjeux de développement durable, de transition énergétique, de changement écologique. C'était vraiment un peu le début de ces sujets, on va dire. au niveau grand public. J'ai toujours été passionnée par comment on change les choses, comment on fait autrement. Je crois que c'est vraiment ça qui a toujours été mon moteur. Et aussi le collectif, parce que finalement, tout mon parcours s'est fait dans ce que j'appelle le parapublic, c'est-à-dire l'associatif. Mon premier métier, j'ai travaillé dans une fondation partenariale d'université qui cherchait à faire le lien entre la recherche euh... L'innovation, comment on transforme des projets de recherche, comment on amène des acteurs différents à travailler ensemble pour mener des projets innovants sur les territoires, faire des démonstrateurs, pour transformer l'économie finalement et innover, que ce soit sur des secteurs, alors là c'est tout type de secteur, l'énergie, la mobilité, l'agriculture, sociale, l'innovation est partout.
- Speaker #0
Oui, mais c'est impressionnant, tu sais, pour avoir du coup, depuis que j'ai intégré la French Tech, j'ai énormément analysé, regardé ce qui se faisait dans l'innovation et surtout en métropole. Et c'est impressionnant le nombre d'entreprises qui vont venir aider, soutenir cette innovation, toutes les techniques qui sont mises en place. Il y a plein de choses qu'on ne se rend vraiment pas compte, mais c'est vraiment un monde, en fait, l'innovation là maintenant.
- Speaker #1
C'est, oui, c'est énorme et surtout, c'est multiple. Parce qu'on a effectivement, on le voit aujourd'hui avec l'IA, par exemple, on vit tous au quotidien, ça transforme beaucoup de choses. C'est une révolution industrielle, quelque part, qu'on est en train de vivre et qui va très, très vite, qui est très challenging pour, je pense, tous les secteurs d'activité. Donc, il y a ça, même au niveau technique et aussi, nous, l'innovation, on rappelle ce point, parce que c'est important aussi pour nous. elle est technique mais pas que en fait à partir du moment où on apporte un peu de La créativité dans un service, un produit, on peut innover. On parle d'innovation sociale, par exemple, et d'innovation de process, d'innovation de marketing. En fait, c'est vraiment lié à la créativité et la nouveauté qui trouve son marché. Notamment ici, en Nouvelle-Calédonie, parce que c'est vrai que j'ai beaucoup parlé de cette marque d'État. Mais ce que nous, on voit aussi, c'est que c'est un outil. C'est un outil de développement pour les startups, les entreprises innovantes, qu'on décline ici et qu'on adapte aussi aux besoins du territoire et à la réalité de notre territoire. Donc nous, c'est important d'aider tout type de startup, tout type d'entreprise, quelle qu'elle soit. On a qui vont être sur des gros enjeux technologiques, des gros enjeux d'export, parce que quand on est... Une start-up, c'est une jeune entreprise à forte croissance, sur des sujets très scalables, comme on dit, c'est-à-dire que pour qu'ils aient un marché qui potentiellement est mondial, la Calédonie va être assez petite, donc trop petite très très vite. Donc ils vont avoir un marché un peu test, et puis ils vont devoir s'exporter très rapidement. Et puis il y a aussi les entreprises qui innovent localement pour répondre à des besoins du territoire. Et c'est aussi important. d'accompagner ces entreprises-là parce qu'elles apportent de la valeur économique au territoire et aussi parfois sur des solutions, des sujets qui sont liés à l'adaptation à tout ce qui est l'environnement tropical, l'insularité et qui peuvent apporter des réponses qui s'exportent sur d'autres îles du Pacifique. Donc on a vraiment plusieurs typologies d'entreprises et puis on rappelle aussi que même sur les îles Loyauté qui sont... éloignées, les îles Loyauté et l'île des Pins, qui sont éloignées, qui ont souvent une contrainte de double insularité, face à cette contrainte, elles sont obligées d'innover, et parfois sur des choses qui ne sont pas extrêmement technologiques, mais ne serait-ce que c'est des innovations de logistique, comment on repense nos schémas logistiques, comment on valorise la production alimentaire sur les îles, pour apporter de la valeur économique, comment on fait en sorte que les populations ne partent pas, Voilà, donc c'est vraiment très global, l'innovation.
- Speaker #0
Oui, mais c'est hyper intéressant. Et surtout, là, tu abordes un sujet qui, malheureusement, s'est accéléré aussi un petit peu depuis les émeutes, c'est que... Beaucoup veulent rester ici, mais bon, ils essayent de ne pas mettre leurs œufs dans le même panier, on va dire. Mais du coup, ils cherchent justement à s'exporter. Et c'est bien parce que grâce au réseau French Tech, en fait, on peut le faire plus facilement. Donc, qu'est-ce que vous, là, aujourd'hui, vous proposez à une entreprise qui a envie de s'exporter ?
