- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui j'ai le plaisir d'être avec Frédéric Colnet. Bonjour Frédéric.
- Speaker #1
Bonjour Céline.
- Speaker #0
On se retrouve pour une thématique qui est assez vaste, qui va être du potentiel à la réussite.
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
D'ailleurs, est-ce que tu peux nous dire qu'est-ce que ça t'inspire un petit peu cette vaste thématique ?
- Speaker #1
Du potentiel à la réussite, ça m'inspire énormément de choses qui sont en lien avec mon parcours personnel et professionnel, Ça a un écho particulier concernant la construction de soi et des projets que l'on peut avoir par ailleurs. Mais je pense qu'avant toute chose, pour parler d'un sujet de ce type, il faut pouvoir définir un peu les termes. Qu'est-ce que c'est un potentiel ? Qu'est-ce que c'est une réussite ? Et tout ça est lié au souhait et aux volontés de chacun de concourir vers cette réussite ou pas. puisque le niveau de réussite, il est finalement dépendant de tes propres aspirations et chacun peut les définir à sa manière. Donc après, il y a celles qui sont liées à ce que tu veux définir toi, celles que la société peut plus ou moins t'imposer, à chacun de faire ses choix.
- Speaker #0
Est-ce que maintenant tu peux te présenter, lui dire ce que tu fais aujourd'hui, etc. ?
- Speaker #1
Alors pour être assez concis, pour ne pas trop embêter tout le monde... Globalement, ça fait 16 ans que je suis en Calédonie. J'ai un parcours dans le retail, la distribution de manière large. J'ai fait quasiment tous les métiers dans le retail. J'ai commencé en tant que chef de rayon chez Decathlon. Puis après, j'ai été directeur général ici de groupe de distribution dédié à l'équipement de la maison. Puis après, j'ai aussi travaillé en tant que gérant d'une société. de micro-informatique dans un milieu dynamique mais plus petit en taille, pour rebondir après aujourd'hui en tant que directeur d'enseigne pour le groupe Nouméa Pacher, avec un beau projet qui était de redynamiser l'enseigne.
- Speaker #0
C'est ça que j'ai beaucoup aimé dans ton parcours, c'est l'évolution de Nouméa Pacher en termes d'images ces dernières années. Je trouve qu'il y a quand même eu un vrai rebond. Et aujourd'hui, vous avez quand même un joli positionnement sur le territoire.
- Speaker #1
Alors, pour rebondir sur ta thématique, ce qui est intéressant là-dedans, c'est que tout ça, ce n'est pas possible sans un potentiel. Et ce potentiel, il n'est pas le fruit de mon travail, il est le fruit d'une ancienne qui est ici depuis déjà de nombreuses années. Et moi, je n'ai fait que capitaliser, entre guillemets, sur le travail qui avait été déjà fait par d'autres. Simplement, comment dans chaque histoire et dans chaque recette, il y a des moments donnés, comment il faut y ajouter quelques ingrédients supplémentaires pour pouvoir... lui permettre justement d'aller vers une autre réussite. Et ce moment-là était venu pour moi. Il y a eu une belle rencontre entre des gens qui m'ont fait confiance et un projet qu'on a voulu mener en revitalisant l'enseigne sur un certain nombre de points, que ce soit effectivement en managériennement parlant, sur l'offre, sur la communication, sur l'image qu'on a voulu y donner. Et je suis très content de t'entendre dire comment aujourd'hui, en tout cas cette perception, elle est palpable pour le... Pour toi et pour nos clients qui nous le disent aussi objectivement.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne pas que vous ayez ces retours-là. Que ce soit, comme tu dis, en termes de positionnement ou en termes de communication, là, aujourd'hui, je pense que tout le monde va chez Nouméa Pascher maintenant pour acheter des produits. C'est surtout que je trouve que l'image, c'est une image qualitative aussi aujourd'hui qui ressort de Nouméa Pascher. Qu'est-ce que toi, ce que j'avais aimé lors de notre rencontre, c'est que tu me dis, j'avais vu ce... potentiel. Qu'est-ce que toi, t'as mis en place, du coup, pour réussir, finalement, en très peu d'années ? Ça fait combien de temps ?
- Speaker #1
Ça fait trois ans aujourd'hui. En fait, ce potentiel, il est le fruit d'une observation et d'une écoute du marché et de notre clientèle à travers un certain nombre d'indicateurs, de bruits sourds, qu'on va dire, ou visibles comme les réseaux sociaux, par exemple, ou même, surtout nos clients magasin, la... La relation qu'avaient déjà nos collaborateurs avec nos clients, on sentait qu'il y avait une vraie appétence pour le groupe et un lien que moi je n'avais pas vu ailleurs dans d'autres entreprises. Et si bien que j'aime à dire que des fois, cette marque qu'on a développée, nommée Apache, elle ne nous appartient pas en fait. Elle appartient aux Calédoniens depuis très très longtemps. Et on a, entre guillemets... Retravailler ça, on l'a fait vivre de manière un peu plus intense, si bien que par exemple, alors c'est un indicateur qui est très dans l'air du temps, mais on est passé de 30 000 à 60 000 followers en 3 ans. Alors pour ceux qui s'intéressent au réseau, on va dire c'est quand même pas mal, on est devenu un média à part entière à travers Facebook et ça c'est une vraie force. Et aujourd'hui, la communication qu'on a avec nos clients, mais que ce soit en dur, c'est-à-dire dans nos magasins. La réseau est très riche, elle est le fruit d'une volonté, d'une stratégie, mais également de choix, parce qu'à un moment donné, il faut faire ses choix, donc il y a des choix qui ont été payants. Il y a eu le choix de comment incarner la marque. Cette marque, elle a incarné par Julie, notamment, aujourd'hui sur les réseaux sociaux, et qui nous a permis justement de dépoussiérer un petit peu notre image, en tout cas de la rendre plus vivace, plus vive. Et puis, au-delà de la communication, parce que ça ne suffit pas, on peut dire qu'on est beau. À un moment donné, il faut avoir une promesse derrière qui tienne la route. Et l'idée, c'était aussi de revitaliser un peu le concept en le modernisant. Alors, quand on dit ça, on ne dit pas grand-chose, mais on y a mis plus de chaleur, on va dire, plus de modernité dans le merchandising, dans notre capacité à rendre nos magasins plus sexy, j'aime à dire, et dans l'offre, pour pouvoir faire en sorte de... de toujours avoir une promesse qui était celle qu'attendaient nos clients, à savoir un prix juste, un prix bas, avec des produits qu'on a upgradés en qualité. L'idée étant que le marché aujourd'hui est très demandeur, finalement, de prix. Mais ça, je n'apprends rien à personne. Mais surtout, commande de produits qui tiennent la route. Il y a une vraie exigence de la part des consommateurs sur ce sujet-là. Mon métier et notre métier avec mes équipes, c'est d'être à l'écoute de ça.
- Speaker #0
Je pense que vous répondez quand même vraiment à cette demande où là aujourd'hui, on a quand même cette problématique avec l'article qui est sorti hier, 20% quand même de moins sur les ménages, etc. Et là, c'est vrai que quand on a envie d'aller chercher un micro-ondes et qu'on en a un à moins de 10 000 francs à Nouméa pas cher. Vous vous positionnez quand même avec la crise actuelle quand même, c'est intéressant.