- Speaker #1
Alors, nous, on a vraiment... Nous, nos activités, nos missions, nos actions, c'est l'accompagnement, le développement des startups de Calédonie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc ça, nous, avant tout, notre cœur de métier, c'est le réseau. C'est-à-dire que dans l'association, il y a moi, on est deux en situation régulière. Normal, on est deux. On n'est pas amené à être beaucoup plus, peut-être deux, deux et demi, trois. Mais en fait, on va aussi s'appuyer sur un réseau de partenaires. Parce que notre valeur ajoutée, nous, c'est de fédérer déjà ces startups, ces entreprises innovantes, de faire des synergies avec les autres acteurs du territoire. parce qu'elles ont besoin de ne pas être seules, elles ont besoin d'avoir des connexions avec des experts et toutes les ressources qui vont les aider à se développer. Donc nous, on négocie et on va chercher beaucoup de ressources diverses et variées. Quand je dis ressources, c'est comme tout chef d'entreprise qui se développe, il a besoin de partenaires, parfois des partenaires techniques, de chercher des sous, d'experts juridiques, financiers, surtout qu'il y a des choses qui sont spécifiques liées à l'innovation. sur ces sujets-là. Donc, on va leur apporter toutes ces ressources localement. On va animer des ateliers. On va aussi les mettre en valeur. On a beaucoup d'actions sur tout ce qui est événementiel et mise en valeur de nos startups. Et ce travail-là, on le fait aussi à l'international. C'est-à-dire qu'on va développer un réseau de partenaires, d'experts, de ressources à l'international pour, du coup, les aider. Pour que, quand elles ont un besoin... on puisse, nous, faire le relais. Et nous, on tisse ce relais régulièrement. On travaille sur ce réseau pour justement faire des connexions et des opportunités à nos startups. Donc nous, c'est vraiment d'être un peu le point d'entrée localement et aussi le point d'entrée-sortie, en fait, pour les startups. Et on le voit aussi à l'extérieur, comme on a, encore une fois, cette marque connue, la French Tech, dans le monde, dans le secteur de la tech, bien entendu. ça permet que quand on a des personnes qui viennent ici soit de Nouvelle-Zélande, n'importe quel pays qui sont sur ce secteur là qui veulent savoir qu'est-ce qui se passe ici en matière d'innovation, de tech, de start-up souvent elles passent par la French Tech en disant qui sont vos adhérents qu'est-ce qu'ils font, est-ce qu'il y en a qui sont à l'export donc on est du coup une source d'informations et on peut être ce canal de transition et du coup pour revenir sur vraiment précisément l'export euh on fait ce lien régulièrement et on entretient ces relations. Par exemple, cet après-midi, j'ai une réunion en visio avec la Nouvelle-Zélande, la Chambre de commerce industrie de Nouvelle-Zélande, l'ambassade, puisqu'il y a déjà eu des événements là-bas. C'est pour travailler sur la suite des événements et la suite de nos relations pour aider nos startups. Et ça aussi, c'est quelque chose de très important pour nous. c'est qu'on s'appuie sur un réseau aussi de partenaires experts. C'est-à-dire pour l'export, nous, on a des personnes ici qui accompagnent à l'export toutes les entreprises. Et donc, nous, on va s'associer avec eux, on va travailler en partenariat avec eux sur l'aspect innovation, mais on va aussi s'appuyer sur leur réseau, parce qu'on se dit, avec nos réseaux communs, et à l'inverse, nous, parfois, on fait bénéficier des réseaux de la French Tech, puisque en Nouvelle-Zélande, par exemple, je reprends l'exemple de Nouvelle-Zélande, il y a une French Tech Nouvelle-Zélande. Donc, on va mutualiser nos réseaux, en fait, pour avoir... deux fois plus d'impact. Donc ici, typiquement, il y a la Team France Export, à la CCI, qui est un service qui aide les entreprises à l'export, toutes les entreprises, avec le réseau derrière Business France. Et puis, il y a aussi le cluster export, NCTNI, qui accompagne depuis plus d'une dizaine d'années leurs adhérents, en fait, à l'export.
- Speaker #0
Et c'est vraiment bien. Tu sais, je n'ai pas l'impression que... Il y a beaucoup de gens qui réalisent, je pense, la chance que l'on a d'avoir quand même cette labellisation. Parce que quand tu regardes la machine startup en France, où il faut quand même galérer pour avoir un rendez-vous, pour après être entendu, passer ton audition, puis après être labellisé French Tech, le parcours n'est pas du tout le même qu'en Nouvelle-Calédonie. Et ça, je pense que ce serait peut-être important d'en parler. De la chance que l'on a d'avoir ce type de...
- Speaker #1
Oui, complètement. C'est pour ça que tout à l'heure, je disais, c'est un outil, en fait. C'est vraiment un outil d'aide et de créant, quand une fois, faciliter ce parcours, ces connexions. Parce qu'effectivement, nous, le travail qu'on fait aussi quand on va, par exemple, dans l'Hexagone, et qu'on fait depuis qu'on a créé la French Tech Nouvelle-Calédonie, c'est un gros travail qui doit... Pas forcément, mais de lobbying très fort, c'est-à-dire auprès des ministères, auprès des réseaux d'investisseurs, pour dire que la Calédonie, les startups existent, il y a des choses qui sont vraiment intéressantes, et il se passe des choses, et donc on fait beaucoup de lobbying là-dessus. C'est comme ça d'ailleurs qu'on a obtenu aussi ce statut de capital, c'est par ce travail aussi de mise en avant de nos startups. parce qu'elles ont besoin aussi d'avoir ces connexions avec l'Hexagone. Et d'un autre côté, on a aussi besoin de montrer ce qui se fait en Nouvelle-Calédonie. C'est un enjeu aussi pour les autres territoires ultramarins. On a d'ailleurs une connexion forte avec les autres Outre-mer parce que cet éloignement rajoute des difficultés. D'ailleurs, pour l'anecdote, même quand on est en province, en France, ça peut être compliqué d'avoir accès à tous les réseaux parce qu'ils sont beaucoup concentrés à Paris. Et ça fait partie justement d'un des enjeux de la French Tech, la mission French Tech. Quand je dis la mission French Tech, c'est un peu notre maison mère. C'est justement d'arriver à décentraliser un petit peu toutes ces ressources et de pouvoir conforter les différents territoires.
- Speaker #0
Là, ça tombe bien, tu parlais de la capitalisation de la French Tech Nouvelle-Calédonie. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu ce que c'est exactement ? Je pense que beaucoup l'ont vu passer dans les médias, mais sans trop savoir ce que ça signifiait finalement.
- Speaker #1
Oui, encore une fois, c'est vrai que c'est un peu notre jargon. En fait, il y a deux statuts à la French Tech, pour ceux qui vont sur ce label. Il y a les communautés et les capitales. C'est comme ça depuis le début. L'idée, c'est qu'il y a des capitales qui vont avoir un statut supérieur aux communautés. Ça a été créé à la base par rapport à l'Hexagone, puisque là, on ne parle pas des communautés internationales qui ne sont que des communautés. Il n'y a pas de capital à l'international. Parce que par définition, elles n'ont pas toutes les mêmes ressources et les mêmes missions. Il y a ce travail de réseau, d'accompagnement comme ils peuvent, mais elles restent à l'étranger. C'est-à-dire qu'elles ne vont pas avoir de subvention publique locale pour les aider, elles vont avoir moins d'accès à des financements. Elles vont faire ce travail de réseautage, mais elles ne vont pas relayer tous les programmes. de la mission French Tech, contrairement aux communautés qui sont les capitales qui sont sur le territoire français. Et du coup, dans l'hexagone, il y a parfois des capitales qui vont rayonner sur des plus petites communautés et qui vont un peu piloter l'ensemble. Elles ont plus de moyens, c'est-à-dire qu'elles peuvent aller chercher plus de financement auprès de la mission French Tech et elles ont aussi plus de liens avec la mission French Tech. Il faut savoir qu'on est une 140 à peu près capital et communauté. Nous, en tant que communauté, précédemment, on avait des liens avec la mission French Tech,
- Speaker #0
mais pas très souvent.