- Speaker #1
On n'est pas tout seul sur ce créneau-là, bien évidemment, mais l'idée c'est de dire qu'au-delà de ce micro-ondes, il y a tout un écosystème autour duquel, en tant que client, lorsque je rentre dans un magasin, je vais me dire, ici on va respecter, entre guillemets, ma capacité d'acheteur à pouvoir me faire plaisir et à répondre à mes besoins, parce que revenons à des choses extrêmement basiques, c'est aujourd'hui il y a des consommateurs qui ont des besoins. Ça, tout le monde est capable de le faire. Par contre, l'autre pendant, et ça, j'insiste là-dessus, c'est qu'il faut transgresser l'acte d'achat quelque part. C'est que, acheter des produits, les mettre dans un magasin avec des bons prix et les vendre, tout le monde est capable de faire ça. Par contre, créer une relation qui va au-delà du commerce, pour pouvoir faire en sorte qu'on fasse des lieux de nos lieux, des lieux de rencontres, des lieux d'échanges, des lieux de partage, des lieux de vie, sincèrement. parce que si c'est uniquement marketé, ça ne marche pas très longtemps. Les gens en Calédonie aiment l'authenticité. Créer ce lien-là, c'est beaucoup plus compliqué. Et ça, c'est le fruit d'années de travail qui ont été faites en amont, de bonifications qu'on a eues faites, nous, ces dernières années, bien évidemment, mais également d'une relation clientèle et d'un recrutement aussi de nos équipes qui sont capables aujourd'hui de tenir cette promesse-là. Et donc, c'est l'engagement qu'on a au quotidien. par ailleurs, qui nous convient aujourd'hui, qui a l'air de convenir à beaucoup de Calédoniens, et on est très heureux.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne même pas. Mais là, ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, et là, on va rentrer un peu plus dans la stratégie du business, c'est justement, là, j'ai l'impression qu'il y a quand même beaucoup d'entreprises, par des réussites ou des success stories qu'ils vont voir sur les réseaux sociaux, vont vouloir faire des choses en reprenant ce que d'autres vont pouvoir faire. Et là, le fait que toi, tu aies vraiment adapté ton produit. au marché et surtout ton produit à la façon de vivre du client. Parce que là, quand Julie vient faire des crêpes à Nouméa Bachère, c'est hyper sympa. Et tu t'adresses directement à ce que ta cible client aime.
- Speaker #1
Alors j'aime à dire que c'est compliqué à expliquer, mais ressentir le marché, ressentir les choses, ça demande aussi un peu de sensibilité. Et donc cette sensibilité-là, on ne la développe pas tout de suite. pas si jeune, mais pas si vieux en même temps, et il faut avoir une grande écoute en fait. Et il y a des gens qui ont des rapports au marché qui sont extrêmement justes, et ce ne sont pas forcément des gens qui ont fait des brillantes études. Par contre, le pragmatisme dans nos métiers prévaut avant toute chose. Et moi, j'écoute beaucoup mes équipes. à tous les niveaux. Et beaucoup me rapportent des informations qui sont extrêmement pertinentes et on n'a pas besoin d'études de marché somptuaires pour nous permettre à un moment donné de décoder un petit peu la manière dont le marché fonctionne. Donc ça c'est une chose. La deuxième c'est que encore une fois on s'en rend compte, même par exemple en métropole, on voit qu'il y a des gros schémas de consommation qui sont en explosé, la grande distribution avec des magasins de 8-10 000 m² ça ne fonctionne plus, j'en veux de la proximité, de l'échange. et comment on se différencie par rapport au fait que comment les gens soient capables d'acheter sur les réseaux sociaux sans contact de client, parce que pour le coup il n'y en a pas on a dépersonnalisé complètement l'acte d'achat remettre un peu d'humanité dans un endroit où finalement qui s'est déshumanisé à bien des égards ces dernières années c'est un pari gagnant à mon sens moi je pense que c'est
- Speaker #0
vraiment on retend à ça moi je pense qu'il y a eu trop justement ce manque d'authenticité. Il y a eu trop avec la vague d'influenceurs, bon, pas nous, nos influenceurs locaux, parce que je pense qu'il n'y en a pas beaucoup sur le territoire, donc tu as toujours ce lien, mais je parle surtout sur l'Europe. Oui, complètement. Il y a tellement eu tout ce côté superficiel que les gens ont besoin de revenir maintenant à ce côté plus humain, authentique. Tu as vraiment besoin de sentir que la personne est sincère. Et d'où le storytelling et personal branding qui est en train de bien grimper maintenant en termes d'entrepreneuriat pour les personnes qui développent leurs entreprises.
- Speaker #1
Mais complètement. Donc aujourd'hui, cette transformation ou cette évolution plus qu'une transformation, elle est issue de l'ensemble des éléments que je viens de te donner. Et l'idée, c'est comment on peut réfléchir dans nos métiers parce que le marché... extrêmement vivace, très mouvant, les goûts et les consommations changent très souvent. On peut être champion du monde un jour et être foulé au pied le lendemain sur les réseaux. Il faut se réinventer et se remettre en cause tout le temps. Et comment on fait ? Je pense qu'il y a une forme d'hygiène mentale qu'il faut qu'on ait aussi dans notre relation client, dans la manière de conférer notre commerce, pour toujours avoir un quart d'heure d'avance sur les autres. C'est-à-dire qu'il faut expérimenter aussi, tester, échouer. des produits, des stratégies de management, des stratégies de communication, des events, comment on peut créer par ailleurs, ça marche, ça ne marche pas, mais en tout cas il faut toujours tester et ne pas rester sur un schéma trop bordé. Et je pense qu'aujourd'hui, une des problématiques, et une des chances que j'ai aujourd'hui, à travers la responsabilité de cette ancienne nommée Apacher, c'est que c'est un concept qui a une colonne vertébrale extrêmement bien définie, on a un squelette que l'on peut remodeler. Comme on le veut, quand on veut. Contrairement peut-être à certains groupes où il y a des franchises qui sont un peu trop rigides, avec des guidelines extrêmement strictes, qui des fois ne peuvent pas se permettre de faire un pas à droite ou un pas à gauche pour justement épouser le marché et comment être à la rencontre des clients de manière plus fine.
- Speaker #0
Et là, du coup, tu disais, on n'a pas forcément besoin d'avoir fait des grandes études pour être pragmatique. Est-ce qu'on peut revenir un petit peu justement sur ton parcours ? Oui. qui est en plus multiple. Toi, tu as co-monté des enseignes, etc. Est-ce que tu peux nous raconter cette partie-là ?
- Speaker #1
Pour la partie qui est liée à la thématique que tu veux évoquer, effectivement, un parcours professionnel, ça se construit avec des réussites, mais aussi des échecs. Et je veux dire que ces échecs aussi, ils sont le fruit soit de choix stratégiques, soit d'erreurs personnelles, parce que si on peut faire des erreurs dans son parcours, ça arrive. Et en tout cas, la somme de tout ça, à la fin, ça fait la manière dont on déconstruit et dont on peut rebondir et qu'est-ce qu'on en fait. Donc moi, j'ai commencé sur l'émission des distributions en tant que chef de rayon, puis chef de département, puis responsable de caisse accueil. Ça,
- Speaker #0
c'était en métropole, ça ?