- Speaker #1
C'est beaucoup plus ténu. On décline les programmes, on fait nos actions, on a moins de moyens de leur part. Et puis, on a un ou deux rendez-vous avec la French Tech dans l'année, si on arrive à y aller. On ne peut pas non plus faire beaucoup d'allers-retours.
- Speaker #0
C'est vrai que vous êtes loin aussi.
- Speaker #1
On est loin. Alors que quand on est capital, on a un lien direct toutes les semaines avec la mission French Tech. Donc ça n'a rien à voir même en termes de faire remonter nos sujets, nos problématiques. Donc il y a ça, il y a beaucoup plus de proximité, il y a plus de moyens et plus de visibilité. Et donc quand je reviens tout à l'heure à dire que c'est un travail de longue haleine, c'est qu'au tout début, en 2020, quand on a demandé la première labellisation communauté, Il y avait encore, je ne vais pas dire de bêtises, mais je ne crois pas qu'il y avait des communautés en toutes les Outre-mer où ils commençaient tout juste sur Navarre, toutes les Outre-mer. La Polynésie aussi avait juste eu la labellisation juste avant. Mais c'était encore, on était encore au début des communautés ultramarines de la French Tech qui continuaient à se diffuser. Et la labellisation en 2023, la Réunion, l'île de la Réunion, a demandé le statut de capitale en disant, parce qu'en fait, pour être capitale, je reviens sur l'explication, il faut atteindre un certain nombre de standards, de critères.
- Speaker #0
C'était ça ma prochaine question, donc c'est très bien que tu en parles.
- Speaker #1
Donc à la base, quand ils ont créé ces statuts-là, c'est dire, ok, il y a les capitales French Tech parce qu'il y a un gros dynamisme, il y a beaucoup de startups, donc eux les critères, c'est le nombre de startups, le nombre de levées de fonds. Et il y a d'autres critères, mais c'est surtout ça. Et en fait, nous, ultramarins, on ne sait pas, même en termes de nombre de startups, de quantité, de levées de fonds, on est forcément très loin. on ne peut pas atteindre ces standards-là. Donc à force de rentrer communauté French Tech, les utramas ont commencé à dire que nous, les critères, on ne peut pas les atteindre et c'est normal.
- Speaker #0
Quand on est 270 000 habitants, c'est difficile.
- Speaker #1
Exactement. Et même l'île de la Réunion, où ils sont un peu en dessous de 900 000 habitants, en 2023, ne pouvaient pas atteindre non plus ces critères. En 2023, ils ont réussi à avoir ce statut capital. Ils étaient la première capitale d'outre-mer. Encore une fois, par des fortes actions de lobbying en amont pour dire que c'est important que les ultramarins soient aussi plus intégrés dans le réseau French Tech parce que c'est aussi des... Des territoires qui ont des enjeux et qui innovent. Donc la Réunion étant la plus mature, logiquement, ils sont le plus nombreux en termes d'habitants. Ils sont plus avancés en termes de maturité. Donc ils ont passé statut en 2023. Donc nous, on a poussé derrière aussi pour dire que c'est important qu'on soit représenté dans chaque bassin. Parce que la Réunion, ils sont dans l'océan Indien. Nous, dans le Pacifique. Avec la Polynésie, on a aussi des spécificités fortes. Et c'est aussi le cas du côté des Caraïbes, avec les French Tech Martinique, Guadeloupe et Guyane, qui sont encore dans un autre bassin régional. Et on a toutes aussi, et ça c'est des sujets qui ont progressé, un enjeu impératif de mieux s'intégrer économiquement dans notre région. Mais ça c'est un enjeu pas pour la French Tech, c'est pour que les startups, c'est un enjeu pour toute l'économie. et pour chaque bassin régional des Outre-mer.
- Speaker #0
C'est bien parce que ça n'oblige pas aux start-upeurs de partir. Parce que déjà, on joue à nous pour le développement de l'application. On a dû partir pour faire développer l'application parce que sur le territoire, ça prenait deux ans. Donc on a dû partir, mais on n'a pas forcément envie de déménager non plus. Donc pour un projet. Donc, c'est bien d'avoir ce type de la French Tech ici ou ce type d'outils, on va dire ici, sans devoir se délocaliser pour continuer à vivre ses rêves.
- Speaker #1
Carrément, ça fait partie d'un de nos enjeux. C'est aussi d'ancrer effectivement nos startups, nos entreprises et qu'elles ne partent pas. Ce qui reste un enjeu important parce que par exemple, il n'y a pas de fonds capitalistes vraiment ici. Donc, il faut aller chercher des financements. Il faut aller s'exporter. et parfois partir. C'est aussi un gros enjeu de les ancrer localement.
- Speaker #0
Il faut avoir les moyens aussi de le faire. Parce que quand tu n'as pas forcément... Je reprends notre exemple parce que c'est le plus concret que j'ai. Quand tu vas faire un devis en Australie, ça reste quand même un fin temps de vie. Ce n'est pas un coup de téléphone. Tu y vas, tu rends compte. Il faut qu'il y ait de la confiance avant de signer un devis parce que les montants sont généralement importants. Donc ça a des coûts. Si tu dois partir pour après te battre pour avoir des financements en termes de banque ou même BPI, etc., tout de suite, c'est compliqué. Surtout que nous, BPI, malheureusement, ils ont des standards différents en Nouvelle-Calédonie. Et du coup, nous, on ne rentrait pas dedans. Donc, on n'a pas pu rentrer dans la BPI. Mais du coup, par exemple, on pourrait passer par la France pour intégrer la BPI sans passer par la Nouvelle-Calédonie. puisque... La Calédonie, ils ont des objectifs d'entreprise innovante particulière. Et on ne répondait pas à ces critères-là. Mais en France, c'est ouvert à tous les critères. Du coup, vu qu'ils ont moins de restrictions de budget. Mais du coup, partir en France pour faire une demande de financement où tu n'es pas sûr de l'avoir, tout de suite, là, ça devient...
- Speaker #1
Oui, effectivement, il y a des outils financiers ici. Et parfois, on n'a pas tous les outils financiers. Donc la BPI, on a ici. Et c'est une des premières à soutenir. Très gentil en plus. Oui.
- Speaker #0
Franchement, hyper sympa.
- Speaker #1
Salut Frédéric.
- Speaker #0
Salut Frédéric.