- Speaker #1
En métropole, dans des enseignes comme Decathlon, Castorama, j'ai des directeurs de magasins. avant de venir en Calédonie, par le bruit d'un hasard complet, puisque je devais à un moment donné rester en métropole, et puis j'avais concouru pour pouvoir reprendre une direction de magasin en Tunisie, et je n'avais pas été pris, et finalement, par ce biais-là, on m'a contacté pour venir en Nouvelle-Calédonie, parce que le cabinet cherchait quelqu'un pour la Nouvelle-Calédonie, pour un groupe local, et on m'a appelé, et je suis venu, comme on passait trois jours ici. Et je suis reparti et je suis revenu après et j'y suis maintenant depuis 16 ans. Donc en fait, c'est le fruit de petites choses qui se sont mises bout à bout. Mais effectivement, je quittais une aventure professionnelle chez Castorama à l'époque. Et puis, comment on s'est quitté ? Et moi, j'ai rebondi en Nouvelle-Calédonie. Ça n'était pas prévu dans mon schéma du tout.
- Speaker #0
Et comment tu l'as vécu ? Comment tu l'as appréhendé tout ça ?
- Speaker #1
Je trouvais ça... Évidemment que quand une aventure se termine, c'est toujours un moment... Pas forcément simple. Par contre, derrière, c'était une formidable opportunité que de pouvoir rebondir sur un autre environnement. Moi, j'avais déjà un parcours, entre guillemets, familial ultramarin. Donc, je n'avais pas de problématique pour venir en Nouvelle-Calédonie. Au contraire, je trouvais que l'opportunité était extrêmement intéressante. Et donc, j'avais déjà, entre guillemets, un peu l'ADN du mouvement pour pouvoir me permettre de venir ici. Alors après, ici, effectivement... En métropole, j'avais aussi déjà travaillé sur des concepts qui étaient un peu innovants, pour remettre ça en perspective. A l'époque, j'avais ouvert un magasin avec d'autres personnes, qui était un con qui rendait vieux campeur à l'époque, qui était une espèce de start-up de la distribution, on l'appelait comme ça, qui était un magasin assez innovant dans lequel on y mettait des produits d'outdoor. Mais on avait fait une synthèse en y mettant... une agence de voyage également, une librairie de voyage. Et on l'avait aussi, comme à la FNAC, imaginé comme un endroit de retail treatment dans lequel on puisse, une fois par mois, faire des conférences avec des sommités, soit de l'ethnologie, soit de l'alpinisme, soit de sport d'eau vive. Et donc c'était quelque chose d'extrêmement chouette, parce qu'à l'époque, personne ne faisait ça.
- Speaker #0
C'était en quelle année ça ?
- Speaker #1
Ouh là là, j'étais à l'époque à Strasbourg, c'était dans les années 2002-2003. Ce qui est hyper intéressant, c'est que c'était précurseur un peu trop à l'époque pour le coup, puisqu'il y avait une synthèse de différents environnements produits qui étaient réunis sous le même toit. Et donc, s'il y avait une vraie cote d'amour, parce que les gens adoraient ces lieux, parce qu'on est allé loin dans le marketing, dans l'aspect visuel du magasin, c'était extrêmement fin, on avait travaillé les musiques à différents horaires, il y avait aussi des diffuseurs d'odeurs à différents moments de la journée pour pouvoir vraiment créer une ambiance montagne. Bref, on est allé loin dans le concept, peut-être un peu trop loin, qui fait que c'était un peu coûteux finalement en exploitation. Et donc là, pour le coup, s'il y avait une erreur à retenir d'un concept de ce type-là, c'est qu'on était allé trop dans le « je me fais plaisir » dans le détail et dans l'idée que je souhaite me faire de mon magasin et moins peut-être à l'écoute des préoccupations réelles du marché à ce moment-là. Donc ça, finalement, on apprend de tout ça. Mais c'était une expérience formidable. Moi, à l'époque, j'avais 27 ans, donc ça date un peu. Et je me souviens que c'était ma première expérience où j'ai recruté toute mon équipe. On était 25 à l'époque. Et je les ai tous remerciés par ailleurs, comme deux ans et demi après. Donc, c'était un moment dur. Et en même temps, on a partagé tous ensemble une aventure de la construction jusqu'à la fin. Un cycle extrêmement rapide.
- Speaker #0
D'accord. Mais ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, c'est que du coup, comme c'était en 2002, Est-ce que tu penses qu'un concept aujourd'hui comme celui-ci, ça pourrait vraiment cartonner ? Parce que ne serait-ce qu'avec les réseaux sociaux, le détail que tu as pu justement mettre sur les odeurs, sur le visuel, sur tout l'aspect marketing que tu as mis en avant, avec les réseaux sociaux, la montée en... En ce moment, c'est quand même la « mode » , d'aller en montagne, de se filmer en montagne, ce côté déconnexion nature. Est-ce que tu penses que s'il y avait eu les réseaux sociaux en 2002, ça aurait fonctionné différemment ?
- Speaker #1
Alors écoute, moi je ne fais pas de fiction a posteriori, on va dire. C'est compliqué parce que les environnements sont différents. C'est-à-dire qu'en 2002, on est aujourd'hui en 2026. Qui aurait pu prédire tout ce qui s'est passé, ne serait-ce que sur ces 24 dernières années ? C'est juste impossible. A l'époque, les réseaux étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui, on est d'accord. le monde n'a pas du tout évolué. Il n'y en avait pas en 2002. Oui, il n'y en avait pas. Il n'y a pas de... Le monde n'était pas celui qu'on est aujourd'hui, la consommation a radicalement changé. Donc on voit aussi que par exemple il y a des concepts dans la distribution qui sont une simplicité sans nom, qui cartonnent comme en métropole, on parle d'action ou d'enseignes de ce type-là. C'est qu'on est sur des concepts extrêmement éthérés avec de la gondole, du produit, des prix. Et en fait les gens ne viennent pas chercher une expérience cliente, ils viennent chercher quelque chose qui fasse en sorte que ça réponde à une problématique financière. Donc, on voit bien aussi que dans le positionnement par des enseignes, tout ce qui est milieu de gamme aujourd'hui en métropole, que ce soit dans l'alimentaire ou même dans le vestimentaire ou même dans l'ameublement, est en difficulté aujourd'hui, voire ferme par ailleurs. Donc, le commerce est vraiment en train de se redistribuer, de se transformer globalement. Et nous, on a une singularité dans les îles qui fait que notre business... On ne le vit pas de la même manière qu'en métropole, ça tout le monde le sait. Et je ne suis pas sûr que, pour répondre à ta question, un concept de ce type-là soit transposable aujourd'hui comme ça maintenant. Ça mériterait beaucoup d'adaptation.
- Speaker #0
C'est bien que tu parles d'action aussi, parce que du coup, tu peux quand même faire un parallèle entre action et Nouméa Pascher en termes de prix, parce que là, vous, vous avez quand même des beaux étalages avec beaucoup de produits, de références.