- Speaker #1
Les startups à la Morsege, il y a quand même un certain nombre d'outils ici, mais c'est vrai qu'on n'a pas forcément tout.
- Speaker #0
ce qu'il peut y avoir comme panel en métropole donc effectivement l'enjeu c'est de pouvoir maintenir les startups et aussi on a un autre enjeu, c'est que même on a des startups qui voilà, il y a un attachement à la Calédonie, même si leur marché mondial elle souhaite rester mais quand on dit aller à l'export aussi, alors on a toujours ce débat en interne Normalement, l'export stricto sensus, quand tu vas en Polynésie ou en France, ce n'est pas de l'export puisque tu es sur le territoire. Mais on sait tous très bien que l'euro, le franc pacifique, ce n'est pas la même chose. Les coûts de fret, les coûts de voyage, c'est un effort qui est comme si tu allais à l'export. Un des premiers marchés naturels, c'est rapidement l'Hexagone et la Polynésie pour nos startups. Et même pour aller en Polynésie, l'Hexagone, n'en parlons pas, les prix sont billets d'avion, hôtel. C'est une barre à passer qui est très forte. C'est beaucoup, beaucoup d'argent très vite. Ce n'est pas comme si on est à Paris où on a besoin d'aller à Berlin où on prend un ticket de TGV et voilà, en quelques centaines d'euros, avec l'hôtel, on s'en sort. Là, ça n'a absolument rien à voir. Même en Australie.
- Speaker #1
Et puis tu te déplaces deux semaines, trois semaines minimum sur la France. Et puis ça revient à ce que tu disais tout à l'heure où c'est beaucoup de discussion. Parce que mine de rien, tu fais beaucoup de rendez-vous. Tu as l'impression que c'est du vent au début, mais en fait, pas du tout. C'est comme ça que tu crées du lien et tes opportunités. Et ça, ça demande du temps.
- Speaker #0
Oui, ça demande du temps et puis c'est indispensable. Tu vois bien, toi, c'est qu'il faut que tu y ailles et puis il faut que tu reviennes. Sinon, ça ne peut pas marcher. Et ça, c'est des efforts financiers qui sont non négligeables, qui apportent encore une petite couche de difficultés à nos startups.
- Speaker #1
Mais ce qui est bien, c'est que... Vous préparez aussi à tout ça, donc c'est des choses qu'on peut quand même anticiper quand on vient au tout début d'un projet. On sait que dans les budgets com, c'est des choses qu'on peut intégrer parce que c'est des choses qu'on a conscience.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. On peut effectivement, par le retour d'expérience des autres, anticiper mieux. On essaie aussi, nous, dans les projets qu'on monte. Les partenaires qu'on cherche, on essaie, ce qu'on a déjà fait assez régulièrement, d'avoir des financements pour se déplacer. Donc ça, on va en chercher. On a accompagné des délégations parfois et on a été chercher des financements pour alléger leur facture de transport, justement pour les aider et les pousser à l'export. Ça, c'est des choses qui font partie de nos missions aussi. On essaie de perdurer, toujours continuer à les chercher.
- Speaker #1
des sous pour le collectif mais du coup là en parlant d'export sur l'Hexagone il y a eu Vivatech il y a deux semaines ça a fait encore une vague sur LinkedIn est-ce que alors toi tu n'y étais pas directement par contre vous aviez huit porteurs de projet c'est ça ?
- Speaker #0
oui alors c'est le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie qui a organisé le stand et le projet pour la quatrième fois si je ne dis pas de bêtises ça doit être ça ou troisième fois Merci. Je m'y perds. Troisième fois, je crois.
- Speaker #1
Troisième fois,
- Speaker #0
je crois. C'était le stand de la Nouvelle-Calédonie avec une dimension attractivité importante. Ils ont emmené pas mal de partenaires parce que c'est vrai que Vivatech, c'est un gros salon de la tech mondial. Mais c'est aussi un vecteur d'attractivité pour le territoire. C'est vraiment là-dessus qu'ils ont voulu travailler. Ils ont emmené 8 startups. Nous, on était partenaires. Donc on les a accompagnés sur place, il y avait notre président et puis on avait délégué une personne pour nous accompagner sur place et pour accompagner nos startups. C'est des moments, c'est des temps forts parce qu'on retrouve toute la communauté là-bas, tout notre réseau en fait, qu'on entretient aussi, notre réseau d'investisseurs, notre réseau de partenaires qui sont des relais pour nous en métropole et donc c'est important qu'on nous dit revenir, montrer qu'on est... On est présents. Et donc, c'est toujours des temps forts de rencontres très intenses, très intenses pour tout le monde.
- Speaker #1
Et là, quels sont les retours que vous avez eus, du coup, deux semaines après Vivatech, que ce soit des porteurs de projets ou des personnes du président ou de la personne qui était avec lui sur place ?
- Speaker #0
Alors, tout le monde n'est pas rentré encore. OK, parce qu'il y a encore les vacances. Le président n'est pas encore rentré.
- Speaker #1
Après, on est au mois de juin. Juillet, ça y est, c'est les belles périodes en France. C'est ça.
- Speaker #0
puis après effectivement les gens en profitent pour aussi développer le réseau et c'est vrai que c'est un moment aussi en juin en France et même parfois en Europe parce que j'en ai je me souviens plus cette année mais d'autres années où parfois il y en a qui profitaient pour aller à un salon à Londres ou aller en rebond sur d'autres choses parce que une fois qu'ils ont le billet pour aller en France ils en profitent pour se balader le plus possible et rencontrer des partenaires c'est vraiment une belle occasion Merci. c'est toujours aussi une belle vitrine pour eux. C'est-à-dire que même si VivaTech, encore une fois, est un gros salon de la tech, ils vont avoir des leads, etc. Après, il faut qu'ils transforment en contrat, en partenariat. Donc ça, parfois, ça se fait tout de suite. Souvent, ça se fait après. Donc, il faut toujours avoir un temps de retour d'expérience plusieurs semaines, mois après, pour dire combien de contrats ont été vraiment transformés, qu'est-ce que ça a donné.
- Speaker #1
Ça peut être long en plus, surtout quand c'est dans la tech ou dans l'innovation. C'est dingue, je trouve, le délai. Tu vois, c'est long quand même.