- Speaker #1
Alors nous, on ne peut pas se comparer du tout à Action, bien évidemment. On va dire Action locale. Voilà, non, non. Et alors, avec beaucoup d'humilité, non, non, on n'est pas du tout dans un... Il y a beaucoup d'alimentaires et de DPH chez eux, aussi. Mais j'allais dire qu'aujourd'hui, et nous, ça fait 26 ans que ça existe. Je ne sais pas depuis combien de temps Action existe, mais bon, on n'a pas attendu qu'Action existe pour que un concept autour du prix existe. Les fondateurs aujourd'hui de Nouméa Pachère avaient déjà conscience de ça bien avant, parce qu'ils étaient très à l'écoute du marché et qu'il y avait déjà une demande sur ce sujet-là. La problématique liée à la vie chère dans les dom-toms, c'est un sujet qui est quand même extrêmement présent depuis que moi je suis gamin et que j'ai vécu à La Réunion. Encore une fois... C'est comme pour des concepts comme Decathlon, pour y avoir travaillé au début, entre les magasins que j'ai connus, moi, quand j'ai commencé en 96 en tant que chef de rayon et les magasins que je vois aujourd'hui, il y a eu quelques évolutions en termes de merch, en termes d'offres produits, ça n'a absolument rien à voir, de construction des barques, ça n'a absolument rien à voir, mais physiquement, les magasins, ils ne sont pas allés de là à là, ça n'a pas fondamentalement changé, il y a eu des évolutions par petits bouts. Si bien que le consommateur, ce qui est toujours retrouvé, il n'a jamais été perdu, il est toujours dans un environnement qu'il connaît. Donc oui, tout est à l'aune de chaque situation et tout n'est pas transposable. Comme tu dis, on ne peut pas copier un modèle pour en faire un autre. Du reste, en règle générale, ce qui se passe, c'est que les... On l'a vu aussi, par exemple, pour reprendre un exemple comme l'hécatombe, c'est que ceux qui copient ne sont pas ceux qui ne réussissent pas en règle générale. C'est vraiment les premiers, les précurseurs, ceux qui mettent en place. qui ont l'ADN de cette réussite, de leur projet, qui font qu'ils sont leaders sur leur marché. Gospor a fait à un moment donné singer un peu ce que faisait Decathlon, après ils se sont repositionnés sur des marques. En termes de gouvernance et de management, on pourrait en parler, c'est peut-être certainement très différent, mais en tout cas, les suiveurs sont rarement ceux qui dictent le marché, ce sont vraiment les premiers, les pionniers, s'ils font bien leur job, qui en général ont la légitimité sur leur marché avant les autres.
- Speaker #0
Je pense que c'est ça qui démarque une entreprise. C'est quand tu te positionnes dans le développement de ton entreprise, chaque semaine tu te dis qu'est-ce qu'on peut faire de différent ? Et tu es vraiment en train de travailler sur ta différence, sur quel événement je peux faire. Et tu es vraiment tout le temps dans cette recherche perpétuelle. C'est ça qui fait que tu te démarques. Parce que déjà quand tu es pionnier dans ton domaine, c'est qu'à un moment tu t'es posé et tu t'es dit qu'est-ce que je peux faire différent du marché pour venir un petit peu renverser, casser un petit peu ses codes. Et le fait de ne jamais se reposer sur ses lauriers et de se dire, bon, ok, mon magasin roule, mon business roule, c'est ok. Non, là, tu te poses toutes les semaines ou tous les mois, tu fais un point. Qu'est-ce qu'on peut faire de différent ? Et je trouve que c'est ça qui fait que tu as ton wagon d'avance par rapport à ta concurrence ou par rapport à d'autres personnes qui n'ont pas forcément ces idées-là et qui vont seulement se contenter de les recopier.
- Speaker #1
Il y a cette dimension qui est liée à la remise en cause perpétuelle. C'est que nous, tous les mois, bien évidemment... toutes les semaines, tous les jours, on a des objectifs qu'on s'est mis en tête et qu'on essaie d'atteindre. Et donc, cette remise en cause perpétuelle, ce mouvement perpétuel, ça demande une énergie colossale pour pouvoir l'entretenir. Puisqu'on ne se dit pas qu'on n'a pas des livrables à 6 mois ou à 8 mois. Les livrables, c'est... Le matin, quand tu ouvres ta porte et que tu dis bonjour à un client et que tu l'accueilles les bras ouverts, tous les jours, on remet le couvert. Et il y a plein de métiers dans lesquels c'est ainsi, la restauration en fait partie et plein d'autres. Et ce que j'aime dire aussi aux équipes, et ça c'est quelque chose que j'avais entendu moi quand j'étais chef de rayon, à l'époque c'était Michel Leclerc, le PDG fondateur de Decathlon, où j'avais rencontré une fois, dans le cadre d'une réunion, dans un magasin dans lequel je travaillais en tant que chef de rayon, Et il nous parlait du concept du maçon architecte. C'est que dans nos métiers, nous étions tous un peu les deux. Et en fait, quotidiennement, on est capable de mettre la main à la truelle et deuxièmement, avoir une vision stratégique et relier les deux. Et en fait, on est vraiment là-dedans. C'est que je pense qu'on est métier dans des grosses PME comme les nôtres, avoir cette... Une petite casquette. Voilà, exactement. Ce côté couteau suisse, être maçon d'un côté, effectivement, c'est pouvoir... aller filer un coup de main à ses équipes pour mettre des produits en rayon ou à l'inventaire, ou aller accompagner des clients au moment des fortes périodes d'activité. Et de l'autre côté, penser à la stratégie qui nous permet demain d'entretenir une dynamique et de développer notre enseigne. Ce qui fait aussi que nos métiers sont formidablement excitants et riches.
- Speaker #0
Ça me permet de rebondir sur le management, où tu as parlé à plusieurs reprises de management. Mais le fait aussi d'avoir cette multicasquette quand tu as des employés et que tu as des équipes à gérer, je pense que ça valorise aussi l'entreprise, dans le sens où quand tu es en train de faire un inventaire et que tu es parmi tes équipes, eux ils sont contents de partager aussi ce moment avec toi.
- Speaker #1
J'espère !
- Speaker #0
Mais c'est sûr ! Mais ce que je veux dire c'est que ça contribue à créer du lien avec les équipes. Et ça se ressent après quand tu vas à Nouméa Pachère et que tu as tout le monde qui te dit bonjour, que tu sens que c'est familial au sein des équipes. Je pense que le management a cette importance-là aussi dedans.
- Speaker #1
Comme je le dis toujours aux équipes, il faut être très pragmatique. C'est qu'à un moment donné, il faut se mettre à la place de nos clients régulièrement, bien évidemment, pour savoir si l'expérience que l'on leur offre est la meilleure. On fait des erreurs comme tout le monde, il y a toujours des choses qui sont perfectibles. on est loin d'être parfait à plein des égards. Vous êtes humain aussi. Voilà, tout simplement. C'est humain aussi de faire des erreurs. Mais il y a des choses qui sont, comment dire, des routes interdites, comme je le dis. C'est que 100% des clients doivent avoir un bonjour, un au revoir et un merci. Ça, c'est une évidence. Mettez-vous à la place des gens. Aujourd'hui, je sors du travail. J'ai une journée pas forcément simple. Je prends ma voiture. Je passe peut-être un peu de temps pour trouver une place de parking. Et puis, je rentre dans le magasin. Et puis, je ne suis pas accueilli comme il faut. Alors que j'ai fait tous ces efforts en amont. Et mon histoire, aujourd'hui, c'est celle-ci. Et en plus, je ne suis pas accueilli comme il faut. Et en plus, on va me demander, parce qu'on a fait venir les gens chez nous, d'ouvrir mon porte-monnaie et de laisser des sous. Et on ne les accueillerait pas comme il faut. Je dis, mais ça ne va pas. On ne peut pas. C'est juste... Donc aujourd'hui, l'image que j'emploie, c'est comment vous feriez-vous, comment vous faites aujourd'hui lorsque vous invitez des gens chez vous ? C'est bien simple. Il y a une belle nappe, des beaux couverts. Je sors les meilleurs mets. Le meilleur vin que j'ai dans ma cave, le cas échéant, ou une bouteille d'autre chose, je les accueille comme s'ils étaient chez moi. Et en fait, fondamentalement, c'est ça l'esprit. De la simplicité, de l'authenticité, mais du bon sens. C'est qu'à un moment donné, on ne demande pas aux gens de venir dans nos magasins partager et de dépenser leurs sous si on n'est pas capable de leur offrir, à minima, un moment de convivialité.