- Speaker #0
C'est long, que ce soit une levée de fonds, ça se fait en plusieurs mois. Et c'est surtout ça d'ailleurs, c'est une parenthèse, mais c'est ça aussi l'enjeu pour les startups, c'est qu'en général, au début, quand on est sur un modèle à forte croissance, sur un service, un produit qui peut avoir une rentabilité très forte, mais sur lequel il faut mettre beaucoup d'argent au début, elles vont cramer du cash, elles vont cramer du cash. Et donc, il faut aller les cours un petit peu après ça. Et puis, il faut qu'elles anticipent aussi leurs besoins de financement pour poursuivre. Et donc, de ne pas être à court de trésorerie. Donc, ça, c'est un enjeu assez fort. Mais pour venir à VivaTech, du coup, c'est aussi un gros effet vitrine parce que quand on dit, pour une startup, qu'on est à VivaTech, il y a un effet...
- Speaker #1
C'est comme la labellisation French Tech.
- Speaker #0
Complètement. C'est du lobbying. Il y en a qui peuvent dire, c'est de la com, en fait. C'est que de la com, tout ça. En fait, ça en fait partie. C'est-à-dire que nous, du fait d'être Capital French Tech, maintenant, c'est vrai que ça nous donne du challenge, du travail en plus. Donc ça, ça va être toute l'étape d'après qu'on est en train de relever. Mais déjà, en termes d'étiquette, ça nous donne un autre statut. Donc les gens nous regardent, pas quand je dis les gens, les autres territoires ou même ici, le regard change. Et ça, ça fait partie des choses qui comptent. et de la même façon une start-up qui dit je suis allée à Vivatech, je suis de la French Tech encore une fois c'est des étiquettes mais qui apportent du crédit parce que si elles ont été à Vivatech elles sont sur un là en l'occurrence c'était sur un stand elles ont été prises en charge par le gouvernement donc elles ont été sélectionnées il y a un jury donc on passe un certain nombre de screenings donc forcément ça apporte de la qualité de la crédibilité qui font partie des choses importantes pour conclure des partenariats, des contrats, etc. C'est le veto.
- Speaker #1
Mais c'est là que tu vois aussi l'importance quand même d'avoir ces étiquettes. Des fois, tu as envie d'avancer un petit peu tout seul. Tu te dis, bon, ben non, je vais le faire de mon côté. Mais quand tu vois en fait l'impact d'une étiquette sur ton entreprise, ça vaut le coup quand même de faire la démarche et de ne pas être entêté à vouloir faire cavalier seul. Je trouve que là, ça... Tu vas quand même beaucoup plus loin et un peu plus vite quand tu as ces étiquettes.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et puis, cette étiquette, encore une fois, c'est cet aspect réseau dont on parlait. C'est que ça ouvre des portes. Et justement, le travail, nous, de réseau, c'est de l'entretenir et de connecter à d'autres réseaux. Donc, ça démultiplie le nombre d'opportunités. Alors, il y en a qui peuvent faire cavalier seul. parfois plus compliqués ou qui vont aller dans d'autres réseaux.
- Speaker #1
La French Tech n'est pas omnipotente sur la tech. C'est vrai que là, aujourd'hui, on ne parle que de la French Tech parce que sur le territoire, en termes de tech, vous êtes les seuls.
- Speaker #0
Oui, en termes de réseau, on représente les startups, les acteurs de la tech. Mais encore une fois, on ne serait, je pense, pas grand-chose sans les autres réseaux non plus. Parce qu'en fait, chacun s'apporte.
- Speaker #1
Chacun apporte des choses. C'est un écosystème, en fait.
- Speaker #0
Exactement. Il y a tous les clusters. Il y a le cluster du numérique aussi, le cluster open, avec lequel on travaille beaucoup.
- Speaker #1
Oui, open. Je vois beaucoup leurs publications.
- Speaker #0
Qui est fondamental aussi, qui rassemble vraiment les acteurs du numérique. Donc nous, on a forcément... D'ailleurs, on a pas mal d'adhérents en commun. Parce qu'on a des adhérents qui sont dans le numérique et qui sont sur un développement de projet de start-up. Après, nous, on n'a pas que des entreprises numériques non plus, mais forcément, on a beaucoup de choses en commun. Et ils font encore une fois des activités. rassemblants adhérents, et donc ils ont aussi des sujets complémentaires, mais on va beaucoup s'appuyer sur les uns et les autres, et puis je crois qu'avec les temps de tout temps, mais en plus avec les temps qui courent, on a vraiment besoin de mutualiser nos moyens quand c'est possible, de faire de la transversalité aussi, même sur les autres clusters, parce que quand on revient à l'innovation, l'innovation elle est dans le numérique, Elle est dans... l'énergie, le cluster Synergie, dans le maritime, le cluster maritime. On a des partenaires avec plusieurs clusters pour pousser les sujets innovants sur certaines thématiques et encore une fois pour apporter de la transversalité. C'est comme ça qu'on fait des projets. Je pense qu'on fait des projets ambitieux.
- Speaker #1
C'est vrai que là, la qualité des projets... Moi, j'ai été surpris par le casque de Top Gun. Parce que du coup, je ne pensais pas du tout qu'on avait des... Si je sais qu'on a des personnes qui ont des idées ici, en termes d'entrepreneuriat, je pense que la Nouvelle-Calédonie n'a rien à envier au reste du monde. Ça, j'en suis persuadée. Surtout, là, je reviens d'un mois et demi en Australie. Je nous trouve d'un autre niveau quand même. Pourtant, c'est un gros pays. Mais le casque Top Gun, j'avoue...
- Speaker #0
Tu parlais de quoi par rapport au casque Top Gun ?
- Speaker #1
L'innovation en elle-même. Je trouve que c'est hyper poussé. Pour les personnes qui... Peut-être que tu l'expliqueras mieux que moi.
- Speaker #0
Mais j'essaie de voir de quoi tu parles.
- Speaker #1
Tu sais, dans vos porteurs de projets, vous avez quelqu'un qui a créé un casque pour les pilotes d'avion.
- Speaker #0
Non, en fait...
- Speaker #1
Alors, à moins que je n'ai pas compris.
- Speaker #0
En fait, c'est parce qu'il a pitché une fois en amenant son casque de pilote de chasse. Oui,
- Speaker #1
peut-être.
- Speaker #0
Et en fait, non, lui, il développe un outil de support avec l'IA de conformité pour les formations dans l'aéronautique.
- Speaker #1
Ah oui, donc en fait, on est sur complètement différent. Mais qu'est-ce qui nous a pitché le soir de Capitalisation ? Le dossier Capital, oui,
- Speaker #0
parce qu'on a fait des pitches de start-up. Et c'est marrant parce que tu vois ce qui frappe l'esprit, c'est que c'est des pitches très très courts. Et donc, c'est souvent dans le pitch, je digresse, mais on dit toujours l'accroche, c'est important. Ah bah là,
- Speaker #1
pour le coup, ça a marché.
- Speaker #0
Et comme il est venu avec son casque de pilote de chasse, parce qu'en fait,
- Speaker #1
c'est un ancien pilote de chasse.
- Speaker #0
Donc, en fait, l'accroche, lui, dans sa carrière, il a passé énormément de temps sur la conformité. Parce que quand on est en vol, je ne vais pas l'expliquer aussi bien que lui, mais il y a beaucoup de réglementation et de conformité à avoir sur la réglementation pour pouvoir piloter. Et du coup, en fait, lui, c'est parti de ce besoin-là dans le cadre de la création de sa startup, c'est-à-dire comment on améliore la mise à jour de la conformité réglementaire pour les avions, pour les compagnies aériennes.
- Speaker #1
Parce que lui, du coup, même hyper intéressant aussi, son besoin, parce que sur un petit territoire comme le nôtre, est-ce qu'il y a vraiment un gros marché sur le territoire ?
- Speaker #0
Alors non, lui, il fait partie effectivement des startups où il va avoir ici un marché test. On a quelques compagnies, c'est tout ce qu'on a, pas beaucoup. Mais par contre, il va tester, travailler avec les compagnies ici pour développer son POC, sa preuve de concept.
- Speaker #1
et puis ensuite non lui son marché potentiellement est mondial mais il faisait partie justement de ceux qui étaient à Vivatech parce que lui son enjeu c'est mondial ouais c'est mondial moi je pense que tu sais indirectement quand tu contactes la French Tech et que tu envisages de partir à Vivatech et tout ton objectif il reste un peu mondial que tu l'assumes ou que tu ne l'assumes pas oui complètement il reste un peu mondial mais du coup très bien ce petit quiproquo, on va dire. Parce qu'on va parler des pitchs. C'est vrai que pitcher son projet, c'est aussi encore un autre sujet, gros sujet. Et tu vois là, par exemple, moi, il m'avait accrochée avec son casque Top Gun, mais au final, c'est pas vraiment ce que j'avais compris. Vous, c'est vrai que vous accompagnez aussi dans tout l'aspect pitch, comment parler de son projet, etc.
- Speaker #0
Oui, alors, nous, encore une fois, on ne va pas... Je vais en profiter pour parler d'un plus de CO, par exemple, l'incubateur. Nous, encore une fois, on est sur le collectif, l'accompagnement collectif. Donc, cette mise en réseau, pouvoir connecter les startups avec toutes les ressources dont elles ont besoin, faire ce lien, les valoriser. Et on va mener des programmes, parfois des actions spécifiques, d'accompagnement ponctuel. Mais on n'est pas un incubateur. Nous, on va travailler avec les incubateurs. parce que... Ici, on en a un. Quand on va dans l'Hexagone, sur un territoire qui est plus grand en termes d'habitants et de start-up, il va y avoir une multitude d'incubateurs publics, privés, d'accélérateurs.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup des privés aussi en France. Il y en a beaucoup des privés, oui, tout à fait. Dans l'innovation énergétique, aéronautique et nautique, j'étais impressionnée de voir le nombre d'incubateurs.
- Speaker #0
Ah oui, c'est extrêmement vaste. et puis il y a plusieurs... C'est assez hybride, il y a des incubateurs qui sont, même là qu'on était en Nouvelle-Zélande, on a visité des gros incubateurs. En général, on va avoir comme une pépinière d'entreprise avec une cinquantaine de startups qui sont hébergées. Parfois, il y a même des locaux qui sont spécialement conçus en termes de labos pour acquérir des startups qui sont dans la R&D par exemple. Et ils vont avoir des programmes d'accompagnement et en même temps, ils vont prendre des parts dans les entreprises. Donc ça, c'est vraiment un modèle d'incubateur privé où il y a tout le package. ça on n'a pas ici je pense que le marché serait trop petit si c'est pour qu'il y ait deux projets par an effectivement donc on a des petites initiatives privées de la même façon on a aussi quelques business angels ici qui font en général c'est ces entrepreneurs qui ont même investi développé qui vont en fait accompagner une start-up au démarrage qui vont investir un petit peu et qui vont avoir ce rôle de mentor. Et c'est très structuré. On a des réseaux de business angels qui sont très structurés. Là où ici, il y en a quelques-uns, mais il n'y a pas de réseau vraiment structuré. Encore une fois, on en revient tout simplement à la taille de la population. C'est que ce n'est pas forcément... Il n'y a pas forcément la taille. Mais pour en venir aux incubateurs, effectivement, il y a beaucoup de formes d'incubateurs, d'accélérateurs, même parfois d'incubateurs au sein même. d'entreprise, on parle d'intrapreneuriat, tu vois ça surtout dans des grands groupes qui vont, et puis aussi des grands groupes qui sont vraiment, je ne sais pas, je veux dire, tu vas prendre les Airbus ou les Dassault, ou voilà, ce type de, ils ont aussi des incubateurs en interne, pour développer en interne. Donc il y a beaucoup de formes d'accompagnement. Donc nous, on n'est pas sur l'accompagnement individuel. des startups. Oui,
- Speaker #1
c'est le collectif.
- Speaker #0
C'est le collectif. Et par contre, on va développer, par exemple, on essaye de développer un réseau d'experts et on est connecté à d'autres réseaux d'experts pour faire parfois des webinaires thématiques puisque ici, un des soucis, c'est aussi notre valeur ajoutée, c'est qu'on manque d'expertise. Encore une fois, parce qu'on n'en est pas beaucoup. Il y a 250 000, donc tu n'as pas un expert pour tout. Des fois, tu en as juste un. Et on a besoin aussi de s'oxygéner avec l'extérieur. et donc on va faire nous encore une fois ce travail de connexion et de lien d'avoir un peu notre portefeuille d'experts, de business angels extérieurs, d'investisseurs extérieurs on va organiser parfois des sessions de coaching ou des sessions de tests au pitch avec nos autres réseaux justement pour s'oxygéner et sortir parce que ici t'as une startup qui veut et c'est le cas de beaucoup d'entre elles elles vont pitcher leur projet, elles vont se faire aider pour pitcher leur projet t'as bien sûr un Pulse.io qui le fait très bien tant qu'un incubateur qui va accompagner ces entreprises au niveau individuel et qui organise elle-même des sessions, qui prépare ces startups. Mais des fois, on a besoin de se confronter à l'extérieur aussi. Et donc ça, c'est... Voilà. Donc nous, on essaie encore une fois d'apporter un peu ce portefeuille d'experts et de sachants qui viennent d'autre part. Donc on va parfois organiser et on est en train de préparer. des nouvelles, des sessions de coaching et des experts, de webinaires sur des sujets thématiques, mais encore une fois, collectifs.