- Speaker #0
Et donc là, pour revenir un petit peu à notre thème, quand on parle, on va décortiquer un petit peu ce thème, on va commencer par le potentiel. Ce que j'avais bien aimé quand on avait échangé pour parler du podcast, c'est que tu me disais, j'ai eu de multiples expériences professionnelles, Mère Jésus, À chaque fois, j'arrivais à avoir le potentiel dans tout ça. Donc, pour toi, qu'est-ce qu'est un potentiel d'entreprise ? On parlait aussi vie privée, vie professionnelle, le potentiel de quelque chose.
- Speaker #1
Déjà, quelle est la mission qu'on t'assigne lorsque tu viens dans une entreprise ? On regarde ça, si on dit, écoute, il faut développer le chiffre d'affaires de l'entreprise, ça commence son image ou sa rentabilité, bien évidemment. Donc, fort déjà de l'objectif qui était donné, on va faire une analyse de l'ensemble des éléments constitutifs de l'entreprise pour savoir quels sont ceux qui fonctionnent déjà très bien et quels sont ceux qui sont immédiatement actionnables, sans beaucoup d'argent et qui vont produire des effets immédiats. Et pour certains, ils sont visibles comme le nez au milieu de la figure. Et ce que j'ai tendance à dire à chaque fois, ce qui ne coûte pas et qui rapporte de l'argent, il faut le faire tout de suite. Et puis après, il y a une autre dimension, alors qui est peut-être plus personnelle, c'est la volonté de réussite, ou en tout cas la soif de victoire, ou de performance, en fait, c'est ça. C'est qu'il y a des potentiels qui sont visibles pour tout le monde, et que personne ne va les chercher. Et il y a des choses en quelles on croit aussi, qui sont le fruit de l'expérience, sur lesquelles on se dit, on va investir un risque. pour aller chercher quelque chose que les autres ne vont pas chercher aujourd'hui. Et en fait, dans la réussite, parce que tu n'es jamais seul dans la réussite, tu peux avoir une volonté, un but, une cible, mais tu ne réussis jamais seul. Donc, si tu n'es pas capable d'emmener avec toi l'ensemble des gens qui sont constitutifs de la création de cette réussite, ça ne marche pas. Donc, tu ne peux pas avoir juste une envie tout seul ou avoir raison tout seul. Ça ne marche pas très longtemps. L'envie, c'est déjà un gros moteur, véritablement. La passion, bien évidemment. La capacité à transmettre cette envie aux gens qui sont autour de toi, à leur faire comprendre ce que tu fais et qu'ils se l'approprient, pour pouvoir t'aider à comment accomplir ce dessin, ça, ça demande du management, un accompagnement au quotidien, des explications, de la formation. C'est une bonne lecture aussi. Complètement, mais c'est du bon sens. Mais le fruit, déjà, c'est où est-ce que j'ai envie d'aller ? Avec qui ? Comment ? Pourquoi ? Et qu'on le partage tous ensemble. Et une fois qu'on a eu fait ça, ça ne veut pas dire qu'on va forcément réussir, mais on a mis déjà les ingrédients qui permettent d'aller dans le chemin de cette réussite. Donc si, comme je dis à chaque fois, lorsqu'on fait des budgets ou autre, on travaille, il y a une vision pragmatique des choses, mais tout le monde ne peut pas la partager. Mais je dis tout le temps, si on met zéro sur un budget, je peux vous garantir qu'on va faire zéro. Par contre, si on se dit qu'on va mettre plus 10 sur le budget, on va tout mettre en oeuvre pour essayer de le faire, le plus 10. Ça ne marchera peut-être pas, peut-être qu'on fera plus 5, plus 2, plus 8, plus 7, je n'en sais rien. Mais en tout cas, ce qui ne se prévoit pas, ne se fait pas.
- Speaker #0
Je te rejoins tout à fait là-dessus, parce qu'on a aussi des entrepreneurs, des auto-entrepreneurs qui écoutent les podcasts. Mais c'est vrai qu'à un moment, si tu veux, on peut se lancer... On commence toujours un petit peu comme ça. Bien sûr. On fait tout tout seul, par exemple, ce podcast, avant qu'il y ait une production Naissance Insulaire qui vienne produire ce podcast-là, je le produisais toute seule. Mais quand tu veux monter en gamme, monter en qualité, et justement, voilà, faire peut-être un fois dix, enfin, essayer de faire un fois dix sur quelque chose, il faut mettre les moyens, il faut déléguer avec des personnes qui sont aussi professionnelles dans leur domaine.
- Speaker #1
Il y a une notion qui est liée à la confiance, et puis pour pouvoir, comme tu dis, la délégation, la confiance n'exclu pas le contrôle, ça tout le monde le sait, mais toujours est-il qu'il faut savoir aussi, pour réussir, certes avoir le dessein de vouloir aller vers un but précis, mais il faut aussi révéler les talents. C'est qu'il y a des fois plein de forces qui sont en sommeil dans des entreprises et ce dont ils ont besoin, là ou là, c'est d'un peu de confiance, pour pouvoir leur permettre d'essayer. des choses peut-être qu'ils n'ont pas eu l'occasion de faire à un moment donné, parce qu'on ne leur a pas laissé faire, parce qu'on ne leur a pas dit à un moment donné écoute, je pense que avec le bagage qui est le tien et l'expérience qui est la tienne, j'aimerais plutôt que tu ailles dans cette direction, parce que si on l'essaye ensemble et si ça ne marche pas, ce n'est pas grave. On essaiera d'une autre manière, on recalera les choses en route. Qu'est-ce que tu en penses ? Voilà. Donc l'idée, c'est aussi d'accompagner les gens sur le chemin de la réussite à tous les niveaux. Et il faut que tout le monde ait à un moment donné cette... possibilité de se sentir bien à travers des réussites petites, grandes, moyennes, chacun à son échelle, pour pouvoir justement accompagner une croissance plus globale. C'est la somme de ces petites réussites mises bout à bout qui, à un moment donné, fait une réussite globale. On ne réussit jamais tout seul. On peut avoir une envie forte, légitime, on peut l'activer sur tous les toits, si on n'est pas suivi, ça ne marche pas.
- Speaker #0
Ça nous fera une très belle transition sur la réussite. Maintenant, pour toi, ça t'invoque justement ce mot réussite. Je sais qu'on parlait aussi de l'échec en off.
- Speaker #1
Alors la réussite, c'est intéressant parce que les deux sont liés. C'est ce que j'allais dire. La réussite, ça doit être une satisfaction de courte durée. Parce qu'une réussite de courte durée, en tout cas, elle doit être perçue comme telle. C'est que la réussite du moment, on doit capitaliser là-dessus pour pouvoir continuer à progresser, à apprendre, etc. Mais ça peut sentir-se la réussite, c'est le début de la fin. C'est éphémère aussi. Oui, c'est éphémère, c'est très fragile.