- Speaker #1
Ça, c'est hyper intéressant, parce que c'est vrai que pitcher en Calédonie face à des gens qui ont le même langage que toi, on va dire, ça reste zone de confort. Par contre, aller pitcher devant 250 personnes à Vivatech, je pense que...
- Speaker #0
Et puis quand tu pitches ici face à des acteurs ici et que tu vas après sur un salon comme Vivatech, où là, tu as un peu le gratin de la technologie. C'est ce que j'allais dire. Ce n'est pas la même chose.
- Speaker #1
Je pense que tu sais, il faut avoir quand même sérieusement confiance en toi parce que tu peux avoir quand même ton petit syndrome de l'imposteur qui vient. Parce qu'en Calédonie, comme le marché est beaucoup plus petit, tu peux vite être expert, tu peux vite…
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Tu vois, tu peux vite, on va dire, pas t'imposer parce que ce n'est pas le fait de s'imposer, mais tu peux vite être expert dans ton domaine. Oui, complètement. Alors qu'en France, tu es confrontée à des personnes qui sont toutes aussi experts que toi, qui ont une vision différente de toi. C'est comme ça aussi que tu grandis.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et c'est intéressant que tu parles de ça, parce que c'est un écueil qu'on peut avoir ici, n'importe qui. Et parfois, c'est de se dire, oui, effectivement, on est sur son petit cerf, son petit bocal. On n'est plus trop challengé. Et du coup, on croit parfois. Et on n'évolue plus. Ça, le pire, c'est de rester bloqué. Et ça, c'est hyper important d'évoluer. et justement de se dire pour en venir justement à l'exemple du pitch même ici et même en métropole ou ailleurs, des start-upeurs aguerris qui ont déjà pitché 100 fois mais en fait ils doivent toujours retravailler leur pitch ils doivent toujours le challenger ils ont toujours eux-mêmes des axes d'amélioration et ça c'est hyper important de rester agile par rapport à ça et de se dire qu'on peut toujours progresser On peut toujours faire mieux et même son projet change. Donc il faut perpétuellement se challenger.
- Speaker #1
Je pense que grâce aux rencontres, plus tu rencontres des gens à l'international, là c'est un peu ce que... En Nouvelle-Calédonie, on a rencontré avec le projet de l'application pour les entrepreneurs. C'est que si tu veux, le projet a été hyper bien accueilli par tout le monde. Mais du coup, personne n'en trouvait vraiment des défauts. Et là, tu vois, je ressens le besoin d'aller le confronter à des vrais... Enfin, tu sais, à l'hexagone, là où il y a beaucoup plus de concurrence, il y a beaucoup plus peut-être d'exigences, là où nous, on va... trouver un outil qui va déjà venir nous révolutionner un peu ici. Tu te dis, c'est trop bien, il n'y en a pas. Mais en France, il y a quand même des outils similaires à ce qu'on va développer, même s'il n'y a pas l'intégralité de ce que l'on met dedans. Mais tu sais, tu as envie que ton projet se fasse un peu cassé ou malmené.
- Speaker #0
Oui, il faut.
- Speaker #1
Voilà, mais justement pour progresser et pour réorienter sur quelque chose qui marche. Et tu vois là, ici, le... Le désavantage, on va dire, c'est que le projet n'a pas été malmené. Il n'a été que bien accueilli. Et du coup, plus on approche la sortie du projet, plus j'ai envie qu'il se passe malmené pour être, tu sais, mis en zone de turbulence maintenant et pas à la sortie du projet.
- Speaker #0
C'est sûr. Et ça, c'est fondamental. Quand on développe, il n'y a pas de secret. C'est ce qu'on comptait au marché, à ses clients, ses futurs clients, pour voir. On répond à un besoin, à une problématique. Il faut que ça y réponde. et tu as tout à fait raison, il faut le confronter il faut le confronter pour être sûr qu'on est dans la bonne direction ou parfois repivoter rester agile et d'ailleurs si par exemple il y a quelqu'un qui nous écoute il a un projet,
- Speaker #1
il a envie d'intégrer la French Tech, comment ça se passe et pour vous contacter et quels sont les critères pour intégrer la French Tech c'est des bonnes questions,
- Speaker #0
alors pour nous contacter on a un site internet donc on a un petit formulaire remplir ou la boîte contact pour nous écrire. Et du coup, nous, on reçoit toujours, on a un premier échange avec les porteurs de projet. Déjà pour savoir, comprendre un peu ce qu'ils font et parfois les réorienter. Parce que nous, on ne va jamais juger un projet. Il y a des projets qui sont très bien, mais ils ne sont juste pas forcément innovants ou start-up. On ne peut rien faire pour eux. Donc, on va avoir ce premier filtre. aussi des personnes qui ont une idée de projet qui est intéressante, mais qui sont vraiment au tout début. Et donc là, c'est pareil pour intégrer la French Tech en tant que nous, les adhérents qui ont ce statut Startup Entreprise 90, et rentrer dans un catalogue en fait. Notre catalogue, c'est notre vitrine. Nous, on a tous nos projets qui sont sur notre site Internet. Quand on est sur des événements comme Vivatech, on arrive avec notre catalogue de projets Startup, c'est-à-dire que même celles qui ne sont pas exposées, Elles sont présentées. Elles sont présentées. Nous, en tant que French Tech, on présente notre écosystème et nos startups. Et c'est pareil quand quelqu'un nous sollicite de l'extérieur. Donc, il faut quand même être déjà engagé dans son projet. Nous, ce qu'on appelle engagé, c'est que... Alors, il y en a qui sont bien sûr dans une phase de développement, un peu comme toi, tu vois. Tu es en train de développer ton projet, de le tester, mais tu as engagé des moyens. Et donc, le projet est déjà amorcé. Donc voilà, ça, ça fait partie des critères. C'est qu'il faut être engagé dans son projet et pas juste avoir une idée. C'est très bien d'avoir une idée, on part au-delà. Mais d'avoir commencé à dire, OK, d'avoir un semblant de...