- Speaker #0
Je pense que c'est très dur, tu sais, quand tu as eu cette forme de réussite où on parlait aussi de la pression sociale un peu tout à l'heure. Mais tout ça est un peu lié. Quand tu es sous le feu des projecteurs parce que là, tu as eu une forme de réussite, maintenant, bon courage pour tenir ton cap et essayer de faire mieux.
- Speaker #1
Alors... Il y a plusieurs choses. Il y a des fois, il faut se dire, être conscient de certaines limites sur certains secteurs pour pouvoir te dire, écoute, j'ai identifié quelques pistes sur lesquelles je pourrais éventuellement aller pour pouvoir continuer à aller dans le sens du progrès, mais je ne suis pas suffisamment bon ou compétent sur tel ou tel domaine, j'ai besoin de m'entourer. Ça peut être ça. Ça peut être effectivement trouver, ne pas s'acharner peut-être dans un domaine particulier. et tendre les champs du possible. Mon métier, c'est celui-ci, mais je peux additionner peut-être une partie d'un autre métier au mien pour pouvoir continuer à comment, quand je parle de retail, à comment à prospérer, sans perdre son identité, bien évidemment. Donc, il y a une somme de choses. Et puis, être conscient que, encore, il faut toujours avoir cette notion d'échec en toile de fond. Ça doit être non pas quelque chose d'immobilisant, ça doit être quelque chose qui doit plutôt donner de l'énergie. c'est qu'on est... Le doute, en tout cas, le doute au sens cartésien du terme, doit être une forme d'hygiène mentale. On est là-dedans, c'est qu'on va toujours douter, mais douter de manière positive. Si on arrête de douter, la remise en cause n'est plus là. Et s'il n'y a plus de remise en cause, à un moment donné, on reste sur ses acquis. Et la pente peut-être douce ou violente qui mène vers une forme d'échec, que ce soit professionnel. Mais en règle générale, quand c'est professionnel, ça s'accompagne aussi d'un échec personnel. Donc tout ça est fragile, ça demande beaucoup d'énergie, donc c'est valable à tous les niveaux. Mais quand on est le patron d'une entité, à proprement parler, ça peut être aussi très douloureux. Donc c'est des choses sur lesquelles il faut savoir travailler. Et souvent, on l'encadrait de coach, d'amis, de famille, pour pouvoir à un moment donné dire « Viens, tu devrais aller plus vers là ou vers là » . La réussite, elle est le fruit aussi d'une équipe, mais elle est aussi le fruit d'un environnement personnel qui est propice à vous donner des conditions qui permettent justement de s'investir suffisamment, de comprendre tel ou tel niveau d'investissement peut-être sur tel et tel sujet. On sait très bien que quand on est en recrutement, par exemple, et que sur des postes un peu importants, dans lesquels il va y avoir un investissement qui va être de... Il y a toujours ce qu'on appelle... Un environnement personnel qui est toujours à prendre en compte, bien évidemment. C'est que si on est bien chez soi, il y a de grandes chances qu'on soit bien dans son travail. Et ça, on ne peut pas le dissocier par ailleurs, en tout cas ne pas être à l'écoute de ça. Donc dans le milieu aussi du travail de manière générale, pour pouvoir faire réussir nos projets, on a à cœur aussi d'être à l'écoute des problématiques de nos collaborateurs.
- Speaker #0
Mais ça c'est bien parce que j'ai l'impression que ces dernières années, Et quand on parle d'un peu plus d'humain, on va aussi dans ce sens-là. C'est que maintenant, ils prennent beaucoup plus en considération l'état émotionnel, la vie privée des collaborateurs ou même d'un dirigeant. Parce qu'un dirigeant, quand il prend des risques, si par exemple à la maison ça ne va pas ou autre, c'est compliqué quand même de dire je prends des risques de façon sereine. Tu peux être énervé, tu peux être irritable, ça peut être plus compliqué quand même.
- Speaker #1
C'est pour ça que c'est important lorsqu'on est dirigeant d'entreprise d'avoir un cercle professionnel et amical qu'on choisit ou pas, parce qu'on peut avoir beaucoup ou peu et qui est qualitatif. Et après un environnement professionnel qui permet de partager les problématiques qui sont celles qu'on peut avoir au quotidien. Alors après on les a choisis, donc il n'y a personne qui nous a mis un couteau sous la gorge pour dire écoute tu vas prendre ça et puis tu vas prendre... tu prends tout le package qu'il y a avec, c'est normal. Néanmoins, on parle de solitude du patron, souvent, c'est assez le cas. C'est pour ça qu'il faut savoir s'entourer de gens avec lesquels on va partager un certain nombre de choses pour nous permettre justement de bien vivre des problématiques qu'on ne va pas partager avec d'autres, par exemple. Donc, c'est des petits problèmes. Ça fait partie de la gestion, on va dire, du quotidien d'un patron de boîte.
- Speaker #0
Là, ce qui était intéressant, c'est que tu parlais de coach professionnel. Toi, tu es accompagnée par un coach professionnel. Qu'est-ce que tu penses de tout ça ? Attention, moi je suis accompagnée.
- Speaker #1
Tout dépend. Je pense qu'il faut en faire la demande. Si tu en as besoin et que tu penses que tu en as besoin, je pense que ça ne peut pas nuire.
- Speaker #0
À partir de quand tu penses qu'on peut en avoir besoin ? C'est toi qui as quand même eu pas mal d'expérience.
- Speaker #1
J'ai eu des coachs à un moment donné, quand j'ai eu des périodes de creux professionnels, pour m'accompagner dans le cadre de recherche de nouveaux projets. C'est compliqué de trouver quelqu'un avec lequel tu vas pouvoir échanger quelque chose. En fait, plus que comment, en règle générale, tous les outils, tu les as. Tu sais comment faire. Mais tu as juste besoin d'un support, de quelqu'un qui t'accompagne, qui valide ou pas tes choix, avec lequel tu peux confronter certaines idées, valider avec toi des choix potentiels, parce que peut-être qu'à ce moment-là, tu n'es pas non plus dans la confiance ultime par ailleurs. te donner l'énergie ou t'ouvrir des voies, parce que des fois, peut-être trop dans l'émotion et pas assez dans la raison, dans le moment que tu vis. Donc, j'allais dire, et puis des fois, les coachs, on n'y pense pas parce que il y a une dimension liée au coaching dans nos sociétés judéo-chrétiennes, où le patron, c'est un soif fort, etc., où la part de féminité, on va dire, que chacun a, n'est pas suffisamment valoriser en tout cas, on ne doit pas l'exprimer, un patron c'est quelqu'un qui a un soif fort, et au contraire, c'est qu'on montre un peu, non pas de fragilité, mais de sensibilité, ce sont des choses que l'entourage apprécie, et avoir un visage sensible, mais au sens juste du terme, ça permet aussi de se libérer, des fois, pour certains. d'un certain nombre de pressions pour pouvoir mieux se révéler sur d'autres sujets.
- Speaker #0
Je trouve qu'aussi, quand tu es accompagné, c'est que des fois, tu ne vas pas oser prendre des décisions. Mais quand tu as un petit soutien sur ton épaule... Un petit coup de hop,
- Speaker #1
tu vois ?
- Speaker #0
Là, tu prends la décision et du coup, ça peut changer aussi la dimension. Je vois, nous, pour l'application web qu'on est en train de développer, on a quand même une... On a pour objectif, de toute façon, de se développer à l'international. Et aujourd'hui, heureusement que je suis accompagnée pour prendre certaines décisions, parce que sinon, j'aurais eu tendance à me cacher sur quelque chose. Et là, le fait d'être accompagnée, que ce soit par les filles de naissance insulaire, que ce soit par l'aura du cercle privé, etc., elles, elles sont là pour me donner ce petit coup de pouce. Et qui fait que tout ça réunit. C'est vrai que l'objectif, on va peut-être l'atteindre beaucoup plus facilement.
- Speaker #1
Et moi, je suis persuadé aujourd'hui que dans plein d'entreprises, sans qu'à l'univers ailleurs, On a des gens qui sont extrêmement bons sur l'ensemble de leur métier, qui sont techniquement très forts, qui ont de vrais savoir-faire, qui ont des entreprises qui fonctionnent très bien, mais qui sont en difficulté sur certains sujets, et qui mériteraient en tout cas d'avoir un peu de coaching sur des points qu'ils ne maîtrisent peut-être pas si bien que ça, peut-être que ce sont les achats, peut-être que c'est la compta, peut-être que c'est le management, peut-être que c'est la logistique, peut-être que c'est la COB, la communication. et que cette addition de petites compétences supplémentaires leur permettrait de faire des gaps des fois qu'ils n'imaginent même pas. Donc le coaching dans ce sens-là, sur l'accompagnement sectoriel, me paraît plutôt une bonne idée, et c'est dans l'air du temps. De toute façon, on voit bien aujourd'hui, par exemple, que sur les plateformes de mise en relation professionnelle, Euh... Comment tu les appelles ? Ah,
- Speaker #0
je vois. Oui, c'est des plateformes qui vont réunir des graphistes, des community managers, des coachs. Le nom m'échappe, mais comme Malte, etc. Oui, je vois.
- Speaker #1
Et donc aujourd'hui, l'atomisation, on va dire, de certains métiers ou de tâches, en fait, permet... Déjà, ce n'est pas du coaching, mais en tout cas, c'est de l'addition de compétences supplémentaires que l'on peut avoir par petites bribes, ça et là, sur certaines plateformes. Alors, ça ne remplace pas l'aspect humain, etc. On est bien d'accord. Mais oui, je pense qu'il y a beaucoup d'entreprises qui, potentiellement, mais après, il faut avoir les moyens de se les payer. C'est cette dimension-là aussi. Donc oui, le coaching, à certains moments, peut être utile, mais il faut savoir déterminer le besoin sur lequel on a véritablement besoin. Et que derrière, in fine. ça a un bénéfice pour l'entreprise de manière générale. C'est surtout ça, qu'on ne fasse pas ça que pour se faire plaisir.
- Speaker #0
Ça, tu feras plaisir à papa qui adore ça, qui dit toujours pourquoi on fait les choses. Parce que si on se met à mettre en place X choses avec un coût énorme, mais qu'à la fin, l'objectif n'est pas atteint, ça sert à...
- Speaker #1
C'est difficile à tenir, mais en règle générale, ce que je dis, c'est que dans la décision qu'on prend et dans la manière dont on conduit nos actions Hum. A chaque fois, systématiquement, je demande aux équipes de réfléchir à « Est-ce que ce que je fais là maintenant... » finalement, ça a un bénéfice à la fin pour mon client. Réfléchis à ça. Et donc, est-ce que finalement, faire ce truc en trois exemplaires, poster là, à tel moment, ou ranger ci, est-ce qu'à la fin, ça a un bénéfice dans le schéma final pour mon client ? Si c'est non, il ne faut pas le faire. Donc, il faut vraiment réagir là-dessus parce qu'il y a plein de... Il y a une logique commerciale qui est existante, il y a des logiques administratives. qui fait qu'à la fin, on est dans quelque chose qui n'est pas bénéfique pour la création de valeur pour mon client. Et finalement, le cœur de notre métier à nous, c'est ça. Voilà, c'est rien d'autre.
- Speaker #0
C'est surtout qu'avec le nombre d'entreprises, surtout nous en Nouvelle-Calédonie en ce moment, il y a quand même une augmentation d'auto-entrepreneurs. Et c'est vrai que du coup, ils vont essayer de se démarquer par des petites actions. Mais justement, on va en perdre cet objectif qui est l'objectif final, c'est de vendre à notre client. Et des fois, on va avoir des choses, on va se dire, oui, mais bon, ok, mais ça demande beaucoup d'énergie. Alors que ton client, lui, au final, il s'en fiche. Finalement, ça ne le touche pas directement. Alors que si tu te concentres justement sur la valeur que toi, tu vas venir ajouter par rapport à tous tes concurrents, parce que toi, c'est ton domaine d'expertise, même si encore une fois, le mot expertise est propre à chacun. Mais au lieu de te concentrer sur ce que toi, tu vas apporter en valeur supplémentaire par rapport à tes concurrents, j'ai l'impression que maintenant, ils veulent étouffer une offre pour dire qu'ils sont multitâches, mais ça ne va pas forcément correspondre au client.
- Speaker #1
Ou à l'utilisateur final. L'utilisateur final. On est d'accord. Sur cette partie-là, en l'occurrence, encore une fois, c'est... En 20 ans, il y a plein de choses. Il y a un marketing de l'offre qui a quand même grandement changé. Et en fait, il y a des choses dont on parlait de manière en français de mon époque, pour lesquelles maintenant on en parle en anglais de cette époque. Et je me souviens que quand on faisait, par exemple, comment des... Je citais la dernière fois un exemple d'offre d'emploi, où à un moment donné, on cherchait des managers ou des directeurs, et vous allez gérer ça, et puis en plus comment... vous serez le garant des ratios de gestion, etc. Alors maintenant, on parle de KPIs. Donc en fait, on parle exactement de la même chose, marketer différemment. Donc on travestit les choses pour les rendre différentes. Donc je dis, au moment, nous, on est dans un moment charnière, où il y a une bascule, où tous les outils sont possibles, enfin tous les outils possibles, mais ils sont à disposition de tout le monde pour créer quasiment ce qu'il veut. Il n'y a plus de limite, si c'est celle de son imagination et de son porte-monnaie potentielle. Il ne faut pas oublier la simplification des choses. Le cœur de tout ça, c'est que si tout ça ne sert pas à rendre du bénéfice pour nos clients à la fin, que ce soit en termes de disponibilité produit, de prix produit, d'expérience client, ça ne marche pas, en tout cas dans mon métier, dans notre métier. Donc le client, quelle que soit la modernité et l'environnement dans lequel tu te trouves, tout ce qui est autour devra être mis bout à bout, managé, pesé, assemblé, de telle manière. à ce qu'in fine, ça corresponde à un besoin de nos clients.
- Speaker #0
C'est bien que tu parles de simplicité parce que je trouve qu'avec tout ce côté superficiel des réseaux sociaux qui a émergé depuis ces dernières années, on est vraiment devenu, enfin, arrivé à quelque chose où plus c'est compliqué, plus ça paraît difficile.
- Speaker #1
Et donc, pour le coup, plus il y a des gens qui font des formations pour de vendre de manière... difficile, quelque chose qui est simple à faire. Oui, qui est simple.