- Speaker #1
Combien j'ai besoin.
- Speaker #0
Exactement, combien j'ai besoin pour amorcer mon projet. Avoir un petit peu une roadmap, dire OK, il faut que je fasse quoi pour arriver au test, vraiment la phase d'amorçage. je développe il y a plusieurs termes on parle de POX et preuve de concept MVP, minimum viable product comment je teste mon outil pour dire ok ça fonctionne, parce que ça peut être un outil numérique ou ça peut être un outil technique, ça fonctionne ça répond à un besoin et puis d'avoir un peu interrogé son marché c'est à dire est-ce que potentiellement j'ai des clients ok et après il faut financer cette phase-là d'amorçage et là on ne trouve pas forcément des financements bancaires parce que ton banquier va te dire c'est sympa ton projet mais moi la banque je gère mon risque et la banque classique et c'est bien normal ils ne vont pas aller financer un projet s'ils ne savent pas s'ils vont être remboursés
- Speaker #1
Et ça, c'est important d'en parler d'ailleurs. C'est bien que tu parles de ça. Alors nous, on a eu la chance d'être accompagnés par deux banques et sans cofinancement, parce que les deux croyaient au projet, mais les deux ne voulaient pas porter l'intégralité du risque. Et donc, on a eu la chance d'être financés entièrement par les banques, mais parce qu'ils ont vu que ça répondait vraiment à un besoin. Et là où nous, on a eu de la chance, c'est qu'ils ont vu que ça répondait aux besoins de leurs propres clients.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc là, ils se sont dit... Ça leur a parlé. Voilà, ça leur a parlé. Mais c'est vrai que du coup, pour d'autres porteurs de projets où ça ne va pas forcément répondre à un besoin de la clientèle, de la banque, ça peut être plus compliqué quand même. Oui,
- Speaker #0
parce que s'ils ne savent pas, s'ils n'ont pas de garantie, encore une fois, quand on est dans une innovation, on va créer quelque chose qui n'existait pas encore sur le marché.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Donc, ce n'est pas comme s'ils avaient un modèle de business plan sur lequel ils pouvaient se baser ou des données sur lesquelles ils pouvaient se baser. Encore une fois, tester le risque. C'est ça. Après, encore une fois, on a la BPI ou d'autres outils, même la province sud. On a l'initiative NC aussi. Exactement, l'initiative NC qui vont aider sur l'amorçage du projet et aider à financer cette partie qui peut être un peu plus risquée justement pour aider à passer le cap pour ensuite avoir accès à d'autres financements.
- Speaker #1
Tu sais, nous, on a été... Je pense que nous, on a quand même de la chance. Donc, je ne pense... Enfin, je ne veux vraiment pas me plaindre parce que nous, on a eu le financement en l'espace de deux mois entre le moment où j'ai eu le devis du projet et la levée de fonds. Tu vois, là, ça y est, il est déjà en développement, le projet. Donc, je ne me plains absolument pas. Mais c'est qu'à un moment, on s'est retrouvés, tu sais, dans un sort de... Tu sais, c'est le chien qui se mord la queue. Donc, la banque, ils ont besoin de preuves parce que, du coup, ce n'est pas physiquement... Ce n'est pas comme si on achetait un stock de 200 voitures. On va leur dire qu'on les revend tant. Là, on est sur un outil, c'est une application web, donc ce n'est pas palpable, on va dire. On attend la labellisation French Tech ou autre d'organisme, mais du coup, les banques, ça, ça va les rassurer. Mais si nous, on n'a pas avancé avec rien qu'un oui de financement... C'est difficile d'être labellisé aussi. Donc, tu arrives à un moment où tout le monde se regarde et puis attend qu'il y en ait un qui fasse le premier pas, finalement. Oui, c'est sûr. Et bon, heureusement qu'on est resté même pas une semaine. Dès qu'on a eu la labellisation, ça a confus. On avait déjà, je pense, les autorisations des banques à ce moment-là. Mais tout s'est débloqué en même temps. Et après, on a arrêté de faire le chien qui se met en la queue. Oui, mais on attend que... Oui, mais... C'est le premier déclic. C'est pareil,
- Speaker #0
on a plusieurs. On va chercher des cofinancements. Et puis, dès qu'il y en a un qui dit oui, ça va rassurer les autres. C'est un peu comme ça. Et oui, donc pour revenir au projet, il faut que le projet soit un minimum engagé. Et après, on a des critères d'innovation. Alors, encore une fois, on ne cherche pas... Les projets n'ont pas besoin d'être sur une innovation technologique de rupture, comme on appelle. Il y a des projets sur lesquels il y a une petite innovation. Mais en fait, ça va apporter aussi, on va regarder ce que ça va apporter au territoire aussi, en termes de valeurs sociales, économiques, création d'emplois, enfin, tu vois vraiment l'impact du projet. Donc, c'est un peu une grille de critères. Et c'est toujours un sujet de débat. Donc, c'est un échange, c'est le board, le conseil d'administration qui étudie les candidatures et qui va du coup valider ou non l'adhésion. Ça, c'est pour nos startups entreprises innovantes. Ensuite, on a aussi, il faut le rappeler, on a nos contributeurs. C'est-à-dire d'autres types de structures, entreprises, publiques, privées, collectivités, qui apportent à la communauté. Donc soit on a des contributeurs financiers qui nous soutiennent, on a des contributeurs en nature qui vont apporter à la communauté en aidant sur certains nombres de choses ou en donnant des choses en nature pour l'association. Donc ça aussi, ça fait partie de nos adhérents.
- Speaker #1
D'accord. Et donc là, je pense que tu as déjà tout dit.
- Speaker #0
Je pense qu'on a fait un bon tour.
- Speaker #1
Je pense qu'on a fait un bon tour. Je ne sais pas. Je pense qu'on a fait un peu le tour. De toute façon, nous, on va mettre le site internet de la French Tech dans les descriptions. Comme ça, s'il y a des personnes qui ont envie de présenter leur projet à la French Tech, vous allez avoir le contact directement. Et je te laisse le petit mot de fin.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour l'invitation.
- Speaker #1
Avec grand plaisir.
- Speaker #0
C'est toujours un plaisir de parler de mon métier et de cette belle communauté qui, j'espère, va continuer à grandir en Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #1
J'en suis persuadée. Merci à toi d'être venue. Merci à vous d'avoir écouté ce nouvel épisode et on se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité. A bientôt !