- Speaker #0
Mais tu sais, nous, c'est exactement comme ça qu'on a monté les formations en ligne, parce que j'étais fatiguée de payer des formations à 1000 euros, 1500 euros, où dedans, tu avais un champ lexical qui était hyper compliqué, alors qu'au lieu de parler de KPI, etc., tu peux juste parler de statistiques, d'indicateurs de performance ou autres, des mots hyper simples. Et pour un prix, du coup, en fait, c'est le champ lexical difficile qui justifie tes 1000 euros de formation. Exactement. dedans, on te vend 6 heures de formation, ou on te répète 150 fois la même chose, mais juste avec des termes différents. Donc, tu as l'impression, wow. Et encore, des fois, tu t'en sors, je crois qu'on en avait parlé, tu te sens justement des fois un peu stupide parce que tu te dis, mince, il emploie des mots que je ne maîtrise pas.
- Speaker #1
Donc, finalement, la notion, en fait, on est vraiment dans cette logique-là. Ce que tu dis là aussi, c'est valable aussi dans l'appréhension de toute entreprise. C'est que comme on a des profils radicalement différents dans nos entreprises, avec des gens qui n'ont pas tous le même cursus, pas tous le même niveau, pas tous le même niveau d'information, etc. Il faut à ce moment-là s'adapter pour pouvoir avoir un discours et des termes, parce que tout le monde a une culture, tout le monde a sa culture, tout le monde a son vécu, tout le monde a son savoir, mais il n'est pas forcément identifiable d'une manière académique. Donc il faut savoir décoder ça pour de telles manières à pouvoir trouver les mots, les attitudes, les actions que tu vas pouvoir faire avec eux, qui vont révéler quelque chose. de l'ordre du savoir-faire, parce qu'ils en ont véritablement transposable demain sur le terrain. Et bien ça, ça demande un petit peu de finesse, un peu beaucoup d'écoute, et de la disponibilité de part et d'autre, bien évidemment, mais surtout une capacité à pouvoir réinventer le lien et l'interprétation de ce que c'est véritablement la connaissance et le savoir. Et derrière, la capacité de l'entreprise aussi à accompagner. pouvoir permettre à ces personnes d'être bien dans l'entreprise et d'avoir, avec des termes différents, la même interprétation du sens que tu donnes à ton action.
- Speaker #0
Sans qu'ils se sentent lésés par rapport à ça. Et franchement, là, on en revient justement à l'analyse du comportement de notre client. Là, je vois, nous, notre application. Quand tu vas te connecter... comme sur notre application, tu as tout l'aspect communication, stratégie de communication. Tout le monde n'a pas les codes d'une stratégie de communication, surtout pour un entrepreneur, si tu veux, qui est carreleur, qui est, je ne sais pas moi, pisciniste, promeneur de chiens, il n'a pas ces codes de la communication. Du coup, on a fait un parcours utilisateur-client où tu vas pouvoir toi-même choisir tes objectifs de communication. Mais généralement, tu vas demander à un pisciniste qui doit être présent sur les réseaux sociaux, il va dire... de façon, et sans jugement, je peux gagner, je ne sais pas moi, 200 followers sur mes réseaux sociaux. Sauf que nous, en tant que communicants, ce n'est pas les 200 followers qui vont nous intéresser, c'est l'augmentation du chiffre d'affaires de 50 000 francs, parce que nous, on est en Nouvelle-Calédonie, donc c'est des francs pacifiques. Sauf que s'il a la possibilité de choisir entre augmenter mon nombre de followers, augmenter de 10% mon chiffre d'affaires, il va regarder ce qui... l'auraient intéressé initialement, mais du coup, ça va lui ouvrir l'esprit d'avoir la possibilité de faire aussi une augmentation de 10% de son chiffre d'affaires. Donc nous aussi, là, on est venu analyser le comportement de notre client. Donc nous, c'est des professionnels, c'est peut-être un peu plus facile, on va dire, que des particuliers parce que c'est moins divers. Mais pour adapter justement le parcours utilisateur à notre client-ci pour que lui puisse justement révéler son potentiel, comme tu dis.
- Speaker #1
Mais c'est complètement ça. Je pense que c'est... plus compliqué pour le coup pour des professionnels que pour des particuliers. Ah ouais, tu trouves ? J'imagine, parce qu'il y a des cultures, il y a des freins, il y a des comment des...
- Speaker #0
Chacun a sa difficulté, je pense.
- Speaker #1
Mais bon, c'est extrêmement... Mais je trouve ça passionnant, parce qu'en fait, au cœur de tout ça, finalement, il n'y a qu'une chose qui ressort, c'est notre capacité à écouter les gens pour pouvoir avoir une interprétation qui soit la plus juste possible de qui ils sont, et la manière la plus juste et la plus efficace et la plus sympathique, finalement, de travailler avec eux.
- Speaker #0
Et ça, je trouve que c'est le plus passionnant, je pense, quand tu es dirigeant ou tu es chef d'entreprise, ou tu crées des projets en tout cas, c'est d'avoir cette analyse, de la mettre en place et de voir qu'il y a un impact derrière sur les personnes qui consomment.
- Speaker #1
Tout à fait. Et puis de voir surtout une chose, c'est le visage et le sourire de tes collaborateurs lorsque tu as fait un bout de chemin avec eux, tu leur as dit, écoute, on va partir de là et demain j'aimerais qu'on aille là. Et lorsqu'ils y arrivent... et l'énergie et le bonheur que ça leur procure et que tu le vois dans leurs yeux, ça, c'est la vraie réussite.
- Speaker #0
C'est l'émotion que ça peut créer. Ça, je suis d'accord avec toi. Je te rejoins. Je te laisse le petit mot de la fin. Qu'est-ce que tu as envie de partager avec nous pour terminer ce podcast ?
- Speaker #1
Écoutez, j'ai envie de partager surtout un message d'un grand positivisme. Parce que c'est ma nature, je crois, dans la réussite, par ailleurs, dont tu parlais, d'échec, j'ai réussi, à mon échelle, certaines choses parce que j'étais éminemment positif et éminemment inventif dans la manière d'envisager des chemins. Je pense que des échecs, j'en ai eu aussi parce que j'ai péché peut-être des fois par trop d'inventions et trop de positivisme par ailleurs. Mais finalement, il faut s'écouter soi et il faut savoir à un moment donné faire le... Le pas d'après, des fois sans demander la validation des uns et des autres, parce qu'il y aura toujours quelqu'un autour de vous qui vous dira à un moment donné, on n'y va pas pour telle et telle raison, et finalement, les gens vont louper des occasions. Donc la réussite, c'est multifactoriel, on est d'accord. En Nouvelle-Calédonie, même si le contexte est un peu compliqué, il y a encore plein de sujets sur lesquels on peut travailler pour permettre à chacun d'aller chercher un peu de croissance sur ce marché. Et puis voilà, je te remercie pour cet échange riche et aussi plein de réussite pour ton projet à venir.
- Speaker #0
Alors tu sais, pour moi, la définition de la réussite, j'en ai déjà une forme parce que pour moi, c'est juste tout simplement garder ma famille soudée et nous épanouir dans des projets que l'on construit en commun. Et donc aujourd'hui, pour nous, on est dans cette forme de réussite parce qu'on arrive à... à travailler tous ensemble, autant professionnellement que personnellement. Et ça, je trouve que c'est la plus belle réussite quand tu es entouré de personnes.
- Speaker #1
Que tu aimes.
- Speaker #0
Que tu aimes, tout simplement. Merci beaucoup Frédéric pour cet échange. Et puis nous, on se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité. A bientôt.